Laetitia Sanchez

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samedi 03 septembre 2011 : nuit européenne de la chauve souris à Amfreville sur Iton (27)

Première partie de la soirée consacrée à la présentation d’un diaporama sur ces petits mammifères volants.
Parcours à pied de 5 km environ (à adapter selon les participants) autour du village et à proximité de la rivière et des coteaux pour mieux les comprendre et les localiser à l’aide de “Bat-box”.
Selon la météo prévoir vêtements et chaussures adaptés à la marche et aux chemins.
Vous pouvez signaler votre participation à l’aide d’un des 2 numéros de téléphone figurant sur l’affiche :
02 32 40 53 41
09 54 33 27 88
Pour d’autres informations, quelques liens internet :
Plus localement, le blog de Virginie CULLICCHI qui animera cette soirée

La méthanisation n’est pas la solution au problème des algues vertes

Le 7 juillet 2011, en visite dans le Finistère, Nicolas Sarkozy évoquait le problème des algues vertes, en refusant “de désigner des coupables, de montrer du doigt les agriculteurs”, et en dénonçant les “intégristes” de l’écologie.
La veille de la visite du chef de l’Etat, l’association écologiste “Eaux et Rivières de Bretagne” avait dénoncé un projet d’assouplissement de la réglementation sur les épandages d’azote agricole contenu dans les déjections animales (notamment de porcs), à l’origine de nitrates. “Personne ne peut comprendre qu’au moment où des millions d’euros vont être investis à l’amont des baies à marées vertes pour réduire les fuites de nitrates vers les eaux, le gouvernement s’apprête à relever les seuils d’épandage et à décourager la culture de l’herbe”, écrivait dans une lettre ouverte le président de l’association, Jo Hervé.
Pour Nicolas Sarkozy, la solution aux excès de nitrates provenant des lisiers se trouverait dans la méthanisation : « On va privilégier les appels à projets, notamment concernant les unités de méthanisation, ce qui permettra aux agriculteurs à la fois de protéger l’environnement, et de créer des sources de revenus ».
“Créer des sources de revenus” sous forme de subventions, c’est tout simplement mettre en œuvre un principe “pollué-payeur/pollueur-payé” : les contribuables, victimes de la perte de qualité de l’eau et du littoral, paieront les subventions aux pollueurs.
En outre, laisser croire que la méthanisation serait une solution au problème des nitrates est une contre-vérité. La méthanisation est le processus naturel biologique de dégradation de la matière organique (matière carbonée) en absence d’oxygène. Dans une interview publiée dans Le Monde du 15 juillet 2011, Alain Menesguen, directeur de recherche à l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer), démontre la contre-vérité : “Le méthane se compose d’un atome de carbone et de quatre atomes d’hydrogène, il ne contient pas d’azote ! La méthanisation extrait le carbone du lisier pour produire du biogaz, mais l’intégralité de l’azote se retrouve dans le résidu liquide répandu dans les champs. La méthanisation peut même accroître la quantité finale d’azote, car on ajoute des végétaux pour améliorer le processus…”
Selon l’avis du Comité Scientifique “algues vertes” : “La méthanisation a de nombreuses vertus qu’il ne s’agit pas de contester mais, dans un contexte d’urgence où la priorité clairement désignée est la gestion de l’azote (voire, très secondairement, du phosphore), l’utilité n’est pas avérée de développer cette technique qui ne va traiter que le carbone, sans apporter de contribution à la résorption des excédents d’azote ou de phosphore (si l’on excepte la minéralisation de l’effluent présumée améliorer ses qualités d’usage agronomiques, mais qui va intervenir tout à fait à la marge dans le contexte présent).
Qui plus est, compte tenu du faible pouvoir méthanogène des effluents animaux, il est toujours nécessaire d’ajouter aux lisiers différents substrats carbonés qui vont aussi, dans la plupart des cas, apporter de l’azote supplémentaire dans une situation déjà en excédent.”
Jetons un coup d’oeil sur un tableau établissant l’aptitude du lisier à donner du méthane (source : Potentiel Méthane)
methanisation
methanisation2
Que ce soit de porcs ou de bovins, le lisier est pauvre en carbone. Or pour faire du méthane, CH4, il faut du carbone. Pour le lisier de porcs, d’autres études font même état de chiffres de l’ordre de 5m3 de méthane par tonne de lisier. A comparer aux déchets d’abattoirs qui, eux, en sont au minimum 10 à 20 fois plus riches.
Selon le scientifique Alain Menesguen – l’un des premiers à démontrer la responsabilité des épandages agricoles dans la prolifération des algues vertes : “La seule vraie solution, c’est d’émettre moins d’azote à la source !
Les scientifiques estiment à 2 ou 3 mg/l la quantité “naturelle” de nitrate dans les rivières bretonnes. En 1971, date des premières mesures, on était déjà à 4,4 mg/l.
Aujourd’hui on atteint 30 mg/l en moyenne. Chaque année, c’est l’équivalent d’un Amoco Cadiz de nitrates qui se déverse sur les côtes bretonnes ! C’est désagréable à entendre, mais redescendre à 20 mg/l n’aura aucun effet sur les marées vertes. Il faudra passer sous la barre des 10 mg/l pour commencer à rendre la quantité d’algues vertes acceptable. Cela demande un effort considérable.”
En conclusion, le « modèle agricole breton » est bien en crise. Et ce n’est pas en industrialisant davantage l’élevage breton que l’on répondra aux enjeux environnementaux et sociaux. Sur la décennie 1990-2000 ce sont plus de 30000 exploitations agricoles qui ont disparu en Bretagne. C’est d’un autre modèle agricole dont la Bretagne a besoin, un modèle qui respecte l’environnement, l’homme et l’animal.

30 septembre, 1er et 2 Octobre 2011 : Marche pour l’accès à la Terre entre Brionne et Bernay (27)

Sans vous, ils resteront sans Terre …
En France, 202 fermes disparaissent chaque semaine. En Normandie, Le nombre de ferme a été divisé par deux au cours de ces vingt dernières années.
Le béton et le bitume grignotent les terres agricoles, source de notre alimentation : 1300 ha chaque semaine ou l’équivalent de la surface d’un département français tous les 7 ans.
Dans ce contexte, des femmes et des hommes souhaitent développer des activités agricoles tournées vers le marché local (AMAP, marchés, restauration collective) et respectueuses de l’environnement, mais peinent à y arriver en raison d’une réelle difficulté pour accéder à la terre.
Il est urgent d’inverser cette tendance !!
Du 30 Septembre au 2 Octobre, Terre de Liens Normandie, ses sympathisants et ses partenaires associatifs marcheront pour l’accès à la Terre entre Brionne et Bernay, aux côtés de porteurs de projets agricoles en quête de terres.

objectifs

  • Soutenir les porteurs de projet dans leur recherche de terres, longue et difficile, pour que ces derniers puissent enfin exercer leur activité agricole et ainsi contribuer à la relocalisation indispensable de notre agriculture et à la préservation de l’environnement et des paysages du département !
  • Interpeller les différents acteurs du département de l’Eure sur les problématiques d’affectations des terres et sur leurs responsabilités dans l’aménagement futur de leur territoire et dans la réorientation du modèle agricole.

Au Programme :

  • 30 Septembre soir : projection débat à Brionne
  • 1er Octobre : Départ de la Marche prévu sur le marché de Brionne, en compagnie de l’âne. Marche jusqu’à Bernay ponctuée par des animations et des haltes dans 3 mairies pour interpeller les élus locaux sur leur gestion du foncier, et leur rôle et pouvoir quant à la préservation et au développement d’une agriculture locale
  • 1er Octobre soir : café débat ou table ronde sur l’accès au foncier
  • 2 Octobre matin : Actions/animations sur le marché de Bernay
Venez Nombreux Marcher avec eux !!!

Contact

Camille de Rostolan
Terre de Liens Haute Normandie
09 70 20 31 17
06 85 44 45 75

Le ministère de l’agriculture autorise le cruiser OSR, vous pouvez vous engager dans le programme A.S.E.

Le ministère de l'agriculture autorise le cruiser OSR

Le groupe suisse Syngenta Agro commercialise le Cruiser OSR. Ce produit, qui attire les foudres des agriculteurs, contient deux fongicides et un insecticide, le thiaméthoxam. Ce dernier se retrouve dans la sève jusque dans les fleurs des plantes. Il reste dans la terre pendant trois ans, et contamine les cultures suivantes.
Cette autorisation fait suite à l’avis favorable de l’Agence nationale de sécurité sanitaire du 15 octobre 2010 qui conclut que l’usage de la préparation Cruiser OSR sur les semences satisfait à l’ensemble des conditions de sécurité requises.
Ce Cruiser OSR est déjà utilisé dans l’Union européenne sur plus de 2.800.000 hectares, soit 40% des cultures, et il a permis de “supprimer un à deux traitements insecticides des feuilles de plein champ.
L’abeille est en danger, et avec elle, 20.000 espèces végétales sont menacées d’extinction.
Depuis plus de 10 ans, l’abeille disparaît de nos campagnes. Utilisation de pesticides puissants, développement de la monoculture, disparition des haies et des prairies fleuries, urbanisation grandissante, assèchement des zones humides détériorent les ressources en nectar et pollens nécessaires au développement de l’abeille. Avec de nouveaux prédateurs, comme le frelon asiatique, et désormais le cruiser, l’abeille s’éteint doucement.
Les abeilles butinent 700 fleurs par jour, assurant la fécondation, la reproduction et la survie des plantes à fleurs. 80% des plantes sont pollinisés grâce aux abeilles. 40% de notre alimentation dépendent directement de la pollinisation des abeilles.
Mais depuis 1995, près de 30 % des colonies d’abeilles disparaissent chaque année. En 10 ans, 15 000 apiculteurs ont cessé leur activité. Et la production nationale a chuté de 30 %. C’est encore plus catastrophique pour le abeilles sauvages ! En moins de 50 ans la qualité et la quantité des pollens se sont considérablement amenuisés. 2/3 des pollens, abondants il y a à peine 50 ans, ont aujourd’hui disparus.
Peut-on laisser les abeilles s’éteindre sans rien faire ?
L’UNAF, union nationale de l’apiculture française, vous propose de signer une pétition pour interdire les pesticides toxiques.
L’UNAF vous propose des partenariats, que vous soyez élu(e), particulier, collectivité ou entreprise, le programme Abeille, sentinelle de l’environnement vous permettra de vous sensibiliser sur :
  • La disparition massive des abeilles et des pollinisateurs sauvages en France et dans le monde
  • L’urgente nécessité de sauvegarder la biodiversité végétale et plus largement notre environnement
  • L’indispensable évolution vers une agriculture durable et raisonnable
  • La préservation du lien homme-nature et l’information du public
Ce programme s’adresse aux collectivités (Région, Département, Ville, Communauté d’agglomération) et aux entreprises privées. Si vous êtes une association ou un particulier, vous êtes invités à contacter les syndicats apicoles proche de chez vous pour soutenir des actions locales.
Engageons-nous.

Mercredi 22 juin à 12h dans le jardin des Tuileries – G20 agriculture : Ne jouez pas avec notre nourriture !

Bruno Le Maire, ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du territoire organise la première réunion des ministres de l’Agriculture du G20, qui se déroulera les 22 et 23 juin 2011 à Paris.
Paysan-ne-s, consommateur-trice-s, citoyen-ne-s : nous sommes tous concerné-e-s !
Mercredi 22 juin à 12h, rendez-vous dans le jardin des Tuileries côté place de la Concorde, près du musée de l’Orangerie pour un pique nique festif, alternatif et actif !
Le développement des agrocarburants, l’accaparement des terres, le réchauffement climatique, l’instabilité des prix, la main mise sur les semences, la pollution, la mise en cause de la biodiversité… menacent l’alimentation des peuples du monde entier (près d’un milliard de personnes souffrent de famine chronique d’après la FAO) et chassent les paysans des campagnes vers les villes ou même vers les bidonvilles.
Réduire la faim dans le monde et renforcer l’agriculture paysanne et familiale supposent des réformes profondes en matière agricole, remettant radicalement en cause les politiques de libéralisation des marchés, comme celle de l’Union européenne avec la Politique Agricole Commune (PAC). Ces politiques ont provoqué spéculation, dumping social, dégradation de l’environnement et des conditions de vie des paysans et des paysannes au Nord et au Sud.

Signez l’appel au G20 : ne jouez pas avec notre nourriture !

A l’heure où la France assure la présidence du G20, nous appelons le Président de la République et le Ministre de l’Agriculture à favoriser des politiques, des modes de production et de consommation durables et équitables qui permettent aux Etats d’assurer leur souveraineté alimentaire et le droit à l’alimentation de leur population. Ces politiques doivent :
  • soutenir et protéger l’agriculture paysanne et familiale respectueuse de l’environnement, en Europe et dans les pays du Sud ;
  • prendre en compte les besoins spécifiques des paysannes, nombreuses dans les pays du Sud ;
  • rétablir des mécanismes publics de stockage, de stabilisation des prix et de maîtrise de l’offre aux niveaux national et régional, favorisant les exploitations paysannes et familiales et garantissant un revenu stable aux agriculteurs et des prix raisonnables aux consommateurs ;
  • s’attaquer à la spéculation sur les produits agricoles ;
  • arrêter les accaparements de terre et le soutien massif aux agrocarburants ;
  • renforcer, réformer et démocratiser les Nations unies, afin qu’elles deviennent l’instance principale de décision de ces régulations mondiales, fondées sur la souveraineté alimentaire, la coopération et la solidarité.
Campagne soutenue par :
AITEC, Amis de la Terre, Campagne ‘Mondialisons nos Solidarités », CCFD – Terre Solidaire, Comité français pour la solidarité internationale (CFSI), CRID, Eau Vive, Élevages Sans Frontières, Fédération Syndicale Unitaire (FSU), Frères des Hommes, GRET, Ingénieurs Sans Frontières, Marche Mondiale des Femmes France, Oxfam France, Réseau Foi et Justice Afrique Europe, Ritimo, Solidarité, Terre des Hommes France, Union syndicale Solidaires, URGENCI.

Gaston, le chasseur de nuages : un conte musical normand, écologique et solidaire

L’association normande “20 centimes dans l’eau”, basée à Franqueville Saint Pierre, lance un projet de conte musical destiné aux enfants voyants et non-voyants (version Braille).
Ce conte écologique nous présente le pays du vieux Chêne, peuplé de petits insectes et d’animaux, qui doit faire face à une terrible sécheresse. Le climat s’est déréglé, les nuages ont disparu : il ne pleut plus, les fleurs ne poussent plus et les animaux n’ont plus rien à manger…
Le comédien Olivier Saladin raconte l’aventure de Gaston, l’intrépide bourdon, en quête de nuages afin de faire revenir la pluie au pays du Vieux Chêne.
Chaque personnage est accompagné d’un instrument, qui permet à l’enfant de le suivre et de le reconnaître tout au long de l’histoire.
En plus d’un éveil musical, cette histoire sensibilise les enfants aux principes de fonctionnement de la nature et aux vertus de la solidarité. C’est aussi une action citoyenne qui favorise l’accès à la lecture des enfants souffrant d’un handicap visuel.
Souscription pour une sortie officielle en septembre 2011 auprès de :
Association 20 centimes dans l’eau
1611, route de Paris
76520 FRANQUEVILLE SAINT PIERRE
Prix : 17€ + 3€ de frais de port

La Haute-Normandie classée région la plus pollueuse de France par l’Insee en juin 2011

Dans son Cahier d’Aval n°91 de juin 2011, l’Insee publie une étude révélatrice sur les indicateurs du développement durable en Haute-Normandie. Notre région y apparaît comme la région la plus pollueuse de France, du point de vue de l’impact sur le climat, de la consommation énergétique, des risques industriels et de la production de déchets. La biodiversité y apparaît peu respectée. Parallèlement, les indicateurs sociaux apparaissent préoccupants en ce qui concerne l’espérance de vie et la mortalité prématurée. Région jeune et fortement industrialisée, elle apparaît enfin comme une région où les jeunes sont plus souvent touchés par la précarité, moins diplômés, avec une insertion plus difficile. Il est cependant noté que, face à cette situation, l’effort régional en faveur de la formation continue est le plus élevé parmi les régions métropolitaines.
Cette étude est le fruit de 12 années d’observation menée par l’Arehn (Agence régionale de l’environnement de Haute-Normandie), qui a mis en place un observatoire regroupant une batterie d’indicateurs régionaux sur le développement durable. Un important travail a été réalisé au niveau national entre l’Insee et le SOeS (service statistique du ministère de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement) pour la mise à disposition d’indicateurs du développement durable. Le choix des indicateurs s’appuie sur la stratégie nationale du développement durable (SNDD) d’août 2010 qui définit 9 défis du développement durable.
La stratégie nationale de développement durable a été adoptée par le Gouvernement pour la période 2010-2013 dans le cadre de la loi de programmation du Grenelle de l’Environnement. Des indicateurs ont été définis et répartis dans 9e défis sur les thèmes environnementaux, économiques et sociaux propres au développement durable. Cette classification en 9 défis a été utilisée dans cette publication pour comparer la Haute-Normandie avec les autres régions françaises.
L’objectif de cette étude en partenariat entre l’Arehn et l’Insee de Haute-Normandie est de sensibiliser et de mobiliser les décideurs régionaux, en réponse à la nécessité de mieux positionner les enjeux du développement durable en Haute-Normandie.
Le poids important de l’industrie dans l’économie de la Haute-Normandie pénalise la région en matière de développement durable : impact sur le climat, consommation énergétique, risques industriels, production de déchets. La Haute-Normandie est ainsi la 1ere région qui émet le plus de gaz à effet de serre par habitant et la 2e par rapport à son PIB : presque deux fois plus que la moyenne de la métropole.
La région est également une grosse productrice de déchets par habitant. Les entreprises haut-normandes produisent le plus de déchets dangereux par habitant : 3 fois plus que la moyenne de la Métropole en 2008.
Elle est aussi la 2e région avec la plus forte densité de sites Seveso : ceux-ci se concentrent dans les zones industrielles de la vallée de Seine. Il faut cependant noter la part plus importante de l’investissement industriel haut-normand consacré à la protection de l’environnement : 8 %, soit la 4e région de métropole. Le secteur des éco-entreprises est dynamique, la Haute-Normandie compte la plus forte part d’emplois dans ce domaine.
Les caractéristiques de l’agriculture, à la fois plus intensive et, toutes proportions gardées, plus présente sur le territoire haut-normand que dans d’autres régions, pèsent également fortement, en particulier sur la biodiversité.
L’agriculture biologique est peu développée : 0,5 % de la surface agricole en 2008 contre 2,1 % en Métropole. D’une façon générale, le territoire haut-normand se caractérise par une faible part de sa surface couverte par des sols naturels : 23 % contre 39 % du territoire métropolitain en 2008. Cela s’explique par la géographie de la région : il y a moins de zones non habitables ou non cultivables que dans d’autres régions. Les zones artificialisées couvrent 12 % du territoire. La Haute-Normandie est une région où l’urbanisation et la périurbanisation sont plus fortes qu’ailleurs.
Les indicateurs sociaux sont très contrastés : préoccupants en ce qui concerne les écarts de salaires entre hommes et femmes, l’espérance de vie, la mortalité prématurée, la formation et l’insertion des jeunes et la densité de médecins, mais bons en matière de logement social. La Haute-Normandie est une région où les jeunes sont nombreux, mais aussi plus souvent touchés par la précarité. Ils sont moins diplômés et leur insertion est plus difficile. Face à cette situation, l’effort régional en faveur de la formation continue est le plus élevé parmi les régions métropolitaines.”
Jeudi 16 juin 2011 (à partir de 14h), l’Arehn, l’Agence régionale de l’environnement de Haute-Normandie, organise un colloque à l’Hôtel de Région de Rouen sur ces indicateurs du développement durable en Haute-Normandie. Ce sera l’occasion d’apporter aux collectivités haut-normandes un outil de connaissance et d’aide à la décision dans le domaine du développement durable. Cette demi-journée sera l’occasion, pour les élus, les agents de collectivités, les responsables d’association, les institutionnels, les chefs d’entreprise, les citoyens, de débattre et d’échanger sur cette thématique. Rebecca Armstrong, responsable du service des politiques durables à la Communauté d’agglomération Seine-Eure, y apportera son témoignage.

Appel à mobilisation – Le trafic de déchets nucléaires néerlandais entre les Pays-Bas et la France reprend en catimini

Arrêtés officiellement depuis 2006, les transports de déchets néerlandais vers l’usine AREVA de La Hague vont reprendre cette semaine. Cette reprise fait suite à la signature d’un nouvel accord entre les gouvernements français et néerlandais entré en vigueur le 1er juillet 2010.
Dès aujourd’hui des activités de Greenpeace et des militants antinucléaires ont manifesté leur refus des transports nucléaires : marquons notre refus de tels convois en répondant à l’appel du Réseau.
Entre le mardi 7 et le mercredi 8 juin 2011, un train transportant du combustible usé néerlandais hautement radioactif devrait quitter Borssele, au Pays-Bas pour rejoindre le terminal ferroviaire de Valognes (Manche). Il traversera une partie des Pays-Bas, ainsi qu’une partie de la Belgique et passera la frontière franco-belge à Mouscron aux alentours de 13h30 le 7.
En France, il traversera 11 départements (Le Nord, l’Aisne, l’Oise, la Seine-et-Marne, la Seine St Denis, le Val d’Oise, les Yvelines, l’Eure, la Seine Maritime, le Calvados et la Manche) et empruntera les voies du RER grande couronne en région parisienne. Une fois arrivés au terminal de Valognes, ces déchets seront acheminés par la route à l’usine AREVA de La Hague pour y être – selon le terme employé par l’industrie – “traités”.
Les municipalités sont-elles informées ?
Savent-elles comment réagir au cas ou un accident surviendrait ?
Contact : 06 70 39 97 45

le trajet et les horaires

Mercredi 8 juin 2011
2h22 Le Bourget faisceau formation
2h29-2h54 Bobigny
2h59 La Courneuve-Dugny
3h03 Stains
3h17 Argenteuil Grande Couronne
3h19-3h27 Argenteuil Local
3h36 Sartrouville
3h37 Maisons-Laffitte
3h41 Achères-Grand-Cormier
3h45 Poissy
3h48 Villennes-sur-Seine
3h49 Médan
3h52 Vernouillet-Verneuil
3h54 Les Clairières-de-Verneuil
3h57 Les Mureaux
4h00 Aubergenville-Elisabethville
4h04 Epône-Mezières
4h12 Mantes-la-Jolie
4h17 Rosny-sur-Seine
4h20 Bonnières
4h23 Port-Villez
4h28 Vernon
4h36 Gaillon-Aubevoye
4h44 Saint-Pierre-du-Vauvray
4h48 Val-de-Reuil
4h52 Pont-de-l’Arche
6h25 Saint-Étienne-du-Rouvray
6h32 Tourville-la-Rivière
6h36 Elbeuf/Saint-Aubin
6h55 Bourgtheroulde-Thuit-Hébert
7h06 Glos-sur-Risle Monfort
7h14 Brionne
7h23 Serquigny
7h32 Bernay
7h50 Lisieux Saint-Paul
7h59 Lisieux bifurcation Trouville
8h12 Lisieux Lécaude
8h23-9h19 Mézidon-Canon
9h31 Moult Argences
9h42-9h45 Caen
10h14 Bayeux
10h24 Le Molay-Littry
10h33 Lison
10h46 Carentan
11h10 Valognes
11h30 Terminal Areva

Réunion pour l’avenir de M-Real le jeudi 9 juin 2011 à Evreux (17h à la Préfecture)

Le 3 mai dernier, lors d’un comité d’entreprise extraordinaire, qui faisait suite au comité de groupe européen, le directeur du site d’Alizay (Eure) a annoncé la mise en vente de l’usine. Les acquéreurs ont jusqu’en septembre pour faire affaire avec le groupe finlandais. Passé ce délai, la papeterie sera purement et simplement fermée et les salariés licenciés. La direction justifie cette décision au regard des chiffres. Pour elle, l’usine d’Alizay est lourdement déficitaire depuis longtemps « malgré d’importantes mesures d’amélioration des résultats mis en œuvre, les performances financières de l’usine et les perspectives demeurent très mauvaises » justifie-t-elle dans un communiqué. M-real souhaiterait se recentrer sur le carton d’emballage.
Le personnel et les syndicats ne comprennent pas. Rappelons qu’ils ont déjà vécu deux plans de sauvegarde de l’emploi (dont l’un est toujours en cours et concerne 75 salariés). « La fermeture du site est une aberration, tant au niveau humain (330 emplois directs et au moins autant indirects), du coût du PSE que celui de la dépollution du site. C’est une affaire à 150 millions d’euros » estime Thierry Philippot, secrétaire du CE et délégué CGT. Il est d’autant plus amer que le collectif pour le maintien de l’emploi a fait de nombreuses propositions alternatives pour sauver le site : nouvelle chaudière biomasse, palettes de bois, désencrage, biocarburant, etc. « De plus, le prix de la pâte à papier a plus que doublé. Si M-real avait redémarré l’unité de production de pâte, nous serions bénéficiaires » assure-t-il. Mais la direction a fermé cette unité en mars 2009 pour ne jamais la redémarrer…
Depuis, l’usine ne fabrique que du papier… mais n’arrive pas à écouler sa production. L’usine d’Alizay posséderait un stock de 22 000 tonnes de papier non vendues. Les syndicats estiment que « M-real ne donne pas les moyens commerciaux nécessaires et chercherait ainsi à accélérer la chute de l’entreprise. »
Le 30 mai, 60 à 70 personnes étaient présentes à la réunion publique qui s’est tenue à Alizay.
Le même jour, Mikko Helander, le PDG de m-real s’est rendu au ministère de l’agriculture. Peu de décisions sont sorties de cet entretien avec Bruno Lemaire. M. Helander a accepté que l’AFII recherche un repreneur et prenne part au processus de vente.
6 à 7 acheteurs potentiels viendront visiter le site m-real lors de la semaine du 13 au 16 juin. Beaucoup d’entre eux sont des curieux. Faut-il considérer ces visites comme des visites d’acheteurs potentiels ?
Le 9 juin aura lieu une réunion en Préfecture avec la préfète, le ministère, le CRHN, le CG27, les élus locaux et les OS de m-real (17h, salle Edmond Cornu).
Il faut montrer que l’usine et le canton sont sensibilisés par ces rencontres. Une réunion d’information sera organisée devant le CE de m-real pour mobiliser les employés mardi 7 à 12h30. Chacun s’occupe de sensibiliser au mieux pour cette date. Le bus d’Alizay (et celui de Val de Reuil en info post réunion) transporteront les personnes, des voitures suivront.
(Sources : Paris-Normandie ; Compte rendu de réunion du collectif du 31 mai 2011)

Samedi 11 juin 2011 : Soirée “Fil(s) d’Andelle” à l’abbaye Fontaine Guérard de Radepont (27380)

C’est avec un grand plaisir que, chaque année au mois de juin, nous nous rendons en famille au pique-nique géant et aux animations qui clôturent la saison de la Communauté de Communes de l’Andelle, en partenariat avec le Conseil Général de l’Eure, l’Armée du Salut et le centre d’éducation à l’environnement CARDERE.
Si vous ne connaissez pas le site magique de l’abbaye de Fontaine Guérard et de la fantastique filature Levavasseur qui la jouxte, c’est l’occasion rêvée de le découvrir !
A partir de 19h, partez à la découverte de la richesse naturelle d’un parc bordé par la rivière et la forêt. L’association Saveurs et Savoirs vous propose une balade dans ce jardin pas comme les autres où la nature a repris sa place et qui foisonne de plantes sauvages. En compagnie d’animateurs passionnés, amusez-vous à les reconnaître, apprenez leurs vertus, et dégustez-les… en sirop ! Les plantes sauvages comestibles n’auront alors plus de secrets pour vous. Balade gratuite sur inscription : veronique.youinou@cdc-andelle.com
Et tout au long de la soirée, la compagnie Mélody Théâtre accompagnera votre rêverie déambulatoire au pays des elfes de l’Andelle…
N’oubliez pas votre pique-nique ;-)

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