Je vous rappelle à cette élection présidentielle de 2002, et le résultat des scores du second tour :
Jacques Chirac obtient 82,21 %, et Jean-Marie Le Pen 17,79 % des suffrages exprimés. Avec 720.319 voix exprimées de plus par rapport au premier tour, soit une progression de 15 %.
N’est-ce pas là pour beaucoup de français une effraction, et encore, par la petite porte de derrière ?
Il serait juste pour tous les citoyens que les ministres nommés à un gouvernement que les français jugent légitime démocratiquement, avec un président élu selon nos lois, respectent ces mêmes lois et les suffrages des électeurs.
Il est des blogs que l’on va lire, pour s’informer, pour le plaisir, pour passer aux nouvelles.
On y trouve de l’information sur tout, la high tech, le sport, la couture, le tricot, la pêche, et tant d’autres sujets.
Il y a ceux qui parlent de la politique et de la vie locale…
Parmi ces blogs, quelques-uns sont des lieux de discussion. On commente comme on va au troquet. Philosophie de comptoir ? Que nenni : on cause et on débat. Le taulier du blog, parce qu’il est le taulier, fait un peu sa loi, après tout, la discussion fait suite au billet commis. Mais si l’on va dans ce troquet, c’est aussi du fait de l’impartialité, ou de la partialité, du taulier. il surveille mais les débats le dépassent, ça devient un lieu public et citoyen.
Parmi ces blogs, il y a dans l’Eure voie-militante, qui a fait couler beaucoup d’encre dans les fils de commentaires (j’en profite pour recommander le billet paru aujourd’hui par Guillaume Blavette, un militant de sortir du nucléaire, qui s’explique sur les raisons de sa démission de son poste d’administrateur, et qui veut que le mouvement anti-nucléaire en France soit refondé. Mais je m’éloigne de mon sujet…).
Denis a jeté l’éponge. Souhaitons-le : s’il abandonne pour l’instant, personne ne saura lui retirer le droit de revenir agiter nos consciences. Pas la peine de venir lui dire d’arrêter d’être présent, sous prétexte qu’il a renoncé à bloguer de façon citoyenne. Le blog reste collectif, de toutes façons. Espérons que les débats parfois ardents, perdureront.
Il y a caméra diagonale dans l’Eure. Ce blog se veut intransigeant, sans parti pris partisan, tenu qu’il est par un journaliste. Nous avons tous reçu nos leçons de bloging par le taulier. Bon. Respect, tout ça. Il a été journaliste et ses sujets valent le détour pour qui s’y intéresse. Soupe au lait ? Soit. On ne rigole pas avec le PRG, et José et Franck Mart.. Tulipe sont là pour nous recadrer sévèrement. Il n’y a pas mort d’homme (même pas de rire). Prenons donc cela à la légère : il ne s’agit que de mots, et ils sont parfois bons.
Et puis il y a eu ce billet, où je suis devenu tricard, tout comme Jérôme Bourlet qui a voulu corriger une erreur.
On y lit, à propos du nucléaire : « [Hollande] souhaite une réduction de 25% sur 20 ans. » Plus loin : « [Hollande] a été élu au second tour avec plus de 56% et EELV semble s’asseoir sur ce résultat. » Et enfin : « Aujourd’hui, Madame Joly exige du candidat socialiste qu’il prenne en compte la position de EELV, à savoir une sortie immédiate du nucléaire. C’est techniquement impossible.«
Enfilées l’une après l’autre, voici trois belles perles qui ne sont qu’erreurs ou duperie.
M. Hollande n’a pas promis une réduction du nucléaire de 25% sur 20 ans. Il a promis de réduire la part de l’électricité nucléaire de 75 % actuellement à 50 % d’ici à 2025. Soit de 25 points sur 14 ans.
Réduire de 25% la part du nucléaire sur 20 ans reviendrait à avoir 56,25% de nucléaire en 2031.
François Hollande a été élu aux primaires PS. Sa légitimité est incontestée chez les écolos, comme chez les autres partis de gauche et de droite, pour être candidat de son parti.
EELV demande d’acter maintenant sur une sortie du nucléaire. Pas de sortir immédiatement. On ne peut pas. Aussi est-il urgent d’acter la sortie effective, et d’établir un calendrier pour une sortie.
C’est en ce sens que j’ai répondu par voie de commentaire. Caméra diagonale parle à tort et à travers.
De son côté, Jérôme a également répondu, pour indiquer qu’il ne s’agissait pas d’une sortie immédiate, mais son commentaire a été tout autant censuré que le mien. J’ai d’abord pensé à un retard, puis à un bug sur les commentaires. J’ai attendu…Mais les commentaires continuent à être publiés, comme les billets. Pas de bug non plus. Voici donc la teneur de mon commentaire :
Je continuerai à aller visiter ce blog. Il est très intéressant, c’est indispensable pour la vie locale. Mais je verrai d’un autre regard le point de vue journalistique de l’auteur. Je relève ici les erreurs, je les fais parvenir, et le commentaire n’apparaît pas. Le billet n’est pas plus corrigé. Je prends acte. Caméra diagonale est un bon blog. Pas au-dessus des partis, il fait partie des blogs politiques. Engagé, et de parti pris.
Je publie donc ici mon commentaire. Ici, au moins, M. Alcala ne peut pas en empêcher la publication.
Une journée au cœur d’une session de recrutement collective, qui devait mettre en lumière les méthodes modernes du GAN, du cabinet de recrutement RST Conseil, qui se veut sûrement innovant en la matière, et des candidats prêts à (presque) tout pour décrocher un emploi. Pas tous…
Bien sûr, il y a de la posture et des masques, car chacun veut donner une image professionnelle de soi. Le constat est consternant pour tout le monde. Le GAN bien sûr n’a pas compris le risque lié à son image au travers de ce documentaire. La cabinet conseil en recrutement, exposé depuis à la vindicte populaire, et qui ne pensait pas mériter cette violence en retour, du fait de ses méthodes modernes, mêmes si elles restent peu orthodoxes.
Les candidats. Sur le grill, ils s’exposent à la lumière pour mettre en valeur leurs compétences, mais se dénudent en public, mettent à jour leurs failles, et le masque tombe parfois pour révéler l’humain qui est derrière, les cicatrices, et le drame qui se joue pour chacun d’entre eux.
Car il s’agit d’un drame, où la théâtralité de ce huis-clos explose dans le document comme une mauvaise télé-réalité, la violence qui est exercée est profonde et brutale, et pourtant, presque tous les protagonistes semblent l’ignorer, s’en arranger ou s’en satisfaire.
Une cicatrice supplémentaire. Même pas mal.
« La gueule de l’emploi« , un documentaire de Didier Cros, diffusé le 6 octobre sur France 2.
Suite à une réclamation, le film n’est plus disponible à l’adresse indiquée.
Il reste visible en VOD, au prix de 2,99 € pour une lecture en streaming disponible 24 heures, ou 3,99 € en téléchargement à l’adresse indiquée dans le commentaire ci-dessous.
Au début il y avait DSK. Seul héros de l’île de la tentation, il faisait seul course en tête.
La faillite de l’homme a changé la donne au PS. Désormais, la primaire au PS devrait au parti de se doter d’un candidat légitime. Ou d’une candidate.
Le parti socialiste ne désigne pas sa primaire comme une primaire du parti. Présentée comme une élection citoyenne, « l’élection citoyenne à gauche », les candidats à la primaire socialistes voudront voir la légitimité de ce grand parti de centre gauche s’étendre à tous les partis de gauche.
Tout d’abord, il faut qu’un étranger au PS participe à l’élection pour que celle-ci dépasse les seules limites du PS. Et c’est Jean-Michel Baylet qui s’y est collé. Un qui colle, deux qui s’y collent, et pourtant le candidat du PRG ne décolle pas. Mais il fallait bien que le parti radical acquît une quelconque visibilité. C’est chose faite. Mission accomplie pour Jean-Michel Baylet, et mission réussie pour le PS qui a ouvert une porte aux forces de gauche, dont le PRG, et à part toutes les autres.
Nous voici à la veille du 1er tour éliminatoire de cette soft story, où les candidates et candidats font, doivent faire preuve de toutes les qualités nécessaires pour accéder à la finale, et pourquoi pas l’accession directe au rôle de candidat au poste suprême.
Il faut être résistant, mordant, cinglant, combattif, inattaquable, intraitable et autoritaire, tout en restant digne, ouvert, spirituel, un tribun issu du peuple, le candidat qui a hérité du glorieux passé, capable d’assumer les fautes collectives, et de transformer les erreurs en expérience suffisante pour porter le destin du pays sur des épaules, qui pourtant nous dépasse tous.
L’élu(e) sera en mesure de concurrencer le tout puissant président sortant…
Que de séances de média training il aura fallu pour trouver toutes ces qualités dans les candidates et candidats, chacune et chacun dans son rôle, et tous guettant la moindre faute de l’adversaire. Dans l’unité, la joie et la bonne humeur, youpi.
Évidement, le spectacle ainsi offert au public, la réalité en 1080p avec ses émotions plein écran est une aubaine à la fois pour les média et pour le parti. Ce dernier qui s’offre un show permanent et réussit à s’emparer de la vedette, face à une UMP muette, coincée dans les affaires, avec un candidat désigné sans suspens, sans désir et sans émotion.
Mais tout ce spectacle offert au public a un prix. On a privilégié l’image, les sondages et l’assurance. Et les socialistes ont fait l’impasse sur la vision et la programmatique.
On aura donc peut-être l’alternance à Sarkozy. Mais pour quoi faire ?
Il reste un espoir cependant. Que face à ce manque de vision, que faire face aux tempêtes que nous devront affronter : tempêtes financières, tempêtes économiques, tempêtes sociales, tempêtes écologiques, climatiques, énergétiques et crises de l’eau et de la faim, il reste quelque chose. Dans une société impréparée, sans vision, quelle modernité nous offre encore le PS ?
Il en est une encore. Une femme présidente.
Éliminer toutes les femmes de toutes les compétitions politiques importantes ne peut plus durer. Le sort réservé à une époque à Simone Veil, mais à tant d’autres femmes, jusqu’à Catherine Tasca ces derniers jours, pour démontrer par a+b que les femmes ne pèsent rien dans le monde politique, dans le monde des affaires. Les femmes ne pèsent rien dans le monde.
Prouvez le contraire, messieurs les socialistes. Prouvez que pour la première fois dans notre Histoire, vous pourrez offrir plus que le droit des femmes de voter pour des hommes. Les femmes sont égales aux hommes en droit. Et en fait.
Vous pourriez avoir la volonté de nous refaire le coup des chefs de bande et de celui qui crache le plus loin, a les meilleures fringues et le plus de copains, mais ce jour de 2ème tour, si vous êtes déçus, dîtes-vous bien que j’aurai été au bord du lac au lieu d’aller à la mairie.
Et j’y aurai été avec des copines. Ne venez nos dire ce jour-là que la faute nous en incombe : aujourd’hui, je ne vote pas, vous êtes libres de vos choix. Soyez sûrs cependant que la transformation arrivera, quoiqu’il arrive. Bonne chance.
Paroles de traders : deux traders acceptent de témoigner devant les caméras de leur parcours pour sortir de l’enfer de la bourse.
Dopage, combat contre la drogue sont des comparaisons qui viennent dans la bouche de ces deux témoins. Le monde de la finance a totalement décollé de la réalité. L’argent, drogue dure des puissants ou outil de pouvoir ? Les deux mon capitaine !
Pascal Canfin, eurodéputé Europe Ecologie-Les Verts, fait parler les deux traders qui racontent l’évasion fiscale, le blanchiment d’argent, et les mécanismes de la spéculation.
L’un d’eux raconte comment on joue sur les deux positions, en cash et sur les marchés dérivés, pour manipuler les cours des entreprises.
On achète des actions en cash, afin de les revendre pour en faire baisser le prix, et faire les gros bénéfices sur le marché à terme…
Et pourtant, revenu dans la vraie vie, face au médecin ou à l’instituteur, le décalage est tellement énorme que l’un d’eux ne peut se poser que des questions. La première : « Quand on voit qu’une société rémunère mieux la finance que la santé ou l’éducation, je pense qu’on est pas loin d’aller dans le mur ! »
Nicolas Sarkozy avait fait savoir que les patrons devaient renoncer à leur bonus. il a également souhaité limiter le versement de dividendes aux actionnaires. BNP Paribas, la Société Générale et le Crédit Agricole avaient cependant annoncé qu’ils leur verseraient bien une rémunération au titre de 2008, malgré les appels du gouvernement à « renforcer les fonds propres en priorité ».
George Pauget, président de la Fédération bancaire française, s’était exprimé : « Il ne serait pas logique que les actionnaires qui ont soutenu les banques en temps de crise soient complètement privés de dividendes ».
Le groupe avait alors réalisé un produit net bancaire de 43,8 milliards d’euros. Le résultat avant impôt a atteint 13 milliards d’euros, en hausse de 44,7 %. Un tiers de ces bénéfices ont pu être redistribués sous forme de dividendes.
Au quatrième trimestre 2010, le résultat net de 1,5 milliard d’euros, en progression de 13,6 % par rapport à la même période de l’année précédente fait que la banque se félicite de sa performance marquant « la robustesse » de son modèle et sa « capacité de résistance ». Le résultat avant impôt augmente alors de 57,5 %.
On aurait pu dire « tout va très bien, madame la marquise… »
Et patatras, fin juillet, c’est la SocGen qui s’effondre. Et dans sa chute, les autres banques françaises, victimes de manque de fonds propres, et de leurs investissements. Certes BNP Parisbas tient mieux le choc que le Crédit Agricole – exposé à la dette grecque à hauteur 25 milliards d’euros via sa filiale, Emporiki – ou que la Société générale. Ces deux dernières sont plus directement menacées, on parle d’effondrement possible de la SocGen, et leurs notes ont été dégradées par Moody’s (bien que les notes des sociétés de notation soient mises à caution !). Et si on a vu le cours des actions des banques rebondir, il reste que l’on joue au yoyo avec l’argent des déposants, et au final, avec l’argent public.
A l’heure où la France renonce à rappeler à la Chine le respect de la Convention internationale des Droits de l’Homme de 1948 en échange de contrats pour Areva, Airbus et Total, avez-vous vu ce défilé de bimbos à l’Elysée, à l’occasion de la réception donnée le 4 novembre dernier en l’honneur de Hu Jintao ?
Je ne sais pas si vous connaissez les maris de Christine Lagarde ou de Valérie Pécresse ? En tout cas, les femmes politiques ont encore du chemin à faire avant d’égaler leurs collègues masculins (la palme revenant à la jeune Mme Besson, une ravissante étudiante en arts de 24 ans, et à la fabuleuse Valérie Hortefeux : merci Sarko Info !-)
Aujourd’hui, 23 septembre 2010, les transports piétons risquent d’être fortement congestionnés.
Heureusement, écureuil malin est là pour vous conseiller des itinéraires de délestage : Amis parisiens, nous vous conseillons plutôt d’emprunter l’itinéraire bis « Nation-République » qui vous permettra de circuler dans les meilleures conditions si vous avez la chance d’être à pied.
Amis rouennais, l’itinéraire le plus sûr se trouvera sûrement entre la préfecture, la rue de la République, la rue Lecanuet et la rue Jeanne d’Arc. Attention bien d’autres itinéraires risquent d’être rendus aux piétons pour cette journée de découverte et de sauvegarde du patrimoine français.
Et partout en France, des marches seront proposées aux promeneurs de tous poils, et partout les itinéraires seront largement sécurisés.
N’hésitez pas si vous le pouvez, c’est pas tous les jours.
Enfin, ami(e) shoppeur(euse), si tu vois une foule dans la rue, c’est que des soldes monstres sont organisées : Aujourd’hui on brade les retraites. N’hésite pas : fonce !
Dernière minute : notre gouvernement, qui adore les salades, est récompensé de la danse de la pluie qu’il se contraint à faire depuis plusieurs semaines : enfin il pleut ! ouf…
Comme le camarade Schneidermann, je n’avais pas vu ce sketch très drôle du sieur Dupontel (bravo !).
Tout cet été, @rrêt sur images nous a fait une introspective sur le rire, et son rôle pour un bon équilibre et une bonne santé sociale et mentale.
La mise à la porte de Stéphane Guillon, suite à la justification du patronyme de Didier, n’ont pas été pour rien dans ce choix… très citoyen.
Et nous avons eu, outre Porte, qui officie désormais sous les regards inquisiteurs, mais avides, de la rédaction du dit site, Remi Gaillard, le susdit suspect qui nous affirme que c’est en « faisant n’importe quoi qu’on devient n’importe qui » (du vrai gros burlesque salvateur), une analyse de la comédie américaine, « refaire le coup d’american pie, ça ne marche pas », Bernard Mabille, co-auteur de Thierry Le Luron et Anne Roumanoff (« avant on avait la gauche caviar, maintenant, on a la droite cassoulet : une petite saucisse avec plein de fayots autour… »).
Allez, je ne résiste pas…
Et puis d’autres encore, que vous découvrirez sur @rrêt sur images. Mais seulement si vous y allez !
Mon coup de coeur, ceux qui m’ont fait me tordre de rire, à avoir mal au bide et au zygomatiques, le genre qui rend débile tellement t’as l’air idiot le lendemain quand t’es coincé de la bouche quand tu dis « b’jour, un c’fé steplait » : the fabulous (tin, tin dindin, tin dindin…) Monthy Python’s Flying Circus :
Juste pour dire : M. Olivier Mongin, l’homme qui s’esclaffe, et rit à gorge déployée, mais en son for très très intérieur, a beaucoup de goût, bien que sur les cas Guillon et (prend la) Porte, je ne sois pas d’accord.
Bonne rentrée à tous, et un peu de poil à gratter – sous les bras… oui, oui le gauche aussi – , de la poilade quoi !, ne risque pas de nuire à l’ambiance ;)
Daniel Schneidermann nous le dit : « Porte nous fait rire. Il nous fait réfléchir. Il nous venge. En outre, pourquoi ne pas le dire ? Ce site est né, en 2007, du sentiment d’injustice ressenti par d’innombrables téléspectateurs d’Arrêt sur images, sur France 5, après sa suppression. Il était dans sa vocation naturelle d’accueillir Porte, dont l’éviction du service public suscite un sentiment comparable. Pourquoi pas Guillon et Morel, demanderont certains. Oui, pourquoi pas ? La seule raison, c’est qu’il nous semble (à tort ou à raison), que Porte aura davantage de mal que Guillon et Morel, à retrouver une place dans le grand show audiovisuel. Une impression, une intuition, qui tient à je ne sais quoi. Mais on peut se tromper. Si on se trompe, la porte leur est évidemment ouverte ici. »
« Encore un mot : cette chronique (audio, d’une durée de quatre à cinq minutes environ) sera mise en ligne chaque jeudi. A 7 heures 53, meilleure heure pour l’humour, comme chacun sait. Et ça commence jeudi prochain. » C’est ici
Ecoutez la dernière chronique de Didier Porte sur Inter : du lourd, du drôle, à ne pas rater ! (trouvée chez @si)
En 2004, Jean-Paul Cluzel arrive à la direction de Radio-France et relèvera la barre, pour placer Radio-France à la position de 1er groupe radiophonique français, avec des finances saines, et un dialogue social apaisé.(écoutez les réactions de Jean-Paul Cluzel lors de son éviction – en direct, par un coup de téléphone de M. Guéant, au cours de son interview)
Ici, Jean-Paul Cluzel défendait son bilan…
Et ici, il nous faisait part du bonheur qu’il a eu pendant ses 5 années à la direction de Radio-France…
Aujourd’hui, on le constate avec les évictions récentes des humoristes (qui ne font rire ni les politiques, ni la direction de l’antenne), le risque existe de voir cette direction, nommée désormais directement par le Président de la République, détricoter ce que l’équipe précédente avait mis en place pour redresser la situation de la radio, et qui a réussi (!).
« Croyez-vous que je vais commencer une carrière de dictateur à 57 ans ?« , nous a dit Jean-Luc Hees, il y a un an.
Quand des millions de personnes viennent écouter Stéphane Guillon le matin, et que ses chroniques vidéos peuvent être lues des centaines de milliers de fois, des millions de visites sur le site de la radio, ça s’appelle une vraie grosse réussite, un carton même ! La maison ronde a touché le loto avec ses humoristes.
Et bien la direction n’en veut pas de son loto. Elle préférera sans doute retrouver une information plus respectueuse à l’égard des grands de notre royaume.
Plus plan-plan aussi ? Hees dit dans une interview au Monde : « Je n’ai pas de tutelle, mais un actionnaire qui est l’Etat. » L’Etat, c’est nous. C’est à dire ces millions d’auditeurs et d’internautes qui devront aller chercher des choix éditoriaux ailleurs. Des millions d’auditeurs et d’internautes qui étaient dans l’erreur, et se sont fait taper sur les doigts.
Le démocrate, c’est Hees, le tyran c’est Porte.
« L’humour ne doit pas être confisqué par de petits tyrans. Je prends cette décision non pas sur une quelconque pression politique mais en m’appuyant sur des valeurs minimales d’éducation et de service public. Je considère que cette tranche d’humour est un échec. Elle a montré une grande misère intellectuelle, dont je ne m’accommode pas. Il n’y aura pas de changement d’horaire ni de remplaçants. Ce qui ne fait pas rire à 7 h 55 ne me fera pas plus rire à 3 heures du matin. Je sais qu’en prenant cette décision il y a un risque. Mais j’assume ! »(J-L. Hees)
Jean-Luc Hees assumera donc ses choix. Si ceux-ci s’avèrent payants en terme d’audimat et de participation du public, alors que Hees soit Loué. Si par contre l’audience connait de nouveau une baisse, il faudra qu’il en tire les conséquences.
Jusqu’à présent, la radio avait bien résisté, et même convergé vers Internet. La direction de Radio-France, à l’heure où nous sommes tous de plus en plus équipés de terminaux mobiles (iphone, iPad, android, wifi-on-board,…), ne semble pas craindre de voir leur public se tourner vers d’autres médias, et prendre de nouvelles habitudes.
Celui qui tire son épingle de ce jeu, c’est Daniel Schneidermann. La chronique de Didier Porte, tous les jeudi à 7h53 lui ramènera beaucoup de monde. Et ce sera mérité. Tans pis pour ce qui écoutent la radio dans leur auto le matin. Le gros gros gagnant, in fine, sera sûrement Google.
Bonne chance, d’abord à Daniel, c’est mérité, et aussi aux 4.500 personnes qui travaillent encore à Radio-France. Bonne chance Didier, et à jeudi pour 5 minutes de poilade :)
Stéphane Guillon et Didier Porte pas remerciés du tout, mais congédiés quand même !
« Val tragique à France-Inter : 2 morts », c’est ce qu’on peut lire sur Twitter ! Youpi, les 2 gugusses qui attiraient 2 millions d’auditeurs le matin vont pouvoir aller chercher un nouvel employeur, qui sera sûrement moins regardant quant au châtiment du langage.
France-Inter ! France-Inter outragé ! France-Inter brisé ! France-Inter martyrisé ! mais France-Inter libéré ! France-Inter libéré par lui-même, libéré par sa direction avec le concours des armées de la France, avec l’appui et le concours de la Présidence tout entière, de la Présidence qui se bat, de la seule Présidence, de la vraie Présidence, de la Présidence éternelle…
Et nous, pôvres péquins, les fidèles de la chaîne, les piliers de l’audimat du service public audiovisuel, nous en sommes réduits à nous passer de ce petit jeu de massacre matutinal, qui avait, outre l’aspect humoristique, voire drôlatique – ou non, selon que l’on se sert de son cerveau gauche ou de son cerveau droit – le don de titiller les invités politiques, et de les déstabiliser avant leur entrevue…
Plus de bouffons sur France-Inter ! Jean-Luc Hees défend l’honneur outragé du service public. Un honneur outragé par tant de grossièreté ! Philippe Val, lui, préfère défendre l’actionnaire maltraité. Mais l’actionnaire maltraité, ce n’est pas Sarkozy, foin!, cette radio l’em… bête profondément (vous voyez je suis poli, pas de l’engeance des bouffons (!), j’emploie le terme « embêter ». Poli, presque à entendre de la bouche de mes enfants. Les esprits chagrins regretteront le terme profondément, mais il faut n’y voir aucune malice). Les vrais actionnaires, ce sont les français qui paient impôts et redevance, et qui aim(ai)ent cette radio.
Val tragique à France-inter, donc, mais un blessé dans le coma, dépassé, est à déplorer : France-Inter (voyez, par respect, je mets encore les majuscules).
Perso, je mets le bouts, je mets les voiles, désolé pour les rescapés du radeau de la méduse, mais je préfère me coltiner une info aiguisée sur le web désormais que l’on m’empêche de penser en rond. Ciao, ciao, la radio qui accompagnait mes pérégrinations diurnes. 2 millions d’auditeurs sont des malades mentaux, des monstres attirés par le goût du sang, de la shoote et du molard, des irresponsables affligés d’irresponsabilité politique due vraisemblablement à la consanguinité gauchiste, des jeunes (beurk), des vieux (re-beurk), des adultes (fichtre vous m’en direz tant !)…( Je triche, je suis abonné aux podcats de là-bas, i j’y suis).
Il y aura des victimes collatérales à ces évictions ! Bern, dont le soutien ne semble être pour Hees qu’un soutien médiatique, le bidule machin qu’on dit pour faire bien, « toutes mes condoléances », « bon courage pour surmonter cette épreuve », « après la pluie le beau temps »,…, Bern continue de soutenir son bouffon mordicus, et tirera les conséquences de cet affrontement. Et le pov’ Morel qui faisait pas d’mal (mais je me demande s’il a pas les crocs qui poussent à cette heure).
Personnellement, j’espère que l’on tirera les conséquences d’une gabegie prévisible : si baisse d’audience il y a, j’espère que les responsables de cette baisse d’audience seront traités à la mesure de cette baisse. Hees a dit » je ne suis pas Domenech ». Soit.
Mais comme Domenech, si les résultats ne sont pas là, pensez à vous retirer avant de vous faire virer. Ca fait moins mal. S’il y a baisse d’audience, désolé, mais il faut que vos(tre) responsable(s) sauront vous mettre à la porte (et au guillon).
Val, j’ai été te voir, je te demande pas de rembourser, j’ai beaucoup ri (p’t'être Font en fait), mais tu as écrit « CA VA CHIER ». Et bien, désormais, on va se faire chi… s’embêter (le mot est peut-être fort : s’enquiquiner, je préfère) sec sur inter !
Quant aux 2 trublions (et les victimes collatérales), je vous le dis comme je le pense : « cassez-vous, pov’ cons’ ! ». Et à l »occasion, si vous avez du temps, envoyez une carte postale pour nous prévenir au cas où vous prépareriez de nouveaux méfaits, ailleurs…