Marc-Antoine Jamet publie un communiqué de presse indiquant que Val-de-Reuil y apparaît à tort, et que la ville conserve son triple A en Haute-Normandie.
La carte que libération a publiée a été construite à partir d’un document de travail interne de Dexia datant de 2009. Elle est est sensée indiquer, collectivité par collectivité, le volume total des emprunts structurés contractés auprès de Dexia, ainsi que le surcoût attendu que devra prendre à sa charge le contribuable.
Toujours selon France 3, les banques ont pratiqué des taux d’intérêt fixe anormalement bas et n’ont pas informé les souscripteurs sur les véritables risques encourus. Ces prêts on été interdits en 2010.
Voici le communiqué de presse de M. Jamet, pour la ville de Val-de-Reuil :
Communiqué de Marc-Antoine JAMET, Maire de Val-de-Reuil,
Vice-président du Conseil régional de Haute-Normandie
VAL-DE-REUIL CONSERVE SON TRIPLE A EN HAUTE-NORMANDIE
Le journal Libération a publié aujourd’hui un document de travail vieux de deux ans, interne à Dexia, la banque des collectivités locales, déjà publié (ce qui devrait entraîner une action judiciaire de la banque contre le journal), indiquant que 5 500 collectivités, soit 15% des communes françaises, auraient contracté des emprunts toxiques entre 1995 et 2009. Val-de-Reuil y apparaît à tort. Plusieurs faits méritent en effet d’être rappelés qui viennent contredire cette information et confirmer que Val-de-Reuil conserve auprès de tous ses partenaires une note triple A en raison de son désendettement massif, de la non augmentation de ses impôts durant la dernière décennie et de la qualité de ses investissements.
1/ Val-de-Reuil s’est désendettée massivement depuis 10 ans et continue de le faire. Supérieure à 60 millions d’euros à la fin des années 1990, la dette de la ville a été ramenée à 37 millions d’euros aujourd’hui, soit une diminution de 23 millions d’euros. Ce chiffre est donc sans comparaison avec le risque évoqué par Libération (7 millions d’euros). Les premiers éléments pour 2011 montrent que cet encours devrait encore diminuer.
2/ Val-de-Reuil a diversifié les banques auprès desquelles sa dette a été souscrite. Elle est moins dépendante de Dexia, son banquier historique et autrefois du fait de l’Etat unique. 35% de ses prêts proviennent désormais de trois autres établissements (Crédit agricole, Caisse d’épargne, Société générale) qui permettent à la commune de faire jouer la concurrence entre ses bailleurs.
3/ Val-de-Reuil a sécurisé l’ensemble de ses emprunts. 50% d’entre eux sont dorénavant à taux fixes contre 10% voici quelques années.
Les éléments cités par le journal sont donc véritablement anciens. Ils remontent à 2009 et correspondent d’autant moins à la situation actuelle qu’ils n’ont jamais été exacts. La somme de 7 millions d’euros évoquée par Libération représente une indemnité éventuelle de sortie des emprunts souscrits auprès de Dexia. Ceux-ci ayant été renégociés au bénéfice de la ville, jamais cette clause n’eut à s’appliquer.
Deux emprunts sont cités par l’enquête de Libération. L’un établi sur un différentiel de taux longs et de taux courts et portant sur un montant de 10 millions d’euros : il a été entièrement « capé » et sécurisé à un taux de 3,5% fixe. L’autre a été souscrit à hauteur de 12,5 millions d’euros et sa rémunération est établie sur un différentiel de taux de change entre le yen et dollar : il a été également sécurisé jusqu’à 2013 et lui aussi « capé » pour se prémunir d’une éventuelle hausse des taux. Ce dernier produit n’aurait comporté une part de dangerosité que si le dollar avait valu 92 yens. A titre d’indication, il en vaut 77 aujourd’hui.
La renégociation de ces deux emprunts est intervenue en juin et juillet 2011. La Ville a eu pour interlocuteurs directs M. Jean-Luc Guitard, Directeur Public Dexia France et M. Yann Cougard, Directeur régional de la banque. La part de chance (ou le coup de génie ?) de la Ville est d’avoir réussi à renégocier ces emprunts dans un calendrier qui lui a fait tenir ses discussions avec Dexia au meilleur moment (alors que les crises conjointes de la Grèce et de l’euro paraissaient s’atténuer et avant qu’elles ne reprennent l’ampleur que l’on connaît aujourd’hui et qui rend l’argent à la fois rare et cher pour les collectivités locales). Val-de-Reuil aborde ainsi 2012 avec sérénité et solidité. Ce n’est malheureusement pas le cas de toutes les collectivités, y compris dans l’Eure.
Cette renégociation est d’autant plus fructueuse qu’elle s’est faite sans pénalités ni allongement de remboursement. Il est donc profondément exact de dire que Val-de-Reuil n’emprunte pas pour augmenter son encours de dette mais simplement pour refinancer à des conditions meilleures la dette qu’elle a héritée du passé.
La situation financière de la ville est parfaitement saine et ne souffre d’aucun emprunt toxique. Elle est considérée par les banques comme une des meilleures signatures normandes et a été à plusieurs reprises ces dernières années désignée comme la commune la mieux gérée du département par l’agence « Public System ». C’est un titre qu’elle espère encore obtenir pour 2011 et 2012, voire au-delà.
Les Festival « les soirées du caméléon » ou ouvert ses portes hier au théâtres des chalands à Val-de-Reuil. Pour les 10 ans du festival, Benoît a tenu à inviter des artistes qui ont marqué l’histoire du festival.
Pour la soirée d’ouverture, c’est
Serena qui ouvre le bal. Nous l’avions rencontrée dans ce même théâtre l’an dernier avec
Séjalan (voir en vidéo) Cette année, c’est avec une carte blanche et une formation plus restreinte que
Serena est venue envelopper le public de son timbre et des musiques qui l’ont accompagnée toute sa vie.
Tiga nous entraîne dans une ambiance plus cozy, chaloupée par l’accordéon, étoffée par un orgue et un synthé trépidants,
Tiga, sur des rythmes de jazz, nous a ouvert les portes de la magie de la musique vivante, de la magie du caméléon. Bravo !
et puis, c’est Musica Nuda, un fantastique duo italien, composé d’un contrebassiste virtuose, Ferruccio Spinetti, et d’une incroyable chanteuse, Petra Magoni.
La diva joue des arpèges sur ses cordes vocales, il semble que sa voix sorte de tout son corps, c’est beau, c’est étonnant, c’est juste, la voix est toujours parfaite, pas un défaut, et avec l’autre moitié de ce duo, c’est drôle, très drôle. La reine de la soirée a crevé le plafond du théâtre des chalands, et au-dessus, il y avait d’autres étoiles.
Sous un tonnerre d’applaudissements, le public ovationne debout les artistes qui nous offrent la musique et le bonheur. Bravissimo !
Merci aux artistes. Merci aux équipes techniques, le son et la lumière était parfaits. Merci aux bénévoles qui rendent le festival possible. Merci à Benoît pour l’organisation. Et merci à la ville de Val-de-Reuil, à la Région et au conseil Général de permettre de réitérer la magie du caméléon tous les ans, depuis 10 ans.
Et ce soir la fête recommence avec color island et babylon Circus
Cette année le Caméléon fête ses dix ans. Pour cette dixième édition nous avons invité les artistes qui ont marqué cette première décennie. Une édition haute en couleur, en énergie et bonnes vibrations.
En 10 ans, l’esprit du festival s’est orienté vers une programmation associant groupes amateurs « éclairés » ou en développement et groupes professionnels reconnus. Un moment de rencontre aujourd’hui attendu par les artistes locaux et par un public devenu fidèle.
Ce festival a évolué, grandi, et s’est adapté à son environnement pour garder tout son sens en offrant à chacun des espaces de découverte, de plaisir, de convivialité, de partage, de fête… autour de la musique.
Cette année le Caméléon fête ses dix ans ! Bon anniversaire à ce festival qui aime à faire se rencontrer musiciens et publics de différents horizons.
Pour cette dixième édition nous avons ré-invité les artistes qui ont marqué cette première décennie.
Une édition haute en couleur, en énergie et bonnes vibrations.
Alors, n’oubliez pas, comme chaque année au printemps, restez curieux, laissez-vous tenter… et suivez le Caméléon !
au programme cette année !
| Mercredi 1er juin |
Jeudi 2 Juin |
Vendredi 3 juin |
Samedi 4 juin |
| TIGA (jazz / world) |
COLOR ISLAND (reggae) |
MILK (dub) |
SOUINQ (chanson / jazz) |
| MUSICA NUDA (jazz / pop) |
BABYLON CIRCUS (chanson / fusion / ska) |
ORCHESTER (électro / trip hop) |
LES BLEROTS DE R.A.V.E.L. (chanson) |
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NASSER (électro-rock) |
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Quelques pépites de l’an dernier…
Le festival « les soirées du caméléon » se déroule tous les ans, faisant le plein pour un public éclectique, avec des musiques pour tous les publics, qui se croient et découvrent d’autres univers. Des découvertes musicales vous attendent, de vraies surprises, et toujours beaucoup, beaucoup de talent.
Voici quelques pépites, que nous allons enrichir au fil des jours. D’abord le tout premier concert de Séjalan. Au caméléon, on rencontre des musiciens reconnus ou professionnels, et c’est aussi un tremplin, pour des musiciens bourrés de talents…
La suite de ce premier concert de Séjalan aux soirées du Caméléon. De la musique traditionnelle indonésienne aux jazz latin, Séjalan nous emmène dans un voyage qui nous promène du Brésil à l’Indonésie dans un rythme envoutant…
Le festival « Les Soirées du Caméléon », est aussi un rendez-vous régulier des amateurs de musiques amplifiées. En 2010, il s’était déroulé du 12 au 15 mai au théâtre des Chalands. En 2011, c’est au même endroit, mais ce sera du 1er juin au 4 juin.
Dans la vidéo suivante, Elektik GEM. Superbe.
Attention, il reste des place, mais certains concerts font déjà le plein, comme MUSICA NUDA, le mercredi 1er juin. Un rencontre musicale à ne rater sous aucun prétexte !
Il reste très peu de place pour MUSICA NUDA, dépêchez-vous ! Réservez aussi vite vos places pour les autres concerts… MUSICA NUDA, I will survive
Comment s’y rendre, comment réserver ?
Le festival se déroulera au théâtre des chalands, sur la dalle à Val-de-Reuil. La billetterie du festival est déjà disponible !!!
- Pass 4 concerts, pour les fans du Caméléon, au tarif exceptionnel de 19 € (tarif réduit) ou 27 € (tarif plein), uniquement disponible à l’école de musique de Val-de-Reuil
- La formule à la carte, chaque concert est à 8 € en tarif plein et 6 € en tarif réduit.
- La billetterie est disponible à l’Ecole de Musique de Val de Reuil, 5 voie de la palestre…
- (Plus d’infos au 02 32 59 62 81)
… et sur le réseau Fnac, Carrefour, Géant, Super U. (prévoir une petite majoration du tarif, commission oblige…)
Que vous soyez néophyte ou bien sportive accomplie, vous pouvez participer à cette course réservée aux femmes. 3 parcours au coeur de la ville vous sont proposés, selon votre niveau :
- Un 2 km ouvert à toutes, sans le moindre chronomètre, qui peut s’effectuer en marchant, en se promenant ou en courant, à votre convenance.
- Un 5 km pour celles plus aguerries qui ont l’habitude, le temps aussi, de courir ou qui ont la volonté de se lancer un défi.
- Un 10 km enfin pour les plus entraînées (il nécessite la présentation d’un certificat médical).
L’édition 2010 avait rassemblé plus de 400 participantes, nous souhaitons au moins le même succès pour cette nouvelle édition 2011, sur un nouveau parcours. (cliquez sur les photos pour les agrandir.)
Nous prendrons enfin les inscriptions jusqu’à la dernière minute sur le stand « organisation » du village. Je compte sur vous, surtout si vous aviez déjà participé l’année dernière, pour venir partager avec nous ce moment de joie et de sports dédié aux femmes.
Amicalement, sportivement, également…«
Marc-Antoine Jamet, Maire de Val-de-Reuil
Merci à la ville de Val de Reuil pour l’organisation de cette manifestation originale et unique dans notre département, merci au VRAC, aux services municipaux et aux bénévoles qui permettent, année après année, de renouveler cette fête du sport. Cette fête tout court.
Venez nombreuses !
Dès la rentrée, tous les partenaires de Toumaï se sont mobilisés pour poursuivre notre collecte solidaire.
Merci à Mme Puche de la FCPE qui nous met de côté les manuels du lycée remplacés pour cause de réforme des programmes (hier, un beau lot de manuels de sciences). Merci aux lycéennes et aux lycéens qui nous ont prêté leurs bras et leur bonne humeur !
La même opération s’est déroulée au collège Pierre Mendès France de Val de Reuil, avec la bénédiction du nouveau Principal, M. de Bellis, pour qui « c’est une bonne chose de pouvoir rendre à ces ouvrages leur utilité. » Merci aux collégiens de 3ème d’Insertion et d’autres classes, ainsi qu’à Audrey, une ancienne de PMF qui passait par là ;-) Merci à Sylvie Lesage du CDI, aux professeurs MM Leclair, Roullé et Démare, pour le bon coup de main, ainsi qu’à M. Lottin, Principal adjoint, et à Sandra Doignes pour leurs dons de livres.
Merci à Azad et Manu de la Ferme des Jeunes qui nous ont apporté leur sens de l’efficacité. Vive le travail à la chaîne ! Papoter en se passant des kilos de livres de mains en mains, c’est sympa et très efficace. Merci à Pierre Motte, un voisin du RERS, pour son aide.
Merci à Michèle Pastor et à Rosa Boucat de la Médiathèque Le Corbusier, qui nous mettent de côté de très nombreux livres en excellent état. Merci aussi à Amnesty International, qui nous fait régulièrement des dons de livres.
Merci à Michèle Combes et à Marcel Ntari de nous accueillir au RERS (avec quelques pâtisseries orientales en récompense de nos efforts : merci aux dames qui les ont préparées, c’était excellent !)
Merci à Gilbert Matongo, qui met tout en œuvre pour que notre prochaine expédition au Congo Brazzaville soit un succès.
Merci à Adayé Kouakou, notre contact ivoirien, qui garantit la sécurité de nos expéditions à Tabagne et oeuvre localement avec le Principal du collège de la ville, pour que soit mis en place une bibliothèque et un système de prêt des livres. Voici son dernier message, en date du 8 septembre dernier :
« Bonjour Henri,
J’ai pu avoir accès aux affiches. J’ai même eu l’occasion de discuter avec Monsieur le principal du collège de Tabagne pour l’ouverture de la bibliothèque du collège. Il m’a promis de t’écrire.
Comme tu le vois la détermination est de mon côté pour faire aboutir le projet.
Je te disais la dernière fois que les ouvrages les plus utiles pour le scolaire, ce sont les livres de mathématiques, Sciences physiques et naturelles, les ouvrages de français(grammaire, vocabulaire, dictionnaire ect) et ceux de la littérature générale ou de culture générale. Egalement pour les classes de 3eme et Terminale les annales seraient les bienvenues.
Par ailleurs j’ai discuté avec un membre de mon club Rotary Abidjan Lagunes qui a des connaissances dans certains clubs rotary en France qui pourraient parrainer notre projet et apporter le financement nécessaire.
Je te donne son email pour que tu rentres en contact avec lui et je pense que nous pourrions arriver à de bons résultats. car je voudrais te faire savoir que de nombreuses écoles même en ville ou à Abidjan n’ont pas de bibliothèque. Cela pourrait être une action internationale d’intérêt public.
Bonne journée et à bientôt
Adayé »
Merci aussi bien sûr à la municipalité de Val de Reuil, qui soutient très généreusement notre action, par l’attribution de lieux de tri et de stockage, le prêt de véhicule pour le transport, l’impression d’affiches.
Merci encore au sculpteur
Alain Le Boucher, le concepteur de notre beau logo (également de l’astrolabe de Val de Reuil), pour ses encouragements :
« Cela me fait plaisir de savoir que les idées de l’association Toumai continuent à vivre, et de porter, peut-être de manière différente, les mêmes idéaux. »
Merci enfin à Henri Sobowiec, le très efficace secrétaire de Toumaï, qui par son expérience associative et ses réseaux rolivalois permet le lien entre tous ces partenaires.
Laetitia Sanchez, présidente de l’association Toumaï
La CASE est structurée autour d’un axe qui relie Louviers, la bien établie vieille ville (la « cité drapière », aime à écrire Jamet) à Val-de-Reuil, la ville nouvelle – encore trop souvent taxée de ville-dortoir ou de ville ghetto, qui s’en défend, et se bat pour échapper à cette image. L’avenir de la CASE, un bassin de vie et d’emplois pour ses 60.000 habitants, passe par les visions des maires des 2 principales communes de l’agglo : Franck Martin et Marc-Antoine Jamet. Leurs visions semblent bien différenciées. Plutôt qu’une synergie constructive, c’est un affrontement permanent entre les 2 cités qui se jouxtent, et qui, au lieu de se compléter, semblent s’ignorer. Les 27 autres communes de la communauté sont contraintes d’assister comme témoins pris à partie. Faute d’une ligne claire, celles-ci choisissent leurs alliances au gré de leurs intérêts.
Les causes de l’affrontement
Depuis, les 2 élus s’expriment sur le sujet par blogs interposés.
L’inconséquence de la commune de Val-de-Reuil selon Martin
Après avoir publié un billet sur
le site de lacaze, Franck Martin a accepté une interview de
Caméra diagonale dans l’article : Louviers, duel à la Communauté d’Agglo. Il s’y exprime aussi par voie de commentaire, à la fois pour expliquer son terme de « cessation de paiement », qu’il a utilisé, dit-il, parce qu’
« entre la réalité de leur situation et l’enculage de mouches, [il a] choisi, comme toujours, l’expression de la vérité ». Et parce que ça aurait été l’expression même utilisée par Marc-Antoine Jamet lors de leur rencontre.
Ensuite, il exprime la solidarité avec la CASE et son personnel, et rejette l’entière faute de l’incident de paiement de VdR sur Marc-Antoine Jamet qui a préféré assurer seul l’intégralité de la gestion financière de l’ANRU. Bien qu’estimant que la CASE n’est pas une vache à lait, et que « les élus ont refusé que Val-de-Reuil se serve de la CASE comme d’un guichet de banque, avec cette avance de trésorerie pure et simple ». Franck Martin dit avoir tendu la main à son ancien co-listier, et tenté de faire pencher les votes en faveur de Val-de-Reuil (mais pendant un vote à bulletins secrets).
La faute incombe à la CASE selon Jamet
Evidemment, Marc-Antoine Jamet entend cela d’une tout autre oreille : « la CASE qui gère les subventions de l’ORU de Val-de-Reuil [a] perdu 2 millions d’Euros de FEDER (deux millions !!!) faute de les avoir appelés.”
C’est sur le blog
voie-militante que Jamet riposte. Dans un billet qui dénonçait la
cabale contre Marc-Antoine Jamet, Denis Szalkowski prend fait et cause pour le maire de Val-de-Reuil. Pour lui, ce piège tendu par Franck Martin à M. Jamet ne servirait qu’à créer un contre-feu, pour étouffer l’annonce du reversement de l’écrêtement de ses indemnités d’élu à sa compagne, et néanmoins maire-adjointe de Louviers.
Mais c’est dans le
billet suivant que Marc-Antoine Jamet choisit de répondre par voie de commentaire.
Voici la séquence telle que la décrit le maire de Val-de-Reuil, Marc-Antoine Jamet :
En ce qui concerne la convention ANRU de Val-de-Reuil, la Ville s’est interdit de se tourner vers l’intercommunalité.
Marc-Antoine Jamet a particulièrement insisté auprès de ses services pour qu’ils considèrent cette interdiction de mettre la CASE devant ses responsabilités ou d’imaginer faire appel à sa solidarité, afin d’avoir la paix.
Cette convention a été rédigée pour :
- faire retourner à la Ville de Val-de-Reuil sa direction opérationnelle,
- éviter que l’ANRU n’annule les crédits de l’opération de Maison-Rouge à Louviers,
- ne pas faire perdre la face ceux qui étaient dessaisis.
La CASE qui gère les subventions de l’ORU de Val-de-Reuil a perdu 2 millions d’Euros de FEDER (deux millions !!!) faute de les avoir “appelés”, sa part dans les 90 M€ de l’opération est restée stable (6,7 M€).
La part de la Ville (payée sur son budget) a bondi, passant de 5,7 à 9,3 M€ auxquels on pourrait rajouter le fameux excédent de l’EPV soit un total de 10,5 M€ payés par les contribuables rolivalois. L’effort de la Ville a doublé, est devenu supérieur à celui de la Case, jusqu’à être deux fois plus important.
La commune se désendettera encore de 500.000€ à la fin de l’exercice 2010, passant de 66M€ de dette en 2000 à 44 M€ aujourd’hui,
La ville n’augmente pas les impôts depuis une décennie,
Sa section d’investissements a triplé,
c’est une preuve de bonne santé de ses finances.
LA DEFAILLANCE DE LA CASE
Si la sécurité financière de l’ANRU de Val-de-Reuil est patente, il en va autrement de sa trésorerie.
- La Ville de Val-de-Reuil obtient l’autorisation de démarrage d’un chantier par l’ANRU et ses partenaires,
- Ceux-ci notifient les crédits qu’ils mettent à disposition de cette opération,
- les budgets étant disponibles, la CASE appelle les subventions auprès de la caisse des dépôts, de la région, du département, de l’Europe,
- La Ville paye les entreprises (Spie, SCREG, ViaFrance, etc…) et j’ai demandé qu’elle le fasse dans tous les cas de figure,
- la CASE restitue à la Ville les subventions versées par les partenaires et qui correspondent à ces paiements.
Les subventions existent. Plus d’un million d’euros dort à la région (comme Vice-Président aux finances à la région, M. Jamet le voit…).
Et pourtant, la CASE ne les appelle pas. Dans l’intervalle la Ville paye les entreprises.
Il y a donc un problème de trésorerie.
Jamet, convaincu que c’était à celui dont c’est la faute de trouver la solution à ce décalage, s’en est entretenu avec le président de la CASE le 18 juin et une formule a été mise au point qui consistait à ce que les deux entités, la collectivité municipale et l’établissement public intercommunal, lèvent une ligne de trésorerie de deux millions d’€ chacun pour combler ce gap estival, pour un coût de 10.000 €.
La délibération présentée par l’adjointe du maire de VdR, Janick Léger a été repoussée par une manoeuvre unissant Mme Véronique Jullien qui mêla sa voix ce soir là à celle de Bernard Leroy.
C’était un piège. Marc-Antoine Jamet est tombé dedans.
Le lendemain le maire de Val-de-Reuil proposait à quatre banques de suppléer la CASE.
L’affaire était réglée. D’autant plus que la Case appelait les subventions.
Effectivement, comme le confirmait Franck Martin le 9 juillet dans son commentaire chez
caméra diagonale :
« Vdr n’est plus en cessation de paiement, notamment parce que la CASE, en stricte application de la convention, lui a versé cette semaine 1,5 million d’euros ».
La crise est donc passée, mais en traînant un nuage de fumée derrière elle…
Une de plus dirons nous, ouf… Ce n’était pas la première, et sûrement pas la dernière.
La fumée ? Le maire de Louviers, conformément à une loi de 1992 qui autorise un élu percevant des sommes cumulées au delà de 8.100 euros par mois à désigner un collègue de son choix pour recevoir le surplus, ait choisi la maire-adjointe, en l’occurrence sa compagne, qui bénéficiera ainsi de 1.425 euros supplémentaires par mois.
« J’ai souhaité être totalement transparent, alors qu’en règle générale les élus prennent des hommes de paille. J’aurais ainsi pu attribuer le surplus à un autre élu qui me l’aurait restitué », se défend Franck Martin à l’AFP. « Avant d’entrer en politique, j’étais cadre supérieur. Si j’étais battu, je n’aurais aucun filet de sécurité, car on ne cotise pas aux assedic. Mettre un peu d’argent de côté, c’est normal ».
Il faut être clair : tout le monde s’accorde à dire que tout ceci n’est que très légal et que rien n’est occulté dans cette (non-)affaire. Soit 9.500 € n’est pas une mince rémunération. Mais est-ce un revenu astronomique pour celui qui dirige, apparemment de façon saine, à la fois la ville de Louviers et la CASE (cela représente environ 350 personnes sous sa direction) ? Il ne s’agit pas là d’une mission visant à établir un rapport, si important soit-il pour l’avenir de la France et du monde, mais de diriger une collectivité publique, et de présider aux décisions qui vont assurer le quotidien de tous les habitants de la CASE. Ce n’est pas rien.
La manoeuvre est malhabile, peut sembler choquante à certains, mais Il n’y a pas ici d’argent occulte, pas d’enveloppes qui circulent, pas de rémunération pour des missions ésotériques, rien que du légal, respectant les usages de notre République. Il existe une solution à ce genre d’écarts, et tous le monde semble vouloir y adhérer dans le principe : limiter le cumul des mandats !
Pour protester contre de graves actes de violence et marquer notre soutien à l’égard des victimes, nous avons décidé de mener une opération « collège mort » ce jeudi 11 juin 2009.
Il y 2 mois, le 8 avril dernier, nous avions déjà alerté M. Moya, Inspecteur d’Académie, sur le climat d’insécurité qui s’installait dans notre établissement. Des catégories socio-professionnelles de plus en plus défavorisées, une rotation des enseignants importante, un cadre vétuste : tout cela a favorisé la perte de repères et installé un climat de crise au sein du collège.
Après nous avoir reçus en avril, M. Moya avait rencontré M. Destang, Président du Conseil Général, et M. Jamet, Maire de la ville de Val-de-Reuil, pour statuer sur l’avenir du collège Pierre Mendès France.
Petit rappel historique et géographique : le collège Pierre Mendès France est né avec le projet de la Ville Nouvelle dans les années 70. Situé au bout de la Dalle de Val-de-Reuil, c’était un projet de collège ouvert sur la ville. Les temps ont changé et ce beau projet rencontre aujourd’hui ses limites.
A l’issue de cette seconde rencontre du 11 juin, des engagements ont été pris…
Altitude Telecom et EDF avaient déjà choisi ce site pour leurs datacenters.
C’est maintenant au tour d’Orange de choisir Val-de-Reuil pour y construire un des plus grands datacenters d’Europe.
Orange a acheté un terrain de 18 ha, et le premier bâtiment de 10.000 m2 devrait ouvrir ses portes dès 2012.
La raison invoquée : réduire de 20 % les émission de CO2, et diminuer de moitié la consommation énergétique…