Laetitia Sanchez

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Transports – Une nouvelle gare à Évreux ? Ce que veulent les Eurois, c’est plus de trains pour la Normandie

Communiqué de Presse, le 29 novembre 2016

Une nouvelle gare à Évreux ? Ce que veulent les Eurois, c’est plus de trains pour la Normandie

L’idée du jour concernant la réalisation d’une nouvelle gare dans le quartier de Nétreville à Évreux semble faire l’unanimité chez les élus. Il s’agirait d’une gare alternative à la « gare betterave » excentrée, initialement envisagée. Elle est censée s’inscrire sur le nouveau tronçon Évreux-Mantes, retenu dans les phases prioritaires du projet Ligne Nouvelle Paris-Normandie (LNPN). Ce tronçon ne répond pas à une nécessité matérielle mais à un besoin politique. Le tronçon actuel Évreux-Mantes est-il saturé ? Non, il ne l’est pas. Le seul tronçon saturé et prioritaire est le tronçon Mantes-Paris, dont les travaux doivent être engagés au plus vite.

Les partisans de cette nouvelle gare nous déclarent, sans trop nous expliquer, l’intérêt d’adhérer à ce choix pour enfin satisfaire les relations d’Évreux avec l’Agglo Seine-Eure et la métropole rouennaise. Rappelons qu’entre Rouen et Évreux, ce sont près de 10 000 déplacements qui s’effectuent par jour, en incluant les déplacements de l’agglomération Seine-Eure vers les deux préfectures.

Mais, toutes les gares qui fonctionnent bien sont en cœur de ville, ce sont celles qui permettent l’accès piétons au centre-ville, qui sont reliées au transport public urbain… Cette nouvelle gare de Nétreville serait simplement située 6 km avant la gare actuelle pour les trains en provenance de Mantes, à proximité d’un échangeur routier avec la RN 154 !

Une nouvelle gare périphérique permettrait-elle d’envisager enfin une liaison ferrée entre Évreux et  Rouen, la métropole normande ? Cette nouvelle gare permettrait-elle d’améliorer la liaison ferrée entre Caen, capitale normande, et la métropole de Rouen ? À ces deux questions cruciales pour les Normands la réponse apportée est malheureusement négative.

La seule réponse en matière de mobilité normande qu’apporterait cette nouvelle gare de Nétreville, située à proximité de l’échangeur de la RN 154, ce serait une liaison routière par le car (le car SNCF VTNI, le car départemental, ou un car Macron…) ou bien par la voiture.

Ces liaisons routières, qui n’offrent pas la même qualité de mobilité que le train, sont plus polluantes et émettrices de CO2. Elles sont surtout la conséquence du fantasme politique actuel en faveur des autoroutes et des TGV – en liaison avec de juteux programmes de spéculation foncière et immobilière – au détriment de l’environnement et de la qualité de vie.

Avec ou sans gare à Nétreville, si vous habitez à Évreux, vous pouvez vous rendre à Paris ou à Caen par le train mais pas à Rouen ! Le rayonnement normand de la métropole rouennaise se trouve ainsi grandement pénalisé.

Exigeons ensemble une liaison ferrée utile pour tous les Normands : la liaison Évreux-Rouen. Ce serait bon pour la mobilité des Eurois ; bon pour l’attractivité de la métropole rouennaise ; c’est en outre une piste de solution pour améliorer la liaison Rouen-Caen via Évreux.

À l’heure où les responsables politiques doivent s’emparer des enjeux climatiques, un investissement dans une liaison ferroviaire utile et nécessaire devrait primer sur les réponses routières et autoroutières.

Une liaison ferrée Rouen-Évreux-Caen serait plus bénéfique au rayonnement d’une métropole moderne et durable qu’un contournement autoroutier de Paris à péage, via la liaison A28-A13 – faussement qualifiée de contournement de Rouen (1). L’argent des contribuables normands serait plus utilement employé pour un service ferroviaire de qualité que pour accorder de nouveaux bénéfices aux sociétés d’autoroutes (2). C’est le sens des responsabilités, vis-à-vis du climat, des enjeux de mobilité et des finances publiques.

Pour le Groupe Normandie Écologie – EELV, 

Laëtitia SANCHEZ, présidente et conseillère régionale

 

(1) La liaison A28-A13 amènera par ailleurs la privatisation du tronçon routier de la RN 154 entre Rouen et Évreux, comme c’est déjà le cas après Évreux, côté Eure-et-Loire, où la RN 154 est en voie d’être requalifiée en autoroute A154 (pour plus d’informations lire : FEUILLEUX François, « Voici le tracé de la future autoroute A154 en Eure-et-Loir », L’Écho Républicain, 16 novembre 2016. Accessible en cliquant ici).

(2) Les sociétés d’autoroutes ont été épinglées à ce titre par la Cour des comptes (pour plus d’informations lire : COUR DES COMPTES, « Les relations entre l’État et les sociétés concessionnaires d’autoroutes », 24 juillet 2013. Accessible en cliquant ici).

 

Contact : 

Groupe des Élu-e-s Normandie Écologie – EELV

73 rue Martainville – 76000 Rouen / 02 35 89 01 75 / elus-normandieecologie@eelv.fr

Le département de l’Eure fermera plusieurs collèges et financera une autoroute

cec27Communiqué de presse du groupe Communiste, Écologiste et Citoyen du Conseil départemental de l’Eure
Fermeture de collèges et financement de l’autoroute.
Gouverner c’est choisir :
le département fermera plusieurs collèges et construira des routes
Éducation et l’environnement sont-ils les préoccupations de M. Lecornu ? Le président du département de l’Eure a supprimé de nombreuses aides aux associations œuvrant dans le champ de l’environnement, de l’éducation, de la culture ou du sport. Un exemple, en 2015, où il sacrifie l’opération “Collège au cinéma” en cessant de financer le transport : vous habitez la vallée de l’Andelle, et vous voulez aller au cinéma. Tant pis pour vous, le département ne finance plus.
La même année, le collège Pierre Mendès France fait partie des premiers collèges à voir installer la vidéosurveillance. “N’oublions pas que les premières victimes de la délinquance sont les jeunes”, avait déclaré Sébastien Lecornu, stigmatisant la jeunesse de Val de Reuil.
Bilan ? Un poste d’Assistant d’Éducation en moins au collège Pierre Mendès France l’année qui suit l’installation des caméras. Quand on sait que la sécurité des élèves est avant tout assurée par la présence d’adultes responsables, et présents sur les lieux.
Les budgets des collèges sont tous en baisse : 15% de moins en moyenne, et jusqu’à 50% dans certains établissements. La FCPE s’est alarmée de l’avenir éducatif réservé à nos enfants dans le département. Des moyens humains en baisse, moins d’enseignants, moins de personnel d’encadrement, c’est moins d’éducation, et moins de sécurité.
Aujourd’hui, le département franchit un pas supplémentaire en annonçant la fermeture de plusieurs collèges.
Pierre Mendès France serait l’un des premiers. Cette petite structure à taille humaine, bien implantée au milieu des populations, ouverte sur la ville – la dalle à Val-de-Reuil -, jouxte les lieux de culturels et sportifs. Théâtre et cinéma sont accessibles en quelques instants par chemin uniquement piéton. La gare accessible à pied en toute sécurité pour pouvoir se rendre vers les capitales culturelles. Une relation de confiance établie entre habitants, parents d’élèves, d’une part, et personnels et enseignants, d’autre part, grâce à la proximité. Certes, il s’agit d’un public défavorisé, mais un public sécurisé. Pas par les caméras, mais par la qualité de la relation entre population et éducation, par la confiance, et la proximité.
Peut-on prétendre résoudre le problème énergétique en fermant l’établissement, plutôt qu’en l’isolant ? Cela amènera à concentrer les élèves sur deux gros collèges que tout opposera : le collège REP + de Val de Reuil vs le prestigieux collège Montaigne du Vaudreuil.
Nous aurons perdu la proximité avec la population, et nous resterons avec une friche de béton, patrimoine architectural de la ville, dont nous ne saurons que faire. C’est un abandon, une défaite.
Le Président du Département l’a annoncé dans un courrier au maire de la ville, sans même que les instances de l’éducation nationale en soient averties. Ne pouvait-il attendre le Conseil Départemental de l’Education National du 24 juin, qui est le lieu de dialogue et de démocratie entre les différents acteurs de l’éducation dans le département ? Ces méthodes autoritaires sont inadmissibles.
Monsieur Lecornu cherche à faire des économies à tous prix, en manquant au rôle qui est celui du département : un rôle social de proximité. Combien a coûté au département la chasse aux fraudeurs du RSA, pour au final que compter que 99 personnes qui ont changé de domicile ? Plutôt que de stigmatiser là encore les plus défavorisés, rappelons qu’au contraire c’est une personne sur deux, éligible, qui renonce à faire valoir ses droits.
Le même 20 juin où M. Lecornu présentera son plan pluriannuel pour les collèges, le département émettra un avis favorable pour la construction d’une autoroute en concession, la liaison A28-A13. Pour le département de l’Eure, ce sera potentiellement 14% du financement de la moitié du milliard d’euros que coûtera l’infrastructure, soit au minimum 70 millions d’euros, hors taxes, sans compter les 15 à 20 millions supplémentaires qu’il faudrait pour relier les départementales (RD6014, RD6015 et RD321) à l’autoroute.
Les finances du département trouveraient ces dizaines de millions d’euros, et voudrait faire des économies de quelques centaines de milliers d’euros en fermant des collèges ? Ne détournons-nous pas l’argent public, celui des contribuables, de sa vocation. Que le département joue son rôle, pour l’intérêt général et pour l’avenir.
Il est inenvisageable que l’État assume seul la part du financement public. Bien qu’il pourra, lui, escompter récupérer une partie de son investissement par la TVA. Mais qu’en sera-t-il pour les collectivités en ayant la compétences : les 2 départements et la métropole.
Allons-nous abdiquer sur nos missions sociales, éducatives, culturelles, d’entretien des voiries et des transports, pour investir à perte dans une autoroute inutile à la population du département ?
Maryannick DESHAYES,
Gaëtan LEVITRE,
Andrée OGER,
Serge MASSON,
Conseillers départementaux du groupe Communiste, Ecologiste et Citoyen

Donner un prix à la nature : vraie ou fausse solution ? (Journées d’Eté d’Europe Ecologie Les Verts – août 2015)

Donner un prix à la nature : vraie ou fausse solution ?
La Nature en vedette, normal chez des écologistes !
Partout, il est difficile de défendre les droits du vivant, quand les intérêts financiers priment sur l’intérêt général.
A l’occasion du débat sur la Loi Biodiversité – qui va passer en seconde lecture à l’Assemblée Nationale à la rentrée – la députée écologiste Laurence Abeille a convié un débat passionnant sur la Nature, en plénière des Journées d’Été d’Europe Écologie – Les Verts (août 2015).
A travers notamment la création de “banques de biodiversité”, la question est posée du “prix” qu’on peut donner à la Nature.
Pour répondre à cette question, Laurence Abeille a convié quatre personnalités :


Donner un prix à la nature : vraie ou fausse… par EuropeEcologie

Prenez le temps de regarder cette conférence très riche. Où il est question de la “valeur” intrinsèque de la nature, indépendamment des “services” qu’elle nous rend – selon une vision instrumentale et comptable, celle d’un “capital naturel” ou de “ressources naturelles”, où chaque perte pourrait être “compensée”.
Pascal Canfin énonce pour finir les trois outils de régulation dont disposent les politiques :

  • la norme (un mécanisme administratif et juridique pour éviter, protéger) ;
  • la taxe (un mécanisme de compensation socialisé : par exemple une taxe carbone, selon le principe pollueur-payeur) ;
  • et enfin le marché (un mécanisme où l’on délègue au privé la fixation des prix).
Concernant la Nature et la biodiversité, tous les intervenants s’accordent pour préférer la protection par la norme, plutôt que la spéculation par les banques de compensation.
Pascal Canfin conclut par une citation d’Oscar Wilde : “Le cynique est celui qui connait le prix de tout et la valeur de rien.”

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Pédaler pour le climat : le Tour de France Alternatiba passe en Normandie

En France en 2014, le nombre de vélos vendus a dépassé celui des voitures.
“Petite Reine”, Tour de France : la France aime le vélo !

En France en 2014, le nombre de vélos vendus a dépassé celui des voitures. Pourtant, 70% des déplacements se font toujours en voiture. Parmi ces déplacements, 1 trajet sur 4 fait moins de 3 kilomètres !
Encombrement de l’espace public, pollution, bruit, effets sur la santé, budget (5700€ par an en moyenne) : nous avons tous à gagner à nous déplacer autrement.
C’est bon pour la santé, c’est bon pour la planète, c’est bon pour le porte-monnaie. Et c’est même bon pour l’économie !
Le vélo, c'est la santé ! Imaginez tout ce que vous pourriez faire avec 5700€… Mais c’est comme la cigarette : c’est dur d’arrêter ! On est accros à nos habitudes, et les changer demande un effort. Pourtant on se sent si bien quand on a réussi la désintox :)
Sortir le vélo du garage et rouler avec, c’est gratuit, ça détend, et pas seulement le week-end. Prendre 20 minutes pour faire ses 5 kilomètres, c’est aussi faire son sport quotidien. L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) le préconise : une activité physique quotidienne est le moyen de lutter contre les maladies (cancers, maladies cardio-vasculaires) liées à la sédentarité, classée comme le quatrième facteur de risque de décès dans le monde.
Et même, depuis le 1er juillet 2015, avec la loi sur la Transition énergétique qui a été votée cet été, nos employeurs devront nous payer pour venir travailler à vélo :)

Le Tour-tandem Alternatiba

Et puis, il y a ces filles et ces gars qui ont décidé de militer avec leurs mollets. Partis de Bayonne en juin avec des vélos-tandems de 3 et 4 places, ces basques adeptes de la non-violence font un tour de France d’un nouveau genre, convivial, solidaire, engagé. Les yeux à hauteur d’homme, avec leurs drôles d’engins où l’on pédale ensemble, leur passage ne laisse pas indifférent.
Le 10 août, à la moitié de leur parcours, plus de 160 000 personnes ont déjà participé à une étape (village alternatif, vélorution…) 300 personnes à Rouen, et 233 à Pont-Audemer, au coeur du mois d’août !
C’est la mise en acte d’un modèle coopératif et autogéré, où chacun-e pédale pour tous, dans la même direction.
Et ça marche, ou plutôt ça roule ! Alors oui, on se dit qu’un autre monde est possible, sans compétition ni épuisement de tout et tous (ressources naturelles, ressources humaines : même combat !)
Les dirigeants du monde sont attendus à Paris en décembre 2015 pour la COP21, la conférence qui doit inscrire les engagements des Etats pour lutter contre le dérèglement climatique.
Dès aujourd’hui, des citoyens se mobilisent pour dire qu’un autre monde est possible et que les alternatives existent déjà. Le rôle des politiques est d’agir pour le bien commun, agir pour garder un monde vivable. C’est le moment des choix, le moment de réorienter nos politiques locales et nationales vers des activités utiles et non destructrices.
Allez, petit clin d’oeil de Txetx à M. Laurent Fabius, qui présidera la COP21 en décembre : Monsieur le Ministre, renoncez au projet inutile d’autoroute reliant l’A28 et l’A13.
Pour tout savoir sur ce #GPII normand à 1 milliard d’€, qui détruirait 600 hectares d’une terre normande déjà bien malmenée, en impactant 33 communes.
Pour participer à la pétition-photo de Non à l’Autoroute :
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Vivre à la campagne

auprès de mon arbre
C’est le printemps ! Primevères, jonquilles, jacinthes, forsythias, violettes et giroflées, saules pleureurs, prunelliers, c’est une explosion de fleurs, d’odeurs, de couleurs.
Les agneaux sont nés, les oiseaux s’égosillent à l’aube, et même les hirondelles sont de retour…
Seules les abeilles sont curieusement absentes de la fête… (vivement l’interdiction, enfin, des insecticides néonicotinoïdes qui les déciment).
Quelle joie d’avoir quitté la ville et ses pics de pollution, de plus en plus précoces, fréquents et longs, pour élever nos enfants au “bon air de la campagne”. La Seine, les coteaux, nous enchantent chaque jour sur le chemin de l’école.
Mais quelle frénésie s’est emparée de nos édiles qui font couper les arbres partout dans le village ? Saule majestueux qui embellissait et maintenait la berge ; allée de peupliers qui asséchait le terrain de sport, tout en masquant l’énorme silo de béton qui n’embellit guère la promenade du halage ; deux arbres qui ombraient la sortie de l’école en été ; cerisiers fleurs… tout y passe.
D’accord pour débroussailler les bords de Seine et de chemins : d’accord, mais pourquoi s’attaquer à tous les arbres ?
Encore un coup pour faire chier les petits chiens et les écolos ? Ou bien y a-t-il une raison, genre : “Une belle allée béton-graviers, c’est quand même bien plus propre que de la nature  ?”
Ah, vivre à la campagne… KAÏÏÏÏÏ !
vivre à la campagnevivre à la campagnevivre à la campagnevivre à la campagnevivre à la campagnevivre à la campagnevivre à la campagnevivre à la campagnevivre à la campagnevivre à la campagnevivre à la campagnevivre à la campagnevivre à la campagnevivre à la campagnevivre à la campagnevivre à la campagnevivre à la campagnevivre à la campagnevivre à la campagnevivre à la campagnevivre à la campagnevivre à la campagnevivre à la campagne

L’association “Non à l’autoroute” A28-A13 a fait salle comble pour son débat public : les prochaines actions

Il a fallu rajouter des chaises, et de nombreuses personnes sont même restées debout, dans l’Auditorium de l’école de musique de Val de Reuil, ce mercredi 12 mars 2014.
A l’invitation de l’association « Non à l’autoroute », environ 250 personnes se sont déplacées pour avoir des informations et débattre du projet de liaison A28-A13.
Merci à tous les militants de l’association qui depuis des semaines ont distribué des milliers de tracts, dans les communes, à la gare, sur les marchés.
L'association 'Non à l'autoroute' A28-A13 a fait salle comble pour son débat public : les prochaines actions. Droit à l'image : © Olivier Sinombre

Un projet ressorti des cartons il y a quelques mois.

En juin dernier, la parution du Schéma National des Infrastructures Terrestres a placé la liaison A28-A13 dans le premier lot des investissements d’infrastructures prioritaires.
Or, le dernier débat public sur le sujet date de 2005.
La validité d’un débat public est normalement de 5 ans.
Pourtant, nous avons appris il y a quelques semaines qu’il n’y aurait pas de nouveau débat public, mais 9 réunions de concertation, vraisemblablement au début de l’été.
Avec une différence de taille entre un débat public et une concertation :
  • le débat a pour objet de se prononcer sur l’opportunité et l’acceptabilité d’un projet ;
  • la concertation est une information sur la mise en place du projet, avec les « compensations » éventuelles à y adjoindre.
L’association « Non à l’autoroute » dénonce cette absence d’un nouveau débat public : les données ont évolué depuis dix ans, avec notamment un nouveau tracé, et un projet autoroutier global, en lieu et place de la rocade et du « barreau eurois » dont il était question en 2005.
C’est à ce titre que l’association a souhaité organiser elle-même un débat. Nous remercions Denis Cheyssous, l’animateur de l’émission de France Inter « CO2 Mon Amour », pour l’intérêt qu’il porte à ce sujet. Nous le remercions d’avoir accepté notre invitation à venir animer le débat, à titre de « citoyen engagé ». Il a ainsi rappelé à la salle mobilisée les deux pollutions majeures qui minent nos sociétés modernes : l’indifférence et la résignation.
Les élus locaux, informés de cette réunion, ne se sont pas déplacés, hormis le maire de Val de Reuil, Marc-Antoine Jamet, la conseillère générale Janick Léger (la conseillère générale Leslie Cleret s’est excusée), plusieurs membres du conseil municipal de Léry, et des candidats à l’élection municipale des communes de Val de Reuil, Louviers, Léry, Igoville, Pitres…
Plusieurs intervenants ont répondu aux questions de Denis Cheissoux et de la salle :
  • Francis Bia, administrateur de « Haute-Normandie Nature Environnement », mobilisé depuis de très longues années sur le sujet du contournement Est de Rouen ;
  • René Hamon, président d’honneur de l’association ;
  • Jérôme Bourlet, conseiller régional et membre actif de l’association ;
  • Jean-Luc Léger, membre du CESER de Haute-Normandie et vice-président de l’association ;
  • François Merle, élu à la Communauté d’agglomération Seine-Eure et membre de l’association ;
  • Sophie Ozanne, membre de l’association ;
  • Christine Buquet-Collen, membre de l’association ;
  • La présidente de l’association « Non à l’autoroute », Valérie Demoget, n’a pu être présente pour raisons de santé. Remets-toi bien, Valérie.

Les diaporamas des intervenants.

Francis Bia a commencé par un historique du projet depuis 40 ans, en parallèle du rôle de Christian Leyrit, ex-directeur des routes, aujourd’hui président de la Commission Nationale du Débat Public (CNDP).
René Hamon a cité la Convention Aarhus de 1998 sur l’accès à l’information, la participation du public au processus décisionnel et l’accès à la justice en matière d’environnement.
Jérôme Bourlet a cité les mauvais indicateurs de la Haute-Normandie en terme d’émissions de gaz à effet de serre (GES) et de pollution, avec un territoire de la CASE en 4ème position, après le Havre, la vallée de Seine havraise et la CREA.
Puis il a mis en avant l’article 1 de la loi Grenelle qui veut que « Pour les décisions publiques susceptibles d’avoir une incidence significative sur l’environnement, les procédures de décision seront révisées pour privilégier les solutions respectueuses de l’environnement, en apportant la preuve qu’une décision alternative plus favorable à l’environnement est impossible à un coût raisonnable. »
Or, la décision alternative existe, avec le contournement par l’ouest de Rouen, sur lequel le ministre des Transport, Frédéric Cuviller a promis d’apporter 100 millions d’euros en février 2013.
Complétons donc ce contournement par l’Ouest, effectuons les comptages, avant d’envisager la solution par l’Est à 1 milliard d’euros !
Jean-Luc Léger a fait le portrait économique de la Haute-Normandie, structurée autour de « l’axe Seine » et tournée vers Paris, et pas du tout autour d’un couloir à camions Anvers-Hendaye via l’A28 et l’A13.
Il a rappelé la triple peine à laquelle seront soumis les hauts-normands avec ce projet : financer le projet comme contribuables ; payer en tant qu’usagers avec un péage imposé par le concessionnaire ; subir les nuisances environnementales et sanitaires.
François Merle a évoqué la destruction du territoire de la CASE, sans véritable apport pour ce territoire : un viaduc à trois kilomètres du site remarquable de la colline des 2 Amants ; une nouvelle trouée en forêt de Bord ; un échangeur au niveau de la commune d’Incarville. Quid du désenclavement de la vallée de l’Andelle dans ces conditions ?
Il a évoqué également la nouveauté du PLU intercommunal, plutôt positif pour un aménagement du territoire cohérent et solidaire – mais qui posera peut-être ici la question du tracé d’une autoroute, voté par les délégués des 37 communes, concernées ou pas…
Sophie Ozanne a rappelé le succès des mobilisations au péage d’Incarville, et l’engagement que nous avons rappelé à Jean-Louis Destans, le Président du Conseil général de l’Eure, de tester pendant 3 mois sa gratuité.
La suppression de ce péage, en faisant de ce tronçon d’autoroute une autoroute urbaine reliant la CASE à la capitale haut-normande, réglerait une partie des problèmes de circulation de notre territoire (avec la dangerosité de la sortie de Criquebeuf, qu’empruntent les automobilistes et les camions qui souhaitent éviter un péage).
Christine Buquet-Collen a fourni des données sur les impacts de la pollution sur la santé, classée cancérigène par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) en octobre dernier.
Pour répondre aux questions de la salle sur le tracé, une carte a été montrée. A la question de l’emprise de 300 mètres, qui sera inscrite dans les PLU, Marc-Antoine Jamet a expliqué que l’autoroute ne serait pas centrée, induisant le fait qu’à un endroit du tracé un riverain de gauche pourrait être à 5m et celui de droite à 295m !

Après les questions de la salle, nous nous sommes mis d’accord sur les actions suivantes :

  • Un rendez-vous le 15 avril à l’installation du nouveau conseil de l’agglomération Seine-Eure-Bord, pour questionner les nouveaux élus sur leurs intentions de voter le financement du futur projet A28-A13 ;
  • La volonté de porter un recours en justice, en s’appuyant sur l’article 1 de la loi Grenelle de 2009 ;
  • La stratégie à adopter pour les réunions de concertation du début de l’été ;
  • La participation à différentes manifestations, notamment sportives (trail des 2 Amants) ;
  • Une nouvelle action au péage d’Incarville.

Et n’oubliez pas, plus nous serons nombreux, plus nous serons entendus !

Pour cela vous pouvez :
Pour la préservation de notre cadre de vie. Merci.

Vendredi 7 février 2014 : soirée ciné-live au théâtre des Chalands de Val de Reuil (27100)

Vendredi 7 février 2014 : soirée ciné-live au théâtre des Chalands de Val de Reuil (27100)Venez partager cette soirée associant théâtre et cinéma, sur le thème du nucléaire.
En première partie, une pièce de Nicolas Lambert : Avenir Radieux, une fission française. Il s’agit du deuxième volet d’une trilogie percutante sur les liens entre pouvoir, argent et énergie (le premier volet était : Elf la pompe Afrique).
En deuxième partie, un film japonais de 2012 : The Land of Hope

Penser global, agir local : les collectivités territoriales en première ligne de la lutte contre les changements climatiques

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En 2015, la France accueillera la 21ème Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques. La feuille de route semble claire : tous les pays doivent parvenir en 2015 à un accord applicable à tous, juridiquement contraignant et ambitieux, permettant de respecter l’objectif que s’est fixée la communauté internationale de contenir le réchauffement climatique à +2°C.
Réduction de la part du nucléaire à 50 % à l’horizon 2025, baisse de 50 % de la consommation de combustibles fossiles en 2030, hausse progressive de la fiscalité du carbone, et obligation de rénovation thermique des logements, sont des objectifs et des outils pour parvenir à contenir les changements climatiques, avec l’objectif également de réduire la précarité énergétique.
Le gouvernement semble patiner sur la future loi de programmation sur la transition énergétique (LPTE), et même le brouillon de cette loi ne serait pas prêt. Des pans entiers des conclusions du débat sont abandonnés, dont des propositions parmi les plus importantes pour nos concitoyens et la concrétisation de cette transition : l’obligation de rénovation des logements et la création d’un fond de la transition énergétique.

Dans cette perspective globale, les collectivités locales ont un rôle de premier plan à jouer. “L’énergie est un de nos domaines de compétences à part entière. Laissez nous faire !” (Michel Delebarre)

C’est la conclusion du rapport remis en septembre dernier par les sénateurs Ronan Dantec et Michel Delebarre.
Soulignant plusieurs exemples de bonnes pratiques et d’actions réussies, le rapport trace des pistes d’action pour les années à venir, notamment en termes d’engagements des collectivités locales pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.
Lors de la dernière journée des 14e Assises de l’énergie, jeudi 31 janvier 2013, au cours de la table ronde « quels nouveaux pouvoirs aux collectivités territoriales pour réussir la transition énergétique ? », les collectivités (de tailles diverses) avaient toutes apporté des preuves de cette capacité de « faire ».
L’énergie est « un de nos domaines de compétences à part entière, y avait affirmé Michel Delebarre. Laissez nous faire ! ».
Patrice Yung, président de la communauté d’agglomération Seine-Eure y avait déclaré que « la compétence Energie doit s’exercer au plus proche des gens ».
Faisons en sorte que ces mots ne soient pas la partie éolienne de la transition énergétique. Il faudra faire plus que brasser du vent pour transformer les mots en actes. Nous devrons aider Patrice Yung à mettre en place une politique énergétique efficace, apte à réduire la précarité énergétique pour ceux qui en ont le plus besoin.
Lors de la “journée citoyenne” organisé dans 14 régions de France au cours du débat sur la transition énergétique lancé par François Hollande en 2012, 12% des personnes interrogées ont répondu se considérer déjà en situation de précarité énergétique et 42% ont peur d’y basculer.

Le mandat qui va commencer avec les élections de mars prochain devra être un mandat clé.

Ce mandat, qui s’achèvera en 2020, devra s’engager dans la réalisation des objectifs chiffrés affirmés par François Hollande en septembre dernier : diviser par deux la consommation d’énergie d’ici 2050.
2020 en est la première étape, avec les objectifs européens dits « 3×20 » (20% d’émissions de gaz à effet de serre en moins par rapport à 1990, 20% d’économie d’énergie et 20% d’énergie renouvelable).

Le climat et l’énergie ne sont pas les seuls enjeux.

De plus en plus de ménages se retrouvent en situation de précarité énergétique. L’énergie, c’est jusqu’à plus de 10% du budget d’un ménage. Et les prix ne font que s’envoler. Premières responsables, les augmentations du prix de l’électricité, du gaz et du pétrole, qui se cumulent souvent à l’état thermique déplorable des logements, individuels ou collectifs.
Le bilan carbone réalisé par l’agglomération Seine Eure en 2009 montre que 53% des émissions totales dans le secteur de l’habitat proviennent des maisons construites avant 1975 (25% pour les maisons construites après 1975, 11% pour les appartements construits avant 1975, 10% pour ceux construits après 1975).
Aujourd’hui, un logement ancien consomme entre 250 et 350 kwh/m² – soit cinq à sept fois plus qu’un logement neuf qui ne doit pas dépasser plus 50kwh/m² par an.
Or, les logements neufs ne représentent que 1% du parc : il y a donc urgence à lancer un vaste programme de rénovation thermique des logements.
L’objectif est triple : réduire l’impact sur l’environnement ; réduire les consommations d’énergies et donc redonner du pouvoir d’achat ; favoriser la création d’emplois locaux dans les filières de la rénovation thermique du bâtiment.
En outre, avec les économies d’énergie, l’argent des ménages pourra être utilisé sur le territoire au lieu de s’envoler dans l’achat d’énergies fossiles importées.
Avec la mise en place des outils de gouvernance appropriés, la rénovation thermique des bâtiments devra être un chantier prioritaire du mandat.
Les nouveaux élus bénéficieront des avancées de la future loi de Transition Energétique prévue pour 2014.

Des outils existent déjà pour faciliter leur action.

Sur le plan national, la TVA à 5% pour la rénovation thermique, un fond de garantie d’emprunt et la création d’un outil national de tiers financement favoriseront ces chantiers.
Des initiatives locales ont déjà été récompensées en 2013 par le palmarès des initiatives locales pour la rénovation énergétique.

Il est possible aujourd’hui de changer d’échelle.

Actuellement, les rénovations thermiques se comptent en dizaines par an. Le système actuel, basé sur l’aide au diagnostic et des subventions, n’est pas à la hauteur des enjeux.
La CASE et la CREA seront de plus en plus amenées à travailler ensemble dans le cadre de la future métropole. Pourquoi ne pas bâtir dès à présent des outils communs ?
Reprenons par exemple la proposition de la liste « Décidons Rouen » de créer un Service Public de l’Energie, à l’échelle de l’agglomération.
La Loi de décentralisation prévoit que l’agglomération puisse se doter de la compétence « Énergie ».
La création d’un service public de l’Énergie permettrait de créer un interlocuteur unique pour la rénovation thermique des logements, mais également des locaux d’activités et des bâtiments publics.
En outre, ce service public se verrait confier la responsabilité de la production d’énergie renouvelable et sa distribution, à l’image du service public de l’Eau.
La création de ce service public ne constituerait pas une charge supplémentaire pour le contribuable, bien au contraire.
Il serait financé par le mécanisme de tiers financement annoncé par le Président de la République lors de la Conférence environnementale du 20-21 septembre et qu’il convient de décliner en Haute-Normandie.
Le mécanisme est simple ; l’organisme de tiers financement collecte des fonds sur le marché financier, garantie par le futur fond national de garantie de la rénovation thermique. Cet argent lui permet de réaliser les travaux, le remboursement étant assuré par un loyer thermique, payé par le propriétaire du bâtiment rénové basé sur les économies d’énergies réalisées suite à la rénovation thermique.
C’est donc une opération qui ne coûte pas un euro au contribuable, qui permet aux propriétaires de logements, locaux d’activité et bâtiments publics, de réaliser les rénovations sans s’endetter, et qui représente pour le territoire une aubaine car elle entraînera la création de centaines d’emplois dans la rénovation thermique.
C’est simple, c’est concret, c’est bon pour la planète, l’emploi et le pouvoir d’achat.

Un ouvrage sur le genre censuré au moment où s’ouvre le Salon de l’Education sur le thème de l’égalité femmes-hommes

Un ouvrage sur le genre censuré au moment où s'ouvre le salon de l'éducation sur le thème de l'égalité femmes-hommesLe 4 septembre 2013 a été publié aux éditions SCEREN-CNDP un livre intitulé « Déjouer le genre. Pratiques éducatives au collège et au lycée ». L’auteur, Hugues Demoulin, est chargé de mission égalité filles filles/garçon dans l’académie de Rouen.
Dix jours plus tard, sur instruction du Directeur général de cette maison d’édition, l’ouvrage a été suspendu de diffusion et de distribution avec effet immédiat. Le terme « genre » figurant dans le titre, ainsi que la teneur de la quatrième de couverture, seraient susceptibles selon le DG, d’alimenter la polémique conduite par certaines associations à l’encontre du programme ABCD de l’égalité en cours dans le premier degré.
En raison de la mission d’éditeur public qu’il assume, le CNDP (Centre national de documentation pédagogique) n’est pas tenu d’exploiter les ouvrages qu’il publie de façon continue, et peut être amené à rendre à l’auteur l’intégralité de ses droits d’exploitation. Par ailleurs, la diffusion des ouvrages du CNDP se fait par un réseau de distribution spécifique indépendant des libraires, ce qui a permis à l’éditeur de rendre sa décision exécutoire dans un délai très bref.
L’ensemble de l’ouvrage avait été validé à plusieurs reprises par les commissions ad hoc du CNDP. Sa diffusion avait fait l’objet d’un avis très favorable avant l’été, avec demande à l’auteur de mettre en chantier un deuxième ouvrage portant sur le premier degré. L’ouvrage devait être présenté lors du Salon de l’éducation qui s’ouvre le jeudi 21 novembre 2013 à Paris.
La suspension de cet ouvrage s’inscrit dans un contexte de mise à l’index du terme « genre » dans l’Education nationale. De nombreux exemples en témoignent : demande de modification d’un intitulé de conférence, changement de l’intitulé de la mission « égalité et genre » de l’académie de Rouen en « égalité filles/garçons ». L’objectif serait d’éviter la polémique récurrente alimentée notamment par les associations françaises catholiques, qui dénoncent une supposée volonté des pouvoirs publics d’abolir les différences entre les sexes. Dans le champ scolaire, cette polémique reprend les arguments développés lors de la parution des nouveaux programmes de SVT en classe de 1ère et la parution du manuel de l’éditeur Hachette. Ces mêmes mouvements ont encore appelé récemment au boycott des magasins U, en raison des illustrations de leur catalogue de jouets dans lequel filles et garçons jouent indifféremment avec des jouets habituellement réservés à l’un ou l’autre sexe.
Contrairement aux affirmations de ces mouvements, le genre n’est pas une théorie. C’est un concept majeur pour comprendre la reproduction des inégalités sociales, déconstruire les stéréotypes liés au masculin et au féminin, et lutter contre les discriminations liées aux normes de sexe et d’orientation sexuelle. Il est aujourd’hui largement utilisé dans les recherches universitaires et est inscrit dans les politiques européennes (gender mainstreaming).
La censure du terme « genre » manifeste un recul de la pensée pour des raisons de tactique politique. A l‘inverse du but recherché, les décisions quotidiennes prises en ce sens, comme le retrait de l’ouvrage « Déjouer le genre », confortent les positions des opposants aux politiques publiques en faveur de l’égalité réelle et de la lutte contre les discriminations de genre. Elle entrave la tâche de toutes les personnes qui oeuvrent au quotidien dans leurs pratiques éducatives pour l’émancipation des rôles sociaux de sexe, facteurs d’inégalité.
Jeudi 21 Novembre s’ouvrira porte de Versailles Salon de l’éducation, avec pour thème « l’égalité femmes-hommes : ensemble contre les stéréotypes ». Il sera intéressant d’entendre le point de vue des intervenant-es dans les différents débats et tables-rondes sur l’utilité du genre dans l’éducation Il serait également souhaitable d’entendre la façon dont le CNDP et le Ministère de l’Education nationale justifient la censure d’un ouvrage, pourtant validé, publié et louangé par ce même CNDP, au seul motif de son titre, alors même que son contenu correspond à un besoin des équipes éducatives pour soutenir les politiques publiques en faveur d’une égalité réelle dans l’orientation, la santé, la vie scolaire et l’enseignement.

Liaison A28-A13 : les opposants au projet s’organisent sur plusieurs fronts

Non à l'autoroute
La dernière manifestation de l’association “Non à l’autoroute” avait eu lieu le 27 juin 2013 dans la commune du Manoir-sur-Seine, directement impactée par les nuisances du projet. Le même jour, une mauvaise nouvelle tombait : le rapport Duron mettait bel et bien le projet à l’ordre du jour, même avec un scénario à 2030.
Si certains élus s’en sont réjouis, 17 maires s’étaient mobilisés contre, représentant un peu plus de 80 000 habitants, parmi lesquels Oissel, Tourville-la-Rivière, Val-de-Reuil, Pont-de-l’Arche, ou Ymare…

En cette rentrée, plusieurs actions sont menées en parallèle, sur le terrain et au sein des institutions

Sur le terrain, la manifestation pour la gratuité du péage d’Incarville a réuni près de 150 personnes ce samedi 19 octobre.
L’idée en réclamant la suppression de ce péage, est de transformer le tronçon allant d’Heudebouville à La Maison-Brûlée en autoroute urbaine : une autoroute à la taille de la métropole rouennaise à laquelle appartient aussi la CASE désormais, qui facilite les trajets à l’intérieur de cette métropole. Que ce soit les trajets domicile-travail, et aussi les échanges vers les centres administratifs, universitaires, culturels, les hôpitaux aussi, ou simplement la famille, les amis, les loisirs…
Cela permettrait de désengorger le réseau secondaire, notamment au niveau de la sortie de Criquebeuf-sur-Seine. En réclamant ce test de gratuité – qui fut proposé pour une durée de 3 mois par Jean-Louis Destans, le président du Conseil Général de l’Eure… en 2005 -, et jamais appliqué, l’association veut prouver qu’une nouvelle infrastructure est inutile pour désengorger le trafic routier.
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Un trafic fluidifié, plus économique, qui ne nécessite pas une ruineuse autoroute avec de terribles conséquences environnementales, et aussi des transports pour tous.

Parallèlement, d’autres actions sont menées, pour que l’argent public soit affecté au développement des transports collectifs pour tous, plutôt que d’être provisionné pour de futures infrastructures coûteuses, destructrices et inutiles. Ce sera le sens de l’intervention de François Merle, élu écologiste de Val de Reuil, lors de la séance plénière du jeudi 24 octobre à la CASE (Communauté d’Agglomération Seine Eure).
Au niveau national, cela va dans le sens de l’amendement déposé par les députés écologistes Eva Sas (membre de la commission Mobilité 21) et Eric Alauzet, en faveur d’une TVA à 5,5 % sur les transports publics. L’amendement a été rejeté en première lecture : le projet de loi de finances prévoit donc la hausse de ce taux, qui passerait de 7 à 10 % dès janvier 2014 – la TVA étant appelée à financer le CICE (Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi).
La colère des usagers du rail s’exprime d’ores et déjà par des pétitions lancées par des associations d’usagers, comme celle lancée par Vernon Train de Vie. Si vous voulez la signer, cliquez ici…
Parallèlement, la mobilisation des élus écologistes va continuer au Sénat, puis en seconde lecture à l’Assemblée, pour convaincre leurs collègues de la majorité et au-delà. Rappelons en ces temps de crise, que le développement des transports collectifs est un moyen de créer de nombreux emplois non-délocalisables.
Comment peut-on s’engager dans la préparation de la Conférence des Nations Unies sur le Climat, qui se tiendra en 2015 à Paris ? Comment peut-on préparer la future loi sur la transition énergétique ?… quand on s’en prend d’un côté aux transports collectifs, et que de l’autre on prévoit de financer de nouvelles autoroutes ?
Ce débat, nous réclamons qu’il ait lieu aussi en région, en saisissant la Commission Nationale du Débat Public d’une demande de Débat public sur le projet de liaison A28-A13, conformément à la loi. C’est le sens de la démarche effectuée cette semaine par le mouvement Europe écologie – les Verts et les élus écologistes de la Région, de la CREA, et de l’Agglomération Seine-Eure.
Car c’est tous ensemble, citoyens, associations et élus que nous ferons évoluer la société, dans le sens d’une plus grande justice sociale et environnementale. N’est-ce pas là le rôle que doit retrouver la politique : de rassembler, plutôt que de diviser ?

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