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M. Larue, l'homme invisible du Front national lovérien


M. Larue, conseiller municipal de Louviers est aux abonnés absents. Voilà des semaines et des mois que François-Xavier Priollaud, maire de notre ville et Bernard Leroy, président de la communauté d’agglomération, constatent lors des réunions des assemblées que le siège de M. Larue demeure désespérément vide. L’élu du Front national ne fait donc honneur ni à son mandat ni à ses électeurs.

Cette absence permanente et non expliquée est-elle si surprenante ? A mon humble avis, elle n’est l’est pas. Avant l’élection municipale, j’avais annoncé le peu de cas manifesté par nombre de candidats du Front national à l’égard des institutions et des mandats auxquels ils aspiraient. En fait, ces candidats s’étaient présentés sur l’insistance des cadres départementaux du parti des Le Pen. Ils avaient recruté à la louche des hommes et des femmes n’ayant aucune idée du rôle et du pouvoir d’un conseiller municipal. L’objectif de Marine Le Pen était d’obtenir un maximum d’élus pour les rôder et leur enseigner les subtilités de la fonction d’élu. Mais même quand on est au Front national, cela nécessite un minimum d’investissement personnel et une formation moins superficielle qu’il y paraît de prime abord.

M. Larue n’a sans doute trouvé ni le temps ni la passion de se consacrer à son travail d’élu local apte à lire un budget, à en comprendre le sens, il n’était prêt qu’à entonner les sempiternelles rengaines sur l’immigration, l’insécurité et l’Islam… D’ailleurs les textes proposés par M. Larue dans le bulletin municipal sont de la même veine partout en France et ne présentent aucune originalité ni pertinence. D’ailleurs, il ne les écrit pas lui-même ce qu’on ne lui reprochera pas, les secrétaires permanents des partis étant là pour cela (1). Pour parler de Louviers et de ses habitants, il faudrait que M. Larue connaisse la ville et les communes de l’agglomération Seine-Eure. A l’évidence, depuis son élection, on l’a peu vu sur le terrain au point de devenir l’homme invisible. Et dire que ces gens-là aspirent à devenir conseillers régionaux et vont faire 25 % sans bouger un doigt ! Ni une tête.

Débat public sur le parc éolien du Tréport – Réaction d’EELV

Communiqué de presse - mercredi 30 septembre 2015 A l'occasion de la présentation par la CNDP du compte rendu du débat public sur le projet de parc éolien en mer de Dieppe - Le Tréport, nous vous ré-adressons notre cahier d'acteurs réalisé en commun avec la Région Picardie. ...

Quelques réflexions au débotté : Morano, Tapie, Dieudonné…


La saillie de Mme Nadine Morano candidate à la primaire de l’ex-UMP confirme ce que Guy Bedos a dit d’elle. Déclarer que la France est un pays de « race blanche » et qu’il doit demeurer fidèle à sa tradition judéo-chrétienne est une affirmation pour le moins crétine à défait d’être très catholique. Nadine Morano a fait le buzz avec ses affirmations imbéciles au point que les responsables de LR se sont tus ou ont commenté à voix basse.

Pierre Giacometti (rien à voir avec le grand artiste) faisait partie de la cellule rapprochée de Sarkozy du temps où celui-ci exerçait la présidence à sa façon. Une façon bizarre puisqu’elle consistait à commander des sondages au fameux Patrick Buisson, à les faire analyser par Giacometti, sondeur de métier, le tout pour des sommes folles et sans appel d’offres évidemment. Les questions posées n’avaient que peu à voir avec les intérêts de la France puisqu’elles portaient sur DSK, son fils Jean et la Défense, le reste à l’avenant…
7,5 millions d’euros de sondages pour sonder les reins et les cœurs ! Claude Guéant et Emmanuelle Mignon avaient pour tâche de mettre tout cela en musique jusqu’à ce que la Cour des Comptes et une association anti-corruption s’interposent. Imaginons une seconde que Sarkozy revienne au pouvoir ? Au fait : où sont passés tous ces sondages…les archives ont disparu de l'Elysée, comme par hasard.

Bernard Tapie n’y va pas de main morte. Il réclame plus d’un milliard d’euros à l’Etat dans l’affaire dite Adidas. Sur le site Médiapart Laurent Mauduit explique pourquoi et comment l’affairiste plutôt qu’homme d’affaires ne devrait pas pouvoir convaincre la cour d’appel du bien fondé de ses exigences. Il s’interroge même sur le fait de savoir qui se cache derrière les sociétés off shore intervenues dans le rachat ? Il suggère que Bernard Tapie pourrait être derrière ces sociétés et aurait pu bénéficier du pactole encaissé lors de la vente de la célèbre marque de sport. Autrement dit, Tapie serait capable de mettre en cause un système dont il pourrait être deux fois le bénéficiaire. Si ça marche, on dira « bravo l’artiste et vive le capitalisme » (tu parles). Mais si cela échoue, Tapie devra sans doute rendre l’argent.

Dieudonné a fait appel de la décision du tribunal de grande instance de l’expulser du Théâtre de la main d’or. Ou plutôt main d’argent en l’occurrence puisque c’est là que Dieudonné amasse les billets de ses fans quand il ne les appâte pas sur Internet. Le propriétaire du Théâtre a obtenu gain de cause en arguant du fait que lors de la signature du bail, les activités du comique pas très drôle n’étaient pas spécifiées. Il ignorait même qu’elles tombaient sous le coup de la loi. Dieudonné a quelques mois devant lui pour se retourner mais le nouveau lieu qu’il a trouvé ne sera peut-être pas définitif dans la mesure où le propriétaire vient de s’apercevoir que le signataire du bail agissait au bénéfice de M. M’Bala M’Bala. En un mot : un personnage infréquentable. Et indésirable.

Un mot encore sur le Grand Journal de Canal Plus. Au fil des jours, l'audience chute, chute encore. De qui viendra la potion magique ?

Le Grand journal de Canal Plus — en chute libre — fait la promotion du FN


La chute libre ! Ou plutôt la chute asservie ! Le Grand journal de Canal Plus est en train de boire le bouillon. Les parts de marchés diminuent sensiblement et l’animatrice principale, Maïtena Biraben commence à regretter les Maternelles, où elle excellait. Peut-être a-t-elle atteint son seuil d’incompétence ? Qui sait.

Depuis la reprise en main de Canal Plus par Bolloré, tout part en couille. Il faut dire que l’actionnaire principal de Videndi a tout fait pour planter le Grand journal cette émission longtemps emblématique et symbolique de l’esprit Canal. Les Guignols, virés et passés à la trappe, Antoine de Caunes placardisé (même s’il était discuté) les animateurs devenus des pitres à la Eldin, s’il continue comme cela, Bolloré n’aura bientôt plus comme abonnés que les fanatiques du foot et encore…quand on voit ce que les supporteurs de l’équipe de Marseille produisent comme gestes et comme mots, on se demande ce qui peut bien permettre à un téléspectateur de prendre du plaisir devant son poste de télé ou son écran d’ordinateur.

Avec 550 000 téléspectateurs en moyenne, le Grand Journal est distancé par TF1, France 2 et 3, D8, la cinq, j’en passe et des meilleures. J’en connais — les publicitaires — qui font grise mine. Et quand hier soir, j’ai entendu que Maïtena Biraben avait invité Me Dupont-Moretti, pour lui dire que le Front national était le premier parti de France et qu’il disait la vérité, j’ai pris mes jambes à mon cou et ma zapette dans la main pour aller sous d’autres contrées moins polluées et plus conformes à la vérité politique.

Le FN ne dit pas la vérité. Qu’il s’agisse de l’immigration, de l’insécurité, de l’Euro, des fermetures des frontières, de la préférence nationale…Marine Le Pen ne dit pas la vérité. Elle déclame des slogans et abuse des fantasmes suscitant la peur et le rejet. Elle surfe sur une vague irrationnelle et espère toucher le gros lot lors des élections régionales. Il est dramatique qu’une animatrice d’émission de divertissement se mette à jouer les exégètes politiques à une heure de « grande » écoute sans précaution, sans contestation, sans modération. On en viendrait à regretter Natacha Polony, c'est dire. Les arguments du FN doivent être corrigés, démontés, contredits car le FN se moque de la vérité. La rubrique « désintox » de Libération ou de l’émission 28 minutes est pleine des déclarations mensongères de la chef du FN. Mais plus c’est gros, plus ça marche. Jusqu’à quand ?

En attendant, si comme je le crois, Bolloré veut faire plaisir à Sarkozy, que Canal Plus continue comme cela. Dans un an ou dans deux, la chaîne cryptée aura perdu la majorité de ses abonnés ! Quant à sa crédibilité, n'en parlons plus.

184 020 habitants de l'agglomération ont fréquenté le centre nautique en 2014


Il y avait foule lors de l'inauguration du centre nautique. (photo JCH)
Franck Martin n’a pas tout raté au cours de ses trois mandats de maire et de président de la communauté de communes ou d’agglomération. Parmi les exemples réussis d’investissements utiles et bien réalisés (malgré quelques petits défauts mineurs) le centre nautique peut figurer en bonne place dans le bilan positif de l'action passée.

Lors de la réunion de la commission consultative des services publics qui devait avoir lieu en début de semaine, les membres élus et non élus de cet organisme, ont pris connaissance des bilans des services publics passés en délégation auprès de sociétés privées. Je n’épiloguerai pas sur les services de l’eau, de l’assainissement dont les contrats ont été prolongés par l’ancienne majorité malgré les arguments développés en faveur des régies directe.

Je vais m’attarder quelque peu sur la première année de gestion du centre nautique CASEO dont on attendait les résultats avec intérêt. Tout d’abord l’année 2014 a été une année incomplète puisque l’inauguration de l’équipement a eu lieu pendant la campagne électorale des municipales. Le maire sortant de Louviers, ceint de son écharpe jaune, a remué ciel et terre pendant cette campagne pour promouvoir son action devant les centaines de visiteurs venus admirer les différents bassins et autres lieux de loisirs ou de remise en  forme. Il ne semble pas que cette présence ait suffi à convaincre les Lovériens de la nécessité de prolonger le mandat de M. Martin et de ses colistiers puisque François-Xavier Priollaud a hérité du bébé…

En 2014, le nombre de jours d’ouverture a été de 286. 184 020 personnes ont fréquenté le centre nautique dont plus de 18 000 scolaires, 16 260 membres des clubs sportifs (1), 721 abonnés au 31 décembre de l’année. On a compté 176 620 baigneurs.
A noter un record de fréquentation le 31 juillet avec 1575 entrées et une fréquentation mensuelle record en septembre avec 21 375 entrées. La fréquentation la plus faible a eu lieu en décembre lors de l’arrêt technique obligatoire pour une période de 10 jours. 
La provenance des usagers est intéressante. Il n’étonnera personne de constater que La ville de Louviers fournit 52 % de la clientèle avec un taux de pénétration de 16 %, ce qui est remarquable. Suivent les communes d’Acquigny, le Vaudreuil, Val-de-Reuil, Pont-de-l’Arche et même Evreux.

Le Centre nautique compte 26 salariés répartis entre la direction, les fonctions administratives et commerciales, l’entretien et la surveillance des équipements.
Les recettes totales se sont élevées à 1 249 109 euros à comparer à un total de chiffres d’affaires de 1 446 669 euros, un total de charges de 1 565 710 euros, soit un résultat économique de 58 424 euros calculé avec une compensation contractuelle de l’agglomération dans le cadre de l’affermage de 409 011 euros.

Le bilan de l’année 2015 — année complète — sera évidemment meilleur, notamment grâce à une fréquentation très élevée durant l’été. Les 200 000 entrées seront largement dépassées. C’est bien la preuve du succès de cet équipement malgré les critiques de certains sur le bien fondé de son existence. Les Lovériens et d’autres ont voté avec leurs mains et leurs pieds en sa faveur.

(1) Entente natation Louviers, AONES plongée, AONE canoë-Kayak, Aqua-gym séniors.

Les cheminots marocains sont des cheminots comme les autres, même en France !


Les Chibanis devant le tribunal des prud'hommes.
Un travailleur marocain vaut-il moins qu’un travailleur français ? Quand ils font le même travail, l’égalité doit être évidente, penserez-vous. Et bien non. En embauchant des ouvriers marocains, il y a bien des années, pour entretenir les voies ferrées, et en leur octroyant un contrat de travail différent des cheminots français, la SNCF croyait sans doute faire une bonne affaire. Mais les Chibanis (1), informés de leur disparité de traitement et de la nécessité de défendre leurs droits, ont traduit l’entreprise nationale devant la justice administrative, dans un premier temps, mais sans succès, et devant le tribunal des Prud’hommes qui, après des années et après avoir confié les dossiers à des magistrats professionnels, vient de leur donner raison.

Le tribunal statuant sur 832 dossiers, a accordé aux travailleurs marocains et français (certains ayant opté pour cette nationalité depuis) les mêmes droits que leurs collègues nationaux soit des indemnités de plusieurs dizaines de milliers d’euros et des retraites revalorisées. Il est évident que la SNCF, qui a un mois pour faire appel, tentera de mettre en cause cette décision en seconde instance et que la victoire des travailleurs marocains risque de n’être qu’éphémère.

Elle peut tout aussi bien devenir définitive dans la mesure où les juges professionnels, depuis mars dernier, ont pris le temps d’examiner chaque dossier et d’en recaler 10 % environ ce qui démontre le sérieux de l’étude et la valeur de leur jugement. La force de travail ne se mesure pas à la couleur de la peau et la préférence nationale — si chère au Front national — ne devrait pas pouvoir être appliquée puisqu’« à travail égal, salaire égal ». Il existe déjà suffisamment de disparités entre les salaires des hommes et des femmes notamment pour les mêmes tâches, entre les vieux et les jeunes également, pour ne pas en rajouter dans une différence de traitement incompréhensible.

Quelques règles de droit : Le statut de la fonction publique réserve les emplois titulaires aux nationaux, Un fonctionnaire doit être français ou citoyen de l'Espace économique européen (EEE) ou suisse. Exception : emplois ouverts aux Français seulement. Les emplois dits de souveraineté ne sont ouverts qu'aux français. Exception : emplois ouverts aux étrangers. Certains corps sont accessibles par concours à un étranger (les emplois de professeur de l'enseignement supérieur, de médecin des établissements hospitaliers, etc.) aucune condition de nationalité n'est exigée d'un agent non titulaire. Il doit simplement être titulaire d'un titre de séjour l'autorisant à travailler en France. Mais rien, dans les textes, ne préconisent de différencier les salaires en fonction des origines…
(1) Chibanis veut dire cheveux blancs.

A réécouter : Véronique Bérégovoy sur France Bleu

A écouter ou réécouter, Le 2 septembre dernier, Véronique Bérégovoy était l'invitée de 8h10 sur France Bleu Haute-Normandi pour parler de la baisse du prix du pétrole, de ses conséquences, des énergies renouvelables, des transports en communs, ... ...

Emmanuel Macron, l'enfant gâté de François Hollande, fait métier de provocateur


Jusqu’à maintenant, ce sport était réservé à la droite. Il est de bon ton, en effet, de railler les fonctionnaires, leur statut et leur emploi soi-disant garanti à vie. Les artisans, les entrepreneurs, les commerçants, surtout, n’ont que mépris pour ceux et celles qui font tourner les services publics de l’état ou des collectivités territoriales. Ah le poujadisme…A gauche, ce sport n’était pas pratiqué. Depuis hier, il l’est.

Emmanuel Macron, invité par un think thank (comme on dit) dont les règles du jeu imposent aux participants de la fermer en sortant (leur bouche pas la porte) s’est trouvé bien dépourvu quand les journalistes de Challenges et des Échos ont décidé unilatéralement de briser la règle et de sortir le « off » qu’ils s’étaient engagés à taire. Déontologiquement, ce n’est pas très joli mais l’essentiel est ailleurs. Il est dans ce que Macron a dit qu’il a cru qu’on ne rendrait pas public.

Qu’a donc déclaré le ministre de l’économie d’un gouvernement dit de gauche qui fasse le buzz à ce point ? Que la situation des fonctionnaires n’était plus adaptée à notre temps ! Il a comparé le CDD d’un cybertechnicien d’entreprise au contrat d’un cadre quelconque de son ministère, affirmant qu’il existait une situation déséquilibrée entre l’un et l’autre et que ce système n’était plus adéquat. Autrement dit, si l'on comprend bien, il a affirmé qu’il serait sans doute nécessaire de changer cet état de fait. Au bénéfice de qui ? Quel avantage aurait la société à précariser les fonctionnaires ou à créer une situation de danger pour leur emploi alors que le simple bon sens voudrait que la protection de cet emploi soit la règle commune dans le public et dans le privé et pas le contraire. Ce serait évidemment porter tort aux supporteurs de la « souplesse » et de la « flexibilité » si chères à nos économistes de C dans l’air.

Macron pense à droite. Voilà la réponse à la question. Macron est donc de droite et le virage social-libéral de Valls-Hollande lui permet de temps à autre de se livrer à des déclarations provocatrices applaudies par le MEDEF et le système bancaire dont il est issu. A quelques semaines des élections régionales, voilà des déclarations aptes à resserrer les liens à gauche (NDLR : Je plaisante, attention) ! François Hollande, à Tulle, a corrigé le tir en réglant la mire mais le mal est fait. On sait aujourd'hui que l’un des principaux ministres actuels de ce gouvernement est favorable au changement de statut des fonctionnaires et pas dans le bon sens. On n’a pas fini d’en évoquer les conséquences désastreuses.

La mélopée de Franck Martin, chevalier du Mérite maritime grâce au Marité…et aux fonds publics


Vous comprendrez mon hésitation. Avant de prendre le parti de publier in extenso le discours de l'ancien maire de Louviers décoré de la médaille de chevalier du mérite maritime par Annick Girardin, j'ai hésité. Sa prise de parole semblerait interminable à quelque auditeur peu préparé. Il aurait tort. Car ce texte illustre à merveille le caractère de celui qui ose parler de lui-même à la 3e personne du singulier. Je n'ai changé ni la ponctuation, ni ôté aucun mot. J'ai apporté quelques corrections orthographiques, les fautes commises par l'auteur — peut-être en reste-t-il ? — l'ayant été dans la précipitation et sans doute sous le coup d'une émotion bien compréhensible. 
Quand on passe, comme l'a reconnu lui-même l'ex-président de la CASE, du statut d'ancien membre de la Cause du Peuple à une situation de notable provincial, il s'agit bien de franchir un gouffre de certitude et d'immodestie. Celui-là même qui conduit à l'imprudence voire à l'impudence. Je fais donc juge mes lecteurs de ce récit d'une vie d'élu qui en a oublié la source (son père et ses vrais compagnons) et ose se plaindre d'avoir perdu des amis en politique qui n'avaient eu qu'un seul tort : lui accorder leur confiance.

Les falaises de Fécamp. (photo JCH)
« Madame la ministre, cher Annick. Je vous remercie pour tant d’éloges qui m’ont ému tout en blessant ma modestie. Merci de consacrer un temps si précieux pour la République à cette remise de décoration. Je ne parlerai pas d’amitié entre nous, comme tant et tant aimeraient le faire en telles circonstances. Non seulement j’ai appris qu’en politique, il faut d’abord se méfier de ceux qui se disent vos amis, mais je crois honorable de ne pas imiter ceux qui font profession d’être l’ami des puissants et font tomber sans cesse des noms de leur bouche, pour leur dérober une miette de gloire...
 
En politique, j’ai des copains au féminin comme au masculin avec qui je partage des liens de vraie solidarité et d’affection sincère. Il y a aussi des hommes que je respecte, des femmes que j’admire. Des Annick Girardin, Christiane Taubira, des Alain Tourret que je respecte et j’admire, parce que je suis attentif à ce qu’ils font et que je sais ce qu’ils valent. Respect et admiration, donc, pour ton action au service de la République, en particulier ton engagement dans l’aide au développement, un domaine dans lequel l’agglomération Seine-Eure s’est longuement et fortement engagée, sous la houlette d’Hubert Zoutu, maire d’Heudebouville et prince béninois.
 
Le Mérite maritime… cette distinction m’est accordée, à ma grande surprise, pour mon activité d’éditeur, de producteur de livres sur la mer. Mais pas que… La ligne éditoriale de ma maison d’édition passe par Saint-Pierre et Miquelon. Annick, tu te souviens peut-être que naguère je t’ai proposé… d’écrire et de publier la biographie de celle qui était alors pour moi la députée des Brumes.
Proposition très prématurée, car depuis, tu as écrit un nouveau chapitre à cette biographie. Et quel chapitre ! De députée des Brumes, tu es devenue, comme le titre le Journal du Dimanche la ministre qui venait du froid. Ministre venue du froid, venue de l’outre-mer, tu ne seras pas choquée si je vous raconte ce soir une histoire de morue.


 
En anglais Morue se dit Cod. Cod, a biography of the fish that changed the world.  C’est le titre d’un livre, une passionnante étude de l’économiste Mark Kurlansky, que je traduis et espère publier bientôt en français. L’auteur y affirme que la morue est le poisson qui a changé le monde. Rien que cela. Et pourtant…La mondialisation des échanges commerciaux ne date pas d’aujourd’hui. Il y a six siècles et demi, l’explorateur Jean Cabot, affirmait que sur les bancs de Terre Neuve, la morue était si abondante qu’il suffisait de descendre des paniers dans la mer pour les remonter pleins à ras bord. Mais surtout, la morue est un poisson dont la chair est exceptionnellement maigre. Une fois séchée, elle se conserve et supporte, mieux que tout autre poisson, de longs voyages. L’abondance du poisson et son exceptionnelle faculté de conservation ont permis la mise en place d’un circuit économique mondial, alimentant en protéines bon marché trois grandes clientèles.

D’abord les pays catholiques qui faisaient maigre lorsque l’Eglise le demandait. Ensuite, les propriétaires de plantations du Sud des Etats-Unis pour alimenter  esclaves, puis descendants d’esclaves. Aujourd’hui encore, le plat de morue est à la carte de tous les restaurants populaires de la Nouvelle Orléans. Enfin, au 19èmesiècle, il fallait reconstituer la force de travail des bataillons de prolétaires dans tous les pays de la révolution industrielle. La morue y contribuait largement. Alors, pendant que le FAR West, l’Ouest américain se trouvait bouleversé par la ruée vers l’Or, les bancs de Terre-Neuve, à l’est du continent américain étaient le théâtre d’une prodigieuse épopée, une aventure maritime de masse, à nulle autre pareille. La Grande Pêche de Terre-Neuve, la ruée vers l’Or Bleu. Une épopée maritime allait modeler l’économie, le mode de vie, les mentalités du littoral normand, de Granville à Fécamp, en passant par Dunkerque à Saint-Malo, s’il m’est permis d’être taquin.

L’affrontement avec les forces naturelles, la tempête, les brumes, les icebergs, le froid glacial, le risque permanent de naufrage, ont donné une dimension épique à des conditions de travail inhumaines, aggravées par la brutalité inouïe de l’encadrement, la privation de toute intimité, d’espace vital, le calvaire vécu par les enfants à bord, les jeunes mousses. Les longues campagnes de pêche sur les bancs de Terre-Neuve ont coûté des milliers de morts à des familles dont le père ne voyait pas grandir les enfants et ne connaissait jamais la douceur de l’été normand. Le Marité est le dernier témoin de ces souffrances. Pouvions nous le laisser partir ?

Sauvegarder ce navire était d’abord un devoir, celui de rendre hommage aux travailleurs de la mer. Mais, à l’instar des mineurs du Nord de la France, les terre-neuvas étaient fiers de leur métier. Parce qu’il demandait une endurance, un savoir-faire, un courage hors du commun. Parce que l’homme s’y montrait plus fort que la tempête. Parce que, sous le beau nom d’équipage, l’indispensable solidarité des marins y donnait raison, par avance, à Saint-Exupéry écrivant que la grandeur d’un métier est avant tout, d’unir des hommes. Le Grand Métier… c’est le titre de l’immense succès de librairie, le beau du capitaine de chalutier fécampois Jean Récher, livre comparable au Cheval d’Orgueil des Bretons.

Oui, l’histoire de la Grande Pêche est un pilier de ce qui fonde, dans l’Histoire de France, l’identité actuelle de la Normandie. A l’instar de l’image paysanne de Jacquou le Croquant, la figure romanesque du Terre-Neuva, marin, héros et martyr fait partie de notre imaginaire partagé, de notre patrimoine culturel. Des centaines de livres ont été publiés, des dizaines se publient encore, romans, études historiques, biographies, sur cette épopée des Bagnards de la Mer, une épopée qui est aussi une tragédie sociale. Le Marité se veut le musée vivant de cette histoire, de ce grand métier. Et puisque je parle de métiers, la rénovation du Marité  a été une aventure professionnelle passionnante dont les retombées ont profité à l’économie locale.

Vous connaissez tous l’Hermione,mais bien peu savent que les charpentiers de Saint Vaast la Hougue, l’équipe du chantier Bernard, après avoir réalisé des tours de force dans la mise en œuvre des techniques d’autrefois pour reconstruire le Marité ont été sélectionnés pour reconstruire la coque de l’Hermione. La civilisation occidentale, dans tous les domaines de l’esprit a connu une apogée à la fin du 19e siècle où l’on voit naitre, sans parler de la valse viennoise, les chefs-d’œuvre de l’opéra, du roman, de la peinture avant la rupture moderne, la déconstruction des formes traditionnelles au profit de nouvelles approches, radicalement nouvelles.

La fin du XIème est aussi une apogée de l’architecture navale, celle où les clippers, battent des records de vitesse sur la route de Chine, dans le commerce de la soie et des épices. L’époque où régatent les plus aériens, les plus fins voiliers de plaisance, comme le premier Pen-Duick d’Eric Tabarly. Les charpentiers de Fécamp n’avaient rien à faire de l’esthétique. Ils construisaient des bateaux de travail, de bateaux de pêche robustes mais rapidement jetables. Pour construire ces bateaux ils mettaient en œuvre un savoir faire perfectionné pendant des millénaires où l’intelligence et l’habileté de l’homme affinaient inlassablement les formes des navires pour les rendre plus sûrs, plus rapides, plus efficaces dans l’utilisation des forces du vent et de l’homme.
Et cette recherche de la perfection finit par déboucher, en cette fin de siècle, sur l’harmonie parfaite entre l’utile et le beau, une période miraculeuse où l’essence des choses produites par l’homme coïncide avec la beauté du monde. Regardez bien le Marité. C’est l’un des plus beaux bateaux au monde. Fallait-il laisser pourrir la Joconde des Mers ? Poser la question, c’est y répondre, non ? Moi, je  suis tombé amoureux de cette Joconde.
 
La mer imprègne le passé le présent et l’avenir de la Normandie. C’est par la mer que les hommes du Nord, dont la Normandie porte le nom ont colonisé la Neustrie. C’est par la mer que les ducs normands ont conquis l’Angleterre. Faut-il rappeler, sondages à l’appui, que si, dans le monde, le nom de la Normandie est mieux identifié, plus connu que celui de la France, c’est que le sort du monde libre s’est joué sur le littoral normand. Le message porté par le Mémorial de Caen est universel. Oui, la mer est partout en Normandie, elle est là, à quelques nautiques de Louviers. Car la mer en Normandie, c’est le littoral, plus l’axe maritime de la Seine.

En pillant les abbayes de la Basse Seine, en mettant le siège devant Paris, les Vikings ont été les premiers à valoriser l’axe Seine qui aujourd’hui ouvre Paris sur le grand large en débouchant sur la Manche, la mer la plus fréquentée du monde, un axe commercial vital pour l’économie française. Paris ne conservera son statut d’exception, de ville monde comme disent les géographes, urbanistes, sociologues qui phosphorent autour du Grand Paris, qu’en s’ouvrant au monde via la Normandie, via l’estuaire de la Seine. François 1er en était d’accord : il a fondé Le Havre, le grand port qui manquait au royaume de France, pour alimenter Paris.

C’est ici même, sur le territoire de la CASE, à une poussière d’encablures, à Poses, que viennent mourir les marées hautes de la Manche et que commence officiellement, en toute rigueur administrative le domaine maritime de la Seine. Depuis les années 70 notre agglomération a connu un spectaculaire développement économique, boosté par la pharmacie, la cosmétique et bientôt les biotechnologies. Pourquoi ? Parce que nous sommes au bout de la chaîne de raffinage et de transformation du pétrole brut qui arrive au Havre par la mer, remonte la Seine comme matériau de la chimie lourde en aval de Rouen, puis de la chimie fine autour de Paris. Sans la mer, la Normandie ne serait pas la seconde région française pour les produits pharmaceutiques, derrière Rhône-Alpes. Sans la mer, la Normandie ne serait pas parmi les leaders de la production d’énergie, hier, aujourd’hui, demain. Hier avec le pétrole, aujourd’hui avec le nucléaire à Flamanville, Penly, Paluel sans parler de La Hague. Et demain ? Demain, grâce à la mer, la Normandie conservera son Co leadership dans la production nationale avec la production d’énergies renouvelables. Le grand chantier régional, aujourd’hui, c’est l’implantation des grands parcs offshore et le développement de l’énergie hydrolienne dans les courants sous-marins exceptionnellement puissants de la Hague et les marées du Cotentin. Petite fourmi dans la grande fourmilière qui phosphore autour de l’axe Seine, le président de l’agglomération Seine-Eure (NDLR : Franck Martin lui-même) n’était pas hors sujet lorsqu’il insistait sur la fusion des ports autonomes de Paris, Rouen, Le Havre, l’aménagement des berges de la Seine et le développement volontariste du tourisme fluvial.

L’avenir économique de la Normandie, c’est aussi le tourisme. Sans parler des ports de plaisance et des ports du littoral, que serait le tourisme normand sans le Mont Saint-Michel et les plages du débarquement ? Aussi, lorsque j’ai vu, à 28 nautiques dans Nord-Ouest de cette salle, le Marité rénové, magnifique, prendre sa place, une place d’honneur, sous le pont Guillaume-le-Conquérant, dans le cadre du plus grand rassemblement de grands voiliers d’Europe, n’en déplaise à Brest, un événement touristique dont les visiteurs se comptent par millions et viennent de tous les horizons, je n’ai pas eu le sentiment d’avoir gaspillé du temps et de l’argent public, ni d’avoir démérité de la Normandie et de son avenir. Je suis fier, j’ose le dire, d’avoir contribué à faire de ce navire l’ambassadeur de la Normandie sur toutes les mers. Et les élus de la Manche, principaux soutiens de ce projet, ne me démentiront pas si j’affirme que le Marité a renforcé l’attractivité touristique de Granville et des îles Chausey.  J’espère, madame le ministre, qu’il retourne un jour sur les bancs de Terre Neuve et que le pavillon normand flotte bientôt à Saint-Pierre. D’autres élus travaillent à ce retour aux Sources de la mer (encore un titre de roman) projet qui est en préparation pour l’été 2016.

Quel que soit son lieu de naissance, la connaissance du passé est indispensables faire sienne l’identité de la région où l’on vit et travaille. J’aurais le plaisir de vous remettre, madame la ministre un livre, Enfin la Normandie que l’auteur Daniel Huard aura l’honneur de vous dédicacer. Un ouvrage d’actualité qui montre aux Normands comment les racines historiques de la Normandie produisent la sève qui irrigue l’arbre d’aujourd’hui et permettra sa croissance future. Et comment l’identité normande (que plus personne ne conteste) sera le moteur de l’avenir, l’oxygène du développement régional. Une identité culturelle commune, pas forcément unique, on peut-être, n’est-ce pas Hubert, profondément Normand, Français et Béninois, cet imaginaire partagé, quelque soit le lieu de naissance est un formidable auxiliaire pour vivre ensemble.

Vivre ensemble… La mer est une formidable école de vie, comme l’ont bien compris, l’amiral Dechavanne, président de l’association des amis du Mariste et l’amiral Guillaume Masclet son armateur, Valérie Petit, qui veillent sur l’activité de la flottilles de voile traditionnelle des Trois Lacs. Tout rêve de mer est d’abord un rêve de liberté. Et quelle liberté ! Un espace de liberté qui s’étend sur l’essentiel de la planète, un espace aquatique qui offre à votre élan vers l’aventure, le dépassement de soi un cadre si merveilleux que seuls les plus grands poètes peuvent en donner l’image.

Mais voilà : la mer ne tolère pas l’à peu près, la mer est exigeante, la mer sanctionne cash tout laisser-aller. Si vous n’arrimez pas correctement votre paquetage, la cabine se transforme en enfer. Si vous ne nouez pas correctement vos drisses et vos écoutes, vous prenez votre espar dans la gueule. La sanction est immédiate et pas question d’accuser la méchanceté de vos parents ou l’injustice de la société. Le vent et la mer n’ont que faire de vos excuses, vous n’avez à vous en prendre que vous-même. La conquête de plus grande liberté passe par la maitrise de soi, la maîtrise d’une technique dans le cadre du respect des lois, l’exigence de la mise en confiance de chacun dans la responsabilité de l’équipage, la solidarité de tous.
 
A bord, au moment de dormir, lorsque l’on pose sa tête contre la fine cloison qui vous sépare du gouffre salé vous avez intérêt à faire confiance à ceux qui sont de quart pour pouvoir dormir sur vos deux oreilles. Si vous acceptez ces lois de la mer, vous sont promises le goût salé de l’aventure, l’ivresse de la liberté, la fierté du dépassement de soi dans la conquête du monde. De quoi montrer à une jeunesse parfois déboussolée, à des chômeurs désocialisés que la vie vaut la peine d’être vécue et que les rêves partagés peuvent se réaliser.
 
J’ajouterai, très sérieusement, que la navigation à voile donne une leçon essentielle en politique : nul  ne peut avancer contre la direction du vent et des courants dominants. Lorsqu’ils vous poussent, on fonce dans la bonne direction. Lorsqu’ils sont contraires, la route directe est impossible, de on est contraint de louvoyer, de cap à bâbord, cap à tribord, sans jamais céder à la facilité de virer de bord pour suivre le vent et d’oublier où l’on veut aller.
 
Les capitaines des grands voiliers, contre les tempêtes et courants s’acharnaient durant des jours, des semaines, parfois des mois avant de passer le cap Horn. Mais ils gardaient intacte leur volonté d’aller à Valparaiso.
En politique comme à bord, il n’y a pas de vent favorable si on ne sait pas où est le port. Il faut composer avec le réel pour aller à l’idéal.
 
Ici, je dois vous faire un aveu. J’ai été un adolescent rebelle et impatient. J’ai été un jeune homme en colère, un dur, un révolutionnaire. J’ai baigné dans la culture de l’ironie et de la dérision, celle de Charlie Hebdo et du Canard Enchaîné. Jean Paul Sartre a été l’un de mes maîtres à penser et Jean Paul Sartre a refusé le Prix Nobel. En ce temps là, je pensais, comme un certain Bonaparte, que les décorations étaient des hochets pour gouverner les hommes par la vanité. Il a créé la Légion d’Honneur. Recevoir une décoration, ne serait-ce pas le comble de la servitude volontaire, du conformisme social ?
 
Je ne le pense plus. Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas. J’ai parcouru un long chemin dans la compréhension des hommes et de leur vivre ensemble, comme on dit aujourd’hui. En vingt ans de carrière, j’ai remis nombre de décorations, tant civiles que militaires, avec la conviction qu’une remise de médailles, parce qu’elle est de l’ordre symbolique, est au cœur même, touche à l’essence du politique : donner du sens à l’action des hommes, donner un repère à tous en distinguant certains.
 
Ce qui n’a pas changé depuis le temps où j’étais prêt à mourir pour la Cause du Peuple, c’est un rêve modeste et fou. Un rêve que je partage aujourd’hui avec vous tous rassemblés dans cette salle. Le rêve de tous ceux qui participent à l’action publique, de l’Etat aux collectivités locales le rêve de ceux qui militent en politique pour faire route, à bord du vaisseau Société, vers le port d’une cité idéale. Tous ceux qui, comme nous ce soir, tentent de donner du sens à l’action des hommes et, si possible, de ré enchanter le monde. Mon rêve à moi, modeste et fou, est d’avoir été, peut-être, utile.
 
Je suis aujourd’hui distingué pour ma modeste action en faveur de la culture et du patrimoine maritime en Normandie. Bien vu, mesdames et messieurs les représentants de l’Etat : le mérite maritime, que je n’ai pas demandé, me va comme un gant et nulle autre décoration ne m’aurait fait autant plaisir. Mais je sais et je dis que sans vous tous, rien n’aurait été possible. Soyez en remerciés, comme je vous remercie pour la patience avec laquelle vous avez supporté mon allocution. Maintenant comme on le disait dans le port de Fécamp, Matelot, hisse la grand-voile, tout est payé ! »

Le 10e salon de la céramique contemporaine à Pont-de-l'Arche


Je ne saurais trop vous recommander de rendre visite aux artistes exposés à Pont-de-l'Arche. La commissaire de l'exposition, Marie-Pierre Lamy propose un choix varié de créations talentueuses de céramique contemporaine

Les 10 ans de l’Adress : 10 ans d’action en faveur de l’entrepreneuriat social et solidaire

Il y a 10 ans, la création de l’Agence pour le Développement Régional de l’Economie Sociale et Solidaire (l’Adress) était un premier aboutissement concret d’une démarche de co-production d’une politique publique régionale initié par la Région Haute-Normandie. Cette approche était.. une première pour la collectivité. La création d’une agence dédiée à la promotion de l’ESS, […]

Guy Bedos et Robert Ménard : le jour et la nuit


Guy Bedos. (photo Jean-Charles Houel)
Commençons par les bonnes nouvelles. En fait la bonne nouvelle. Guy Bedos, mis en cause judiciairement par Nadine Morano après avoir été traitée de « conne » dans un de ses spectacles, a été relaxé par le tribunal correctionnel de Nancy. Cécile Duflot, interrogée par les animateurs de C à vous, a commenté positivement cette décision précisant qu’elle même faisait l’objet de quolibets et de jugements à l’emporte pièce : « La vie politique exige une certaine distance à l’égard des insultes et des remarques parfois déplacées. Quand on me dit que j’ai un gros cul ce n’est pas toujours agréable mais il faut faire avec. Il est bien que des humoristes ou des caricaturistes fassent leur métier et dans une démocratie il faut l’accepter. »
On ne peut pas attendre de Nadine Morano autant de mansuétude. La candidate présumée aux primaires de l’Ex-UMP a une haute idée d’elle-même, trop haute selon moi, et sa plainte contre Guy Bedos, l’un de nos meilleurs commentateurs de la vie politique, montre ses limites. De Gaulle disait en refusant de poursuivre Jean-Paul Sartre qui ne le ménageait pas en mai 68 qu’on n’emprisonne pas Voltaire. Mme Morano devrait savoir que la justice n’est pas là pour satisfaire les egos. Les amuseurs publics sont nécessaires et leur liberté de parole doit être totale (1).
(1)  Sauf à tomber sous le coup de la loi pour des propos racistes, antisémites…

La mauvaise nouvelle nous vient de Béziers. Il fallait voir et entendre Robert Ménard, le maire de cette grande ville du sud, ceint de son écharpe tricolore, s’adresser à des réfugiés syriens devant les caméras de télévision et leur déclarer : « vous n’êtes pas les bienvenus dans notre ville…» et le reste à l’avenant.
J’ai éprouvé un sale sentiment à l’égard de cet élu indigne de représenter les citoyens de notre pays. Je me demande encore comment des électeurs(trices) ont pu choisir cet individu peu recommandable. Il a fait de son journal municipal un outil de propagande digne des pires régimes autoritaires. Il propage des idées écœurantes et passe à l’acte pour discriminer certaines populations au point de ficher les écoliers « musulmans » des cantines scolaires publiques biterroises. Ménard, soutenu par le Front national, n’a sans doute pas fini de faire parler de lui et de ses actions immondes. Nous le suivrons avec attention.

L'hommage de Marc-Antoine Jamet à Jean-Luc Récher, conseiller départemental de Gaillon-Aubevoye récemment décédé


Nous avons appris, ces jours derniers, le décès brutal de Jean-Luc Récher, âgé de 62 ans. Conseiller départemental du canton de Gaillon-Aubevoye, il était également le maire de cette dernière commune et président de la communauté de communes Seine-Madrie. Il avait été formé à bonne école puisque son père, Jean Récher, avait été conseiller général socialiste du canton nord de Louviers pendant de nombreuses années. 
Marc-Antoine Jamet, premier secrétaire de la fédération socialiste de l'Eure, lui rend un hommage sincère saluant l'engagement et le dévouement de cet élu exemplaire.
 
« Jean-Luc Récher appartenait au peuple de Gauche et en était l'élu. Souriant des embrigadements et les dédaignant, profondément républicain, exceptionnellement engagé dans le camp du progrès, il l'avait rejoint en toute indépendance. A sa façon. A sa manière. A son rythme. Il en défendait donc sans relâche et sans compromission les valeurs essentielles : solidarité, égalité, justice. Nous les partagions avec lui. En profondeur, en constance et en cohérence. Sans la moindre ambiguïté. A chaque grande échéance notre pacte se renouvelait.

Dans la loyauté et la clarté. Il mobilisait pour nos idéaux ses qualités qui étaient exceptionnelles, mais au premier rang desquelles chacun reconnaissait la solidité, la volonté et l'efficacité. C'était sa signature personnelle, son identité politique, sa singularité humaine. Il ajoutait à ces compétences déjà rares la franchise et la fermeté qui en faisait un homme respecté et écouté de tous à commencer par ses pairs. Son talent de pédagogue, sa silhouette athlétique, son caractère bien trempé, son regard clair derrière des lunettes d'acier, il les avait mis au service d'une cause qui le dépassait, mais qu'il n'avait cessé de faire grandir : Aubevoye.

Maire de sa ville depuis plus de deux décennies, il vivait pour elle, pensait avec elle, agissait pour elle dans la sincérité qui fait la rencontre entre une énergie et un territoire. Sur la route blanche, en tête, il cheminait. De fait, il travaillait pour le bonheur des Albaciens qui admiraient le dévouement éclatant de leur premier magistrat, pour le développement d'une collectivité devenue irrévocablement sienne. Et le dimanche, et la semaine, c'était sa raison d'être. Il ne comptait pour sa cité ni son temps, ni sa fatigue. On sait ce que cela signifie de sacrifices.

Il avait naturellement prolongé cet effort, cette passion, par l'intercommunalité. Très tôt, il en avait compris les enjeux et les risques. Aussi s'en était-il fait fondateur et bâtisseur. Il voyait grand. Il voyait loin. Dès 2002, il avait forgé Eure-Madrie-Seine, son enfant. Il n'était pas dans son caractère de regarder les autres imaginer et projeter, sans proposer et convaincre. Sur ce terrain, il l'avait emporté. Tout comme, il avait connu comme conseiller général, puis conseiller départemental, un destin heureux qui témoignait, dans la fidélité à Jean-Louis Destans et à sa majorité, qu'il avait été désigné dans son canton sur une équation individuelle, sur des résultats qu'il ne devait à personne, sur une reconnaissance pour son parcours et ses acquis. C'est pour cela qu'il se jouait des campagnes, accumulait des victoires et croyait à sa bonne étoile.

Son exemple demeurera ainsi que les multiples réalisations qu'on lui doit. Elles font un bilan glorieux que l'on n'aurait jamais cru si vite devenir un héritage, un testament. La mort est venu le prendre dans la force de l'âge. Soudainement. Brutalement. Il laisse ses amis dans le chagrin et la violence de sa disparition. Au nom de la fédération du Parti Socialiste de l'Eure, son alliée et son amie, au nom de tous les militants de notre département, je veux présenter à son épouse, à sa famille, à ses proches, nos condoléances et leur dire notre profonde émotion. »

Marc-Antoine JAMET
Premier secrétaire de la Fédération du Parti Socialiste de l'Eure

Patrick Devedjian : les Allemands nous ont pris nos juifs, ils nous rendent des Arabes » ou de l'art de dire des conneries


« Les Allemands nous ont pris nos Juifs, ils nous rendent des Arabes. » L’auteur de cette — soi-disant — boutade nauséeuse n’est autre qu’un élu français d’origine arménienne, responsable de collectivités territoriales importantes et membre de l’ex-UMP. On sait que Patrick Devedjian (puisqu’il s’agit de lui) a, au cours de sa folle jeunesse, fréquenté les milieux d’extrême droite et il doit bien lui en rester quelque chose.

Depuis cette déclaration publique pour le moins révoltante, Patrick Devedjian a reconnu qu’elle était « déplacée ». Déplacée comme tous ces réfugiés fuyant la guerre, la souffrance, l’angoisse du danger permanent que suscite les conflits ethniques, religieux ou territoriaux. Même s’il s’agit d’une boutade, n’importe quel «psy» saurait analyser ce que cet humour recèle de ressentiment à l’égard de nos amis et alliés allemands et de mépris à l’égard des Arabes lesquels, comme par hasard ne bénéficient pas du pronom personnel de la première personne du pluriel : NOS Juifs, LES Arabes.

Patrick Devedjian n’est sans doute pas le seul à penser ainsi. La majorité des Français interrogés sur le sort des réfugiés Syriens, Erythréens ou d’autres nationalités considèrent qu’on peut et qu’on doit les laisser à leur triste sort : « Ils ne vont quand même pas venir manger le pain des Français et occuper des emplois alors qu’on a des millions de chômeurs. » Ce souci purement égoïste oublie que les quelques milliers de personnes accueillies en France ne représentent que 0,02% de la population et que notre pays est illuminé par son histoire et sa capacité d’accueil et d’asile. Allez, un petit effort !

D’ailleurs, Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur, reçoit aujourd’hui à la maison de la chimie à Paris, 600 élus (de toutes origines politiques sauf le FN évidemment) volontaires pour mettre des équipements, des habitations, des centres sociaux au service de ces femmes, hommes, enfants de tous âges prêts à devenir Français et à respecter les lois, les règles de notre pays pour se construire un avenir de paix et de sécurité. Peut-être Devedjian devra-t-il un jour dire merci aux Allemands ce qui se dit « Danke » dans la langue de Goethe.

Soirée – débat NON à l’autoroute à Pont-de-l’Arche

Soirée - débat Pour ne pas qu'un grand projet inutile et destructeur se réalise au détriment des citoyens et de leur environnement, venez nombreux assister à la soirée débat organisée ...

Val-de-Reuil dit oui à l'accueil des réfugiés


Marc-Antoine Jamet en compagnie de l'ex-secrétaire d'Etat à la ville.
Ce n'est pas étonnant. Après que j'ai lancé un appel à l'agglomération Seine-Eure et à la ville de Louviers pour accueillir des réfugiés dans le cadre du mouvement de solidarité nationale en cours, c'est le maire de Val-de-Reuil qui prend sa plume pour faire acte de candidature ! Marc-Antoine Jamet affiche clairement la couleur et inscrit sa ville dans une tradition parfaitement respectable. Du côté de la CASE et de la ville de Louviers c'est, pour l'instant, le silence. J'espère que l'exemple de Val-de-Reuil sera bientôt suivi par des élus dont on espère compassion et action.

Le texte de Marc-Antoine Jamet : « Les drames qui, partout en Syrie, en Irak, dans la corne de l’Afrique, aux portes de l’Europe se sont multipliés, les tragédies humaines qui prennent chaque jour une plus grande ampleur, les crises humanitaires qui, en Hongrie, en Grèce ou en Bulgarie, menacent d’éclater et ne peuvent laisser sans émotion ni réaction. Le Président de la République a annoncé ce lundi, à l’occasion d’une conférence de presse et après avoir interpellé dès le mois de juin l’ensemble des dirigeants européens sur la nécessité d’une réponse adaptée, que la France accueillerait dans les prochains jours 24 000 réfugiés sur son territoire national. C’est la traduction d’une volonté française toujours affichée, d’un message, celui des droits de l’Homme, d’une tradition qu’il nous faut à tous honorer et respecter. En France, premier garant du droit d’asile, premier défenseur du droit à la dignité humaine, le repli serait un déni. Il ne s’agit pas là d’un choix partisan mais d’un acte militant qui appelle à la conscience de chaque élu, de chaque responsable politique, de chaque citoyen. A l’Etat de le coordonner désormais, aux communes de le mettre en œuvre sans tarder.

C’est ce que la Ville de Val-de-Reuil a décidé. Depuis le 20 août en coordination avec le Préfet de l’Eure René Bidal et le Préfet Jean-Jacques Brot en charge de cette mission au sein du Ministère de l’Intérieur, j’ai demandé à ce que la Ville puisse prendre en charge dans  les meilleurs délais l’accueil de familles réfugiées.  Avec le bailleur social 3F, des solutions concrètes d’hébergement sont déjà à l’étude. Ces réflexions préalables nous permettront dès les prochains jours de soumettre aux autorités préfectorales compétentes une proposition de mise à disposition de logements de type T4 à T5 pour 15 à 20 familles quelle que soit leur religion, cela va de soi. Les équipes sociales du réseau Coallia (association notamment spécialisée dans l’hébergement social d’urgence) travailleront à les aider à s'intégrer à travers un accès facilité : aux droits, à la santé, à la scolarisation, à l’accompagnement vers l'emploi et un logement pérenne.

40 ans après avoir accueilli des centaines de réfugiés, fuyant l’atrocité de la Guerre du Viêt-Nam, débarqués de l’ «Ile-de-Lumière », affrété sous la direction de Bernard Kouchner par l’association Médecins Sans Frontières, Val-de-Reuil est au rendez-vous de l’Histoire, de son histoire. Ces premiers arrivants en sont aujourd’hui les premiers acteurs, les premiers témoins, les premiers moteurs. Ville cosmopolite riche des soixante nationalités qui la composent, ville accueillante, ville solidaire, ville bienveillante, Val-de-Reuil accueillera demain ceux qui fuient la violence de la guerre et l’absurdité de la barbarie. »

Horaires des bus scolaires.

Je vous prie de bien vouloir trouver ci-dessous les liens vous permettant d’accéder aux horaires scolaires 2015/2016. Transbord : http://www.transbord.fr/ puis onglet horaires/horaires scolaires des lignes « génération bus »/informations pratiques permettant de visualiser les lignes desservies par commune/n° ligne (Tournedos/Val de Reuil lignes S1 ou S5) Département (lignes 120 et 390) : http://www.eure-en-ligne.fr/cg27/accueil_eure_en_ligne/sphere_competences/thematique_routes_transports (horaires hiver 2015/2016). Bonne réception […]

Collecte des encombrants.

La prochaine collecte des encombrants en porte à porte aura lieu à Tournedos le mercredi 7 octobre 2015. Les encombrants sont impérativement à présenter la veille au soir.  Ce service est destiné à collecter les objets encombrants des personnes âgées ou à mobilité réduite ainsi que les personnes n’ayant pas de véhicule ou ayant un […]

Asile ! C'est un droit…un appel de la Ligue des droits de l'Homme


« Nous, citoyennes et citoyens d’Europe, sommes de la même humanité que ces femmes, ces hommes et ces enfants qui fuient la guerre et la misère pour ne pas mourir. Comme eux, nous avons des enfants, nous travaillons, nous aspirons au bonheur et nous savons les efforts nécessaires pour construire nos vies dans un monde où la loi du plus fort est toujours en vigueur. Le sort que l’Europe, celle qui a connu tant de guerres, qui a envoyé tant de réfugiés sur les routes, leur réserve nous révolte.
L’Europe ne peut proclamer que ses valeurs reposent sur les droits de l’Homme et traiter ces réfugiés comme des envahisseurs, compatir à leur sort et faire si peu, se les rejeter comme des marchandises illégales. Or, force est de constater que même la directive sur l’afflux massif de réfugiés, bien loin de ce qu’exige la situation dramatique actuelle, n’a pas été mise en œuvre.
Le destin de ces réfugiés, de ces migrants, c’est notre destin et notre avenir. En niant leur droit à l’asile, c’est notre propre avenir que nous mettons en péril tant nous aurons, tôt ou tard, à rendre compte de notre aveuglement et de celui de nombre de nos gouvernants.
Déjà en partie responsable des événements qui poussent sur les routes de l’exil tant de personnes, que restera-t-il de la crédibilité de l’Europe et de la France si nous refusons de les accueillir ?
Nous n’admettons pas, en tant que citoyens européens et français, le déni d’humanité qui est en train de se produire.En France, nous exigeons du gouvernement qu’il appuie sans équivoque un accueil de ces réfugiés dans tous les pays de l’Union européenne.Nous lui demandons de prendre toute sa part, ici en France, de cet accueil, et donc d’accroître considérablement les moyens mis en œuvre.Nous appelons toute la société civile à se mobiliser pour appuyer cette exigence et pour apporter l’aide et l’assistance nécessaire.
Nous appelons tous les hommes et femmes de bonne volonté à combattre ces discours indignes qui refusent à ces hommes, ces femmes et ces enfants leurs droits élémentaires d’êtres humains.

Ensemble, nous demandons :
   que tous les réfugiés soient accueillis dans des conditions respectueuses de leur dignité ;
   une suspension des accords de Dublin et leur révision 
   l’organisation d’un grand débat public sur la question des réfugiés.

Ensemble, nous pouvons faire que l’intolérable cesse. »

Rassemblement 
le mardi8 septembre, à 18h30, place de la République, à Paris

#AsileUnDroit

Organisations signataires :
Acat, Assemblée citoyenne des originaires de Turquie (Acort), Association des Tunisiens en France (ATF), Attac, Cedetim / Ipam, CGT, Collectif 3C, Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme et Tunisie (CRLDHT), Confédération syndicale des familles (CSF), Fédération nationale des Maison des potes, FSU, Ligue des droits de l’Homme (LDH), Licra, Mrap, Organisation de femmes égalité, SNJ-CGT, SOS Racisme, Syndicat des avocats de France (Saf), Union nationale lycéenne (UNL), Unef, Union syndicale Solidaires

Que vont faire la ville de Louviers et l'agglomération Seine-Eure dans l'accueil des réfugiés ?


Que va dire Marine Le Pen après que Bruxelles vient de demander à la France d’accueillir 24 000 nouveaux réfugiés sur deux ans ? Que vont penser les Français — majoritaires hélas dans le pays — ceux et celles qui refusent que la France des droits de l’homme et des lumières se hisse à la hauteur de son histoire et d’une Allemagne exemplaire dans l’Europe de 2015 ? Quels commentaires Sarkozy et Ciotti vont-ils répéter en boucle sur les chaînes d’info en continu pour regretter « l’inaction du gouvernement » et « l’angélisme » de la gauche forcément laxiste le tout avec des arguments contradictoires car émanant d’une opposition systématique.

En fait, « le fardeau » dont parle Marine Le Pen, c’est le front national lui-même. Au-delà du Vaudeville familial qui voit s’opposer le père et la fille sur des détails, le FN est un vrai fardeau pour la démocratie française, un fardeau de plus en plus pesant, de plus en plus fatigant dans ses obsessions malsaines et ses violences verbales. Il faudra bien que les Français(e)s se rendent compte un jour que le FN est un gros problème et pas la solution.

Cela dit, j’aimerais savoir ce que comptent faire le président de la CASE et le maire de Louviers (tous deux UDI) dans l’accueil des réfugiés Syriens et autres demandeurs de l’asile politique en France. Nombre de maires PS, PC, écologistes mais aussi UDI comme Laurent Hénard, proposent que leur collectivité participe au grand mouvement national d’aide et de solidarité envers ces réfugiés. Bernard Cazeneuve, ministre de l’intérieur, organise d’ailleurs cette semaine une réunion destinée aux élus des collectivités territoriales candidats à l’organisation d’un accueil digne et respectueux à l’image de ce qu’accomplissent les citoyens et élus allemands décidément en pointe. Dans l’Eure, qui sera présent place Beauvau ?

Il m’étonnerait, évidemment, qu’un Ménard ou un Briois fasse acte de candidature. Les maires de Béziers et de Hénin-Beaumont (FN ou apparentés) préfèrent célébrer les généraux félons plutôt que de venir au secours de populations abandonnées à leur triste sort. Il faut donc espérer un sursaut citoyen et associatif, sursaut accompagnant les efforts d’élus courageux de gauche, du centre et, qui sait, de droite si la droite sociale ne demeure pas esclave du sarkozysme et a le courage de ses opinions.

Il n'y aurait pas de différence entre la gauche et la droite, vraiment ?


Il est de bon ton d’affirmer qu’aujourd’hui il n’y a plus de réelle différence entre la droite et la gauche. Cette antienne favorise une forme d’obscurantisme politique et ne correspond évidemment pas à la réalité qu’elle soit politique, sociologique ou philosophique. Il y a belle lurette qu’on sait faire la différence entre ceux qui ont et ceux qui sont. Ceux qui possèdent par l’héritage, la réussite ou le hasard et ceux qui n’ont rien d’autre que leur talent personnel et leurs compétences professionnelles.

Ce qui se passe à Canal Plus et i-télé est l’exemple même de la toute puissance d’un seul homme capable de virer des équipes entières au seul nom du capital et du pouvoir de l’actionnaire majoritaire. A l’évidence, Bolloré, soumis aux ordres « affectueux » de Sarkozy, a décidé de régler leurs comptes aux équipes insolentes et pas assez à droite au sein de chaînes pourtant réputées pour leur indépendance. Bolloré, très à droite, considère que les équipes en place sont trop à gauche. Voilà une différence qu’elle est grande comme dirait Coluche !

J’en vois une autre. Un sondage d’hier nous apprend que 52 % des Français…(mais 68 % de l’électorat de droite) est opposé à l’accueil des réfugiés dans notre pays. Vous avez bien lu : 68 % à droite ! Et pourtant, ils sont nombreux ceux et celles qui vont à la messe le dimanche pour écouter les sermons des curés larmoyants et entendre les appels à la fraternité et la solidarité. A Gauche, on est plus généreux et plus compréhensif. Il y a bien Nathalie Kociusko-Morizet et Jean-François Copé (1) (Copé, vous vous rendez compte) pour relever la tête d’une droite abâtardie en prise directe avec le FN mais ce n'est rien en comparaison de l'action des municipalités socialistes ou de gauche prêtes à mouiller le maillot pour accueillir une partie de la misère du monde…Il y a donc bien une vraie différence entre la droite et la gauche. Mais cela, on le savait avant qu’on trouve un petit enfant syrien sur une plage abandonné.

Deux dernières pour la route. Les politiciens de droite, surtout, n’aiment pas le code du travail qu’ils trouvent trop épais et trop complexe. Gênant quoi. A Gauche (la vraie évidemment) on considère qu’il s’agit d’un document précieux.
Enfin, les agriculteurs (à droite souvent) exigent moins de normes et plus de liberté. A Gauche, on privilégie l’avenir de la planète et donc un peu plus de réglementation. Les normes, quand elles ne sont pas tatillonnes, servent à protéger l’environnement, la faune et la flore, tout comme le bien-être des animaux élevés pour être mangés ainsi que la santé des professionnels de l’agriculture. Un jeu sans règles est un jeu de dupes.

(1) J’ignore ce qui a poussé JF Copé à écrire un texte intelligent et solidaire sur son blog. Le fait est qu’il l’a écrit.

Marc-Antoine Jamet taille une veste à Hervé Morin


Marc-Antoine Jamet était entouré des candidat(e)s de l'Eure aux prochaines élections régionales. (photo JCH)
Ne pas parler de ses adversaires ou, si l’on en parle, adopter une distance nécessaire et une indifférence même feinte. Cette règle d’or en politique, Marc-Antoine Jamet a décidé de s’en affranchir. Au point de consacrer une heure de son temps précieux et de celui des journalistes ébroïciens à dénoncer le passé, le présent et l’avenir d’un certain Hervé Morin, tête de liste (LR-UDI) aux prochaines élections régionales.

Je peux comprendre la rage des élus socialistes à imaginer qu’Hervé Morin puisse devenir président de la grande région normande. Ses titres de gloire locaux se limitent en effet à la direction de la mairie d’Epaignes et nationaux au ministère de la Défense. De la mairie d’Epaignes, il y a peu de choses à dire puisqu’il fut l’héritier d’une tradition catho-rurale établie. Comme ministre de la Défense, on se souvient surtout des prises de position du véritable acteur que fut Nicolas Sarkozy peu enclin à partager son pouvoir. Les états de service d’Hervé Morin se limitent donc à des suppressions de postes au sein des armées, un système informatique de la paie des militaires défaillant, des actions pour le moins ratées en Afghanistan et en Libye, le tout couronné par une candidature à la candidature à la présidence de la République aboutissant à la surnommer Monsieur 1%. Avec en prime un ralliement piteux à Sarkozy lors du second tour de la présidentielle de 2012.

Sur le plan régional quelques chiffres : Hervé Morin a été élu de Haute-Normandie de 2004 à 2010. Il a touché 63 000 euros pour avoir siégé 8 fois en assemblée plénière (jamais en commission) et avoir totalement disparu du paysage de 2007 à 2010 tout en conservant son poste d’élu. Voilà un bilan qu’on peut (qu’on doit) qualifier de catastrophique. Et comme le jeu politique français permet aux absents et aux non-compétents de se qualifier tout de même, Hervé Morin a été propulsé tête de liste dans le cadre des accords nationaux passés entre LR et le Nouveau centre lequel, en l’occurrence, porte bien mal son nom.

Fallait-il que la fédération de l’Eure insiste tant sur la personnalité et l’inaction d’Hervé Morin ? Sans doute pas. Mais puisque, en décembre prochain, la comparaison se fera entre Hervé Morin et Nicolas Mayer Rossignol, très investi dans ses fonctions et d’une rare efficacité dans ses décisions et ses actes (1), il était peut-être judicieux de placer sur les plateaux de la balance les deux candidats potentiels à la présidence afin que l’électeur soit placé face à ses responsabilités. Sans oublier qu’Hervé Morin propose d’installer le conseil régional à Caen, dépouillant Rouen de ses attributs et de ses atouts satisfaisant ainsi une simple haine de la gauche normande très implantée dans la métropole rouennaise.

Les sondages actuels indiquent un certain avantage de la droite. Sans campagne, sans projet, sans tête de liste fiable autant qu’investie, la mécanique anti-gouvernementale semble donc suffisante pour que la droite l’emporte. Les socialistes contestent ces sondages défaitistes. Marc-Antoine Jamet considère que la raison, les intérêts de la grande région, la capacité du président Mayer Rossignol et de son équipe feront la différence. Pour ce faire, les électeurs de gauche, mais pas seulement, doivent se rendre aux urnes. D’où la campagne d’inscription en cours. Et la présence patiente et visible dans les rues, les entreprises, les cœurs des villes des candidat(e)s socialistes. Ils tiennent leur destin en main…et surtout celui de notre région.

(1) Nicolas Mayer Rossignol et les candidats PS sont en campagne depuis juin. Dans les cinq départements. Bien que sortants, les socialistes sont les challengers d'une campagne difficile eu égard au rejet actuel du gouvernement. Ils parient sur le bilan et les propositions de Nicolas Mayer Rossignol, excellent président et candidat non moins brillant.

Avec l’agglo, compostons plus!

L’Agglomération Seine Eure, dans le cadre de son programme de réduction des déchets, propose des ateliers compostage ouverts à tous les habitants souhaitant découvrir ou parfaire leur technique de compostage individuel. Les prochains ateliers auront lieu les samedis 10 et 17 octobre 2015 de 10h à 12h sur le site du pôle d’agriculture des Hauts […]

Fête de la science 2015.

Pour la 11ème année consécutive, le service Développement Economique de la communauté d’agglomération Seine-Eure a souhaité participer à la 24ème Fête de la Science qui se déroulera du 5 au 10 octobre prochain. L’Agglomération Seine-Eure propose un véritable voyage au cœur des entreprises en organisant des visites guidées gratuites.  Pour cela, vous trouverez ici le […]

Droit d'asile : Le gouvernement va-t-il imiter l'Allemagne et faire honneur à notre histoire ?

Cet enfant syrien, mort sur une plage turque : un choc émotionnel !

Le président de la République prendrait-il le taureau par les cornes ? A-t-il, enfin, opté pour une politique courageuse, humaine, solidaire à l’image de l’Allemagne ? Les déclarations d’Angela Merkel sur les fondements historiques de l’Union européenne adepte des droits de l’Homme ont-elles servi de déclencheur chez un homme qui, depuis son élection, a déjà fait la preuve de son sens aigu des circonstances et des nécessités.

En convoquant à 16 heures, aujourd’hui, les ministres concernés par les demandes d’asile des migrants Syriens, Erythréens, Afghans, notamment, j’imagine que François Hollande ne les rencontre pas pour parler de la pluie et du beau temps. Avec le premier ministre, j’espère qu’ils ont concocté un programme d’accueil digne de notre pays et de son passé révolutionnaire, ce passé que voudraient ignorer les responsables du Front national et quelques autres.

On va les entendre hurler les partisans de la fermeture des frontières, ils vont crier les adeptes d’un souverainisme frileux, ils vont sans doute défiler les Dupont La Joie et les petits blancs, tous racistes et xénophobes. Qu’importe. Si notre gouvernement se hisse à la hauteur voulue, cela voudra dire que les échéances électorales ne donneront pas aux socialistes l'occasion de perdre leur âme.

Nouveau retard sur le chantier de l’EPR : chaque jour en plus, ce sont 3 millions d’euros qui s’envolent. Jusqu’à quand ?

Communiqué de presse – Jeudi 3 septembre 2015 Nouveau retard sur le chantier de l'EPR : chaque jour en plus, ce sont 3 millions d'euros qui s'envolent. Jusqu'à quand ? ...

RDV sur mon nouveau Blog

Chères lectrices, chers lecteurs, Après bientôt 10 ans à bloguer sur over-blog j'ai décidé de lancer un nouveau Blog. Je vous invite ainsi à le visiter dès à présent : http://arnaudmouillard.fr Vous pourrez y lire mon regard sur l'actualité politique,...

L'Allemagne se montre exemplaire pour accueillir les migrants du droit d'asile


Je n’ai pas encore écrit sur la tragédie, déjà ancienne, des migrants fuyant les guerres et la misère. Ils meurent par milliers, asphyxiés dans des camions, dans des soutes de rafiots, ils se noient également dans la Méditerranée, victimes de passeurs sans scrupules. Hommes, femmes, enfants, fuyant la Syrie sens dessus dessous, fuyant l’Erythrée où les combats font rage, ou tout simplement la pauvreté, l’absence de futur, à la recherche d’une Europe imaginée, rêvée comme un eldorado. Et pour ce faire, toutes les économies des familles patiemment amassées sont dilapidées en quelques jours.

Ceux qui ne perdent pas la vie sont confrontés à des murs de barbelés ou des haines populaires encore plus dangereuses. L’Europe dont quelques pays sont considérés comme des paradis pour trouver du travail, être soignés et protégés, fait ainsi face à une crise humanitaire majeure. Et le flot ne va pas se tarir du jour au lendemain.

Angela Merkel et l’Allemagne se montrent exemplaires. Pour des raisons évidentes et des choix faits de solidarité et de préparation de l’avenir, la chancelière ne chancelle pas. Elle s’apprête à solliciter ses concitoyens pour que ce pays à l’histoire si lourdement chargée devienne exemplaire aux yeux des autres pays. Il va de soi que Mme Merkel attend, légitimement, que les pays riches et puissants de l’Union européenne se mettent au diapason de la nation allemande. La France, la Grande-Bretagne, surtout, l’Italie, la Grèce, l’Espagne, à un moindre degré, vont être en première ligne. Ce sera à la fois leur devoir et leur honneur. François Hollande a assuré que notre pays prendrait sa part.

C’est pourquoi il ne faut pas craindre les discours de Marine Le Pen ou de Bruno Le Maire. Leur parole empreinte des accents les plus alarmistes et les plus inquiétants s’inscrit dans le registre habituel des peurs irraisonnées. Les démagogues se nourrissent des recettes faciles. Les Français, du moins les plus nombreux d’entre eux, devraient au contraire entendre le message d’Angela Merkel sur l’Europe des droits à l’origine de sa fondation.

L'alchimie savante de la constitution de la liste PS-PRG aux prochaines élections régionales dans l'Eure

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Nicolas Mayer Rossignol lors de son élection à la présidence régionale.
Nicolas Mayer Rossignol, la tête de liste socialiste des prochaines élections régionales (on vote par listes départementales) connaît ce que connaissent tous les leaders de listes élues à la proportionnelle. En les constituant, Il doit respecter la parité obligatoire légalement, rajeunir et renouveler, choisir des candidat(e)s issu(e)s de territoires bien répartis géographiquement, tenir compte des origines professionnelles des impétrant(e)s et aussi compter sur leur notoriété ainsi que sur leur poids personnel eu égard à leur parcours politique. Enfin, lorsqu’il s’agit de listes d’union, il faut définir les dosages et choisir ceux et celles qui seront élu(e)s ainsi que les condamné(e)s par le suffrage en cas de victoire ou de défaite. Sans oublier qu’il faut tout recommencer avant le second tour lorsque la gauche de la gauche ou les écologistes qui, après avoir fait cavalier seuls au premier, présentent eux aussi des exigences souvent «surévaluées». Qu’il s’agisse des programmes et projets ou du nombre de candidats.

On l’aura compris, il s’agit d’une alchimie savante. Elle fait des heureux et des mécontents. La liste retenue est taxée d’arbitraire ou d’injuste quand les candidats à la candidature ne sont pas retenus ce qui entraîne parfois des dissidences ou des menaces…NMR connaît avec Franck Martin, ancien maire de Louviers, une situation bien connue. Comme la tête de liste régionale PS-PRG ne souhaite visiblement pas donner une place éligible à l’actuel conseiller régional PRG dans la liste de l’Eure, celui-ci se démène médiatiquement pour se rendre indispensable. Sa dernière intervention dans La Dépêche est marquée par la phrase suivante : « je dois être candidat puisque je suis sortant. » Regardons-y de plus près.

Il y a six ans, la sortante PRG élue sur la liste d’union avec le PS avait pour nom Christine Fillâtre. Après une tambouille interne dont le PRG (même s’il n’est pas tout seul à se spécialiser dans ce domaine de la cuisine électorale) a le secret, l’adjointe (alors) de Louviers se vit éjecter de son siège par Franck Martin alors qu’elle n’avait nullement démérité à Rouen où je peux affirmer qu’elle fut appréciée à la fois pour ses compétences, sa loyauté et sa présence assidue aux réunions de commissions et aux assemblées plénières.
A cette époque, le PRG de l’Eure ne considérait pas que les sortants devaient être candidats parce que sortants. D’ailleurs sortant n’est ni un titre ni une qualité. C’est un fait. Si Nicolas Mayer Rossignol ne veut pas de Franck Martin sur la future liste PS-PRG n’est pas un caprice. Il s’agit d’une analyse des récents résultats électoraux et des revers essuyés par l’ancien maire de Louviers et des raisons qui ont conduit à la défaite de la gauche.
Évidemment quand le mandat de conseiller régional est le dernier que l’on possède, on y tient et on espère le conserver, dans la majorité ou dans l’opposition. Il n’y a d’ailleurs qu’en France (et à Louviers) que les élus font vœu d’éternité. Mais les électeurs ne l'exaucent pas toujours.

Droit du travail : Pierre Joxe remet les pendules à l'heure devant les frondeurs du Parti socialiste


Pierre Joxe.
 Le site Mediapart a publié, hier, les principaux extraits de l’intervention de Pierre Joxe, ancien ministre de François Mitterrand, ancien membre du Conseil constitutionnel, devant les frondeurs du Parti socialiste réunis à Marennes et consacrée au débat sur le droit du travail. Je suis heureux de rendre publique cette intervention édifiante et argumentée.
« Édouard Martin [eurodéputé PS lui aussi présent à la tribune] parlait ce matin de syndicalistes brésiliens qui lui disent "tenez bon! l’Europe est notre modèle en matière de droit social". C’est une leçon très importante. Le droit social est une invention récente. Il n’existait pas au XIXe siècle. Il est né au moment où le capitalisme a développé le salariat et a créé des accidents du travail terribles. Les premières lois de droit social sont des lois de sécurité physique. 

Ce droit social est aujourd'hui présenté comme ringard, ou pire, comme un danger. Aujourd’hui, avec les déclarations récentes de Macron, vous êtes servis par les circonstances, on dirait que vous êtes intervenus auprès de lui ! Et quarante-huit heures après, c’est Gattaz!  Le patron du Medef a dit que le code du travail fait 3 500 pages. Ce sont des mensonges incroyables : la législation fiscale est infiniment plus lourde et plus complexe, plus compliquée, plus changeante et plus illisible encore que le code du travail. Sous la reliure rouge des éditions Dalloz, avec le titre « Code du travail », est publié chaque année un gros livre qui contient, outre le code du travail, toute une série de notes de jurisprudences, de commentaires. Monsieur Gattaz n’a donc jamais ouvert le code du travail !
Car si on ouvre un code du travail, on découvre ce que je vous dis, ce que tous les syndicalistes savent, ce que tous les conseillers de prud’hommes savent, ce que tous ceux qui travaillent sérieusement le droit savent. Publier des mensonges aussi stupéfiants, c’est un comportement éhonté de la part d’un responsable professionnel. Pire ! Il a dit : « Je suis heureux de constater qu'un certain consensus est en train d'apparaître parmi les responsables politiques ainsi que d'éminents juristes, de droite comme de gauche, autour de cette nécessaire évolution de notre modèle social vers un modèle économique et social adapté aux nouvelles contraintes du monde d'aujourd'hui. » 

Quel « consensus historique »? Il est vrai que [Robert] Badinter a publié récemment, hélas, un livre qui me stupéfie d’autant plus qu’il n’a jamais été un spécialiste du droit du travail. « Consensus historique » ? Ce n’est pas rien! Gattaz ajoute : « Le gouvernement qui réglera ce problème entrera dans l’histoire. » Mais quel problème? Le problème du droit du travail ? Mais le droit du travail, le droit social en général, c’est une accumulation de conquêtes juridiques lentes. La première loi fut la loi sur l’indemnisation des accidents du travail de la fin du XIXe siècle. Ensuite, il y eut le repos hebdomadaire, en 1906, l’année de la création du ministère du travail sous le gouvernement Clemenceau, après la catastrophe de Fourmies où il y eut des centaines de morts. On a sorti 1 000 cadavres, mais on ne saura jamais combien il y a de morts, car beaucoup d’enfants travaillaient sans être déclarés. 

Le droit du travail est né d’une série de secousses, politiques, sociales, physiques, psychologiques, émotionnelles. 1 000 morts ! À gauche comme à droite, les gens sont secoués ! Lisez les rapports, les discussions à l’Assemblée nationale à l’époque. Et dans les jours suivants, on découvre encore des vivants, on sort vingt-cinq mineurs : la direction de la mine avait arrêté les recherches parce qu’elle voulait sauver les installations au lieu de sauver les derniers survivants.
L’histoire du droit social est faite d'une progression lente, et de reculs parfois, en France, en Angleterre, en Allemagne. Cette longue histoire n’est pas regardée que par nous. Au Brésil, ils connaissent cette histoire. Je vous ai apporté un petit livre, pas cher, la leçon inaugurale du professeur Alain Supiot au Collège de France. Le professeur Supiot écrit une phrase qui mérite d’être méditée : « L’état social n’est pas un monument en péril (…) mais un projet d’avenir poursuivi sous des formes différentes dans tous les grands pays émergents. »Voilà la réalité du droit social ! (...) Monsieur Gattaz n’a pas l’air de regarder ce qui se passe dans ces pays, ça ne l’intéresse absolument pas. 

(…) Le droit qui protège la vie des travailleurs, la santé des travailleurs, leurs conditions de vie, leur rémunération, leurs conditions de travail : ce droit se construit sous nos yeux. En France, on va le détruire sous nos yeux. 

On ne peut pas laisser des gens plaisanter avec ces choses-là. Dire comme le fait [Jean-Marie] Le Guen, le docteur Le Guen, que « le code du travail est un puissant répulsif à l’emploi » ! Répulsif, c’est un mot scientifique utilisé par les médecins, ou par les vétérinaires d'ailleurs, pour signer une substance qui, par son odeur, écarte les moustiques ou les mouches. Pour le docteur Le Guen, qui tardivement se met enfin à la médecine, le code du travail est un répulsif à l’emploi. Mais quand il était salarié de la Mnef, il n'était pas contre le code du travail ! 

De cette histoire, nous sommes dépositaires. Nous, la gauche française, tous ses mouvements qui s’entrelacent et parfois s’affrontent : socialistes, communistes, syndicalistes. Nous sommes garants de cette histoire qui est celle de l’humanité. 

L’aspiration à la sécurité, le sentiment de solidarité, l’impression de responsabilité, ce sont des sentiments humains, qui se développent ou sont entravés par la vie sociale, l’économie, les guerres. 

(…) Ne croyez pas que la gauche peut mourir. Non. La gauche ne peut pas mourir. Car les sentiments de solidarité, de compassion, de crainte sont humains et transcendent les siècles. 

En France, ce n’est pas la première fois que la gauche traverse une phase de division, de dispersion. C’est ainsi depuis un siècle. Depuis la première unification de 1905, minée dès le départ par la faiblesse et la division du mouvement syndical avec la charte d’Amiens... depuis cette époque lointaine et reculée, la gauche passe par des phases de division, d’affrontements, de réconciliations. Le socialisme s’était unifié en 1905 avec la fusion de différents courants : guesdistes, marxistes, blanquistes, proudhoniens, des syndicats, etc. Jaurès avait réussi ce miracle, mis en cause par quatre événements internationaux successifs, après son assassinat : la guerre de 14, la révolution de 1917, la montée des fascismes, et la deuxième guerre mondiale. 



Chaque fois, l’organisation, l’action des forces de gauche, en France comme ailleurs, a été perturbée par ces événements internationaux : division ou union autour de la guerre de 14 ; division ou union face au problème du communisme installé par les bolchéviques, avec la scission du parti socialiste au congrès de Tours ; dispersion du Cartel des gauches après la victoire en 1924, quand le parti radical, grand parti de gauche historique, lui même divisé, commençait à se morceler – et cela ne s’est pas amélioré depuis ; division et rassemblement avec la naissance et la mort du Front populaire ; division pour le choix ou le refus du régime de Vichy, avec un grand nombre de députés de gauche qui ont voté pour les pleins pouvoirs à Pétain, heureusement que certains ont voté contre ; division ou réconciliation à la Libération pour la mise en œuvre partielle ou totale, rapide ou prolongée, du programme du Conseil national de la Résistance, avec tout ce qu’il contenait dans le domaine du droit social ; division évidemment au moment des guerres coloniales et ces crimes qui ont conduit les forces de gauche, la SFIO en particulier, à se diviser, à se subdiviser ; illusion avec Mendès France que la gauche allait se rassembler, réussite du génie tactique de Mitterrand qui parvient à rassembler la gauche sur un programme… 

Avec froideur, vu mon âge, mais sans indifférence, vu mon passé, j’observe que la gauche n’a jamais joué son rôle progressiste que dans l’unité. En France, c’est particulièrement difficile. Le rassemblement, quand il s’est fait, s’est fait sur une base programmatique. Le programme est toujours difficile à construire puis à mettre en œuvre. Le rassemblement a toujours été précédé, et accompagné, par des scissions, des fusions, des novations – des clubs, des structures locales. Le rassemblement a toujours été facilité par l’existence de leaders plus ou moins doués. Le rassemblement, cet accord programmatique, a toujours été long à venir, difficile à appliquer, et finalement compliqué. 

(…) 

Mais en tout état de cause, ceux qui entreront dans l’histoire ne sont pas ceux qui tenteront de remettre en cause durablement, dans un pays comme la France, les acquis qui appartiennent à notre histoire. Ceux qui entreront dans l’histoire seront ceux qui feront franchir de nouvelles étapes, soit dans leur pays, soit dans d’autres. Il faudrait le rappeler à Monsieur Gattaz : il y a plusieurs façons d’entrer dans l’histoire. On peut entrer dans l’histoire comme Mitterrand qui a commencé à Vichy, est entré dans la Résistance – c’est nettement mieux – a traversé la Quatrième République  – ce n'était pas très long –, a vécu vingt ans dans l’opposition sous la Cinquième République, et a réussi à rassembler la gauche sur la base d'un programme commun, et à faire ce qu’on fait. Cela vaut mieux que d’entrer dans l’histoire comme ceux qui commencèrent par la SFIO, avant la guerre de 14, naviguèrent ensuite dans le Cartel des gauches, sabotèrent le Front populaire, et finirent à Vichy, on sait comment... Entrer dans l’histoire, ce n’est pas un but en soi, pas plus que devenir milliardaire. Mais si l'on veut entrer dans l’histoire, mieux vaut choisir la bonne porte. »


Vidéo – Réaction de David Cormand au départ de François de Rugy

A voir ou à revoir, l'intervention de David CORMAND sur LCI ce jeudi 27 août, suite à la démission de François de Rugy d'EELV  ...

Vidéo – Réaction de Claude Taleb, Perrine Hervé-Gruyer et Cyrille Moreau sur la ferme des Bouillons

A voir ou revoir, la conférence de presse de Claude TALEB, Perrine HERVE-GRUYER et Cyrille MOREAU sur la Ferme des Bouillons : Expulsion de la Ferme des Bouillons ...

Normandie Ecologie, le rassemblement écologiste et citoyen

Retrouvez l'appel au rassemblement et toute l'actualité de la campagne pour les élections régionales des 6 et 13 décembre 2015 sur le site yanicsoubien2015 ...

Les vérités bonnes à dire de Yanis Varoufakis


Si Yanis Varoufakis, ancien ministre des finances grecs, membre de Syriza, a raison, l’hostilité franche de Wolfgang Schäuble, le ministre des finances allemand à l’égard de la Grèce revêt plusieurs aspects. Non seulement M. Schäuble déteste la gauche radicale eu égard au crédo libéral qu’il prône et défend bec et ongles mais en plus il viserait en arrière plan la France et son état providence.
Le mot providence étant pris dans son acception non religieuse évidemment, M. Schäuble viserait les mécanismes de protection des salariés et plus généralement des citoyens français. Qu’il s’agisse des indemnités de chômage ou du système médical ce dernier étant cité en exemple dans le monde entier.
Voilà pourquoi M. Schäuble est favorable à l’austérité en Grèce : baisse des retraites, hausse de la TVA, privatisation à outrance…réduction de la dette à marche forcée créant évidemment beaucoup de misère et beaucoup de souffrances dans la population. Je rappelle au passage que, comme par hasard, la privatisation des aéroports régionaux grecs a bénéficié à une société de transports allemande et ce n’est pas fini.
Lors d’entretiens accordés à divers médias, l’ancien ministre grec est revenu sur les différents conseils européens auxquels il a assisté. Malgré leur « bonne » volonté, les Sapin, Macron et consorts n’ont pu résister au rouleau compresseur allemand. Pour Yanis Varoufakis, la France pourrait très bien, demain, connaître une situation identique à celle de la Grèce. Il oublie que la France est peuplée de plus de 65 millions d’habitants, que l’Etat y est fort, que les impôts rentrent et que l’actif privé et public est très important.
Il n’empêche. Même si M. Varoufakis, nouvel ami d’Arnaud Montebourg, en rajoute un peu, notre pays est fortement impacté par une économie mondiale fragilisée et par un système bancaire interconnecté (voire la crise chinoise !). L'Europe au sein de laquelle l’harmonisation fiscale n’existe pas, n'est qu'une protection de papier. Yanis Varoukakis n’a plus vocation à gouverner car il ne possède pas le sens du compromis. Mais il a raison de clamer quelques vérités dérangeantes.

Heureusement, on a les Le Pen pour sortir de notre torpeur aoûtienne


Le mois d’août n’est pas propice à l’activisme politique. Heureusement, on a le front national. Et Jean-Marie Le Pen. Exclu par un comité Théodule du parti qu’il fonda et anima pendant des décennies, le vieux militant d’extrême droite, député en 1956 sur les bancs poujadistes et vrai cheval de retour, se voit reprocher par ses proches son amour pour le maréchal Pétain et sa vision très singulière des chambres à gaz « point de détail de l’histoire de la seconde guerre mondiale. »
Ce qui est étrange, ce ne sont pas les propos réitérés de Jean-Marie Le Pen plusieurs fois condamné par la justice de notre pays. C’est le fait que sa fille Marine et son mentor, Florien Philippot, se soient rendus compte que des propos pareils nuisent à l’image de leur parti et par conséquent sont susceptibles de leur porter un certain préjudice politique, eux qui visent le pouvoir et souhaitent se donner les moyens de le prendre.
Autrement dit, ce n’est pas le fond qui les gêne puisque JMLP suit cette ligne provocatrice depuis des lustres et qu’ils sont restés au sein du parti du père visant ainsi la récupération de son électorat pétainiste et catho-facho. Il serait faux pourtant de ne pas reconnaître que Marine Le Pen a séduit d’autres électeurs (de gauche notamment) et elle souhaite conserver parmi eux un taux de sympathie lui permettant de jouer plus qu’un rôle de figurant. Virer papa revient à s’auto délivrer un brevet de bonne conduite et à s’attribuer une certaine respectabilité. Du moins auprès de ceux qui ne sont pas regardants.
Nous qui exécrons le Front national, son chef et ses féaux, savons bien que si par malheur le Front national arrivait au pouvoir, il ne parviendrait pas à régler les graves problèmes hexagonaux et européens. Deux exemples concrets : la Grèce et les migrants. Avec Marine Le Pen au pouvoir, aucune solution viable ne serait proposée. Jeter les gens à la mer ou sortir de l’Euro, voilà bien qui aggraverait la situation des Syriens et celle des Grecs, déjà dans la panade. Le FN n’est pas un parti de gouvernement. Il se pourrait même que JMLP parvienne à pourrir durablement la vie de sa fille et lui porte une botte dont il a le secret.

Ferme des Bouillons, La trahison de la Safer et des services de l’Etat

Le difficile constat est partagé avec Perrine Hervé-Gruyer : élus impliqués dans des relations de travail suivies, l’un avec les services du Ministère de l’agriculture en région, l’autre avec la Safer, estimons avoir tous deux été trahis par ces interlocuteurs. C’est ce que nous avons expliqué à la presse ce sinistre 19 aout aux cotés […]

Peu de chance de médailles pour les athlètes français à Pékin et un…viagra féminin


L’équipe de France d’athlétisme est décimée. De nombreux médaillés potentiels lors des championnats du monde de Pékin sont claqués ou souffrent de pathologies diverses. Le président de la fédération française voit dans ces blessures des impondérables liés au travail intensif des sportifs et à cette zone d’ombre séparant la performance de l’accident musculaire.
Les athlètes de haut niveau seraient donc comparables à ces formules 1 de la course automobile : performantes mais fragiles. Si l’on comprend bien la logique du président Amsalem (1) qui anticipe ainsi des résultats forcément pas très brillants pour l’équipe de France privée de ses meilleurs éléments, on ne doit pas pour autant écarter un autre aspect du problème des athlètes dont certains demeurent dans le collimateur des contrôleurs anti-dopage. De même qu’on s’est récemment interrogé sur le malaise soudain d’un nageur chinois (avant la finale) épinglé dans le passé par la patrouille, on doit également — même si c’est désagréable — se poser la question de savoir si, parmi ces athlètes, certains ne craignent pas d’être tôt ou tard identifiés comme tricheurs.
Pour preuve, cette étude publiée récemment, indiquant qu’un tiers des athlètes médaillés lors des championnats du monde ou des jeux olympiques faisait l’objet de suspicions évidentes de dopage. Je ne dis pas que les Français absents de Pékin sont dopés, je dis que cette coïncidence d’absences nombreuses, alors que les championnats du monde se préparent des mois à l’avance, est troublante.

Au moment même où on apprend que sept millions de femmes vivant dans les pays en voie de développement ont subi un avortement aux conséquences désastreuses pour leur santé en 2014 faute de soins appropriés et de techniques chirurgicales ou médicales sécurisées, la Food and Drug Administration américaine autorise la vente sur le marché du médicament d’une pilule rose destinée à susciter le désir puis le plaisir sexuel féminin.
Il s’agirait d’une sorte de viagra (lui est destiné aux hommes) permettant une certaine égalité en faveur des personnes (hommes et femmes) regrettant de ne pas remplir leur « rôle » sexuel tel que souhaité…ou souhaitable par chaque individu ? Comme tout médicament, la pilule rose aurait cependant des effets secondaires non négligeables et sa prescription nécessitera un suivi médical.
S’agissant des avortements à risques, le plus souvent clandestins car interdits par certains états, leur nombre toujours plus important et leurs conséquences fâcheuses sur la santé des femmes devraient favoriser une prise de conscience générale à l’opposé des théories dogmatiques et religieuses des anti-avortement.

(1) Président qui en a assez des procès d’intention faits aux sportifs de l’athlétisme.

Normandie : Nouvelle bourde d'Hervé Morin #Regionales2015

L ors d'une visite sur le port de Caen, Herve Morin, ancien ministre de Nicolas Sarkozy, candidat de la droite et du centre droit aux élections Régionales en Normandie des 6 et 13 Décembre prochain, pensait que le President du syndicat mixte PNA ( qui...

Best Of des citations des Balkany

Le couple Balkany sait se faire remarquer. Sa carrière politique est jalonnée de petites phrases plus ou moins bien senties. Patrick Balkany n'est d'ailleurs pas le dernier à faire des déclarations fracassantes. http://www.francetvinfo.fr a sélectionné...

Les Allemands rachètent les aérodromes grecs et Franck Martin reçoit la médaille du Mérite maritime


« Athènes a officialisé la cession des 14 aéroports régionaux au consortium allemand Fraport-Slentel pour 1,23 milliard d'euros. Il s'agit de la première privatisation du gouvernement d'Alexis Tsipras. »Autrement dit, le gouvernement allemand et son ministre de l’économie et des finances, notamment, ne veulent pas aider la Grèce à sortir la tête de l’eau mais il se trouve une entreprise allemande pour acheter les aéroports grecs. On marche sur la tête.
On en vient même à se demander s’il ne s’agit pas, tout simplement, d’une stratégie quelque peu morbide de la part de Wolfgang Schäuble, visant à appauvrir les actifs de l’état grec pour permettre aux entreprises allemandes de les racheter à vil prix. Le Monde indique qu’il s’agit de la première privatisation du premier ministre Tsipras. En signant cette vente, Alexis Tsipras a dû s’en mordre et les doigts et la langue, lui qui avait promis de mettre un terme aux privatisations engagées par le précédent gouvernement…mais c’était avant les élections !

J’ignorais que l’un des fils d’Ernest Martin aimait les hochets. Ou les médailles, c’est comme on voudra. S’il apprend, là où il est, que son fils Franck va recevoir des mains de Mme Girardin, secrétaire d’Etat, la médaille du mérite maritime (1), il va sûrement rire aux éclats. Ernest connaissait trop bienla vanité humaine pour accorder quelque importance à une reconnaissance honorifique quelle qu'elle soit.
Dans le quotidien régional « Paris Normandie », l’ancien maire de Louviers revient en détail sur le passé fécampois de sa famille faisant même de son grand-père paternel un terre-neuva alors que celui-ci dirigeait une conserverie au sein de laquelle il inventa des machines (2). On ne va pas chipoter sur ce détail mais Jean Récher, l’auteur de « La Grande pêche » (3), y verrait quelque malice.
Franck Martin, à titre personnel, s’est beaucoup investi dans la rénovation-restauration du Marité, le dernier voilier terre-neuvier existant. Il adresse d’ailleurs un pied de nez à tous ceux (dont je suis) qui ne voyaient pas très bien le lien existant entre l’agglomération Seine-Eure et le Marité justifiant les subventions de la CASE et de la ville de Louviers à des travaux estimés à plusieurs millions d’euros. La ville de Rouen, un temps embarquée à bord du Marité, démâta d’ailleurs rapidement.
Au fait, J’aimerais connaître le nombre d’élèves des écoles de notre territoire qui ont profité de la découverte de la voile et de la mer, l’un des prétextes avancés par l’ancien maire pour justifier l’investissement ?
(1) L’ordre du Mérite maritime est un ordre honorifique français créé le 9 février 1930 à l'instigation de Louis Rollin, ministre de la Marine marchande, pour récompenser les services rendus par les gens de mer. Franck Martin a en effet été récompensé sur le contingent C : personne s'étant distinguée dans le domaine maritime.
(2) 
-->« Ces fours de la marque Tri-sor ont été conçus par M. Martin, directeur de la Conserve fécampoise. » Extrait d'un Livre de Florence Levert.
(3) Le titre exact est « Le Grand métier » paru dans la collection Terres humaines

EELV Normandie, résolument, aux côtés des « Bouillons »

Depuis 2012, les écologistes apportent leur soutien aux objectifs poursuivis par les occupants et l'association de protection de la Ferme des Bouillons. ...

Quelques réflexions au débotté


Je me demande bien ce que veut dire « personnalité préférée des Français ». Jean-Jacques Goldman est certainement un très bon auteur et un très bon chanteur mais cela ne nous dit rien de ses comportements, de ses principes, de sa vie. Il écrit bien et il chante bien. Point. De là à en faire une idole…tout comme Omar Sy qui a eu la chance de tenir un rôle superbe dans un bon film de divertissement plein de bons sentiments…depuis il ne quitte plus la tête du hit parade ! Et que dire, encore, de la 3e place de Simone Veil, personnalité éminemment respectée et respectable, disparue de l’action politique depuis des années et des années. Mais les Français aiment bien se tourner vers le passé, cultiver une forme de conservatisme alors que le monde bouge et que la société est en plein bouleversement.
Ce tableau dressé par le JDD n’a, selon moi, aucun sens. Il ne nous dit absolument rien de cette société-là si ce n’est que la société du spectacle avec Dany Boon, Jean Reno ( !) et autres acteurs chanteurs prend le pas sur tout ce qui compte vraiment. Ce palmarès permet sans doute à quelques vedettes oubliées ou absentes de retrouver une seconde vie très artificielle autant que superficielle. Je ne mettrais pas un euro — puisque cet étalon de valeur semble plaire aux Français interrogés — sur une liste dans laquelle Sarkozy arrive à la 40eplace et Hollande à la 50e. Ce classement ne nous dit rien des frasques et turpitudes du premier et rien des contradictions du second.

Des dizaines de morts et des centaines de blessés. (AFP)
La Chine est en deuil. Les explosions de Tianjin ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. La Chine est un grand pays, très peuplé et de plus en plus développé. La seconde économie mondiale connaît pourtant une forme d’essoufflement et la banque centrale chinoise même est obligée de dévaluer sa monnaie pour relancer les exportations…la fameuse dévaluation compétitive.
Pour autant, la Chine fait peu de cas de l’environnement et la pollution y règne en maître. Les contraintes administratives sont politiques et pas techniques ou en tout cas pas suffisamment. Les enquêteurs chinois ignoraient la nature des produits entreposés et qui ont abouti aux explosions mortelles. Ils savent maintenant qu’il s’agit de Cyanures et d’éléments explosifs au contact de l’eau ce qui explique le grand nombre de sapeurs-pompiers décédés. Les populations ont été évacuées dans un rayon de trois kilomètres autour du site concerné craignant les effets des polluants et des gaz dangereux pour l’homme : « La catastrophe, écrit le journal Le Monde, a rappelé le piètre bilan de la deuxième économie mondiale en termes de sécurité industrielle, les réglementations étant souvent ignorées pour des raisons de rentabilité et leur mise en œuvre contrôlée de façon laxiste. »

Les aventures judiciaires du couple Balkany n’en finissent pas d’occuper l’actualité. Les juges d’instruction, dans le cadre des affaires immobilières en cours, ont fait saisir diverses propriétés appartenant, de fait, aux Balkany malgré leurs dénégations. Ils ont même proposé que le Riad de Marrakech (acheté dans des conditions opaques et des méandres financiers identifiés) fasse l’objet des mêmes mesures conservatoires afin de protéger les intérêts de l’Etat. Patrick et Isabelle Balkany ont réussi le tour de force de ne pas payer l’ISF (l’impôt de solidarité sur la fortune) alors qu’ils sont à la tête d’un capital immobilier de plusieurs millions d’euros !
Les amis proches de Sarkozy ont réussi à éviter la sanction des tribunaux jusqu’aujourd’hui mais « l’acharnement judiciaire » dont ils disent être victimes finira bien par les conduire à la barre d’un tribunal comme n’importe quel justiciable. Evidemment, s’ils étaient condamnés à des peines d’inéligibilité, la mairie de Levallois se sentirait orpheline…



Pédaler pour le climat : le Tour de France Alternatiba passe en Normandie

En France en 2014, le nombre de vélos vendus a dépassé celui des voitures.
"Petite Reine", Tour de France : la France aime le vélo !

En France en 2014, le nombre de vélos vendus a dépassé celui des voitures. Pourtant, 70% des déplacements se font toujours en voiture. Parmi ces déplacements, 1 trajet sur 4 fait moins de 3 kilomètres !
Encombrement de l'espace public, pollution, bruit, effets sur la santé, budget (5700€ par an en moyenne) : nous avons tous à gagner à nous déplacer autrement.
C'est bon pour la santé, c'est bon pour la planète, c'est bon pour le porte-monnaie. Et c'est même bon pour l'économie !
Le vélo, c'est la santé ! Imaginez tout ce que vous pourriez faire avec 5700€... Mais c'est comme la cigarette : c'est dur d'arrêter ! On est accros à nos habitudes, et les changer demande un effort. Pourtant on se sent si bien quand on a réussi la désintox :)
Sortir le vélo du garage et rouler avec, c'est gratuit, ça détend, et pas seulement le week-end. Prendre 20 minutes pour faire ses 5 kilomètres, c'est aussi faire son sport quotidien. L'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) le préconise : une activité physique quotidienne est le moyen de lutter contre les maladies (cancers, maladies cardio-vasculaires) liées à la sédentarité, classée comme le quatrième facteur de risque de décès dans le monde.
Et même, depuis le 1er juillet 2015, avec la loi sur la Transition énergétique qui a été votée cet été, nos employeurs devront nous payer pour venir travailler à vélo :)


Le Tour-tandem Alternatiba

Et puis, il y a ces filles et ces gars qui ont décidé de militer avec leurs mollets. Partis de Bayonne en juin avec des vélos-tandems de 3 et 4 places, ces basques adeptes de la non-violence font un tour de France d'un nouveau genre, convivial, solidaire, engagé. Les yeux à hauteur d'homme, avec leurs drôles d'engins où l'on pédale ensemble, leur passage ne laisse pas indifférent.
Le 10 août, à la moitié de leur parcours, plus de 160 000 personnes ont déjà participé à une étape (village alternatif, vélorution...) 300 personnes à Rouen, et 233 à Pont-Audemer, au coeur du mois d'août !
C'est la mise en acte d'un modèle coopératif et autogéré, où chacun-e pédale pour tous, dans la même direction.
Et ça marche, ou plutôt ça roule ! Alors oui, on se dit qu'un autre monde est possible, sans compétition ni épuisement de tout et tous (ressources naturelles, ressources humaines : même combat !)
Les dirigeants du monde sont attendus à Paris en décembre 2015 pour la COP21, la conférence qui doit inscrire les engagements des Etats pour lutter contre le dérèglement climatique.
Dès aujourd'hui, des citoyens se mobilisent pour dire qu'un autre monde est possible et que les alternatives existent déjà. Le rôle des politiques est d'agir pour le bien commun, agir pour garder un monde vivable. C'est le moment des choix, le moment de réorienter nos politiques locales et nationales vers des activités utiles et non destructrices.
Allez, petit clin d'oeil de Txetx à M. Laurent Fabius, qui présidera la COP21 en décembre : "Monsieur le Ministre, renoncez au projet inutile d'autoroute reliant l'A28 et l'A13."
Pour tout savoir sur ce #GPII normand à 1 milliard d'€, qui détruirait 600 hectares d'une terre normande déjà bien malmenée, en impactant 33 communes.
Pour participer à la pétition-photo de Non à l'Autoroute :
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Laetitia Sanchez

Les trois lacs- Base de loisirs- Evènements de l’été.

Vous trouverez ci dessous 2 affiches concernant les prochains évènements qui auront lieu cet été à la base de loisirs « Trois lacs » à Léry-Poses. Infos réservations ou renseignements : 02.32.59.13.13

Et si Gérard Filoche remplaçait François Rebsamen comme Ministre du Travail ? #FilocheMinistreDuTravail

Candidat à la mairie de Dijon suite au décès de Alain Millot, le Ministre du travail François Rebsamen ne devrait pas rester ministre du Travail en cas d'élection d'ici quelques jours. Mais alors qui pour le remplacer ? Et si c'était le socialiste Gérard...

Agriculture. Changer vraiment et oser l’alliance écologistes-agriculteurs

Tribune parue dans Ouest-France France – 26 Juillet 2015 Le plan d’urgence annoncé par le gouvernement en soutien aux éleveurs laisse un goût amer. ...

Ferme des Bouillons : le moment de rendre justice aux occupants

La revente de la ferme des Bouillons par son promoteur propriétaire est une bonne nouvelle qui ne doit cependant pas trop vite faire oublier que ce retour à la terre d’une ferme promise à l’urbanisation a été rendue possible par l’action d’occupation pacifique, joyeuse, créative et laborieuse du site,  menée par l’association depuis octobre 2012 […]

Normandie : Hervé Morin "Je ne connais pas le dossier" #ChapelleDarblay

A l'occasion d'une récente réunion publique à Bois-Guillaume près de Rouen (le 20 Juillet 2015),Hervé Morin, Député-Maire d'Epaignes (Eure), Président de communauté de communes, partisant du mandat unique, ancien ministre de Nicolas Sarkozy, Président...

L’ardoise agricole de Nicolas Sarkozy et Bruno Le Maire : 1,45 milliard d’euros

En janvier 2015, nous apprenions dans Libération que la France va devoir rendre à l’Union européenne près de milliard et demi d’euros d’aides agricoles versées à tort entre 2008 et 2012 « pour cause de fraudes et d’erreurs » d'après la Commission européenne....

Crise de l’élevage : réaction de Yanic Soubien #EELV #Normandie

Les manifestations de colère des éleveurs, en Normandie comme dans d'autres régions, durent depuis plusieurs semaines. Et la situation est grave : entre 22 et 25 000 exploitations, soit près d'une sur dix, sont menacées de dépôt de bilan avant la fin de l'été. Dans une région d'élevage comme la nôtre, c'est la physionomie de nos territoires qui est directement menacée : moins de fermes, ce sont des campagnes plus vides, des conditions de vie et d'emploi plus difficiles. ...

Régionales 2015 : L’inscription sur les listes électorales est rouverte jusqu’au 30 septembre !

Grâce à l’adoption définitive de la proposition de loi du groupe socialiste, républicain et citoyen, l’inscription sur les listes électorales pour les élections régionales est possible jusqu’au 30 septembre 2015 (et non jusqu’au 31 décembre 2014) Cette...

Parc éolien offshore de Dieppe-Le Tréport : le cahier d’acteurs EELV

Le Débat public sur le projet de parc éolien offshore de Dieppe -Le Tréport approche de son terme. Les élus et les militants écologistes, associatifs et politiques, ont été très actifs tout au long de ce débat afin de porter leurs contributions et leurs exigences. Un « cahier d’acteurs » a été livré au débat afin de […]

EPR : AREVA se défend des accusations du Canard enchainé et s’enfonce

Le canard a jeté un pavé dans la mare en dénonçant qu'"Areva savait depuis neuf ans qu'un sérieux problème risquait de compromettre la solidité du coeur de plusieurs réacteurs, dont celui de l'EPR de Flamanville".
A cause des teneurs trop élevées en carbone (jusqu'à 50% d'écart), la résilience de l'acier est très largement inférieure aux limites, même selon les normes de 1974.
La résilience - la capacité à absorber l’énergie d’un choc et à résister aux fissures - se calcule en joules (J).
La limite était de 56 Joules en 1974. Elle a été portée à 60 Joules en 2005.
Sur la cuve de l'EPR de Flamanville, les plus basses valeurs mesurées ne sont que de 36 Joules (40% inférieures à la limite), et en moyenne de seulement 50,2 Joules. Danger !
Pour Areva, cette anomalie est "inhérente au refroidissement des grands lingots. C'est la physique qui veut ça." La cuve est défectueuse du fait de la physique.
L'IRSN indique que "la technologie de fabrication [...] est en régression technologique", tandis que l'ASN (Autorité - indépendante - de Sûreté Nucléaire) dénonce le manque de professionnalisme d'Areva au journal.
Le plus inquiétant, c'est qu'Areva et EDF sont optimistes. Ils semblent vouloir démarrer quand même cette dangereuse installation :
Areva a mandaté un expert indépendant pour analyser les pratiques de forgeage au Creusot et vérifier la conformité des procédures et des pièces forgées avec ses exigences.
Cette analyse porte sur les défauts des processus de fabrication, et aussi sur l'"imprécision" des contrôles qualité.
Cette étude ne porte pas sur la cuve elle-même.
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"Nos premières études vont dans le sens d'une absence de risque pour la sûreté", a indiqué Patrick Poret, directeur des équipements lourds d'Areva.
L'analyse de la méthode de fabrication et de contrôle, qui semble être positive, ne remet pas en cause la défectuosité de la cuve, avérée après l'étude conduite par l'ASN.
Le malade est mort, mais l'opération s'est parfaitement déroulée. Vous voilà rassuré-e.
Mais : on peut lire dans le JDD  :
"Un sentiment partagé par le haut-commissaire à l’énergie atomique, Yves Bréchet, qui se veut lui aussi rassurant" :
"La situation n’est pas de nature à poser de problème pour la cuve. Les calculs sont optimistes."
Nous voilà donc dans le sentiment, et l'optimisme un tantinet forcé, vu l'historique...
Est-ce à dire que les calculs ont-été refaits à la va-vite pour nous expliquer qu'on peut accepter une résilience des matériaux jusqu'à 40% inférieure à la limite, avec une teneur en carbone deux fois trop élevée ? Avaient-ils vu trop large dans leurs études, qui ont pourtant pris plusieurs années ? Et après la découverte des anomalies, en deux coups de cuillère à pot, les calculs montrent enfin que la sécurité est déjà bien suffisante ?
Ou bien n'a-t-on pas les moyens de refaire une cuve, et va-t-on bricoler la partie accessible - le couvercle -, en délaissant le fond de cuve qui devra recueillir le magma nucléaire en l'état, c'est-à-dire avec une résilience affaiblie, à nos risques et périls ?
La réglementation prévoit en effet qu’"un fabricant peut choisir de ne pas respecter les valeurs minimales figurant dans le décret, s’il justifie de la mise en oeuvre de dispositions permettant d’obtenir un niveau de sécurité global équivalent" ! Va-t-on nous expliquer qu'on avait pris trop de marge, ou bien que de nouveaux calculs réalisés cette année viennent compromettre nombre d'années d'études ou de calculs (et pas un EPR ne tourne dans le monde) ?
Nous avons tous conscience de l'état d'Areva : le cours d'Areva a fondu de 77%, l'entreprise serait en faillite si l'État ne venait la garantir, et il faudrait recapitaliser (= dette publique) Areva de nombreux milliards € pour qu'elle ne s'effondre pas.
Accepter cet état de fait revient à liquider la sécurité nucléaire pour le traitement des déchets nucléaires. Et en même temps, cela condamne la France à accepter d'augmenter sa dette publique. Faire semblant que tout va bien, alors que la faillite de l'EPR est manifeste, mondialement.
Continuer, c'est la remettre à plus tard, en conservant la valeur nominale de cette dette dans les comptes publics pour le prochain gouvernement, qui dira que c'était la faute de l'autre - ils l'auront découvert entre temps dans les comptes  ; et les français-es paieront.
EDF ne peut pas s'attaquer à l'ASN pour lui reprocher ses contrôles. C'est la mission de l'ASN. En "toute" indépendance.
Les lobbyistes nucléaires issus d'EDF dénoncent l'ASN.
Ce sont donc le lobby d'EDF, des retraités d'EDF, X-mines, qui s'y collent :
André Pellen, un ancien ingénieur EDF, a écrit une lettre à l'ASN au nom de son collectif, estimant qu'"en révélant les défauts du fond de la cuve de l'EPR et de son couvercle, l'ASN abuse de son pouvoir et met en danger la filière nucléaire française !"
Il ne pose aucune question sur les risques liés aux découvertes de l'ASN, mais interroge l'ASN sur les risques encourus par la filière, sur les méthodes et la méthodologie du contrôleur.
L'ASN n'aurait pas respecté l'omerta patriotique, alors qu'Areva est en grand danger, et menace l'ASN : "Dans le cas contraire, que mes amis et moi n’envisageons pas une seconde – les informations concernées, réputées d’accès public, ne sont en aucune manière couvertes par le secret défense – un mutisme équivalent à une rétention d’informations par un organisme public s’exposerait à une sanction au plus haut niveau de l’État, que nous serions contraints de solliciter pour recouvrer nos droits citoyens.
J’attire votre attention sur le fait que ce courrier est une lettre ouverte, susceptible de vous parvenir en nombre, sous le nom et la qualité de personnes et d’organismes qui en partagent le contenu, avec la volonté de matérialiser ainsi une démarche collective la plus ample possible."
Ah ! Le contrôleur qui révèle un défaut - c'est sa mission de sûreté - s'exposerait à une sanction du plus haut niveau de l'État pour éviter que ce machin nous pète à la figure !
A contrario de ceux qui ont commis ou caché des erreurs, fautes, ou accidents.
Quant aux révélations du canard enchainé, c'est Areva qui s'y colle, au travers d'un communiqué de presse.
Qu'y disent-ils ? Le Canard s'est trompé, ils n'ont pas fait d'études de résilience en 2007, mais des études de positionnement du lingot (de 155 t.), et que c'est à cette occasion qu'ils ont découvert la teneur en carbone, et qu'ils ont communiqué ces données à l'État dès 2008. L'État ne l'aurait pas vu [non pas parce que les données étaient noyées dans un fatras de données au jargon ésotérique et optimiste, NDLR], donc il n'y a pas de responsable.
"Ces résultats ont été communiqués aux autorités dès la fin des analyses, puis rendus publics." Donc le public est complice de ce naufrage et de cette faillite, et les citoyens n'auront que leurs yeux pour pleurer quand :
  • Ils devront recapitaliser l'entreprise pour toutes ses défaillances (EPR, URAMIN, incidents,...) 
  • Ils doivent déjà trois fois le prix exprimé par les experts, déjà, mais des milliards sont à prévoir ;
  • ces milliards et tous les autres seront imputés à la dette publique, aux citoyens et contribuables donc, en pure perte ;
  • les yeux d'Angela seront fixés sur un des pays les plus endettés d'Europe (et nucléarisé du monde)... : nous ;
  • et si on le démarrait quand même pour prouver qu'on avait raison ? Et Boum !
Pourtant, l'ASN (l'Autorité indépendante qui abuse de son pouvoir contre EDF) alerte sur son manque de moyens. Une grosse partie du budget normalement affectée à L'ASN se retrouve versée au budget général. « Cela correspond à la fois au souhait du gouvernement de limiter la fiscalité affectée et à la volonté du président de la République de ne plus créer d’impôts nouveaux », dit Bercy, qui en profite, donc.
Est-ce à dire que pour assurer la sécurité nucléaire, il faut d'abord ne pas y trouver de faille de sécurité, et donc supprimer les contrôles ? Bonne chance à toutes et tous.
Canal+ et l'équipe de Spécial Investigation ont consacré un documentaire sur les accidents de Saint-Laurent des Eaux, le 4 mai 2015.
Dans l'extrait ci-dessous, on peut voir l'ancien président d'EDF, Marcel Boîteux, qui a accepté l'interview. Ce qu'avait refusé l'actuelle direction d'EDF.
Niant d'abord tout accident nucléaire en France lorsqu'il était président, il l'admet ensuite. Il admet les rejets volontaires et illégaux de plutonium dans la Loire, et admet avoir caché l'accident nucléaire en le comparant à un accident de voiture. Cela nous a été caché pendant 35 ans. C'est le rapport interne détenu par un employé de la centrale qui a permis d'en faire la preuve.
Nous avons besoin donc d'une Autorité de contrôle efficace, avec les moyens nécessaires à l'exercice de sa mission.
Et nous avons besoin d'une Autorité de contrôle vraiment indépendante, car l'ASN aurait bien été aussi destinataire de ce rapport confidentiel...
Une alternative à "Boum, big Badaboum" ? => La transition énergétique, la décentralisation, et les ENR.
Merci pour les générations futures, en arrêtant de leur donner le choix entre rien, en leur enfouissant les déchets nucléaires sous les fesses, en leur disant qu'ils pourront en faire ce qu'ils veulent d'ici 100 ans.

nono

Pourquoi le 14 juillet est-il le jour de la Fête nationale ?

Fête nationale depuis 1880, le 14 juillet commémore la prise de la Bastille de 1789. La fête nationale commémore d'abord le 14 juillet 1789, première journée révolutionnaire à portée symbolique. Cet été là, une grande agitation règne à Paris. Face au...

Oui à l’éolien pour le futur de nos régions

Communiqué normando-picard Le débat public sur le projet éolien en mer de Dieppe et du Tréport arrive à son terme et s’achèvera le 31 juillet prochain après trois mois de débats intenses. Dans cette perspective, la Commission du débat public a organisé mercredi 8 juillet à Criel-sur-Mer, une audition publique de certains cahiers d’acteurs à […]

Arrêté préfectoral: surveillance renforcée des usages de l’eau.

Nous souhaitons porter à votre connaissance l’arrêté préfectoral du 6 juillet constatant le franchissement du seuil de vigilance en cas de sécheresse et prescrivant les mesures de surveillance renforcée des usages de l’eau sur la zone d’alerte Eure Aval. En application de cet arrêté, des mesures de surveillance renforcée des conditions hydrologiques sont mises en œuvre sur […]

A genoux les grecs, debout les libéraux !

La démocratie s'est exprimée. C'est le second référendum pour la Grèce? Syriza incarne l'avenir. La vieille Europe n'a jamais été aussi vieille. Oxi, ça veut dire non. Non à la seule politique de l'offre, sans tenir compte de la demande, des populations, des gens.
La position géographique et géopolitique de la Grèce ne nous permet pas de nous passer de ce pays. La Grèce met l'Europe devant ses responsabilités : l'Europe est politique, elle n'est pas qu'une union bancaire, ou économique. On sauve la Grèce, ou bien on coule la Grèce ? Et on prend le risque de couler avec, à court ou moyen terme ?
mur-de-berlin
L'Allemagne, d'abord, veut préserver un euro fort. L'Allemagne est exportatrice (51% de son PIB), championne en construction mécanique, métallurgie, machines-outils, électrotechnique, et automobiles, avec des groupes très forts, et des PMI très performantes. En attendant que l'Asie acquiert leur savoir-faire, quelle que soit la valeur de l'euro, ils vendent. En Europe, aux USA, en Chine, en Inde... On peut comprendre que pour l'Allemagne, l'euro doit être le plus fort et stable possible.
Mais il n'en n'a pas toujours été ainsi : par deux fois, après la guerre, et après la chute du mur, quand l'Allemagne était qualifiée d'"homme malade de l'Europe", l'Allemagne a sollicité la solidarité européenne.
Après guerre, en 1953, l'Allemagne avait vu sa dette allégée de 62%, un moratoire sur les intérêts de la dette et un rééchelonnement de sa dette sur 30 ans.Et le pays pouvait arrêter les remboursements si les sommes dues représentaient plus de 5% des recettes des exportations.
Après la réunification allemande, l'Europe des 15 avait accepté une forte hausse des taux d'intérêts, une dette publique augmentée de plus de 20 points dans une Europe rentrée en crise.
Michel Barnier a averti les nouveaux dirigeants grecs :
Il y a un règlement de copropriété dans la zone euro, c'est ce que tous les pays doivent comprendre. La difficulté de l'un devient le problème de tous. C'est la leçon de cette crise. Je ne crois pas que ce soit une bonne idée de dire Vous faîtes des dettes, vous faîtes des emprunts et vous ne remboursez pas. On doit toujours rembourser ses emprunts.
Michel Barnier, conseiller spécial pour la politique de défense et de sécurité auprès de la Commission européenne
C'est l'esprit de cette copropriété qui est en cause : "selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir." La Grèce semble bien noire.
Et surtout, au delà d'un poids du PIB européen presque insignifiant, on ne veut pas qu'un sauvetage de la Grèce ne serve d'exemple et ne fasse un appel d'air pour les autres nations endettées. Entre autres l'Espagne, l'Italie, le Portugal, l'Irlande et la France.
Alors on s'apprête à sacrifier la Grèce.
Le ministre des finances, Yanis Varoufakis a du mettre sa tête sous le billot, après un exercice démocratique massivement en sa faveur.
Cela ne suffit pas : il faudrait une convergence fiscale, sociale, et, disons-le, politique.
Et, disons-le encore, le nouveau gouvernement grec est de gauche, dans une Europe conservatrice et libérale. Cela semble inacceptable.
M. J-C Junker a fait campagne pour le "oui" et "nouvelle démocratie" (droite). C'est le non et Syriza qui ont fait 61% qui ont été plébiscités. Le non a du mettre sa tête sous le billot (même pas de cravate). M. Junker reste.
La troïka (Commission européenne, BCE, FMI) a mis à genoux la Grèce. Même si aujourd'hui le FMI a changé de fusil d'épaule, en demandant d'investir 61,9 milliards €, et de réduire la dette.
Mais la Grèce n'est pas l'Allemagne. Vendeurs d'olives et de soleil contre fabricants de berlines et de robots...
Les efforts grecs ont porté leurs fruits (avec un excédent primaire faible, mais qu'on aimerait bien avoir), les propositions sont là - fiscales, anti-corruption, sociales - mais pas assez libéro-orthodoxes.
Que la Grèce meure : elle a choisi la gauche, elle est faible, elle ne fait peur à personne. Pour l'exemple. Malgré son intérêt géopolitique, malgré l'Europe.
Où voulons-nous aller ? Vers l'Union Européenne Bancaire ? Ou bien vers les États Unis d'Europe ?

nono

EPR : les responsables d’AREVA savaient. Qui d’autre ?

Le canard enchainé a révélé une note de 32 pages : elle dévoile que les responsables d'Areva avaient conduit des études sur l'acier du couvercle de la cuve de l'EPR en 2006. Ces études ont fait état des fragilités de l’acier qui compose le couvercle du réacteur en construction à Flamanville.
Ce n'est que 9 ans plus tard qu'Areva révèlera ces défauts à l'ASN. On savait en 2006, mais la loi n'obligeait pas Areva à communiquer ces résultats à l'ASN. Ce dossier a donc été caché toutes ces années.
En 2006, l'EPR était censé coûter 3,3 milliards €, et le démarrage du réacteur était prévu pour 2012 !
Le chantier a maintenant 5 ans de retard et ne démarrera probablement jamais. Il en coûte aux français 9 milliards d'euros.
Cette dissimulation est scandaleuse : les responsables d'Areva, tous les techniciens et ingénieurs - qui encore ? -, qui connaissaient la dangerosité de l'installation, ont laissé les travaux se poursuivre pendant 9 ans. 9 ans d'une litanie d'aberrations, de malfaçons et d'accidents.
Si l'ASN n'avait pas ordonné une série d'analyses sur la résistance de l'acier de la cuve, aurions-nous démarré le réacteur en connaissance de cause, et en sachant le risque d'accident ?
L'abandon envisagé en 2014 de l'EPR - pour sauver l'entreprise de cette hémorragie financière - est-elle en lien avec ces risques connus depuis des années ?
Nous apprenons de plus, par cette note, que "la technologie de fabrication retenue pour les calottes de cuve du réacteur Flamanville 3 est en régression technique par rapport à celles utilisées pour le parc en exploitation."
Nous sommes coincés entre un parc vieillissant ruineux à rénover, dangereux à rénover, et des EPR dangereux et ruineux. A quand la transition énergétique ? L'EPR est condamné.
Maintenant, la question que pose cette note révélée à l'ASN : Qui savait ? Quels sont les responsables - décideurs de l'entreprise ou politiques - qui connaissaient ces défaillances et les ont étouffées ?
Quels sont les responsables de cette gabegie, du risque encouru par la population, de la faillite d'une entreprise soutenue par la dette française ?
Seront-ils condamnés ?

nono

Agglomération Seine-Eure (CASE) : fin du traitement thermique des trottoirs et retour au glyphosate

Après avoir abandonné les traitements des trottoirs aux herbicides au profit de désherbage thermique moins dangereux dans cinq communes, puis deux, la CASE revient au traitement chimique, au glyphosate, un produit reconnu "cancérigène probable" (2A) par l'OMS.
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La ministre de l'écologie veut donner un message pour protéger la santé des habitants :
La France doit être à l’offensive sur l’arrêt des pesticides, a déclaré la ministre. Elle doit être aussi à l’offensive sur l’arrêt des pesticides dans les jardins.
Ségolène Royal communique sur le glyphosate, reconnu « cancérigène probable » par l'OMS
Mais nous sommes en France, au pays du « faites ce que je dis, faites pas ce que je fais ! » Ce qui vaut pour les jardins des particuliers ne vaut pas pour les trottoirs qui donnent sur ces jardins.
Ne dit-on pas que la santé n'a pas de prix ? Elle en a un : le glyphosate est moins cher que le traitement alternatif.
objectifzeropesticidezeropesticidezerophyto

nono

Le peuple Grec dit Non aux exigences de ses créanciers #OXI

Le peuple Grec a dit Non aux exigences de ses créanciers à l'issue du vote de ce dimanche 5 Juillet 2015 avec plus de 61% des voix. Après cette large victoire du Non, les négociations doivent reprendre immédiatement. Les dirigeants européens doivent entendre...

Plus de 6 heures pour maîtriser l’incendie de la centrale de Paluel

L'incendie s'est déclaré à 22h30 dans la nuit du jeudi 2 juillet au vendredi 3 juillet dans la salle des machines. Il aura fallu plus de 6 heures aux 71 pompiers pour en venir à bout.
Paluel
La direction de la centrale s'est voulue rassurante en expliquant qu'«il n'y aucun risque lié à de la radioactivité.»
L'incendie s'est en effet déclaré dans la salle des machines, le circuit secondaire, et non dans le circuit primaire, ce qui aurait été une autre catastrophe.
L'incendie, un feu de métal en fusion, difficile à éteindre, s'est déclaré au cours d'une opération de maintenance. Le réacteur était donc à l'arrêt. Selon le communiqué de l'ASN,
il n’y a pas eu de blessé et la situation ne présente pas d’incidence pour la sûreté nucléaire et la protection de l’environnement.
ASN
centrale_nucleaire
Nous l'avons échappé belle !
La propagation du feu a été maîtrisée, mais nous pouvons être très inquiets : ce réacteur est le premier des réacteurs à effectuer sa troisième visite décennale dans le cadre du "grand carénage", un projet consistant à investir 55 milliards (selon EDF) ou 110 milliards € (selon la cour des comptes) pour prolonger la durée d'exploitation des centrales françaises vieillissantes.
Et dès la première intervention survient un dangereux incendie.
Le secteur nucléaire connaît déboire sur déboire ;
l'EPR de Flamanville est un fiasco industriel, accumulant les malfaçons et les milliards engloutis ;
tout comme l'est celui d'Olkilutoto en Finlande ;
Areva se retrouve en situation de quasi faillite ;
cet état de quasi faillite conduit Areva à licencier 3 000 à 4 000 employés en France d'ici trois ans (quelle sécurité dans 3 ans ?) ;
des pannes à répétition, comme à Blaye le 24 juin, où le personnel a du être évacué, et où 11 personnes ont été contaminées ;
ceci une semaine seulement après un incident similaire dans la même centrale ;
des menaces de plaintes se multiplient contre l’EPR d’EDF au Royaume-Uni ;
c'est tout ce secteur industriel est en déclin, de plus en plus dangereux et difficile à maîtriser, et révèle un gouffre financier dont la tendance ne fait qu'augmenter.
Qu'attendons-nous pour entrer vraiment dans la transition énergétique, en augmentant l'efficacité énergétique, en développant les ENR sans dangers et de plus en plus compétitifs par rapport au nucléaire ?
Plutôt que constater les incidents et accidents industriels à répétition, en attendant "la grosse"...

nono

Appel de Normandie en soutien au peuple grec et à son gouvernement

Je reproduis ci-dessous un appel de solidarité avec le peuple grec lancé par des élus et de responsables de formations de la gauche du département de la Loire-Atlantique puis de la Normandie. J’en suis naturellement signataire. Il faut multiplier les...

La Radio de l'été des Blogueurs 2015 #RadioBlogueurs2015

A l'initiative du blogueur Lolobobo, l'été des blogueurs arrive pour une 6ème saison. Comme chaque année quand vient l'été, la radio des blogueurs propose aux blogueurs de nous faire découvrir leurs chansons préférées. Cette année, ma contribution sera...

Mes chers amis, je vole !

Groggy de sommeil, j'avais encore ce curieux sentiment de savoir voler.

Voie Militante Voie Militante

Quelles sont les origines de la Fête de la Musique ? #21Juin

La Fête de la Musique a lieu à travers le monde le 21 juin (premier jour de l'été de chaque année). Elle est imaginée en 1981 par Maurice Fleuret, et popularisée par Jack Lang alors ministre de la culture français. Sa première édition a lieu le 21 juin...

Corentin et La Gidouille

Un dernier article, pour soutenir la démarche créatrice de Corentin Huon de Penanster et de la maison d'édition La Gidouille !

Voie Militante Voie Militante

49.3

Le 49.3 est une brutalité,
le 49.3 est un déni de démocratie,
le 49.3 est une manière de freiner ou d'empêcher le débat parlementaire, mais il va se poursuivre ce débat parlementaire, d'une manière ou d'une autre.
François Hollande - 2006
Si le gouvernement prenait au prétexte de préoccupations d'urgence, de peur, la décision de recourir au 49.3, ce serait une violation des droits du Parlement.
[Le gouvernement] avait déjà fait passer le contrat nouvelle embauche par voie d'ordonnance. S'il s'aventurait à faire passer le contrat de première embauche par le 49.3, il ajouterait au mépris du dialogue social dont il a fait preuve, la violation du débat parlementaire
François Hollande - février 2006
Et puis ensuite il y a un vote. Je n'ai pas à présupposer qu'il serait tellement difficile qu'il conviendrait d'utiliser des méthodes contraignantes.
François Hollande - janvier 2015 sur la loi Macron
Bilan des courses ?
Des atteintes au droit de l’environnement en usant d'ordonnances qui contournent le débat public, l'usage des 49.3 répétés pour imposer la loi liberticide sur le renseignement et la loi fourre-tout Macron (300 articles non débattus quand même), applaudie par le Medef qui estime en outre que le "49.3 est un bon choix".
49.3 :
  • Brutalité,
  • déni de démocratie,
  • violation du débat parlementaire,
  • mépris du dialogue social,
  • mépris de la parole donnée.

nono

Fête de la peinture, souvenirs!

La municipalité tient à remercier tous les participants, les bénévoles et les partenaires grâce auxquels cet évènement « Fête de la peinture » fût une belle réussite. Un grand merci également à Mme Nelly  Lestiboudois  dont l’investissement et l’ implication sans compter à fait de cette journée, un agréable moment pour tous.      

Normandie, vallée de Seine, éoliennes, EPR, Ferme des 1000 vaches…

La Région Normandie approche à grands pas et sera une réalité dans un peu plus de 6 mois. Le sujet occupe naturellement une bonne part de l’ordre du jour de l’avant dernière séance de la mandature aujourd’hui. Je suis intervenu au nom du groupe des élus écologistes dans le débat de politique régionale, en début […]

Festivités à Tournedos le 21 juin.

A l’occasion de la foire à tout de Tournedos sur Seine qui se tiendra le 21 juin 2015, les stations SNSM de Poses et de Veullette sur Mer organiseront en Seine devant la mairie des démonstrations de sauvetage avec leurs Zodiacs et un chien Terre Neuve. Par ailleurs, tout au long de la journée des […]

Nicolas Rouly nouveau secrétaire fédéral du Parti socialiste en Seine-Maritime

Nicolas Rouly, 38 ans, est le nouveau secrétaire fédéral du Parti socialiste en Seine-Maritime. Il a été élu le 11 juin 2015 avec 80,8 % des voix face à David Fontaine, adjoint au maire de Saint-Etienne-du-Rouvray, 19,2 % des suffrages. 1771 militants...

Indignons-nous contre les violences policières, et trouvons de vraies solutions pour les réfugiés.

Ils viennent d’Érythrée, un pays où règne la peur et la terreur, ils viennent du Soudan, un pays ravagé par la guerre civile, ils fuient les massacres de masse, les viols de masse, le "nettoyage" ethnique, les détentions arbitraires, la torture, la famine.
Ils ont marché des mois ou des années pour chercher à trouver un lieu où échapper à la mort, ils ont traversé les déserts et les mers au péril de leurs vies, franchi frontière après frontière, ils sont arrivés à Paris, au pays des droits de l'homme et du citoyen, en route vers le Royaume-Uni.
Ils sont venus pour survivre, dans la misère, mais survivre.
Quel accueil pour ceux qui ont survécu à l'exil forcé ? L'indignité !
Ils ont souffert, sont marqués, ils ont déjà souffert tant et tant, ont dormi sur les routes, sur des ponts, sous les ponts, sans soins, sans manger, sans boire, sans sanitaires, avec juste l'espoir d'un peu de paix, d'un peu de repos, l'espoir d'un tout petit peu d'espoir.
Ce sont des enfants, des jeunes, des femmes, des hommes. Ils ne sont pas des animaux.
Et même des animaux seraient mieux traités, mieux protégés, sans coups de matraques, sans lacrymos.
Ces violences, contre les réfugiés, contre les associatifs et élus présents, contre les riverains venus prêter main forte - pas de quartier ! -, les CRS les commettent, mais aux ordres de la préfecture, aux ordres du ministère et du gouvernement.
Certes, on ne peut pas laisser perdurer des occupations sur la voie publique, en totale insalubrité, sans les équipements adéquats. Aussi faut-il des occupations légales, des lieux d'accueil pour ces réfugiés qui ne peuvent pas rentrer dans un pays où ils seraient tués. C'est le droit d'asile, ce sont nos valeurs, nous en sommes fiers, et c'est surtout une obligation de l'État français, du fait des lois françaises et des traités internationaux.
À quoi servent ces violences ?
La théorie de l'invisibilité, que Mediapart nous explique, c'est que pour parer au plus pressé, les pouvoirs publics cassent les regroupements, quittes à les voir se reformer un peu plus loin, un peu plus tard, en dispersant les migrants, dans un grand déchaînement de violence qui impressionnera sûrement les migrants.
Circulez, il n'y a rien à voir.
Mais cela casse aussi le travail des associations, et cela met en danger les personnes migrantes, que l'on cherche à isoler. Les associatifs sont des bénévoles, qui mettent toutes leurs forces pour aider un État qui n'a plus les moyens d'assurer cette mission, pour aider ces services pour la logistique, l'aide humanitaire, l'assistance aux droits, et même tenter d'assurer une hygiène et l'accès à l'eau et la nourriture.
Ce devrait être le rôle de l'État. Mais si on devait faire quelque chose, ce serait bien de rendre le retour, et même simplement le droit de rester chez soi possibles. Il n'y a guère de richesses à défendre là-bas, aussi les États démocratiques et riches sont-ils sûrement moins pressés d'agir.
Il faut mettre la communauté internationale autour de la table pour solutionner les problèmes de ces pays en guerre civile, apporter des solutions de développement et remplacer les juntes militaires qui forcent les populations à l'exil.
Faute de quoi, les milliers de migrants s'ajouteront aux milliers de migrants.
On ne pourra pas les tabasser sans cesse, car ils préfèreront toujours la violence et la souffrance à la mort.
D'urgence, il faut un lieu d’accueil, où les services de l'État et les collectivités locales s'associeront aux associations et ONG pour trouver des solutions pérennes. Et arrêter de tabasser ces membres d'associations (et autres élus), et habitants, témoins de ce déferlement de violence, qui sont là pour aider l'État à assurer ces missions obligatoires.
Du fait de l'indignation nationale et juste contre ces exactions, Anne Hidalgo, maire de Paris, semble s'engager à développer ce lieu d’accueil, c'est une première et bonne chose.
Mais faute d'organiser la possibilité aux populations de continuer d'habiter dans leurs pays d'origine, nous sommes condamnés à voir les corps des migrants s'amonceler sur nos côtes et les survivants être tabassés, emprisonnés en camps, ou pire, sur nos territoires.
Ils sont réfugiés politiques, économiques, climatiques. Les solutions doivent être politiques, économiques et climatiques, et rien ne se règle à coups de matraques ou de lacrymos. Ce sont les victimes qui sont matraquées.
Il est encore temps d'agir, nationalement, d'abord, et internationalement, et de mettre fin à cette indignité commise en notre nom.

nono

Todd a raison !

Riss aura beaucoup de mal à rétro-pédaler pour nous expliquer que son dessin n'est pas de nature islamophobe.

Voie Militante Voie Militante

35 ans

35 ans, l'âge médian entre 20 et 50 ans. Le bel âge :-) Nolan, 8 ans : "Joyeux Anniversaire Papa, tu as 35 ans !" Moi : "Oui, j'ai entre 20 et 50 ans." Nolan : "Non, tu as la moitié de 70 ans" ça c'est fait :-) Bonus : Le Journal TV du 3 Juin 1980 avec...

De l’huile de palme dans le bio, aussi

Il existe un lien statistique avéré entre la consommation d'huile de palme et la surmortalité dans les pays occidentaux liée aux maladies cardio-vasculaires.

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Europe – 29 mai 2005 – dixième anniversaire du déni de démocratie

Le 29 mai 2005, le peuple français vote « non » au projet de constitution pour l’Europe avec 54,67 % des suffrages exprimés dans son intérêt... Mais, en France, ce n'est plus le peuple qui décide.

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29 mai 2005 : Il y a 10 ans, les français disaient NON au Traité Constitutionnel Européen

29 mai 2005, 22 h, les résultats du référendum concernant l’adoption du Traité Constitutionnel Européen (TCE) initié par le Président Jacques Chirac, annonçent une large victoire du NON avec près de 55 % des suffrages. La France qui monopolise le droit...

Incapables d’apporter des solutions aux français, le gouvernement multiplie les atteintes à la vie privée et aux libertés

Arguant de la lutte contre le terrorisme suite à l'attentat contre Charlie, justifiant l'espionnage - dite intelligence - économique, le gouvernement s'apprête à mettre en place une loi sur le renseignement préparée de longue date, en procédure accélérée.
"Mais enfin écoutez face à la menace que nous connaissons, dans le monde particulièrement trouble dans lequel nous vivons, menaces terroristes, drames migratoires en Méditerranée, défis climatiques, défis économiques, un pays comme le nôtre qui en plus s'est construit à travers un État fort mais qui garantie les libertés, doit se donner les moyens de lutter notamment contre le terrorisme. C'est quoi ce débat sur les libertés ?", s'était insurgé Manuel Valls.
1 - lutter contre la terreur en espionnant tous les suspects (tout le monde).
Le 1er ministre a ajouté : "Je n'ai pas peur de ce débat, au contraire, puisque c'est la liberté que les terroristes ont voulu atteindre, mais là nous avons un cadre qui nous permet de donner plus de moyens à nos services de renseignements tout en garantissant nos libertés."
Le gouvernement, l’Élysée, les entreprises françaises, et aussi les citoyens français sont espionnés. L'affaire de l'espionnage allemand pour le compte de la NSA n'a semble-t-il pas ému les dirigeants français plus que ça. Sans doute, un prêté pour un rendu.
Mais que diable aller espionner les messages les plus secrets et les plus intimes de toute la population, au travers d'une surveillance massive, à l'instar de ce qui se fait la NSA qui espionne les citoyens américains comme le reste du monde ?
Tout sera traqué : mails, conversations téléphoniques, déplacements, cercles de connaissances, vie privée et professionnelle, intime - qui couche avec qui ? - médicale, politique, syndicale...
Ouf pour eux, les parlementaires qui votent la loi en seront exclus. Mais quasiment tous les français seront suspects. On ne se méfie jamais assez de son prochain !
Bernard Cazeneuve, le front tout plissé et l'air grave, admet qu'il y aura atteinte à la vie privée, mais pas aux libertés fondamentales, qui sont de pouvoir aller et venir.
Nous risquons, en prime, de voir s'enfuir nombre d'entreprises des TIC hors de France, et de voir de plus en plus de citoyens se tourner vers les dispositifs d'anonymisation (TOR, P2P, proxys, PGP..., VPN, etc).
Au lieu d'une aiguille dans une meule de foin, nous la chercherons dans un champ de meules...
2 - supprimer les manifestations en interdisant les manifestants :
Las ! Les proctologues de nos pensées intimes ont décidé de pouvoir revenir sur ces libertés fondamentales, justement, en limitant la liberté de manifester, en introduisant un dispositif interdisant à un ou plusieurs individus de manifester.
Les proctologues de nos pensées intimes ont décidé de pouvoir revenir sur nos libertés fondamentales: aller et venir, et manifester...
C'est à la suite de la mort de Rémi Fraisse que les écologistes ont obtenu une commission d'enquête parlementaire, que présidait Noël Mamère. Et selon Mediapart, le rapporteur PS Popelin a réussi à imposer une vision plus sécuritaire, suivi par le PS, l'UMP, et l'UDI.
La droite, en quelque sorte...
Manifester, même pacifiquement, même pour les libertés et nos droits est dangereux désormais.
Pour Noël Mamère, "il y aurait dès lors un contrôle a priori et systématique de toutes les manifestations, ce qui entraînerait une restriction manifestement disproportionnée du droit de manifester."
Du point de vue des autorités, c'est plus sûrement la seule présence des manifestants qui est responsable de leur propre mort : Rémi Fraisse serait mort parce qu'il se trouvait sans autorisation pile-poil sous une grenade offensive.
3 - la hausse du chômage est due au nombre de chômeurs. Supprimons-les !
La préoccupation première des français, c'est la lutte contre le chômage. Les gouvernements PS et UMP (RPR, UDF) successifs ont été incapable de trouver une solution contre le chômage. La nouvelle solution pourrait être de réduire le chômage... administrativement.
C'est une chose en passe d'être accomplie, grâce à la création de 200 postes de surveillants pour contrôler que les 5,6 millions de chômeurs sont bien occupés à trouver un emploi.
Au fait, qu'en est-il de la promesse de créer 1 million d'emplois du Medef, et de celle de l'inversion de la courbe du chômage (ou de la baisse tendancielle de l'augmentation du nombre de chômeurs) ?
Il suffirait que ces contrôleurs aient accès à nos données et nos métadonnées pour prouver que les demandeurs d'emploi ne travaillent pas à plein temps à chercher leur emploi perdu. Pire, il s'écrivent des conneries entre amis, en pleine journée, se téléphonent, et même passent du temps sur internet sur d'autres sites que pôle emploi. Va-t-on les désinscrire ?
Toutes ces lois sont liberticides, inégalitaires, et fratricides.
Face à la dérive inquiétante de ces néo-cons, agitant la peur, la xénophobie et la suspicion pour s'assurer l'alternance du pouvoir au motif de sécurité nationale, c'est la langue de bois, la menace de la terreur, le mode accusatoire contre les plus démunis, le sourcil froncé, le ton bravache et accusatoire, le poing levé et la mâchoire en avant qu'il conviendrait de limiter. Pas interdire, juste se contrôler.
Le rôle de l'État, c'est de protéger les citoyens, pas les espionner. Libérer, pas contraindre ni empêcher.
Apprendre, comprendre, inventer, vivre, laisser vivre et vivre ensemble.
4 - les français votent de moins en moins pour le PS ou l'UMP : doit-on interdire le vote à certains votants ou empêcher des candidatures ?
Peut-être à l'étude ?.. Déjà, le non-cumul des mandats a du plomb dans l'aile.
Sinon, dirigeants au pouvoir ou s'apprêtant à l'être, vous n'aviez pas évoqué des priorités ?
  • défi climatique,
  • guerre et terrorisme,
  • défi économique,
  • drames migratoires...
Ce à quoi j'ajoute quelques "petits" oublis :
  • chômage et emploi,
  • éducation, formation, conditions de travail, retraite,
  • réforme fiscale, disparition des services publics,
  • pic pétrolier,
  • pollution, santé, transports,
  • risque nucléaire, déchets,
  • démographie,
  • disparition des insectes pollinisateurs, de la paysannerie, etc, etc.
Ah oui, c'est pour après 2017, quand on aura voté pour vous, vous n'aviez pas le temps pour cette fois-ci.
Mais promis, dès 2017, celui qui sera président...

nono

Pourquoi je voterai pour la Motion B "A Gauche pour Gagner !"

Comme beaucoup de mes camarades du Parti socialiste, je souhaite soutenir l’action d’un gouvernement socialiste, mais il m'est difficile de soutenir la ligne dite majoritaire du PS. Cette ligne aveugle qui consiste à soutenir quoique fasse le gouvernement....

Parler d’écologie

Le 25 avril dernier, les écologistes réunis pour la première fois de leur histoire à l’échelle normande décidaient de la stratégie électorale qui sera mise en oeuvre pour les régionales de décembre prochain. Nous avions à nous déterminer entre deux options : la recherche d’une alliance avec les formations du Front de gauche ou la […]

La CCI de Rouen demande le « déclassement » de la Métropole rouennaise

Ce lundi 18 mai à 14h, le Conseil d’Etat examinera en séance publique, à l’initiative de la CCI de Rouen, une demande d’annulation du décret du 26 juin 2013 portant classement de la boucle de Roumare. Les dirigeants de la CCI de Rouen voudraient jouer contre l’attractivité de la métropole rouennaise qu’ils n’agiraient pas autrement. […]

Une catastrophe peu naturelle aux Etats-Unis : OGM et néonicotinoïdes ont décimé les colonies d’abeilles

Entre 2014 et 2015, les apiculteurs américains ont perdu, en moyenne, 42,1% de leurs colonies d'abeilles. Dans les États où l'on cultive les OGM et où l'on utilise les pesticides néonicotinoïdes, les pertes atteignent 60% !
Fait nouveau : les pertes sont supérieures en été qu'en hiver. Un comble !
Une véritable catastrophe, qui va montrer au reste du monde ce qu'est un pays qui choisit de tuer ses pollinisateurs pour favoriser le productivisme des grandes cultures, et les OGM et les pesticides.
Imaginez un monde sans fleurs, sans légumes et sans fruits... Les USA sont le laboratoire des OGM et des gaz de schistes.
Merci José Bové et tous les faucheurs et défenseurs de nos sols, nos sous-sols et de notre eau potable.
corn-belt
Tant que la cupidité continue, la lutte continue....


nono

9 mai : Journée de l'Europe

Le 9 mai 1950, Robert Schuman présentait sa proposition relative à une organisation de l'Europe, indispensable au maintien de relations pacifiques. Cette proposition, connue sous le nom de "déclaration Schuman", est considérée comme l'acte de naissance...

70ème anniversaire de la victoire du 8 mai 1945

Il y a 70 ans, le 8 mai 1945, à 23h01, au lendemain de la capitulation sans condition de l'Allemagne nazie signée à Reims, la Seconde Guerre mondiale se termina officiellement en Europe Il faudra attendre la capitulation officielle du Japon le 2 septembre...

Normandie : Hervé Morin face à ses contradictions

Dans une récente interview accordée au site Normandie-actu.fr, Hervé Morin, Député-Maire UDI d'Epaignes (Eure), président de la Communauté de communes du canton de Cormeilles, ancien Conseiller Régional démissionnaire, a déclaré en parlant de la réunification...

Les origines du 1er Mai

C'était un 1er mai 1886 aux États-Unis. Après de nombreuses luttes entre syndicats et patronats, les ouvriers réussirent enfin à obtenir la journée de huit heures. Malheureusement toutes les entreprises ne respectèrent pas cet accord et le 3 mai, 340.000...

Merci Marie-George Buffet ! #VAE

Je viens d'être diplômé Educateur Spécialisé via une VAE (Validation des Acquis d'Expérience). Merci à Marie-George BUFFET qui fût à l'origine de la création de ce dispositif lorsqu'elle était Ministre de la jeunesse et des sports quand Lionel JOSPIN...

Bientôt, Enercoop Normandie, fournisseur et producteur d’électricité 100% renouvelable

Projet lauréat de l’appel à projets éco-région-solidaire de 2013, la création d’Enercoop Normandie se précise. Producteur et fournisseur d’électricité écologique, citoyen et coopératif, Enercoop Normandie   – contribuera à l’approvisionnement du réseau Enercoop en énergie 100 % renouvelable – commercialisera de l’énergie 100% renouvelable aux particuliers, aux collectivités et aux  professionnels – soutiendra la production […]

Les personnes homosexuels pourront enfin donner leur sang

«Nul ne peut être exclu du don de sang en raison de son orientation sexuelle». Cet amendement au projet de loi santé a été adopté à l’unanimité par les députés le , ouvrant enfin la possibilité aux hommes homosexuels de donner leur sang, après trente...

Défaite injuste de la Majorité Départementale de gauche en Seine-Maritime

Immense tristesse ce soir après le défaite de la Majorité Départementale de Gauche aux élections Départementales en Seine-Maritime. Sur 35 Cantons : PS-DVG : 14 Front de gauche : 2 Divers : 1 UMP-UDI : 18 Entre 2004 et 2015, la Majorité Départementale...

#Sidaction 2015 : Ensemble Contre le Sida

Les 27-28 et 29 Mars 2015 a lieu le 21ème Sidaction. Il y a 21 ans, en 1994, Pierre Bergé et Line Renaud unissaient leurs forces en créant l'association Ensemble contre le sida devenue aujourd'hui Sidaction . 21 ans de combat sur tous les fronts : recherche,...

Lendemains de campagnes

Les informations diffusées depuis dimanche par la presse ou par mon parti fournissent la matière à ce premier « arrêt sur image » et.. au partage de quelques remarques relatives aux choix qui ont été opérés et testés par EELV à ces élections départementales. La première de ce ces remarques, qui s’impose, c’est que le pari de la […]

Christophe BOUILLON et Pierrette CANU mettent une rouste à Jean DELALANDRE à Duclair et sur le Canton de Barentin

Christophe BOUILLON et Pierrette CANU (PS) mettent une rouste à Jean DELALANDRE (UMP) à Duclair et sur le Canton de Barentin à l'occasion du 1er Tour des élections Départementales du 22 Mars 2015. Le terme "mettent une rouste" est un peu fort je l'avoue,...

HDR : High Diversity Stylee

Être président d'une radio associative, ça prend du temps. Je n'ai plus la possibilité de participer à l'émission Primonde, réalisée par Chérif Kane. Mais, pour la fête HDR dont le retour a eu lieu vendredi 17 janvier, j'ai repris le stylo (en fait le clavier). Première chronique depuis mars dernier... Les instants que nous vivons valaient au moins un petit mot sur les temps qui courent.

Merci encore à toutes celles et ceux qui ont permis à cette fête d'avoir lieu, des musiciens aux bénévoles, de nos amis du 106 au public venu massivement, des salariés de la radio aux auditeurs et amis de Radio HDR...

Voici le texte de cette chronique "hors série".

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Il y a quelques semaines, je me demandais ce que j’allais bien pouvoir dire à la Fête HDR. Il y avait tant de trucs à dire finalement, sur la radio, sur notre vie associative, les difficultés que nous rencontrons, nos espoirs, nos réussites aussi. Bon, je pensais articuler çà autour du thème, bonne année, bonne santé, tout çà… Peinard. Et puis, le séisme…

Et pas un tsunami au-delà des océans, un tremblement de terre à l’autre bout du monde, non. Un attentat sur trois jours. Dix-sept victimes. Frédéric, Franck, Jean, Elsa, Stéphane, Philippe, Bernard, un second Philippe, Ahmed, Michel, Mustapha, un autre Bernard, Georges, Clarissa, encore un Philippe, Yoann, Yoav. Mais aussi un attentat contre beaucoup d’autres choses, dont ce qu’on appelle généralement « diversité ». « vivre ensemble ». Nous, à HDR, on appelle ça « Le Mix des Cultures ». Ca swingue un peu plus, Ca sonne funky. En écoutant bien, on ressent même le groove. Bref, on est un peu plus sexy ! Mais revenons à ce qui nous préoccupe, dans tous les sens du terme.

Bon, je n’ai cité que les prénoms. Car avec les noms, les lieux de naissance, c’est encore plus varié, divers, arc en ciel comme on dit dans la langue de Mandela. Et je vous dis pas avec les photos, pour une chronique radio, c’est pas évident. Et puis, comment ne pas avoir vu le retour de la France Black Blanc Beur au regard des trois victimes parmi les forces de l’ordre ? Drôle de symbole. Toutes ces victimes qui étaient au boulot, faisaient leurs courses, taillaient leur crayon, qui se grattaient l’oreille, se curaient le nez, nous ressemblent, à moins que ce ne soit l’inverse.

Jeudi dernier, on a été quelques-uns à débattre en direct sur le 99.1 sur ce qui s’était passé, ce qui se passait et ce qui allait se passer. Il y avait des invités, et puis il y avait Malik, Sonia, Jalil, Nicolas, Elvire, notre Dr Mansour, Caro, Esther, Moïse, celui qui nous mena à l’antenne promise, et Manu qui est venu faire son petit coucou. Et j’en oublie certainement, qu’ils me pardonnent. Et puis on pensait aussi à ceux qu’on aurait aimé avoir avec nous dans le studio, dans la limite des places disponibles pour continuer à respirer. On était bien ensemble dans notre stupeur, notre colère, notre tristesse, dans notre unité et notre diversité, notre espoir aussi. On se serrait les coudes, se disputait le micro. On a même débordé sur l’horaire. Le Mix dans toute sa splendeur. Un vrai remède. Une question de survie.

Mais, sortons un peu du studio et allons dans la rue. Oui, ça fait chaud au cœur de voir qu’il n’y a pas eu trop d’indifférence dans le pays et au-delà, en tous cas beaucoup moins que pour les villageois nigérians qui ont été massacrés de la même manière par des... je cherche mes mots, allons-y pour connards, c’est assez générique. A nos frères et sœurs du Nigeria non plus, les kalachnikovs n’ont laissé aucune chance. Eux aussi, ils allaient faire leurs courses, étaient au boulot ou à l’école, peut-être glandaient-ils sans emmerder personne, même. D’ailleurs, reconnaissons-le, les télés ne nous ont pas bassinés avec ces morts, et on ne connaît même pas les prénoms des deux mille victimes. Comme disait Fela, Viva Nigeria ! Sorrow, tears and blood. Et paix à leur âme.

Mais je m’égare dans ma sensiblerie. Nous à HDR on ne fait rien comme tout le monde. Ce qui nous réunit, ce sont nos différences, c’est paradoxal, oxymoresque, mais c’est comme çà. Et on emmerde tous ceux que ça emmerde. On est des gens simples, finalement. Mais on sait aussi faire quelques trucs, comme donner la parole à ceux à qui on ne la donne pas, par exemple. Mixer, mais aussi disséminer les cultures, parfois même dans d’autres langues que celle qui nous unit. Et puis on passe de la bonne zik.

Mais ce qu’on pense savoir faire, c’est faire tomber les murs entre les gens, construire des ponts pour les relier, ouvrir les portes. C’est magnifique une porte, elle relie et sépare à la fois, tout dépend de l’usage qu’on en fait. Nous, on les ouvre. Et on n’oublie pas les fenêtres, c’est bien aussi une fenêtre, ça permet de changer d’air. C’est ce qu’on continuera à faire, et en mettant les bouchées doubles. On le doit bien à Frédéric, Franck, Jean, Elsa, Stéphane, aux deux Bernard, aux trois Philippe, à Ahmed, Michel, Mustapha, Georges, Clarissa, Yoann et Yoav et aussi aux deux mille Nigérians et Nigérianes dont on ne connaît pas les prénoms. Et à Lassana qui nous a permis de nous raccrocher aux branches pendant ces jours sombres. Massive respect, man.

Enfin après le silence, comme on ne fait rien comme tout le monde, nous, ce soir, pour eux, on va faire du bruit. Yeah ! A toutes et tous, paix, peace, amahoro, salam, shalom ! Inna high diversity stylee !

L’info, comme un avion sans ailes

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Dans un monde où il est impossible d’envoyer des SMS sans que ça se sache, où on ne peut pas avoir sur son mobile des conversations privées, même sous un faux nom, où la NSA espionne des pays entiers, un mystère plane. Comment a-t-on pu perdre un avion de ligne et tous ses passagers ?

C’est le mystère de l’année. Le Boeing de Malaysian Airlines disparu on ne sait où ni comment pose de sérieux problèmes. Les enquêteurs issus du domaine aéronautique, de l’espionnage ou encore les journalistes patinent. Malgré les balises GPS, les transpondeurs, les liaisons radio de données de vol ou même les portables des passagers, personne n’est en mesure de dire où est cet avion et ce qu’il est devenu.

S’est-il transformé en sous-marin ? En épave ? A-t-il été pulvérisé ou transformé en pièces détachées ? Quelle route aérienne a-t-il bien pu prendre ? Dans quel pays se trouve-t-il ? Et quel est le rôle des pilotes ? Toutes ces interrogations forment un sujet bien télégénique malgré le manque d’images. Pour une fois, les experts autoproclamés des plateaux télé n’ont pas vraiment d’avis. Certains évoquent des hypothèses farfelues, on va bientôt nous parler de faille spatio-temporelle, d’enlèvement par des extra-terrestres, si ce n’est déjà fait.

Certes, cela permet de tenir le téléspectateur en haleine entre les pages de pub. Mais plus que des raisons dignes de films de science fiction ou d’un bon vieux James Bond, certains éléments plus terre à terre pourraient expliquer cette disparition, même si tout çà a l’air d’être relativement capillotracté. On apprend en effet par l’honorable journal Le Monde, que la Malaisie, malgré une démocratie formelle de bon aloi possède un état corrompu, incompétent, ethniste et autoritaire.

Dans ce contexte, il n’a donc pas échappé aux journalistes du Monde que la veille de la disparition du vol MH370, le leader du principal parti d’opposition, Anwar Ibrahim « a été condamné une nouvelle fois pour sodomie et li est passible de cinq ans de prison ». Quel rapport, sans vilain jeu de mots, avec un avion de ligne ? Et bien, il paraît que le pilote du Boeing Zaharie Ahmad Chah est ou a été un membre du Parti de la Justice du Peuple, en VO le Keadilan Rakyat, dont le leader n’est autre que M. Ibrahim, le condamné pour sodomie présumée.

Bien plus fort et finalement original que les hurluberlus qui vont trop au cinéma, comme ceux de BFM qui sur le site de la chaîne continue d’infos discontinues titrent : « Vol MH370 : un Ovni aperçu en Thaïlande le jour de sa disparition ». Le Monde, lui, n’hésite pas à relier la disparition de l’aéronef avec une sombre histoire de fesses présumée, certes, mais quand on aime....

On pourra, si le mystère perdure, expliquer, pourquoi pas, la disparition du Boeing par des liens complexes et croisés avec les affaires en cours. Ainsi, l’appareil aurait pu avoir plongé dans la piscine de Takiédine, l’ami de Copé, s’être écrasé contre le mur des cons du Syndicat de la Magistrature, les conversations de bord avoir été enregistrées avec le dictaphone de Buisson, ou encore, le Boeing aurait-il pu mettre un casque intégral pour se rendre incognito chez une actrice quadragénaire dont noud tairons le no par respect de la vie privée...

On ne sait pas si le vol MH370 a fini comme un avion sans ailes, mais on constate que l’information, elle, se fait sans pilote. On penchera plutôt pour l’hypothèse que l’appareil a sombré corps et âmes avec la déontologie journalistique, entre une page de pub et un spot promotionnel pour la chaîne, accompagné par l’éditocratie, qui a totalement supplanté le journalisme, le vrai, celui de terrain, d’investigation, celui qui réfléchit plutôt à la vérité qu’aux chiffres d’audience ou de ventes.

Le mot de la fin à Jean Baudrillard, philosophe multicartes pour qui la disparition du monde réel est plus une théorie qu’une légende : « Rien de plus mystérieux qu’un téléviseur qui marche dans une pièce vide : on dirait qu’une autre planète vous parle. On l’imagine très bien fonctionnant encore après la disparition de l’homme ».

Mais aussi des passagers du vol MH370, cher Jean, et de la déontologie…

Sacs de nœuds, sacs de neuneus

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On en apprend véritablement tous les jours. Le règne de Sarkozy reposait sur des hommes, des femmes et des pratiques qui, à défaut de mériter notre considération, utilisaient le pouvoir et l’état d’une manière pas totalement irréprochables.

Les révélations actuelles sur le système mis en place et ses à côtés ne devraient être un scoop pour personne. En effet, tout ce qui remonte à la surface en ce moment n’est rien moins que de l’ordre de la confirmation plutôt que de la surprise. On apprend donc en ce moment et en vrac, que Buisson enregistrait à l’insu de leur plein gré tout ce petit monde, que Copé refilait des marchés à ses copains, des pros de la surfacturation, en toute bonne conscience, que Sarkozy n’hésitait pas à jouer avec son carnet d’adresse pour arriver à ses fins, que Villepin est un très bon négociateur pour les retraites, enfin, surtout la sienne.

Ne rechignant pas à faire la sienne la maxime comme quoi la meilleure défense c’est l’attaque, la droite surjoue l’indignation et Copé, qui ne mange pas que des pains au chocolat, lèche ses doigts pleins de confiture devant les caméras de télévision en espérant que ses outrances, ses airs de vierge effarouchée, ses approximations, ses mensonges même peut-être seront gobés par les Français. Mais ces personnes qui ont eu le loisir pendant cinq ans de capter tous les moyens de l’état pour définir des politiques qui ne profitent surtout qu’à leurs amis et à eux-mêmes continuent de nous prendre pour des imbéciles en détruisant le discours politique et la politique de l’intérieur avec un simplisme mâtiné d’un aplomb incroyable.

Tout en critiquant des médias qui seraient à la botte du pouvoir hollandais, ils n’arrêtent pas de s’épancher sur leurs malheurs sur les plateaux de télévision ou dans les studios de radio. Tout en digérant les coups portés par la remontée à la surface de leur façon de gouverner à la limite parfois franchie de la légalité, ils répondent en accusant leurs habituels bouc-émissaires de tous les maux dont ils ont été eux-mêmes responsables.

On pourrait saluer cet esprit de corps unanime si le but n’était pas de nous enfumer pour masquer leurs turpitudes. Sarkozy et son avocat achètent des portables sous des faux noms pour communiquer et Copé exige la démission de Taubira à causes d’écoutes téléphoniques tout à fait légales, en tout cas légalisées sous le règne de Sarkozy. L’avocat de Buisson qui a d’abord nié l’existence des enregistrements effectués par son client explique à la populace que le dictaphone se déclenchait tout seul. On apprend que Copé ne favorisait pas ses amis lorsqu’il leur refila le marché des meetings de l’UMP sans appel d’offres. Etc.

Sarkozy voulait la fin des juges d’instruction. On comprend mieux pourquoi à la lumière des affaires qui sont en train de le rattraper. Sarkozy se plaint que son avocat ait été mis sur écoute, mais c’est lui qui a fait passer cette loi. Le complot du pouvoir actuel contre le retour de Nicolas Ier, que les thuriféraires de l’ancien président essaient de faire accroire, c’est un peu comme quand Copé nous parle d’éthique et de morale, que Morano nous parle de politique ou que Guéant nous parle de peinture flamande, çà emplit l’espace médiatique mais on n’y croit pas, ou plus.

L’ancien magistrat de droite Philippe Bilger qu’on ne peut suspecter de collusion avec le gouvernement actuel et en particulier avec Christiane Taubira estime que « ce qui se déroule actuellement n'est au fond que la continuation d'un quinquennat dont le rapport avec l'état de droit et la morale publique a été infiniment médiocre d'autant plus que l'enthousiasme nous avait saisis en 2007 devant la promesse d'une République enfin irréprochable ».

On laissera même le mot de la fin au même Philippe Bilger qui répondait à un journaliste de la Dépêche qui lui posait la question « Êtes-vous choqué que Nicolas Sarkozy ait été mis sur écoutes téléphoniques ? - Non, c’est parfaitement normal. Nous n’avons pas affaire à une personnalité virginale. Tout ce qui se dégage du quinquennat précédent montre qu’il existe un tas de casseroles. Il est tout à fait légitime, face à un certain nombre de soupçons, de mettre en œuvre les moyens les plus efficaces. Je ne suis donc pas scandalisé qu’on ait placé sur écoutes l’ancien président de la République et deux anciens ministres de l’Intérieur ».

La politique des rumeurs

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Alors que le french bashing est à la mode outre atlantique, Obama reçoit Hollande accompagné de son escorte de ministres et d’invités pour rappeler les liens historiques qui unissent les deux pays. Mais le Président Hollande arrive accompagné également par une rumeur colportée par les médias français…

Et quelle rumeur. En effet, un certain Pascal Rostain, a annoncé il y a quelques jours un scoop d’une importance considérable. Jugez plutôt : « Vous savez, en ce moment, aux Etats-Unis, il y a quelque chose d’énorme qui est en train de se passer. D’ailleurs, ça va sortir demain dans une édition du Washington Post, on ne peut pas dire que ce soit de la presse de caniveau ». Mais quoi donc ? Obama a décidé de fermer Guantanamo, les States s’apprêtent à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre ? La Nasa va envoyer des astronautes sur la lune ? Mac Donald se lance dans la cuisine ? George Bush junior vient de terminer son premier livre de coloriage ?

Que nenni. Et le dénommé Rostain de poursuivre : « …sur une liaison supposée entre le président Barack Obama et Beyoncé. Je peux vous assurer que la presse du monde entier va évidemment en parler ». Bien évidemment, la presse, cette fois plus ou moins de caniveau a relayé l’information avant que le Washington Post ne se sente obligé de publier un démenti face aux informations forcément vérifiées de titres comme Gala ou Closer, Metronews ou le Figaro.

Dans le monde parfait de l’information continue, il faut bien alimenter les tuyaux et faire de l’audience. D’ailleurs, je ne sais plus qui disait en substance, que publier une information fausse et son démenti, c’est déjà publier deux infos. Bien sûr, cette rumeur publiée alors que le président français rend visite à son homologue a plus de chance d’être reprise dans le magma informationnel et communicationnel que l’on nous sert à la louche dans nos auges de cochons de téléspectateurs que des infos moins essentielles.

Outre le fait d’utiliser tous les moyens pour gonfler les chiffres de l’audience, cette manière de procéder peut légitimement gonfler celles et ceux, qui, parmi l’audience, essaient de capter quelques éléments sensés d’information, de ceux qui expliquent pourquoi le monde va mal. De plus, elle reflète les centres d’intérêt, voire les fantasmes des faiseurs d’information, des prescripteurs de la pensée. Après l’affaire privée Hollande Trierweiler que l’on nous a servi jusqu’à la nausée, après le feuilleton DSK, DSK au Sofitel, DSK à Rikkers Island, DSK dans les prétoires américains, il fallait bien lancer cette fois une rumeur mettant en cause nos amis américains.

Mais la rumeur ne s’intéresse pas qu’à la vie privée. Ainsi, ces derniers jours, le boss de l’UMP, l’inénarrable Copé, a-t-il embrayé le pas de celles et ceux qui s’échinent à vouloir démontrer que l’école républicaine théorise le genre dès la maternelle pour apprendre à nos enfants que les garçons ne naissent pas dans les choux et les filles dans les fleurs. A poil Copé !

Là aussi, les démentis contre la pseudo information véhiculée par celui qui laissa à poil Fillon, si j’ose dire, ont fusé. Mais le petit Jean-François C. de Meaux est coutumier des rumeurs qui, à l’instar des pédophiles, touchent nos enfants, comme par exemple la fabuleuse histoire des petits pains au chocolat arrachés dans les mains des petits enfants blancs par de grands voyous islamistes lors du Ramadan.

Gageons que le fait de la rumeur, vieille comme le monde, retrouve une nouvelle santé grâce à la profusion de chaînes ou de sites dits d’information, de réseaux dits sociaux où la pensée peut se développer en moins de 140 caractères ou en cliquant sur des « j’aime » ou des « j’aime pas », formidables véhicules pour les ragots et les potins.

Le mot de la fin au poète, écrivain, réalisateur, chanteur japonais Hitonari Tsuji, qui écrivit dans son bouquin « En attendant le soleil » : « Les rumeurs sont le produit de l’imagination des gens vulgaires, le reflet des plus basses conjectures ».

Allez, comme dirait Copé, à poil la rumeur !

Patrick a la trique et Balkany nie

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Je dois vous faire un aveu. En tant que chroniqueur d’un monde malade, j’ai un penchant, un faible, une inclinaison, voire même une tendresse toute particulière pour celles et ceux qui font l’actualité dans ce créneau, qui, bien qu’encombré, ne peut se satisfaire des demi-sels. Donc, gloire à toi, ô Patrick Balkany, qui a su t’élever au-dessus de la mêlée !

Ainsi, le maire de choc de Levallois-Perret, le bon Patrick Balkany sera-t-il aujourd’hui notre petit bonheur du jour. Celui que l’on pourrait appeler Monsieur Plus, tant il est plus truculent que Guéant, plus macho que Dassault, plus malpoli que Sarkozy, plus foutraque que Cahuzac, plus culotté que Dieudonné, plus braquemart que Giscard, plus polisson que Georges Tron, plus marié à Isabelle Balkany que Tibéri, nous offre-t-il avec son pétage de plomb devant et avec une caméra de BFM une bonne occasion de saluer l’ensemble de son œuvre.

En effet, alors que notre pauvre édile de Levallois doit se débattre face à la justice de son pays et du nôtre, il convient de rappeler les hauts faits d’armes d’un homme politique qui ose tout. C’est même à ça qu’on le reconnaît. Car Patrick B de Levallois-Perret est un grand innovateur. Après avoir conceptualisé l’utilisation du personnel municipal pour des prestations d’ordre privé dans ses domiciles à Levallois même, dans son moulin de Giverny ou encore dans sa superbe villa à Saint-Martin aux Antilles, notre bon maire fut donc condamné à 30 000 € d’amende, 120 000 € de dommages et intérêts, le tout doublé d’une condamnation par la chambre régionale des comptes à rembourser à sa propre ville 523 897,96 € de prestations, ainsi que 230 865,67 € d’intérêts. Et quelques autres broutilles du même ordre. Car Patrick n’est pas un petit joueur.

Dans la série, mieux et plus que Cahuzac, Monsieur Plus est suspecté d’avoir crée une société domiciliée en Suisse pour lui permettre, selon l’expert condamné Didier Schuller, « d’empocher des commissions occultes versées par les entreprises travaillant pour l’office des HLM des Hauts-de-Seine ». Bel hommage d'un expert.

Mais ce qui fait le plus de Monsieur Plus, ce sont ses comportements aussi fleuris que les bacs d’un rond-point municipal et de l’esprit dont il sait faire preuve en plein conseil municipal. N’a-t-il pas un jour déclaré à l’adresse de la seule conseillère municipale communiste de Levallois : « Il va bientôt falloir vous mettre dans une cage ! Savez-vous qu’au Conseil de Paris l’adjoint à la culture fait des acquisitions de perroquets vivants pour le Musée d’Art Moderne. Peut-être que pour le musée ethnologique, on pourrait également vous mettre dans une cage avec l’intitulé ‘Dernier spéciment du Parti communiste vivant’ ». 1500 € d'amende. Classe et finesse…

Toujours dans un esprit spirituel, tout en finesse et très classe, Patrick B affirme dans son livre, car oui, Monsieur le Maire écrit aussi des livres, enfin un livre, qu’il a sobrement intitulé « Une autre vérité, la mienne », il affirme avoir eu une relation intime avec Brigitte Bardot, lorsqu’elle était plus jeune je précise. L’intéressée a répondu « Je commence à en avoir marre d’entendre Monsieur Balkany se vanter d’avoir eu avec moi une aventure. (…) Je sais avec qui j’ai couché et certainement pas avec ce gros plouc menteur, goujat et d’une inélégance rare ».

Mais ceci n’est, si j’ose dire qu’une petite mise en bouche. En effet, notre édile a été accusé par une de ses anciennes maîtresses de viol avec menace d’une arme. En effet, sa virilité le conduisit à obliger cette dame à lui « administrer une fellation sous la menace d’un 357 magnum » nous précise le Nouvel Obs avec le sens de la formule. Sa moitié, la douce et tendre Isabelle vola à son secours en affirmant à Libé : « Mon mari n’a jamais en besoin d’un revolver pour se faire tailler une pipe ». La maîtresse finit par retirer sa plainte et l’épouse à réintégrer le foyer conjugal.

On ne donnera pas le mot de la fin à Marie-Claire Restout, ancienne judokate et ancienne suppléante de Patrick qui l’accusa de harcèlement sexuel tout en actant de sa retenue : « C’est quelqu’un qui a les mains baladeuses, mais pas avec moi », mais à Monsieur Plus himself qui a un jour affirmé : « Je suis l’homme le plus honnête du monde. »

Et vive la balkanysation !

Une époque vraiment formidable

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Sur le plan médiatique, l’année 2013 s’est terminée en fanfare et centrée autour de thèmes essentiels voire fondamentaux. C’est donc tout naturellement que l’année 2014 lui a emboîté le pas et que nous vivrons probablement douze mois pendant lesquels l’information atteindra des profondeurs…

Vous avez aimé 2013, vous adorerez 2014 ! La bascule informationnelle s’est donc faite autour de deux points sensibles et certainement vitaux, à en croire nos hommes et femmes troncs, pour le devenir du pays et peut-être même de la planète. Du combat de matamores entre un ministre ambitieux de l’Intérieur et un ex humoriste obsessionnel à la vie conjugale et même extraconjugale du chef de l’Etat, nous avons été abreuvés d’images et de commentaires dignes du prix Nobel de philosophie.

Et l’année qui commence semble tenir ses promesses. Deux footballeurs français internationaux sont donc jugés pour avoir eu recours aux services tarifés d’une prostituée mineure aussi ambitieuse qu’un ministre de l’Intérieur, certes, mais dans un autre registre. Si les deux clients et la marchande de ses charmes étaient absents lors du procès qui s’est ouvert il y a quelques jours, un individu identifié comme organisateur de soirées s’est longuement épanché sur son activité de créateur de joyeusetés.

On apprend, grâce au respectable quotidien Le Monde, que celui-ci, surnommé Abou a indiqué à la Cour, « j’suis pas Quasimodo, j’suis pas Brad Pitt non plus ». Ce pourvoyeur de plaisirs possède même quelques notions d’étymologie, et ce, dans la langue de Shakespeare. Le quotidien nous précise que l’étymologiste a expliqué au président du tribunal : « Donc les starfuckeuses, « star » comme star, et « fuck », c’est de l’anglais, ça veut dire qu’elles aiment, euh, les stars ». Le président relance le prévenu : « Mais ça leur sert à quoi ? », question très intéressante, en effet. « Ben, c’est comme dans un CV, Monsieur le Juge, Brad Pitt, Tartempion… ».

Grâce aux débats dans le prétoire, on apprend en s’amusant avec le respectable quotidien, qu’une starfuckeuse, donc, ne doit pas être confondue avec une michetonneuse qui, toujours selon Abou, répondent à une définition précise : « Alors la définition, Monsieur le Juge, c’est une fille qui, contrairement à la starfuckeuse, est plus intéressée par… la matérielle (sic). Par exemple, se faire offrir une voiture un sac Vuitton, un voyage… Avec la crise, rares sont les filles qui refusent ». Ah, la crise responsable, on sent bien que Le Monde est un vrai journal, sérieux.

Mais où tout s’embrouille, c’est que, toujours selon le prévenu, « Bon, une starfuckeuse peut être aussi une michetonneuse. Mais ça n’a rien à voir avec une prostituée. Rien. Une michetonneuse, ça a du tact ». Ainsi soit-il. De même, que, toujours selon Abou rapporté par le journal de référence, « Poufiasse ne veut pas dire prostituée, Monsieur le Juge. Poufiasse, c’est une tenue vestimentaire sexy ». Nous voilà rassurés.

Le Monde a eu raison de suivre ce procès car il nous permet de nous instruire dans la joie et la bonne humeur. D’ailleurs, lorsque le Président du tribunal indique à notre dictionnaire vivant que la définition du proxénétisme est « avoir aidé, assisté protégé, tiré profit de la prostitution d’autrui », il conclut en disant « j’ai toujours pensé que l’audience pouvait avoir un côté pédagogique ».

On devine quelle sera donc la teneur des articles de fond dans la presse, écrite, parlée ou télévisuelle pendant cette année 2014. De la pédagogie, de l’étymologie et peut-être même de la sémantique, mais après 23 heures.

Le mot de la fin au regretté Boris Vian qui en outre d’être écrivain et musicien avait une opinion : « La presse française fait preuve d'une partialité révoltante et ne traite jamais que les mêmes sujets : les hommes politiques et les autres criminels ».

Et aussi les footballeurs, les starfuckeuses et les michetonneuses, Boris.

Le sang des injustes

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Alors que, la semaine dernière, le monde médiatique avait ses caméras braquées sur l’Afrique du Sud, une info pratiquement passée inaperçue nous rappelait que le combat de Nelson Mandela est toujours d’actualité…

Le jour où le monde entier ou presque rendait hommage dans le stade FNB de Soweto, on apprenait qu’en Israël, il vaut mieux ne pas être d’origine éthiopienne si on veut donner son sang. D’ailleurs, l’état dirigé par Netanyahu n’a pas envoyé de représentants lors de l’hommage à Madiba. Officiellement Israël n’a jamais digéré les propos de Mandela à propos, justement, de la Palestine : « notre liberté est incomplète sans la liberté des Palestiniens ».

C’est donc avec un véritable souci de cohérence que l’organisation Magen David Adom, l’équivalent de la croix et du croissant rouge, a refusé un don de sang par la députée israélienne d'origine éthiopienne Pnina Tamano-Shata. Celle-ci s’est arrangée pour filmer les propos d’une responsable, si j’ose dire, de cet organisme. Voici donc la raison de ce refus : « selon les directives du ministère de la santé, il n'est pas possible d'accepter le sang spécial d'origine juive éthiopienne ». On remarquera dans cette courte phrase que le sang d’origine juive éthiopienne est qualifié de « spécial ».

Evidemment, cette histoire a soulevé un tollé dans le pays et a rappelé des souvenirs douloureux et pas si lointains aux israëliens d’origine éthiopienne. Il y a seize ans, après que fut révélé que les dons du sang effectués par les juifs éthiopiens étaient tout simplement jetés, avait eu lieu une grande manifestation de la communauté éthiopienne d’Israël. Selon la députée Pnina Tamano-Shata, « Depuis cette époque où j'ai moi-même manifesté, rien n'a changé ».

Aujourd’hui, les médias israéliens expliquent que le Ministère de la santé estime que le sang des juifs d’origine éthiopienne qui ne sont pas nés en Israël serait porteur de maladies dont, en particulier et of course, le sida. Pnina Tamano-Shata ne décolère pas et dénonce « cet affront fait à toute une communauté en raison de la couleur de sa peau ».

Cette femme qui se bat contre ce qu’il convient bien d’appeler une discrimination flagrante nous explique : « J'ai 32 ans, je suis arrivée à l'âge de trois ans en Israël, j'ai effectué mon service militaire et j'ai deux enfants, il n'y aucune raison de me traiter de la sorte ». Il est donc plus facile, au pays de Netanyahu, de gonfler les effectifs de l’armée que de donner son sang si on est d’origine éthiopienne, c'est-à-dire noir(e).

Certes, on me dira que si l’on est tué en opération lorsque l’on fait son service militaire, c’est déjà une certaine façon de donner son sang, mais gageons que celle-ci est moins volontaire qu’un don du sang, volontaire, justement.

Mais si l’on croyait avoir atteint des sommets d’hypocrisie, la chute finale de cette histoire vaut son pesant de globules rouges, ou bancs, peu importe. En effet, après le tollé, l’organisation mise en cause, Magen David Adom, est prête à faire une concession : accepter le sang de la députée, mais pour le congeler et donc pour ne pas l’utiliser. CQFD.

Pour ne pas être en reste avec l’hypocrisie ambiante et générale, le premier ministre, Netanyahu, dont on a peine à croire que son gouvernement ne se satisfasse pas des règles en vigueur du Ministère de la santé concernant le don du sang en Israël, aurait appelé directement la députée centriste pour lui faire part de son « admiration ». Il est vrai que dans un pays où la politique se fait en agrégeant des catégories restreintes de la population pour atteindre la majorité, chaque voix compte, et même chaque voix d’origine éthiopienne. Netanyahu n’est donc pas allé rendre hommage à Mandela pour mieux s’occuper des minorités opprimées dans son pays.

Le mot de la fin à l’historien à l’historien américain George M Fredrickson qui s’y connaissait encore mieux en histoire qu’en sang : « D'un point de vue comparatif, il est intéressant de noter, cependant, que la définition nazie du Juif ne fut jamais aussi rigoureuse que la « règle de l'unique goutte de sang » (one-drop rule) qui, dans le sud des Etats-Unis, déterminait la classification des Noirs dans les lois sur la pureté de la race ».

Et vive l’amitié américano-israélienne…

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