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Indignons-nous contre les violences policières, et trouvons de vraies solutions pour les réfugiés.

Ils viennent d’Érythrée, un pays où règne la peur et la terreur, ils viennent du Soudan, un pays ravagé par la guerre civile, ils fuient les massacres de masse, les viols de masse, le "nettoyage" ethnique, les détentions arbitraires, la torture, la famine.
Ils ont marché des mois ou des années pour chercher à trouver un lieu où échapper à la mort, ils ont traversé les déserts et les mers au péril de leurs vies, franchi frontière après frontière, ils sont arrivés à Paris, au pays des droits de l'homme et du citoyen, en route vers le Royaume-Uni.
Ils sont venus pour survivre, dans la misère, mais survivre.
Quel accueil pour ceux qui ont survécu à l'exil forcé ? L'indignité !
Ils ont souffert, sont marqués, ils ont déjà souffert tant et tant, ont dormi sur les routes, sur des ponts, sous les ponts, sans soins, sans manger, sans boire, sans sanitaires, avec juste l'espoir d'un peu de paix, d'un peu de repos, l'espoir d'un tout petit peu d'espoir.
Ce sont des enfants, des jeunes, des femmes, des hommes. Ils ne sont pas des animaux.
Et même des animaux seraient mieux traités, mieux protégés, sans coups de matraques, sans lacrymos.
Ces violences, contre les réfugiés, contre les associatifs et élus présents, contre les riverains venus prêter main forte - pas de quartier ! -, les CRS les commettent, mais aux ordres de la préfecture, aux ordres du ministère et du gouvernement.
Certes, on ne peut pas laisser perdurer des occupations sur la voie publique, en totale insalubrité, sans les équipements adéquats. Aussi faut-il des occupations légales, des lieux d'accueil pour ces réfugiés qui ne peuvent pas rentrer dans un pays où ils seraient tués. C'est le droit d'asile, ce sont nos valeurs, nous en sommes fiers, et c'est surtout une obligation de l'État français, du fait des lois françaises et des traités internationaux.
À quoi servent ces violences ?
La théorie de l'invisibilité, que Mediapart nous explique, c'est que pour parer au plus pressé, les pouvoirs publics cassent les regroupements, quittes à les voir se reformer un peu plus loin, un peu plus tard, en dispersant les migrants, dans un grand déchaînement de violence qui impressionnera sûrement les migrants.
Circulez, il n'y a rien à voir.
Mais cela casse aussi le travail des associations, et cela met en danger les personnes migrantes, que l'on cherche à isoler. Les associatifs sont des bénévoles, qui mettent toutes leurs forces pour aider un État qui n'a plus les moyens d'assurer cette mission, pour aider ces services pour la logistique, l'aide humanitaire, l'assistance aux droits, et même tenter d'assurer une hygiène et l'accès à l'eau et la nourriture.
Ce devrait être le rôle de l'État. Mais si on devait faire quelque chose, ce serait bien de rendre le retour, et même simplement le droit de rester chez soi possibles. Il n'y a guère de richesses à défendre là-bas, aussi les États démocratiques et riches sont-ils sûrement moins pressés d'agir.
Il faut mettre la communauté internationale autour de la table pour solutionner les problèmes de ces pays en guerre civile, apporter des solutions de développement et remplacer les juntes militaires qui forcent les populations à l'exil.
Faute de quoi, les milliers de migrants s'ajouteront aux milliers de migrants.
On ne pourra pas les tabasser sans cesse, car ils préfèreront toujours la violence et la souffrance à la mort.
D'urgence, il faut un lieu d’accueil, où les services de l'État et les collectivités locales s'associeront aux associations et ONG pour trouver des solutions pérennes. Et arrêter de tabasser ces membres d'associations (et autres élus), et habitants, témoins de ce déferlement de violence, qui sont là pour aider l'État à assurer ces missions obligatoires.
Du fait de l'indignation nationale et juste contre ces exactions, Anne Hidalgo, maire de Paris, semble s'engager à développer ce lieu d’accueil, c'est une première et bonne chose.
Mais faute d'organiser la possibilité aux populations de continuer d'habiter dans leurs pays d'origine, nous sommes condamnés à voir les corps des migrants s'amonceler sur nos côtes et les survivants être tabassés, emprisonnés en camps, ou pire, sur nos territoires.
Ils sont réfugiés politiques, économiques, climatiques. Les solutions doivent être politiques, économiques et climatiques, et rien ne se règle à coups de matraques ou de lacrymos. Ce sont les victimes qui sont matraquées.
Il est encore temps d'agir, nationalement, d'abord, et internationalement, et de mettre fin à cette indignité commise en notre nom.

Incapables d’apporter des solutions aux français, le gouvernement multiplie les atteintes à la vie privée et aux libertés

Arguant de la lutte contre le terrorisme suite à l'attentat contre Charlie, justifiant l'espionnage - dite intelligence - économique, le gouvernement s'apprête à mettre en place une loi sur le renseignement préparée de longue date, en procédure accélérée.
"Mais enfin écoutez face à la menace que nous connaissons, dans le monde particulièrement trouble dans lequel nous vivons, menaces terroristes, drames migratoires en Méditerranée, défis climatiques, défis économiques, un pays comme le nôtre qui en plus s'est construit à travers un État fort mais qui garantie les libertés, doit se donner les moyens de lutter notamment contre le terrorisme. C'est quoi ce débat sur les libertés ?", s'était insurgé Manuel Valls.
1 - lutter contre la terreur en espionnant tous les suspects (tout le monde).
Le 1er ministre a ajouté : "Je n'ai pas peur de ce débat, au contraire, puisque c'est la liberté que les terroristes ont voulu atteindre, mais là nous avons un cadre qui nous permet de donner plus de moyens à nos services de renseignements tout en garantissant nos libertés."
Le gouvernement, l’Élysée, les entreprises françaises, et aussi les citoyens français sont espionnés. L'affaire de l'espionnage allemand pour le compte de la NSA n'a semble-t-il pas ému les dirigeants français plus que ça. Sans doute, un prêté pour un rendu.
Mais que diable aller espionner les messages les plus secrets et les plus intimes de toute la population, au travers d'une surveillance massive, à l'instar de ce qui se fait la NSA qui espionne les citoyens américains comme le reste du monde ?
Tout sera traqué : mails, conversations téléphoniques, déplacements, cercles de connaissances, vie privée et professionnelle, intime - qui couche avec qui ? - médicale, politique, syndicale...
Ouf pour eux, les parlementaires qui votent la loi en seront exclus. Mais quasiment tous les français seront suspects. On ne se méfie jamais assez de son prochain !
Bernard Cazeneuve, le front tout plissé et l'air grave, admet qu'il y aura atteinte à la vie privée, mais pas aux libertés fondamentales, qui sont de pouvoir aller et venir.
Nous risquons, en prime, de voir s'enfuir nombre d'entreprises des TIC hors de France, et de voir de plus en plus de citoyens se tourner vers les dispositifs d'anonymisation (TOR, P2P, proxys, PGP..., VPN, etc).
Au lieu d'une aiguille dans une meule de foin, nous la chercherons dans un champ de meules...
2 - supprimer les manifestations en interdisant les manifestants :
Las ! Les proctologues de nos pensées intimes ont décidé de pouvoir revenir sur ces libertés fondamentales, justement, en limitant la liberté de manifester, en introduisant un dispositif interdisant à un ou plusieurs individus de manifester.
Les proctologues de nos pensées intimes ont décidé de pouvoir revenir sur nos libertés fondamentales: aller et venir, et manifester...
C'est à la suite de la mort de Rémi Fraisse que les écologistes ont obtenu une commission d'enquête parlementaire, que présidait Noël Mamère. Et selon Mediapart, le rapporteur PS Popelin a réussi à imposer une vision plus sécuritaire, suivi par le PS, l'UMP, et l'UDI.
La droite, en quelque sorte...
Manifester, même pacifiquement, même pour les libertés et nos droits est dangereux désormais.
Pour Noël Mamère, "il y aurait dès lors un contrôle a priori et systématique de toutes les manifestations, ce qui entraînerait une restriction manifestement disproportionnée du droit de manifester."
Du point de vue des autorités, c'est plus sûrement la seule présence des manifestants qui est responsable de leur propre mort : Rémi Fraisse serait mort parce qu'il se trouvait sans autorisation pile-poil sous une grenade offensive.
3 - la hausse du chômage est due au nombre de chômeurs. Supprimons-les !
La préoccupation première des français, c'est la lutte contre le chômage. Les gouvernements PS et UMP (RPR, UDF) successifs ont été incapable de trouver une solution contre le chômage. La nouvelle solution pourrait être de réduire le chômage... administrativement.
C'est une chose en passe d'être accomplie, grâce à la création de 200 postes de surveillants pour contrôler que les 5,6 millions de chômeurs sont bien occupés à trouver un emploi.
Au fait, qu'en est-il de la promesse de créer 1 million d'emplois du Medef, et de celle de l'inversion de la courbe du chômage (ou de la baisse tendancielle de l'augmentation du nombre de chômeurs) ?
Il suffirait que ces contrôleurs aient accès à nos données et nos métadonnées pour prouver que les demandeurs d'emploi ne travaillent pas à plein temps à chercher leur emploi perdu. Pire, il s'écrivent des conneries entre amis, en pleine journée, se téléphonent, et même passent du temps sur internet sur d'autres sites que pôle emploi. Va-t-on les désinscrire ?
Toutes ces lois sont liberticides, inégalitaires, et fratricides.
Face à la dérive inquiétante de ces néo-cons, agitant la peur, la xénophobie et la suspicion pour s'assurer l'alternance du pouvoir au motif de sécurité nationale, c'est la langue de bois, la menace de la terreur, le mode accusatoire contre les plus démunis, le sourcil froncé, le ton bravache et accusatoire, le poing levé et la mâchoire en avant qu'il conviendrait de limiter. Pas interdire, juste se contrôler.
Le rôle de l'État, c'est de protéger les citoyens, pas les espionner. Libérer, pas contraindre ni empêcher.
Apprendre, comprendre, inventer, vivre, laisser vivre et vivre ensemble.
4 - les français votent de moins en moins pour le PS ou l'UMP : doit-on interdire le vote à certains votants ou empêcher des candidatures ?
Peut-être à l'étude ?.. Déjà, le non-cumul des mandats a du plomb dans l'aile.
Sinon, dirigeants au pouvoir ou s'apprêtant à l'être, vous n'aviez pas évoqué des priorités ?
  • défi climatique,
  • guerre et terrorisme,
  • défi économique,
  • drames migratoires...
Ce à quoi j'ajoute quelques "petits" oublis :
  • chômage et emploi,
  • éducation, formation, conditions de travail, retraite,
  • réforme fiscale, disparition des services publics,
  • pic pétrolier,
  • pollution, santé, transports,
  • risque nucléaire, déchets,
  • démographie,
  • disparition des insectes pollinisateurs, de la paysannerie, etc, etc.
Ah oui, c'est pour après 2017, quand on aura voté pour vous, vous n'aviez pas le temps pour cette fois-ci.
Mais promis, dès 2017, celui qui sera président...

Le rapport de l’ADEME sur les énergies renouvelables dérange

Alors que la ministre de l'écologie, Ségolène Royal, explique qu’il « faut programmer la construction d’une nouvelle génération de réacteurs qui prendront la place des anciennes centrales lorsque celles-ci ne pourront plus être rénovées » (« Pour faire du renouvelable, il faut pouvoir s’appuyer sur une énergie pas chère, stable, fiable, non émettrice de CO2, c’est-à-dire sur le nucléaire » - Jean Bizet, sénateur UMP de la manche), l'ADEME a publié un rapport qui explique qu'au même prix que le nucléaire, on peut produire 100% de l'électricité par des sources renouvelables.
L'ADEME nous explique simplement que pour faire du renouvelable en 2050, il faut investir dans les énergies renouvelables.
Et que 100% de l'électricité peut être produite par des sources renouvelables.
Les 3 mix possibles 100 % renouvelable, permettant de répondre à la demande « sans défaillance », sont aptes à satisfaire la consommation à tout moment du jour et de la nuit.
Avec un mix composé de 40 % d'ENR (énergies renouvelables) et 50 % de nucléaire, le coût de l'énergie consommée serait de 117 €/MWh, contre 119 €/MWh avec un mix 100% renouvelable. Sans les coûts de démantèlement du nucléaire, ni la gestion de déchets radioactifs supplémentaires.
Dans le cas d'un mix avec 95 % d'ENR, le prix au MWh serait même inférieur au mix avec 50 % d'énergie atomique : 116 €/MWh.
Tout le monde sait désormais que c'est réalisable, profitable, vertueux et sans danger.
Il n'était pas nécessaire de tenter de glisser ce rapport sous le tapis.
C'est maintenant que cela se décide pour être réalisé en 2050. Le responsabilité de la ministre de l'écologie et du gouvernement est d'intégrer ces scénarios aux scénarions énergétiques qui vont être étudiés par la direction générale de l'énergie et du climat, cet été, avant la COP21.
Les énergies renouvelables sont la seule source d'énergie indépendante pour notre pays. Du vent, du soleil et des courants français. La vraie indépendance énergétique pour laquelle nous n'aurons pas à guerroyer ailleurs.
Aux générations présentes et futures, vous pourrez dire que vous ne vouliez pas changer de politique ni de modèle énergétique, mais vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas.
Nous pouvons sortir de tous les risques liés au nucléaire, pour les hommes, l'environnement, et l'économie. Sans compter les risques liés au terrorisme, guerres, accidents ou catastrophes naturelles.
La responsabilité, c'est maintenant !
Qui ne connaît la vérité n'est qu'un imbécile. Mais qui, la connaissant, la nomme mensonge, celui-là est un criminel !
Berthold Brecht

Contournement Est de Rouen, l’A28-A13, l’autoroute pour les nuls

Contournement Est de Rouen, l'A28-A13, l'autoroute pour les nuls
Plus de la moitié des députés socialistes ont demandé à ce que l'Etat rachète les concessions autoroutières.. L'envolée des prix des péages et la rentabilité exceptionnelle des concessions ont poussé à faire pression sur les concessionnaires.
Cela, deux mois après que l'Autorité de la concurrence ait dénoncé la rentabilité exceptionnelle des sociétés concessionnaires d'autoroutes « historiques » assimilable à une rente, qui doit être davantage régulée en faveur de l'Etat et des usagers. L'Autorité de la concurrence estime une rentabilité de 20 à 24%.
Pour le PDG de Vinci autoroutes, Pierre Coppey, "l'Autorité de la concurrence confond le résultat net comptable annuel avec le taux de retour sur investissement". "[...] à la fin vous rendez l'actif, vous remboursez vos obligataires, vos actionnaires et il ne reste rien". On se demanderait presque pourquoi il s'accrochent tant à leurs concessions tant il n'y a plus rien à la fin.
Manuel Valls a donc décidé qu'une remise à plat totale des concessions était nécessaire parce qu'il en va de l'intérêt de l’État. Encore faut-il trouver les 15 à 20 milliards € nécessaires.
Plutôt que tenter de faire pression à postériori sur les sociétés concessionnaires, ne vaut-il pas mieux commencer par éviter d'investir dans de ruineux ouvrages qu'on offre en concession pour des durées qui dépassent l'entendement.
Ce serait le cas du contournement Est de Rouen. La ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, doit décider de lancer ou non l'enquête publique sur cette autoroute.
Madame Royal avait jugé qu'il n'est « pas réaliste de mettre 900 millons d’Euros dans 60 kilomètres » (à propos de l'A831 en Poitou-Charentes). Il faut se rendre compte qu'il est encore moins réaliste de dépenser au minimum 1,05 milliard € pour 41 kilomètres.
Avant de reproduire les mêmes erreurs, d'engager la collectivité sur une dette colossale, il faudrait surtout évaluer l'intérêt général d'un tel ouvrage, et comprendre les raisons du rejet massif de la population impactée, des associations, des écologistes. Je doute que le dossier présenté au ministère reflète les chiffres erronés ou approximatifs qui ont été rectifiés tout au long de la concertation, sans que les organisateurs ne tiennent compte des corrections lors des réunions suivantes. Les conclusions du maître d'ouvrage tiennent en deux opinions répétées à l'envi : "nous pensons que c'est utile et nécessaire".
A l'Assemblée on s'offusque, on souhaite racheter les concessions ; au niveau des barons et marquis locaux, c'est une tout autre chanson : on veut faire financer les autoroutes par les contribuables pour les donner en concession pour des décennies. Un fiasco environnemental et un fiasco financier prévisibles.
L'autoroute "Jeanne d'Arc" !
Tous ces grands élus, qui ont pour la plupart évité d'affronter le public sur le terrain, disent avoir entendu les opposants au projet. Les vidéos sont en ligne et en attestent. Et les mêmes barons et marquis nous disent avoir surtout entendu ceux qui ne se sont pas exprimés et qui sont pour. Parce que quand on est pour, on ne le dit pas.
La réalité est plus cruelle :
  • Il y a les opposants, nombreux et têtus : ils luttent pour leur environnement, contre la dette à venir, contre le péage, contre la pollution, pour la sécurité et la santé, pour la préservation des terres et des cultures, la sauvegarde des paysages et le développement des alternatives moins coûteuses et plus ancrées ;
  • il y a les CCI & Co, le Medef, les transporteurs, le BTP, et les élus qui suivent leurs avis, ils sont pour, peu nombreux, et très intéressés ;
  • et puis il y a l'immense majorité des gens qui s'en foutent comme d'une guigne, et qui trouvent plutôt con de mettre un péage aux abords de la ville, parce que la plupart fera tout pour l'éviter.
  • Les élus qui entendent les voix comme Jeanne d'Arc devraient tendre l'oreille : C'est pour la plupart plutôt oui sans péage, non avec péage, et surtout aucun impôt supplémentaire.
Face à la surdité, on a réalisé des séquences thématiques filmées au cours des débats, sur le péage, la finalité de l'ouvrage - qui dit finalité, dit conséquences sur le trafic, la pollution, et aussi qui paye pour quoi. On va parler des terres agricoles et forêts détruites définitivement, sans compensation.
Et puis on va s'amuser 5 minutes en entendant les promoteurs du projet nous expliquer que l'autoroute va servir à construire du transport collectif, des bus, du vélo... Il ne manquerait que la marathon, mais l'ouvrage ne fera "que" 41 km. Un marathon, c'est 42,195 km. Trop dommage.
Avant de faire un petit tour de ces contradictions, pour discerner qui ment à qui, je vous invite à découvrir ces moments édifiants.
C'est juste après cette petite chanson comique !
"Niquons la planète" (HK et les saltimbanks) : chanson comique !
Les thèmes abordés :
Madame Royal, est-il possible de dire enfin non à ce projet qui a plus de 40 ans et ne correspond en rien aux besoins d'aujourd'hui ?
Votre réponse est très attendue.

Bonus-malus pour les particules fines et les dioxydes d’azote : les socialistes s’abstiennent, la loi est rejetée.

Bonus-malus pour les particules fines
Ce n'était pas une taxe "punitive", comme les appelle la ministre Ségolène Royal, mais d'une proposition visant à intégrer dans le dispositif bonus-malus du Grenelle les émissions de polluants atmosphériques que sont les dioxydes d'azote et les particules fines et ultrafines.
Cette loi a été proposée par le groupe écologiste, présentée par Aline Archimbaud, amendée par le groupe communiste républicain et citoyen et défendu par Chantal Jouanno et M. Canevet pour le groupe centriste.
Nous ne faisons pas là de l’écologie punitive. C’est l’absence d’écologie qui est punitive pour ceux qui sont les plus exposés aux émissions de polluants du trafic routier et pour le scandale sanitaire que nous vivons
Aline Archimbaud
L'OMS a jeté un pavé dans la mare en publiant un communiqué qui nous alerte sur les 7 millions de décès prématurés liés à la pollution de l'air chaque année. C'est un décès sur huit.
On ne meurt pas de pollution, mais la pollution fait mourir prématurément de maladie cardio-vasculaire, d'AVC, de cancer. On est atteint d'infections aigües des voies respiratoires, de bronchopneumopathies chroniques obstructives.
En France, le nombre de morts prématurées dues aux particules est estimé entre 15 000 (Institut National de Veille Sanitaire) et 42 000 (commission européenne). Il ne s'agit pas de décès dus directement à la pollution, mais la pollution réduit l'espérance de vie à 30 ans de 3,6 à 7,5 mois, selon les endroits où l'on vit.
Ces estimations prennent en compte l'ensemble des particules fines. Celles-ci comprennent toutes les pollutions industrielles, le chauffage, et l'agriculture. Mais c'est en ville que le rôle du diesel est prépondérant, par la concentration des émissions.
3 millions de franciliens subissent des conséquences sur leur santé et leur espérance de vie à 30 ans. Les seuils ne devraient pas pouvoir être dépassés plus de 35 jours par an. Elles les dépassent plus de 200 jours.
Parmi les 12 millions de citadins menacés par le diesel, nous pouvons éviter 2 900 morts prématurées / an en modifiant nos comportements, et grâce à des politiques publiques volontaristes.
Des politiques volontaristes et non punitives.
Il serait injuste de punir des consommateurs dont on a fait tout ce qu'on pouvait pour leur vendre le diesel, en tournant notre industrie automobile vers le tout-diesel. La fiscalité promue par les transporteurs routiers, le secteur industriel automobile français - Peugeot a été un des précurseur de la technologie, avec la 403 - et les pétroliers qui voyaient là l'occasion de vendre un "sous-produit" du pétrole (réputé non-cancérigène jusqu'en 2012), et surtout un carburant plus abondant par rapport à l'essence, à une époque ou le diesel représentait moins de 10% du marché.
La fiscalité sur les carburants, c'est que l'essence est taxée à 61 %, alors que le diesel - qui coûte plus cher - coûte moins cher à la pompe parce qu'il n'est taxé qu'à 50 %.
Pourquoi cette disparité ?
Aujourd'hui, la part du diesel en France est de 72,9 %.
Et nous nous trouvons dans la situation opposée aujourd'hui : nous sommes exportateurs d'essence. Un essence que nous revendions aux américains.
Et, du fait que le diesel émet moins de CO2 que l'essence, il participe à réduire la taxe carbone des pays. C'est la raison pour laquelle la Chine augmente son parc diesel. Moins de CO2 = moins de taxe carbone. Mais nuit gravement à la santé des habitants.
Santé publique et économies pour les usagers.
Nous avons besoin de nous orienter vers des modes de transports plus sobres, plus propres, moins onéreux, et moins polluants. Sans parler du coût de la santé publique.
La loi proposait de réformer le système de bonus-malus actuel qui favorise l'achat de voitures diesel au détriment de l'essence, en favorisant l'acquisition de véhicules propres, en produisant des autos moins polluantes, et en donnant aux constructeurs le temps de s'adapter aux nouvelles lois du marché mondial.
Le temps d'adapter nos usages : co-voiturage, intermodalité, transports publics, auto-partage, télétravail, et tous ces nouveaux usages qui vont permettre aux usagers de ménager leur bourse et leur santé. Et plus de cinq ans pour le mettre en place. Au boulot, certes ! Mais ça laisse 5 ans quand même.
Que vaut la santé publique, la santé et la vie des gens, quand on peut préserver les marchés, même momentanément, du numéro 1 mondial du diesel, et aussi préserver la paix avec des transporteurs routiers pour qui on supprime l'écotaxe dès la menace d'une manifestation, et les profits des pétroliers, pour des parlementaires lobbytomisés des orteils jusqu'au plafond, si possible doré ?
De la droite, on s'attendait au vote contre. Au moins, à droite, il y a eu Chantal Jouanno et Michel Canevet pour défendre la loi.
Le parti socialisme s'est abstenu comme un seul bloc, un roc, un mur. Unité : 111 abstentions, 1 vote contre. Main dans la main avec le gouvernement.
Le groupe communiste a voté pour, tous les sénateurs. Pourtant, ils connaissent les problèmes d'emplois dans l'industrie automobile et pétrolière. Et pour arriver à une mutation de l'industrie du diesel sans douleur, ils ont demandé 2 ans de plus, jusqu'en 2020, en accord avec les écologistes.
Les radicaux, 12 abstentions, 1 contre. Il faut bien se maintenir en place.
La loi a été rejetée.
Les gens vont rester avec la pollution. Parce qu'il ne faut rien faire. Nous sommes toujours en 1983, et la croissance va revenir.
Et tout ça au moment où Hollande découvre les vertus de l'écologie ("[il] n'y aurait pas cru il y a encore 2 ou 3 ans", dixit lui-même - nous, on a cessé d'y croire, à sa conversion). Mince ! Et au moment où le ministre Macron va enfouir les déchets nucléaires à Bure, pour faire revenir la croissance. Déchets nucléaires = croissance !
Il est parti le socialisme. Loin, loin... Bon voyage : 2ème étoile à droite, et tout droit jusqu'au matin.

Manuel Valls, Jean-Marie Le Guen et consorts sont sur un bateau : “barre à droite toute !”

Sur la défensive, mais aussi pour des raisons tactiques, le premier ministre et le secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, accusent la dérive "gauchiste" des écologistes et leur irresponsabilité.
Après M. Le Guen, c'est Manuel Valls qui prend Cécile Duflot pour cible, torpillant ainsi tous les écologistes.
Le jour où Duflot a choisi de quitter le gouvernement, elle a perdu tout sens des responsabilités et elle est partie en vrille. Elle est retombée dans la maladie infantile de l'écologie : le gauchisme.
Il est vrai qu'on ne pourra pas accuser Manuel Valls de dérive gauchiste. C'est même tout le contraire qui se produit.
Le rapprochement avec les centristes et François Bayrou lui permet de s'isoler des dissidents de la gauche du PS, ces dangereux frondeurs qui s'opposent à la réorientation du parti socialiste, ou quel que soit le nom dont il souhaiterait l'affubler pour assumer la réorientation libérale. (une idée en passant : "Sociale Démocratie Française". Pas mal, non ?)
Exit le surmoi marxisme, donc. Que nous dit ce brave homme ?
Il faut en finir avec la gauche passéiste, celle qui s’attache à un passé révolu et nostalgique, hantée par le surmoi marxiste et par le souvenir des Trente Glorieuses. La seule question qui vaille, c’est comment orienter la modernité pour accélérer l’émancipation des individus.
Manuel Valls
Emancipation des individus, ou enrichissement des uns, même du fait de leurs mérites, au détriment des autres, est une chose. Manuel Valls se revendique pragmatique :
[...] l’idéologie a conduit à des désastres mais la gauche que je porte garde un idéal : l’émancipation de chacun. Elle est pragmatique, réformiste et républicaine.
Réformiste, le mot est lâché, rabâché, ressassé et usé jusqu'à la corde. Bienvenue à Léon Blum et Jaurès, et en même temps, adieu à leurs aspirations. La réforme et le progrès social devaient se faire parallèlement à l'évolution du capitalisme, avant de changer absolument, jusqu'au régime même de la propriété.
C'est la réforme, elle même, est mise en cause. On adapte les institutions, l’État et nos lois pour promouvoir notre marché dans la mondialisation. On ne cherche plus à contrôler et adapter les marchés à nos lois, nos usages, notre culture et notre histoire.
Selon le 1er ministre, le socialisme est une vision passéiste de notre avenir ? Bienvenue dans le pragmatisme politique. Que reste-t-il de l'héritage socialiste ? L'ordre ! C'est Clemenceau qui est mis à contribution :
j’ai mis du temps à admettre que j’aurais plus facilement applaudi le Tigre que le fondateur de l’Humanité, maintenant j’assume.
Mais l'ordre, ce n'est pas que donner et répondre aux ordres. Nous avons une armée, mais nous ne sommes pas une armée, ni tous des soldats.
L'ordre est aussi de gauche. Protéger les faibles, et pas seulement les puissants. Protéger la nature, pas seulement le béton et la gabegie. Partager et propager la culture. La gauche, c'est la justice pour tous et le bien commun. Et l'ordre, c'est aussi une part de désordre, la capacité à organiser le désordre pour trouver des solutions : cela s'appelle le débat. Le débat, c'est la raison.
Le premier ministre fait le choix de la droite. Il le fait pour le PS et pour les militants socialites. Et il le fait contre celui des français contre nombre de français de gauche, ils sont très nombreux, qui ont voté socialiste au moment du second tour par choix philosophique, par choix de vie et d'avenir.
La gauche n'appartient pas au PS, monsieur le 1er ministre Elle appartient aux français, et à tous les citoyens du monde. C'est la lutte contre l'esclavage, la lutte pour les droits de chacun, la lutte pour des valeurs, c'est la lutte pour la vie. Pas la vôtre et comment vous la gagnez. On s'en fout pas totalement, mais on ne se fait pas trop de soucis.
Je me fais du souci pour mes congénères, mes amis, mes enfants, à vouloir les abandonner dans un monde cynique, sans buts et sans avenir.
La gauche, ce ne sont pas les élites sensées représenter le peuple. C'est le peuple.
Mal représenté, à mon avis.
Faites-vous élire si vous le pouvez, ce sera sans moi la prochaine fois. Salut citoyen.

François Hollande rate sa prestation à la télé mais se cramponne

François Hollande rate sa prestation à la télé mais se cramponne
Près de 8 millions de français ont écouté le président de la République.
Ils ont cherché le sens, cherché les préoccupations et les réponses du pouvoir à toutes les questions auxquelles nous sommes, ou allons être, confrontés.
En chute perpétuelle dans les sondages, François Hollande a cherché a se montrer empathique, mais la sauce ne prend pas. Ce n'est pas sur son image qu'il en est à 12%. C'est sur le bilan, les promesses non tenues, le reniement et le revirement.
Il était attendu sur le chômage, la justice sociale, l'éducation, l'économie, l'environnement, les méthodes de gouvernance et la rénovation de nos institutions, l'Europe, la politique internationale, la finance, la fiscalité, le climat, et les perspectives d'avenir, la guerre, le terrorisme, la bouffe et la santé.
La plupart des français se moquent de ses histoires de coeur, pour rester poli. Quand les présidents qui ont incarné la Vème République l'ont fait en incarnant le pouvoir et la France, ils l'ont fait avec intégrité. Le général De Gaulle payait les factures d'électricité de ses appartements à l'Elysée, et ses repas donnés à titre privé. Et il avait renoncé à ses retraites de militaire comme de Président de la République.
Nous étions, à l'époque, bien loin du bling-bling de Sarkozy, de la dépravation du candidat Strauss-Kahn, du financement des partis, du financement des campagnes que tous les français payent - tous les français payent pour Bygmalion, pas seulement les militants -, ou des ministres et politiques en place qui jurent aux Français, droit dans les yeux, qu'ils n'ont pas d'argent dans les paradis bancaires et fiscaux, et qui se font prendre la main dans le pot de miel.
Les français peuvent avoir le sentiment que cette 5ème République se roule dans la fange au lieu de s'attaquer à leurs conditions de vie et à leurs perspectives d'avenir.
Les questions de vie privée, ça se balaie d'un revers de main.
Ce que nous voulons, c'est de la transparence dans la gestion de l'argent public, les attributions de marchés publics, les emplois publics, et la gestion des affaires publiques.
La démocratie commence par la connaissance des choses publiques. C'est ça qui nous permettra de faire des choix politiques raisonnés basés sur des arguments, et plus sur des mots, des paroles et des promesses.
C'est sur les promesses du candidat Hollande qui n'ont pas été réalisées que j'aurais voulu qu'il s'explique, et sur ce que les dirigeants allaient faire dans la seconde période de son mandat.
C'est ça la politique : pourquoi et comment nous en sommes arrivés là. Comment et pourquoi nous pouvons choisir d'avoir un avenir. Si possible partagé, c'est le lot de la démocratie.
Le président et le meurtre de Rémi Fraisse : "Une tragédie pour la famille et un drame pour le pays", nous a-t-il dit. Le président Hollande a promis la vérité et les résultats de l'enquête devront être délivrés d'ici 8 jours.
Le président n'a pas dit la vérité quand il a annoncé que les grenades offensives dites F1 n'avaient jamais tué jusque là. Rémi est le deuxième militant écologiste qui a été tué par une grenade offensive. 300 grenades lacrymos ont été lancées le jour du meurtre, et 30 grenades offensives. 30 de ces grenades tueuses d'écolos.
Nous attendons les résultats de l'enquête. De manière non violente. Puisque le gouvernement en appelle à la responsabilité, nous attendons tous que toutes les responsabilités soient assumées.
Le président et le chômage : 40 Mds € d'aides aux entreprises, soit près de 12 000 € par chômeur, vont ou ont été versées, sans contreparties. Et ça ne marche pas.
L'ennemi n'est plus la finance une fois l'élection passée. Le gouvernement est "pro-business". L'ennemi a gagné, sans combat, sans coup férir, en un jour.
Pro-business et aussi pro-banques et produits dérivés : le gouvernement socialiste a réussi à déjouer l'Europe en empêchant la taxe sur les transactions financières. Le gouvernement français, pour préserver les intérêts des principales banques françaises, notamment sur les fameux produits dérivés qui auraient pu être taxés à 0,01% (vous avez bien lu).
Et ce n'est pas tout : aujourd'hui, ce sont les Etats et les contribuables qui garantissent les actifs des banques. les cinq plus grosses banques françaises contrôlent des actifs consolidés qui pèsent plus de 300% du PIB de la France. La faillite de l'une entraînerait la faillite du pays. L'Europe retenu la création d'un fonds de sauvetage des banques, abondé par une taxe sur les banques afin de garantir une éventuelle défaillance. Le gouvernement français s'y est opposé.
Mais ce n'est pas tout : Michel Sapin a reconnu que les services de Bercy travailleraient sur la déductibilité des sommes versées à un tel fonds de sauvetage européen.
Les contribuables et l'Etat français resteront donc les garants des banques.
Alors, les socialistes ? Ennemis ou valets de la finance, contre l'intérêt des contribuables et des français ?
Le président n'a plus qu'à espérer que "la roue tourne". Sinon, il ne pourra pas se représenter en 2017. En attendant, il se "cramponne". Il n'a plus qu'à espérer qu'une banque, une de ces "too big to fail", ne se trouve pas mise en défaut.
Les sujets d'avenir : pas de hausse d'impôts, c'est LA promesse de la deuxième moitié du quinquennat. Cela signifie aussi qu'il n'y aura pas de fusion de l'impôt sur le revenu et de la CSG, qu'on va adoucir le sort des riches, qu'on va gentiment privatiser pour trouver du cash, et avoir la paix des possédants. Va-t-on augmenter la TVA ? Les collectivités locales vont-t-elles être acculées à augmenter les impôts locaux ? Il n'est pas pour demain, le grand soir fiscal.
Réforme des institutions : M. Hollande a été incapable d'expliquer la décentralisation et le rôle des régions, incapable d'expliquer la nécessité de supprimer l'échelon inutile du département coincé entre l'intercommunalité et la région.
Le président a expliqué que la promesse de procéder à la réforme vers la proportionnelle était caduque. Fin.
Nous devrions pourtant en finir avec le clientélisme, la corruption, la fraude, le cumul des mandats et l'appropriation des pouvoirs et des décisions. Ce ne sera pas pour ce mandat. Ce ne seront pas une mesure ni des lois socialistes.
Le programme jusqu'en 2017 : Du foot. C'est d'abord l'euro 2016.
Puis le président souhaite les jeux olympiques à Paris en 2024. Rappelons-nous que ce sont précisément les jeux olympiques qui ont plongé la Grèce dans la crise de la dette en 2004. Les équipement réalisés alors sont pour beaucoup en ruines, comme l'est l'économie.
Et en 2025, il veut que la France organise une exposition universelle. " On a besoin de grands événements, on a besoin de se projeter." Incapables de réduire la dette, allons-nous nous lancer dans des dépenses titanesques ?
M. Hollande aura eu une phrase sur l'exposition de "l'excellence environnementale" de la France, en citant la conférence sur le climat, en 2015 à Paris.
Le GIEC a prévenu, c'est maintenant qu'il faut agir si l'on veut sauver la planète. Les dirigeants des pays du monde entier, scientifiques, ONG, mais aussi lobbyistes et industriels, vont se rencontrer et négocier pour tenter de sauver ce qu'on peut sauver de notre monde.
Face à cet enjeu - majeur, existentiel, de vie ou de mort -, la conférence ne peut pas être une grande expo faire-valoir de la France, avec des grands posters. Ce ne peut pas être une simple phrase glissant la conférence sur le climat au milieu des manifestations sportives et autres événements à la gloire de Paris.
La peu contraignante loi de transition énergétique manque d'ambition, les lois sur le logement sont détricotées, l'énergie, on change rien, à part reparler de saccager les sous-sols pour le gaz de schiste, le gouvernement ne s'en sort pas du nucléaire, la France est une foire aux grands projets inutiles et imposés, et on continue de privatiser les routes, et maintenant les barrages hydroélectriques. Il va être bien difficile d'aller faire les beaux lors de la conférence sur le climat l'an prochain.
Les socialistes seront-ils les fossoyeurs de l'écologie et de la planète ?
Des pains et des jeux. C'est bien tout l'espoir que le Président et son gouvernement nous laissent à l'issue de ce show pathétique.
Je n'attends pas d'enquête sur le suicide du socialisme et le naufrage de la cinquième République.
On attend les résultats de l'enquête sur le meurtre de Rémi Fraisse. L'Etat et ses dirigeants doivent savoir prendre leurs responsabilités.
Il faut savoir se décramponner, parfois.
les-gardes-mobiles-chargent

Le 22 avril, c’est le Sarkozy-day : cela risque d’être un gros “Dégage !”, à la française… par les urnes !

Nicolas Sarkozy a été un non-sujet pour moi durant toute sa mandature, tout couvert qu'il était par la presse, la télé, les billets des blogueurs, chacun de ses mots et de ses gestes faisant l'objet d'un couverture médiatique telle qu'on n'avait jamais connu ça en France. Tellement couvert, que tout ajout de commentaire de ma part aurait été superfétatoire.
C'est pourtant l'heure d'écrire un billet, car le sujet risque d'être décalé dès lundi matin...
C'est un rejet massif du président-candidat auquel on assiste en ce moment. Rejet de la rue, celle qui ne commande pas, rejet des électeurs qui ont cru, rejet du peuple.
Et tout l'entourage assiste au naufrage de sa campagne, le château s'écroule autour de son candidat "naturel" à quelques jours du scrutin. Le candidat le dit : "Cette campagne de 2012 est ma dernière". C'est le chant du cygne de la carrière politique de Sarkozy. Cette dramatisation du débat politique autour de lui-même et de son image, qui est une sorte de référendum, "votez pour moi, sinon je disparais", a-t-elle une chance de fonctionner ?
Rien n'est moins sûr. Le sort de cette élection semble bel et bien plié, les cartons se préparent...
Les élections pas encore passées que les premiers règlements de comptes font déjà la délectation de la blogosphère : Chantal Jouanno qui avoue des opposition violentes avec le président, tant au ministère de la santé et des sports qu'à l'écologie.
"Il m'avait alors trainée dans la boue", dira-t-elle. Sur les sujets qui l'opposent au président, "les plus violents ont été sur les questions écologiques. Tout le monde le sait c'est de notoriété publique"
Les rangs serrés de ce qui reste de la majorité crient au scandale. "Coup de poignard", défaut de loyauté, comportement incompréhensible.
Le fait qu'une seule sénatrice UMP avouant ses oppositions passées avec le président fasse souffler un tel vent de panique au sein de toute la majorité en dit long sur le climat qui pèse à l'UMP.
Mais ce "coup de poignard" n'est pas la seule défection dans la majorité : Martin Hirsch et Fadéla Amara apportent leur soutien à François Hollande. Et les noms d'oiseaux fusent là encore : "Ni pute, ni soumise... mais un peu quand même", dit le chef de cabinet adjoint de Nadine Morano, avant de s'excuser. Christine Boutin twitte "Fadela, tu me fais honte." "Quels opportunistes", a dit Rama Yade, avant d'ajouter "ce qu'ils font est dégueulasse."
Pendant ce temps, des députés UMP fustigent l'équipe de campagne de leur candidat, mais cela n'est rien à côté du clan Chirac qui vient à Vincennes soutenir leur candidat : François Hollande !
Il y a encore peu, Nicolas Sarkozy était prêt à se réconcilier avec Dominique de Villepin au nom de l'unité nationale.
Camouflet de l'ex-premier ministre, le clan villepiniste affiche un soutien sans faille au candidat socialiste en choisissant de voter utile dès le premier tour pour François Hollande.
Corinne Lepage, ex-ministre de droite, rejoint Hollande, et Bayrou, qui aurait pu être pressenti comme possible premier ministre du de l'ex-futur gouvernement Sarkozy de l'après 2012 a répondu :"L'idée que je pourrais me prêter à ce genre de manoeuvre est une idée de gens qui ignorent absolument quel est mon parcours politique et au fond, je vais employer un grand mot, ma vérité personnelle".
Six anciens ministres, donc, rejoignent le camp Hollande. D'Eric Besson, point de salut à gauche : François Hollande lui prédit d'ores et déjà un triste destin. "Vous savez, un destin de traître, ça vous suit toute votre vie. Vous portez l'étiquette jusqu'au bout !", a dit le candidat socialiste du transfuge du PS.
Six anciens ministres du gouvernement, ce n'est pas encore l'exode, mais ça commence à ressembler à une agence de voyage...
Cela signifie également que l'UMP se droitise encore. C'est le PS et le candidat Hollande qui fait figure désormais d'union nationale. Lorsque Marine Le Pen évoque le vote utile aujourd'hui, elle en appelle aux électeurs de l'UMP, en envisageant un 21 avril à l'envers, évoquant la déconfiture du parti aujourd'hui majoritaire.
Il ne reste plus à Nicolas Sarkozy qu'à agiter le chiffon rouge de l'hégémonie du PS, qui sera majoritaire à tous les échelons de nos institutions dans le cas d'une victoire probable du candidat Hollande. Et d'hésiter entre les conseils d'Henri Guaino pour aller chercher les électeurs au centre, et ceux de Patrick Buisson pour aller chasser sur les terres du FN. A l’extrême droite, les votes des électeurs risquent d'être très disputés.
Claude Guéant, lui, n'envisage pas l'hypothèse de la défaite (sic !). On ne peut envisager une seconde que cet homme de confiance de Sarkozy n'ait pas un peu le sens du vent. Sarkozy qui sent la vague doit tourner le dos à la plage ? Il reste que dans l'hypothèse réfutée de cette défaite, Claude Guéant estime qu'il serait impératif de renforcer l'unité du parti. La tâche ne sera pas mince !
En attendant la réponse de Bayrou dans l'entre deux tours, cet arc républicain qui ira peut-être du centre au front de gauche ne donnera pas lieu à un gouvernement d'union nationale, Hollande ayant déjà annoncé que la victoire, qui risque d'être écrasante, sera socialiste. Au delà des mots, la réalité sera sûrement plus nuancée.
Oui, la gouvernance entière du pays sera entre les mains du PS : gouvernement, Sénat, régions, départements et les communes les plus importantes seront sous contrôle d'un même parti. Reste l'Assemblée Nationale à conquérir après l'élection présidentielle.
L'effet quasiment mécanique induit par le calendrier législatif introduit par Jospin donne la victoire jusqu'à lors au gouvernement élu la majorité absolue au vainqueur. Est-ce une situation souhaitable, pour le parti vainqueur même ?
On ne peut se faire le chantre de la 6ème République et concentrer entre les mêmes mains tous les pouvoirs. Au-delà de cela, le gouvernement prend un bail de cinq ans. Dix si tout va bien pour eux. Il faudra des années pour résoudre la crise de notre pays, la crise européenne et adapter notre société aux nouvelles conditions du monde. Un monde ou l'épuisement des ressources nous conduit de plus en plus à vivre la pénurie. Le PS prendra-t-il le risque de décevoir seul les espoirs des électeurs qui vont compter sur les vainqueurs pour les sortir de leurs soucis du quotidien : précarité, chômage, pauvreté, logement, dette, augmentation des matières premières, santé, inégalité territoriale, inégalité selon l'âge... Et il faudra répondre à des exigences au niveau de l'Etat et de l'Europe pour ne serait-ce que respecter les promesses. Proposer le changement, ce n'est pas seulement proposer de changer les personnes en place. Les enjeux sont énormes. Redresser la France, rétablir la justice, redonner de l'espoir aux nouvelles générations, rétablir une République exemplaire et redonner une place prépondérante à la France dans le monde, sans partager les responsabilités ?

Quelles sont les causes du désamour, voire la détestation, du peuple français envers son président de la République ?

D'abord, il y a le style. Résolument moderne, à l'image d'une icône américaine, Nicolas Sarkozy a effacé l'image d'un autre temps de "roi fainéant" qu'a pu représenter Chirac pour la plupart des français.
Mais, même avec cette image de roi fainéant, même avec un nombre conséquent de gamelles accrochées à ses basques, Jacques Chirac a pour lui une petite part de compréhension ou d'amitié, de reconnaissance presque familiale de nombre de français. En gros, on sait ce qu'il traîne - ces affaires qui font pschiiit, et auquel il peut échapper, avec la compréhension de tous, du fait de son état médical. Le côté "tête de veau", qui boit sa bière sans se préoccuper de l'image publique, super-menteur mais on le sait, les français l'admettent.
Pourquoi ne l'admet-on pas de Sarkozy ? A mon idée, mais c'est la mienne propre, c'est que Chirac est un être plein et entier, gonflé d'ambition au début de sa carrière politique, il l'a terminée en cherchant la reconnaissance des gens. Peut-être même voulait-il laisser une empreinte dans le coeur des gens. Et Chirac était un être entier, même s'il est ou était complexe.
Sarkozy, lui, donne une image beaucoup plus complexe, voire schizophrénique. La différence tient à ce que le président s'est entouré de proches conseillers, dans lesquels il a une entière confiance.
Nicolas Sarkozy change donc de comportement selon qu'il est lui-même, qu'il suit les conseils de Guaino, de Buisson, de Guéant, et plus récemment de Carla, son épouse. Ou d'autres encore. On se retrouve avec un langage changeant, des attitudes et des décisions changeantes.
Cela vaut pour la forme : du "ta gueule pauv' con" ou "descend si t'es un homme", aux formes plus élaborées de langage, où la France est une civilisation à part entière, bonne colonisatrice, qui apporte la bonne parole à des peuples sans Histoire.
Cela vaut sur la fond : je pense avant tout au Grenelle de l'environnement, ou tout un peuple a suivi le débat, avec des désaccords, certes, mais un moment où Borloo est devenu le chouchou des français, où l'attention de la planète s'est tournée vers l'Europe, et la France. Jusqu'à ce que... "l'environnement, ça commence à bien faire !" C'en était donc terminé de l'attention de l'international sur la France, du consensus global autour des sujets majeurs sur les avenirs possibles de la planète, ce sera comme les lobbies le demandent, du pognon à court terme et aucune solution pour les générations futures.
Mais si on regarde depuis le début de la mandature, nous avons eu la proposition d'une France de propriétaires. C'était la proposition majeure de du candidat Sarkozy en 2007, celle qui a fait voter des électeurs confiants, confiants dans les subprimes. Dont ils ne connaissaient pas l'existence encore, ni les effets dévastateurs ensuite. Ils payent encore.
Il y a eu la promesse de la croissance, mais celle-ci s'est effondrée. En bonne partie pour raison de subprimes, mais pas seulement. Bilan aujourd'hui, 1 million de chômeurs en plus. Bien sûr, il y a la crise, mais celle-ci est durable, et la croissance que le candidat allait chercher avec les dents, elle n'est pas là. Et il y a peu de chances qu'elle revienne, au moins avant de nombreuses années.
Il y a bien sûr l'ISF et le bouclier fiscal auquel tout le monde pense dès que l'on pense à l'UMP. Objectif affiché, faire rentrer les riches en France. A ce que je sache, les tennismen, les footballeurs qui jouent en équipe de France, ils sont bien français là, n'ont pas regagné leurs pénates fiscales. Des entrepreneurs cependant sont rentrés, pour être plus efficaces et s'éviter des transports fastidieux. Mais on voit bien que pour la droite comme pour la gauche, le bouclier fiscal est plié, comme l'est le sort des élections d'après-demain.
Pourtant, pour faire revenir les riches, la solution n'est pas seulement à l'échelle du pays, elle est à l'échelle européenne. Mais de construction européenne, point de salut. La construction s'est arrêtée, pire, c'est la déconstruction et du détricotage qui a été fait. La crise des pays du sud, sans aucune péréquation, a permis aux spéculateurs d'attaquer les pays européens les uns après les autres, et c'est toute l'Europe, l'euro, les banques européennes qui se retrouvent sous l'épée de Damoclès.
Pas plus d'Europe pour la défense, où le choix du bouclier de l'OTAN a fait capoter toute volonté de bâtir une défense européenne et une politique extérieure européenne.
Sur le fond, comme sur la forme, les corps intermédiaires, et principalement les syndicats, ont été la cible du candidat. Mais pas seulement les syndicats, car aux manifestations monstres qui ont eu lieu, le gouvernement a répondu que ce n'était pas la rue qui gouvernait. Point, pas de négociation et pas d'écoute même. Des victoires comme celles-ci sont annonciatrices de celle d'aujourd'hui. A des électeurs à qui il avait promis de travailler plus pour gagner plus, et les mêmes électeurs qui avaient adhéré à cette promesse sont les déçus d'aujourd'hui. Ils ne gagnent pas plus, mais beaucoup ne travaillent simplement plus.
Sarkozy, candidat du pouvoir d'achat, n'a pas permis d'augmenter ce pouvoir d'achat. Par contre la dette du pays a explosé. Comme les dettes des Etats occidentaux, reconnaissons-le. Faute à la crise ? On peut continuer sur les promesses non tenues. Sur le logement, catastrophique, le plan banlieues, oublié, le chômage devait être inférieur à 5%, selon les promesses. La crise a bon dos, il n'a cessé de progresser. Catastrophe ! Et sur les jeunes, les femmes et les seniors. "S'il ne parvenait pas à réduire le chômage, ils diraient : j'ai échoué, et c'est aux français d'en tirer les conséquences." Dont acte.
L'union méditerranéenne avec ses partenaires de l'époque, Bouteflika, Ben Ali, Moubarak, El Assad a tourné au bain de sang, et l'image de ministres qui sont en voyage d'affaires. Lors de la révolte tunisienne, l'image de la France qui se tait, d'abord, puis condamnait du bout des lèvres la répression, et proposait une aide policière à l'ancien dictateur n'a pas aidé à faire briller la France à l'international. Que dire de l'image de Michelle Alliot-Marie utilisant le jet personnel d'un membre du clan Ben Ali pour aller régler des affaires privées alors que le printemps arabe avait commencé. «Comme des millions de Français, je vais en Tunisie. Voilà tout !» Khadafi campant dans les jardins de l'Elysée a laissé un goût très amer dans les mémoires des français, et dans leur image.
Et puis, c'est un style, qui se voulait plus moderne, à l'américaine, lunettes de soleil, bling-bling, goût de l'argent et du pouvoir qui passe mal chez nos concitoyens. La rolex à ouette mille euros, air pizza one, les meetings en ville qui les vident de leurs habitants pour les remplacer par des militants UMP. Des symboles avec l'augmentation des indemnités présidentielles, les yachts, les vacances en Egypte, et surtout, l'hyper-président qui colle à l'actualité au point de se déplacer pour être là dans chaque coin de France où un drame se produit. Les caméras omniprésentes, les journalistes embarqués, les services d'ordre omniprésents, tout cela les français en ont marre. Un peu, c'est moderne, trop, tout le temps, sans pause, les français n'ont peut-être pas besoin de vivre les émotions, parfois sincères, d'un président qui doit aussi avoir une vision. C'est là que le bât blesse, peut-être la vision n'a pas été présente, ou pas partagée. Des fois oui, comme le grenelle de l'environnement, mais pour tuer dans l'oeuf cette vision enfin partagée. Dommage. Cela aurait été un acte de grand homme d'Etat. Mais non. Tout ce travail arrêté en une seule phrase.
C'est plié, l'UMP fait les cartons. Que reste-t-il à Nicolas Sarkozy pour faire rêver le peuple et espérer un nouveau mandat, outre le report massif des voix des électeurs de debout la France ? Il a promis de «réunir les conditions pour que la France organise les Trente Glorieuses du XXIeme siècle.» Les trente glorieuses, pas moins. Nous serons beaux, riches et intelligents, heureux pour les trente ans à venir... On pourrait peut-être éviter d'infantiliser les électeurs avec des promesses intenables.
Il y a un proverbe qui dit : "Trompez moi une fois, honte à vous. Trompez-moi deux fois, alors honte à moi."
Cela vaudra pour tout le monde. Comptons déjà les absentéistes de dimanche comme les mécontents de lundi, et considérons déjà que le parti socialiste devra faire preuve de responsabilité, non pas en attendant une croissance dans les deux ans à venir, mais en changeant notre monde. Ce ne sont pas que les femmes et les hommes que nous devons changer. C'est notre société, c'est notre avenir.
Ils ne pourront y arriver seuls. Les citoyens doivent adhérer et collaborer au changement. Les écologistes doivent enfin participer au débat et aux décisions, tout comme le font d'autres partenaires, comme ces corps intermédiaires honnis, dont les syndicats (MEDEF y compris), ONG, et il faut urgemment tirer les leçons du passé pour ne pas reproduire les mêmes erreurs. Ce n'est pas qu'un style qu'attendent nos concitoyens, c'est une promesse d'avenir tenable. Une promesse tenue.
Après-demain, votez comme vous voulez, mais notre avenir est entre nos mains.

Et vous, vous ferez quoi le 9 octobre ?

Et vous, vous ferez quoi le 9 octobre ?
Au début il y avait DSK. Seul héros de l'île de la tentation, il faisait seul course en tête.
La faillite de l'homme a changé la donne au PS. Désormais, la primaire au PS devrait au parti de se doter d'un candidat légitime. Ou d'une candidate.
Le parti socialiste ne désigne pas sa primaire comme une primaire du parti. Présentée comme une élection citoyenne, "l'élection citoyenne à gauche", les candidats à la primaire socialistes voudront voir la légitimité de ce grand parti de centre gauche s'étendre à tous les partis de gauche.
Tout d'abord, il faut qu'un étranger au PS participe à l'élection pour que celle-ci dépasse les seules limites du PS. Et c'est Jean-Michel Baylet qui s'y est collé. Un qui colle, deux qui s'y collent, et pourtant le candidat du PRG ne décolle pas. Mais il fallait bien que le parti radical acquît une quelconque visibilité. C'est chose faite. Mission accomplie pour Jean-Michel Baylet, et mission réussie pour le PS qui a ouvert une porte aux forces de gauche, dont le PRG, et à part toutes les autres.
Nous voici à la veille du 1er tour éliminatoire de cette soft story, où les candidates et candidats font, doivent faire preuve de toutes les qualités nécessaires pour accéder à la finale, et pourquoi pas l'accession directe au rôle de candidat au poste suprême.
Il faut être résistant, mordant, cinglant, combattif, inattaquable, intraitable et autoritaire, tout en restant digne, ouvert, spirituel, un tribun issu du peuple, le candidat qui a hérité du glorieux passé, capable d'assumer les fautes collectives, et de transformer les erreurs en expérience suffisante pour porter le destin du pays sur des épaules, qui pourtant nous dépasse tous.
L'élu(e) sera en mesure de concurrencer le tout puissant président sortant...
Que de séances de média training il aura fallu pour trouver toutes ces qualités dans les candidates et candidats, chacune et chacun dans son rôle, et tous guettant la moindre faute de l'adversaire. Dans l'unité, la joie et la bonne humeur, youpi.
Évidement, le spectacle ainsi offert au public, la réalité en 1080p avec ses émotions plein écran est une aubaine à la fois pour les média et pour le parti. Ce dernier qui s'offre un show permanent et réussit à s'emparer de la vedette, face à une UMP muette, coincée dans les affaires, avec un candidat désigné sans suspens, sans désir et sans émotion.
Mais tout ce spectacle offert au public a un prix. On a privilégié l'image, les sondages et l'assurance. Et les socialistes ont fait l'impasse sur la vision et la programmatique.
On aura donc peut-être l'alternance à Sarkozy. Mais pour quoi faire ?
Il reste un espoir cependant. Que face à ce manque de vision, que faire face aux tempêtes que nous devront affronter : tempêtes financières, tempêtes économiques, tempêtes sociales, tempêtes écologiques, climatiques, énergétiques et crises de l'eau et de la faim, il reste quelque chose. Dans une société impréparée, sans vision, quelle modernité nous offre encore le PS ?
Il en est une encore. Une femme présidente.
Éliminer toutes les femmes de toutes les compétitions politiques importantes ne peut plus durer. Le sort réservé à une époque à Simone Veil, mais à tant d'autres femmes, jusqu'à Catherine Tasca ces derniers jours, pour démontrer par a+b que les femmes ne pèsent rien dans le monde politique, dans le monde des affaires. Les femmes ne pèsent rien dans le monde.
Prouvez le contraire, messieurs les socialistes. Prouvez que pour la première fois dans notre Histoire, vous pourrez offrir plus que le droit des femmes de voter pour des hommes. Les femmes sont égales aux hommes en droit. Et en fait.
Vous pourriez avoir la volonté de nous refaire le coup des chefs de bande et de celui qui crache le plus loin, a les meilleures fringues et le plus de copains, mais ce jour de 2ème tour, si vous êtes déçus, dîtes-vous bien que j'aurai été au bord du lac au lieu d'aller à la mairie.
Et j'y aurai été avec des copines. Ne venez nos dire ce jour-là que la faute nous en incombe : aujourd'hui, je ne vote pas, vous êtes libres de vos choix. Soyez sûrs cependant que la transformation arrivera, quoiqu'il arrive. Bonne chance.

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