culture

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Simone de Beauvoir : La Vieillesse (1970)

Harold et Maude

Profitant des vacances pour relire l’adaptation théâtrale faite par Jean-Claude Carrière du scénario américain d’Harold et Maude en 1971 (une apologie de la liberté et de la contestation pacifique et joyeuse : à lire ou à relire !), je suis tombée sur un extrait, tellement moderne et pertinent, de La Vieillesse de Simone de Beauvoir :
« Quand Bouddha était encore le prince Siddharta, enfermé par son père dans un magnifique palais, il s’en échappa plusieurs fois pour se promener en voiture dans les environs. A sa première sortie il rencontra un homme infirme, édenté, tout ridé, chenu, courbé, appuyé sur une canne, bredouillant et tremblant. Il s’étonna et le cocher lui expliqua ce que c’est qu’un vieillard : « Quel malheur, s’écria le prince, que les êtres faibles et ignorants, grisés par l’orgueil propre à la jeunesse, ne voient pas la vieillesse ! Retournons vite à la maison. A quoi bon les jeux et les joies puisque je suis la demeure de la future vieillesse. »
(…)
Cessons de tricher ; le sens de notre vie est en question dans l’avenir qui nous attend ; nous ne savons pas qui nous sommes, si nous ignorons qui nous serons : ce vieil homme, cette vieille femme, reconnaissons-nous en eux. Il le faut si nous voulons assumer dans sa totalité notre condition humaine. Du coup, nous n’accepterons plus avec indifférence le malheur du dernier âge, nous nous sentirons concernés : nous le sommes.» 


Les enfants de Tabagne vous remercient !

Les enfants de Tabagne vous remercient !
Voici le courrier électronique et les photographies reçues hier de Tabagne. Kouakou Adaye, notre correspondant, a écrit :
Bonsoir Henri,
Depuis le 28 Mai 2010, j’ai officiellement procédé à la remise des 168 cartons d’ouvrages scolaires et de culture générale à Monsieur le Principal du Collège Moderne de Tabagne, au Conseiller des Ecoles primaires, au Président du Comité de gestion du Collège Moderne et au Président de l’Association des élèves qui correspondent avec leurs amis du Collège de Pierre Mendès France, en présence de Monsieur le Sous-Prefet de Tabagne, des professeurs du Collège Moderne, des instituteurs des Ecoles primaires de Tabagne et de la Notabilité villageoise.
Vous trouverez quelques photos car les personnes que j’ai chargées des prises de vues n’ont pas su manipuler les appareils convenablement.
J’ai un enregistrement vidéo dont je cherche la forme technique pour vous le faire parvenir.
Nous avons connu une sympathique cérémonie avec une forte mobilisation des écoles primaires comme vous le verrez sur les photos.
Je voudrais vous informer que Monsiuer le Sous-Prefet, qui est très impliqué sur dossier, voudrait nous voir financer la création d’une bibliothèque à partir des ouvrages offerts par votre organisation.
La question est à l’étude. J’ai donné mon avis favorable à la condition que nous pussions obtenir une salle sécurisée. Je pense qu’avec le Concours de M. KOUMAN LAMINE nous pourrons confectionner les étagères et tous les meubles nécessaires au fonctionnement d’une bibliothèque scolaire.
Encore une fois je voudrais renouveler et vous traduire les remerciements de toutes les populations de Tabagne pour le don de livres.
Quand nous aurons achevé la bibliothèque je vous enverrai des photos plus illustratives de vos efforts.
Merci et à bientôt.
ADAYE

Y’A Bon Awards : les « Auvergnats » du gouvernement récompensés !

Rokhaya Diallo, la présidente des Indivisibles
Jeudi 27 mai dernier, l’association Les Indivisibles a organisé sa deuxième cérémonie des Y’A Bon Awards. Cette cérémonie parodique récompense avec humour (noir, forcément…) les propos de personnalités publiques ayant le mieux alimenté le racisme cette année. Pendant près de deux heures, les phrases racistes plus fantaisistes les unes que les autres se sont succédées sur a scène de la Bellevilloise, devant un parterre à la fois hilare et atterré par l’imagination de ces leaders d’opinion !
Créée en janvier 2007, l’association les Indivisibles rassemble une centaine de militants qui déconstruisent, grâce à l’humour et à la dérision, les préjugés ethno-raciaux et en premier lieu, celui qui nie ou dévalorise l’identité française de certains citoyens en raison de leur faciès, de leur nom ou de leur pratique religieuse. Avec les Y’A Bon Awards, Les Indivisibles souhaitent responsabiliser l’opinion publique et les médias face à la diffusion de ces préjugés largement répandus et entretenus par les personnalités publiques. Cette soirée est l’occasion de rappeler qu’il n’existe pas de hiérarchie dans la citoyenneté, la France étant aujourd’hui un pays aux couleurs, aux religions et aux influences culturelles plurielles.
Cette année a été un excellent cru en matière de sorties racistes ! Nous remercions nos responsables politiques d’avoir lancé le « grand » débat sur l’identité nationale, qui a réveillé de nombreuses vocations de lauréats aux Y’A Bon Awards.
Des lauréats inattendus ont été distingués. Ainsi Jacques Séguéla et Christophe Barbier ont fait leur première apparition remarquée cette année. Ce palmarès est marqué par la présence massive d’Auvergnats dans les personnes de Brice Hortefeux, doublement récompensé de deux bananes dorées, et de la secrétaire d’Etat Fadela Amara. Les membres de l’UMP tels Claude Bodin, Yanick Paternotte, André Valentin et Nicolas Sarkozy se sont montrés particulièrement performants.
Quant à Eric Zemmour, il a vu ses efforts récompensés cette année, le jury a salué sa persévérance, après que le trophée lui ait échappé de peu en 2009.

Festival « les soirées du Caméléon»  du 12 au 15 mai 2010 à Val de Reuil

Les soirées du caméléon
Le festival « Les Soirées du Caméléon », rendez-vous régulier des amateurs de musiques amplifiées aura lieu en 2010, du 12 au 15 mai au théâtre des Chalands. Conjointement organisé par l’école de musique et la direction des affaires culturelles de la Ville de Val-de-Reuil, ce festival s’inscrit dans une dynamique de rencontres artistiques.
Pour sa neuvième édition notre caméléon mélomane vous invite à partager son festival, toujours aussi riche en couleurs, sous le signe des rencontres, de la diversité et de la fête.
Du rock, du rap, du reggae, du jazz, de la funk, de l’électro…. Un beau mélange de musiques, d’ambiances et de sonorités.
Et si cette année, les grandes formations sont à l’honneur (dix musiciens autour du rappeur Beat Assaillant, une petite douzaine pour Percubaba et jusqu’à quatorze avec le collectif de l’Electrik GEM), des concerts plus intimistes sont aussi au programme. Il y aura du monde sur scène, cette année… près d’une soixantaine de musiciens.
Alors, au printemps, restez curieux, laissez-vous tenter… et suivez le Caméléon !!!

Programmation

Mercredi 12 mai 2010
SéJalan
Jeudi 13 mai 2010
Vendredi 14 mai 2010
Samedi 15 mai 2010

Tabagne : les livres arrivent à bon port !

chargement des livres pour Tabagne
Hier, nous avons reçu un courrier électronique de notre contact en Côte d’Ivoire, Kouakou Adaye, originaire de Tabagne, actuellement chirurgien et membre du Rotary Club à Abidjan. Adaye nous informe de la livraison officielle de nos livres au Collège Moderne de Tabagne. Ci-joint une photo prise après la livraison à la gare routière et avant chargement pour Tabagne.
Cette excellente nouvelle nous encourage à poursuivre la collecte des livres pour l’Afrique, par le biais de l’association Toumaï, qui a été enregistrée en Sous-Préfecture le 22 mars dernier.
La prochaine action devrait avoir pour destination le Congo, le pays d’origine du vice-président de notre association, Gilbert Matongo.
N’hésitez pas à nous contacter pour tout don de livres ou pour quelques heures de bénévolat.
Un grand merci encore à Henri Sobowiec pour l’efficacité de ses contacts !
Merci aussi aux jeunes filles qui ont su faire preuve de générosité et de solidarité en participant à cette action. Rendez-vous l’année prochaine au lycée ? Rêvons que leur exemple serve de modèle à leurs jeunes camarades…

Y a-t-il une culture élitiste ?

Madame, nous, l'opéra on n'y comprend rien !

Discussion passionnée et passionnante avant-hier avec les copains de saintpierre-express, sur le thème : faut-il opposer culture « élitiste » et culture « populaire » ?

« Elitiste » signifierait réservée à une « élite » sociale et intellectuelle : musique classique, jazz, opéra, théâtre, littérature, peinture… « Populaire » devenant alors un synonyme péjoratif de culture de masse bas de gamme.

On connaît les difficultés qu’a eu le polar, considéré comme une « littérature de gare », à entrer dans la (grande) Littérature. Idem aujourd’hui pour la BD, le slam ou le rap, encore considérés comme des genres « mineurs ».

« Pop Art » ou musique « Pop » avaient pourtant bien essayé en leur temps de forcer les portes closes de la culture des musées, dans un joyeux foutoir libérateur !

Aujourd’hui, on voit se renforcer les frontières, se construire des murs entre les cultures. Ma culture versus ta culture. On n’est pas du même quartier, on n’a pas le même âge, on n’a pas fréquenté les mêmes bancs, « tu peux pas comprendre »

Qui jouera le rôle de passeur de frontière ? On voit ici l’importance de l’accompagnement culturel.

« Entrouvre la porte, certains la pousseront », j’ai bien aimé cette métaphore de Pierre.

Rendre la culture, dite « élististe », populaire, cela passe par une véritable politique en matière d’éducation, d’accompagnement à la culture, de transports aussi.

Pour en lire plus…

Ionesco nous donne une Leçon au Moulin de Louviers

la philologie mène au pire…

Mardi 2 février à 20h30
Jeudi 4 février à 14h30
Vendredi 5 février à 19h30


Un professeur, une élève, une leçon, une banale petite ville avec un joli parc, un pensionnat, un évêque et de beaux magasins…

Ouverture sur une scène vide, la didascalie est envahissante, le spectateur attend.

Innocent, à quoi s’attend-t-il ? A apprendre des choses peut-être, une leçon, c’est fait pour ça… Mais quelles choses au juste apprendra-t-il ?

L’élève arrive, « polie, bien élevée, mais bien vivante, gaie, dynamique ».
Une bonne apparemment secondaire orchestre la manœuvre.
Puis entre en scène le professeur, « excessivement poli, très timide, très correct… très professeur ».


Lorsque débute la leçon d’arithmétique, la bonne prévient : « L’arithmétique ça fatigue, ça énerve… »
Pourtant, les additions sont un succès, et lorsque l’élève répond : « Un et un font deux », le professeur s’émerveille : « Vous aurez facilement votre doctorat total, Mademoiselle. »

Hélas, la leçon dérape bientôt avec la soustraction…

Pour se soustraire à ce premier échec, le professeur se lancera dans la linguistique et la philologie comparée. Une fois encore, la bonne préviendra : « Monsieur, surtout pas de philologie, la philologie mène au pire… »

Sourd aux injonctions de sa cassandre domestique, le professeur poursuivra sa mission éducative.

Et fatalement, la leçon continue de déraper.

La séance de torture peut alors commencer.

L’humour le plus noir règne au royaume de l’absurde. Ionesco règle ses comptes avec toutes les autorités tyranniques qui, comme la philologie… mènent au pire. Tel un Sisyphe grotesque, le professeur accumule les meurtres pédagogiques.

En 1951, La Leçon est une véritable pièce contestataire. Construite comme une tragédie classique (avec unité de lieu, de temps et d’action), les conventions théâtrales y volent pourtant en éclat : invasion des didascalies, trivialité du mal de dents, meurtre en direct sur la scène, répétition infinie des mêmes actes…

Ne restent sur le champ de ruine que le pessimisme et le nihilisme les plus sombres. Que reste-t-il d’autre après cette œuvre de destruction, que deux complices pitoyables et irresponsables ? Lui l’acteur, et elle le metteur en scène. Lui l’auteur, et nous le spectateur – voyeur complice qui n’a pas bougé le petit doigt pour empêcher ça…

L’issue aurait peut-être été dans la révolte de l’élève, dans la contestation libératrice de l’autorité injuste ?

Le monde est absurde, oui, dira Camus la même année, mais j’ai le pouvoir d’agir pour ne pas être une simple marionnette de mon destin.

Renverser le professeur tyrannique, ç’aurait été clamer à l’instar de Nietzsche (toujours cité par Camus…) que Dieu est mort et que l’homme est responsable de son destin.

Comme une annonce aussi de la contestation joyeuse des baby-boomers de Mai 68 (avec les dérives également pressenties par le grand Camus de L’homme révolté…)

Coup de foudre pour 2 albums : Tigre le dévoué et Homme-Requin, deux contes traditionnels chinois somptueusement illustrés

Des contes traditionnels chinois somptueusement illustrés.

Créée en 2007, la maison d’édition interculturelle HongFei Cultures propose de superbes livres illustrés pour enfants « … et tous ceux qui ont été un enfant»  (dont je fais partie, pas vous ?).
Tigre le dévoué (avril 2009) et Homme-Requin (octobre 2009) sont deux contes chinois magnifiques de Shen Qifeng. L’un, illustré façon Art nouveau par la précieuse Agata Kawa, raconte l’amour impossible d’une Belle et d’une Bête, avec pour devise : « Le vrai dévouement est celui d’un être fier ; la vraie fierté est celui d’un être dévoué» .
L’autre, illustré par Gaëlle Duhazé, est une histoire fantastique et onirique de chagrin d’amour, de larmes et de perles, de monstre au coeur pur, où « le vrai sentiment n’a pas de prix» . Un vrai conte, qui nous plonge dans les profondeurs troubles des sentiments…

En chemin elle rencontre : contre les violences faites aux femmes

Un bel album collectif vient de paraître, publié par les éditions Des ronds dans l’O avec le soutien d’Amnesty International.

« En France, une femme meurt tous les 2 jours et demi sous les coups de son conjoint, environ 70 000 adolescentes de dix à dix-huit ans sont menacées d’être mariées de force, entre 55 000 et 65 000 fillettes ou femmes sont mutilées ou menacées de l’être.
Chaque année dans le monde, 5 000 femmes sont tuées au nom de l’honneur, des centaines de milliers de femmes sont victimes de la traite en vue de la prostitution… Pour que les femmes osent parler, pour briser le silence, pour une prise de conscience et de responsabilité, les artistes, femmes et hommes, se mobilisent pour la défense du droit humain. »

A découvrir au festival de bande dessinée NormandieBulle à Darnétal les 26 et 27 septembre prochains.

Plus d’infos sur le site du festival

La Gare aux musiques à Louviers : un lieu de création, de formation, d’animations et de rencontres musicales

La gare aux musiques de Louviers est une ancienne gare ferroviaire, réhabilitée et accueillant aujourd’hui 2 studios de répétition. Ces studios servent aux enregistrements multipistes, grâce à une plateforme numérique 72 pistes Mackie D8B. C’est un lieu de création, de formation, d’apprentissage, de diffusion, d’information, d’animations et de rencontres musicales.

Toute personne peut réserver l’un des 2 studios pour faire de la musique.

Plusieurs concerts sont prévus dans l’année : programmation disponible à la Gare aux musiques.

Lire la suite pour connaître les tarifs, les horaires et les coordonnées de la Gare aux musiques.

appel au rassemblement - régionales 2010

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