


Jérôme Bourlet
Un professeur, une élève, une leçon, une banale petite ville avec un joli parc, un pensionnat, un évêque et de beaux magasins…
Ouverture sur une scène vide, la didascalie est envahissante, le spectateur attend.
Innocent, à quoi s’attend-t-il ? A apprendre des choses peut-être, une leçon, c’est fait pour ça… Mais quelles choses au juste apprendra-t-il ?
Lorsque débute la leçon d’arithmétique, la bonne prévient : « L’arithmétique ça fatigue, ça énerve… »
Pourtant, les additions sont un succès, et lorsque l’élève répond : « Un et un font deux », le professeur s’émerveille : « Vous aurez facilement votre doctorat total, Mademoiselle. »
Pour se soustraire à ce premier échec, le professeur se lancera dans la linguistique et la philologie comparée. Une fois encore, la bonne préviendra : « Monsieur, surtout pas de philologie, la philologie mène au pire… »
Sourd aux injonctions de sa cassandre domestique, le professeur poursuivra sa mission éducative.
Et fatalement, la leçon continue de déraper.
La séance de torture peut alors commencer.
L’humour le plus noir règne au royaume de l’absurde. Ionesco règle ses comptes avec toutes les autorités tyranniques qui, comme la philologie… mènent au pire. Tel un Sisyphe grotesque, le professeur accumule les meurtres pédagogiques.
En 1951, La Leçon est une véritable pièce contestataire. Construite comme une tragédie classique (avec unité de lieu, de temps et d’action), les conventions théâtrales y volent pourtant en éclat : invasion des didascalies, trivialité du mal de dents, meurtre en direct sur la scène, répétition infinie des mêmes actes…
Ne restent sur le champ de ruine que le pessimisme et le nihilisme les plus sombres. Que reste-t-il d’autre après cette œuvre de destruction, que deux complices pitoyables et irresponsables ? Lui l’acteur, et elle le metteur en scène. Lui l’auteur, et nous le spectateur – voyeur complice qui n’a pas bougé le petit doigt pour empêcher ça…
L’issue aurait peut-être été dans la révolte de l’élève, dans la contestation libératrice de l’autorité injuste ?
Le monde est absurde, oui, dira Camus la même année, mais j’ai le pouvoir d’agir pour ne pas être une simple marionnette de mon destin.
Renverser le professeur tyrannique, ç’aurait été clamer à l’instar de Nietzsche (toujours cité par Camus…) que Dieu est mort et que l’homme est responsable de son destin.
Comme une annonce aussi de la contestation joyeuse des baby-boomers de Mai 68 (avec les dérives également pressenties par le grand Camus de L’homme révolté…)
Il est loin le temps où mes parents écolos n’avaient ni voiture ni télé ni téléphone… Samedi dernier à Montreuil, si de nombreux militants avaient utilisé les transports en commun, c’était en revanche une vraie débauche de technologie ! Ca twittait sec dans tous les coins et les blogueurs s’étaient joints aux nombreux journalistes pour filmer les personnalités écolos. Laure rend bien l’ambiance dans son blog, avec des clins d’oeil à ses camarades de la sphère (blogdebix, Seb Musset, reversus, piratages, intox2007).
Oui, mais sur le fond ?
J’ai bien aimé (comme toujours d’ailleurs, je suis fan !) le regard critique d’Olympe sur la parité au sein des têtes de listes régionales : Europe ecologie, peut mieux faire !
J’ai été émue par l’intervention de la femme du journaliste et opposant tunisien Taoufik Ben Brik, emprisonné par le régime du président Ben Ali. Pour que la liberté et la fraternité se conjuguent au présent.
J’ai adoré évidemment Eva Joly, admirable comme toujours ! « Nous ne travaillerons pas avec les banques qui ne quittent pas les paradis fiscaux» ; « Les régions gouvernées par EE ne traiteront pas avec les banques qui donnent des bonus indécents aux traders» : Avec Eva, yes we can !
Car maintenant camarades, c’est le moment de se jeter dans la mêlée, avec nos programmes, nos projets, notre courage et notre volonté, pour prouver qu’enfin nous vivons au présent et opérer la conversion écologique… du rêve en réalité !
Le Conseil Municipal se réunira le mercredi 4 novembre à 18h30.
Nous rappelons que le public peut y assister s'il le souhaite. Rien de plus facile, il suffit de se rendre à la mairie de Saint Pierre du Vauvray.
Plusieurs points à l'ordre du jour :

A l'occasion des journées internationales de protection des zones humides, le collectif associatif organise le dimanche 31 janvier à 10H une journée de Rencontre et de Découverte de l'Estuaire de la Seine.
Rendez-vous route industrielle, à l'est de la cimenterie Lafarge (dernier feu rouge), avec des bottes et si possible des jumelles.
Après la manifestation vers 12H30, pour ceux et celles qui pourront rester toute la journée, nous nous rendrons pour manger dans la salle municipale de ST VIGOR (pique-nique tiré du sac) et nous assisterons vers 14H30 au film/débat sur les richesses écologiques de l'estuaire de Seine.
Rien n'est écrit, et nous savons que l'action est indispensable pour que d'autres choix écologiques et économiquement durables s'imposent.
Faisons de cette journée un grand moment de mobilisation pour la biodiversité !!!!
A bientôt et très bonne année 2010 !!!!
Patrice BONAY, vice-président de SOS ESTUAIRE
renseignements > 02 35 42 11 98

Manifestation pour l’Education aujourd’hui à Paris : contre les suppressions de postes et la réduction des moyens dans l’Education nationale.
Une manifestation corporatiste ?
Dans mon collège ZEP, les indicateurs sont là : 80% de catégories socio-professionnelles (CSP) défavorisées.
Que se passe-t-il aujourd’hui ? La DHG (dotation horaire générale) pour la rentrée prochaine vient de tomber. Résultat : 56h d’enseignement en moins.
Par conséquent, des choix devront être faits entre les enseignements proposés dans notre établissement.
On envisage alors des scénarios :
Dans de telles conditions, nos élèves seront victimes d'une double inégalité : des conditions d'enseignement dégradées et moins d'offre d'enseignement.
Est-ce cela le service public ? Est-ce cela une école qui respecte les principes républicains : liberté, égalité, fraternité ?
Donner moins à ceux qui ont le moins : une nouvelle définition de l’égalité à la Coluche…
Fadela Amara, au fait, à quand votre Plan Marshall pour les banlieues ?
Commentaires récents
bonjour , je rejoins votre combat pour les centralesde penly et ailleurs , mais aussi pour le projet de monsieur le maire de dieppe d'acceuillir les produits nuisibles pour les enfants de dieppe et des [...]
[...] des espèces classées « à sauver en priorité ». Alors encore merci à l’Europe et aux citoyens. Et merci aussi au port qui a tout de même su reconnaître ses erreurs et revenir sur [...]
Mais bien sûr il faudra trouver des solutions quant au financement des jours d'école supplémentaires et du transports. Et en ce moment les collectivités locales s'inquiètent, à juste titre, de la [...]
Il n'y a pas grand chose à ajouter, si ce n'est que les grandes vacances de deux mois correspondaient aux besoins de bras dans les champs pour les récoltes. Il me semble que ce temps est bien loin de [...]
@jérôme L'éducation est un investissement, un pari sur l'avenir, pas l'avenir à 1 an, 2 ans et 2 mois 1/2, mais un pari multiple qui dit que dans 20 ans, la situation de notre société et de notre [...]
Un projet de port méthanier en Normandie : une population en danger !! Notre bourg de 1800 habitants se situe au pied des falaises du pays de Caux, à 6 km d’Etretat. Nous y vivions bien, dans [...]
Un petit rappel sur le nombre de disparition de postes dans l'académie de Rouen : 1657 depuis 2003. Entre les paroles sur la réussite et la réalité, c'est plus qu'un gouffre ! Une autre remarque [...]
@Michel C'est exact. Dès la rentrée 2010 cette année de stage disparaîtra. On "jettera dans l'arène" les jeunes professeurs, pleins de bonne volonté, de vigueur et d'espoirs, mais inexpérimentés [...]
Votre commentaire est intéressant et vos remarques sont justes. Mais vous dites : « C’est pour acquérir cette expérience qu’au sortir de leurs études, les enseignants effectuent une année de [...]
Que vont apprendre les étudiants aux lycéens, aux collégiens ou aux élèves? On a qu'à les envoyer dans les centres aérées!
[...] sa famille ainsi qu’avec Claude Taleb, homme politique écologiste de Rouen et Laetitia de SaintPierre Express. D’ailleur, à ce sujet, vous pouvez voir la très instructive vidéo d’Univers-Nature [...]
Soutenons les travailleurs français, achetons français ! Ce n'est pas du nationalisme c'est du protectionisme ! Encore une preuve que le libre échange n'aide pas les français mais plutôt les patrons [...]
Ou encore : "A force de se regarder dans l'eau, l'homme finit par croire que les poissons vivent dans les arbres..."
"Parce qu’il vit dans l’eau, on ne voit pas les larmes du poisson qui pleure."
C'est dingue ! Il n'y a pas d'autres mots. Les lobbies des sushis sont ils si puissants ?