Archives de 2013

Conseil municipal à Saint-Pierre du Vauvray, le jeudi 14 novembre 2013 à 18h45 à la mairie

Le conseil se réunira le jeudi 14 novembre 2013. A l'ordre du jour :
  1. Justificatif des élus du refus de signature du registre.
    Les élus doivent donc justifier du fait qu'ils refusent de cautionner des comptes-rendus de séance, lorsque le simple visionnage des vidéos permet d'en comprendre les raisons.
    Prenons cet exemple de cette séance du 12 décembre 2012. Alain Loëb avait tenu ces propos : "J'ai eu des questions qui ont été posées sur l'eau. Quelqu'un notamment disait qu'on aurait renouvelé ou prolongé les contrats, que ce serait pas légal. Puisqu'on aurait dépassé certaines durées. Donc la question je vous la pose [à M. Régis Petit, directeur des services adjoint à la CASE, NdR]."
    Le maire reviendra sur la question de la légalité des contrats en demandant : "Sur la question sur l'eau, il y a pas de contrats qui sont illégaux quand même ?"
    Mais dans le compte-rendu rédigé par la mairie, on peut lire : “Monsieur le Maire informe monsieur Régis PETIT qu’un élu a contesté les choix de la CASE sur les contrats d’affermage estimant qu’ils étaient illégaux. Un flot de questions de Monsieur Bourlet de la Vallée sera fait sur cette allégation.”
    C’était pourtant bien Alain Loëb qui posait la question de l’illégalité des contrats d’affermage, et non Jérôme Bourlet.
    Dans le même compte-rendu, il parlait d'une conversation que les élus ont eu après la clôture du conseil municipal, et dont les élus contestent la teneur.
    C'était hors conseil, les élus n'allaient pas cautionner un tel compte-rendu en signant le registre le 27 mars !
    Je note d'ailleurs qu'en décembre 2012, les deux secrétaires de mairie alors en poste étaient présentes. Peu après ce conseil, l'une quittera son poste, l'autre est en maladie.
    Quant au secrétaire de séance, il s'agissait du 1er adjoint, Jorge Pinto. Il a ensuite démissionné - avec fracas ! - de son rôle de 1er adjoint pour soutenir les secrétaires de mairie.
    A l'époque, Jorge Pinto nous avait donné les raisons de se séparer de la première : une invitation au goûter des anciens envoyée à tous les conseillers municipaux, y compris conseillers d'opposition, rien que de très normal... Et n'avoir pas ouvert la mairie à 14h alors que la mairie ouvre à 15h, rien que de très normal là encore (bien que je pense qu'une mairie se doit d'être ouverte aux habitants le plus longtemps possible, d'autant que les secrétaires sont présentes). Mais le maire était arrivé à 14h, et il pleuvait !..
    Sur le budget, la séance du 10 avril 2013, un conseil "obligé" - et il n'y en n'aura pas d'autre pendant près de cinq mois -, c'est un compte-rendu presque un tantinet "orienté" qui a été donné (en pièce jointe plus bas), alors que vous pouvez allez voir le compte-rendu vidéo ici.
    Il ne faut donc pas s'étonner que les élus refusent de signer le registre des délibérations lorsque la teneur des opinions exprimées ou les propos remontés dans les débats sont déformés, lorsqu'on prêtent aux uns ou aux autres des propos qui n'ont pas été tenus. Les comptes-rendus ne sont pas des outils de propagande.
    Mais pourquoi revenir sur ces comptes-rendus si longtemps après ? Le conseil aura ce soir autre chose à faire que de comparer les comptes-rendus aux vidéos pour faire comprendre au maire et à ses adjoints, ce qu'ils refuseraient d'entendre, qui plus est.
    Peut-être créer une polémique pour provoquer un incident de séance afin de pouvoir recourir au huis-clos ? Cela éviterait que les citoyens soient témoins des débats, mais les élus d'opposition seront assez prudents pour que cela n'arrive pas.
    Alors, est-ce lié à la démission de Jorge Pinto de son rôle de 1er adjoint, près d'un an après ? Une démission causée par les situations des deux secrétaires de mairie qui étaient alors présentes à ce conseil de décembre 2012 ? A suivre...
  2. La salle des fêtes : et encore 100 000 € de plus dans le but avoué de pouvoir obtenir une subvention.
    On ne cesse de surenchérir pour cette salle des fêtes. Alors que les réparations et l'isolation n'étaient chiffrées qu'à un peu plus de cent mille euros, l'obtention d'une subvention de l’État et d'une autre du Conseil Général pousse le maire à augmenter le projet pour dépasser aujourd'hui le demi million d'euros.
    Qu'est-ce qu'on achète ici ? Une salle des fêtes qui correspond à nos besoins ou bien n'achète-t-on qu'une subvention ?
    Les conditions d'obtention de la subvention sont :
    • Réaliser les équipements nécessaires pour apporter aux familles les services pour l'accueil des enfants et leur proposer des activités encadrées, à condition qu'un contrat Enfance et/ou Temps libre soit signé avec la C.A.F.
    • Un plancher de dépense : 460 000 € (plafond : 2,3 millions €)
    • Eco-conditionnalité liée à la maîtrise de l'énergie.
    Comment y répond-on ?
    Pour l'accueil des enfants, il suffit d'ajouter un mot à l'intitulé de la salle, le tour est joué : salle inter-générationnelle. Cela permettra de laisser penser à la CAF qu'on fera l'accueil des enfants (les petits sont "aussi" accueillis), sans faire peur aux grands (ça ne changera rien quant à l'utilisation de la salle. La preuve, on met une cuisine à 107 377,50 € - la somme est précise -, et ça, ce n'est pas précisément pour l'accueil des enfants, mais plutôt pour d'hypothétiques fiestas...).
    Pour ce qui est du plancher de dépenses, comment y arriver ? En ne cessant d'augmenter les dépenses somptuaires. Ainsi on présente la facture d'isolation et de réparation. Cela représente plus de 100 000 €. Puis, on monte à 303 000 € sur la base d'un projet architectural. Sans changer l'architecture, qui ne convient à personne.
    Puis on est passé à 404 000 €, sûr que les subventions tomberaient dans l'escarcelle. Il n'en fut rien.
    Alors, l'arme fatale, on dépasse les 460 000 € en osant les 507 000 €. Avec une aérothermie à près de 90 000 €, une cuisine à près de 110 000 € !
    10% du coût du projet en étude thermique et en maîtrise d'oeuvre, soit 43 000 € , près de 20 000 € en frais divers et Ouf ! Ouf!, on a le graal !!! On a enfin LA subvention. On a la salle refaite à plus cher que le neuf... mais une salle qui ne convient, qui n'a jamais convenu à personne.
    On fait avec. On fera encore avec en attendant de faire mieux. Mais structurellement, la salle n'est pas viable.
    Ce n'est pas de ça dont nous avons besoin.
    200 000 euros rien que dans le chauffage et la cuisine, c'est le prix d'une belle maison par chez nous. N'est-ce pas un peu la folie des grandeurs pour l'utilisation qu'on en a ? On a déjà une cantine ! L'emplacement est une catastrophe. La conception était une erreur, la refaire en est une autre.
    Pas la peine de nous faire des discours sur la dette en allant chercher à dépenser tout ce qu'on peut pour atteindre un plancher de dépense presque inatteignable. En cherchant bien, on y est arrivé. Pour un peu, il aurait fallu dorer la salle à l'or fin !
    Combien ça coûte en chauffage par an, avant d'investir 90 000 €. On se paie une aérothermie pour les 30 ou 40 ans à venir ?
    Ah ! C'est une subvention, c'est une économie ÉNORME ! Sauf que c'est le contribuable qui paie l'économie, c'est nous qui payons. Plus cher que le neuf, ça risque en fait d'être une grosse gabegie, ce sera sans en douter une opportunité ratée, un développement arrêté pour le village et le pôle de communes, un grand flop, et la tasse à boire pour les années à venir !
    Le discours lui-même fait frémir : "En intégrant l'option aérothermie avec échangeur à plaques et les équipements cuisine, le coût financier global affecté à la réalisation du projet : Travaux, maîtrise d'oeuvre avec étude thermique, sondage géothermique, contrôle technique, coordination SPS, annpnces légales et reprographie, est de 507.863,36€ HT. Cette solution permettra d'avoir un meilleur financement et l'obtention des subventions du départemental et de l'état."
    Regardez le devis, faîtes comme si c'était vos sous, et arrêtez ce projet irréfléchi. Au secours, tous les sous sont nos sous !
  3. Décision modificative sur le FPCI.
    Il s'agit de passer 6500 € du compte "dépenses imprévues" au Fonds de Péréquation des recettes fiscales Communales et Intercommunales.
    Tiens, ils ne l'avaient pas prévue, celle là ?
  4. Décision modificative N°3...
    30 000 euros sont pris en recettes sur le compte 6419 pour être affectés aux emplois d'insertion. Le compte 6419 est donc crédité de remboursements sur rémunération et charges sociales et fait l’objet d’émission de titres de recettes.
    Moins de dépenses en agents, donc, et plus d'emplois d'insertion. Pas de précarisation ?!.
  5. CCAS : Suite à la démission de madame Santiago, son remplacement sera fait par une conseillère municipale.
    La gagnante est ?..

CASE (agglomération Seine-Eure) : Du développement durable du territoire…

Lors de sa séance du 24/07/2013 le Conseil de la Communauté d’Agglomération Seine-Eure s’est  saisi sous un intitulé anodin « constitution d’une provision annuelle » d’une question importante pour l’ensemble des habitants de son territoire.
A la lecture de ce titre et du début de la délibération le lecteur pourrait croire qu’il s’agit d’une question purement comptable sans incidence sur les conditions de vie de notre population. En réalité il est affirmé un peut plus loin que la CASE sera « contrainte de participer à des travaux structurants tels que la LNPN » et qu’il s’agit donc d’une mise en réserve de 500 000 € (cinq cent mille Euros).
Cette affirmation péremptoire ne repose sur aucune base sérieuse. La participation aux travaux structurants, dont la CASE n’est pas maitre d’ouvrage, qui sont visés ici ne peut relever que d’un choix politique et non d’une « contrainte ».
Cette délibération exprime donc en filigrane et sans le dire expressément que la CASE est prête à participer au financement d’infrastructures relevant des compétences de l’Etat sans les nommer.
Cette délibération pose d’abord une question sur sa forme : comment, lorsqu’un élu aura voté cette délibération, cet élu pourra-t-il s’opposer à un projet dit « structurant » sans être incohérent ?
Elle pose ensuite plusieurs questions sur le fond :
  • D’abord il serait utile de connaitre la liste des travaux structurants ;
  • Ensuite, quel impact aura la CASE sur le projet sachant que le financement permis par les provisions représentera une part infime de la valeur de l’investissement total ?
    Prenons l’exemple de la LNPN dans sa version basse : neuf milliards d’Euros. Supposons que les travaux se fassent dans 20 ans et que la CASE y affecte 500 000€ par an, elle pourra financer 10 millions d’euros  soit environ un millième du projet !!!
    Pour la liaison A28-A13 c’est environ un centième du projet à condition que les provisions n’aient pas été affectées à la LNPN.
    Concernant le port fluvial - dont on ne connait pas le coût - il est difficile de donner un pourcentage. Mais sera-t-il prioritaire face à la LNPN ou la liaison A28-A13 ou concurrent ?
  • Les provisions sont des charges de fonctionnement qui vont affecter le budget de fonctionnement de la CASE. Or celle-ci a entamé une réflexion depuis 18 mois sur les leviers à sa disposition pour faire face aux aléas du niveau de ces recettes consécutifs à la réforme de la taxe professionnelle et à la mise en place du fonds de péréquation intercommunale. L’une des pistes explorées consisterait à prendre une partie des recettes foncières des communes ou à augmenter les impôts locaux en cas de difficulté.
  • Les habitants de notre territoire risquent donc de voir augmenter à moyen terme la pression de la fiscalité locale qui pèse sur eux pour financer des infrastructures dont ils n’auront pas l’utilité ou dont il paieront (double peine) l’usage en s’acquittant du péage de la liaison A28-A13 ou le surcoût du billet sur la LNPN.
  • Le Conseil Economique, Social et Environnemental, saisi par le gouvernement sur le thème de « la transition énergétique dans les transports », recommande de hiérarchiser les projets et de donner la priorité à l’optimisation de l’existant. La cohérence et le bon sens voudraient que la CASE se range à cet avis et qu'elle abandonne cette idée de participer au financement de projets pharaoniques d’une époque révolue et s’engage résolument dans une démarche de développement durable du territoire.
(François Merle est adjoint aux finances à Val-de-Reuil, chargé des relations avec la CASE. Il est également élu communautaire à la CASE.)

Un port fluvial à Alizay dans l’Eure : un port pour justifier une route ? #A28A13

"Pas de port sans nouvelle route", curieux titre d'article ! Un port fluvial à Alizay, à première vue, pourquoi pas. Mais il faut bien mesurer les conséquences d'une décision dont nous sommes dans l'incapacité d'appréhender tous les paramètres et de maîtriser toutes les conséquences. Le succès de la desserte fluviale est bien loin d'être garanti faute d'étude sérieuse.
Ce futur port doit être envisagé sur le modèle d'une plate-forme monomodale de logistique routière, c'est-à-dire, des camions, encore des camions, toujours des camions.
L'emploi peut-il justifier une autoroute dévastatrice de l'environnement ? A cette question, le maire et conseiller général d'Alizay répond favorablement en tentant d'humaniser le déplorable projet d'autoroute de liaison A28-A13. Ainsi, la proposition de route à deux voies sans péage, encombrée de poids lourds et empruntant le même itinéraire, peut laisser songer à un coûteux bricolage destiné à ménager l'électorat.
Quant au mode ferroviaire, il a été simplement oublié. Pourtant, la ligne de chemin de fer existe encore mais ce mode n'entre définitivement plus dans les préoccupations de certains élus.
Le fret ferroviaire français est maintenant en fin de vie. Il a subit les réformes successives de la SNCF, il a été attaqué par l'ouverture à la concurrence, il a enduré l'incompétence des gouvernements successifs, il souffre une dernière fois de l'ultime réforme du ferroviaire. Bref, si certains élus locaux oublient le fret ferroviaire dans leurs projets, il faut reconnaître qu'ils sont en cela pleinement en conformité avec la politique de Bruxelles déclinée par le gouvernement actuel.
Pourtant, une vraie plateforme multimodale, cela existe dans la région. Il s'agit de feu le triage de Sotteville-Lès-Rouen. C'est ainsi le plus vaste ensemble, le plus complet des équipements, le mieux situé dans son environnement, le plus proche de chez nous, avec une très importante Zone d'activité raccordée au chemin de fer, à la route et à la voie d'eau.
Et bien, tout cela ne fonctionne plus. L'énorme zone industrielle, enfin, ce qu'il en reste, est desservi uniquement par la route, des camions, encore des camions, toujours des camions.
Pour les amateurs de plateforme multimodale, Sotteville, un exemple à méditer.

Liaison A28-A13 : les opposants au projet s’organisent sur plusieurs fronts

Non à l'autoroute
La dernière manifestation de l'association "Non à l'autoroute" avait eu lieu le 27 juin 2013 dans la commune du Manoir-sur-Seine, directement impactée par les nuisances du projet. Le même jour, une mauvaise nouvelle tombait : le rapport Duron mettait bel et bien le projet à l'ordre du jour, même avec un scénario à 2030.
Si certains élus s'en sont réjouis, 17 maires s'étaient mobilisés contre, représentant un peu plus de 80 000 habitants, parmi lesquels Oissel, Tourville-la-Rivière, Val-de-Reuil, Pont-de-l'Arche, ou Ymare…

En cette rentrée, plusieurs actions sont menées en parallèle, sur le terrain et au sein des institutions

Sur le terrain, la manifestation pour la gratuité du péage d'Incarville a réuni près de 150 personnes ce samedi 19 octobre.
L'idée en réclamant la suppression de ce péage, est de transformer le tronçon allant d'Heudebouville à La Maison-Brûlée en autoroute urbaine : une autoroute à la taille de la métropole rouennaise à laquelle appartient aussi la CASE désormais, qui facilite les trajets à l'intérieur de cette métropole. Que ce soit les trajets domicile-travail, et aussi les échanges vers les centres administratifs, universitaires, culturels, les hôpitaux aussi, ou simplement la famille, les amis, les loisirs...
Cela permettrait de désengorger le réseau secondaire, notamment au niveau de la sortie de Criquebeuf-sur-Seine. En réclamant ce test de gratuité - qui fut proposé pour une durée de 3 mois par Jean-Louis Destans, le président du Conseil Général de l'Eure... en 2005 -, et jamais appliqué, l'association veut prouver qu'une nouvelle infrastructure est inutile pour désengorger le trafic routier.
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Un trafic fluidifié, plus économique, qui ne nécessite pas une ruineuse autoroute avec de terribles conséquences environnementales, et aussi des transports pour tous.

Parallèlement, d'autres actions sont menées, pour que l'argent public soit affecté au développement des transports collectifs pour tous, plutôt que d'être provisionné pour de futures infrastructures coûteuses, destructrices et inutiles. Ce sera le sens de l'intervention de François Merle, élu écologiste de Val de Reuil, lors de la séance plénière du jeudi 24 octobre à la CASE (Communauté d'Agglomération Seine Eure).
Au niveau national, cela va dans le sens de l'amendement déposé par les députés écologistes Eva Sas (membre de la commission Mobilité 21) et Eric Alauzet, en faveur d’une TVA à 5,5 % sur les transports publics. L'amendement a été rejeté en première lecture : le projet de loi de finances prévoit donc la hausse de ce taux, qui passerait de 7 à 10 % dès janvier 2014 - la TVA étant appelée à financer le CICE (Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi).
La colère des usagers du rail s'exprime d'ores et déjà par des pétitions lancées par des associations d'usagers, comme celle lancée par Vernon Train de Vie. Si vous voulez la signer, cliquez ici...
Parallèlement, la mobilisation des élus écologistes va continuer au Sénat, puis en seconde lecture à l'Assemblée, pour convaincre leurs collègues de la majorité et au-delà. Rappelons en ces temps de crise, que le développement des transports collectifs est un moyen de créer de nombreux emplois non-délocalisables.
Comment peut-on s'engager dans la préparation de la Conférence des Nations Unies sur le Climat, qui se tiendra en 2015 à Paris ? Comment peut-on préparer la future loi sur la transition énergétique ?... quand on s'en prend d'un côté aux transports collectifs, et que de l'autre on prévoit de financer de nouvelles autoroutes ?
Ce débat, nous réclamons qu'il ait lieu aussi en région, en saisissant la Commission Nationale du Débat Public d'une demande de Débat public sur le projet de liaison A28-A13, conformément à la loi. C'est le sens de la démarche effectuée cette semaine par le mouvement Europe écologie – les Verts et les élus écologistes de la Région, de la CREA, et de l’Agglomération Seine-Eure.
Car c'est tous ensemble, citoyens, associations et élus que nous ferons évoluer la société, dans le sens d'une plus grande justice sociale et environnementale. N'est-ce pas là le rôle que doit retrouver la politique : de rassembler, plutôt que de diviser ?

Alain Loëb, maire de Saint-Pierre du Vauvray, intente un procès pour exiger le transfert de saintpierre-express.fr au profit de la mairie : le demandeur est débouté.

La demande concernait d'abord le nom de domaine saintpierre-express.fr, accusé de "créer une confusion manifeste dans l'esprit des habitants de la commune de Saint-Pierre du Vauvray, et que cette confusion était maintenue de mauvaise foi dans la perspective des élections municipales de 2014."
Dans l'assignation, le demandeur précise en outre : "Une recherche sur le moteur de recherche "google" montre clairement que les deux sites, celui de la mairie et celui de l'association, se trouvent en première liste dans les résultats de recherche."
La belle affaire ! Le candidat aux municipales, puisqu'il se place dans la perspectives des municipales, décide de se voir attribuer par voie de justice nos noms de domaines.
Il n'y avait pas que saintpierre-express.fr qui était visé : saintpierre-ecole.fr - le blog des parents d'élèves - et saintpierre2014 - le site que nous mettrons en route lorsque nous aurons dépouillé les résultats du questionnaire - étaient dans la ligne de mire. Et potentiellement des dizaines et des dizaines de sites internet qui comportent "saint pierre" dans leur nom de domaine...
Le Tribunal a estimé qu'"il n'y a pas lieu d'interdire à l'association Saint Pierre Express d'utiliser dans un nom de domaine qu'elle exploite le terme "Saint Pierre", sauf à restreindre de façon tout à fait disproportionnée sa liberté d'expression, dès lors que cette association regroupe des habitants de Saint Pierre du Vauvray 
Que la commune de Saint-Pierre du Vauvray sera en conséquence déboutée de cette demande [...]"
Très bien, le demandeur est débouté. Mais ! Mais... Que dit la suite ?

Petit guide pour bien protéger les enfants sur internet : comment mettre en place un contrôle parental

Vous avez appris les livres aux enfants. Ils ont découvert la lecture, l'écriture, les images, dessins, photos, les films, les pubs. Ils ont appris tout petits les écrans, la télé, les ordinateurs, le multimédia, le smartphone...
Ils ont découvert internet dès l'école primaire. Internet est un incroyable puits de connaissance. Aussi, quand ils arrivent au collège, internet devient un outil indispensable...
Plus de 40 millions de français se connectent sur le web. Google, Microsoft et facebook sont sur le podium des sites les plus consultés. La quasi totalité des internautes est passée par Google. Les trois quarts par facebook. Youtube, wikipédia, moteurs de recherche, sites d'information, qui sont parmi les sites les plus lus ou regardés par les internautes.
Rappelons au passage que les réseaux sociaux sont interdits aux moins de 13 ans. Lisez ces conseils diffusés par la CNIL à l'attention des parents.
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Mais les réseaux sociaux ne sont pas les seuls dangers qui guettent les jeunes adolescents sur la toile. Vous recherchez une information, "google est ton ami" a-t-on l'habitude de dire...
Mais google, comme d'autres moteurs de recherche, est-il si bienveillant et adapté pour les enfants ?
Ta, ta, ta... Business is business.
Pour le savoir, il nous suffit d'effectuer quelques petites recherches, sur le contenu, et aussi sur la recherche d'images : drogue, alcool, tabac, et... sexe. Des préoccupations pour les parents, et des interrogations parfois pour les enfants.
Sur le tabac, l'alcool ou la drogue, Google, Yahoo et Bing offrent sensiblement les mêmes résultats, avec des messages de prévention sur les risques liés à toutes ces drogues. Le bilan est assez positif. Voyez plutôt ici...
Qu'en est-il de la réponse à la requête "sexe". Les mineurs sont-ils protégés ?
sexe-google-image-thumb
Pour savoir si vos enfants ont une recherche protégée, il vous suffit d'effectuer la recherche en cliquant sur ce lien.
Vous êtes rassuré(e) ? Le contenu n'a rien d'offensant pour les enfants ? C'est que vous avez opté pour l'option "safesearch" (ou que vous avez l'esprit large). Regardons plutôt ce que ça donne sans activer le filtre parental (j'ai ajouté le flou) :
Au cas où vous ne seriez pas du tout, mais alors pas du tout du tout, satisfait(e) par le résultat de la recherche il n'est pas trop tard pour agir. Quelques mesures s'imposent...

Il est temps d’activer le contrôle parental !

Le contrôle parental, c’est quoi ? D’abord, c’est apprendre à l’enfant à utiliser, non seulement l’ordinateur, mais aussi le réseau.
Apprendre à conduire ne nécessite pas que l’apprentissage de la conduite d’un véhicule, mais aussi l’apprentissage du code de la route. Il en est de même pour pouvoir surfer sans risques sur le réseau.
En grandissant, les enfants vont devoir être de plus en plus autonomes sur internet, pour les loisirs comme pour leurs devoirs. Des mesures simples peuvent être mises en place pour les protéger.
  1. Créez un compte utilisateur avec contrôle parental à votre enfant :

    Evitez de lui donner les droits d’administration de l’ordinateur, qui lui permettraient de tout faire (télécharger et utiliser tous les logiciels, se balader sur les réseaux, changer les mots de passe, etc).
    La procédure est très simple : il vous suffit de vous rendre dans les préférence “utilisateurs et groupes”, de créer un compte (utilisateur standard).
    Il suffira ensuite de choisir les options de contrôle parental…

    Créer un compte avec contrôle parental sous Windows

    Vous pouvez créer un compte avec contrôle parental en quelques minutes sous windows. Si d’autres solutions existent, il reste néanmoins une opération simple et gratuite pour sécuriser l’accès à l’ordinateur pour les enfants. Attention ! On trouve sur internet des méthodes pour contourner ou désactiver le contrôle parental, selon le système d’exploitation utilisé. N’oublions pas que le contrôle parental reste un contrôle… des parents.
    Le contrôle parental ici reste le contrôle d’accès à l’ordinateur. Il faudra ensuite limiter menaces sur internet…
    compte parental windowscompte parental windowscompte parental windowscompte parental windowscompte parental windowscompte parental windowscompte parental windowscompte parental windows
    Sous Windows 8, vous pouvez lire la doc très complète ici


    Créer un compte avec contrôle parental sous Mac

    Vraisemblablement le plus simple et le plus complet des paramétrages système pour le contrôle parental : sous mac, dans les préférences, vous cliquez sur “utilisateurs et groupes”, vous cliquez sur le + en bas à gauche pour ajouter un compte (votre mot de passe sera demandé) et vous créez un compte standard (par défaut).
    Vous cochez la case “activer le contrôle parental et il ne vous reste qu’à paramétrer les contrôles : applications autorisées, sites web autorisés ou interdits, limitations de l’accès au mail, jeux, horaires limités et temps maximum autorisé en semaine ou le week-end, le contrôle est assez complet…
    controle-parental-mac1-thumbcontrole-parental-mac2-thumbcontrole-parental-mac3-thumbcontrole-parental-mac4-thumb
    Le contrôle parental restreint l’accès à l’ordinateur. On peut limiter le temps, les applications, les sites, les mails.


    Créer un compte avec contrôle parental sous linux

    Sous linux, en général, les utilisateurs et administrateurs de la machine connaissent un peu plus les rouages de leur système.


    Bien sûr, les comptes administrateurs (les parents) utilisent un mot de passe, et les enfants ignorent ce mot de passe !..
    Cela va sans dire, mais ça va toujours mieux en le disant ;-)
  2. Sécurisez votre web avec OpenDNS : une solution facile à mettre en place, mais…

    Avec OpenDNS, vous pouvez activer facilement un filtrage web en créant un compte gratuit.
    OpenDNS permettra de vous protéger simplement du phishing (les sites se faisant passer pour votre banque, par exemple) et permettra de réaliser un contrôle parental puissant en utilisant les catégories prédéfinies (malwares, porno, etc) ou bien en utilisant les listes noires et les listes blanches mises à jour.
    il y a le mais : Mais ! OpenDNS collecte avec votre accord toutes les données que vous échangez avec la société :

    OpenDNS terms of service (extrait)

    [...] any information you transmit to OpenDNS via the Services related to the functionality of the Services and Software, whether by direct entry, submission, e-mail or otherwise, including data, questions, comments, or suggestions, will be treated as non-confidential and non-proprietary and will become the property of OpenDNS. [...]

    Je ne conseille donc pas si vous pouvez faire autrement et si vous êtes en confiance dans le comportement de votre enfant vis-à-vis de la protection web que vous mettez en place.
    Mais si vous voulez protéger l’enfant malgré lui, je ne peux pas vous le déconseiller. C’est efficace contre le phishing, le porno et les malwares, ça peut être installé sur un routeur pour protéger tous les ordinateurs du foyer, et c’est gratuit. Enfin gratuit  en échange, vos données, vos recherches, vos questions, mais aussi le contenu des emails et les commentaires qui deviennent leur propriété, ça vaut le coup d’y réfléchir à 2 fois.
    Pour installer, c’est tout simple, que ce soit sur le routeur ou sur une machine. Mais attention sur les box avec VOIP (téléphonie sur internet), le changement de dns sur la box peut-être déconseillé.


    Installer le filtre parental OpenDNS par défaut sous Windows

    Quelques minutes suffisent pour installer familyshield (filtrage familial d’openDNS) :
    Il suffit d’ajouter deux adresses IP, 208.67.222.123 et 208.67.220.123, aux serveurs DNS dans les propriétés internet :
    installer openDNSinstaller openDNSinstaller openDNSinstaller openDNS


    Installer le filtre parental OpenDNS par défaut sous Mac

    Comme sur Windows, c’est très (plus) simple et rapide d’installer familyshield (filtrage familial d’openDNS) :
    Vous ajoutez deux adresses IP, 208.67.222.123 et 208.67.220.123, aux serveurs DNS dans les propriétés internet :
    installer openDNSinstaller openDNSinstaller openDNS

    Installer sur les autres plate-formes (linux, wii, smartphones, autres versions de windows)


  3. Choisir le navigateur :

    firefox
    Tout d’abord, vous allez choisir le navigateur. Parce que l’enfant n’a pas besoin d’en avoir deux, et vous n’aurez d’en paramétrer deux, ou trois…
    C’est ce navigateur qui sera autorisée par le filtre parental. Le choix du navigateur est donc important.
    Tous les navigateurs ont leurs qualités et leurs défauts, mais on va s’intéresser uniquement à ceux qui permettent d’importer des modules (ou extensions) qui modifient leur comportement ou ajoutent des fonctionnalités.
    Exit internet explorer, le navigateur par défaut de Windows.
    Et puis on va regarder les catalogues d’extensions, pour regarder si on y trouve celles qui permettront d’adapter le navigateur aux besoins des enfants.
    Si Opera et Safari proposent bien addblock (ou addblock plus) dans leur catalogue, celui-ci est trop riquiqui pour trouver les modules qui nous intéressent.
    Exit Safari et Opera donc !
    Qu’est-ce qui reste sur le bateau ? Firefox, le navigateur libre, et Google chrome. Sur les deux navigateurs, on trouvera notre bonheur. Les deux présentent sensiblement les mêmes options, offrent une navigation optimisée sur tous les sites, c’est une question de design : la principale différence pour l’internaute, c’est que sur firefox, la barre de recherche est séparée de celle des urls, alors que sur chrome, urls et recherches sont saisies dans la même barre (ce que Google appelle “l’omnibox”).
    A vous de choisir, j’ai opté pour firefox pour ma fille (et pour moi, pour la qualité de l’implémentation de firebug).
  4. Installer les extensions :

    Attention, pour installer et activer les extensions, il faut vous rendre ouvrir une session avec le compte de votre enfant. Les extensions du navigateur et les préférences ne concernent que cette session (vous n’aure pas les mêmes).
    les-modules-thumb
    Point important sur les modules : simples à installer, ils sont aussi très simples à désinstaller.
    C’est parfait… si l’enfant ne va pas lui-même désactiver ou supprimer l’extension.
    Nous allons pouvoir installer quelques extensions pour firefox (ou chrome si vous avez opté pour chrome, sachant que vous aurez interdit l’accès aux autres navigateurs dans le contrôle parental).
    • Comme sur votre propre navigateur, vous allez pouvoir installer addblock plus : avec ça, vous chassez les publicités et les bannières de toutes les pages web.
    • Vous installez blocksi, qui va pouvoir filtrer un tas de sites “adultes”, malveillants, mais interdire les réseaux sociaux, le webmail, les chats, newsgroups, j’en passe…
    • Un module de filtrage web encore : ProCon Latte Content Filter
    • Si cela ne suffisait pas, un module de filtrage très, très restrictif : foxFilter.
    • Enfin, un petit dernier pour la route, https everywhere qui généralise la connexion sécurisée HTTPS avec de très nombreux sites.
    Normalement, votre contenu devrait être désormais convenable pour votre enfant. Voyons comment paramétrer tout ça :

    Paramétrer Blocksi, la boîte à tout (ou rien) faire :

    paramétrer blocksiparamétrer blocksiparamétrer blocksiparamétrer blocksiparamétrer blocksiparamétrer blocksi


    Quant aux autres modules, il n’y a qu’à installer, ou presque : seul “addblock plus” demandera une fois pour toutes de cocher 3 options au démarrage, que vous activerez par défaut.
    Voilà. Ce n’était pas si long, et le le web est d’un coup plus accessible… aux enfants.
    On a fini ? Presque : rappelez -vous, il reste une petite chose… Si vous voulez bloquer le contenu offensant sur google, et verrouiller cette option, c’est maintenant qu’il faut le faire. Enfin… dans le chapitre qui suit.
  5. Sécuriser votre moteur de recherche pour le rendre plus compatible avec les enfants… et verrouiller la fonction :

    préférences google safesearch
    On l’a vu, sans le paramètre “safesearch” activé, google inflige aux jeunes ados des résultats de recherche parfois choquants.
    Il faut donc aller sur cette url (toujours dans la session de votre enfant) https://www.google.fr/preferences, cocher la case “filtrer les résultats à caractère sexuel explicite” et verrouiller safesearch en cliquant sur le lien Verrouiller safesearch sur la droite.
    A partir de ce moment, il vous faut être logué avec un compte google pour pouvoir verrouiller l’option. Vous en avez un  ? Vous vous connectez et c’est verrouillé. Puis vous vous déconnectez, tout simplement.
    Vous n’avez pas de compte google ? Qu’à cela ne tienne ! Vous vous créez un compte, vous verrouillerez ainsi le safesearch, puis vous vous déconnectez.
    Dernière petite chose (si, si…) : s’il est si facile de verrouillez le compte en se connectant ou en créant un compte google, qu’est-ce qui va empêcher un enfant de se créer un compte ?
    Bah, vous : lorsque vous aurez verrouillé le compte, retournez sur votre session administrateur, il vous suffira d’ajouter cette url au sites interdits au compte de votre enfant : https://accounts.google.com. La page lui sera alors refusée.
Quand vous aurez réalisé tout ça, le compte de votre enfant sera protégé… jusqu’à ce qu’il grandisse et trouve le moyen de contourner ces sécurités. Le contrôle parental ne peut être qu’un contrôle logiciel.
Faites sur internet comme vous faites sur la route : Passez du temps pour lui expliquer les dangers qu’il (elle) court sur internet, expliquez-lui que les amis croisés par hasard sur le web sont peut-être des personnes malveillantes masquées. passez du temps avec elle ou lui pour lui faire découvrir les bonnes pratiques sur le web, expliquez-lui l’usage de l’ordinateur, apprenez à l’utiliser sans en abuser.
Et dernier conseil, vous avez bridé le compte de l’ordinateur pour protéger votre enfant. Veillez à ne pas le brimer non plus. Passez du temps sur la session de votre enfant pour voir si vous n’avez pas bloqué trop de choses, d’urls (adresses internet) ou d’applications. Si tel est le cas, débloquez-les.
Lisez bien les conseils de la CNIL qui insiste sur le dialogue, le partage, l’éducation et la responsabilisation.

Novlangue de bois chez PSA : et si la pollution purifiait l’atmosphère ?

orwell-1984
Dans le débat sur le diesel et sa dangerosité qui fait rage, le magazine Cash Investigation, la dangereuse exception française répond à une interview de Guillaume FAURY, ex-directeur de la R&D de PSA, parue dans le parisien le 17 septembre 2012. Que dit-il ?
"L'air qui sort du pot d'échappement est plus propre que l'air qu'il absorbe en ville."
Un discours que reprend en d'autres termes le responsable de la gamme Citroën, Thomas D'Haussy :
"Alors, tout a changé. Vous avez un filtre à particules. L'air qui sort du pot d'échappement est plus propre que l'air que vous avez dans votre salon."
Que faut-il en penser ? Pense-t-il que mon salon est plus sale que son garage ? Ou bien me faut-il virer les plantes grasses pour faire de la place à un moteur diesel muni d'un filtre à particules pour en purifier l'air ? Auquel cas, pourrais-je profiter du nettoyage au diesel de mon salon pour fabriquer mon électricité ? Double bonus écologique ?
C'est à mourir de rire, proprement dit. Tout vient de la définition de la propreté : "La propreté est l'absence de salissure, incluant poussière, tache, et mauvaise odeur. Elle implique des procédés de nettoyage, notamment dans le domaine de l'hygiène alimentaire (« élimination des souillures, des résidus d'aliments, de la saleté, de la graisse ou de toute autre matière indésirable »1). On peut parler de propreté pour un organisme vivant (homme, animal de compagnie) ou pour un lieu, une pièce." (source wikipedia)
Ah. C'est donc du caractère indésirable des matières dont il est question. Sont indésirables les particules fines, et c'est bien ce que Pierre Macaudière, responsable de département chez PSA vient tempérer : "Le niveau de particules qui sort d'un filtre à particules est plus faible que le niveau de particules de l'air ambiant." "Vous êtes en train de dire que l'air est plus pur à la sortie du pot d'échappement ?", demande Elise Lucet.
"J'ai pas parlé d'air, j'ai parlé du niveau de particules des gaz d'échappement." A propos des paroles de M. Faury, ex directeur R&D chez PSA : "C'est un abus de langage d'un motoriste qui dit "l'air qui sort" [...] Je dis que c'est faux. C'est les gaz d'échappement qui sortent du pot d'échappement qui sont plus propres "en particules, en particules", je suis bien en train de dire ça, que l'air qui rentre dans le véhicule, et ça je vous le répète solennellement."
N'allons pas jusqu'à croire donc qu'il serait salutaire, face à la pollution automobile ou la pollution atmosphérique, de laisser tourner les moteurs diesel pour purifier l'air : nous pourrions mourir gazés, étouffés ou à petit feu asthmatiques, ou bien de maladie cardio-vasculaire, ou bien victime d'un AVC, sans même avoir eu le temps de développer un cancer. Propre et clinique.
Et puis, ce que l'on apprend lors de cette émission (télévisée, pas de gaz mortels), c'est que le filtre est particules peut être dangereux pour les moteurs diesel eux-mêmes, si l'on ne prend pas garde à nettoyer ou à changer le filtre (ou FAP pour filtre à particules). Le FAP se bouche, les gaz ne peuvent plus s'échapper, c'est le hara-kiri du moteur. Couic ! Et que le grand cric le croque...
Quelle conduite adopter pour empêcher le décès précoce du véhicule ? D'abord, éviter de conduire en ville. Préférer rouler sur de longues distances à vitesse respectable pour brûler les suies.
Oui, mais. 3/4 des véhicules vendus aujourd'hui en France sont des diesel. PSA Peugeot-Citroën admet ne vendre quasiment que des diesel (sauf exception, sur commande, etc). Et les gens, quels sont leurs modes de conduite ? Autoroute tous les jours ou ville ? Sont-ils prévenus à l'achat du véhicule pour l'utilisation difficile en ville ?
Et l'on se rend compte alors que nombre de conducteurs préfèrent payer pour supprimer leur filtre à particules. La suppression du FAP est une industrie en plein boum. Ca coûte moins cher que le changement ou le nettoyage du filtre, le véhicule consomme 0,5L/1OOkm de moins, et les appareils en préfecture ou au contrôle technique ne le détectent pas. Mais les particules sont stockées désormais dans les poumons du gars derrière.
Pour finir son émission, Elise Lucet et quelques testeurs (frappés de prudent mutisme) nous parlent des tests sur les émissions réalisés en laboratoire, ceux-là même qui permettent aux véhicules diesel de respecter les normes européennes, n'ont rien à voir avec les mêmes tests réalisés sur route, en conditions réelles. Des chiffres qui vont de un à plus de quatre. Avec des tests sur route, les véhicules diesel ne pourraient plus être mis sur la voie publique.
Alors, à quand des campagnes antipollution, avec des autorités publiques qui demanderont aux propriétaires de diesel de bien vouloir faire tourner leur moteur en ville pour en purifier l'air ?
Pendant les pics de pollution, offrira-t-on le stationnement aux véhicules diesel si leurs conducteurs acceptent de laisser tourner le moteur ? En ouvrant le capot pour qu'on puisse applaudir la marmotte qui met les particules fines dans du papier d'alu  ?..

Conseil municipal du 26 août 2013 : CCAS, tarifs de cantine, intercommunalité, procès, précarisation, et pas de questions diverses. Ah, si, une : la salle des fêtes…

Cela faisait près de cinq mois qu'il n'y avait pas eu de conseil municipal. On pouvait s'attendre à ce que ce conseil du 26 août 2013 fut bien chargé. Ca a été le cas.
On a eu le règlement intérieur de la cantine et du périscolaire, qui a fait l'objet d'un billet à part.
Et là on va traiter des autres sujets : l'augmentation de la cantine, l'accès aux enfants des communes extérieures, le CCAS, le procès contre ce blog, les contrats d'insertion pour remplacer des postes existants, la salle des fêtes dont le montant devra aller - ou pas - très à la hausse. Et qui devra changer d'objectif. Il y aura aussi la répartition des sièges au conseil communautaire (agglo), un court sur la dématérialisation des actes, et un lourd sur la délinquance en culotte courte au sein du conseil.
Très chargé, donc... Vous retrouverez tous ces sujets sur les deux premières pages, et sur la troisième page, l'intégrale en vidéo, dans l'ordre du conseil.
Sur la cantine, on va causer tarifs, non pas mentir sur les chiffres, puisque les chiffres sont livrés de mémoire, mais oublier simplement qu'une augmentation a eu lieu l'an dernier. Comme en 2011 on avait "oublié" qu'une augmentation avait eu lieu.
On rappellera donc les vrais chiffres, et puis on entendra la politique municipale. Car chez ces gens là, Monsieur, on ne paye pas, on abuse...
Beaucoup de chiffres manquent, et l'exécutif semble incapable de les fournir les informations au conseil : Combien d'enfants des communes extérieures, on ne sait pas. On parle de dépenses, mais les recettes, on ne sait pas. Et comme il faudrait une équipe de 10 comptables pour fournir un camembert, il n'y a pas de camembert, mais même pas un chiffre ou une donnée sur laquelle s'appuyer. Juste la mémoire, bien volatile semble-t-il...
Au-delà des chiffres et des tarifs, c'est aussi la qualité du service qui est en jeu. Et c'est le maire lui-même qui en parle le mieux : "C’est pas un service public. Parce que c’était l’anarchie complète à des moments.”
Quelle solution à cette anarchie complète est proposée ? D'un côté on entend : "nous, on a accepté les enfants à un moment donné, que ce soit moi ou mon prédécesseur, ils finissent leur scolarité ici, point barre !", et de l'autre, c'est la volonté manifeste de ne pas accepter les enfants dont le parent, ou l'un des parents, peut en assurer la charge. C'est à dire qui n'aurait pas d'excuse acceptable, selon le maire ou ses adjoints, pour ne pas s'en occuper.
On aura une délibération sur les CUI-CAE, des contrats que le maire souhaite utiliser pour remplacer des personnels existants, en mairie, potentiellement au service technique, des remplacements de maladie, alors que ce type de contrat ne doit justement pas conduire à remplacer du personnel existant.
La précarisation du travail dans la commune est débattue, mais... c'est hors-sujet.
On va reparler, au cours des questions diverses, de la salle des fêtes, qui pourrait devenir une salle d'accueil à destination des enfants et des activités encadrées pour eux. A quel prix ?!.
Et pour obtenir la subvention, Alain Loëb sollicite l'aide des conseillers qu'il a placé dans l'opposition. Oui, mais encore faut-il pour cela qu'il donne accès au dossier !..
Et puis il y a le procès. Il ne souhaite même pas la disparition de ce blog, il ne demande rien d'autre que de se voir attribuer les noms de domaines des sites qui comporte le terme "saint pierre". Et il y aurait urgence, car nous entrons en période électorale...
Le procès s'est déroulé le 18 septembre 2013, et nous sommes en attente du délibéré.
L'empire contre-attaque ! Encore.... et encore...

Conseil municipal du 26 août 2013 : règlement périscolaire et cantine

Il n'y a pas eu de conseil municipal depuis près de 5 mois. Le conseil étant un peu long, je vous propose de vous faire deux billets : le premier sur la cantine et le périscolaire, et le second sur les autres sujets : CCAS (action sociale), travaux, intercommunalité, régime indemnitaire des agents territoriaux,...

Règlement 2013/2014 - activités périscolaire & restaurant scolaire.

Ce règlement intérieur a été rédigé par les élus de la majorité. Alain Loëb nous dit : "on a souhaité faire un règlement le plus étoffé".
Le premier point débattu dans ce règlement est l'accueil des enfants dont les parents ne travaillent pas :
"Le service de restauration scolaire est réservé aux enfants dont les parents ne peuvent en assurer la prise en charge le midi."
Bien que ce sujet ait été débattu au conseil d'école, que le maire avait admis et admis devant la communauté éducative qu'on ne pouvait pas refuser d'enfants à la cantine, cette mesure discriminatoire a été inscrite dans le règlement. La majorité a refusé de retirer cette mention, qui a été votée par 6 voix conte 5.
Femmes ou hommes au foyer, chômeurs, ou autre situation vous mettant en capacité d'assurer la prise en charge de vos enfants le midi, faut-il craindre pour le droit de vos enfants d'aller à la cantine ?
Oui... et non.
Oui, parce que, lorsqu'un ou des parents iront en mairie pour inscrire leur(s) enfant(s), il sera facile de s'appuyer sur cet article de règlement pour en refuser l'accès aux enfants.
Et non, car le refus d'accueillir un enfant à la cantine au prétexte de la situation de famille est illégal. La jurisprudence a été constante en la matière, et confirmée par un jugement du conseil d'Etat. (l'avis de la FCPE)

Le principe de non-discrimination dans l’accès à un service

Au sens de l’article 225-1 du code pénal, toute distinction opérée entre des personnes placées dans une situation comparable, sur la base d’un critère prohibé (origine, situation de famille, état de santé, handicap, appartenance à une religion, etc.), constitue une discrimination. Selon l’article 225-2 du code pénal, cette discrimination est un délit lorsqu’elle consiste à refuser l’accès à un service, notamment l’accès à la cantine, à une personne en raison de son appartenance à l’un de ces critères.
Le délit de discrimination est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende. Lorsque le refus discriminatoire est commis dans un lieu accueillant du public ou aux fins d’en interdire l’accès, les peines sont portées à cinq ans d’emprisonnement et à 75 000 € d’amende.
Le délit de refus de fourniture d’un service suppose la réunion d’un élément matériel, à savoir le refus d’accès à un service sur le fondement d’un critère prohibé, ainsi qu’un élément intentionnel, à savoir la conscience de se livrer à une pratique discriminatoire.
L’élément intentionnel n’est pas démontré s’il ressort que le refus est en réalité fondé sur un motif légitime sans lien direct avec le critère prohibé. En revanche, l’élément intentionnel peut être établi dans le cas où le maire refuse l’accès à la cantine à un enfant alors même que des mesures appropriées peuvent être prises pour assurer son accueil.
Nous avons entendu le maire dire "on n'interdit pas". Ah non, on réserve à d'autres...
Lorsque des vestiaires sont réservés aux femmes, nous comprenons toutefois que les hommes y sont interdits. Lorsque je lis "accès réservé au personnel", je crois comprendre qu'il est interdit au public. Lorsque je vois sur une table un écriteau "réservé", je crois encore comprendre que cette table n'est pas libre. Réservé, c'est "accorder quelque chose à quelqu'un, le lui destiner de façon exclusive ou particulière" (Larousse), et donc l'interdire aux autres, quelles qu'en soient les modalités.

Nous avons entendu les conseillers de la majorité défendre cet article :

Juliette Kaaouche, 1ère adjointe, explique qu'il n'y a pas que dans les communes de droite que ces pratiques existent : "à Val-de-Reuil, à L'école Léon Blum, c'est comme ça que ça se passe".
J'ai bien entendu contacté la commune de Val-de-Reuil qui a répondu que tous les enfants sont acceptés dans toutes les cantines de toutes les écoles de la commune, sans exception, et ce, quelle que soit la situation familiale des parents. Pour les très petites sections, dans certains cas, les enseignants peuvent conseiller à certains parents de reprendre leur enfant à la maison, pour des raisons éducatives et de confort de l'enfant. Si malgré tout, les parents préfèrent le laisser à la cantine, ils peuvent le faire.
"C'est comme ça !", affirme la première adjointe. Et bien justement, ce n'est pas comme ça.
"Pour l'instant, on n'a jamais refusé qui que ce soit", dit alors Alain Loëb. Tout du moins, on a vu des cas où des parents se sont d'abord vu proposer d'inscrire leur enfant si leur enfant ne mangeait pas à la cantine, et par la suite, la mairie a accepté d'inscrire l'enfant à la cantine. Il ne peut d'ailleurs pas en aller autrement.
Alain Loëb poursuit : "C'est simplement qu'on pense qu'on est une commune, on n'a pas les moyens aujourd'hui de recevoir l'ensemble, c'est vrai que ça nous posait problème, alors si on a fait un règlement déjà, c'est pour que on puisse s'organiser un peu mieux, et que les gens s'inscrivent pas au dernier moment. Hein ? Déjà !"
C'est ensuite au tour de Murielle Pionnier, conseillère d'expliquer : "Nan mais on est en train de parler de règlement intérieur, mais on sait très bien que c'est au cas par cas, quoi. [...] Moi je dis qu'il faut faire un règlement parce que les gens, ils en abusent. Quand tu vois le jour où il y a des frites à la cantine, on sait pas où les mettre, parce que ça déborde de tous côtés. Eh bah, ils apprennent à faire des frites, on met pas un môme à la cantine parce que justement ce jour là, le môme aime bien parce que c'est des frites saucisses. Où on va là ?"
Bien. Les enfants, ça déborde de tous côtés. Le coup des frites a déjà été discuté au conseil d'école. Les frites posent problème ? Remplacez les par des légumes bio, par exemple. Etonnament, les enfants qui raffolent des frites se rueraient peut-être moins sur la cantine, parce que même bio, ce ne sont pas des frites. De là à dire que les gens abusent, il y a un fossé.
Alain Loëb, maire : "C'est pas un service public. [si, si, c'en est un, NdR] Parce que c'était l'anarchie complète à des moments. Parce que, y a une sécurité derrière. Quand on fait manger des enfants, au dernier moment, on met une table dans le couloir pour faire manger quatre gamins, c'est pas mal."
Et ensuite : "Les gens qui travaillent, ils mettent des enfants. On leur laisse leur libre conscience [aux gens qui ne travaillent pas, NdR] de dire je les mets ou je les mets pas pour laisser les enfants des gens qui travaillent. C'est ça la démarche citoyenne. La démarche citoyenne, elle est là. Nan, mais celui qui, dedans il y a des familles qui viennent chercher leurs enfants et qui sont très contents de pouvoir faire manger leurs enfants chez eux."
Et voilà : lorsqu'Alain Loëb et ses adjoints parlent de démarche citoyenne - les enfants des citoyens sans emploi doivent s'effacer au profit des familles dont les deux parents ont un travail - on comprend immédiatement que le critère d'accueil des enfants qui est proposé est basé sur la situation de famille, un critère prohibé et discriminatoire.
On peut évoquer la morale, le fait qu'on s'occupe de ses enfants le midi - "Moi, je suis très content de manger le midi avec mes enfants, moi je suis fier", nous dit Pascal Schwartz, "Chacun fait son choix. Après ceux qui veulent pas manger avec leurs enfants, il mangent pas avec leurs enfants." Peut-on parler de la dimension sociale de la cantine et de l'école ? Manger, et aussi passer la récréation avec les copains et les copines, c'est important pour les enfants. Avoir du temps, d'autres types de relations, avec les enfants et les adultes, et si ça se passe bien, c'est de l'enrichissement pour l'enfant.
Quand j'entends que "c'est pas un service public. Parce que c'était l'anarchie complète à des moments.", je me dis que l'objecif n'est pas atteint, bien au contraire : en 2011, la mairie a choisi de passer de 2 services a 1 seul service, et ça se passe mal. Soit. C'est une erreur, et il arrive d'en faire.
Revenons donc aux deux services, il n'y aura plus besoin d'installer des tables dans les couloirs. Plus d'anarchie, de débordements, de "ça déborde de tous côtés".
Que la mairie applique la loi, rien que la loi, et l'esprit de la loi. Et qu'elle revienne sur le service unique, si c'est tant l'anarchie ou le désordre. Qu'on revienne aux 2 services appliqués jusqu'en 2011. On n'en demande pas plus.

Limitation de la présence des enfants au périscolaire

"Suite à une décision municipale et pour le bien-être de l'enfant, aucun enfant ne sera accepté plus de 10h en collectivité (école + périscolaire confondus) ; sauf cas exceptionnel et explicité par écrit." (extrait de l'article 3-3)
Pouvoir refuser les enfants des parents qui ne travaillent pas, c'est fait. Et maintenant qu'arrivera-t-il aux gens qui travaillent ? Ils ont parfois de longues journées, parfois beaucoup de transports. Evidemment, c'est inconfortable pour les enfants. Et pour les parents ? Est-ce pour autant qu'ils se défaussent sur la collectivité ? C'est pas bien de pas travailler, et ce n'est pas bien de trop travailler. Tout le monde souhaiterait un juste milieu, mais c'est la vie.
Les enfants qui restent jusqu'à 18h30 l'après-midi ne pourront plus aller à la garderie le matin. Où vont-ils aller ? Attendre au café ?
Nous vivons dans le monde réel : tous les enfants n'ont pas la chance d'avoir un parent enseignant, ou qui travaille à proximité. Il y a des horaires décalés, il y a des couples où l'un des parents travaille à Paris, l'autre à Rouen, ou Evreux, et ils vont faire quoi ? Ils vont expliquer à leur patron que le conseil municipal a adopté un nouveau règlement, et donc qu'il faut qu'il comprenne qu'il ou elle sera en retard le matin ou obligé(e) de partir en avance le soir ?
Et ce sont malgré tout de bons parents, responsables, qui aiment leur(s) enfant(s). Il faut juste qu'ils bossent pour faire vivre le foyer.
Malgré les demandes des conseillers d'opposition, cette nouvelle limitation ne sera pas abrogée. Des parents pour qui ce n'est pas facile, il y en a. Des parents qui veulent du mal à leurs enfants ? A Saint-Pierre, je n'en connais pas.
Il n'y aura pas d'économies réalisées par la mairie du fait de cette mesure, et cette mesure faite soi-disant pour le bien de l'enfant n'apportera que des problèmes aux parents confrontés à des horaires de travail de plus de 10h. C'est encore un atout de moins pour notre école. Je ne comprends pas.

Du droit à l'image

Sur le droit à l'image : Alain Loëb trouve insidieux qu'on lui demande pourquoi il filme, fait des photos, et ce qu'il en fait. Et il nous explique qu'il fait des plans larges des enfants, pas de gros plans. Il ne manquerait plus que ça.
Ce n'est pas la question : nous, aux parents d'élèves, on partage. On essaie de mettre en valeurs les adultes et les enfants, et nos photos, nos vidéos, elles sont mises en commun dans l'intérêt, on l'espère, des familles. On essaie de créer du lien et une mémoire.
Sur le blog des parents d'élèves, au travers des DVD qu'on a réalisés à la demande des enseignants - plutôt fichtrement bien faits à mon avis - ou des billets, on arrive à montrer aux parents que nos écoles sont vivantes. Et c'est collaboratif.
Je suis favorable personnellement à ce que les parents puissent indiquer leur volonté en matière de droit à l'image. C'est en raison de ce droit à l'image que le spectacle de l'école, filmé et réalisé à la demande des enseignants, n'est disponible que sur DVD vendus seulement aux parents.
Lorsque les enseignants m'avaient demandé de filmer les spectacles des enfants et des parents et de les diffuser sur le blog des parents d'élèves, j'avais mis les vidéos en privé tout comme le billet, disponible uniquement par login/mot de passe. On m' demandé si je n'en faisait pas trop, et si ce n'était pas une interdiction de lire pour le reste des habitants. Les vidéos sont toujours en lien privé, mais j'ai débloqué le billet.
Toutefois, je suis sensible au droit à l'image, et je trouverais bien qu'on indique, si oui ou on, on accepte que l'image de son enfant soit disponible sur le blog des parents, et si oui, dans quelles conditions d'accès.
J'entends la proposition de madame Kaaouche : "Dans ce cas là, on peut peut-être demander aux parents d'élèves de prendre des photos, et de nous les envoyer et de nous envoyer aussi les textes au lieu de les faire, pour le bulletin municipal, sinon il y aura pas de textes. Ni photos." C'est sérieux ?

On a presque fait le tour...

Que les enfants s'inscrivent à l'avance à la cantine, et non le jour même ne me choque pas, sauf nécessité.
"Les inscriptions tardives et ponctuelles ne seront autorisées qu'en cas d'extrême nécessité. Les inscriptions non justifiées pourront se voir appliquer le tarif adulte."
On peut discuter du terme extrême nécessité, mais surtout pourquoi et peut-on appliquer un tarif adulte à un enfant ? Je comprends que c'est dans le but de décourager, mais il me semble toutefois que, par souci d'égalité, un enfant doit bénéficier du tarif enfant, et un adulte du tarif adulte. Si c'est pour les inscriptions le jour même à 11h00 comme nous l'avons entendu, soit on les autorise pour tous, soit on les interdit à tous, mais le coût de revient d'un repas ne change pas. De la même façon, le terme "pourront se voir appliquer [...]" semble signifier que dans certains cas, il y aurait tarification adulte, dans d'autres non. Selon quels critères ?..
Ce point est adopté comme l'est celui de l'accueil réservé à certains enfants. Si pour le maire et ses adjoints, la démarche citoyenne consiste à faire en sorte que les enfants dont les parents ne travaillent pas laissent la place aux enfants de ceux qui travaillent, pour moi, la vraie démarche citoyenne consiste à faire en sorte de pouvoir accueillir dans les meilleures conditions tous les enfants qui le souhaitent.
Lors de l'instauration du service unique à la place des deux services qui se passaient très bien, la municipalité avait expliqué que c'était pour le confort des enfants. Bien sûr les parents le disent, mais il n'y a qu'à écouter les propres propos du maire : "C'est pas un service public. Parce que c'était l'anarchie complète à des moments."
D'une décision qui a abouti à une telle situation, et plutôt que de restaurer les deux services, on en vient à faire des règlements comportant des critères discriminatoires.
Est-il nécessaire de culpabiliser les parents ou de désigner les bons parents et les mauvais parents, ceux qui n'adopteraient pas une "démarche citoyenne", plutôt que d'assumer la responsabilité de la gestion de l'école, et de tirer les conséquences d'une décision prise sans concertation ?
Nous en avions parlé là :

C’est la rentrée municipale : conseil municipal le lundi 26 août à 18h45

Le dernier conseil municipal date du 10 avril 2013, il y a 4 mois 1/2. Il s'agissait du budget.
Le conseil se réunira le lundi 26 août à 18h45 à la mairie. Le public est invité à y participer.

L'ordre du jour :

  1. Télétransmission des actes soumis au contrôle de légalité ;
  2. Subvention 2013 au C.C.A.S. ;
  3. Décisions modificatives n° 1 exercice 2013 ;
  4. Restauration scolaire - assistance technique APl Restauration 2013/2014 ;
  5. Participation à la gestion des écoles 2013 / 2014 des communes extérieures ;
  6. Règlement année scolaire 2013 / 2014 : activités périscolaires et restaurant scolaire ;
  7. Tarification de la cantine et périscolaires année scolaire 201312014 ;
  8. POLE EMPLOI : contrats d'accompagnement dans l'emploi ;
  9. CASE : Composition du conseil communautaire à compter de mars 2014 - Répartition des sièges par commune ;
  10. Régime indemnitaire.

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