Luc Chatel s’oppose à la projection du «Baiser de la lune» en primaire

Le Baiser de la lune
Le 3 février dernier, Luc Châtel, le ministre de l'Education nationale s'est opposé à ce qu'un dessin animé sur le thème de l'homosexualité soit projeté dans des classes de CM1-CM2.
"Le Baiser de la Lune" est un film d'animation poétique qui raconte une histoire d'amour entre un poisson-chat et un poisson-lune.
Une association qui milite contre l'homoparentalité au nom de la «défense de la famille», le Collectif pour l'enfant, avait dénoncé dans un communiqué «une intrusion dans l'intimité de jeunes enfants». La présidente du parti chrétien-démocrate Christine Boutin avait demandé de son côté dans une lettre ouverte au ministre de l'Education «l'interdiction de la diffusion du film» dans les écoles, «au nom du respect de la neutralité de l'Education nationale».
Pourtant, d'après le Collectif éducation, composé des fédérations syndicales enseignantes et des parents d'élèves de la FCPE, la lutte contre l'homophobie et les discriminations doit commencer «dès l'école primaire», car «tout montre que c'est très tôt, avant que les stéréotypes et les comportements discriminatoires soient intériorisés, qu'il faut agir».

La semaine de 4 jours est préjudiciable à la santé des enfants

La semaine des 4 jours est préjudiciable à la santé des enfants
C'est ce que nous dit l'Académie de Médecine. Son rapport vient d’être rendu public, et les Académiciens nous demandent de modifier complètement le temps scolaire, afin de les adpater aux rythmes biologiques et aux capacités d’apprentissage des enfants. Lire le rapport sur l'aménagement du temps scolaire et santé de l’enfant
Un autre rapport, émanant du ministère de l'éducation nationale, affirme que "les inconvénients se confirment". Les conséquences du resserrement du temps scolaire se font sentir sur la fatigue des élèves et des enseignants, sur la réduction du temps de dialogue avec les parents, sur le temps de concertation des enseignants, et surtout, sur le temps consacré aux enseignements !
Pour rappel, la situation actuelle : "A partir de la rentrée scolaire 2008, la durée de la semaine scolaire des écoles maternelles et élémentaires est fixée à 24 heures d’enseignement scolaire pour tous les élèves, ces 24 heures étant organisées à raison de 6 heures par jour les lundi, mardi, jeudi et vendredi."
Le rapport de l'Académie Nationale de Médecine est sans ambiguïté : la semaine de 4 jours EST préjudiciable à la santé des enfants. Dès lors, elle ne permet pas les conditions nécessaires à une bonne acquisition des connaissances, et l'éducation nationale remplit moins bien son rôle, l'échec scolaire est au bout de ce non-sens. "La qualité des résultats scolaires de l’enfant fatigué s’en ressent et peut aller jusqu’à l’échec scolaire si les adultes en charge de l’enfant (parents, enseignants, médecin) ne sont pas en mesure d’en neutraliser les raisons en améliorant la qualité de vie des enfants concernés."
Si le constat d'échec est avéré, tout le monde semble freiner des 4 fers pour ne pas revenir à une situation normale, favorable au confort, à la santé, et à l'éducation de nos enfants. Nous privilégions le confort des adultes au détriment de la qualité de la vie et de l'éducation de nos enfants ! Notre société est-elle devenue à ce point égoïste pour ne pas privilégier le sort des enfants ?

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janvier
13

Changement climatique : et si on ouvrait une station de ski en bord de Seine à Saint-Pierre du Vauvray ?

La mairie doit-elle investir dans des remonte-pentes à Saint-Pierre du Vauvray ?
Si vous le croyez, n’hésitez pas à commenter, ou envoyez votre demande directement à la Mairie de Saint-Pierre du Vauvray…
janvier
28

Une reconversion écologique de l’industrie … ou pas

Une reconversion écologique de l’industrie ... ou pas
Le Ministre Jean-Louis Borloo vient de retenir l’unité de Biomasse Energie d’Alizay située dans l’usine M-Real. Nous ne pouvons que nous réjouir de la mise en place d’une unité d’énergie renouvelable en Haute–Normandie qui produit seulement 0,3% de ce type d’énergie actuellement.
Car il y a un “mais …”
Mais ce choix ne doit pas masquer la réalité de la situation sur le site d’Alizay où un centaine d’emplois va être supprimée. Après une table ronde à la Préfecture de l’Eure, le plan social est retardé de deux mois et les premiers licenciements sont prévus pour le 22 juillet.
Et pourtant …
Des solutions immédiates de reprise seraient réalisables :
  • En revendant son électricité. L’Arrêté du 28 décembre 2009 fixe les conditions d’achat de l’électricité produite par les installations utilisant, à titre principal, l’é- nergie dégagée par la combustion de matières non fossiles d’origine végétale. Ceci permet ainsi le rachat de l’électricité produite à un prix plus élevé que dans le contrat actuel.
  • En se diversifiant et en produisant de la ouate de cellulose et/ou de la plaquet- te de bois pour les réseaux de chaleur.
  • L’usine de Mreal est donc le parfait exemple du maintien et de la création d’em- plois qui seraient possibles dès lors que l’on applique les principes de la recon- version écologique de l’industrie.

Jérôme Bourlet

février
01

Ionesco nous donne une Leçon au Moulin de Louviers

la philologie mène au pire…

Mardi 2 février à 20h30
Jeudi 4 février à 14h30
Vendredi 5 février à 19h30


Un professeur, une élève, une leçon, une banale petite ville avec un joli parc, un pensionnat, un évêque et de beaux magasins…

Ouverture sur une scène vide, la didascalie est envahissante, le spectateur attend.

Innocent, à quoi s’attend-t-il ? A apprendre des choses peut-être, une leçon, c’est fait pour ça… Mais quelles choses au juste apprendra-t-il ?

L’élève arrive, « polie, bien élevée, mais bien vivante, gaie, dynamique ».
Une bonne apparemment secondaire orchestre la manœuvre.
Puis entre en scène le professeur, « excessivement poli, très timide, très correct… très professeur ».


Lorsque débute la leçon d’arithmétique, la bonne prévient : « L’arithmétique ça fatigue, ça énerve… »
Pourtant, les additions sont un succès, et lorsque l’élève répond : « Un et un font deux », le professeur s’émerveille : « Vous aurez facilement votre doctorat total, Mademoiselle. »

Hélas, la leçon dérape bientôt avec la soustraction…

Pour se soustraire à ce premier échec, le professeur se lancera dans la linguistique et la philologie comparée. Une fois encore, la bonne préviendra : « Monsieur, surtout pas de philologie, la philologie mène au pire… »

Sourd aux injonctions de sa cassandre domestique, le professeur poursuivra sa mission éducative.

Et fatalement, la leçon continue de déraper.

La séance de torture peut alors commencer.

L’humour le plus noir règne au royaume de l’absurde. Ionesco règle ses comptes avec toutes les autorités tyranniques qui, comme la philologie… mènent au pire. Tel un Sisyphe grotesque, le professeur accumule les meurtres pédagogiques.

En 1951, La Leçon est une véritable pièce contestataire. Construite comme une tragédie classique (avec unité de lieu, de temps et d’action), les conventions théâtrales y volent pourtant en éclat : invasion des didascalies, trivialité du mal de dents, meurtre en direct sur la scène, répétition infinie des mêmes actes…

Ne restent sur le champ de ruine que le pessimisme et le nihilisme les plus sombres. Que reste-t-il d’autre après cette œuvre de destruction, que deux complices pitoyables et irresponsables ? Lui l’acteur, et elle le metteur en scène. Lui l’auteur, et nous le spectateur – voyeur complice qui n’a pas bougé le petit doigt pour empêcher ça…

L’issue aurait peut-être été dans la révolte de l’élève, dans la contestation libératrice de l’autorité injuste ?

Le monde est absurde, oui, dira Camus la même année, mais j’ai le pouvoir d’agir pour ne pas être une simple marionnette de mon destin.

Renverser le professeur tyrannique, ç’aurait été clamer à l’instar de Nietzsche (toujours cité par Camus…) que Dieu est mort et que l’homme est responsable de son destin.

Comme une annonce aussi de la contestation joyeuse des baby-boomers de Mai 68 (avec les dérives également pressenties par le grand Camus de L’homme révolté…)

janvier
21

Meeting d’Europe Ecologie à Montreuil : the place there was to be !

branchés ? cablés ? euh... linkés !

Il est loin le temps où mes parents écolos n’avaient ni voiture ni télé ni téléphone… Samedi dernier à Montreuil, si de nombreux militants avaient utilisé les transports en commun, c’était en revanche une vraie débauche de technologie ! Ca twittait sec dans tous les coins et les blogueurs s’étaient joints aux nombreux journalistes pour filmer les personnalités écolos. Laure rend bien l’ambiance dans son blog, avec des clins d’oeil à ses camarades de la sphère (blogdebix, Seb Musset, reversus, piratages, intox2007).

Oui, mais sur le fond ?

J’ai bien aimé (comme toujours d’ailleurs, je suis fan !) le regard critique d’Olympe sur la parité au sein des têtes de listes régionales : Europe ecologie, peut mieux faire !

J’ai été émue par l’intervention de la femme du journaliste et opposant tunisien Taoufik Ben Brik, emprisonné par le régime du président Ben Ali. Pour que la liberté et la fraternité se conjuguent au présent.

J’ai adoré évidemment Eva Joly, admirable comme toujours ! « Nous ne travaillerons pas avec les banques qui ne quittent pas les paradis fiscaux»  ; « Les régions gouvernées par EE ne traiteront pas avec les banques qui donnent des bonus indécents aux traders»  : Avec Eva, yes we can !

Car maintenant camarades, c’est le moment de se jeter dans la mêlée, avec nos programmes, nos projets, notre courage et notre volonté, pour prouver qu’enfin nous vivons au présent et opérer la conversion écologique… du rêve en réalité !

janvier
23

Luc Chatel a ses solutions pour remplacer les professeurs : faire appel au pôle emploi et aux étudiants

Sur les 5 millions de fonctionnaires appelés à faire grève contre les suppressions de postes, le corps enseignant est particulièrement touché, avec 45 000 suppressions de postes d’enseignants, et leur cortège de conséquences : classes de plus en plus surchargées, options supprimées, et bien sûr des remplacements de moins en moins effectués. Sur Europe 1, leur ministre, Luc Chatel, se prononce pour des solutions concernant ces remplacements… Les avis sur leur efficacité risquent de ne pas être partagés par tous !
A la question posée par le Parisien sur les remplacements à l’Education Nationale (pourquoi les profs absents sont-il si peu et si mal remplacés ?), Luc Chatel a « sans doute»  une solution :
« Le système de remplacement dans l’éducation nationale fonctionne mal, est mal organisé, il n’est pas assez souple, il n’est pas assez réactif. [...] J’ai décidé de m’atteler à la tâche. [...] Il faut un système de remplacement des professeurs qui soit plus réactif [...], améliorer le système de remplacements des professeurs par 3 moyens : lire la suite
carte des académies - www.education.gouv.fr
Luc Chatel, ministre de l’éducation nationale, nous propose SA solution au problème du (non-)remplacement des professeurs, un problème dû sûrement aux suppressions de dizaines de milliers de postes à l’éducation nationale.
Sa politique tient en 3 points :
1 – Réactivité, réactivité, réactivité, c’est le mot d’ordre asséné, affirmé. Dès le 1er jour, les autorités académiques devront être mobilisées. Que ne l’ont-elles été jusqu’à lors ? Et surtout, pour que ce mot d’ordre ne relève pas que de la méthode coué, ou du vœu pieux, quels seront les moyens mis en œuvre pour redresser une situation qui ne cesse de s’aggraver ?
2 - Assouplir le système de remplacement, actuellement géré par académies (clic clic sur la carte ci-contre) en permettant l’affectation de personnels d’académies voisines. Cela nécessitera sûrement de (longues ?) négociations, de chambouler les méthodes de travail, d’adapter les logiciels etc, etc. Mais pourquoi pas si cela permet d’améliorer la situation ? Mais respectera-t-on le rôle, la mission et les conditions de travail des professeurs ? Car cette revalorisation des enseignants que le ministre appelle de ses vœux passe aussi par la reconnaissance de la mission des professeurs, la reconnaissance de leurs compétences, et bien sûr des conditions dans lesquelles s’effectue leur mission. Cela conditionne évidemment l’accomplissement de leurs missions, de la meilleure façon possible.
L’exemple pris d’un professeur de Créteil qui serait affecté à Paris n’est pas représentatif des académies du reste de la France. Là où les distances s’expriment en dizaines de kilomètres, on peut traverser la moitié du pays pour traverser les académies de Montpellier à Clermont-Ferrand, de celle de Clermont à celle de Tours, ou de celle de Tours à celle de Rouen. Les échelles ne sont pas les mêmes. Dossier à suivre…
3 – Enfin, pour son troisième point – faire appel au pôle emploi et aux étudiants, ainsi qu’aux retraités de l’éducation nationale, pour remplacer les professeurs, voilà qui peut passer pour un véritable camouflet pour les enseignants, les élèves et les parents. Ainsi que pour les citoyens pour qui la citoyenneté passe aussi par l’éducation de ces jeunes citoyens. La capacité à faire appel à des retraités de l’éducation nationale, cela a-t-il été modélisé ? Des sondages ont-ils été effectué pour évaluer le potentiel de population concernée ? Ou n’est-ce mis en valeur que pour cautionner la « diversification et la richesse»  de ce nouveau système de remplacement.
Notre pays a besoin de jeunes toujours mieux formés, qui devront s’insérer dans une société de plus en plus tournée vers les services et la technologie, et où les compétences et la formation sont des facteurs de plus en plus importants pour l’insertion et la réussite professionnelle et sociale.
Les professeurs, à qui est largement dévolue cette mission d’éduquer notre jeunesse, et qui ont la confiance des parents et d’une large majorité de nos concitoyens, sont-ils voués à être remplacés par des chômeurs et des étudiants ? N’y voyez pas une quelconque opprobre à l’endroit des chômeurs ou des étudiants, mais le métier d’enseignant exige des compétences propres, et de l’expérience. C’est pour acquérir cette expérience qu’au sortir de leurs études, les enseignants effectuent une année de stage accompagné.
Pour que l’éducation nationale puisse rendre ce service à la hauteur des attentes, il faut qu’elle puisse offrir l’éducation à laquelle chaque élève a droit, et non remplir une simple mission de gardiennage, ou pire, de mauvaises expériences éducatives qui pourraient conduire à des échecs scolaires.
Nous comprenons que le but de ne pas remplacer 1 professeur sur 2 lors de ces départs massifs à la retraite permettra des gains budgétaires très importants. Mais à quel prix ?
Etes vous prêts à confier l’éducation et l’avenir de vos enfants à pôle emploi ou à des étudiants ?

Agenda

  • Conseil municipal : mercredi 3 février 2010

    Le Conseil Municipal se réunira le mercredi 4 novembre à 18h30.

    Nous rappelons que le public peut y assister s'il le souhaite. Rien de plus facile, il suffit de se rendre à la mairie de Saint Pierre du Vauvray.

    Plusieurs points à l'ordre du jour :

    1. Créances à admettre en non-valeur de 2009.
    2. Décisions modificatives 2009.
    3. Subventions exceptionnelles Judo Club Vauvray et EAV.
    4. Location du bureau de poste à la mairie.
    5. Participation à la gestion des écoles 2009/2010 des communes extérieurs.
    6. DEBUCY changement de copieur.
    7. Poste à temps complet au secrétariat.
    8. Dossier Groupe Duval modification du cadastre et signature d'une convention.
    9. CASE : convention de financement attribution d'un fonds de concours.
  • SOS ESTUAIRE : Venez manifester le dimanche 31 janvier !

    SOS estuaire !

    A l'occasion des journées internationales de protection des zones humides, le collectif associatif organise le dimanche 31 janvier à 10H une journée de Rencontre et de Découverte de l'Estuaire de la Seine.

    Rendez-vous route industrielle, à l'est de la cimenterie Lafarge (dernier feu rouge), avec des bottes et si possible des jumelles.

    Après la manifestation vers 12H30, pour ceux et celles qui pourront rester toute la journée, nous nous rendrons pour manger dans la salle municipale de ST VIGOR (pique-nique tiré du sac) et nous assisterons vers 14H30 au film/débat sur les richesses écologiques de l'estuaire de Seine.

    Rien n'est écrit, et nous savons que l'action est indispensable pour que d'autres choix écologiques et économiquement durables s'imposent.

    Faisons de cette journée un grand moment de mobilisation pour la biodiversité !!!!

    A bientôt et très bonne année 2010 !!!!

    Patrice BONAY, vice-président de SOS ESTUAIRE

    renseignements > 02 35 42 11 98

Une leçon de realpolitik donnée par M. Frêche.

Ca laisse sans voix !

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Manifestation pour l’Education aujourd’hui à Paris : contre les suppressions de postes et la réduction des moyens dans l’Education nationale.

Une manifestation corporatiste ?

Dans mon collège ZEP, les indicateurs sont là : 80% de catégories socio-professionnelles (CSP) défavorisées.

Que se passe-t-il aujourd’hui ? La DHG (dotation horaire générale) pour la rentrée prochaine vient de tomber. Résultat : 56h d’enseignement en moins.

Par conséquent, des choix devront être faits entre les enseignements proposés dans notre établissement.

On envisage alors des scénarios :

  • Une classe bi-langue (hors-norme), avec seulement 2h d’allemand au lieu de 3 prévues.
  • Une seule LV2 proposée en 4ème.
  • Plus de groupe de latin en 3ème.
  • Plus d’enseignement artistique en classe de 3ème d’insertion.
  • Et des effectifs par classe qui atteindraient près de 25 élèves.

Dans de telles conditions, nos élèves seront victimes d'une double inégalité : des conditions d'enseignement dégradées et moins d'offre d'enseignement.

Est-ce cela le service public ? Est-ce cela une école qui respecte les principes républicains : liberté, égalité, fraternité ?

Donner moins à ceux qui ont le moins : une nouvelle définition de l’égalité à la Coluche…

Fadela Amara, au fait, à quand votre Plan Marshall pour les banlieues ?