Laetitia Sanchez

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Conseil municipal : lundi 30 mai 2011 à 18h30

Nous rappelons que le public peut assister au conseil municipal : il suffit de se rendre à la mairie de Saint Pierre du Vauvray.
Ordre du jour :
  1. Tirage au sort des jurés d’assises ;
  2. Indemnité représentative de logement aux instituteurs non logés pour 2011 ;
  3. Location du bureau de poste de Saint Pierre du Vauvray ;
  4. Règlement intérieur de location des locaux municipaux et tarifs ;
  5. Créances 2008 à admettre en non-valeur ;
  6. Restauration scolaire : assistance technique API restauration 2011/2012 ;
  7. Acquisition de mobilier à la cantine ;
  8. Règlement et tarification de la cantine et périscolaire 2011-2012 ;
  9. Offres de financement ;
  10. Schéma départemental de coopération intercommunale ;
  11. CASE fonds de concours – voirie – travaux aménagement Ile du Bac.

Amnesty International fête ses 50 ans à Louviers et à Val de Reuil le samedi 28 mai 2011

Créée en 1961 par Peter Benenson, Amnesty International est un mouvement mondial et indépendant rassemblant 2,8 millions de personnes qui oeuvrent pour le respect, la défense et la promotion des droits humains. En 50 ans, Amnesty International a profondément évolué. Son champ d’intervention, initialement limité aux prisonniers d’opinion, s’est étendu à l’ensemble des droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels inscrits dans la Déclaration des Droits de l’Homme de 1948.
  • Entre 10h et 12 h le matin : marché de Louviers avec stand place du Pilori et déambulation de la fanfaronne de Grabuge . Deux lâchers de ballons à 11 et à 12 heures. Toast à la Liberté après le dernier lâcher.
  • L’après-midi, ce sera à Val de Reuil avec un stand devant le kiosque des Chalands. Une heure de musique entre 15 et 16 heures assurée par Laurent Meunier et son école de musique : choristes, puis musique de chambre et enfin jazz. Nous terminerons par un lâcher de ballons, discours (avec des élus) et toast sur la place des Chalands.

La FCPE lance une Nuit des Ecoles vendredi 20 mai 2011 dans les écoles, les collèges, les lycées

nuitdesecoles

Le ministre l’a reconnu, il y aura 1 500 classes de moins à la rentrée prochaine, alors que plus d’élèves sont attendus. Les 16000 suppressions de postes programmées pour cette rentrée 2011 auront pour conséquences l’augmentation du nombre d’élèves par classe dans les écoles, les collèges et les lycées, des fermetures de classes, des fusions d’écoles, des problèmes accrus de remplacements.
Les fermetures de classes amènent l’augmentation des effectifs par classe (le seuil d’ouverture de classe est d’ores et déjà fixé à 32 élèves en maternelle et 27 en élémentaire). Les classes à double, voire triple niveau, deviennent ainsi la règle en primaire.

l’école, c’est l’avenir !

Selon l’article L. 122-1 du Code de l’Education, « l’objectif de l’école est la réussite de tous les élèves ». Cela passe notamment par une individualisation du suivi. Or, dans ces conditions matérielles (augmentation des effectifs, double ou triple niveau…), cette mission devient véritablement une mission impossible pour les enseignants. On ne peut pas faire toujours mieux, avec toujours moins ! Avec 65.400 postes supprimés depuis 2007, le système éducatif ne tient plus que grâce à l’engagement et au dévouement de ceux qui restent sur le terrain. Ces suppressions, ces dérogations et ces déréglementations, sont une atteinte à l’égalité républicaine qui fonde notre démocratie.
Dans un Communiqué du 11 mai 2011, le SNUipp-FSU alerte aussi sur la suppression de plus de 600 postes d’enseignants spécialisés (maîtres E, G et psychologues scolaires) dans les RASED. “Au total, ce sont plus de 30 000 élèves qui seront privés de l’aide dont ils ont besoin. Où sont les priorités affichées à réduire l’échec scolaire et les inégalités de notre système éducatif mises en lumière par les résultats aux évaluations PISA de 2009 ?”
Le 18 mai prochain, le SNUipp-FSU organise un rendez-vous national devant le ministère. Des délégations d’enseignants, de parents et d’élus venus de 95 départements se feront les porte-voix de l’école de la réussite pour tous. Le SNUipp-FSU demande la création d’un collectif budgétaire car seule une révision du budget peut permettre de revenir sur ces suppressions de postes, qui nuiront d’abord aux élèves les plus fragiles. Le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite doit cesser.
Le 20 mai, la FCPE et le collectif “Sauvons l’école !” appellent à organiser partout en France une Nuit des Ecoles, un moment de partage et de convivialité entre parents, pour débattre sur ces questions d’éducation, mobiliser les conseils locaux du primaire contre les suppressions de postes et continuer à faire signer la pétition “De l’ambition pour l’Ecole !” demandant la création d’un collectif budgétaire.

Contre-G8 au Havre les 21 et 22 mai 2011 : le programme

Trente quatre organisations citoyennes – associations, syndicats, mouvements sociaux et citoyens – appellent à la mobilisation les 21 et 22 mai au Havre contre le G8 – qui réunira à Deauville les 26 et 27 mai les huit chefs des États les plus puissants.
Les révoltes populaires dans le monde arabe et au Proche-Orient exigent justice sociale et démocratie. Au Japon, la catastrophe de Fukushima impose de réorganiser les choix énergétiques. En Europe, les citoyens s’opposent massivement aux plans d’austérité qui conduisent au démantèlement des services publics et des protections sociales, comme les peuples des pays pauvres exigent que les États les plus riches mettent fin au pillage de leurs richesses et tiennent leurs engagements en matière de solidarité internationale. Sur tous les continents, les populations s’organisent pour faire respecter leurs droits.
Tout au long du week-end, la ville du Havre sera ouverte à toutes celles et ceux qui refusent qu’une minorité autodésignée décide au nom des peuples, et qui veulent démontrer, à travers leurs pratiques et leurs propositions, que des voies alternatives existent. Des représentants des mouvements sociaux et citoyens du monde entier participeront à ce week-end de mobilisations pour porter la voix des peuples et de leurs résistances pour la paix et la démocratie, la justice sociale et écologique.

Au programme :

du 20 au 29 mai : village autogéré au camping de Montgeon.
samedi 21 mai à partir de 15 heures : Marche internationale dans les rues du Havre (rendez-vous à la gare SNCF).
en soirée : meeting international et concerts au “Champ de foire”.
dimanche 22 mai toute la journée : Forums citoyens autour de l’Université.
  • Les peuples, pas la finance
  • Femmes : l’égalité des droits reste à conquérir
  • Entre les peuples, des ponts, pas des murs !
  • Nourrir les peuples, pas le capital
  • Le nucléaire et les choix énergétiques, parlons-en ensemble !
  • Contre l’austérité imposée aux peuples
  • Face aux urgences écologiques et sociales, quelles transitions ?
  • Quelle production pour quelle consommation ?
  • Révolutions arabes, contre l’impérialisme, quelles solidarités internationales ?
  • Bas les pattes d’internet !

Liste des organisations membres du collectif national :

AC !, AITEC (Association internationale de techniciens, experts et chercheurs), AEC (Association européenne des citoyens), Attac France, CADTM (Comité pour l’annulation de la dette du tiers-monde), CCFD – Terre Solidaire (Comité catholique contre la faim et pour le développement), CEDETIM ; Confédération Paysanne, CRID (Centre de recherche et d’information pour le développement), Emmaüs International, Euromarches, Fédération Artisans du monde, Fondation Copernic, France Amérique Latine, FSU (Fédération syndicale unitaire), IPAM (Initiative pour un autre monde), CGT (Confédération générale du travail), La Cimade, Le Mouvement de la Paix, Les Amis de la Terre France, Ligue des Droits de l’Homme, Oxfam France, Peuples Solidaires, RECit, Réseau Foi et Justice Afrique-Europe, Réseau Sortir du nucléaire, Ritimo, Survie, Transform !, Uncut France, Union SNUI SUD Trésor Solidaires, Union syndicale Solidaires, Vamos !, Vision du Monde.
Pour soutenir l’organisation du contre G8, vous pouvez adresser un don (déductible d’impôt) à : Contre G8 – Maison des syndicats – 119 cours de la République – 76600 Le Havre ou par Paypal
Plus d’informations sur le blog de Michel Coletta du Havre.

Pourquoi envoyer des livres en Afrique ? Le point de vue de notre correspondant ivoirien.

Si nous voulons que ces Editeurs continuent de vivre en Afrique, il faut former des citoyens qui aiment lire.

L’aventure de Toumaï a commencé au retour d’Henri Sobowiec d’Afrique en 2008. Le père des petits-enfants d’Henri est ivoirien et c’est à ce titre qu’il a été accueilli dans le village de Tabagne, au nord-est de la Côte d’Ivoire, dans la région du Zanzan.
C’est là que le président de l’antenne locale de l’association de lecteurs bénévoles “Lire et faire lire” a été frappé par l’absence de livres dans le village, et particulièrement dans les écoles. Avec la ténacité qui le caractérise, Henri a rencontré tous les directeurs d’écoles, à la recherche des livres. Hormis quelques livres anciens précieusement mis sous clés dans les bureaux de ces directeurs, le constat était là : il n’y avait pas de livres ! La capitale est loin, le village est pauvre, et l’achat de livres ne peut être une priorité.
Pourtant, les enfants et leurs maîtres ont exprimé leur soif de lecture et de culture. Henri leur a promis d’essayer de faire quelque chose pour eux, en réponse à leur demande.
De retour à Val de Reuil, Henri a fait part de son expérience à ses amis enseignants et bibliothécaires, partenaires de l’action de l’association “Lire et faire lire”. Très vite, le contraste entre l’énorme désir de livres chez ses amis africains et le gâchis de milliers de livres récents détruits comme de vulgaires produits de consommation courante, lui est devenu insupportable. Toumaï est né de cette expérience.
Aujourd’hui, nous sommes à la recherche de mécènes, et de partenaires institutionnels pour notre action.
Les dons de livres sont nombreux, les coups de mains ponctuels très appréciables, mais les fonds nécessaires à l’acheminement des livres vers l’Afrique sont plus difficiles à réunir. Nous demandons des subventions, mais la culture reste un parent pauvre des aides à destination de l’Afrique.
Bien évidemment les projets sanitaires et économiques, les seuls financés par l’agglomération, sont indispensables. La culture, parent pauvre, passe donc après. Et même ne passe pas du tout d’ailleurs. D’abord l’eau et le développement économique, ensuite… on verra.
Il faut cependant évaluer les besoins : quand un projet d’adduction d’eau à Bohicon, un projet formidable et indispensabledemande des financements de centaines de milliers d’euros, Toumaï demande “seulement” 300€ TTC pour collecter, acheminer et livre sur place 1m3 de livres, soit 1.000 livres de poche.
Nous entendons les messages qui disent, ici, que “l’envoi de livres nuirait à l’édition africaine et ne serait pas adapté”, et là, que ce que veulent les populations locales c’est du boulot, pas des livres.
Mais quand il n’y a tout simplement PAS DE LIVRES, tout est bon à prendre : littérature jeunesse, classiques de la littérature mondiale (y compris africaine), dictionnaires, encyclopédies, ouvrages documentaires ou techniques,… Nos correspondants nous les réclament. Apprendre à lire, lire, apprendre, et faire lire…
Bien sûr, favoriser l’édition africaine serait idéal. Mais ces mêmes partenaires seraient-ils prêts à débourser 20 à 30 fois plus, soit plusieurs milliers d’euros pour la même quantité de livres de poche ? Un mix serait peut-être possible ? (300€ pour 1.000 livres d’occasion + 300€ pour une cinquantaine de livres édités en Afrique ? Voir la liste des éditeurs africains sur le site de L’Harmattan). Il y a l’idéal, et puis il y a ce que nous pouvons faire. Offrir les ilvres dont nous ne voulons plus et qui sont tant attendus.
Nous avons échangé à ce sujet avec notre principal contact ivoirien, Adayé Kouakou, directeur de l’hôtel médical des impôts à Abidjan. Voici ce qu’il en pense :
“Pour répondre à votre préoccupation relative à l’action de Toumaï et la vie des maisons d’édition en Afrique, je voudrais émettre l’opinion qui suit.
L’opération de soutien à la culture par l’accès au livre que nous développons ensemble n’est pas en concurrence avec la survie des maisons d’édition en Afrique. La grosse clientèle de ces maisons d’édition est l’Etat via les ministères de l’éducation de nos Etats pour l’édition des manuels scolaires et secondaires.
Or le soutien à la lecture, donc l’accès au savoir que recherche notre collaboration ne contrarie pas significativement la vie de ces entreprises. En effet si nous voulons que ces Editeurs continuent de vivre en Afrique, il faut former des citoyens qui aiment lire de sorte à l’intégrer comme comportement quand ces jeunes gens seront adultes et qu’ils disposeront d’un pouvoir d’achat.
Pensez-vous que honnêtement, un citoyen qui n’a pas appris à lire dès l’enfance et la jeunesse, peut-il intégrer dans la gestion du budget familial les dépenses de culture générale ?
Je ne le pense pas. Donc il s’agit par l’action de Toumaï de susciter et de modeler un comportement nouveau de l’Africain pour la lecture parce que le livre est disponible et à portée de main.
Par ailleurs, qu’est-ce l’existence de maisons d’édition dans des sociétés où plus de 80% des ménages ont moins d’un dollar US par jour pour vivre ?
Savez-vous combien d’enfants dans mon village à Tabagne (au collège) ne peuvent réunir les cahiers nécessaires pour l’année scolaire, encore moins obtenir les ouvrages scolaires ? ( A chaque rentrée scolaire j’offre gracieusement entre 600 et 800 Euros de fournitures scolaires).
Chers amis de Toumaï, j’ai décidé de vous accompagner dans cette aventure, en partant de mon expérience personnelle. Mon goût pour la lecture a été suscité par des prêtres de mon village qui nous donnaient l’occasion d’emprunter leurs ouvrages de littérature enfantine. Et justement c’est cette même occasion que j’ai identifiée en l’action de l’association Toumaï.
Je pense qu’avec votre concours et celui d’autres organismes généreux on peut créer des bibliothèques pour les élèves.
Aussi voudrais-je m’interroger sur l’incidence de dons d’ouvrages usagés sur des Editeurs africains ? Combien sont-ils ? Sinon le plus souvent des représentations d’Editeurs d’Europe dont les chiffres d’affaires sont déjà importants dans cet espace.
En plus, ces Editeurs publient-ils combien de titres par année pour rendre viable ces entreprises en Afrique?
Chers amis de Toumaï, votre entreprise est noble, elle permet de sortir de nombreux enfants et jeunes africains de l’ignorance, et permet à ceux qui le désirent de côtoyer d’autres ouvrages que les quelques hypothétiques manuels scolaires.
Ces ouvrages destinés au pilon, en France, ne peuvent être des concurrents pour des Editeurs africains, mais plutôt une occasion pour d’autres citoyens du monde d’embarquer pour le train universel du savoir et de pouvoir compétir valablement demain.
Voilà pour moi le combat qui vaille la peine d’être mené et merci pour avoir accepté de conduire cette lutte.
Pour ma part je suis toujours prêt à apporter mon concours aussi modeste soit-il.
Votre ami ADAYE”
Lire : un point de vue complémentaire sur l’édition africaine, “entre déboires et espoirs”.

La commune de Saint-Pierre du Vauvray signe une charte d’éco-engagement

La commune de Saint-Pierre du Vauvray signe une charte d'éco-engagement.

Dans le cadre de l’Agenda 21, la Communauté d’Agglomération Seine-Eure souhaite impliquer les communes dans un projet de “territoire durable”. Le 29 mars 2011, 10 communes de l’agglomération ont signé une charte d’éco-engagement : La Vacherie, Louviers, Val de Reuil, Amfreville sur Iton, Saint Pierre du Vauvray, Heudebouville, Pont de l’Arche, Le Mesnil Jourdain, Herqueville, Le Vaudreuil.
Selon le cadre de référence du développement durable, élaboré par le ministère avec le concours du comité de pilotage de l’Agenda 21 national, les finalités générales de l’Agenda 21 sont à la fois environnementales et humaines. Il s’agit, chacun à sa mesure, de contribuer à la lutte contre le changement climatique, à la préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources, mais aussi à la cohésion sociale, à la solidarité entre les territoires et les générations, à “l’épanouissement de tous les êtres humains” et à une dynamique de développement en suivant des modes de production et de consommations responsables.
Localement, l’Agenda 21 de la Communauté d’Agglomération Seine Eure s’est donné “4 défis”, votés à l’unanimité par le conseil communautaire de l’agglomération au mois de mai 2009 :
  • Une agglomération du partage et de la solidarité
  • Une agglomération économiquement attractive, pariant sur le local
  • Une agglomération soucieuse des équilibres planétaires
  • Une agglomération qui se construit avec les forces vives du territoire
Dans ce cadre, la Charte d’Eco-Engagement se définit comme une appropriation par les communes de l’Agenda 21, afin que “chaque maire, chaque conseiller municipal, que chaque habitant puisse toucher du doigt les messages, les objectifs durables poursuivis”. Elle se veut “un maillon entre des objectifs et actions d’assise intercommunale et les communes, au plus proche des préoccupations de la population”.
La Charte d’EcoEngagement est organisée en trois rubriques :
  • Actions de sensibilisation au développement durable : 5 actions au choix.
  • Actions structurantes : 9 actions au choix.
  • Bonnes pratiques : 14 actions au choix.
Chaque commune volontaire choisit 6 actions, dont au moins une dans chaque rubrique. Ces actions peuvent pour certaines être déjà en cours et d’autres sont des actions nouvelles. En signant la charte, la commune s’engage à mettre en œuvre ces actions sur l’année. Tous les ans, un temps d’échanges, de type « club des communes », sera l’occasion de dresser un bilan et d’échanger sur les opérations menées.

Exemple d’EcoEngagement d’une commune grâce à la Charte.

Actions de sensibilisation :
  • Sensibilisation des habitants au développement durable (ex. mise en place d’une exposition à l’occasion de la semaine du développement durable / articles dans le journal communal / …)
Actions structurantes :
  • Maîtriser la demande en énergie dans les bâtiments publics (ex. adhésion au dispositif de Conseil en Energie Partagé de la CASE / …)
  • Mettre en place des instances de participation citoyenne (ex. ateliers participatifs sur des dossiers tels que les documents d’urbanisme, des opérations d’aménagements ou d’équipements, … / création d’un conseil des jeunes / …)
Bonnes pratiques :
  • Mettre en place le tri sélectif dans les bâtiments communaux (ex. écoles, salle des fêtes, …)
  • Utiliser des essences locales pour les plantations sur les espaces verts de la commune
  • Lutter contre les pollutions lumineuses (ex. extinction des lampadaires la nuit)
La charte est signée, c’est dans la boîte, YAPUKA.
La commune de Saint-Pierre a la chance d'accueillir une des deux espèces végétales endémiques de la vallée de Seine, avec  la Violette de Rouen (Viola hispida) : Il s'agit de la Biscutelle de Neustrie (Biscutella neustriaca). Une espèce qu'il faudrait protéger et mettre en valeur...

Parmi la liste des actions proposées, c’est bien évidemment celles qui concernent les actions structurantes et les bonnes pratiques qu’il faut surtout mettre en place. J’encourage très vivement les maires à s’engager dans cette démarche de réflexion sur les pratiques communales. Cette démarche ne peut être que suivie d’actions concrètes.
La commune de Saint Pierre du Vauvray a la chance d’accueillir une des deux espèces végétales endémiques de la vallée de Seine, avec la Violette de Rouen (Viola hispida) : Il s’agit de la Biscutelle de Neustrie (Biscutella neustriaca), en photo. Il faudrait peut-être protéger et mettre en valeur cette espèce que l’on trouve sur nos berges ?
Maîtriser la demande en énergie dans les bâtiments publics doit être une préoccupation constante, d’autant plus avec la hausse des prix de l’énergie. Cette même hausse des tarifs de l’électricité, avec une hausse attendue de 30% encore, ne peut qu’encourager la municipalité de St Pierre du Vauvray à lutter contre les pollutions lumineuses, et enfin éteindre nos lampadaires la nuit.
Évidemment, la perspective de voir mettre en place des instances de participation citoyenne ne peut que me réjouir : une partie des promesses électorales sera enfin réalisée. On pourrait imaginer se réjouir de la constitution d’un conseil des jeunes, qui se sentiront plus écoutés et impliqués dans la vie de la cité. Le lien entre les générations en serait renforcé, comme le respect, des autres et de l’environnement.
Quant aux ateliers participatifs sur les documents d’urbanisme, les opérations d’aménagements, c’est là encore une marque de respect envers les citoyens, qui ont plein d’idées pour le développement de leur commune, et s’ils ont l’envie de la voir avancer et d’y participer, il faut les y encourager et en profiter.
Si ces actions concrètes sont proposées, et surtout mises en place, tout le monde, élus, commerçants, citoyens de tous âges, touristes et promeneurs, entrepreneurs, tout le monde sera gagnant.
C’est ce qui fera la différence avec une simple opération de communication, où nous ne verrions, en guise d’amélioration de l’environnement, que des élus jouer aux éoliennes en brassant de l’air dans les bacs à fleurs…

Agglomération Seine Eure : des associations solidaires avec l’Afrique

Pour la deuxième année, l’agglomération Seine Eure s’engage dans la coopération décentralisée, sous la présidence de M. Hubert Zoutu. Mercredi 13 avril 2011, les acteurs locaux de la solidarité internationale sont venus présenter leurs projets.
Nous connaissons l’engagement de l’association Artisans du Monde partout en France, en faveur du commerce équitable et de l’éducation à une autre façon de consommer. A Louviers, la présidente Jacqueline Le Bras et les bénévoles de l’équipe se lancent cette année dans un projet de tourisme solidaire, avec la création d’un centre de tourisme équitable dans le village de N’Dem au Sénégal. Suite à la visite d’un représentant du village dans le cadre de la quinzaine du commerce équitable en 2007, des liens se sont créés avec les bénévoles d’ADM Louviers. Face au constat de la volonté des habitants de N’Dem de développer et diversifier les filières de commerce équitable du village, l’idée est née d’un axe de travail autour du tourisme (Nord-Sud et Sud-Sud). Le projet s’est affiné en 2009. Un partenariat avec l’association Authentik Aventure et le groupe ADM (niveau régional) a permis de consolider le projet. A ce jour, le terrain est clos, l’achat du matériel a été effectué. Le chantier va s’étendre sur trois mois (8 paillotes, bâtiment restauration-animation, …). La CASE a accordé un financement de 4 950 € fin 2010.
Un autre projet de tourisme solidaire est porté par l’association lovérienne Dougoura So au Mali. Les liens entre l’association française et la communauté de Dioulafondo au Mali existent depuis 2006. Les habitants ont souhaité développer un site d’accueil touristique afin d’attirer les touristes qui circulent dans la région. Un terrain a été choisi et mis à disposition par les habitants. En 2007, la construction du campement a démarré (sanitaires, hébergements, cuisine, …). Le site est construit avec des matériaux et techniques locales, par les habitants eux-mêmes. Cet équipement permettra par ailleurs de poursuivre les échanges interculturels avec la France, notamment autour de l’apprentissage des percussions, des teintures traditionnelles, des techniques agricoles locales, … Le site va être équipé de panneaux solaires, d’un four à pain, d’un magasin de stockage et d’un accueil. La CASE a accordé fin 2010 une subvention de 5 500 €.
Au Niger, l’association Les Amis de Timia intervient dans un village du Sahara nigérien. En 2010, l’association avait bénéficié d’un financement exceptionnel d’urgence pour apporter une aide alimentaire aux villageois touchés par la sécheresse et une situation politique conflictuelle. En 2011, l’association porte un projet de réhabilitation d’un puits, actuellement hors d’usage du fait d’une crue soudaine. La CASE accorde une aide de 4 500 € pour ce second projet.
Présidée par Thérèse Zoutu, l’association locale du Collectif Tiers Monde concentre son action au Bénin, avec le soutien de la fondation Véolia. Le projet actuel vise à améliorer les conditions d’hygiène d’un centre de santé (maternité et dispensaire) à proximité de Cotonou. Un incinérateur a été construit et les sanitaires sont réhabilités. La CASE a accordé en 2010 une subvention de 4 600 €.
A Madagascar, l’association Jeunes Ecoliers du Monde intervient depuis 2005, à travers des actions portant sur l’alimentation et l’hygiène, en plus des échanges culturels et éducatifs. Quatre écoles sont ciblées par ces actions : aujourd’hui, ce sont 1 030 enfants qui ont ainsi pu disposer de cantines. Des mamans bénévoles assurent l’ensemble du service (préparation, service, entretien). Les cantines sont équipées de cuiseurs solaires. Les repas sont financés par des parrainages individuels et collectifs. Pour ce faire, l’association organise des manifestations comme la Marche solidaire annuelle à Louviers ou encore des partenariats avec des établissements scolaires de la ville. L’hygiène n’est pas oubliée avec des actions de prévention : lavage des mains, acquisition et utilisation de brosses à dents. L’eau y est également rare. Depuis 2005, 3 puits ont été creusés. Dernièrement un puits d’une profondeur de 27m et de 2m de diamètre a été creusé à la main. A terme, il doit être raccordé à une citerne de récupération des eaux de pluie ainsi qu’à la cantine. Une pompe manuelle a été installée. A l’avenir, l’association souhaite travailler à l’installation de bacs sanitaires extérieurs (sous préau). L’association a bénéficié en 2010 d’une aide de l’agglomération de 5 000 € et en 2011, un soutien de 10 000 € a été accordé par la CASE.
Monsieur Kane, de l’association Danthiady (ARDF) évoque également un projet qui sera présenté aux élus lors de la prochaine commission Coopération Décentralisée. Cette association rolivaloise est en partenariat avec un village situé au Nord Est du Sénégal : Danthiady. Depuis 1997, des chantiers jeunes sont organisés sur place (équipement scolaire, jardins maraîchers, espace multimédia, centre de santé (inauguré en février 2011). Aujourd’hui, une nouvelle action va être lancée autour de l’enjeu de l’eau et de l’assainissement : réhabilitation d’un forage, extension d’un réseau d’eau vers les nouveaux quartiers, bassin de rétention, gestion des eaux pluviales et des ordures ménagères, formation des personnels de maintenance des équipements. Le coût global de l’opération s’élève à 169 000 €.
Hubert Zoutu souligne que la CASE peut orienter les associations vers d’autres sources de financements (appels à projets, fondations, …). Il est important que les associations qui soumettent des projets présentent un plan de financement équilibré, faisant apparaître des fonds propres / cofinancements.
Rebecca Armstrong insiste sur le fait que les projets doivent répondre à un objectif de développement local.
Enfin, M. Anthony Goyat, professeur du collège Le Hamelet de Louviers évoque le projet pédagogique des classes Afrique.
Les élèves travaillent sur deux axes :
  • découverte du continent (musique, histoire, géographie, cultures …)
  • sensibilisation au développement durable et au commerce équitable
Des activités sont programmées cette année : correspondance avec un établissement de St-Louis au Sénégal, initiations danse, percussions, contes. Ces animations mobilisent différentes professeurs.
La CASE propose que les associations qui bénéficient d’un financement de l’agglomération se mettent en lien avec M. Goyat pour contribuer au projet pédagogique du collège, sorte de contrepartie de la subvention allouée.
En novembre 2011 aura lieu la Semaine de la solidarité internationale (du 12 au 20 novembre 2011). Les élus de l’agglomération proposent deux opérations :
  • réalisation d’une plaquette recensant les animations proposées par les associations locales. Pour ce faire, il est impératif que les associations qui souhaitent apparaître dans ce document transmettent les informations utiles (lieu, date, horaire, prix le cas échéant, court descriptif, visuel) au plus tôt, et au plus tard pour début septembre.
  • mise en place d’un partenariat avec le festival « Regards sur le cinéma du monde » : projection-débat, ateliers avec des scolaires, … Une réunion de travail sur ce sujet sera organisée fin mai. Les personnes intéressées seront conviées.
La prochaine réunion des acteurs locaux de la solidarité internationale (finalisation de la plaquette, événements CASE de la semaine de la solidarité internationale) aura lieu le mercredi 14 septembre à 18h.
Merci à Rebecca Armstrong pour son compte-rendu de la réunion, sur lequel je me suis largement appuyé. Merci à l’association Dougoura So pour la photo du billet.
Et bravo encore à tous ces bénévoles associatifs qui s’engagent et œuvrent chacun à leur mesure, pour un monde plus juste et un partage entre les pays du Nord et du Sud.

De la révolution écologique, à l’évolution des consciences, à l’écologie politique, ou comment sortir du nucléaire ?

“Un printemps de cerisiers en pleurs”. A la façon d’un haïku japonais, l’image de mon ami Louis-Marie résume ces révolutions qui marquent l’actualité. Il y a l’espoir dans les révolutions démocratiques arabes. Et dans le même temps la dévastation s’abattait sur le Japon.
Nous avons tous vu ces images terribles du tsunami qui a tout emporté, hommes, animaux, arbres, autos, bâteaux et bâtiments. Nous avons vu la terre bouger, et toutes nos pensées se sont tournées vers nos amis japonais. Et puis il y a eu Fukushima. A la désolation et la dévastation, s’est ajouté cette sinistre catastrophe. Et tous les yeux du monde se sont tournés vers Fukushima.
Il y a avant Fukushima. Et il y a un après Fukushima.
Depuis 40 ans, des écologistes combattent le nucléaire. La sortie du nucléaire civil a été décidée dès 1978 en Autriche qui, dans sa constitution, interdit l’utilisation de l’énergie nucléaire. 25 ans après Tchernobyl, la crise nucléaire de Fukushima amène plusieurs pays de la communauté internationale à remettre en question leur politique nucléaire. Le 23 mars dernier, Angela Merkel, la chancelière allemande a déclaré : la crise nucléaire au Japon “est un événement qui bouleverse le monde et va le changer. Et c’est pourquoi je pense qu’il est juste d’observer une pause de réflexion.” Sa conclusion : “Plus tôt on sortira de l’énergie nucléaire, mieux ce sera.”
En France, c’est l’omerta qui règne sur le nucléaire depuis 40 ans. Les citoyens ont toujours été écartés du débat, simple consommateurs d’une électricité qui, de toutes façons, augmente, augmentera, et l’entrepreneur français, comme son principal actionnaire, l’Etat, fera tout pour mettre le prix du courant de monsieur toulemonde au prix du marché européen. Le risque en plus, et la facture, salée, qui nous sera adressée lorsque nous démantèlerons les centrales en plus. Ou pire, l’accident contre lequel nous ne sommes pas, ou si peu, assuré.
Si l’augmentation demandée par EDF, entre 7% et 11% des tarifs réglementés, n’a pas eu lieu, il y a fort à parier que celle-ci reviendra sur le tapis après certaine élection.
La France présente la particularité de présenter une rente nucléaire : l’essentiel du parc nucléaire, financé par l’effort collectif de tous les français, est désormais amorti.
La loi NOME programme la disparition des tarifs vert et jaune pour les entreprises. Les professionnels dont le compteur présente une puissance souscrite supérieure à 36 kVA devront aller s’alimenter sur le marché.
Comment être compétitif par rapport à une filière électronucléaire ? EDF sera contraint de céder 25% de sa production d’énergie, soit soit 100 TWh, à ses concurrents privés (GDF Suez, Poweo, Direct Energie, Alpiq, Altergaz, Enel, E.ON, Gaz de Paris, Vattenfall). Ces derniers espèrent pouvoir récupérer près du tiers de ménages dans leurs portefeuilles. Ils estiment que la fixation du prix auquel sera vendu le nucléaire historique est “un débat politique qui ne doit pas provoquer un rejet de la loi NOME dans son ensemble.”
Les opérateurs privés vont donc récupérer à moindre coût 25% de l’électricité produite par l’électricien français, sans l’obligation de procéder au provisionnement des démantèlements à venir, ou des investissements qui garantiront la meilleure qualité de service possible, avec une sécurité maximum.
Un amendement qui vise la production d’énergie alternative, éolienne et photovoltaïque, a été adopté grâce au sénateur Poniatowski : les frais de branchement des nouveaux producteurs d’électricité se feront à leur frais, et non plus à ceux d’ERDF. Les énergies renouvelables coûteront donc plus cher !
L’énergie, et l’énergie électrique en France, est considérée comme un produit comme un autre, soumis à la concurrence et aux lois du marché. Ce n’est pas l’intérêt général qui guide la filière, mais l’offre et la demande. Dans cette perspective, il n’est pas rentable d’organiser l’abondance, qui fait baisser les prix. Nous ouvrons le marché à la concurrence, et c’est cette ouverture à la concurrence qui va nous conduire mécaniquement à une hausse des prix !
Certains n’hésitent pas à parler de hold-up, en obligeant EDF à revendre 25% de son électricité à des intermédiaires qui la paieront au prix du nucléaire, et qui la revendront à des clients qui la paieront au prix du charbon, cette fois. Alors que ce sont eux-mêmes qui en ont réalisé l’investissement.
Dormez braves gens, on s’occupe de tout ! Denis Baupin, adjoint écologiste au maire de Paris, dénonce “l’aveuglement scientiste” des politiques à l’égard du nucléaire.
Claude Allègre en est la parfaite illustration. On connaissait ses positions sur le réchauffement climatique, réfutées par un rapport de l’Académie des Sciences en octobre 2010.
C’est lui encore qui, le 17 mars dernier, déclarait sur RTL : « il n’y a pas pour l’instant au Japon de catastrophe nucléaire. », qualifiant “d’indécent” le débat ouvert en France sur le maintien ou non du nucléaire. Il précisait : “sans donner de leçon à qui que ce soit, nos centrales françaises sont beaucoup plus évoluées que les centrales japonaises”. “Aucun pays n’a autant de compétence que la France en matière de nucléaire.” Depuis son passage en radio où il annonçait qu’il n’y avait pas de catastrophe nucléaire, l’évaluation de la gravité de la catastrophe est passé au niveau 7, soit celui de Tchernobyl.
Et à la question de Jean-Michel Apathie : “est-ce que les intérêts économiques n’ont pas primé dans les implantations des centrales sur les nécessité de sécurité ?”, on note la réponse de M. Allègre : “Les nécessités économiques et même plus les nécessités militaires priment toujours sur tout le reste. C’est une constatation.”
Dans un tout autre registre, Alain de Halleux nous interpelle en parlant de son excellent, et terrifiant, documentaire qui nous plonge au cœur d’une industrie électronucléaire qui rend l’information confuse, minimise les risques, mais se gargarise de sa maîtrise technologie. Et nous assure que le risque est calculé, et accepté. Nous en somme tous responsables, car en acceptant le risque, nous devrons aller nous-mêmes liquider nos centrales lorsqu’un accident majeur se produira.
Ce reportage, RAS Nucléaire, rien à signaler est disponible dans son intégralité sur Arte.
Claude Allègre invité le 17 avril à l’émission c/politique, sur France 5 :
Claude Allègre se dit aujourd’hui écologiste, mais un “vrai écologiste”, pas celui du retour aux cavernes, celui de sa fondation “écologie d’avenir”. Militant de la voiture électrique, d’un mix écologique incluant le charbon de la capture du CO2, et surtout l’humanité fonctionnera à l’hydrogène dans 20 à 30 ans. L’ancien ministre socialiste s’est encore montré un très docte professeur lors de l’émission c/politique sur France 5, dimanche soir, pour nous expliquer que nous somme peureux en Europe, par ignorance. Alors qu’on n’est pas peureux en Chine. Pour lui, “il faut arrêter de fantasmer sur cette chose-là”. Fukushima n’est pas une catastrophe, c’est au plus un accident grave. Les rejets en mer ? peccadille ! Les accidents de Saint-Laurent des Eaux (en 1969 et en 1980), avec une fusion partielle du cœur du réacteur, et à Blaye en 1999. Dues à des erreurs humaines ? Comme l’erreur de ne pas avoir su prévoir une inondation qui dépasserait la digue ?..)
“Non je ne crois pas” [qu’il y aura un accident nucléaire en France], assure Allègre. Et d’abord parce que c’est public, et non privé. Donc sous le contrôle de l’Etat.
Et bien pas pour longtemps, car Areva souhaite se coter en bourse, dès juin 2011. L’Etat ne sera plus alors le décideur, mais restera la garantie en cas de problème. Pour mediapart, il ne s’agirait que d’un portage déguisé. Enfin EDF est privatisé, et la loi NOME va l’obliger à revendre 25% de sa production au privé.
Allègre se montre donc défenseur du nucléaire, et aussi de l’exploitation du gaz de schiste. Sous conditions bien sûr… “Je ne trouve pas bien de courir derrière les écologistes”, affirme-t-il. “Le socialisme ne peut renier sa croyance dans le progrès, progrès scientifique, et progrès humain qui va avec”. “Le centre c’est l’homme, ce ne peut pas être la planète”, ajoute-t-il. “Toute déviance par rapport à ça, ce n’est pas socialiste”.
La réponse du lobby nucléaire s’appuie d’un côté sur l’indécence des écologistes, qui “profiteraient” de la catastrophe au Japon pour remettre sur le tapis la question du nucléaire, et de l’autre sur une évolution technologique et une compétence bien plus avérée en France que partout dans le monde (tout en minimisant les risques et les conséquences). Three-Miles Island, c’était de la technologie américaine, nettement moins avancée que la nôtre, et ies conséquences ont été maîtrisées, n’est-ce pas ? Tchernobyl, c’était de la technologie russe, c’était fatal. Mais la technologie française, ah, bah là ma bonne dame, c’est la meilleure du monde ! Il n’y a pas de doute scientifique, c’est une foi inébranlable dans la science et le progrès qui nous est donnée en spectacle.
Pourtant, nous sommes passés très près de l’accident majeur à la centrale du Blayais les 27 et 28 décembre 1999, du fait d’une impossible inondation. Le quotidien Sud-Ouest avait expliqué alors que l’on avait évité de justesse la catastrophe. L’incident a été classé au niveau 2 (« incident ») sur l’échelle INES.
Pourtant, Fukushima est venu rappeler à chacun sur la que le risque existe. Et pas seulement le risque, nous devons nous préparer à l’accident et même à la catastrophe nucléaire. Et nous devons l’éviter à tout prix !
Voici comment Areva analyse la catastrophe qui s’est produite à la centrale de Fukushima-Daichi : un incident !
Et voici comment conclut Areva, laconiquement : “Il est probable que trop peu d’information soit diffusée par TEPCO, l’exploitant de la centrale.”
Dans le sillage d’Anne Lauvergeon, présidente d’Areva, qui a déclaré : “S’il y avait des EPR à Fukushima, il n’y aurait pas de fuites possibles dans l’environnement, quelle que soit la situation. Nous allons arriver vers un nucléaire dans des conditions extrêmement fortes de sécurité.” (ah bon, ce n’était donc pas le cas pour les centrales non-EPR, c’est-à-dire la totalité des réacteurs français, et dans le monde ?!), Sébastien Jumel, le maire communiste de Dieppe, a déclaré le 1er avril : “l’EPR sera plus sûr”. “Il offrira plus de garanties que les centrales japonaises”, affirme-t-il. “Enfin, il ne faut pas inciter à l’émotion ni à la démagogie, mais réfléchir tranquillement, en toute transparence et en toute responsabilité sur le sujet. C’est nécessaire pour l’avenir de la France et de notre territoire.” (source : Paris-Normandie du 2 avril 2011).
André-Claude Lacoste, président de l’ASN, a réagi tout autrement à la tragédie de Fukushima :« Je pense que si la question d’un moratoire se pose, et nous nous la posons, ce sera sur la construction de Flamanville 3″, a-t-déclaré. « C’est typiquement le genre de réflexion que nous aurons dans les prochains mois ».
La catastrophe en cours à Fukushima nous montre à quel point le nucléaire peut être dangereux et incontrôlable, malgré les progrès techniques, malgré toutes les mesures de sécurité. Et surtout avec celles qui ne sont pas prises ! Le scénario le plus noir – la fusion totale du coeur qui traverserait la cuve, et la sortie du corium hors de l’enceinte – semble derrière nous à Fukushima. Mais même si le risque de redémarrage d’une réaction en chaîne a considérablement diminué, la centrale continue d’émettre ses atomes radioactifs dans l’air, dans la mer, dans le sol, dans des doses inconnues ou non communiquées.
La plaie est béante au Japon, et avec Tchernobyl, Fukushima-Daiichi restera un hommage à l’orgueil de l’homme, et à son aveuglement. Quand on aura construit son sarcophage, sombre monument érigé en mémoire de nos terres perdues, stèle des hommes morts, ou en passe de l’être, pour tenter de réparer les dégâts.
S’il se produit une catastrophe en France, ou en Europe, nous serons les prochains liquidateurs. Ne l’oublions pas. Parce que c’est comme ça. On pourra pas s’en aller et claquer la porte derrière nous.
Dans votre choix sur le débat qui s’ouvre enfin, il vous faudra bien vous poser la question : suis-je prêt(e) à aller liquider une centrale, au péril de ma vie, pour sauver l’avenir de mes enfants, et des enfants de mes enfants. Si vous n’y êtes pas prêt(e), vous n’êtes pas prêt(e) à assumer le risque.
Au grand dam des politiques, énarques et affairistes, le débat s’ouvre enfin au public en ce qui concerne le nucléaire, ses dangers, sa sécurité, son prix, et ses alternatives ! Il s’ouvre dès qu’un accident majeur survient, dès qu’on se trouve face à l’abîme (3 fois en à peine plus de 30 ans, mais selon les autorités, seulement tous les 14.000 ans d’utilisation/réacteurs -il y en a 440 -, ce qui nous fait de belles jambes).
chiffres non vérifiés et comparaisons absconses qui nous laissent dans l'ignorance

Enfin, enfin,… je parlais plus haut d’omerta en France. Mais l’omerta sur le nucléaire est mondiale. Et la communication de chiffres non vérifiés (une nappe échappée de la centrale au taux de radioactivité 10 millions de fois supérieur à la normale, ouf ce n’est que 10.000 fois, mais selon quellles mesures ?), de comparaisons absconses (1.850 fois la dose normale d’iode 131 dans l’eau de mer, alors que la dose normale c’est 0, pas d’iode 131), “sorties du contexte” comme on dit à l’UMP, qui comparent des choux et des carottes, et nous laissent, in fine, dans l’ignorance.
Il n’y a pas d’information sur le fonctionnement de l’industrie nucléaire de la part des entreprises. Elles en sont les acteurs majeurs. Mais bon, c’est privé. Qu’en est-il des gouvernements ? C’est la même soupe : On communique ! On politique ! On vend, il est beau mon EPR, on peut même l’installer sur des failles sismiques, on brade, et au final quand on doit indemniser, on indemnise les propriétaires qui ont définitivement perdu leur maison (1 million de yens la propriété, soit 8.260 €, et je ne veux pas me mettre aux niveau des lobbies nucléaire en comparant une vie au prix d’une fiat panda, je vais le comparer au salaire versé aux liquidateurs sur le marché du travail de Tokyo pour la seule heure qu’ils peuvent passer sur le site !).
Grâce au nucléaire on paie moins cher notre électricité (ce qui était sans compter sur la loi NOME citée plus haut). C’est oublier les dizaines, centaines de milliards qu’il faudra payer pour démanteler nos centrales. et c’est aussi une lubie quand on sait que l’énergie produite en France est exportée, et que notre gouvernement souhaite ardemment mettre les foyers français au prix du marché. Le risque en plus. En plus ? Les allemands, les suisses, les belges verront d’un (très) mauvais œil une catastrophe telle que celle de Fukushima se produire à Fessenheim ! Mais soyons sûrs que les nuages radioactifs ne le atteindront pas, arrêtés qu’ils seront à la frontière…
Pour revenir un instant sur le coût du démantèlement : En 2008, le coût de ce démantèlement était évalué à 16,9 milliards d’euros, et EDF n’avait pour y faire face qu’un portefeuille de titres d’une valeur de 11,4 milliards d’euros à la fin 2009.
Les ONG, notamment sortir du nucléaire, pensent que le coût du démantèlement se compterait en centaines de milliards d’euros, non en dizaines comme l’estiment EDF et l’Etat. La position de sortir du nucléaire est plus proche de celle du gouvernement britannique, qui estime que le démantèlement de son parc lui coûtera 103 milliards d’euros. Pourtant son parc ne comprend “que” 35 réacteurs, contre 58 en France. Dans l’histoire, il y en a un qui ment ou qui se trompe gravement. Rallonger la durée de vie des centrales permet en tous cas d’échapper temporairement au risque financier, et au jugement des agences de notation qui ne manquera pas de s’ensuivre.

Jean-Marc Jancovici, l’expert en énergie et en climat de Nicolas Hulot, avant Fukushima (?), fervent partisan de la filière électronucléaire, fait la leçon à ses adversaires sur le plateau quant à la connaissance qu’ils ont de l’unité de radioactivté reçue : le sievert, et sa subséquente millième partie, le milliSievert. Leçon que nous pouvons nous appliquer à nous-même : nous sommes incapables de comprendre les trois pages de définition du sievert, et d’en appréhender les courbes de répartition. Il est LE spécialiste.
Le tendance, la volonté est puissante de faire penser que le nucléaire doit rester une affaire de spécialistes. Et encore, pas tous. Les chercheurs de La CRIIRAD ne sont que des contestataires, toujours à contester les chiffres et les informations officielles.
Parce qu’on nous estime ignorants, quand nous ne sommes que citoyens et non physiciens nucléaires, nous nous voyons refuser le débat et la décision. Etre citoyen ouvre le droit d’être consommateur, mais pas décideur. Nous devons donc accepter, même si c’est parfois bien malgré nous, un risque calculé. Tellement bien calculé pour les uns qu’il n’y a pas de risque. C’est tellement sûr qu’il n’y a même pas de plans pour faire face à un accident. Et d’un autre côté, le président de l’Autorité française de sûreté nucléaire affirme : On ne peut garantir qu’il n’y aura jamais d’accident grave en France.
On peut subir une catastrophe, dans toutes ses dimensions humaines, environnementales et économique. Débattre ; non ! Puisque l’accident ne peut pas arriver en France. Puisque nous ne comprenons pas les trois pages de définition du sievert. Puisque elui-ci est basé sur les extrapolations faites à partir des explosions atomiques de Nagasaki et Hiroshima. Je n’y étais pas, je n’ai pas mon mot à dire :/
Nous sommes ignorants les citoyens, ils sont savants les atomistes. Et pourtant. 80% du personnel d’EDF qui travaille dans les centrales provient de sous-traitants, ou de sous-traitants de sous-traitants.
Vous ne voudriez pas de leurs vies. Des personnes, payées de 1.200 € à 1.500 €, vont risquer leurs peaux dans la fournaise, camouflent leurs taux de contamination pour pouvoir ne pas perdre leur travail, et quand leurs cancers se déclenchent, il n’y a personne devant qui se retourner, les sous-traitants se sont succédé, il est très difficile d’attribuer la responsabilité à l’un plutôt qu’à l’autre, quand ils n’ont pas tout simplement disparu. Et si le réflexe est de se retourner vers l’employeur principal, cela est impossible, car passé 10 ans, l’irradiation ne peut être déclarée comme accident de travail.
Je vous invite à lire sur mediapart EDF: les salariés du nucléaire entrent en fusion, écrit en juin 2009, et à voir RAS Nucléaire, rien à signaler, deux reportages pour se plonger dans les coulisses du nucléare civil français.
Tokaimura (Japon), Windscale (Royaume-Uni), Three Miles Island (USA), Tchernobyl (Ukraine), Forsmark (Suède)… En France : Saint- Laurent-des-Eaux (Loir-et-Cher) en 1969 et 1980, Blaye (Gironde) en décembre 1999, et le Tricastin (Drôme) en 2008… Maintenant Fukushima… Il faut sortir du nucléaire. Mais pas s’abriter dans des cavernes, ni s’éclairer à la bougie.
Une lecture indispensable pour accompagner la sortie du nucléaire : le scénario négaWatt 2006 “pour un avenir énergétique sobre, efficace et renouvelable”.

Sortir du nucléaire, c’est bien, mais concrètement, comment peut-on faire ?

En France, on peut dire que les énergies renouvelables n’ont pas le vent en poupe. Avec la loi NOME qui oblige les nouveaux producteurs d’électricité (éolien, photovoltaïque) à assumer eux-même les frais de branchement au réseau au lieu de ERDF ou RTE ; ce sont aussi les aides ou crédits d’impôts pour le développement des énergies renouvelables qui sont amputés ou supprimés.
Publiés au journal officiel le 5 mars dernier, les nouveaux tarifs d’achat du photovoltaïque 2011 sont entrés en vigueur le 10 mars 2011 : après la réduction du taux de crédit d’impôts et le moratoire sur le photovoltaïque décrété par le gouvernement le 6 décembre 2010, c’est un coup d’arrêt brutal qui a été porté au développement de la filière, avec une baisse du prix d’achat de 20%. Lire : Augmentation de 3% du prix de l’électricité en France. On accuse le photovoltaïque d’avoir la rage…
Concernant l’éolien en mer, au bout d’un an d’attente, l’appel d’offre a enfin été lancé le 25 janvier 2011 : il s’agira finalement de produire 3 000 MW, au lieu des 6 000 MW annoncés dans le cadre du Grenelle. Lire Éolien offshore : l’annonce en demi-teinte qui cache les reculs majeurs du gouvernement (communiqué d’EELV le 26 janvier 2011).
Mais tout n’est pas noir pour les énergies renouvelables. Au contraire :
  • Les éoliennes offshores n’ont cédé ni au séisme, ni au tsunami, et fonctionnent toujours. Les détracteurs de l’éolien prédisaient l’écroulement des mâts et turbines au moindre séisme et leur manque de résistance au tsunamis. Alors que les centrales nucléaires étaient prêtes à faire face à ces risques. Toutes les éoliennes japonaises actuellement en fonction ont survécu au tremblement de terre, y compris les turbines semi-offshore situées à proximité de l’épicentre du séisme. Ce sont les parcs éoliens japonais qui pendant la défection de la centrale nucléaire de Fukishima assurent l’alimentation en électricité de la région de Tokyo.
  • En 2010, la production d’énergie éolienne en Espagne a atteint 20.676 MW (là où la capacité de production française est de 5.660 MW, de 3.752 MW pour le Danemark, 27.214 MW pour l’Allemagne, …).
    La péninsule Ibérique se lance dans les énergies renouvelables : l’île de Hierro atteint presque l’autosuffisance énergétique, l’Espagne couvre 38 % de ses besoins en électricité à partir de sources renouvelables, et le Portugal étonne le monde avec 45 % d’électricité produite à partir de sources renouvelables !
  • Les technologies avancent. Et même en France, Alstom, avec son partenaire Converteam, se lancent dans le développement d’une éolienne d’une puissance de 6 MW.
    Deux prototypes d’éolienne offshore de 6 MW d’Alstom, basés sur la technologie ALSTOM PURE TORQUE™ que Converteam équipera, seront installés en mer (mais aussi sur terre) quelque part en Europe à la fin de l’année 2011 et au début de 2012. Le système PURE TORQUE™ d’Alstom améliore les performances du générateur par un faible nombre de pièces rotatives, ce qui en augmente la fiabilité et réduit les frais d’entretien de la turbine. Converteam apporte de son côté le générateur à aimant permanent et entraînement direct.
    Cela conduira à une baisse de prix de l’éolien offshore, sans compromis sur la qualité, remettant l’industriel français dans la course avec les concurrents indiens et chinois.
  • L’hydrolien (sous l’eau) entre dans le mix énergétique renouvelable aux Etats-Unis
    la solution marine renouvelable pourrait bien faire figure de solution idéale pour le Nord-Ouest aussi bien que pour le Nord-Est des Etats-Unis.
    “L’exploitation de ces énergies est encore en phase pré-commerciale”, explique Paul Jacobson pour Electric Power Research Institute, “mais nous sommes très proches du moment où elles vont faire leur entrée sur le marché commercial.”
    En adoptant l’énergie d’origine hydrolienne bien avant nous, le Royaume-Uni et l’Europe ont pris une longueur d’avance sur les États-Unis, ajoute Chris Sauer, D. G. d’Ocean Renewable Power. “Il y a deux ou trois entreprises en Europe qui sont un peu plus avancées que nous, même si nous avons fait pas mal de chemin de notre côté. Ils ont su rationaliser les processus des permissions de construire et agir de telle façon que l’industrie avance.”
    “Toutefois aucune de leurs hydroliennes n’est encore disponible commercialement, alors que dans moins de deux ans, on pourra les acheter chez Ocean Renewable Power et éventuellement chez un ou deux autres équipementiers. Nous sommes en effet sur le point de passer du stade du démonstrateur à celui du projet connecté au réseau et capable de vendre de l’électricité.
  • Aux Etats-Unis, avec 104 réacteurs nucléaires (construits, entre autres, sur la côte est, à proximité de la faille de San Andrea), les énergies renouvelables ont devancé le nucléaire !
    Des chercheurs ont démontré qu’en implantant des éoliennes partout où les terrains le permettraient, on atteindrait une puissance électrique 23 fois supérieure à la consommation actuelle du pays.
On le voit bien, le nucléaire appartient au passé. Quant à la fusion, “c’est l’énergie du futur, et elle le restera toujours !”
Mais la conversion écologique du monde est bien trop lente face aux déséquilibres qui se creusent. Je ne parle pas de milliards d’humains flottant dans l’espace, cadavres chimériques nés d’un fantasme de séparation d’un sort de l’humanité qui se ferait hors du destin de sa planète, cette planète Terre qui a toujours été et reste son seul et unique vaisseau spatial. Notre sort est lié à celui de notre planète. Et notre responsabilité est de plus en plus grande vis à vis d’elle.
Force est de constater que nous avons perdu le respect de la nature, et croyant avoir domestiqué la nature, nous avons oublié la force des éléments et des aléas. Nous sommes toujours en lutte contre la nature, et malheureusement, contre nous-mêmes, nos intérêts, et notre avenir.
L’écologie, à 40 ans, enfin la majorité ?
L’urgence est là. Aujourd’hui, l’écologie doit devenir la préoccupation majeure qui oriente le développement de nos sociétés modernes : maîtrise de l’énergie, choix d’investissement dans le renouvelable, politique de transports, agriculture en circuits courts, modes de consommation et de distribution, voilà les choix qu’il faudra faire. Pour une société vivable à long terme, qui prenne en compte la fin programmée des énergies fossiles (ça y est, on ne peut plus le cacher, le peak oil est dépassé : le prix du pétrole ne cessera plus d’augmenter…) et la fin du mythe de la croissance : avec des records de productivité, n’est-il pas enfin temps de changer de modèle et d’indicateurs de progrès ?
Denis Cheyssou (“CO2 Mon Amour”, le samedi à 14h sur France Inter) ne s’y trompait pas le mardi 6 avril lors de la soirée “Paysages et biodiversité en Seine-Eure” organisée par Pascal Labbé et la CASE à Louviers, en nous faisant rêver de BNB, le “Bonheur National Brut” préconisé par le roi du Bouthan en 1972… C’est aussi le point de vue des économistes Pierre Larrouturou, Joseph Stiglitz, Tim Jackson ou de la sociologue Dominique Méda.
Des pesticides ont été trouvés en 2007 dans 91% des points de mesure. Dans dix-sept stations, le seuil dépasse les 0,5 µg/l. La plupart se situent sur le bassin Seine Normandie !

Mais l’écologie ce n’est pas qu’un modèle, c’est une lutte plus pragmatique, urgente et importante contre la généralisation des polluants : pesticides, dioxines, hydrocarbures, et tous polluants qui sont étudiés pour résister à l’épreuve du temps et des éléments, comme les polymères, les encres, les colles, toutes ces choses que l’on fabrique pour durer, et sur les emballages desquelles on appose le logo “recyclable” ! Et tous ces produits sont susceptibles d’être toxiques, ou cancérigènes, ou de provoquer des morts anticipées.
Les rapports de l’IFEN montrent des concentrations très élevées de pesticides, tant dans les eaux souterraines que dans les cours d’eau.
Des pescticides ont été trouvés en 2007 dans 91% des points de mesure.. Dans les régions céréalières, de maïsiculture ou de viticulture (bassin parisien, Adour-Garonne, le long du Rhône), les pesticides atteignent le seuil de 0,5 µg/l.
Et dans dix-sept stations, le seuil dépasse les 0,5 µg/l. La plupart se situent sur le bassin Seine Normandie !
Concernant les eaux souterraines, des pesticides ont été détectés au moins une fois dans 59% des points suivis. Dans 22,2% des points d’eau, les concentrations moyennes en pesticides se situent entre 0,1 et 0,5µg/l.
Malgré tous les lanceurs d’alertes et toutes les alertes lancées, chiffres et données à l’appui, tant sur le nucléaire, que sur les pesticides, que sur les OGM, la situation de l’agriculture d’une façon générale, et sur l’environnement, on ne peut que constater qu’aucune avancée majeure n’a été faite. Des améliorations ont été faites, au travers du Grenelle de l’environnement. Mais les avancées sont maigres, et les reculs nombreux. Tous les politiques se sont réclamés de l’écologie et du développement durable. Et puis Sarkozy a lancé : “l’environnement, ça commence à bien faire !”. C’en fut fini du Grenelle. C’en était fini des ambitions françaises dans la lutte contre le déréglement climatique, et l’amélioration de l’environnement.
Fabrice Nicolino a été un des lanceurs d’alerte contre l’exploitation des gaz de schiste, cette industrie qui a dévasté de nombreux territoires aux USA.
Il a lutté, comme l’a fait Greenpeace au travers de ses campagnes de communication contre la déforestation et l’exploitation de l’huile de palme, et pour sauver les grands singes, contre les multinationales agro-alimentaires, Nestlé en tête.
Il a dénoncé les OGM, les déforestations massives pour cultiver le soja OGM qui servira à élever les bovidés, alors que l’accès à l’eau potable, la nutrition, le climat, l’environnement sont toujours des prorblèmes majeurs pour l’humanité.
Toutes les ambitions des diverses ONG qui ont lutté pour lutter contre les atteintes à l’environnement, des écolos, des responsables ou adhérents des associations, des militants, des habitants ou des politiques impliqués, ont été laminées, et les espoirs enterrés ou repoussés aux calendes.
C’est là aussi que de nombreux écologistes ont perdu l’espoir dans l’écologie politique, cherchant quelle pourrait être une voie radicale pour corriger – dans l’urgence – les désordres et méfaits commis contre l’environnement.
C’est ce pour quoi plaide Fabrice Nicolino, voyant que tout cela n’avait servi à rien, et que la situation n’a cessé de s’aggraver dans le monde.
Et pourtant. Nombre d’écologistes pensent aujourd’hui que la voie est devenue l’écologie politique. Mais une politique, non pas d’arrimage, au contraire une politique indépendante, qui rentre enfin dans les cercles du pouvoir et y joue son rôle.
Les écologistes peuvent devenir acteurs politiques, leaders d’opinion, et enfin, législateurs et installés au pouvoir, à l’instar de ce qui se passe en ce moment en Allemagne.
Peut-être est-ce la seule voie pour enfin prendre en compte les contraintes environnementales, changer notre société, et enfin changer notre mode de consommation énergétique, en étant toujours plus économe en énergie, et en changeant notre mix énergétique, pour sortir enfin du nucléaire. En fermant les centrales qui ont atteint leur limite d’âge, en investissant et en prenant une avance sur nos concurrents dans le secteur de l’énergie renouvelable, qui va représenter une part de plus en plus importante dans l’industrie et le secteur énergétique. Nous devons conserver notre avance technologique, développer nos compétences et nos parts de marché, profiter de ce boom économique, en France, en Europe, et dans le monde.
L’écologie, c’est aussi plus de démocratie face à la dictature de la technique : c’est remettre le citoyen au cœur des choix qui sont faits pour son avenir et celui de la planète où il vit. L’éducation, la démocratie participative sont des piliers de la construction d’une société responsable. Lire Après Fukushima : « l’écologie est la plus grande des nécessités dans nos démocraties» . « Sans l’encadrement de la démocratie, la technique est un fantasme dangereux de maîtrise» , explique Eloi Laurent, économiste à l’OFCE et auteur du livre Social-écologie, dans un chat sur Le Monde.fr.
Alors, ne laissons pas Fabrice Nicolino déplorer la mort de l’écologie et décourager les militants : imposons au contraire l’écologie comme le combat du XXIème siècle, pour l’avenir de l’humanité et de la planète. Donnons envie à nos concitoyens de changer de rythme de vie, de renouer avec le monde qui les entoure, avec la nature et avec leurs semblables. Yes we care !
Pour commencer, venez nous rejoindre à l’occasion des Chernobyl Days organisés partout en France et en Europe. Oui, le monde commence à mes pieds !
Et contre l’extraction du gaz de schiste (voir le film américain, Gasland, sorti le 6 avril en France : vous connaissez l’eau du robinet qui s’enflamme ? Frightening !) : rassemblement les 6 et 7 août 2011 sur le plateau du Larzac. Eh oui, 40 ans après les premiers combats écolos, on est toujours là (et de plus en plus nombreux !!)

En avril et en mai 2011, Emmaüs donne une seconde vie à vos objets dans les déchèteries de la Communauté d’Agglomération Seine-Eure

En 2010, les compagnons d’Emmaüs sont venus à la rencontre des habitants de la Communauté d’Agglomération Seine Eure dans les déchèteries. L’occasion pour tous les usagers, de donner une seconde vie aux objets dont ils voulaient se débarrasser et qui ne leur servaient plus. Ainsi, meubles, vaisselles, jouets, objets de puériculture, livres, vêtements… sont repartis vers St Pierre les Elbeuf où 60% des dons recueillis sont redistribués à des familles en difficulté. Les 40% restants sont revendus en boutique. Toujours dans un souci de sensibiliser les habitants à la réduction de leurs déchets, le service propreté renouvelle l’opération sur les mois d’avril/mai.
Emmaüs sera donc présent dans nos déchèteries de 9h00 à 12h00 et de 14h00 à 18h00 aux dates suivantes :
  • Samedi 16 avril 2011 : déchèterie de Val de Reuil,
  • Samedi 30 avril 2011 : déchèterie de Vironvay,
  • Samedi 7 mai 2011 : déchèterie de La Haye Malherbe.

Contre-sommet au G8 le samedi 21 mai 2011 au Havre

Le G8 aura lieu à Deauville les 26 et 27 mai 2011, le G20 à Cannes en novembre.
Le G8 (pour « Groupe des huit ») est un groupe de discussion et de partenariat économique de huit pays parmi les plus puissants économiquement du monde : États-Unis, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Canada et Russie.
Les dirigeants des pays du G8 se réunissent chaque année lors d’un sommet réunissant les chefs d’État ou de gouvernement, ainsi que les présidents de la Commission et du Conseil européens (ainsi que pour certaines activités, des représentants d’autres pays ou d’autres unions internationales, invitées à participer).
Ces rencontres sont contestées par des mouvements altermondialistes qui remettent en cause la légitimité du G8 et l’accusent de vouloir « diriger le monde », au mépris des autres pays, pour imposer une politique libérale.
Les Association, Syndicats, Partis politiques et Mouvements Citoyens des régions normandes se mobilisent en collectifs pour porter leurs revendications dans le débat public.
Un contre sommet au G8 est prévu sur Le Havre pendant le week-end qui précède le sommet officiel de Deauville et en particulier le samedi 21 mai avec une grande manifestation, un meeting et un concert.
Nous vous invitons à la prochaine réunion de concertation des collectifs normands qui aura lieu :
Maison des syndicats Franklin – 119 cours de la république – Le Havre, samedi 9 avril à 10h.

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