L’année 2011 a été l’année des premiers changements. L’année 2012 sera celle des changements pour une autre société.
2011, nous laisse un goût de miel dans la bouche quand nous pensons aux printemps arabes. Mais de ces luttes, nous retiendrons que le changement a trop souvent le goût du sang.
Ce même changement que revendique le mouvement des indignés. Ils dénoncent ce 1% de la population qui, depuis trop longtemps, profite des 99% restant.
Ce changement subi par les japonais, qui après l’accident nucléaire de Fukushima, ont changé leurs pratiques énergétiques. Ils ont compris que l’avenir ne rimait pas avec énergie nucléaire.
En ce début d’année 2012 on ne peut que souhaiter une continuité dans les changements. Des changements à tous les niveaux de notre société, qui ne pourront être réalisés que si chacun et chacune d’entre nous se rend compte de son pouvoir d’action dans la société. Et naturellement en cette année d’élections, je souhaite que nous soyons nombreux et nombreuses à faire le choix de l’écologie politique, seul projet politique qui permettra un changement réel.
Il faut tout changer en 2012. Et comme à toute règle, il faut une exception, il faudra continuer, tout faire, et faire même encore plus cette année, pour empêcher le changement climatique.
Permettez-moi de vous souhaiter, en cette période difficile, de trouver l’amour et le bonheur avec ceux et celles qui vous entourent, pour une année de réussite dans la réalisation de vos projets.
Une réunion publique supplémentaire se tiendra à Rouen le 23 janvier (Halle aux Toiles, 19h-22h).
Suite à la proposition conjointe des groupes EELV d’Ile de France, de Basse et de Haute Normandie, la Commission nationale a accepté le principe d’études alternatives d’infrastructures. Cette étude confiée au cabinet BG, porte sur les améliorations qui peuvent être apportées au réseau actuel à l’ouest de Mantes-la-Jolie et sur le potentiel de la ligne ainsi rénovée.
Il s’agit d’évaluer l’évolution de la fréquence des trains et les gains de temps que pourraient apporter des travaux de modernisation, leurs coûts et les délais de réalisation.
EELV se satisfait que la Commission nationale du débat public (CNDP) ait accepté que ces études complémentaires soient menées afin de vérifier la pertinence de l’alternative qu’ils proposent pour répondre aux enjeux de modernisation et de régularité de la ligne.
Dans le
cahier d’acteur inter-régional d’Europe Ecologie Les Verts, lancé le 18 octobre dernier au Havre, les écologistes revendiquent en effet leur
préférence pour un train du quotidien plutôt que pour la grande vitesse.
Dans le débat public sur le projet LNPN (Ligne Nouvelle Paris Normandie), les élus EELV normands et franciliens se sont démarqués de l’unanimiste ambiant règnant autour du dossier. « La priorité n’est pas de gagner du temps, mais bien d’apporter des réponses aux besoins des usagers amenés à se déplacer quotidiennement ».
Les écologistes critiquent le projet tel qu’il a été soumis au débat et la démarche qui le sous-tend. « Ce projet est une opération de communication politique pour faire bien, pour faire chic, alors qu’on sait qu’il ne se fera pas », a affirmé Cécile Duflot au Havre le 18 octobre. Ils estiment que la facture serait « insoutenable », qu’elle serait répercutée sur l’usager et nécessiterait inévitablement un recours au privé.
Ils assurent que malgré l’ampleur des investissements qui devraient être engagés, les bienfaits restent à démontrer, sauf pour quelques-uns. « De telles lignes n’irriguent pas un territoire mais profitent aux pôles qui sont à chaque bout en laissant un désert entre les deux », prédisait Cécile Duflot.
En résumé, les écologistes estiment que le projet « pharaonique » de ligne nouvelle n’’est justifié que par « l’obsession d’aller plus vite alors que les usagers eux voudraient surtout arriver à l’heure et dans des conditions de confort moins dégradées ». Ils estiment qu’il s’agit d’un projet « dépassé » construit sur « l’imaginaire de la grande vitesse » et fondées sur « les idées de 1980″ plutôt que sur « les problèmes de 2020″.
Les écologistes ne jugent ainsi « indispensable » qu’une ligne nouvelle qu’entre Paris et Mantes-la-Jolie, afin de séparer le trafic banlieue du trafic normand. Pour la plus grande partie de la ligne, ils plaident pour améliorer l’existant, acceptant cependant le principe d’une gare nouvelle à Rouen pour décongestionner ce noeud ferroviaire saturé. Ils assument le fait que, dans leur version, le gain de temps soit modeste (Le Havre se retrouverait à 1h45 de Paris contre 1h15 dans le projet soumis au débat et 2h05 aujourd’hui).
Ils estiment qu’avec cette approche modeste, il sera possible de réduire considérablement la facture, évaluée entre neuf et quinze milliards d’euros, et de consacrer l’argent ainsi économisé à l’amélioration des relations entre les bassins de vie normands et entre la Normandie et les régions voisines. Ils évoquent en particulier la remise à niveau des lignes Caen-Rennes, Rouen-Caen ou encore Bréaute-Fécamp ou Rouen-Dieppe.
La dernière piste prise par l’entreprise est de se dire favorable à une ré-industrialisation du site en production unique de carton.
Un groupe de travail sera mis en place pour travailler sur le scénario d’une future reprise de l’activité dans deux ans, avec 200 emplois à la clé.
Cette solution, ou plutôt ce scénario de solution, permettra certes à Bruno Lemaire de sortir la tête haute avec une solution.
Je doute que ce scénario survive aux élections…
Le 24 novembre, nous nous sommes rendus au salon des maires pour dénoncer l’inaction du gouvernement.
Le gouvernement devait agir sur Metsäliitto, la société mère, en empêchant et dénonçant les filiales de ce groupe. Et qui expose au salon des maire ? Metsä Tissue, filiale du groupe ! Mais où est donc l’action et la cohérence du gouvernement ?!
Je crois que le choix est fait. Tout le monde semble se satisfaire d’entendre le mot « réindustrialisation » de la part de M-Real, alors qu’ils n’apportent strictement aucune garantie de reprise de l’activité. Écran de fumée ?!
Par contre, cela semble passer pour une réponse au manque du livre 2 du PSE sur la non recherche de solution alternative. En clair, on fait capoter la reprise, et on la justifie par une hypothétique ré-industrialisation, qui réduirait la voilure et passerait de l’activité du papier recyclé au carton.
Pour les salariés la possibilité de reprise s’éloigne. L’Etat n’a pas su ou voulu mettre la pression au niveau finlandais pour obliger M-Real à revenir à la table de négociation.
Karima Delli, députée européenne écologiste, membre de la commission de l’emploi et des affaires sociales, pose au parlement européen la question sur la compatibilité du comportement de l’entreprise avec le droit européen à la concurrence :
Une lettre au Monsieur Alumnia, Commissaire en charge de la concurrence, cosignée par plusieurs membres du Parlement européen, vient appuyer cette question (cosignataires : Pervenche Beres, Présidente de la Commission de l’emploi et des affaires sociales du Parlement européen – PSE, Estelle Grelier, Membre titulaire de la Commission des budgets du Parlement européen – PSE, Karima Delli, Membre titulaire de la Commission de l’emploi et des affaires sociales du Parlement européen – EELV) :
La réponse est attendue dans quelques jours…
Jeudi matin, suite à un rendez vous avec l’
agence locale de l’énergie pour la mise en place de familles à énergie positive sur notre commune, je suis passé à la mairie pour demander le prêt d’une salle.
La réponse, je ne la connais pas : sous couvert de démocratie, le maire m’a expliqué qu’il ne pouvait prendre ce type de décision seul (!).
Je me suis fait reconduire, ou éconduire, à la sortie, en m’indiquant qu’il prendrait contact avec l’agence…
Je me permets de rappeler l’urgence de la réponse, car la réunion doit avoir lieu dans les deux semaines.
Je ne veux pas douter de la volonté de notre maire de voir une équipe sur sa commune : il serait surprenant qu’une commune qui a signé la charte d’éco-engagement ne favorise pas ce genre d’initiatives !
Ou comment rendre compliquées les choses les plus simples…
Familles à énergie positive, c’est quoi ?
Des équipes d’une dizaine de foyers se regroupent pour représenter leur village, leur quartier ou leur entreprise et concourir avec l’objectif d’économiser le plus d’énergie possible sur les consommations à la maison : chauffage , eau chaude, équipement domestique.
Chaque équipe fait le pari d’atteindre 8% d’économies d’énergie – protocole de Kyoto oblige ! – par rapport à l’hiver précédant le concours. Le concours se base sur le progrès global des comportements des concurrents : peu importe d’où on part, l’essentiel est de progresser ensemble !
Plusieurs réunions publiques d’informations sont prévues. La dernière s’est tenue le vendredi 4 novembre à 18 h 30, salle Pierre-Mendès-France, à Louviers, et d’autres vont se tenir :
- Le mardi 8 novembre à 15 h à l’Espages de Val-de-Reuil,
- Le mardi 8 novembre à 20 h 30 à La Haye-Malherbe, salle Emile-Lenoble,
- Le mardi 15 novembre à 17 h à la crèche Cascadine (71 rue St-Hildevert) à Louviers.
Le 4 mai 2011, le groupe M-Real annonçait la mise en vente de son site d’Alizay (usine de fabrication de papier).
Depuis de nombreux repreneurs potentiels, que ce soit des groupes financiers ou industriels, ont fait des offres de reprise. La semaine dernière deux offres sérieuses étaient encore sur la table.
Et pourtant hier, mardi 18 octobre, Miko Hellander, PDG finlandais du groupe M-Real, a annoncé le lancement du plan social économique synonyme de la fermeture du site.
Si cette décision se confirme, 330 salariés directs et près de 500 emplois indirects vont ainsi disparaître dans la vallée de Andelle et ses environs.
Cette situation est inadmissible. Elle confirme la dérive financière de l’industrie : toujours et encore cette même vision qui ne prend en compte que la rentabilité à court terme. On ne tient aucun compte du coût social, économique et écologique, sur les court, moyen et long termes.
La Région Haute-Normandie avait pourtant financé une étude qui prouvait la viabilité économique du site. Cette étude soulignait la rentabilité de l’activité de production de pâte à papier à Alizay et montrait que les équipements actuels constituent une excellente base de diversification (production agrocarburants ou de cellulose).
Avec les salarié(e)s, les élu(e)s « Europe Ecologie – les Verts » ont participé à l’élaboration de solutions alternatives proposant une mutation écologique de ce site industriel tout en continuant une fabrication de papier : création d’un pôle biomasse pour l’Axe Seine; installation d’une chaudière biomasse en cogénération (production de chaleur et d’électricité); et mise en place d’une filière de fabrication de papier recyclé par la suite. Des alternatives viables existent donc !
Aujourd’hui cet État, qui fait des discours ronflants sur l’Axe Seine, doit renforcer son action pour obliger le groupe finlandais à vendre. Le travail et les propositions réalisés par les salariés du groupe ne méritent pas pour seule réponse (de l’Etat) : « Amenez M-Real au tribunal, on vous soutiendra ».
Le rôle de l’État est de forcer l’entreprise à vendre. Pour que les emplois et l’activité perdurent !
Jérôme Bourlet
Paroles de traders : deux traders acceptent de témoigner devant les caméras de leur parcours pour sortir de l’enfer de la bourse.
Dopage, combat contre la drogue sont des comparaisons qui viennent dans la bouche de ces deux témoins. Le monde de la finance a totalement décollé de la réalité. L’argent, drogue dure des puissants ou outil de pouvoir ? Les deux mon capitaine !
Pascal Canfin, eurodéputé Europe Ecologie-Les Verts, fait parler les deux traders qui racontent l’évasion fiscale, le blanchiment d’argent, et les mécanismes de la spéculation.
L’un d’eux raconte comment on joue sur les deux positions, en cash et sur les marchés dérivés, pour manipuler les cours des entreprises.
On achète des actions en cash, afin de les revendre pour en faire baisser le prix, et faire les gros bénéfices sur le marché à terme…
Et pourtant, revenu dans la vraie vie, face au médecin ou à l’instituteur, le décalage est tellement énorme que l’un d’eux ne peut se poser que des questions. La première : « Quand on voit qu’une société rémunère mieux la finance que la santé ou l’éducation, je pense qu’on est pas loin d’aller dans le mur ! »
Petite piqure de rappel pour les oublieux :
Nicolas Sarkozy avait fait savoir que les patrons devaient renoncer à leur bonus. il a également souhaité limiter le versement de dividendes aux actionnaires. BNP Paribas, la Société Générale et le Crédit Agricole avaient cependant annoncé qu’ils leur verseraient bien une rémunération au titre de 2008, malgré les appels du gouvernement à « renforcer les fonds propres en priorité ».
George Pauget, président de la Fédération bancaire française, s’était exprimé : « Il ne serait pas logique que les actionnaires qui ont soutenu les banques en temps de crise soient complètement privés de dividendes ».
Le groupe avait alors réalisé un produit net bancaire de 43,8 milliards d’euros. Le résultat avant impôt a atteint 13 milliards d’euros, en hausse de 44,7 %. Un tiers de ces bénéfices ont pu être redistribués sous forme de dividendes.
Au quatrième trimestre 2010, le résultat net de 1,5 milliard d’euros, en progression de 13,6 % par rapport à la même période de l’année précédente fait que la banque se félicite de sa performance marquant « la robustesse » de son modèle et sa « capacité de résistance ». Le résultat avant impôt augmente alors de 57,5 %.
On aurait pu dire « tout va très bien, madame la marquise… »
Et patatras, fin juillet, c’est la SocGen qui s’effondre. Et dans sa chute, les autres banques françaises, victimes de manque de fonds propres, et de leurs investissements. Certes BNP Parisbas tient mieux le choc que le Crédit Agricole – exposé à la dette grecque à hauteur 25 milliards d’euros via sa filiale, Emporiki – ou que la Société générale. Ces deux dernières sont plus directement menacées, on parle d’effondrement possible de la SocGen, et leurs notes ont été dégradées par Moody’s (bien que les notes des sociétés de notation soient mises à caution !). Et si on a vu le cours des actions des banques rebondir, il reste que l’on joue au yoyo avec l’argent des déposants, et au final, avec l’argent public.
Un mur ? quel mur ?
Le débat public sur la ligne nouvelle Paris-Normandie commence le 3 octobre 2011 à Rouen, et le dernier débat est prévu le 30 janvier 2012 à Caen.
Les crises se suivent et les habitudes sont tenaces. Le cycle des crises financières, économiques, sociales et environnementales s’accélère.
Il y a pourtant quelque chose qui reste constant, c’est le mythe d’un progrès permanent. La croissance infinie serait, comme par magie, toujours bénéfique pour notre société. Toujours plus vite, toujours plus grand. Et sans se soucier ni du lendemain, ni de la proximité.
Le projet de la ligne nouvelle Paris-Normandie illustre parfaitement cette façon de penser : si chacun mesure l’urgence d’améliorer le réseau ferroviaire aussi bien pour les voyageurs que pour le fret, le projet mis en débat s’appuie quant à lui sur la légende des effets structurants et des retombées économiques du TGV.
Alors combien d’élus locaux succombent à ses sirènes. La preuve à Vendôme, où seulement 6% de la surface de la zone économique qui devait se développer ont été utilisés. Les espoirs étaient fondés sur les effets structurants de Vendôme-TGV. Il devait y avoir des milliers d’emplois créés, et l’agglomération aurait du gagner 20.000 habitants. Aurait du. Et l’effet d’aubaine aura surtout profité au parking payant qui lui s’est développé.
Aujourd’hui, c’est au tour des élus normands d’échafauder leurs projets pharaoniques, espérant à leur tour des retombées astronomiques…
Comme élu EELV en Haute-Normandie, j’ai une tout autre vision du développement des territoires.
Cette vision, et notre position lors de ce débat, sera celle de l’équilibre, de la proximité. C’est aussi une lutte contre la précarité, et l’isolement social et économique. C’est une vision qui s’oppose au « toujours plus » de la mondialisation néolibérale. Toujours plus, mais plus pour qui ?
Le projet de ligne nouvelle, c’est plus de dix milliards d’euros. De 10 à 15 milliards… Une somme exorbitante pour seulement 2.500 voyageurs par jour qui partent du Havre.
Ce projet, s’il se fait, aggravera la dette des collectivités locales. Au passage, il permettra d’engraisser une multinationale par le biais d’un partenariat public-privé. S’il y a de gros déficits, il n’y a pas de petits profits. Et il s’agit là encore d’une rente qui sera payée, comme la dette, par les contribuables.
Dans le même temps, les projets de proximité – ceux qu’on a vraiment les moyens de réaliser – sont bloqués. En Haute-Normandie, c’est la ligne Evreux-Rouen qui deviendrait impossible à réaliser.
Dans le même temps, le frêt ferroviaire s’écroule : 50% de de wagons en moins expédiés de la gare de triage de Sotteville-les-Rouen depuis 2003.
Ce projet, c’est toute la population qui le paierait. Et sans pour autant pouvoir en profiter !
Ce n’est pas le « toujours plus rapide » que réclament les associations d’usagers. Ce qu’elles réclament depuis des années, c’est la régularité et le confort. Ce sont sont les bases d’un contrat où le train (re)deviendra un moyen de transport désirable, simple, et économique pour nous tous.
Le projet « LNPN», tel qu’il est envisagé ne répond pas aux besoins de déplacement des personnes qui se déplacent pour aller travailler, étudier, voir leurs proches, voyager.
Les élus conscient de l’urgence de la situation se battent pour parvenir à cet équilibre humain avant tout, et également financier.
Pour cela, nous interviendrons dans ce débat pour apporter des solutions rapides et réalisables aux usagers. Et nous demanderons :
- La modernisation du Mantois,
- une nouvelle Gare sur la rive Gauche de Rouen,
- l’amélioration du réseau existant.
Le train, le tram-train, les transports en commun peuvent redevenir les moyens de transport rapides, sûrs, confortables et économiques qu’ils ont été.
Ils doivent être partagés par tous. Pas seulement par quelques décideurs ou cadres aisés, même si c’est la condition qu’ils imposent pour accepter de « descendre en province ».
Les transports, c’est pour tous, c’est pour tous les jours.
Vous aussi, venez participer au débat, et donnez votre avis.
Le débat sera ouvert à Rouen le 3 octobre 2011.
Les réunions locales auront lieu à Caen, le 11 octobre, le Havre le 13 octobre, Mantes la Jolie le 18 octobre, Evreux le 20 octobre,, Saint-Lô le 3 novembre, Rouen le 8 novembre, Achères le 9 novembre, Lisieux le 10 novembre, Dieppe le 15 novembre, Cergy le 16 novembre, Cherbourg le 22 novembre, La Défense le 24 novembre, Vernon le 29 novembre, Houilles le 1er décembre, Bernay le 6 décembre, Val-de-Reuil le 8 décembre.
Des réunions thématique seront organisés sur le territoire :
Aménagement du territoire, à Caen le 13 décembre,
Développement économique, à Rouen le 15 décembre,
Le transport de marchandises, au Havre le 10 janvier
Les enjeux agricoles et environnementaux, à Evreux le 12 janvier,
Le financement, à Paris le 17 janvier.
La réunion de clôture aura lieu à Caen le 30 janvier.
Pour aller plus loin :
Le mardi 3 mai, en réunion de CE exceptionnelle, D. Beauséjour, directeur du sites d’Alizay, a annoncé officiellement que le site était à vendre, et que M-Real, multinationale finlandaise, demandait à tout groupe intéressé de se faire connaitre.
Si aucun acheteur crédible ne se faisait connaître avant fin septembre, M-Real lancera le plan de fermeture du site d’Alizay pour une fermeture définitive en mars 2012…
Quel gâchis. Et surtout quelle dérive de la vision de l’industrie où seule une rentabilité financière pour les actionnaires est recherchée.
Comment expliquer qu’une maison mère laisse depuis plusieurs année un site qui perd plusieurs dizaines de millions d’euros en exploitation, sans orientations stratégiques, sans investissements pour rendre le site plus rentable. Je crois que pour comprendre cette pratique qu’il faut ce tourner vers la fiscalité des grands groupes :
En recourant à des avocats conseils, ces groupes disposent des ressources humaines et financières adaptées pour maîtriser la complexité juridique, et les utilisent à leur profit et « construire » leur taux d’imposition.
Alors, les propos de la maison mère, qui confirme aussi la fermeture des usines de Gohrsmühle et Düren en Rhénanie-du-Nord-Westphalie (Allemagne) où travaillent 880 salariés, pour réorienter le groupe sur l’emballage , nous montre combien il serait utile d’avoir une politique fiscale unique en Europe , nous évitant ainsi de penser que ces fermetures ne correspondent qu’à des opportunités fiscales.
Un retour en 2009 est nécessaire pour comprendre combien la direction de ce groupe n’a jamais crue aux propositions alternatives de reprise proposé par le
collectif pour l’emploi
La solution validée par une étude de 70 000 €, payée par le conseil général de l’Eure et le conseil régional, a conclu que :
- La solution est de rouvrir l’unité de fabrication de pâte et d’y associer d’autres productions comme la viscose ou des agrocarburants de deuxième génération
D’autres potentiels :
- Le site est situé sur l’axe Seine. Cela permettrait, avec la création d’un pôle bio-masse, de fournir la région Ile-de-France et Normandie en plaquettes et pelets. En utilisant le fleuve comme moyen de transport.
- La création d’une chaudière bio masse en cogénération (chaleur et fabrication d’électricité), projet qui a été validé par la CRE, commission de régulation de l’énergie.
- Dans les deux à trois ans avenir, cela permettrait de mettre place d’une filière de fabrication de papier recyclé en installant une unité de désencrage pour retraiter le papier.
Ces solutions ont été balayées d’un revers de main, estimant qu’elles n’étaient pas viables économiquement, par rapport à d’autres projets à bas coûts.
C’est toujours et encore cette même vision qui, ne prend en compte que la rentabilité à cours terme. Sans tenir compte du coût social, économique et écologique, sur les courts, moyens et long termes.
C’est ce que prouve le projet de l’usine d’Uruguay, et son impact sur la forêt primaire d’Amazonie.
Maintenant, que faisons-nous ?
On peut bien sûr attendre que les promesses électorales de Mr Lemaire se réalisent. En 2010, pendant la campagne des régionales il connaissait déjà un repreneur.
Peut-on laisser commettre la suppression de 1800 emplois sur notre secteur ?
Peut-on laisser les recettes des communes baisser, en diminuant de fait les services publics ?
Peut-on laisser un site pollué, et dont la charge de la dépollution retombera à la fin sur les contribuables ?
Peut-on laisser une multinationale s’en aller, alors qu’elle a profité de l’argent public, sans lui demander de rembourser ?
Utiliser du papier qui aura fait le tour du monde avant d’être de finir dans nos tiroirs ?
La mobilisation recommence sur le site. Un collectif de salariés, d’élus, et de représentants de partis politique (EELV, PS, PC et NPA) est déjà actif.
Le collectif a rencontré la préfète et le ministre Lemaire…
A Helsinki, une délégation syndicale a rencontré Mikko Helander, PDG de M-Real. Sans suite.
Le combat reprend ! Rendez-vous le lundi 23 mai à 16h devant le Zenith de Rouen avec le collectif, pour signer la pétition, rencontrer le collectif, et comprendre et défendre la seule solution possible.
Le projet de LGV s’inscrit dans la suite des propos du Président de la République concernant le Grand Paris le 29 avril 2009 et, plus particulièrement, le projet d’Antoine Grumbach(*), visant à faire du Havre, le port maritime du Grand Paris.
« Toutes les grandes métropoles mondiales ont un port », affirme Antoine Grumbach. L’architecte veut rompre avec le développement de la métropole parisienne par cercles concentriques qui risque de conduire à « l’asphyxie ». Dans cette idée, il s’agit de « rapprocher » Le Havre de Paris, distance à parcourir en moins d’une heure via une nouvelle liaison ferrée…
Que l’on soit Eurois ou Seino-marins, nous pouvons constater deux choses :
- l’allongement de nos trajets et de nos temps de déplacements notamment entre nos lieux de vie et de travail
- et le nombre de plus en plus important de camions sur nos routes.
La Haute-Normandie est la première région émettrice de CO2 par habitant en France. 32 % de ces émissions proviennent des transports.
Dans le même temps, les dépenses consacrées à nos déplacements grèvent de plus en plus nos budgets, et le temps du pétrole bon marché est derrière nous.
Cette situation n’est plus tenable si nous voulons lutter efficacement contre les dérèglements du climat et permettre à nos concitoyens de gagner du pouvoir d’achat.
Parallèlement à ce constat, s’ouvre le débat sur le grand paris.
Si on ne peut que soutenir l’idée d’inscrire dans ce projet une vision d’aménagement du département de l’Eure, je m’inquiète de la vision réductrice qui ne consisterai qu’à investir sur une ligne nouvelle pour la Normandie.
Un projet dont le coût total se situerait entre 10 et 15 milliard d’euros, suivant le scénario retenu.
L’ensemble des projets ne répond qu’à une seule demande «la ligne nouvelle Paris – Nanterre – Mantes – Rouen – Le Havre doit mettre Rouen à moins de 45 minutes de la capitale, Le Havre à moins de 1 heure 15, Caen à moins de 1 heure 30 et Cherbourg à moins de 2 heures 30.»
4 scénarii sont proposés :
Des premières propositions, dites «par le Nord», ont été faites, puis écartées. Il fallait tenir compte de la nécessité d’un embranchement vers la Basse-Normandie.
On ne parle alors plus de tracé nord de la LGV : le projet emprunterait la forme d’un «Y» permettant de desservir la Haute et la Basse-Normandie et donc Rouen / Le Havre et Caen / Cherbourg.
Le scénario « sud » : la fourche du Y se situe au nord d’Evreux.
Une option permettrai de relier Rouen et Evreux. Ce scénario est peu convaincant pour les bas-normands.
Le scénario « intermédiaire » :Y à Seine-Eure, nouvelle gare à Bernay.
Ce scénario intéresse particulièrement le CG27, car il solutionne la desserte Rouen-Evreux, sans toucher à la vallée de l’Iton.
Le scénario « normand » : Y à Rouen, avec demi-tour dans la boucle de Seine, au sud de la ville.
Le scénario « havrais » : demi-tour à Rouen et poursuite sur la rive gauche, avant de franchir la Seine sous l’estuaire, pour rejoindre Le Havre.
Les tracés sont proposés. Répondent-ils aux attentes des usagers, aux habitants des bassins de vie de notre région, et au développement des territoires ?
Les associations d’usagers de la ligne le Havre – Rouen – Paris mettent en avant leurs attentes en termes de ponctualité et de qualité de service, plutôt que de vitesse et de temps de parcours.
Les déplacements en train dans notre région se résument-ils aux déplacements sur cette ligne ?
Plusieurs éléments(*) concernant les déplacements domicile-travail semblent donner un avantage au trafic intrarégional par rapport au trafic Le Havre – Rouen – Paris. Cependant des études plus poussées seraient à mener dans le cadre de la préparation du débat public
Comme on le voit ci-dessus, 2.500 voyageurs font la liaison Le Havre-Paris. 8.000 font la liaison Rouen-Paris. Entre Mantes et Paris, le taux d’occupation des trains n’est que de 50%.
En revanche, ce sont 70.000 voyageurs qui empruntent quotidiennement les lignes ferroviaires régionales (TER).
Il suffirait que la SNCF communique plus simplement sur la fréquentation de ces lignes pour permettre aux décideurs d’avoir une vision plus objective. On éviterait :
Il serait utile que les acteurs concernés par les LGV vers l’Est (Reims, Metz) et vers le Centre (Orléans) fournissent un retour d’expérience…
On voit l’intérêt d’une LGV, des trains plus confortables et plus rapides. Quels en seront les impacts négatifs ?
- Un projet qui ne répond pas à la problématique du fret.
- Un projet synonyme d’artificialisation des terres agricoles.
- Un projet qui conditionne tous les autres projets.
En plaçant les réflexions sur le ferré sous le prisme du prochain débat public, le projet de LGV empêche la réalisation d’études et de travaux pourtant décidés par des instances régionales.
Prenons l’exemple de la réouverture de la ligne Rouen–Evreux : Les études en cours ont été suspendues dans l’attente des travaux et conclusions du débat public. Alors même que les enquêtes de déplacements avaient confirmé l’effectivité de la demande, alors même que les premières études pré-opérationnelles étaient inscrites au Budget 2010 de la Région.
- Un coût total aux alentours de 13 milliards d’€ :
La ligne nouvelle entre Nanterre et Epône, complétée par la mise à quatre voies de la ligne existante entre Mantes et Epône, est est évaluée entre 3 et 5 milliards d’€.
La ligne nouvelle entre Mantes et Le Havre est évaluée entre 6/7 et 9 milliards d’€, selon le scénario, les modalités de franchissement et la desserte de l’agglomération de Rouen.
Les sections de ligne nouvelle jusqu’à Bernay sont estimées à plus d’un milliard d’€.
Nous sommes en période de rigueur budgétaire. Durable. Ce projet est proposé au détriment de projet vraiment réalisable, et que l’on peut financer.
Nos propositions :
- Priorité au maillage régional.
- EELV Haute-Normandie rappelle les exigences de maillage démocratique du territoire en matière de transport public ferroviaire. Pour que le train redevienne un moyen de transport désirable et simple pour nos concitoyens, il faut :
- Une réouverture des petites lignes ferroviaires transversales et secondaires,
- une réouverture des petites gares,
- une amplification de la grille « horaires » des TER.
Nous avions déjà pes lignes de notre accord régional de mandature PS / Europe Ecologie 2010-2014 :
- Dans le prolongement de la politique engagée depuis 2004 (augmentation de l’offre, rénovation des gares, achats de nouvelles rames, tarifications solidaires… ), la politique ferroviaire mettra prioritairement l’accent sur l’amélioration des lignes régionales existantes, la création de nouvelles liaisons et le développement du fluvial et du fret comme alternative au transport routier.
- La Région réalisera une étude de faisabilité approfondie sur les réouvertures commerciales, en priorité, des lignes Rouen-Evreux, Breauté-Beuzeville-Gravenchon en collaboration avec les collectivités concernées. Les études de développement des lignes tram-train des agglomérations havraise et rouennaise seront réalisées. »
- Privilégier un développement tangentiel plutôt que radial (choisir des tangentes, plutôt que les tracés en étoile partant de la capitale).
La stratégie de développement privilégiée doit avant tout répondre aux besoins économiques locaux.
Nous préférons l’investissement sur des lignes rejoignant de grandes métropoles, des régions comme Lille, le Centre, … Cela permet à la fois de répondre aux besoins ds usagers haut-normands, tout en offrant des opportunités de développement.
- Entre Paris et Le Havre, investir sur l’amélioration de l’existant.
Face à l’inquiétant désengagement de l’État actionnaire, nous rappelons que la SNCF doit demeurer une entreprise publique et que les lignes secondaires transversales doivent rester d’intérêt national. Or nous constatons que, depuis une quarantaine d’années, la politique de la SNCF est surtout orientée vers les lignes à grande vitesse, les LGV, avec comme conséquence l’abandon, ou en tout cas la déshérence, du fret et des lignes régionales.
Un des résultats de cette politique est l’explosion du coût de gestion du réseau, lié aux multiples transactions et contentieux entre la SNCF et RFF. Pour un billet de train d’une valeur de 100 euros, les droits de péage versés par la SNCF à RFF représentent à peu près 30 euros, ce qui explique en partie la hausse rapide des tarifs de la SNCF depuis 1997.
- Renforcer le fret Paris-Normandie
L’objectif est de créer un axe à haut niveau de service pour les trains de marchandises entre le port du Havre et la grande ceinture de l’Ile-de-France.
La première étape est l’aménagement (renouvellement complet des deux voies) de la ligne Serqueux-Gisors, et la réactivation du raccordement direct de Serqueux.
Pour le trafic généré par Port 2000, il faudrait opter pour une plate-forme logistique dans la boucle de Oissel, permettant un raccordement à ligne ferroviaire vers Etrepagny.
Il faudrait réactiver la ligne et la prolonger jusqu’à Gisors (15km environ). Cela permettrait le raccordement au contournement de l’Île de France.
Le soutien au transport ferré est indispensable en termes de stratégie de lutte contre le réchauffement climatique, et répond à l’objectif de diminution de 20% des émissions de gaz à effet de serre.
Mais imaginer le développement du transport ferré sous l’angle du toujours plus grand, toujours plus vite, toujours plus cher, ne donnerait qu’une vitrine utile à quelques-uns (3.000 usagers/jour) et ne répond pas aux enjeux réels de l’aménagement de notre territoire, et du transfert modal de la route vers le rail.
Les élus Europe Ecologie-Les Verts de Val de Reuil s’inquiètent des rumeurs de fermeture du collège Pierre Mendès France.
Il y a 35 ans, le collège Pierre Mendès France a été construit sur le modèle d’un collège ouvert sur la ville, dans l’idéal d’une éducation partagée. Aujourd’hui, la politique du tout-sécurité et du repli sur soi a amené un isolement et un délaissement du collège au bout de la dalle.
Il y a deux ans, l’assouplissement de la carte scolaire, en mettant en concurrence les établissements, a renforcé la ségrégation des élèves en fonction de leur origine sociale. A Pierre Mendès France aujourd’hui, 80% des 305 élèves sont issus de catégories socioprofessionnelles défavorisées. A la rentrée 2010, 56 heures d’enseignement ont été supprimées au collège. Cette situation ne peut pas continuer.
Val de Reuil est une ville jeune, en pleine expansion urbaine, tout comme les communes voisines. A la rentrée prochaine, sur les 3 établissements du site, près de 1200 élèves sont attendus. De nombreuses constructions sont programmées aux alentours du collège, dont un écoquartier dès 2011. De plus, c’est le seul collège desservi par le bus cadencé tous les quarts d’heure.
Dans cet environnement, une fermeture nous paraît aberrante. Il faut réfléchir au contraire à des solutions d’avenir pour cet établissement.
Dans un esprit participatif, les élus Europe Ecologie-Les Verts de Val de Reuil appellent tous les acteurs, parents, personnels d’éducation, élus, citoyens à retrouver l’esprit d’une éducation partagée et à débattre tous ensemble de ce sujet au coeur de la ville.
Les élus Europe Ecologie-Les Verts de Val de Reuil