A28-A13

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Contournement Est, A28-A13 : un projet politique, nuisible pour l’environnement, les habitants, la qualité de vie, la santé, les finances publiques et les collectivités.

liaisons-nord-sud
Le contournement Est de Rouen qui nous a été présenté, l'autoroute à péage, n'a pas fait l'objet de débat public.
Un débat public avait eu lieu en 2005, pour un autre contournement à l'Est, sur un autre tracé, pas autoroutier, pas à péage, qui n'était pas un recours à un partenariat public-privé (ppp), sous forme de délégation de service public. il n'y avait pas 8 viaducs, autant de destruction de nature, de forêts, de terres agricoles. Le projet de 2005 coûtait 3 fois moins cher.
En 2005, l'axe Calais-Bayonne était en cours de réalisation : c'était l'A28, qui a ouvert en 2007. Déjà les CCI promouvait cet axe nord-sud.
En 2014, les citoyens et contribuables ont eu la possibilité de participer à une concertation, non pas un débat public, qui n'a fait que montrer l'opposition des riverains et des habitants, et des usagers.
Le maître d'ouvrage a présenté son projet, les citoyens ont pu, pas tous, poser des questions, dans un format limité dans le temps aux alentours de 3 minutes.
Le maître d'ouvrage répond largement, ou ne répond pas, notamment avec la demande répétée, maintes fois, sur les gains de temps, où nous n'avons entendu en réponse, une fois : "nous pensons qu'il y aura des gains de temps."
Et bien, pas nous, en tous cas pas pour les Casois, et pas pour les quelques exemples qui ont été présentés lors de l'enquête publique.
Au final, après une concertation publique, l'autorité reste libre de sa décision.
Le 7 janvier 2015, le sinistre jour de l'Attentat de Charlie, Ségolène Royal, Ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, et Alain Vidalies, Secrétaire d'État charge des transports de la mer et de la pêche ont donné leur accord pour la poursuite des études préalables à l'enquête publique.
Cette enquête, ouverte le 12 mai 2016 a permis au public d'accéder aux 4000 pages du dossier. Le public aura donc eu deux mois pour prendre connaissance de toutes les pièces, de se faire un avis, poser des questions, dénoncer les nombreuses erreurs qui émaillent le dossier, et aussi donner des avis, et c'est nouveau, les citoyens, associations ou partis, se sont vus proposé de présenter des alternatives. Le contournement ouest bien sûr. Mais pas seulement : puisque la Région met 20 millions sur la table pour étudier la réouverture de la ligne ferroviaire Rouen-Evreux, ne passant pas forcément par la vallée de l'Iton, la possibilité d'étudier la poursuite de cette ligne jusqu'à Orléans, donnant au port de Rouen la possibilité d'augmenter ses capacités d'acheminement, et surtout : sans encombrer les routes, les agglomérations, et en évitant les pollutions.
Ça, cela améliorerait vraiment la qualité de vie de rouennais. Et permettra de conserver la place de nos ports, plutôt que les offrir en pâture aux grands ports du nord.
Serqueux-Gisors pour le port du Havre et Paris, et Orléans-Rouen, pour le port de Rouen, 1er port européen pour les céréales, pour l'instant.
L'enquête publique est terminée, depuis le 11 juillet à 15h45.
Les contributions ne sont plus visibles du public depuis ce moment. C'est bien dommage, et très peu "open data".
La commission d'enquête va rédiger un rapport sur le déroulement de l’enquête et consignera dans un document à part ses conclusions motivées.
Puis le gouvernement décrétera l’utilité publique du projet, la mise en compatibilité des documents d’urbanisme, et le statut autoroutier de l’infrastructure.
Attendu que les contributions ne sont plus visibles du public, je vais placer quelques unes que nous avons produites, collectivement, et qui démontrent l'inutilité, et même la toxicité de l'infrastructure.
La 1ère contribution que je mets en ligne, c'est un point de vue citoyen sur l'intérêt général, régional et local de l'infrastructure.

Contournement Est de Rouen : désolés, pas d’emplois !

Il y a ce qu'on dit dans les réunions publiques, et il y a ce qui est écrit, bien officiellement. Sur le quel il y a déjà bien à dire. Mais sur une question sur l'emploi, la réponse est pliée : il n'y en n'a pas.
C'est en réponse à une question de madame Juliette Delahaye, qui pose la question de l'utilité publique, de l'intérêt général, pour nous et les générations futures, mais aussi des créations d'emplois, notant au passage qu'elle n'avait pas pas vu d'exemple d'emplois générés par une rocade payante.
Bien en peine pour répondre sur les intérêts particuliers face à l'intérêt général, le maître d'ouvrage nous dit : "On ne peut pas négliger les générations futures. Vous avez évoqué les emplois. Les personnes qui ont exprimé ces créations d'emplois, il aurait fallu leur poser la question. Nous n'avons pas affiché nulle part qu'on créait des emplois."
Françoise Guillotin, vice-présidente de la CREA, nous expliquait déjà en 2014, d'une façon un peu alambiquée, que "l'infrastructure en elle-même n'était pas l'outil qui permettrait de développer des emplois, mais que c'était un outil nécessaire au territoire pour permettre aux entreprises d'avoir aussi des facilités d'accès à leurs entreprises pour pouvoir justement permettre les embauches nécessaires à notre territoire."
Avouez qu'il fallait la trouver celle-là : "permettre aux entreprises d'avoir aussi des facilités d'accès à leurs entreprises pour pouvoir justement permettre les embauches nécessaires à notre territoire." Mais aujourd'hui, le message officiel n'est plus le même. On n'affiche nulle part de création d'emploi induit par l'infrastructure. Ceux qui le disent sont "responsables" de leur propos, c'est à eux qu'il aurait fallu poser la question. En clair, pas d'emploi, mais rien n'interdit de croire aux promesses que certains peuvent faire.
Les Direction régionales de l'Équipement Normandie et Picardie avaient évalué l'impact des zones d'activité créées autour de l'A28 :
"[...] on peut être plus circonspect quant à leur impact réel sur l’emploi : presque toutes ces entreprises étaient déjà présentes dans la région, parfois à seulement quelques kilomètres de là ; ce ne sont souvent que des re-localisations sans création significative d’emplois supplémentaires."
D'autres effets négatifs influent sur la congestion urbaine :
"Par contre, les effets négatifs sur les modes de déplacement sont peut-être importants : la limitation de la taille de ces zones (11 à 15 ha en général) rend impossible leur desserte en transports en commun, et leur accessibilité, tant pour les employés que pour les marchandises, reste exclusivement automobile ; en outre, l’absence de « centres de vie » (restauration collective, commerces, services bancaires ou autres) sur ces zones oblige souvent à se déplacer en ville pour les trouver."
Est-il utile, d'utilité publique, de dépenser plus de 1 Md€ pour une autoroute qui va saccager les paysages et les campagnes, sans montrer d'intérêt pour les usagers, et qui ne créera pas d'emploi ?
Pire : qui va congestionner encore plus l'agglomération, sans compter les zones d'activité qui iront ajouter des destructions de terres naturelles aux 516 hectares déjà détruites par l'autoroute, laissant en friches les anciennes zones d'activité.
1 milliard d'euros et pas d'emploi ! A qui profite l'autoroute ?

Contournement Est de Rouen, l’A28-A13, l’autoroute pour les nuls

Contournement Est de Rouen, l'A28-A13, l'autoroute pour les nuls
Plus de la moitié des députés socialistes ont demandé à ce que l'Etat rachète les concessions autoroutières.. L'envolée des prix des péages et la rentabilité exceptionnelle des concessions ont poussé à faire pression sur les concessionnaires.
Cela, deux mois après que l'Autorité de la concurrence ait dénoncé la rentabilité exceptionnelle des sociétés concessionnaires d'autoroutes « historiques » assimilable à une rente, qui doit être davantage régulée en faveur de l'Etat et des usagers. L'Autorité de la concurrence estime une rentabilité de 20 à 24%.
Pour le PDG de Vinci autoroutes, Pierre Coppey, "l'Autorité de la concurrence confond le résultat net comptable annuel avec le taux de retour sur investissement". "[...] à la fin vous rendez l'actif, vous remboursez vos obligataires, vos actionnaires et il ne reste rien". On se demanderait presque pourquoi il s'accrochent tant à leurs concessions tant il n'y a plus rien à la fin.
Manuel Valls a donc décidé qu'une remise à plat totale des concessions était nécessaire parce qu'il en va de l'intérêt de l’État. Encore faut-il trouver les 15 à 20 milliards € nécessaires.
Plutôt que tenter de faire pression à postériori sur les sociétés concessionnaires, ne vaut-il pas mieux commencer par éviter d'investir dans de ruineux ouvrages qu'on offre en concession pour des durées qui dépassent l'entendement.
Ce serait le cas du contournement Est de Rouen. La ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, doit décider de lancer ou non l'enquête publique sur cette autoroute.
Madame Royal avait jugé qu'il n'est « pas réaliste de mettre 900 millons d’Euros dans 60 kilomètres » (à propos de l'A831 en Poitou-Charentes). Il faut se rendre compte qu'il est encore moins réaliste de dépenser au minimum 1,05 milliard € pour 41 kilomètres.
Avant de reproduire les mêmes erreurs, d'engager la collectivité sur une dette colossale, il faudrait surtout évaluer l'intérêt général d'un tel ouvrage, et comprendre les raisons du rejet massif de la population impactée, des associations, des écologistes. Je doute que le dossier présenté au ministère reflète les chiffres erronés ou approximatifs qui ont été rectifiés tout au long de la concertation, sans que les organisateurs ne tiennent compte des corrections lors des réunions suivantes. Les conclusions du maître d'ouvrage tiennent en deux opinions répétées à l'envi : "nous pensons que c'est utile et nécessaire".
A l'Assemblée on s'offusque, on souhaite racheter les concessions ; au niveau des barons et marquis locaux, c'est une tout autre chanson : on veut faire financer les autoroutes par les contribuables pour les donner en concession pour des décennies. Un fiasco environnemental et un fiasco financier prévisibles.
L'autoroute "Jeanne d'Arc" !
Tous ces grands élus, qui ont pour la plupart évité d'affronter le public sur le terrain, disent avoir entendu les opposants au projet. Les vidéos sont en ligne et en attestent. Et les mêmes barons et marquis nous disent avoir surtout entendu ceux qui ne se sont pas exprimés et qui sont pour. Parce que quand on est pour, on ne le dit pas.
La réalité est plus cruelle :
  • Il y a les opposants, nombreux et têtus : ils luttent pour leur environnement, contre la dette à venir, contre le péage, contre la pollution, pour la sécurité et la santé, pour la préservation des terres et des cultures, la sauvegarde des paysages et le développement des alternatives moins coûteuses et plus ancrées ;
  • il y a les CCI & Co, le Medef, les transporteurs, le BTP, et les élus qui suivent leurs avis, ils sont pour, peu nombreux, et très intéressés ;
  • et puis il y a l'immense majorité des gens qui s'en foutent comme d'une guigne, et qui trouvent plutôt con de mettre un péage aux abords de la ville, parce que la plupart fera tout pour l'éviter.
  • Les élus qui entendent les voix comme Jeanne d'Arc devraient tendre l'oreille : C'est pour la plupart plutôt oui sans péage, non avec péage, et surtout aucun impôt supplémentaire.
Face à la surdité, on a réalisé des séquences thématiques filmées au cours des débats, sur le péage, la finalité de l'ouvrage - qui dit finalité, dit conséquences sur le trafic, la pollution, et aussi qui paye pour quoi. On va parler des terres agricoles et forêts détruites définitivement, sans compensation.
Et puis on va s'amuser 5 minutes en entendant les promoteurs du projet nous expliquer que l'autoroute va servir à construire du transport collectif, des bus, du vélo... Il ne manquerait que la marathon, mais l'ouvrage ne fera "que" 41 km. Un marathon, c'est 42,195 km. Trop dommage.
Avant de faire un petit tour de ces contradictions, pour discerner qui ment à qui, je vous invite à découvrir ces moments édifiants.
C'est juste après cette petite chanson comique !
"Niquons la planète" (HK et les saltimbanks) : chanson comique !
Les thèmes abordés :
Madame Royal, est-il possible de dire enfin non à ce projet qui a plus de 40 ans et ne correspond en rien aux besoins d'aujourd'hui ?
Votre réponse est très attendue.

Suite du conseil du 20 décembre : à la suite du rapport d’activité de la CASE, malgré de nombreux points de désaccord, sur le SCoT, les transports, les Hauts-Prés… le rapport est approuvé à l’unanimité !

C'est la suite du conseil municipal du 20 décembre. Nous avions attendu madame Kaaouche, et nous étions englués dans une fissure de l'espace temps. Nous attendions.
La première délibération concernait l'approbation du rapport d'activité 2012 de la CASE - la Communauté d'Agglomération Seine-Eure.
Alain Loëb, pas plus que les délégués à l'agglo, n'ont expliqué leurs rôles, ni leurs prises de positions. Quelque mots sans conséquences : "très riche. La commune de Saint-Pierre a bénéficié des aides et des services de la CASE, on n'a pas à regretter le fonctionnement qui a eu lieu, les règles sont établies, il suffit de demander les prestations nécessaires à la vie de notre collectivité,..." papoti et paopota, bla-bla-bli, et bla-bla-bla.
Puis vient une question sur la ligne régulière en villabus pour Val-de-Reuil, pour laquelle le maire se dit désormais pour.
"Maintenant, vous êtes pour ?", demande Jérôme.
Alain Loëb : "Je n'ai jamais été contre. C'est vous qui avez déformé mes propos à l'époque."
On vérifiera donc les propos, pour s'assurer qu'ils n'aient été déformés.

Sur la question d’une ligne régulière entre la gare de Val de Reuil et de Saint Pierre

Soyons loyaux et rendons à César les propos qui appartiennent à César. Le compte-rendu des débats de la commission déplacements du 14/04/09 est à lire ici.
Le 1er point portait sur le nouveau réseau Transbord : La question d’une ligne régulière entre la gare de Val de Reuil et de Saint Pierre se posait. Vous en lirez plus dans le billet.
M. Bourlet : "En ce qui concerne la ligne reliant la gare de Saint Pierre à celle de Val de Reuil, il semble plus judicieux de réaliser un trajet direct sans passer par le Vaudreuil, afin de réduire le temps de parcours."
M. Canivet : "Cette hypothèse a été étudiée, mais pour maîtriser les coûts, il faut essayer de répondre à l’ensemble des besoins du secteur avec une seule ligne. Nous verrons cependant si cette ligne nécessite l’utilisation d’un bus en service régulier."
M. Bourlet : "Le coût financier de cette ligne serait compensé par le gain sur le bilan carbone du territoire."
M. Canivet : "Si le budget annexe Transport est augmenté, toutes ces améliorations sont envisageables. Il restera cependant le problème de la disponibilité de véhicules et de chauffeurs."
Le débat d'autres liaisons, puis la question de Saint-Pierre / Val-de-Reuil revient dans le débat...
M. Becus : "La proposition de ligne renforcée pour les pôles secondaires sera t-elle reprise ?"
M. Canivet : "Cette proposition sera présente dans le compte rendu, et pourra donc être présentée à la conférence des présidents."
M. Loeb : "Si le Flexibus est renforcé, c’est une avancée intéressante. La demande est trop faible pour une ligne régulière. Une ligne de transport en commun ne suffira pas à créer une croissance urbaine."
[...]
M. Loeb : "Combien faut-il d’utilisateurs pour justifier une ligne régulière par un minibus ?"
M. Canivet : "A partir de 3 ou 4 voyageurs en moyenne par trajet, cela devient cohérent."
"On ne donne pas à boire à un âne qui n'a pas soif." La CASE n'avait pas lieu de promouvoir une ligne régulière si le maire s'y opposait en estimant que la demande est trop faible. Jérôme se dit satisfait de constater qu'il est désormais pour.

Hauts-Prés, régie publique de l'eau, SCOT, A28-A13...

Comme le maire ne présente pas le rapport, Jérôme Bourlet présente donc les Hauts-Prés, la zone de culture biologique de 110 hectares - dont 30 ha en maraîchage bio - qui permet à la fois de préserver le champ captant qui alimente en eau potable 40 000 habitants de la CASE, et aussi crée de l'emploi (agriculteurs, chantier d'insertion), avec un marché sur site, et bientôt une conserverie. D'autres initiatives naîtront autour de cette zone au fur et à mesure qu'elle se développera. C'est un projet novateur et unique, qui identifie fortement l'agglomération. Le maire doute encore des perspectives d'avenir de la conserverie.
Jérôme se satisfait également de ce que la CASE s'engage dans la création d'une commission qui va étudier le retour de l'agglomération en régie publique de l'eau. C'est un sujet qui avait été débattu l'an dernier lors de la présentation du rapport de la CASE par M. Petit, Directeur Général adjoint des Services de la CASE. Une controverse avait agité le conseil. Le maire revient dessus. Elle avait fait l'objet d'un fact-checking, prouvant que ce n'était pas Jérôme qui alléguait de l'illégalité des contrats.
On ne peut que se satisfaire aujourd'hui que la CASE s'engage dans cette commission : le retour en régie publique a permis à de nombreuses agglomération et communes d'améliorer le service de l'eau, avec une baisse du prix, et aussi un accroissement des investissements, moins de fuites et la possibilité d'appliquer une politique sociale de l'eau.
Alors que Jérôme prônait cette étude, le maire s'était lui positionné pour prolongation de la délégation de service public avec Veolia. Nous verrons les conclusions de cette commission. C'est déjà la collectivité qui assure elle-même ses investissements sur le réseau.
C'est ensuite le SCoT qui est présenté dans le rapport d'activité. Jérôme Bourlet en a été le président jusqu'en janvier 2013. Depuis la fusion de Seine-Bord avec la CASE, il n'y a plus de présidence. Le SCoT a été voté à la CASE. La commune de Saint-Pierre avait rendu son avis, c'était NON, avec 6 voix contre.
Un seul satisfecit, du bout des lèvres : la formation des élus aux PLU, plan locaux d'urbanisme, en passe d'être remplacés par les PLI (plan locaux intercommunaux). Cette formation avait été initiée par Jérôme. Du bout du bout des lèvres...
Le dernier point présenté par Jérôme, c'est l'autoroute A28-A13 à laquelle nous pouvons légitimement nous opposer. Cependant, parce qu'il faut prévoir les meilleurs aménagements dans le cas où, malheureusement, l'autoroute serait construite. C'était aussi le rôle du SCoT, et donc, de son président.
Ceinture et bretelles explique-t-il. Espérons que ce ne seront pas les bretelles d'autoroute...
A l'issue de cette délibération sur le rapport d'activité 2012, avec l'opposition du maire et de ses adjoints sur de nombreux sujets : les Hauts-Prés qui coûtent trop cher ; la conserverie dont ils doutent ; le SCoT auxquels ils se sont opposés ; mais aussi les transports ; avec les voies que la majorité critiquait lors du dernier conseil - celle du Vaudreuil vers le rond-point du Fantôme, dont ils décriaient le faste (des "Champs-Elysées" !, disaient-ils) - ; l'engagement de la CASE à étudier le retour en régie publique,... on pouvait craindre que la majorité ne vote contre ou s'abstienne.
Et bien, non. Le rapport d'activité de la CASE fera l'unanimité. Etonnant, non ?

Liaison A28-A13 : les opposants au projet s’organisent sur plusieurs fronts

Non à l'autoroute
La dernière manifestation de l'association "Non à l'autoroute" avait eu lieu le 27 juin 2013 dans la commune du Manoir-sur-Seine, directement impactée par les nuisances du projet. Le même jour, une mauvaise nouvelle tombait : le rapport Duron mettait bel et bien le projet à l'ordre du jour, même avec un scénario à 2030.
Si certains élus s'en sont réjouis, 17 maires s'étaient mobilisés contre, représentant un peu plus de 80 000 habitants, parmi lesquels Oissel, Tourville-la-Rivière, Val-de-Reuil, Pont-de-l'Arche, ou Ymare…

En cette rentrée, plusieurs actions sont menées en parallèle, sur le terrain et au sein des institutions

Sur le terrain, la manifestation pour la gratuité du péage d'Incarville a réuni près de 150 personnes ce samedi 19 octobre.
L'idée en réclamant la suppression de ce péage, est de transformer le tronçon allant d'Heudebouville à La Maison-Brûlée en autoroute urbaine : une autoroute à la taille de la métropole rouennaise à laquelle appartient aussi la CASE désormais, qui facilite les trajets à l'intérieur de cette métropole. Que ce soit les trajets domicile-travail, et aussi les échanges vers les centres administratifs, universitaires, culturels, les hôpitaux aussi, ou simplement la famille, les amis, les loisirs...
Cela permettrait de désengorger le réseau secondaire, notamment au niveau de la sortie de Criquebeuf-sur-Seine. En réclamant ce test de gratuité - qui fut proposé pour une durée de 3 mois par Jean-Louis Destans, le président du Conseil Général de l'Eure... en 2005 -, et jamais appliqué, l'association veut prouver qu'une nouvelle infrastructure est inutile pour désengorger le trafic routier.
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Un trafic fluidifié, plus économique, qui ne nécessite pas une ruineuse autoroute avec de terribles conséquences environnementales, et aussi des transports pour tous.

Parallèlement, d'autres actions sont menées, pour que l'argent public soit affecté au développement des transports collectifs pour tous, plutôt que d'être provisionné pour de futures infrastructures coûteuses, destructrices et inutiles. Ce sera le sens de l'intervention de François Merle, élu écologiste de Val de Reuil, lors de la séance plénière du jeudi 24 octobre à la CASE (Communauté d'Agglomération Seine Eure).
Au niveau national, cela va dans le sens de l'amendement déposé par les députés écologistes Eva Sas (membre de la commission Mobilité 21) et Eric Alauzet, en faveur d’une TVA à 5,5 % sur les transports publics. L'amendement a été rejeté en première lecture : le projet de loi de finances prévoit donc la hausse de ce taux, qui passerait de 7 à 10 % dès janvier 2014 - la TVA étant appelée à financer le CICE (Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi).
La colère des usagers du rail s'exprime d'ores et déjà par des pétitions lancées par des associations d'usagers, comme celle lancée par Vernon Train de Vie. Si vous voulez la signer, cliquez ici...
Parallèlement, la mobilisation des élus écologistes va continuer au Sénat, puis en seconde lecture à l'Assemblée, pour convaincre leurs collègues de la majorité et au-delà. Rappelons en ces temps de crise, que le développement des transports collectifs est un moyen de créer de nombreux emplois non-délocalisables.
Comment peut-on s'engager dans la préparation de la Conférence des Nations Unies sur le Climat, qui se tiendra en 2015 à Paris ? Comment peut-on préparer la future loi sur la transition énergétique ?... quand on s'en prend d'un côté aux transports collectifs, et que de l'autre on prévoit de financer de nouvelles autoroutes ?
Ce débat, nous réclamons qu'il ait lieu aussi en région, en saisissant la Commission Nationale du Débat Public d'une demande de Débat public sur le projet de liaison A28-A13, conformément à la loi. C'est le sens de la démarche effectuée cette semaine par le mouvement Europe écologie – les Verts et les élus écologistes de la Région, de la CREA, et de l’Agglomération Seine-Eure.
Car c'est tous ensemble, citoyens, associations et élus que nous ferons évoluer la société, dans le sens d'une plus grande justice sociale et environnementale. N'est-ce pas là le rôle que doit retrouver la politique : de rassembler, plutôt que de diviser ?

Pôle métropolitain : le “scoop” de Frédéric Sanchez sur l’A28-A13. Une autoroute sous-évaluée ?

autoroute
C'est sur le site de l'agglo, en date du 11 juillet : le scoop de Frédéric Sanchez
Le président du pôle métropolain CREA Seine-Eure a annoncé : "Le Premier Ministre vient d’annoncer la réalisation de la liaison A28/A13 et qu’il retenait le scénario n°2", un scoop pour ceux qui n'ont ni internet, ni radio, ni télé.
Franck Martin a ajouté : "Retenir le scénario 2 est une excellente nouvelle. Ces projets d’infrastructures vont impacter nos budgets et nous devons dès à présent avoir une démarche financière, commencer à économiser, pour que le moment venu, nous puissions participer au financement de ces infrastructures d’envergure nationale et financer nos propres infrastructures."
Et oui, il va falloir sérieusement économiser, il est peut-être là le scoop : Le projet de liaison A28-A13 - contournement est de Rouen a été estimé à 880 millions €. Estimation basse du coût du projet, et aussi estimation la plus haute.
Or, il s'agit là le l'étude la liaison A28-A13 SANS la jonction vers Saint-Etienne du Rouvray.
Lors du Comité de pilotage du 19 octobre 2012, le préfet de Région a exposé aux élus une variante préférentielle, pour la liaison A28-A13 incluant le raccordement vers Rouen. L'analyse de la DREAL ((Direction Régionale de l'Environnement, et l'aménagement et du logement) incluant des critères de fonctionnalités, d'environnement humain et naturel, et de conception technique a éliminé 30 variantes, n'en retenant que 4.
Le coût estimatif donné par la DREAL Haute_normandie est de 1,05 Md€.
Et encore, c'est une valeur indicative qui ne préjuge pas des résultats des études de détail et des mesures compensatoires.
La DREAL indique qu'il convient de noter que pour les différentes variantes, le montant est du même ordre.
Il manquerait donc 170 Millions €, qu'il conviendrait encore de modifier en fonction des études de détails et des mesures compensatoires.
L'analyse de la DREAL a-t-elle changé depuis ? A-t-on changé le tracé retenu ?
Puisque l'Etat a prévu 880 millions - ça passe mieux que lorsqu'on annonce plus d'un milliard € -, qui financera le reste ? Est-ce que ce sera le concessionnaire ? Ou est-ce pour cela que M. Martin envisage de sérieusement économiser ?
Autre inconnue : quel serait le montant du péage, puisqu'il y aura retour en concession ?

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