Jérôme Bourlet

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Des voitures, encore des voitures…

des voitures, encore des voitures... crédit photo Photothèque Europeétat des lieux
Le territoire de la communauté d’agglomération Seine-Eure (CASE) a la particularité d’avoir, par jour et par personne, un nombre de 4,12 déplacements, soit le nombre le plus élevé par rapport à des agglomérations identiques.
En nombre de déplacements cela représente 235.000 déplacements par jour.
Un deuxième problème s’ajoute : sur l’ensemble des déplacements, 68 % sont réalisés en voiture.
Si on se concentre sur les déplacements entre la case et la communauté d’agglomération de Rouen, on trouve 18.117 déplacements, et 7.571 déplacements entre la case et communauté d’agglomération d’Elbeuf. Cela représente un peu plus de 11% de la totalité des déplacements. Et, dans ce cas, ils sont tous effectués en voiture.

Les transports en commun ne représentent que 1.9% de la totalité des déplacements, avec seulement 4.450 déplacements par train et par bus (résultat de l’enquête ménages déplacement d’avril 2008).

Devant le prix abusif du péage d’Incarville, la quasi totalité de ce flux se retrouve sur Pont de l’Arche, soit en passant par le pont de l’ex RN15, soit en utilisant la sortie gratuite de Criquebeuf.

Devant une situation qui se dégrade de jour en jour qu’elle est la seule solution apportée par l’état ou les collectivités (conseil régional et conseil général). Toujours plus d’infrastructures routières :

  • La déviation de pont l’Arche et des Damps
  • La création de la liaison entre l’A28 et l’A13

Des solutions d’un autre siècle qui ne répondent ni à l’urgence sociale et environnementale.

Un petit rappel sur les propos du président, Nicolas Sarkozy, le 25 octobre 2007, en clôture du Grenelle de l’environnement qui mettait en avant deux grands principes:

  • «tous les grands projets publics, toutes les décisions publiques seront désormais arbitrés en intégrant leur coût pour le climat, […] pour la biodiversité. Très clairement, un projet dont le coût environnemental est trop lourd sera refusé.»
  • «Nous allons renverser la charge de la preuve. Ce ne sera plus aux solutions écologiques de prouver leur intérêt. Ce sera aux projets non écologiques de prouver qu’il n’était pas possible de faire autrement. […] Nous allons appliquer immédiatement ce principe à la politique des transports.»

On est bien loin dans la réalisation de ces deux projets d’un transfert vers un autre mode de transport moins impactant pour le climat avec toujours plus de voitures et camions fournissant toujours autant de gaz à effet de serre.
Que dire de la biodiversité avec l’oubli des corridors écologiques et le non respect de zone natura 2000 (dans le cas de la liaison autoroutière, protection de la violette de Rouen).
Mais entre les actes et les paroles on est plus à un mensonge près…

Quant au coût social, entre le stress des bouchons et l’impossibilité financière du cout du péage (2€ soit 40€ par mois), on voit bien que la prise en compte du pouvoir d’achat n’est encore une fois que paroles.

et solutions… :

  • La convention passée entre l’État et la Société de l’Autoroute Paris-Normandie (SAPN) pour la concession de la construction, de l’entretien et de l’exploitation d’autoroutes, dont l’A13 et ses bretelles, prend fin le 31 décembre 2012.
    La solution proposée par Jean-Louis Destans, Président du Conseil Général, lors du débat public d’octobre 2005, de tester la gratuité du péage d’Incarville (écouter l’enregistrement ci-dessous) est vraiment d’actualité.
    Etant donné le peu de temps restant à la concession, le coût de rachat ne doit plus être élevé.
  • La construction de parking relais favorisant le co-voiturage et le rabattement en bus en plusieurs lieux identifiés :
    • Vironvay au niveau de l’aire d’autoroute,
    • échangeur de Criquebeuf,
    • giratoire au niveau de la casernes des pompiers,
    • une zone dédiée sur le parking du supermarché super U d’Igoville.
  • Augmenter le rabattement vers la gare de Val de Reuil, et renforcer la desserte sur cette gare ainsi que sur celles d’Igoville–Alizay, et Saint Pierre du Vauvray.
  • Coordonner les dessertes de bus entre la région, le département et l’agglomération.
  • Mise en place immédiate d’un titre de transport unique incluant tous les modes de transports (vélo location, train, bus et tramway).

Alors changeons notre regard et innovons. Pour améliorer notre mieux-être, le combat contre la peur des fins de mois et de la fin du monde est la priorité.

Quelle semaine pour le nucléaire français !

Quelle  semaine pour le nucléaire Français ! ©ReutersQuelle semaine pour le nucléaire Français !
La question de la transparence de l’information est bien loin. Comme vous avez pu le voir cette semaine, la notion de déchets n’est pas la même pour tout le monde. C’est ainsi que, sous prétexte qu’un jour une partie de ces « restes de combustion » sera utilisée, que l’on retrouve du plutonium de retraitement français laissé en dépôt à Tomsk-7 (Russie) dans un site à ciel ouvert. Vous me direz loin des yeux…

Mais ces restes, on ne dit pas déchets, mais matières valorisables qui ne seront peut-être pas valorisées, traversent l’Europe.
Sans passer très loin de chez nous (ligne paris – le havre), ils prennent le bateau. Mais qui, d’EDF ou d’Areva, a effectué une réelle enquête d’impact et de risque lors de ces transports ?
Je sais bien que dans l’opinion publique, avec force campagnes de publicité, notre place de cerveau libre a intégré que les hommes et les femmes à la tête de ces organisations pensent à tout, et que seuls les grincheux écolos voient le mal partout, je sais bien.

le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) vient de déclarer à l’Autorité de sureté nucléaire (ASN) qu’il s’était trompé !

Mais cette même semaine le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) vient de déclarer à l’Autorité de sureté nucléaire (ASN) qu’il s’était trompé dans l’évaluation des quantités de plutonium présentes dans son Atelier de technologie plutonium (ATPu), en cours de démantèlement à Cadarache dans les Bouches-du-Rhône (cette fois c’est des restes de plutonium américain, vous savez « loin des yeux.. »). Cet « incident » est d’une extrême gravité.
Et là les grincheux ont raison, et demandent des explications, car les conséquences auraient pu être dramatiques :

  1. Ce scandale a des conséquences considérables sur la sûreté nucléaire. La présence de grandes quantités de plutonium en un même lieu peut engendrer un « accident de criticité ». C’est à partir du plutonium que l’on fabrique une bombe, et le déclenchement de la réaction se produit lorsqu’on met en contact une masse de 10 Kg de plutonium source Wikipedia.
    L’ASN ne s’y est pas trompé en ordonnant au CEA « d’arrêter immédiatement les opérations de démantèlement » et en qualifiant le risque, pour la première fois dans ce domaine, de «grave et imminent ».
  2. Les conséquences sur la sécurité nucléaire sont également inquiétantes. Cette comptabilité défectueuse du CEA sur les quantités de plutonium dans l’Atelier (8 kg, rectifiés en 22 kg, extrapolés en 39 kg) démontre le manque de procédures évaluées par des organismes indépendants comme la Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité (criirad) et renforce le sentiment d’impunité de cet organisme.
    Cette ignorance comptable démontre aussi combien il est facile de détourner des kilogrammes de plutonium pour alimenter la prolifération nucléaire et le trafic de matières fissiles ultra sensibles.
  3. Cet incident remet en cause la doctrine française du retraitement des combustibles usés issus des réacteurs nucléaires. Quand on est incapable de savoir quelles quantités de plutonium on fabrique par le retraitement, quelles quantités on transporte de La Hague (Manche) à Cadarache ou à Marcoule (Gard), et quelles quantités on stocke sur les étagères de ses Ateliers, il est préférable de renoncer au retraitement !
    Alors oui je me pose une fois plus la question : et si l’argument du recyclage des restes de combustion n’était qu’un argument de communication de cette filière énergétique ?

Car souvenez vous du slogan « énergie nucléaire, une énergie propre recyclable ».
Et pour notre part de cerveau libre, recyclable n’est pas loin de renouvelable.

Après cette petite brain green-washing, il n’y a qu’à espérer que le CEA ne s’est pas encore trompé sur d’autres évaluations de risques. Et qu’il n’y aura pas de catastrophe sociale, humaine, climatique ou géologique au cours des quelques milliers d’années à venir.

Si vous avez raté le reportage à la télé, vous pouvez encore le regarder en cliquant sur ce lien : Nucléaire, le cauchemar des déchets

L’éolien, c’est pas du que vent…

à Fécamp, les éoliennes sont un atout touristique, autant qu'économique et environnementalPeut-on imaginer des implantations d’éoliennes dans l’Eure ?

Une éolienne est rentable à partir de 2.500 à 3.000 h de fonctionnement par an.
Le schéma éolien de la région permet une répartition dans tout le département.
Il nous faut réfléchir à leur implantation, qui est actuellement favorisée par le gouvernement.
Ayons en tête les points suivants :

Les ENR ne pourront pas fournir assez d’énergie, si on n’accepte pas l’idée qu’il faut consommer moins.

Et dans le cas où on les implante, il faut :

  • Respecter le paysage,
  • Respecter le patrimoine,
  • Respecter la bio diversité
  • Faire participer la population locale au projet.

Quelle est la contrainte la plus forte pour le département de l’Eure ?

LA contrainte, c’est la hauteur des éoliennes, qui dans le cas des aérogénérateurs de 2MW, est de 125 m de haut.

Quelles zones géographiques, en respectant ces contraintes, peuvent recevoir ces installations ?

A l’ouest, la hauteur serait contraignante pour le patrimoine naturel et bâti, et au centre, il existe la contrainte des volumes dédiés au transit d’avions de la base 105 d’Evreux.
Il ne reste que l’est du département, et les grandes plaines céréalières, comme le plateau du Neubourg (le projet de Quittebeuf).

Pourquoi une si grande contestation à Quittebeuf ?

Les préfets successifs toujours opposés aux projets; et ce malgré une charte de l’intégration qui date de 2003.
Aucune installation n’a été réalisée dans le département de l’Eure.
On entend, de la part des habitants, la peur de la destruction du paysage… Et pourtant, et notamment et surtout à Quittebeuf, l’éolienne apporte un élément structurant au paysage, qui sans elle, est un plateau sans atout. C’est l’endroit idéal pour établir la première implantation.

Quels projets en attente dans l’Eure ?

Il y a 6 projets de parcs éoliens dans l’Eure, pour une puissance potentielle de 47 Mw.
C’est encore bien loin de ce qui serait disponible : de l’ordre de 600 Mw. Nous pouvons donc faire dix fois mieux.
Un petit rappel de la loi POPE, “loi de programme fixant les orientations de la politique énergétique de la France”, du 13 juillet 2005 : il est prévu d’atteindre 21 % de la consommation intérieure d’électricité d’origine renouvelable à l’horizon 2010. 2010 c’est l’an prochain !

Peut-on dans le département de l’Eure s’approcher de cet objectif ?

Il faut 5 à 6 ans pour qu’un projet sorte de terre.
On peut décomposer la réalisation du projet de la façon suivante :
→ Début du projet
→ pré-diagnostic (1 an)
→ étude d’impact (1 an)
→ dépôt du permis de construire (recours des associations devant le tribunal administratif (1 an)
→ instruction du dossier (6 mois)
→ 1 an et demi à 2 ans entre la commande des aérogénérateurs et leur livraison, puis début de la production.
Le projet de Quittebeuf est le plus avancé. Il nous faudra donc attendre encore 2 ans avant la première production.
Et l’objectif ne sera pas atteint !
Un temps si long entre le début de l’investissement et les premiers gains doit décourager beaucoup de monde ?

C’est aussi un autre grand problème, car les structures associatives ou coopératives se retrouvent en difficulté financière, et seuls des grands groupes, ou leurs filières, peuvent investir.
Une des propositions pour les régionales des écolos pourrait être : l’aide au portage financier pour les structures de L’ess (Economie Sociale et Solidaire) qui s’engagent dans ces projets.

Lire le dossier de l’Arehn : “quoi de neuf dans l’éolien haut-normand ?”

POSITION DE
EVREUX NATURE ENVIRONNEMENT ET EURE SOLAIRE
SUR LES PARCS EOLIENS DANS L’EURE

Les associations Eure solaire et Evreux Nature environnement soutiennent les projets de parcs éoliens dans le Département de l’Eure

Contrairement au discours largement répandu par les associations anti éoliennes, les associations de protection de la nature et de l’environnement sont très favorables à l’énergie éolienne.
Pour preuve, cet appel de 13 associations et ONG de dimension nationale et internationale lancé le 20 juin 2005 (WWF, Ligue de Protection des Oiseaux, Greenpeace, Les amis de la Terre, la Fondation Nicolas Hulot, Agir pour l’environnement, France Nature Environnement, le CLER, Global Chance, association NégaWatt, Planète Eolienne, Réseau Action climat, Réseau Sortir du Nucléaire)

L’énergie éolienne présente de nombreux avantages :

  • Elle contribue à la diminution de gaz à effet de serre.
    Le 15 janvier 2008, suite à une campagne de désinformation dans la presse nationale, orchestrée par Vent de colère et les associations anti éoliennes, le Ministère de l’écologie du développement et de l’aménagement durables associé à l’Agence De l’Environnement et de la Maitrise de l’Energie ont publié une note d’information. Il ressort de cette étude qu’en 2020, un parc éolien de 25 000 MW devrait permettre d’éviter l’émission par le secteur énergétique de 16 millions de tonnes de CO2.
  • Un coût de production de mieux en mieux maîtrisé.
    Contrairement au discours des anti-éoliens, le surcoût du kWh éolien est minime.
    En 2008, selon la note pré-citée, pour un ménage français qui consomme 2 500kWh/an (hors chauffage électrique), le surcoût lié à l’énergie éolienne est évalué à 0,6 € /an.
    Encore faut-il rappeler que, dans cette note, il n’est pas pris en compte que l’Energie Nucléaire est le secteur énergétique le plus subventionné d’Europe !
  • Un outil d’indépendance énergétique territoriale.
    L’accès aux ressources naturelles, qu’elles soient énergétiques ou non va devenir un problème majeur pour notre Pays du fait de l’épuisement de ressources, mais aussi de la demande forte des pays dit émergents (Chine, Inde…)
    Rappelons que la France dépend en quasi-totalité de l’Etranger pour son approvisionnement en Gaz, en Pétrole et en Uranium …soit l’ensemble du secteur énergétique du Pays.
    Des tensions géopolitiques se font déjà fortement sentir et la compétition pour l’accès à ces ressources est engagée !
    Voulons nous envoyer nos enfants se faire tuer pour notre approvisionnement en énergie ?
    Ou préférons nous dès maintenant nous engager dans la voie qui peut nous mener à l’indépendance énergétique du département ?
    L’énergie éolienne, associée aux autres énergies renouvelables et à une politique volontaire de maîtrise de l’énergie peut conduire à cette indépendance énergétique des territoires…Ce n’est plus une utopie !
    Nous invitons les habitants et les élus de l’Eure à se rendre à GÜSSING, en Autriche. Dans cette région défavorisée, en une vingtaine d’années, une politique ambitieuse de maîtrise de l’énergie et une mobilisation de toutes les formes d’énergies renouvelables a fait de cette région un territoire prospère, exportateur d’énergie, où affluent des milliers de visiteurs venus de l’étranger en quête d’idées.

    Sans aller si loin, nous avons l’exemple de la commune de Montdidier, dans la Somme. Cette ville de 6500 habitants a signé en 2005 un accord cadre visant à soutenir les actions engagées par la ville dans le domaine de la maîtrise de l’énergie. Elle a ainsi initié de nombreuses réalisations qui lui ont permis d’effectuer des économies conséquentes sur l’énergie dont les habitants ont pu bénéficier directement.

  • Un outil de développement économique local.
    L’énergie éolienne, associée aux autres énergies renouvelables et à une politique volontaire de maîtrise de l’énergie peut conduire à un développement économique local
    Reprenons l’exemple de Güssing, La vente de courant génère chaque années 6,7 millions d’euros.
    1.100 emplois ont été créés les 12 dernières années.

Les élus et les habitants de notre Département, veulent ils relever ce défi !
Ce territoire est riche en potentialités : éolien, solaire thermique, solaire photovoltaïque, sous produits de l’agriculture, Biomasse, déchets valorisables…
Ce territoire est riche en entreprises de pointe, doit-on rappeler qu’il existe entre autres sur ce territoire des entreprises qui bientôt vont inaugurer les premières maisons passives et les premières maisons à énergie positive du Département ?

Les promoteurs des parcs éoliens ne doivent pas se contenter de proposer de financer des classes de découvertes… Ce n’est pas sérieux ! Nous leur proposons d’investir massivement une partie non négligeable de leur profits sur le territoire, en participant fortement au financement de l’isolation des bâtiments publics, en investissant dans d’autres modes de productions d’énergie renouvelable et en favorisant la mise en place de formations pour les jeunes et les artisans dans les métiers de la maîtrise de l’énergie et des énergies renouvelables.

Danielle BIRON Présidente de Evreux Nature Environnement
Michèle RIVE Présidente de Eure solaire, association pour la Maîtrise de l’énergie et le développement des énergies renouvelables
Jean-Marc FEREY Directeur de Eure solaire

Eure solaire : 1, place Guillaume Petit 27400 LOUVIERS
Evreux Nature Environnement : 1, rue Saint Thomas 27000 EVREUX

La fusion des communes s’impose-t-elle ?

Depuis quelques semaines, l’agitation médiatique tourne autour de la fusion entre Val-de-Reuil et Louviers (voir la vidéo de caméra diagonale ci-contre).
Je crois qu’il serait bon de reprendre l’explication de cette proposition qui ne doit pas se limiter à une vision électoraliste.

La première raison n’est qu’une raison de calendrier : le Ministre de l’intérieur, Brice Hortefeux, a indiqué lors d’un discours prononcé devant l’Association des maires de France, que le projet de loi sur la réforme des collectivités territoriales sera présenté en Conseil des ministres au cours de la seconde quinzaine d’octobre. Ce projet sera débattu au Parlement à compter de la mi-décembre, et est présenté comme autorisant la création de nouvelles communes, grâce à un dispositif plus souple, plus simple et plus incitatif que la loi Marcellin ». Ce qui donne des idées…

La deuxième raison porte sur le fond : Comment créer un projet écologique, d’aménagement et de développement économique, éducatif, et culturel sur un territoire, afin d’en améliorer l’identification et la cohésion ?
Les avantages semblent évidents :

  • Harmonisation des taxes foncières,
  • Mutualisation des services,
  • Création de services,
  • Gestion de problèmes similaires,
  • Refus de l’étalement urbain,
  • Création de centralité,
  • Mise en place d’un schéma commercial,
  • Valorisation des réseaux,
  • Identification et valorisation des atouts à l’extérieur de la commune,
  • Potentiel de développement pour l’agglomération, et sa reconnaissance dans la grande couronne de Rouen

Herqueville, Andé, Saint-Pierre du Vauvray et Saint-Etienne du Vauvray.Nous nous retrouverions avec une commune centrale de 40.000 hab., et des communes secondaires de 4.000 à 6.000 hab.

Ainsi nous aurions une ville moyenne, qui procèderait de la fusion de
Val-de-reuil,
Louviers,
Incarville,
Le Vaudreuil,
Pinterville,
La Haye le Comte.

Autour de cette ville centrale, un réseau de villes secondaires avec :

  • Herqueville, Andé, Saint-Pierre du Vauvray et Saint-Etienne du Vauvray.
  • Pont de l’Arche, les Damps.
  • Pîtres, le Manoir.
  • Poses, Tournedos-sur-seine, Portejoie.
  • La Haye-Malherbe, Montaure, Tostes.

Depuis 1 an et demi, j’exerce la fonction de Président du Schéma de COhérence Territoriale. Je me rends compte combien de synergies sont oubliées.
Peut-on continuer de raisonner en supposant que son intérêt s’arrête aux limites de son clocher ?
Il ne s’agit pas bien sûr de remettre en question l’engagement républicain des élus locaux, ni de jeter aux oubliettes l’histoire de nos villes et villages actuels. Cela sera au contraire le ciment des nouvelles communes.
Je crois qu’une vision plus large doit voir le jour. Cette vision répond à la question posée, et nous impose de fusionner de nombreuses communes.

La crise laitière, une vision économique dépassée

Les producteurs laitiers viennent de suspendre leur mouvement de grève.
Quelques explications sont nécessaires pour comprendre le raz-le-bol justifié de cette profession.

Depuis des mois, le prix du lait payé aux éleveurs laitiers est parti dans une spirale infernale à la baisse qui les enfoncent dans des situations financières insupportables.

Après quelques mois d’augmentation des prix en 2007, l’augmentation inutile des volumes livrés en France et en Europe, et de la production dans d’autres grands bassins laitiers mondiaux (Nouvelle-Zélande entre autres), fait chuter drastiquement le prix payé aux producteurs. Les excédents de produits “industriels” – beurre et poudre de lait – ont de nouveau encombré les marchés.

Le niveau de paiement actuel se situe largement en dessous des coûts de production (le prix d’achat est au niveau de 2006) . Les productrices et producteurs de lait ne peuvent faire face aux charges d’exploitation (hausse du prix de l’énergie, le coût de l’alimentation pour le bétail, mise aux normes environnementales,…), pas plus qu’à leur propre rémunération. Devant nombre d’entre eux, se profile la faillite possible et, à terme, un abandon du métier. C’est déjà le cas pour certains, il faut éviter que cela se généralise. Cela se traduira par une dévalorisation de nos paysages, une dégradation économique et sociale, et une baisse de la qualité des produits laitiers.

C’est dans ce contexte que l’Union Européenne – Commission et Conseil conjointement – a confirmé une augmentation des volumes produits de 5% d’ici à 2013, pour répondre à une prétendue hausse de la demande européenne et mondiale. Pour aboutir à terme à l’abandon des quotas pour 2015, avec un crash atterrissage en douceur pour les paysans.
Mais la réalité est toute autre : depuis 4 ans les quotas Français n’ont pas été atteints.
Cette décision ne fera que favoriser la délocalisation des filières agroalimentaires vers les pays où la production sera surabondante, et le coût social faible.

Tout démontre aujourd’hui qu’il faut continuer à maîtriser les volumes produits entre pays et entre producteurs, avec une attention particulière pour les petits et moyens producteurs de lait. En aucun cas, le marché seul ne pourra réguler.
Au contraire, il accentuera la concurrence sauvage sur le terrain et les “licenciements” de fait des paysannes et des paysans avec les conséquences néfastes tant sur le plan social qu’environnemental.

Bruno Lemaire, Ministre de l’agriculture, n’est pas à une contradiction près, et semble s’en satisfaire de cet état de fait.
On ne peut communiquer sur la régulation et, lorsqu’on est au responsabilités, se laisser aller au libéralisme sauvage.

Une autre ficelle, que la Commission va renforcer : les aides à l’exportation pour le beurre et la poudre, qui font fi des conséquences pour les agricultures des pays du Sud et des problèmes d’émigration que cela induit .

On peut en faire ces conclusions simples et ces quelques propositions :

  • Aujourd’hui Il n’y a pas trop de producteurs de lait, mais trop de lait dans certaines cuves.
    l’Union Européenne doit produire moins de lait et mieux.
  • Il faut baisser le quota de manière différenciée entre producteurs
  • Il faut adapter les modes de production vers une production moins intensive : la diminution de notre dépendance en soja importé et l’utilisation de fourrages et protéines végétales locales est un impératif vis-à-vis du climat, de l’énergie, de la biodiversité.

Les Verts de Haute-Normandie lancent la dynamique du rassemblement des écologistes pour les régionales 2010

logo_vertsCOMMUNIQUE DE PRESSE – 21/09/2009

Les Verts de Haute-Normandie, réunis en Assemblée Générale régionale samedi 19 septembre ont arrêté leur stratégie et désigné les premiers candidats de leur liste pour les élections régionales de mars 2010.

A la quasi unanimité, plus de 98% des suffrages, les Verts ont choisi de poursuivre la démarche de rassemblement des écologistes initiée par Europe Ecologie.

Ils présenteront aux haut-normands une liste d’écologistes, citoyens militants, associatifs, syndicalistes, chef d’entreprises etc. pour porter un projet de conversion écologique de la région Haute-Normandie.

Les Verts ont désigné en Assemblée Générale leurs 13 premiers candidats qui ont recueilli 87,3% des suffrages. Ils seront rejoints dans les semaines à venir par d’autres candidats verts et non verts pour constituer en novembre la liste du rassemblement des écologistes, forte de 55 femmes et hommes mobilisés autour de l’éco projet.

Ces décisions prises à une très large majorité marquent le point de départ de la campagne des écologistes aux régionales de mars 2010.

Les prochaines étapes seront l’élaboration du programme dans le cadre d’ateliers participatifs du projet qui se réuniront tout au long des mois d’octobre et de novembre juste avant la grande mobilisation pour le sommet de Copenhague de décembre puis la présentation du programme en janvier pour transformer la Haute-Normandie en éco région.

Rappel des votes :
Choix pour une stratégie de rassemblement des écologistes : 98,6% pour, 1,4% contre Liste des 13 premiers candidats : 87,3% pour, 7,2% contre 5,5% abstention.

Les 13 premiers candidats sont :

Candidat(e)s des Verts, sur la section départementale de Seine Maritime 76 Candidat(e)s des Verts, sur la section départementale de l’Eure
  1. Claude Taleb, Tête de Liste Régionale
  2. Véronique Bérégovoy
  3. David Cormand
  4. Véronique Hedin Moinet
  5. Jean-Pierre Girod
  6. Jolanta Avril
  7. Jean-Luc Chavanieux
  8. Firouze Djoubri
  9. Stéphane Lefébure
  10. Céline Martineau
  1. Jérôme Bourlet
  2. Jacqueline Fihey
  3. François Merle
Stéphanie Taleb-Tranchard
Secrétaire Régionale
des Verts de Haute-Normandie
Jean-Michel Bérégovoy
Membre du Bureau Régional
Délégué aux élections

Contact presse : Cyrille Moreau – Directeur de campagne – 06 67 30 89 45

Taxe carbone : La fiscalité écologique fait pschitt !

Après une semaine de cafouillages et de cacophonies à droite comme à gauche, le Président de la République vient de rendre aujourd’hui son arbitrage sur la taxe carbone. Malgré ses déclarations, il a validé les annonces de son premier ministre, pourtant dénoncées par les associations écologistes et les Verts : un prix bas à 17 euros la tonne de CO2, l’exemption de l’électricité et de l’agriculture, et la redistribution du produit de la taxe à tous, entreprises et riches compris. Une taxe carbone qui part en fumée ?

« Depuis les élections européennes, le fond de l’air est écolo, alors on passe partout un petit coup de peinture verte sur les murs. Tant pis si la maison est en train de s’écrouler ! » explique Claude Taleb, vice président du Conseil régional de Haute-Normandie.
« Cette taxe, c’est du greenwashing. Trop faible pour être réellement efficace, ni écologique, ni sociale, c’est de l’affichage. »

« Certains nous expliquent que c’est le principe même de cette taxe qui est injuste. » ajoute Véronique Bérégovoy, porte-parole des Verts de Haute- Normandie. « C’est tout le contraire : plus on attend pour la mettre en place, plus le coût social et économique du réchauffement climatique sera lourd à supporter, à commencer pour les populations les plus défavorisées. »

Depuis de nombreuses années, les Verts défendent la mise en place d’une contribution climat énergie, et plus récemment leurs parlementaires avaient déposé un projet de Loi Contribution Climat Energie rejeté par l’ensemble des partis politiques de l’UMP au PC.
Portée depuis par le Pacte écolo de Nicolas Hulot et le Grenelle de l’environnement, les principes de la fiscalité écologique reposent sur trois impératifs : couvrir l’ensemble des secteurs, être à un niveau suffisamment élevé pour être dissuasive, et offrir une double justice sociale et environnementale. Nous sommes vraiment très loin du compte.

Le chef de l’Etat a également décidé de faire la part belle au lobbies. Les émissions d’azote de l’agriculture, très émetteurs de gaz à effet de serre seront exemptées.
Mêmes privilèges en ce qui concerne la consommation d’électricité qui ne sera pas taxée, au risque d’inciter à la relance du chauffage à l’électricité, pour le plus grand bonheur du lobby nucléaire et le malheur des consommateurs au chauffage électrique. Quand il faudrait économiser toutes les énergies.
Ce qui fait la part belle au nucléaire . « On critique beaucoup la taxe carbone, mais qui parle de la taxe EPR ? » s’interroge Véronique Bérégovoy. « Ce n’est pas en mettant de côté la question du nucléaire que nous allons inciter à une baisse générale de notre consommation d’énergie ».

« Les mécanismes de compensations sociales ne sont pas du tout satisfaisants. Les Verts défendaient la redistribution à seulement la moitié de la population c’est à dire les ménages les plus modestes qui gagnent moins de 1.500 € par mois » conclut Claude Taleb.
Le chef de l’Etat au contraire à fait le choix de redistribuer à tout le monde y compris les très riches et aux entreprises en déduction de la taxe professionnelle sur l’investissement. Il exclut de réserver une partie du produit de la taxe pour financer une politique publique d’investissements écologiques « Aucune politique publique de reconversion écologique ne sera financée à travers cette taxe. C’était une occasion unique pour changer la vie des gens, à travers le transport, l’habitat…
La suppression de la taxe professionnelle privera même les communes, les départements et les régions des moyens de prendre leur part de ces défis. Le gouvernement navigue à vue : pour changer de monde, il faut changer de fiscalité ».

Les Verts de Haute-Normandie

Appel au rassemblement des écologistes haut-normands

Régionales 2010 – Appel au rassemblement
La Haute Normandie Ecologique : maintenant !
Pour une mutation écologique et un nouveau contrat social dans notre Région
Haute-Normandie Ecologie

Appel mis en ligne par : Les Verts de Haute-Normandie le groupe des elus Verts au Conseil régional les Verts de Rouen les Verts du Havre Mont Saint Aignan Autrement Saint-Pierre Express Penser paysage Ministère pour un monde meilleur Claude Taleb Laure Leforestier Stéphane Martot Stéphanie Taleb Tranchard

La Haute Normandie Ecologique : maintenant !

Pour une mutation écologique et un nouveau contrat social dans notre Région.

Notre région est magnifique. Nous ne voulons pas qu’elle rate les grands rendez – vous de l’avenir : l’adaptation au changement climatique, la protection de la nature et la création d’emplois durables.
Nous rêvons d’un nouveau contrat social et écologique à la hauteur des défis du 21ème siècle.
Et nous ne manquons pas d’atouts pour y parvenir : la Haute-Normandie est riche de la diversité de ses territoires, de son énergie, des savoirs-faire de ses habitants et de la variété de ses milieux naturels.

Mais le littoral, les vallées de la Seine et de l’Eure, les terres cultivables et les espaces naturels sont soumis à la pression de projets économiques et urbains consommateurs d’espaces, détériorant d’autant nos conditions d’existence.
Le modèle industriel et agricole dominant repose, en outre, sur l’hyper consommation d’énergies fossiles, d’engrais, de pesticides et autres polluants chimiques, et fait peser une épée de Damoclès sur notre santé et sur la qualité de vie des générations futures. Il rend nécessaire une stratégie déterminée et des solutions concrètes de décroissance de notre empreinte écologique.
Ce modèle est aussi socialement insoutenable. Les emplois dans les grands groupes et leurs sous traitants sont fragilisés à l’heure où les salles de marché décident du sort des entreprises ou des prix payés aux paysans, sur des critères de profit, à court terme.
C’est pourquoi nous appelons de nos vœux un changement de cap.
Nous souhaitons prendre notre avenir en main : anticiper et orienter l’inévitable changement de civilisation qui s’annonce plutôt que subir de nouveaux dégâts environnementaux et sociaux. Nous faisons nôtre le projet de conversion écologique de l’économie qui a été popularisé par Europe écologie et qui nous semble particulièrement approprié à l’économie Haut-Normande.
Nous avons la conviction que le meilleur peut émerger de ce nouvel imaginaire politique : la transition progressive vers un mode de développement qui valorise les initiatives et les richesses locales, les circuits courts, l’innovation technologique, la création d’entreprises écologiques et de nouveaux services aux habitants, l’accès aux loisirs et à la culture pour tous, le développement de l’économie solidaire. Ce projet met avant tout l’humain, dans son environnement, au cœur de nos considérations…

Les milliers d’emplois ainsi créés apporteront la démonstration que ceux qui opposent écologie et emploi se trompent. La protection de la planète, la protection sociale, et le partage des richesses seront les fondements d’un nouvel art de vivre ensemble.
Les responsabilités de la collectivité régionale sont importantes : développement économique, aménagement des territoires, formation, transports collectifs, environnement, action culturelle…
Elles peuvent faire de la Région un acteur majeur de cette mutation, avec la participation des citoyens.
Un Eco – projet pour 2010
La campagne d’Europe Ecologie, lors du scrutin européen, a montré la créativité des acteurs de l’écologie concrète, lorsqu’ils se rassemblent, dans le respect de leur diversité.
Ecologistes politiques ou associatifs, démocrates, entrepreneurs, syndicalistes, paysans… Artisans de la transformation au quotidien, citoyens autonomes, solidaires et responsables… Nous souhaitons faire le choix de l’imagination, de la complémentarité et de la confiance mutuelle pour mettre l’écologie au cœur de l’action publique régionale pour la prochaine mandature.
Nous organiserons dans les prochaines semaines des Ateliers Participatifs du Projet Haute Normandie Ecologique et réunirons, en novembre prochain, une Convention qui adoptera notre Eco-Projet pour 2010.

Une taxe Carbone en faveur des ménages les plus modestes, c’est possible ! (ne nous trompons pas de combat…)

jérôme

Pour les habitués du productivisme, de droite comme de gauche, la notion de fiscalité verte ne peut être que répulsive, car elle remet en question la notion du “consommer plus”.
A droite, c’est une opposition frontale avec le slogan « travaillez plus pour gagner plus » – et donc pour consommer plus… Et à gauche, on imagine que la relance ne peut se faire que par une relance de la consommation.

Et pourtant la taxe carbone est la première pierre d’une nouvelle fiscalité qui peut être un instrument de lutte contre les inégalités. Si comme d’autres pays européens, nous savons mettre en place une compensation intégrale et forfaitaire.

Aujourd’hui le débat fait rage entre les pro et les anti-taxe Carbone.
Mais ce combat est un combat d’arrière-garde, car il ne s’agit pas de se battre CONTRE la taxe Carbone. Celle-ci est aujourd’hui un instrument indispensable si nous voulons lutter contre le changement climatique. Il faut se battre POUR une compensation intégrale et forfaitaire en fonction des ressources.

En effet, grâce à la compensation forfaitaire, on peut faire de la Contribution-Climat-Energie un outil de lutte contre les inégalités. Tous les ménages recevront le même montant, et ce seront donc les ménages les plus riches qui paieront le plus de taxes, leurs dépenses énergétiques étant plus importantes que les ménages les plus modestes.
Se battre contre la taxe Carbone, c’est finalement se battre pour préserver les intérêts de ceux qui possèdent des 4×4 et prennent l’avion 10 fois par an !

Au Danemark, la taxe Carbone atteint aujourd’hui 81 € la tonne de CO2, soit un montant nettement plus élevé que le niveau projeté par le gouvernement (15 €) ou même celui préconisé par le rapport Rocard (32 €).
Cette taxe a été compensée par des crédits d’impôts pour les plus modestes et une augmentation des allocations familiales. Le Danemark a choisi de faire de la taxe carbone un instrument de lutte contre les inégalités, tout en contribuant à la lutte contre les émissions de co2.
En Angleterre, le Fuel Poverty Action Plan finance des mesures d’amélioration de l’efficacité énergétique pour les ménages les plus modestes.
Ce financement est indispensable, car réduire ses consommations énergétiques suppose le plus souvent des investissements importants (isolation du logement, changement de véhicule, etc). Les ménages les plus modestes ne pourrait pas les financer sans cette aide gouvernementale.

La mise en place de telles mesures, en accompagnement de la Contribution Climat Energie, permettrait d’accentuer encore le caractère redistributif de la compensation de la taxe.
Les autres pays européens en ont été capables. Pourquoi la France ne serait-elle pas en mesure de faire de la Contribution Climat Energie un instrument de redistribution des richesses ?
Il ne faut pas tromper de combat. Plutôt que de se battre contre la taxe Carbone, et repousser encore à plus tard la réponse aux enjeux climatiques, il faut se battre pour en faire aussi un outil de redistribution en faveur des plus modestes !

Nîmes, août 2009, journées d’été d’Europe Ecologie

Après l’échec de Kyoto, nous avons obligation de réussir le Sommet de Copenhague !

Le réchauffement climatique n’est plus une simple lubie d’écologistes rétrogrades.
Depuis le sommet de Rio jusqu’aux accords de KYOTO, nous avons eu le temps de nous familiariser avec cet enjeu :

  • l’effet de serre, naturel sur la terre, s’accentue – dû à la concentration de plus en plus importante de gaz comme le dioxyde de carbone (CO2) et le méthane (CH4).
  • La quantité émise aurait du diminuer depuis les accords de KYOTO : elle continue d’augmenter.
  • Les scénarii de développement les plus positifs indiquent une augmentation minimale de 2° de la température moyenne terrestre.

Alors, où en est-on ?

Le protocole de Kyoto, ratifié par 172 pays (à l’exception des Etats-Unis), est entré en vigueur en février 2005.
38 pays industrialisés se sont engagés à une réduction absolue de 5,2 % d’émission de dioxyde de carbone (CO2).
Et c’est en fait une augmentation de 11% de CO2 qui a eu lieu, traduisant l’échec cuisant des accords de KYOTO.
La concentration de CO2 dans l’atmosphère est désormais de 387 ppm (parties par million), en hausse de près de 40% depuis le début de la révolution industrielle (La concentration en CO2 viable est de 280 parties par million). C’est la valeur la plus élevée jamais atteinte depuis 650 000 ans.

Il y a un gouffre entre la politique de l’oxymore et la réalité des actes !
S’il n’y a pas de changements maintenant, nous compterons demain les premières victimes du réchauffement. Sûrement pas les mieux lotis pour commencer, mais les populations pauvres du sud, et d’ici. Et rappelons le : les populations des 100 pays en voie de développement ne sont responsable que de 3% des émissions de gaz à effet de serre.

Notre génération a été trop longtemps paralysée par la société de consommation. Quel combat est-elle aujourd’hui prête à mener ?
On connaît les solutions, mais l’inertie est énorme ! Et les classes dirigeantes aiment garder des habitudes de développement basées sur l’immédiateté et la visibilité (un exemple : le contournement autoroutier Est de ROUEN, projet totalement dépassé et pourtant toujours d’actualité).

Il nous faut donc réduire nos émissions de CO2.
Il faut donc se mobiliser pour le sommet de Copenhague.
Pour l’instant le document de 400 pages de préparation de l’accord est vide de contenu.
Et les questions suivantes ne sont pas réglées :

  • Signer un accord international sur l’énergie pour les USA remet en question leur rôle de gendarme du monde (guerre du Golf) et leur politique d’accords bilatéraux.
  • Quels seront les engagements de transferts de technologie des pays industrialisés vers les pays en développement. Sur quelles bases en sera effectué le financement ?
  • Comment faire accepter que nos modes de consommation et de production sont entièrement à réviser, car le consensus de réduction de 20% est complètement dépassé.
  • Que faire enfin des futurs migrants climatiques (estimés au moins à 250 millions de personnes) ?

Le sommet de l’ONU à Copenhague doit changer notre société, dans son rapport aux valeurs et au temps. Nos dirigeants en ont peur, c’est donc à nous, citoyens, de montrer la voie en se mobilisant avec, comme premier rendez-vous, la 3ème semaine de septembre et le lancement de la campagne «Ultimatum climatique ».
Dès aujourd’hui vous pouvez signez l’appel.

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