de quoi j’me mêle

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Manuel Valls, Jean-Marie Le Guen et consorts sont sur un bateau : “barre à droite toute !”

Sur la défensive, mais aussi pour des raisons tactiques, le premier ministre et le secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, accusent la dérive "gauchiste" des écologistes et leur irresponsabilité.
Après M. Le Guen, c'est Manuel Valls qui prend Cécile Duflot pour cible, torpillant ainsi tous les écologistes.
Le jour où Duflot a choisi de quitter le gouvernement, elle a perdu tout sens des responsabilités et elle est partie en vrille. Elle est retombée dans la maladie infantile de l'écologie : le gauchisme.
Il est vrai qu'on ne pourra pas accuser Manuel Valls de dérive gauchiste. C'est même tout le contraire qui se produit.
Le rapprochement avec les centristes et François Bayrou lui permet de s'isoler des dissidents de la gauche du PS, ces dangereux frondeurs qui s'opposent à la réorientation du parti socialiste, ou quel que soit le nom dont il souhaiterait l'affubler pour assumer la réorientation libérale. (une idée en passant : "Sociale Démocratie Française". Pas mal, non ?)
Exit le surmoi marxisme, donc. Que nous dit ce brave homme ?
Il faut en finir avec la gauche passéiste, celle qui s’attache à un passé révolu et nostalgique, hantée par le surmoi marxiste et par le souvenir des Trente Glorieuses. La seule question qui vaille, c’est comment orienter la modernité pour accélérer l’émancipation des individus.
Manuel Valls
Emancipation des individus, ou enrichissement des uns, même du fait de leurs mérites, au détriment des autres, est une chose. Manuel Valls se revendique pragmatique :
[...] l’idéologie a conduit à des désastres mais la gauche que je porte garde un idéal : l’émancipation de chacun. Elle est pragmatique, réformiste et républicaine.
Réformiste, le mot est lâché, rabâché, ressassé et usé jusqu'à la corde. Bienvenue à Léon Blum et Jaurès, et en même temps, adieu à leurs aspirations. La réforme et le progrès social devaient se faire parallèlement à l'évolution du capitalisme, avant de changer absolument, jusqu'au régime même de la propriété.
C'est la réforme, elle même, est mise en cause. On adapte les institutions, l’État et nos lois pour promouvoir notre marché dans la mondialisation. On ne cherche plus à contrôler et adapter les marchés à nos lois, nos usages, notre culture et notre histoire.
Selon le 1er ministre, le socialisme est une vision passéiste de notre avenir ? Bienvenue dans le pragmatisme politique. Que reste-t-il de l'héritage socialiste ? L'ordre ! C'est Clemenceau qui est mis à contribution :
j’ai mis du temps à admettre que j’aurais plus facilement applaudi le Tigre que le fondateur de l’Humanité, maintenant j’assume.
Mais l'ordre, ce n'est pas que donner et répondre aux ordres. Nous avons une armée, mais nous ne sommes pas une armée, ni tous des soldats.
L'ordre est aussi de gauche. Protéger les faibles, et pas seulement les puissants. Protéger la nature, pas seulement le béton et la gabegie. Partager et propager la culture. La gauche, c'est la justice pour tous et le bien commun. Et l'ordre, c'est aussi une part de désordre, la capacité à organiser le désordre pour trouver des solutions : cela s'appelle le débat. Le débat, c'est la raison.
Le premier ministre fait le choix de la droite. Il le fait pour le PS et pour les militants socialites. Et il le fait contre celui des français contre nombre de français de gauche, ils sont très nombreux, qui ont voté socialiste au moment du second tour par choix philosophique, par choix de vie et d'avenir.
La gauche n'appartient pas au PS, monsieur le 1er ministre Elle appartient aux français, et à tous les citoyens du monde. C'est la lutte contre l'esclavage, la lutte pour les droits de chacun, la lutte pour des valeurs, c'est la lutte pour la vie. Pas la vôtre et comment vous la gagnez. On s'en fout pas totalement, mais on ne se fait pas trop de soucis.
Je me fais du souci pour mes congénères, mes amis, mes enfants, à vouloir les abandonner dans un monde cynique, sans buts et sans avenir.
La gauche, ce ne sont pas les élites sensées représenter le peuple. C'est le peuple.
Mal représenté, à mon avis.
Faites-vous élire si vous le pouvez, ce sera sans moi la prochaine fois. Salut citoyen.

François Hollande rate sa prestation à la télé mais se cramponne

François Hollande rate sa prestation à la télé mais se cramponne
Près de 8 millions de français ont écouté le président de la République.
Ils ont cherché le sens, cherché les préoccupations et les réponses du pouvoir à toutes les questions auxquelles nous sommes, ou allons être, confrontés.
En chute perpétuelle dans les sondages, François Hollande a cherché a se montrer empathique, mais la sauce ne prend pas. Ce n'est pas sur son image qu'il en est à 12%. C'est sur le bilan, les promesses non tenues, le reniement et le revirement.
Il était attendu sur le chômage, la justice sociale, l'éducation, l'économie, l'environnement, les méthodes de gouvernance et la rénovation de nos institutions, l'Europe, la politique internationale, la finance, la fiscalité, le climat, et les perspectives d'avenir, la guerre, le terrorisme, la bouffe et la santé.
La plupart des français se moquent de ses histoires de coeur, pour rester poli. Quand les présidents qui ont incarné la Vème République l'ont fait en incarnant le pouvoir et la France, ils l'ont fait avec intégrité. Le général De Gaulle payait les factures d'électricité de ses appartements à l'Elysée, et ses repas donnés à titre privé. Et il avait renoncé à ses retraites de militaire comme de Président de la République.
Nous étions, à l'époque, bien loin du bling-bling de Sarkozy, de la dépravation du candidat Strauss-Kahn, du financement des partis, du financement des campagnes que tous les français payent - tous les français payent pour Bygmalion, pas seulement les militants -, ou des ministres et politiques en place qui jurent aux Français, droit dans les yeux, qu'ils n'ont pas d'argent dans les paradis bancaires et fiscaux, et qui se font prendre la main dans le pot de miel.
Les français peuvent avoir le sentiment que cette 5ème République se roule dans la fange au lieu de s'attaquer à leurs conditions de vie et à leurs perspectives d'avenir.
Les questions de vie privée, ça se balaie d'un revers de main.
Ce que nous voulons, c'est de la transparence dans la gestion de l'argent public, les attributions de marchés publics, les emplois publics, et la gestion des affaires publiques.
La démocratie commence par la connaissance des choses publiques. C'est ça qui nous permettra de faire des choix politiques raisonnés basés sur des arguments, et plus sur des mots, des paroles et des promesses.
C'est sur les promesses du candidat Hollande qui n'ont pas été réalisées que j'aurais voulu qu'il s'explique, et sur ce que les dirigeants allaient faire dans la seconde période de son mandat.
C'est ça la politique : pourquoi et comment nous en sommes arrivés là. Comment et pourquoi nous pouvons choisir d'avoir un avenir. Si possible partagé, c'est le lot de la démocratie.
Le président et le meurtre de Rémi Fraisse : "Une tragédie pour la famille et un drame pour le pays", nous a-t-il dit. Le président Hollande a promis la vérité et les résultats de l'enquête devront être délivrés d'ici 8 jours.
Le président n'a pas dit la vérité quand il a annoncé que les grenades offensives dites F1 n'avaient jamais tué jusque là. Rémi est le deuxième militant écologiste qui a été tué par une grenade offensive. 300 grenades lacrymos ont été lancées le jour du meurtre, et 30 grenades offensives. 30 de ces grenades tueuses d'écolos.
Nous attendons les résultats de l'enquête. De manière non violente. Puisque le gouvernement en appelle à la responsabilité, nous attendons tous que toutes les responsabilités soient assumées.
Le président et le chômage : 40 Mds € d'aides aux entreprises, soit près de 12 000 € par chômeur, vont ou ont été versées, sans contreparties. Et ça ne marche pas.
L'ennemi n'est plus la finance une fois l'élection passée. Le gouvernement est "pro-business". L'ennemi a gagné, sans combat, sans coup férir, en un jour.
Pro-business et aussi pro-banques et produits dérivés : le gouvernement socialiste a réussi à déjouer l'Europe en empêchant la taxe sur les transactions financières. Le gouvernement français, pour préserver les intérêts des principales banques françaises, notamment sur les fameux produits dérivés qui auraient pu être taxés à 0,01% (vous avez bien lu).
Et ce n'est pas tout : aujourd'hui, ce sont les Etats et les contribuables qui garantissent les actifs des banques. les cinq plus grosses banques françaises contrôlent des actifs consolidés qui pèsent plus de 300% du PIB de la France. La faillite de l'une entraînerait la faillite du pays. L'Europe retenu la création d'un fonds de sauvetage des banques, abondé par une taxe sur les banques afin de garantir une éventuelle défaillance. Le gouvernement français s'y est opposé.
Mais ce n'est pas tout : Michel Sapin a reconnu que les services de Bercy travailleraient sur la déductibilité des sommes versées à un tel fonds de sauvetage européen.
Les contribuables et l'Etat français resteront donc les garants des banques.
Alors, les socialistes ? Ennemis ou valets de la finance, contre l'intérêt des contribuables et des français ?
Le président n'a plus qu'à espérer que "la roue tourne". Sinon, il ne pourra pas se représenter en 2017. En attendant, il se "cramponne". Il n'a plus qu'à espérer qu'une banque, une de ces "too big to fail", ne se trouve pas mise en défaut.
Les sujets d'avenir : pas de hausse d'impôts, c'est LA promesse de la deuxième moitié du quinquennat. Cela signifie aussi qu'il n'y aura pas de fusion de l'impôt sur le revenu et de la CSG, qu'on va adoucir le sort des riches, qu'on va gentiment privatiser pour trouver du cash, et avoir la paix des possédants. Va-t-on augmenter la TVA ? Les collectivités locales vont-t-elles être acculées à augmenter les impôts locaux ? Il n'est pas pour demain, le grand soir fiscal.
Réforme des institutions : M. Hollande a été incapable d'expliquer la décentralisation et le rôle des régions, incapable d'expliquer la nécessité de supprimer l'échelon inutile du département coincé entre l'intercommunalité et la région.
Le président a expliqué que la promesse de procéder à la réforme vers la proportionnelle était caduque. Fin.
Nous devrions pourtant en finir avec le clientélisme, la corruption, la fraude, le cumul des mandats et l'appropriation des pouvoirs et des décisions. Ce ne sera pas pour ce mandat. Ce ne seront pas une mesure ni des lois socialistes.
Le programme jusqu'en 2017 : Du foot. C'est d'abord l'euro 2016.
Puis le président souhaite les jeux olympiques à Paris en 2024. Rappelons-nous que ce sont précisément les jeux olympiques qui ont plongé la Grèce dans la crise de la dette en 2004. Les équipement réalisés alors sont pour beaucoup en ruines, comme l'est l'économie.
Et en 2025, il veut que la France organise une exposition universelle. " On a besoin de grands événements, on a besoin de se projeter." Incapables de réduire la dette, allons-nous nous lancer dans des dépenses titanesques ?
M. Hollande aura eu une phrase sur l'exposition de "l'excellence environnementale" de la France, en citant la conférence sur le climat, en 2015 à Paris.
Le GIEC a prévenu, c'est maintenant qu'il faut agir si l'on veut sauver la planète. Les dirigeants des pays du monde entier, scientifiques, ONG, mais aussi lobbyistes et industriels, vont se rencontrer et négocier pour tenter de sauver ce qu'on peut sauver de notre monde.
Face à cet enjeu - majeur, existentiel, de vie ou de mort -, la conférence ne peut pas être une grande expo faire-valoir de la France, avec des grands posters. Ce ne peut pas être une simple phrase glissant la conférence sur le climat au milieu des manifestations sportives et autres événements à la gloire de Paris.
La peu contraignante loi de transition énergétique manque d'ambition, les lois sur le logement sont détricotées, l'énergie, on change rien, à part reparler de saccager les sous-sols pour le gaz de schiste, le gouvernement ne s'en sort pas du nucléaire, la France est une foire aux grands projets inutiles et imposés, et on continue de privatiser les routes, et maintenant les barrages hydroélectriques. Il va être bien difficile d'aller faire les beaux lors de la conférence sur le climat l'an prochain.
Les socialistes seront-ils les fossoyeurs de l'écologie et de la planète ?
Des pains et des jeux. C'est bien tout l'espoir que le Président et son gouvernement nous laissent à l'issue de ce show pathétique.
Je n'attends pas d'enquête sur le suicide du socialisme et le naufrage de la cinquième République.
On attend les résultats de l'enquête sur le meurtre de Rémi Fraisse. L'Etat et ses dirigeants doivent savoir prendre leurs responsabilités.
Il faut savoir se décramponner, parfois.
les-gardes-mobiles-chargent

Il faut que Juliette Kaaouche porte plainte !

Nous avons passé une magnifique journée à Andé, pour la fête de l’IMA, ce samedi 17 mai. Concert des élèves, concert des professeurs, puis chorale de Gospel. C’était brillant, gai, vraiment splendide.
Bravo à l’IMA, aux professeurs, aux participants. La soirée devait se terminer autour d’un repas canadien, malheureusement trop tardif pour mes filles, surtout pour la plus petite.
Nous avons aidé à installer quelques sièges avec les amis présents là-bas. Puis nous sommes repartis, mes deux filles et moi, à pied, comme nous étions venus. Véronique m’a demandé si nous voulions qu’elle nous raccompagne, mais avec ce temps, la balade était trop jolie.
En sortant j’ai bien entendu, au bout du parking à gauche, madame Kaaouche crier qu’elle pourrait porter plainte, mais ce qu’elle fait dans la sphère privée m’intéresse autant qu’une guigne. Elle ne m’adresse de toutes façons pas la parole, nous partons mes filles et moi dans l’autre direction, le pont, pour aller faire à manger aux filles, lire une histoire et direction les beaux rêves.
Dimanche allait être une autre belle journée, au Havre, pour aller défendre la réserve naturelle de l’estuaire et observer les oiseaux migrateurs.
C’est sur le retour que j’ai reçu un coup de téléphone de Jérôme, qui m’avertit qu’après mon départ, cette femme était rentrée dans la salle pour crier que j’avais commis des dégradations sur sa voiture. Cela après notre départ bien sûr.
Et affirmer qu’elle allait porter plainte.
Elle a donc fait un pataquès, à ce que m’ont raconté les personnes présentes, gâchant la fête, pour prétendre qu’en sortant avec mes filles, je serais allé rayer sa voiture.
Elle ment.
Je n’ai, ni moi, ni mes filles, approché sa voiture, j’ai passé l’âge de faire de telles conneries de quelques décennies, et il y a quelques décennies, on ne pratiquait pas ce genres de conneries. Mes filles sont trop bien élevées pour ne serait-ce qu’y penser, et si je leur apprends à observer les oiseaux, à lire, à compter et à bien travailler à l’école, il ne me vient pas à l’esprit d’aller leur apprendre à dégrader les biens d’autrui.
Je leur apprends au contraire à respecter l’environnement, à ramasser les déchets, à aider. Nous éduquons nos enfants, nous leur donnons l’exemple.
Même si toutes les personnes qui nous connaissent savent que madame Kaaouche a menti, c’est une calomnie. A mon égard, et à l’égard de mes enfants.
C’est minable.
Madame Kaaouche n’a d’autre choix désormais que d’aller porter plainte. Les gendarmes nous interrogeront, comme les personnes présentes.
Et on ne pourra que constater que madame Kaaouche est une menteuse.

Le peuple a choisi la droite. Le Président a entendu le message : le gouvernement vire à droite.

Louviers bascule à droite. Sincères félicitations à François-Xaviers Priollaud et Anne Terlez pour leur victoire qui leur permet de remporter la municipalité, ainsi que 13 conseillers communautaires sur les 80 qui composent l’assemblée de l’agglomération.
La défaite est parfois cinglante par chez nous. A Vernon, la liste PS de M. Nguyen Than ne recueille que 17,05% des voix. Le refus de l’ouverture n’a pas été payant.
Evreux est passé à droite.
Le PRG perd les deux villes qu’ils administraient dans le département, et les agglomérations Seine-Eure et Grand Evreux.
Je leur souhaite de reconstruire dans la sérénité, dans la recherche des solutions les meilleures pour eux et pour les gens, et avec les meilleurs partenaires possibles.
Vae victis. Je souhaite tout de même rendre hommage à Franck Martin et à tous ceux qui l’ont accompagné au cours des années. Oui la communication, oui l’agressivité qu’il a pu avoir envers certains, alors qu’on peut se disputer sans tomber dans la caricature.
Et oui à nombre d’actions municipales. Comités de quartiers, associations ont pu s’exprimer, parce qu’il y a bien une qualité à reconnaître à Franck Martin, c’est d’être capable de laisser travailler les gens, quitte à s’en attribuer le résultat. S’attribuer les résultats, c’est une posture politique. Laisser travailler les gens pour la communauté, et faire travailler les services pour sa commune, c’est une vraie qualité.
Merci pour votre travail et de vrais résultats, même si nous avons été en désaccord sur de nombreux points. Nous avons été en accord sur d’autres.
Les méthodes n’ont pas plu apparemment, au vu de tout ce qui a été fait. Et toutes les villes n’ont pas basculé à droite non plus. A méditer...
Pour les avoir rencontrés ou écoutés, FXP et Anne Terlez sont des personnes intelligentes et responsables.
Ils devront reprendre le flambeau. Sans trop critiquer, ce ne sera pas facile, et il est logiquement politique de le faire.
N’oubliez pas ceux qui bossent au cœur de la ville et des quartiers. Les élections vont et viennent, et la ville, c’est aux gens qu’elle appartient.
N’oubliez pas l’écologie, non plus. C’est pour demain.
A Rouen, la fusion sans problèmes entre le PS et EELV – qui a réalisé un score de plus de 11% au 1er tour – et PC a permis de reconduire la liste d’Yvon Robert.
Mais Caen, Montivilliers, Fécamp tombent à droite. Plus près de chez nous, Les Andelys passe à droite, avec tout de même un score impressionnant pour le FN. Laure Dael, PS, ne réalise que 22,53% des voix.
Gisors tombe aussi, malgré la figure emblématique de Marcel Larmanou.
Mais ce n’est pas que l’Eure ou la Normandie qui ont basculé. C’est toute la France qui a basculé.
Quelle claque ! Une énorme claque ! Et 155 villes de plus de 9000 hab. qui basculent à droite.
Qu’en penser ? C’est bien sûr une défaite de la politique du gouvernement. Mais pas seulement.
Les électeurs sont adultes et responsables. Il faut accepter la sanction, pas d’autre choix.
Il faut répondre aux gens. Ils n’ont pas fait que voter contre le gouvernement : ils ont dit non à leurs maires. Non à leurs maires de gauche. Sont-ils plus nuls que les maires de droite ? Parfois, oui. Mais à ce point, la gifle magistrale est tout de même une gifle infligée à un gouvernement de gauche qui semble avoir complètement abandonné le peuple de gauche. Le petit peuple. Les petites gens, qui cherchent même des solutions dans les extrêmes qui n’ont que l’exclusion à proposer pour protéger. Comme si on pouvait exclure les problèmes.
Devise shadok : s’il n’y a pas de solution il n’y a pas de problème.
Devise extrême shadok : s’il y a problème, supprimons les gens qui ont des problèmes, il n’y aura plus de problème.
Notre président a entendu les électeurs. Les gens ont voté à droite. Donc ils veulent la droite. Ce sera Valls.
Ce n’est pas un syllogisme, c’est une fatalité.
C’est une adhésion à l’opinion publique, ce n’est pas une réponse. Au delà de la question de l'homme, c'est bien la question de la politique qui est mise en cause. Nous aurons un pacte de solidarité...
PS (post-scriptum :-) Une bonne nouvelle quand même dans tout ça, c’est la victoire de M. Piolle et toute sa liste à Grenoble. Résultat d’un gros travail de fond, d’un énorme travail de chacun et d’aspirations à faire autrement. Merci, Eric. Je te souhaite, comme à chacun, de la réussite. Et à toi en particulier, dans ce game over de la gauche.

“Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage.” Que se passe-t-il à la mairie de Saint-Pierre du Vauvray ?

Quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage. Il faut dire stop !
Comme tout le monde le sait, j’ai démissionné de mon poste de 1er adjoint en soutien aux agents de la collectivité du fait de la pression qu’elles subissaient du maire.
Le conseil municipal du 12 décembre 2012 a été un moment déclencheur.
L’une et l’autre des deux agentes présentes à ce conseil ont refusé de faire un compte-rendu mensonger pour charger Jérôme Bourlet. Tout d’abord pour accuser l’élu d’avoir parlé de l’illégalité des contrats de la CASE, puis pour tenter de faire entrer dans le compte-rendu des propos informels tenus après le conseil municipal. Nono nous en avait parlé ici : controverse et fact-checking en vidéo
En quoi les querelles et les petites attaques politiciennes devraient-elles influer sur le sort des agents de la collectivité ?
Malheureusement, en faisant jouer leur droit de réserve, les deux personnes se sont mises en travers du chemin de M. Loëb, et, apparemment, celui-ci n’a pu le supporter.
L’une n'a pas vu sa promesse d'embauche honorée à la fin de son contrat, et l’autre est carrément menacée de révocation de la fonction territoriale. Et depuis plus d’un an, c’est un ballet de personnels à la mairie.
Est-il si difficile de trouver des personnes compétentes et motivées, ou est-il difficile de travailler avec cette municipalité ?
Comment en est-on arrivés à menacer une personne de révocation, sanction la plus sévère qui existe pour un fonctionnaire ?
Cette personne, je l’avais, ou plutôt nous l’avions jugée très compétente, et ses notes administratives, validées par le maire lui-même, attestaient de la qualité de son service.
Comment se fait-il qu’après ce conseil, elle se soit vue affublée de tant de défauts et ait subi tant de griefs ?
Une phrase me vient à l’esprit : « quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage ».
Ainsi donc, après avoir reproché à la première secrétaire de consulter Meetic sur l’ordinateur commun de la mairie, un ordinateur auquel tout le monde a accès, pour justifier sa mise à l’écart, le même reproche est désormais fait à la seconde secrétaire, au bout de plus d’un an.
Bien sûr, ni l’une, ni l’autre n’allaient sur ce site, que ce soit à la mairie, ni même de leurs domiciles.
Mais ce n’est pas tout : comble de l’absurde, alors que le maire et son adjoint aux finances, M. Schwartz vérifiaient les historiques de la messagerie de cet ordinateur commun, ils ont découvert que la mairie recevait des emails des sites « la-petite-fouine » et « funnymel ».
Qu’en concluent-ils ?
  1. D’une part que l'agent de la collectivité utilisait régulièrement l’outil informatique de la mairie pour des besoins personnels et intimes. C’est faux, bien entendu, et je trouve, insultant.
  2. Et d’autre part, ces as du bricolage informatique ont conclu que l'agent de la collectivité avait procédé à l’installation d’un logiciel publicitaire intitulé « funnymel et partenaires » et utilisé ce logiciel pour renvoyer des mails adressés en mairie, avertissant que l'agente était en congés et traiterait les courriers à son retour, et comportant un message publicitaire.
A ces bricoleurs du dimanche de l’informatique, une explication s’impose : « funnymel » n’est en aucun cas un logiciel de renvois de mails. C’est un site d’envoi en nombre, de ceux qu’on trouve tous en masse dans ce qu’on nomme nos spams, ou nos pourriels.
N’importe qui peut abonner n’importe quelle adresse mail, comme celle de la mairie, qui recevra des publicités dans les boites mail. Tout comme « la-petite-fouine ».
L'agent de la collectivité avait juste voulu rendre service aux usagers en envoyant un mail automatisé à toute personne qui avait besoin des services de la comptabilité pour les prévenir de son absence, et du fait que les demandes seraient traitées dès son retour.
Pour cela, elle a utilisé les services du fournisseur d’accès internet de la mairie : orange. Et non "funnymel", comme l'affirme le maire.
Et jamais cela n’a bloqué les mails de la mairie. Tout au plus cela envoyait un message à l’intention des usagers, mais tous les mails arrivaient à destination, et n’importe qui pouvait y répondre sur n'importe quel ordinateur de la mairie.
Le maire affirme qu’elle n’a jamais contesté ce grave manquement constaté par huissier (les spams de funnymel reçus en son abscence), alors qu’elle ne fait que dire qu’elle ne connaissait simplement pas ce funnymel.
Le maire juge qu’elle a usé de procédés nuisant gravement au fonctionnement du service public de la mairie et à son image. Cela rappelle d’autres procédures, ou procès intentés par le maire.
Mais ce qui nuit à l’image, c’est l’incurie qui règne. Et l’amateurisme.
On ne vire pas, et pire, on ne révoque pas des fonctionnaires parce qu'on est soi-même incompétent en informatique ? Alors...
Mais quoi d’autre dans les raisons d’une telle sanction ?
Pas des moindres, en apparence : délit de faux en écriture publique et prise illégale d’intérêt !
Quoi ? Elle aurait volé de l’argent, et falsifié la comptabilité ? Allons, allons, pas si vite...
L'agent de la collectivité aurait falsifié des factures pour camoufler le vol de marchandises. Sauf qu’il s’agit de cadeaux publicitaires gratuits : des tasses, des sets et autres cadeaux gonflables en provenance de Chine sans doute, et des bonbons… que se partageaient tous ceux qui étaient à la mairie, s’ils en voulaient.
Des gadgets à deux francs six sous, dont l'agent de la collectivité affirme que c’est l’ancienne secrétaire de mairie à la retraite, toujours en place, qui lui avait demandé de rayer en noir, ce qu’elle a fait.
Mince ! Elle aurait mangé, comme d’autres, des bonbons offerts ? Quelle affaire ! Cela mérite effectivement la révocation. Et bien non, d’ailleurs, ni même une sanction.
Mais… formellement, le maire estime qu’il s’agit d’un défaut de probité. De délit de faux en écriture publique. Et de prise illégale d’intérêt !
On aurait piqué les bonbecs du maire ?
Quoi encore ?
L’agressivité ! On sait tous ici que notre maire est un maître du zen, et les agents de la collectivité de dangereuses terroristes en puissance. Soyons sérieux.
Qui est LE chef ? Celui qui ordonne, celui qui fait peur, celui qui utilise les spots lumineux dans les yeux, qui utilise un mégaphone ? Les agents de la collectivité, que je retrouvais en pleurs en dehors de la mairie ?
Alors le maire fait des questions auxquelles répondent une secrétaire de mairie et l’adjoint aux finances, M. Schwartz, sous contrôles d’huissier (sommations interpellatives, que l’on paye) :
Et là, M. Schwartz, l’adjoint de M. Loëb, reproche à l'agent de la collectivité d’avoir fait preuve d’un comportement anormal une fois, alors qu’elle était au téléphone dans son bureau en affirmant qu’elle lui a fait signe de la main pour s’éloigner.
Alors, une fois seulement ? Et peut-être que même avec les usagers, lorsque ceux-ci font part de leurs difficultés, de leurs problèmes de santé, de leurs problèmes financiers, ceux-ci ne veulent pas forcément être entendus par tout le monde ? Il y a tout de même une déontologie et une éthique à respecter. Sauf à dire que M. ou Mme machin est en train d’écouter ?
M. Schwartz reproche même de n’avoir pas aimé la une de couverture que l'agent de la collectivité avait réalisé et souhaitait proposer pour le journal communal (arrivé… un an en retard, mais de la faute à qui ?).
Plus rien ne va à la mairie, qui se retrouve parfois fermée, et qui accuse-t-on ? Les petites mains. « C’est pas ma faute, c’est la faute au personnel. »
En attendant, il y a de la souffrance au travail, et ce n’est pas nouveau, et il y a négligence dans le service public pour les usagers. Stop !
Jorge Pinto, ex-premier adjoint

Lettre à Monsieur le Président de la République, la République exemplaire et le TSCG

Monsieur le Président de la République,
Je vous ai écouté ce soir, lorsque vous vous êtes adressé à tous nos concitoyens, dont je fais partie.
Je ne vais pas vous tutoyer comme un simple camarade ou militant, je vais vous vouvoyer parce que vous êtes le Président de notre Vème République. Nous sommes égaux, surtout certains. Nous avons pu être camarades pendant la campagne. Je ne crois pas avoir eu l'occasion et l'honneur de battre le pavé directement à vos côtés, pour les combats sociaux ou pour réclamer la sortie du nucléaire. j'ai eu l'occasion de côtoyer certains de vos camarades, aux termes d'un accord entre écologistes et socialistes et au cours d'une campagne où l'on a connu le meilleur, comme le pire. Pas de chance localement, car dans notre cinquième circonscription, nous avons connu le pire. Mais aussi des meilleurs, merci Martine et les militants PS qui ont vraiment bossé.
Les écolos et les socialistes sont donc devenus partenaires pour entamer une transition écologique de la société, pour s'engager dans la transition énergétique, en faisant passer la part du nucléaire dans la production d'électricité de 75% à 50% à l'horizon 2025, et en oeuvrant pour rénover le logement socialement et énergétiquement. C'est un compromis.
Vous avez été candidat, vous êtes désormais Le Président. Je vous ai écouté ce soir, et je comprends que vous soyez très attentif, sinon atterré par les chiffres du chômage en France. Et que vous souhaitez que la crise permanente dans laquelle nous vivons connaisse une accalmie. C'est le voeu de la plupart des français. Mais ce n'est pas la dure réalité.
Comme candidat à la plus haute fonction de l'Etat, vous aviez dit, à propos du traité européen, le TSCG : "Le traité en l'état ne sera pas ratifié par la France".
Je ne vous ai pas entendu en parler ce soir, peut-être ai-je manqué d'attention.
Vous nous avez dit que la maîtrise de la dette était indispensable. Elle le reste.
Vous avez mis des conditions pour signer ce traité : "la création d'eurobonds, non pas pour mutualiser les dettes, mais pour financer des projets industriels, d'infrastructures dont les Etats détermineront l'ampleur", "la création d'une taxe sur les transactions financières avec les Etats qui en décideront", "la libération de davantage de possibilités de financements de la Banque européenne d'investissement", "la mobilisation de tous les reliquats des fonds structurels européens aujourd'hui inutilisés" pour accompagner des projets "qui auront des retombées sur les entreprises".
En outre, "la BCE devait pouvoir intervenir en premier et dernier ressort auprès des Etats".
Vous êtes désormais Président de la République, Monsieur le Président. Nous sommes bien loin du compte, Monsieur le Président. Car ce traité reste en l'état où vous le combattiez lorsque vous étiez candidat à l'élection et que les françaises et les français ont voté pour vous.
Je n'ai pas vu ce qui dans nos comptes ou nos prévisions de croissance peut laisser croire que nous échapperons aux sanctions automatiques qui s'appliqueront aux pays qui ne respecteront pas là règle "d'or".
Mais c'est vous, Monsieur le Président, qui êtes à la tête d'une armée de spécialistes.
Ces experts sont à même de vous avertir du risque d'une récession qui risque d'être longue et douloureuse. Le cas des pays européens à qui on a apporté des remèdes lourds doit nous alerter.
Parmi notre peuple, beaucoup doutent de la possibilité de respecter les promesses électorales, dont l'embauche de 60.000 enseignants, en même temps que le redressement économique, la transition énergétique, le logement, la sécurité pour tous, la lutte contre le dérèglement climatique, la sauvegarde des acquis sociaux, la retraite...
Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, avait annoncé l'objectif d'un retour à l'équilibre budgétaire en 2017, lors de son discours de politique générale. Nous devons donc réduire le déficit public à 4,5 % du PIB cette année, 3% en 2013 avant d'atteindre cet objectif de 0% en 2017. L'hypothèse de croissance était surestimée.
C'est encore le Premier ministre qui a annoncé qu'il fallait réduire "un peu" l'hypothèse de croissance prévue pour le budget 2013, fixée à 1,2%.
Ce soir, vous l'avez réévalué, à 0,8%. Je crois me rappeler, contredisez-moi, qu'un dixième de pourcent correspond à peu près à 1 milliard d'euros. Que des économistes que vous jugerez trop pessimistes, d'autres les jugeront trop optimistes, estiment ce chiffre trop élevé, 0,5% serait plus juste si la situation ne s'aggrave pas.
Cette réévaluation, entre 0,8 et 0,5%, nous laisse-t-elle un espoir de remplir les engagements du traité, autrement que par la douleur, le chômage, et toujours plus d'inégalité ? Nous sommes certes tous égaux, mais beaucoup le sont moins que les autres.
Alors pourquoi ne pas demander au peuple son avis sur un tel traité, Monsieur le Président ? Le peuple est-il devenu idiot et incapable de choisir son destin ?
Le peuple a voté pour la renégociation du traité en votant pour vous, Monsieur le Président de la République. Vous changez d'idée. Vous êtes heureux de constater qu'il n'y a pas besoin de changer la constitution pour le signer. Ni de modifier le traité que l'on ne peut ratifier en l'état.
Mais avons-nous changée d'idée, nous les gens, les citoyens ?
Modestement, Monsieur le Président de la République, comme simple citoyen, je vous soumets une idée que j'ai eu, et qui pourrait ravir à plusieurs égards votre ministre du redressement productif :
Le non-remplacement d'un Président de la République sur deux à l'issue de votre mandat.
Je ne veux pas caricaturer en disant qu'il suffirait de vendre "Air Pizza One", l'avion présidentiel, pour payer quelques milliers de SMIC annuels, ou de récupérer au profit du redressement productif ou de l'écologie le fastueux budget élyséen.
Je vous rends grâce de votre projet de loi d'interdiction de cumul des mandats. Ce sera une vraie évolution déjà.
La marche de l'Europe ne peut s'arrêter maintenant. Notre avenir, nous allons le construire au sein de l'Europe. Y a-t-il d'autre choix démocratique que le fédéralisme ?
Force est de constater qu'il y a un vrai problème démocratique dans le fonctionnement européen, celui des États nations, et aussi celui de la décision de sanctions envers les États lorsque les sanctions économiques sont administrées alors qu'aucun budget fédéral n'existe encore. Et que les décisions sont incompréhensiblement prises par des commissions auxquelles personne ne comprend rien.
A-t-on mis la charrue avant les boeufs, Monsieur le Président, lorsqu'on signe en traité de stabilité sans se donner les moyens de quelque péréquation, sans se donner d'investir et de s'investir pour réaliser notre mutation politique, économique, écologique, sociale, et solidaire ?
Peut-on faire avancer l'Europe sans que le fonctionnement de celle-ci ne devienne transparente et contrôlable par le peuple ?
Vous avez parlé de patriotisme, Monsieur le Président. Patriote c'est faire confiance au peuple qui gouverne. A travers vous, puisqu'il vous a désigné. Et aussi pour un programme qui lui est apparu préférable.
Sans vouloir vous fâcher, Monsieur le Président, peut-être l'assentiment du peuple est nécessaire sur le traité. Comme il le sera pour d'autres sujets. Le peuple gouverne.
Sans doute, notre société doit évoluer, comme nos institutions.
Nous serons à vos côtés parce que nous sommes le peuple, tant que vous restez aux côtés du peuple, que vous lui donnerez la parole, que celle-ci sera entendue, et que sa volonté sera respectée.
Je vous souhaite, Monsieur le Président, et je nous souhaite à tous de la réussite et de la solidarité.

Le 22 avril, c’est le Sarkozy-day : cela risque d’être un gros “Dégage !”, à la française… par les urnes !

Nicolas Sarkozy a été un non-sujet pour moi durant toute sa mandature, tout couvert qu'il était par la presse, la télé, les billets des blogueurs, chacun de ses mots et de ses gestes faisant l'objet d'un couverture médiatique telle qu'on n'avait jamais connu ça en France. Tellement couvert, que tout ajout de commentaire de ma part aurait été superfétatoire.
C'est pourtant l'heure d'écrire un billet, car le sujet risque d'être décalé dès lundi matin...
C'est un rejet massif du président-candidat auquel on assiste en ce moment. Rejet de la rue, celle qui ne commande pas, rejet des électeurs qui ont cru, rejet du peuple.
Et tout l'entourage assiste au naufrage de sa campagne, le château s'écroule autour de son candidat "naturel" à quelques jours du scrutin. Le candidat le dit : "Cette campagne de 2012 est ma dernière". C'est le chant du cygne de la carrière politique de Sarkozy. Cette dramatisation du débat politique autour de lui-même et de son image, qui est une sorte de référendum, "votez pour moi, sinon je disparais", a-t-elle une chance de fonctionner ?
Rien n'est moins sûr. Le sort de cette élection semble bel et bien plié, les cartons se préparent...
Les élections pas encore passées que les premiers règlements de comptes font déjà la délectation de la blogosphère : Chantal Jouanno qui avoue des opposition violentes avec le président, tant au ministère de la santé et des sports qu'à l'écologie.
"Il m'avait alors trainée dans la boue", dira-t-elle. Sur les sujets qui l'opposent au président, "les plus violents ont été sur les questions écologiques. Tout le monde le sait c'est de notoriété publique"
Les rangs serrés de ce qui reste de la majorité crient au scandale. "Coup de poignard", défaut de loyauté, comportement incompréhensible.
Le fait qu'une seule sénatrice UMP avouant ses oppositions passées avec le président fasse souffler un tel vent de panique au sein de toute la majorité en dit long sur le climat qui pèse à l'UMP.
Mais ce "coup de poignard" n'est pas la seule défection dans la majorité : Martin Hirsch et Fadéla Amara apportent leur soutien à François Hollande. Et les noms d'oiseaux fusent là encore : "Ni pute, ni soumise... mais un peu quand même", dit le chef de cabinet adjoint de Nadine Morano, avant de s'excuser. Christine Boutin twitte "Fadela, tu me fais honte." "Quels opportunistes", a dit Rama Yade, avant d'ajouter "ce qu'ils font est dégueulasse."
Pendant ce temps, des députés UMP fustigent l'équipe de campagne de leur candidat, mais cela n'est rien à côté du clan Chirac qui vient à Vincennes soutenir leur candidat : François Hollande !
Il y a encore peu, Nicolas Sarkozy était prêt à se réconcilier avec Dominique de Villepin au nom de l'unité nationale.
Camouflet de l'ex-premier ministre, le clan villepiniste affiche un soutien sans faille au candidat socialiste en choisissant de voter utile dès le premier tour pour François Hollande.
Corinne Lepage, ex-ministre de droite, rejoint Hollande, et Bayrou, qui aurait pu être pressenti comme possible premier ministre du de l'ex-futur gouvernement Sarkozy de l'après 2012 a répondu :"L'idée que je pourrais me prêter à ce genre de manoeuvre est une idée de gens qui ignorent absolument quel est mon parcours politique et au fond, je vais employer un grand mot, ma vérité personnelle".
Six anciens ministres, donc, rejoignent le camp Hollande. D'Eric Besson, point de salut à gauche : François Hollande lui prédit d'ores et déjà un triste destin. "Vous savez, un destin de traître, ça vous suit toute votre vie. Vous portez l'étiquette jusqu'au bout !", a dit le candidat socialiste du transfuge du PS.
Six anciens ministres du gouvernement, ce n'est pas encore l'exode, mais ça commence à ressembler à une agence de voyage...
Cela signifie également que l'UMP se droitise encore. C'est le PS et le candidat Hollande qui fait figure désormais d'union nationale. Lorsque Marine Le Pen évoque le vote utile aujourd'hui, elle en appelle aux électeurs de l'UMP, en envisageant un 21 avril à l'envers, évoquant la déconfiture du parti aujourd'hui majoritaire.
Il ne reste plus à Nicolas Sarkozy qu'à agiter le chiffon rouge de l'hégémonie du PS, qui sera majoritaire à tous les échelons de nos institutions dans le cas d'une victoire probable du candidat Hollande. Et d'hésiter entre les conseils d'Henri Guaino pour aller chercher les électeurs au centre, et ceux de Patrick Buisson pour aller chasser sur les terres du FN. A l’extrême droite, les votes des électeurs risquent d'être très disputés.
Claude Guéant, lui, n'envisage pas l'hypothèse de la défaite (sic !). On ne peut envisager une seconde que cet homme de confiance de Sarkozy n'ait pas un peu le sens du vent. Sarkozy qui sent la vague doit tourner le dos à la plage ? Il reste que dans l'hypothèse réfutée de cette défaite, Claude Guéant estime qu'il serait impératif de renforcer l'unité du parti. La tâche ne sera pas mince !
En attendant la réponse de Bayrou dans l'entre deux tours, cet arc républicain qui ira peut-être du centre au front de gauche ne donnera pas lieu à un gouvernement d'union nationale, Hollande ayant déjà annoncé que la victoire, qui risque d'être écrasante, sera socialiste. Au delà des mots, la réalité sera sûrement plus nuancée.
Oui, la gouvernance entière du pays sera entre les mains du PS : gouvernement, Sénat, régions, départements et les communes les plus importantes seront sous contrôle d'un même parti. Reste l'Assemblée Nationale à conquérir après l'élection présidentielle.
L'effet quasiment mécanique induit par le calendrier législatif introduit par Jospin donne la victoire jusqu'à lors au gouvernement élu la majorité absolue au vainqueur. Est-ce une situation souhaitable, pour le parti vainqueur même ?
On ne peut se faire le chantre de la 6ème République et concentrer entre les mêmes mains tous les pouvoirs. Au-delà de cela, le gouvernement prend un bail de cinq ans. Dix si tout va bien pour eux. Il faudra des années pour résoudre la crise de notre pays, la crise européenne et adapter notre société aux nouvelles conditions du monde. Un monde ou l'épuisement des ressources nous conduit de plus en plus à vivre la pénurie. Le PS prendra-t-il le risque de décevoir seul les espoirs des électeurs qui vont compter sur les vainqueurs pour les sortir de leurs soucis du quotidien : précarité, chômage, pauvreté, logement, dette, augmentation des matières premières, santé, inégalité territoriale, inégalité selon l'âge... Et il faudra répondre à des exigences au niveau de l'Etat et de l'Europe pour ne serait-ce que respecter les promesses. Proposer le changement, ce n'est pas seulement proposer de changer les personnes en place. Les enjeux sont énormes. Redresser la France, rétablir la justice, redonner de l'espoir aux nouvelles générations, rétablir une République exemplaire et redonner une place prépondérante à la France dans le monde, sans partager les responsabilités ?

Quelles sont les causes du désamour, voire la détestation, du peuple français envers son président de la République ?

D'abord, il y a le style. Résolument moderne, à l'image d'une icône américaine, Nicolas Sarkozy a effacé l'image d'un autre temps de "roi fainéant" qu'a pu représenter Chirac pour la plupart des français.
Mais, même avec cette image de roi fainéant, même avec un nombre conséquent de gamelles accrochées à ses basques, Jacques Chirac a pour lui une petite part de compréhension ou d'amitié, de reconnaissance presque familiale de nombre de français. En gros, on sait ce qu'il traîne - ces affaires qui font pschiiit, et auquel il peut échapper, avec la compréhension de tous, du fait de son état médical. Le côté "tête de veau", qui boit sa bière sans se préoccuper de l'image publique, super-menteur mais on le sait, les français l'admettent.
Pourquoi ne l'admet-on pas de Sarkozy ? A mon idée, mais c'est la mienne propre, c'est que Chirac est un être plein et entier, gonflé d'ambition au début de sa carrière politique, il l'a terminée en cherchant la reconnaissance des gens. Peut-être même voulait-il laisser une empreinte dans le coeur des gens. Et Chirac était un être entier, même s'il est ou était complexe.
Sarkozy, lui, donne une image beaucoup plus complexe, voire schizophrénique. La différence tient à ce que le président s'est entouré de proches conseillers, dans lesquels il a une entière confiance.
Nicolas Sarkozy change donc de comportement selon qu'il est lui-même, qu'il suit les conseils de Guaino, de Buisson, de Guéant, et plus récemment de Carla, son épouse. Ou d'autres encore. On se retrouve avec un langage changeant, des attitudes et des décisions changeantes.
Cela vaut pour la forme : du "ta gueule pauv' con" ou "descend si t'es un homme", aux formes plus élaborées de langage, où la France est une civilisation à part entière, bonne colonisatrice, qui apporte la bonne parole à des peuples sans Histoire.
Cela vaut sur la fond : je pense avant tout au Grenelle de l'environnement, ou tout un peuple a suivi le débat, avec des désaccords, certes, mais un moment où Borloo est devenu le chouchou des français, où l'attention de la planète s'est tournée vers l'Europe, et la France. Jusqu'à ce que... "l'environnement, ça commence à bien faire !" C'en était donc terminé de l'attention de l'international sur la France, du consensus global autour des sujets majeurs sur les avenirs possibles de la planète, ce sera comme les lobbies le demandent, du pognon à court terme et aucune solution pour les générations futures.
Mais si on regarde depuis le début de la mandature, nous avons eu la proposition d'une France de propriétaires. C'était la proposition majeure de du candidat Sarkozy en 2007, celle qui a fait voter des électeurs confiants, confiants dans les subprimes. Dont ils ne connaissaient pas l'existence encore, ni les effets dévastateurs ensuite. Ils payent encore.
Il y a eu la promesse de la croissance, mais celle-ci s'est effondrée. En bonne partie pour raison de subprimes, mais pas seulement. Bilan aujourd'hui, 1 million de chômeurs en plus. Bien sûr, il y a la crise, mais celle-ci est durable, et la croissance que le candidat allait chercher avec les dents, elle n'est pas là. Et il y a peu de chances qu'elle revienne, au moins avant de nombreuses années.
Il y a bien sûr l'ISF et le bouclier fiscal auquel tout le monde pense dès que l'on pense à l'UMP. Objectif affiché, faire rentrer les riches en France. A ce que je sache, les tennismen, les footballeurs qui jouent en équipe de France, ils sont bien français là, n'ont pas regagné leurs pénates fiscales. Des entrepreneurs cependant sont rentrés, pour être plus efficaces et s'éviter des transports fastidieux. Mais on voit bien que pour la droite comme pour la gauche, le bouclier fiscal est plié, comme l'est le sort des élections d'après-demain.
Pourtant, pour faire revenir les riches, la solution n'est pas seulement à l'échelle du pays, elle est à l'échelle européenne. Mais de construction européenne, point de salut. La construction s'est arrêtée, pire, c'est la déconstruction et du détricotage qui a été fait. La crise des pays du sud, sans aucune péréquation, a permis aux spéculateurs d'attaquer les pays européens les uns après les autres, et c'est toute l'Europe, l'euro, les banques européennes qui se retrouvent sous l'épée de Damoclès.
Pas plus d'Europe pour la défense, où le choix du bouclier de l'OTAN a fait capoter toute volonté de bâtir une défense européenne et une politique extérieure européenne.
Sur le fond, comme sur la forme, les corps intermédiaires, et principalement les syndicats, ont été la cible du candidat. Mais pas seulement les syndicats, car aux manifestations monstres qui ont eu lieu, le gouvernement a répondu que ce n'était pas la rue qui gouvernait. Point, pas de négociation et pas d'écoute même. Des victoires comme celles-ci sont annonciatrices de celle d'aujourd'hui. A des électeurs à qui il avait promis de travailler plus pour gagner plus, et les mêmes électeurs qui avaient adhéré à cette promesse sont les déçus d'aujourd'hui. Ils ne gagnent pas plus, mais beaucoup ne travaillent simplement plus.
Sarkozy, candidat du pouvoir d'achat, n'a pas permis d'augmenter ce pouvoir d'achat. Par contre la dette du pays a explosé. Comme les dettes des Etats occidentaux, reconnaissons-le. Faute à la crise ? On peut continuer sur les promesses non tenues. Sur le logement, catastrophique, le plan banlieues, oublié, le chômage devait être inférieur à 5%, selon les promesses. La crise a bon dos, il n'a cessé de progresser. Catastrophe ! Et sur les jeunes, les femmes et les seniors. "S'il ne parvenait pas à réduire le chômage, ils diraient : j'ai échoué, et c'est aux français d'en tirer les conséquences." Dont acte.
L'union méditerranéenne avec ses partenaires de l'époque, Bouteflika, Ben Ali, Moubarak, El Assad a tourné au bain de sang, et l'image de ministres qui sont en voyage d'affaires. Lors de la révolte tunisienne, l'image de la France qui se tait, d'abord, puis condamnait du bout des lèvres la répression, et proposait une aide policière à l'ancien dictateur n'a pas aidé à faire briller la France à l'international. Que dire de l'image de Michelle Alliot-Marie utilisant le jet personnel d'un membre du clan Ben Ali pour aller régler des affaires privées alors que le printemps arabe avait commencé. «Comme des millions de Français, je vais en Tunisie. Voilà tout !» Khadafi campant dans les jardins de l'Elysée a laissé un goût très amer dans les mémoires des français, et dans leur image.
Et puis, c'est un style, qui se voulait plus moderne, à l'américaine, lunettes de soleil, bling-bling, goût de l'argent et du pouvoir qui passe mal chez nos concitoyens. La rolex à ouette mille euros, air pizza one, les meetings en ville qui les vident de leurs habitants pour les remplacer par des militants UMP. Des symboles avec l'augmentation des indemnités présidentielles, les yachts, les vacances en Egypte, et surtout, l'hyper-président qui colle à l'actualité au point de se déplacer pour être là dans chaque coin de France où un drame se produit. Les caméras omniprésentes, les journalistes embarqués, les services d'ordre omniprésents, tout cela les français en ont marre. Un peu, c'est moderne, trop, tout le temps, sans pause, les français n'ont peut-être pas besoin de vivre les émotions, parfois sincères, d'un président qui doit aussi avoir une vision. C'est là que le bât blesse, peut-être la vision n'a pas été présente, ou pas partagée. Des fois oui, comme le grenelle de l'environnement, mais pour tuer dans l'oeuf cette vision enfin partagée. Dommage. Cela aurait été un acte de grand homme d'Etat. Mais non. Tout ce travail arrêté en une seule phrase.
C'est plié, l'UMP fait les cartons. Que reste-t-il à Nicolas Sarkozy pour faire rêver le peuple et espérer un nouveau mandat, outre le report massif des voix des électeurs de debout la France ? Il a promis de «réunir les conditions pour que la France organise les Trente Glorieuses du XXIeme siècle.» Les trente glorieuses, pas moins. Nous serons beaux, riches et intelligents, heureux pour les trente ans à venir... On pourrait peut-être éviter d'infantiliser les électeurs avec des promesses intenables.
Il y a un proverbe qui dit : "Trompez moi une fois, honte à vous. Trompez-moi deux fois, alors honte à moi."
Cela vaudra pour tout le monde. Comptons déjà les absentéistes de dimanche comme les mécontents de lundi, et considérons déjà que le parti socialiste devra faire preuve de responsabilité, non pas en attendant une croissance dans les deux ans à venir, mais en changeant notre monde. Ce ne sont pas que les femmes et les hommes que nous devons changer. C'est notre société, c'est notre avenir.
Ils ne pourront y arriver seuls. Les citoyens doivent adhérer et collaborer au changement. Les écologistes doivent enfin participer au débat et aux décisions, tout comme le font d'autres partenaires, comme ces corps intermédiaires honnis, dont les syndicats (MEDEF y compris), ONG, et il faut urgemment tirer les leçons du passé pour ne pas reproduire les mêmes erreurs. Ce n'est pas qu'un style qu'attendent nos concitoyens, c'est une promesse d'avenir tenable. Une promesse tenue.
Après-demain, votez comme vous voulez, mais notre avenir est entre nos mains.

A M. Baroin : des vieilles lunes qui ont conduit les socialistes, par effraction, au pouvoir en 1997

Je vous rappelle à cette élection présidentielle de 2002, et le résultat des scores du second tour :
Jacques Chirac obtient 82,21 %, et Jean-Marie Le Pen 17,79 % des suffrages exprimés. Avec 720.319 voix exprimées de plus par rapport au premier tour, soit une progression de 15 %.
N'est-ce pas là pour beaucoup de français une effraction, et encore, par la petite porte de derrière ?
Il serait juste pour tous les citoyens que les ministres nommés à un gouvernement que les français jugent légitime démocratiquement, avec un président élu selon nos lois, respectent ces mêmes lois et les suffrages des électeurs.
Les respect se perd. Les élections aussi.

Tricards chez Caméra Diagonale !

Il est des blogs que l'on va lire, pour s'informer, pour le plaisir, pour passer aux nouvelles.
On y trouve de l'information sur tout, la high tech, le sport, la couture, le tricot, la pêche, et tant d'autres sujets.
Il y a ceux qui parlent de la politique et de la vie locale...
Parmi ces blogs, quelques-uns sont des lieux de discussion. On commente comme on va au troquet. Philosophie de comptoir ? Que nenni : on cause et on débat. Le taulier du blog, parce qu'il est le taulier, fait un peu sa loi, après tout, la discussion fait suite au billet commis. Mais si l'on va dans ce troquet, c'est aussi du fait de l'impartialité, ou de la partialité, du taulier. il surveille mais les débats le dépassent, ça devient un lieu public et citoyen.
Parmi ces blogs, il y a dans l'Eure voie-militante, qui a fait couler beaucoup d'encre dans les fils de commentaires (j'en profite pour recommander le billet paru aujourd'hui par Guillaume Blavette, un militant de sortir du nucléaire, qui s'explique sur les raisons de sa démission de son poste d'administrateur, et qui veut que le mouvement anti-nucléaire en France soit refondé. Mais je m'éloigne de mon sujet...).
Denis a jeté l'éponge. Souhaitons-le : s'il abandonne pour l'instant, personne ne saura lui retirer le droit de revenir agiter nos consciences. Pas la peine de venir lui dire d'arrêter d'être présent, sous prétexte qu'il a renoncé à bloguer de façon citoyenne. Le blog reste collectif, de toutes façons. Espérons que les débats parfois ardents, perdureront.
Il y a caméra diagonale dans l'Eure. Ce blog se veut intransigeant, sans parti pris partisan, tenu qu'il est par un journaliste. Nous avons tous reçu nos leçons de bloging par le taulier. Bon. Respect, tout ça. Il a été journaliste et ses sujets valent le détour pour qui s'y intéresse. Soupe au lait ? Soit. On ne rigole pas avec le PRG, et José et Franck Mart.. Tulipe sont là pour nous recadrer sévèrement. Il n'y a pas mort d'homme (même pas de rire). Prenons donc cela à la légère : il ne s'agit que de mots, et ils sont parfois bons.
Et puis il y a eu ce billet, où je suis devenu tricard, tout comme Jérôme Bourlet qui a voulu corriger une erreur.
On y lit, à propos du nucléaire : "[Hollande] souhaite une réduction de 25% sur 20 ans." Plus loin : "[Hollande] a été élu au second tour avec plus de 56% et EELV semble s'asseoir sur ce résultat." Et enfin : "Aujourd'hui, Madame Joly exige du candidat socialiste qu'il prenne en compte la position de EELV, à savoir une sortie immédiate du nucléaire. C'est techniquement impossible."
Enfilées l'une après l'autre, voici trois belles perles qui ne sont qu'erreurs ou duperie.
  • M. Hollande n'a pas promis une réduction du nucléaire de 25% sur 20 ans. Il a promis de réduire la part de l’électricité nucléaire de 75 % actuellement à 50 % d’ici à 2025. Soit de 25 points sur 14 ans.
    Réduire de 25% la part du nucléaire sur 20 ans reviendrait à avoir 56,25% de nucléaire en 2031.
  • François Hollande a été élu aux primaires PS. Sa légitimité est incontestée chez les écolos, comme chez les autres partis de gauche et de droite, pour être candidat de son parti.
  • EELV demande d'acter maintenant sur une sortie du nucléaire. Pas de sortir immédiatement. On ne peut pas. Aussi est-il urgent d'acter la sortie effective, et d'établir un calendrier pour une sortie.
C'est en ce sens que j'ai répondu par voie de commentaire. Caméra diagonale parle à tort et à travers.
De son côté, Jérôme a également répondu, pour indiquer qu'il ne s'agissait pas d'une sortie immédiate, mais son commentaire a été tout autant censuré que le mien. J'ai d'abord pensé à un retard, puis à un bug sur les commentaires. J'ai attendu...Mais les commentaires continuent à être publiés, comme les billets. Pas de bug non plus. Voici donc la teneur de mon commentaire :
Je continuerai à aller visiter ce blog. Il est très intéressant, c'est indispensable pour la vie locale. Mais je verrai d'un autre regard le point de vue journalistique de l'auteur. Je relève ici les erreurs, je les fais parvenir, et le commentaire n'apparaît pas. Le billet n'est pas plus corrigé. Je prends acte. Caméra diagonale est un bon blog. Pas au-dessus des partis, il fait partie des blogs politiques. Engagé, et de parti pris.
Je publie donc ici mon commentaire. Ici, au moins, M. Alcala ne peut pas en empêcher la publication.

La gueule de l’emploi, un document au coeur d’un cabinet de recrutement

Une journée au cœur d'une session de recrutement collective, qui devait mettre en lumière les méthodes modernes du GAN, du cabinet de recrutement RST Conseil, qui se veut sûrement innovant en la matière, et des candidats prêts à (presque) tout pour décrocher un emploi. Pas tous...
Bien sûr, il y a de la posture et des masques, car chacun veut donner une image professionnelle de soi. Le constat est consternant pour tout le monde. Le GAN bien sûr n'a pas compris le risque lié à son image au travers de ce documentaire. La cabinet conseil en recrutement, exposé depuis à la vindicte populaire, et qui ne pensait pas mériter cette violence en retour, du fait de ses méthodes modernes, mêmes si elles restent peu orthodoxes.
Les candidats. Sur le grill, ils s'exposent à la lumière pour mettre en valeur leurs compétences, mais se dénudent en public, mettent à jour leurs failles, et le masque tombe parfois pour révéler l'humain qui est derrière, les cicatrices, et le drame qui se joue pour chacun d'entre eux.
Car il s'agit d'un drame, où la théâtralité de ce huis-clos explose dans le document comme une mauvaise télé-réalité, la violence qui est exercée est profonde et brutale, et pourtant, presque tous les protagonistes semblent l'ignorer, s'en arranger ou s'en satisfaire.
Une cicatrice supplémentaire. Même pas mal.
"La gueule de l'emploi", un documentaire de Didier Cros, diffusé le 6 octobre sur France 2.
Suite à une réclamation, le film n'est plus disponible à l'adresse indiquée.
Il reste visible en VOD, au prix de 2,99 € pour une lecture en streaming disponible 24 heures, ou 3,99 € en téléchargement à l'adresse indiquée dans le commentaire ci-dessous.

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