éducation

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samedi 22 janvier 2011 à 14h30 (Evreux, Rouen) : « L’éducation est notre avenir »

L'éducation est notre avenir

Les principales organisations représentatives du monde éducatif, réunies au sein du collectif « L’éducation est notre avenir », ont annoncé une journée nationale de mobilisations le samedi 22 janvier – au moment de l’élaboration de la carte scolaire -, pour protester contre le budget 2011 de l’Education nationale.
Ce collectif, composé des principales fédérations syndicales d’enseignants (FSU, Unsa Education, Sgen-CFDT), de la FCPE, des lycéens de l’UNL et la Fidl, des étudiants de l’Unef et des mouvements pédagogiques, a envoyé une lettre aux présidents des groupes parlementaires de l’Assemblée nationale et du Sénat, où le projet de budget 2011 est actuellement en discussion.
Le collectif a décidé d’envoyer une adresse à chaque groupe parlementaire dans laquelle il rappelle « la suppression de 60 000 emplois de personnels enseignants et non enseignants » entre 2008 et 2010. Cette adresse en détaille les conséquences « directes » : « suppression des emplois de stagiaires, augmentation du nombre d’heures supplémentaires, baisse du nombre des remplaçants, baisse des crédits pédagogiques, baisse des moyens de formation continue, diminution des moyens accordés aux associations complémentaires et aux mouvements pédagogiques, suppression d’emplois administratifs, réduction drastique des financements affectés au financement des emplois aidés (EVS) ». Le collectif demande aux députés d’agir « lors du débat et du vote du budget pour signifier au gouvernement les conséquences d’un quatrième budget dégradé ». « Il en va de la responsabilité des représentants de la Nation de donner à l’Ecole les moyens de répondre aux défis à relever pour l’avenir de notre pays ». J.J.Hazan président de la FCPE.
« Ensemble, refusons les fermetures de classes, la disparition des RASED, les suppressions de places en maternelle, la baisse des dotations des collèges et lycées, le manque d’ambition du plan Licence à l’université, les réductions de postes et d’options, les hausses d’effectifs dans les classes… Exigeons une véritable formation professionnelle des enseignants sans laquelle les écarts entre élèves vont continuer à se creuser !
Aujourd’hui plus que jamais, notre pays a besoin d’un système éducatif qui s’attaque réellement aux inégalités scolaires et traite la situation des élèves en grande difficulté. D’autres choix pour la réussite de tous les jeunes sont nécessaires afin que l’École remplisse les objectifs d’une École démocratique et ambitieuse. » (extrait du communiqué de presse du collectif « un pays, une école, notre avenir » le 16 décembre 2010)


Violence à l’école !

Violence à l’école !

Une fois de plus le sensationnel va remplacer le fond. En se cachant derrière ce problème le gouvernement efface d’un revers de main les problèmes récurrents de notre système éducatif.

Petit rappel : depuis le début des années 2000 la stratégie éducative ne se place plus au niveau de l’humain (élèves, parents d’élèves, professeurs et personnels administratifs) mais seulement à une vision comptable de fonctionnement. Cette vision a supprimé plusieurs dizaines de milliers de postes d’enseignants, supprimé progressivement la fonction de surveillant fait disparaître du personnel ATOS, bref diminuée le nombre d’adulte dans les établissements.

Pour moi la plus grande des conséquences est la disparition de l’esprit d’équipe qui existait dans les établissements. On ne parle plus de l’individu élève et de pourquoi il poursuit des études, mais du flux de lycéens qu’il faut emmener jusqu’au bac.

Alors quand dans les médias seul le taux de réussite au bac traduit la politique éducative, il ne faut pas s’étonner que la violence soit la réponse faite par des adolescents en situation d’échec.

Comment faire ressortir son mal-être quand on n’est pas dans la norme (le trop funeste 80% d’une classe d’âge au bac) ?

Comment faire partager son incompréhension d’un code si le personnel enseignant se réduit a un gestionnaire de flux ?

Comment découvrir ses motivations et ses interrogations quand l’anonymat devient le mode de fonctionnement de nos établissements ?

Bien d’autres questions se posent, et la réponse actuelle basée sur la répression est bien simpliste et sert à servir la soupe à ceux qui pensent que la concurrence et le bâtons sont les seules mamelles de l’éducation. Une autre vision de l’éducation basée sur la prévention et la remise au centre du système éducatif de l’humain est possible, le conseil régional dans ses compétences en a les moyens et je ne peux que vous conseiller de regarder la vidéo de Philippe Meirieu.

Education : République, je crie ton nom !

liberté, égalité, fraternité...

Manifestation pour l’Education aujourd’hui à Paris : contre les suppressions de postes et la réduction des moyens dans l’Education nationale.

Une manifestation corporatiste ?

Dans mon collège ZEP, les indicateurs sont là : 80% de catégories socio-professionnelles (CSP) défavorisées.

Que se passe-t-il aujourd’hui ? La DHG (dotation horaire générale) pour la rentrée prochaine vient de tomber. Résultat : 56h d’enseignement en moins.

Par conséquent, des choix devront être faits entre les enseignements proposés dans notre établissement.

On envisage alors des scénarios :

  • Une classe bi-langue (hors-norme), avec seulement 2h d’allemand au lieu de 3 prévues.
  • Une seule LV2 proposée en 4ème.
  • Plus de groupe de latin en 3ème.
  • Plus d’enseignement artistique en classe de 3ème d’insertion.
  • Et des effectifs par classe qui atteindraient près de 25 élèves.

Dans de telles conditions, nos élèves seront victimes d’une double inégalité : des conditions d’enseignement dégradées et moins d’offre d’enseignement.

Est-ce cela le service public ? Est-ce cela une école qui respecte les principes républicains : liberté, égalité, fraternité ?

Donner moins à ceux qui ont le moins : une nouvelle définition de l’égalité à la Coluche…

Fadela Amara, au fait, à quand votre Plan Marshall pour les banlieues ?

Pour une politique écologique de la jeunesse : réunion publique le 25 janvier à Evreux

Pour une politique écologique de la jeunesse

à 19 h 30, Maison de quartier de Nétreville,
salle polyvalente, 5, rue Dugay-Trouin,

Avec Claude TALEB,
tête de liste Haute-Normandie Ecologie.

Lycées, Education Populaire, Formation professionnelle :
Une politique écologique de la jeunesse en Haute-Normandie

Etre jeune, cela signifie-t-il devoir se plier à la compétition scolaire, et à la précarité professionnelle ?

C’est au contraire par l’apprentissage de l’autonomie, de la responsabilité et des droits que les jeunes pourront accéder à l’éducation, à la culture et à la citoyenneté, appuis nécessaires pour la transformation écologique dont notre société a besoin.

Intervenants :

- Claude TALEB, Vice-président du conseil Régional,
Tête de liste régionale Haute Normandie Ecologie

- Perrine Hervé-Gruyer, Tête de liste de l’Eure

- Jérôme Bourlet, Jacqueline Fihey, Guillaume Llorca,
candidats sur la liste Haute-Normandie Ecologie de l’Eure

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