Laetitia Sanchez

Laetitia Sanchez a écrit 282 articles pour saintpierre-express

About Laetitia Sanchez

Here are my most recent posts

Samedi 31 mars, dimanche 1er avril : un week end d’actions solidaires et conviviales à Saint Pierre du Vauvray (27430)

Commencez par une balade en famille sur les berges de la Seine pour un grand nettoyage de printemps : rendez-vous à 9h samedi matin, sur le stade de football de Saint Pierre. Pensez à équiper toute la famille de gants, de bonnes chaussures et de sacs !
Continuez en vous cultivant à la Foire aux livres d’Amnesty International : samedi après-midi (14h-18h) au lycée Marc Bloch de Val de Reuil.
Et dimanche, c’est la foire aux livres et aux vieux papiers de l’école de Saint Pierre du Vauvray (salle des fêtes), qui permettra des sorties culturelles à moindre coût pour les enfants du village.
Bon week end à tous !

Nous sommes toutes des mères de Fukushima

Il y a un an, une catastrophe naturelle et un accident nucléaire frappaient coup sur coup ce grand pays moderne qu’est le Japon, soufflant les certitudes. Après la sidération qui nous a tous frappés, partout dans le monde, des populations ont poussé leurs dirigeants à prendre leurs responsabilités, en engageant MAINTENANT la décision de sortir du nucléaire.
Les scénarios existent, ils prouvent leur viabilité, conjuguant maîtrise des consommations et engagement en faveur des énergies renouvelables : c’est désormais une question de volonté politique, la volonté d’appuyer enfin sur le bouton STOP. Changer de modèle nécessitera la création de milliers d’emplois, dans l’isolation des bâtiments, les énergies renouvelables, le démantèlement des centrales.
A Tokyo comme dans la vallée du Rhône, en Allemagne, au Brésil, aux Etats Unis… partout des chaînes humaines se forment aujourd’hui pour dire NON au nucléaire.
Là où vous êtes, participez vous aussi à cette solidarité humaine avec le Japon, et interrogez vos dirigeants sur les choix énergétiques qui engagent notre avenir, l’avenir de nos enfants.
Aujourd’hui, nous sommes toutes des mères de Fukushima et nous refusons ce risque insoutenable. Au Japon, un suivi médical est mis en place pour les trente années à venir : deux millions de personnes vont être interrogées, les 210.000 personnes évacuées vont être soumises à des bilans médicaux réguliers, et les enfants des 20.000 femmes enceintes lors du démarrage de la catastrophe vont faire l’objet d’un suivi particulier. 360.000 enfants vivant dans la préfecture de Fukushima bénéficieront d’une échographie de la thyroïde tous les deux ans jusqu’à leurs 20 ans, tous les cinq ans ensuite. L’ampleur de ce dispositif est révélateur des conséquences médicales potentielles – maladies génétiques et cancers – qui sont redoutées. Lire : Fukushima : l’anniversaire impossible.
Risque insoutenable, technologie hors de prix : oui, changeons maintenant !

Le jeudi 9 février, Cécile Duflot dans l’Eure et en Seine-Maritime pour défendre la Seine, patrimoine naturel

Dans le cadre de la campagne présidentielle, Cécile Duflot fait une “tournée générale” des régions et sera en Haute-Normandie le jeudi 9 février.
Le thème de sa visite est : “la Seine, patrimoine naturel”.
Deux sites naturels emblématiques de notre région seront visités dans ce cadre :
Au rebours des discours promouvant “l’axe Seine” comme couloir logistique de Paris, nous voulons rappeler que la Seine est un fleuve vivant.
Ses coteaux, ses boucles et son estuaire sont un patrimoine unique, pour ses riverains, pour les touristes, pour l’image de notre région entre fleuve et mer (la “Seine maritime”). Ces espaces naturels abritent en outre une faune et une flore parfois uniques au monde – qu’on pense à la Violette de Rouen des coteaux calcaires, ou encore à la très ancienne Biscutelle de Neustrie.
En complément des visites d’Eva Joly sur le thème de la conversion industrielle en février (à Pétroplus et à M-Real), nous voulons soutenir qu’un autre modèle de développement est possible, plus respectueux des hommes dans leur environnement.

Avec le Collectif pour un audit citoyen de la dette publique, interrogez le budget de votre collectivité

En cette période de l’année où les collectivités locales s’apprêtent à voter leur budget primitif, le Collectif pour un audit citoyen de la dette publique lance une opération d’interpellation des collectivités sur la nature de leurs emprunts.
En septembre dernier, le quotidien Libération publiait la carte de France des collectivités locales ayant contracté des produits financiers fournis par Dexia – les fameux “prêts toxiques” distribués dans les années 2000 aux collectivités locales par les banques, et principalement par Dexia Crédit local.
Selon le quotidien, pas moins de 1800 communes de moins de 10.000 habitants auraient ainsi été piégées par ces emprunts toxiques. Au total, pas moins de 10.688 contrats ont été signés en France depuis début 2000 par les collectivités, hôpitaux et offices HLM.
Parmi les mécanismes de ces emprunts toxiques, le quotidien cite les emprunts pour partie à taux fixe et pour partie à taux variable, indexés sur des paramètres très volatils, tel que le cours du pétrole.
Le 6 décembre dernier, la très sérieuse Commission d’enquête parlementaire sur les produits financiers à risque, a adopté un rapport selon lequel les banques sont les premières responsables de cette dérive financière.
Ces emprunts toxiques n’ont pas fini de ternir la vie des collectivités et des contribuables, sur qui pèse une double menace : l’augmentation des impôts locaux et un déficit de services publics.

quelques exemples de questions à poser aux élus :

Voici les premières investigations à réaliser, à partir de 3 documents essentiels qui figurent en annexe des budgets des collectivités, l’état de la dette, l’annexe A2.9 et l’état des garanties d’emprunts :
Quelle est la répartition de la dette entre les 3 grandes catégories d’emprunts ?
  • Taux fixes
  • Taux révisables ou variables
  • Prêts structurés
Sur la partie qui nous intéresse, à savoir les prêts structurés, il convient de disposer d’informations complètes. Attention : dans leur présentation, les collectivités distinguent souvent les « prêts structurés simples » (c’est-à-dire non risqués selon elles) et les « prêts structurés à risque » (ceux que l’on appelle les « prêts toxiques »). Pour plus de sûreté dans notre approche, il convient de questionner de la même façon la totalité des prêts structurés, car un prêt considéré aujourd’hui comme « non risqué » peut le devenir par la suite. Dans la mesure où le caractère « toxique » du prêt et ses modalités de fonctionnement ne ressortent pas clairement de l’état de la dette ni des délibérations, la consultation des contrats s’avère le plus souvent nécessaire. Les informations à recueillir pour chacun des prêts structurés sont les suivantes :
  • Montant
  • Nom du prêteur
  • Date de versement des fonds
  • Taux initial
  • Périodicité des échéances
  • Profil de l’amortissement
  • Durée
  • Nombre de phases (par exemple, des prêts structurés peuvent comporter 2 périodes : une première phase à un taux fixe bonifié et la seconde à taux révisable sur la base de l’évolution d’un indice) et conditions pour chacune d’elles (durée, taux, etc.)
  • Mode de révision du taux et indice de référence pour la phase au cours de laquelle le taux est révisé périodiquement (par exemple l’évolution de la parité entre l’euro et le franc suisse)
  • Conditions de sortie. Cela nécessite de connaître le montant du capital restant dû au moment de l’audit. En cas de remboursement anticipé, il faut savoir comment se calcule l’indemnité (ou soulte) due à ce titre et quel serait son montant dans l’hypothèse où la collectivité souhaiterait rembourser le prêt à la prochaine échéance. Comme ce n’est qu’une simulation pour avoir une idée de ce coût de sortie, prendre les conditions financières en vigueur au moment de l’audit (par exemple le cours du franc suisse et de l’euro du moment si ces monnaies ont été retenues pour déterminer l’évolution du taux)
  • Quelle a été l’évolution de la charge de l’emprunt structuré depuis sa mise en place. Une bonne façon de s’en faire une idée consiste à noter tous les taux pratiqués à chaque échéance et le montant des échéances correspondantes. On dispose ainsi d’une vision précise de l’évolution des taux et du montant des échéances.
Cas particuliers d’un prêt structuré qui réaménage un ou plusieurs prêts. De telles opérations de réaménagement de dette qui ont pu être réalisées ces dernières années sont à surveiller car un réaménagement peut dissimuler plusieurs éléments de nature à donner lieu à contestation :
  • Un étalement de la dette sur une durée inappropriée. L’objectif ici est de diminuer le montant des échéances du fait de problèmes de gestion ou d’augmentation des frais financiers. Une bonne gestion nécessite que la durée des prêts soit adossée à celle des opérations ou des biens financés. Il convient de vérifier ici si la durée résiduelle moyenne des prêts correspond bien à celle du ou des prêts réaménagés.
  • Le capital réaménagé peut intégrer une ou des indemnités de remboursement anticipé dont le montant peut-être démesuré (il arrive qu’un prêt structuré réaménage un autre prêt structuré), l’allongement de la durée sert ici à gommer le renchérissement des échéances.
  • Les conditions du nouveau contrat, notamment le taux (et ses modalités d’évolution) et le mode de calcul de l’indemnité de remboursement anticipé peuvent se révéler pénalisantes pour l’emprunteur.
    Si la collectivité possède des prêts « toxiques », quelles démarches a-t-elle engagées ou envisagées ?
    • Négociation amiable avec l’emprunteur, en détaillant le contenu de l’accord : qu’a obtenu la collectivité ? à quelles prétentions a-t-elle renoncé ?
    • Action en justice.
    • Suspension du paiement des échéances…
    La collectivité a-t-elle inscrit ou envisage-t-elle d’inscrire des provisions dans son budget au titre de ses prêts ? Une telle mesure serait le signe que la collectivité possède un ou plusieurs prêts « toxiques » dont elle essaie d’anticiper l’augmentation de la charge d’emprunt. Les provisions ne sauraient être qu’une mesure provisoire pour la collectivité car dans notre conception c’est à la banque de supporter l’intégralité du surcoût des prêts qu’elle a consentis. La circulaire interministérielle précitée du 25 juin 2010 précise : « Un état annexé au budget primitif et au compte administratif permet de suivre chaque provision constituée » (p. 22).
    Dans la mesure où le caractère « toxique » du prêt ou sa nature de crédit « structuré » ne ressort pas de l’état de la dette ni des délibérations, la consultation des contrats peut s’avérer nécessaire, d’autant que les prêts « toxiques » possédant généralement une première période (souvent de 3 ans) à taux fixe bonifié ne se laissent pas identifier au départ.
    Des prêts « toxiques » figurent-ils dans la liste des emprunts garantis par la collectivité ? Il faut savoir que les collectivités ont la possibilité, à certaines conditions, d’apporter leur garantie à différentes catégories d’emprunteurs (établissements publics, organismes de logement social, associations) mais en cas de défaillance de ces derniers, ce sont les collectivités qui sont appelées en paiement. Pour ce qui est des prêts structurés garantis, il importe de reprendre la même trame de questions que celle détaillée ci-dessus pour la dette propre de la collectivité.
    En résumé, la démarche du Collectif a pour vocation de :
    • Repérer les prêts « toxiques ».
    • Identifier ce qui est atypique dans leur déroulement (exemple : brusque évolution des taux, augmentation conséquente des échéances, montant démesurée de l’indemnité de remboursement anticipé, durée inappropriée, indices de révision spéculatifs, etc.)
    • Chiffrer les surcoûts auxquels ils donnent lieu
    • Préparer un vaste mouvement citoyen, si possible avec les élus, pour faire pression sur les banques prêteuses afin qu’elle transforment ces prêts « toxiques » en prêts classiques (prêts à taux fixe ou prêts à taux révisable) sans surcoût, sans majoration de taux, sans soulte, sans allongement de durée et sans clause léonine ou abusive. Les banques doivent supporter la totalité des surcoûts que leurs produits ont générés pour les collectivités.
    À l’occasion de leurs interventions auprès des élus, les collectifs locaux pourraient inviter les conseils municipaux à voter une motion pour un « audit citoyen de la dette », à l’instar de celle votée le 8 décembre dernier par le Conseil Municipal de la Ville de Saint-Germain du Puy.

    Exemple de délibération à proposer à votre Conseil Municipal :

    Attendu que, ces dernières années, les banques ont incité un grand nombre de collectivités, d’établissements publics, d’organismes de logement social et d’associations à financer leurs investissements au moyen de prêts structurés construits sur des montages spéculatifs complexes dont le risque était supporté par les seuls emprunteurs ;
    Attendu que l’augmentation des taux de ces prêts a sérieusement dégradé la situation financière des emprunteurs au point de voir l’Assemblée nationale mettre en place une commission d’enquête qui a révélé par un rapport en date du 6 décembre 2011 que l’ensemble des acteurs publics locaux (collectivités territoriales, établissements publics de santé et organismes du logement social) a souscrit pour 32,1 milliards d’euros de prêts structurés dont 18,8 milliards d’euros d’encours à risque et que les banques n’ont pas satisfait à leur obligation de conseil ;
    Attendu qu’en plus des surcoûts occasionnés par ces prêts structurés à risque qui impactent brutalement leurs souscripteurs, les acteurs publics se trouvent confrontés à la raréfaction du crédit, étant donné que Dexia, premier prêteur de l’économie locale en France, est dans l’incapacité de consentir le moindre financement du fait de son démantèlement en cours, démantèlement très coûteux pour les Etats français et belge, et que la plupart des autres banques, qui suivaient Dexia dans ses pratiques irresponsables, viennent de décider de se retirer brutalement du marché des acteurs publics en avançant l’argument que les normes prudentielles de Bâle III font peser davantage de contraintes ;
    Attendu que les collectivités locales assurent plus de 70 % de l’investissement public, un crédit plus rare et plus cher ne ferait qu’amplifier le mouvement de récession qui touche notre pays tout en privant la population des services qu’elle est en droit d’attendre ;
    Le conseil municipal de (nom de la commune) :
    Affirme publiquement que sa politique d’endettement est mise exclusivement au service de l’amélioration des conditions de vie de tous ses concitoyens et rejette toute forme d’endettement à caractère spéculatif ;
    Décide de ne contracter que des prêts classiques à taux fixe ou à taux révisable, avec des marges et des conditions de sortie correctes ;
    Demande solennellement aux autorités de l’Etat de mettre en demeure les banques de transformer les prêts « toxiques » en prêts classiques, sans surcoût, sans soulte, sans allongement de durée et sans clause léonine ou abusive, les banques devant supporter la totalité des surcoûts que leurs produits ont générés pour les emprunteurs ;
    Demande à l’Etat de mettre en place un véritable service public de financement des collectivités locales ;
    Approuve la démarche du Collectif pour un audit citoyen de la dette publique, avec lequel il coopérera, pour montrer les dégâts provoqués par les pratiques financières de ces dernières années et lancer un vaste débat public sur la question.
    Collectif Contre la Dette et l’Austérité – Rouen
    22 rue Dumonr d’Urville – 76000 Rouen
    Pour transmettre des messages à ce groupe, envoyez un e-mail à l’adresse : CCDA-Rouen@googlegroups.com

    En 2012, je suis candidate pour Europe Ecologie Les Verts aux élections législatives dans la 4ème circonscription de l’Eure

    Je suis adhérente EELV depuis l’appel au rassemblement de 2009, et je mesure la confiance du mouvement écologiste à l’égard des non-professionnels de la politique lorsqu’en mai 2011, on m’a confié la responsabilité du poste de secrétaire régionale.
    J’ai le plaisir de rencontrer les militants normands, le plaisir d’agir pour l’écologie dans ma région, de travailler en synergie avec d’autres régions. Au moment du débat sur la Ligne Nouvelle Paris Normandie, avec l’Ile de France et la Basse-Normandie, nous sommes le seul parti à produire un cahier d’acteur inter-régional. En région, des commissions actives et un travail de communication sur nos actions et nos prises de positions, permettent à l’écologie d’être connue, reconnue, et d’agir sur le terrain.

    L’écologie est le fil conducteur de mon engagement

    L’écologie, c’est la vigilance et la protection.
    L’écologie, c’est le respect de la diversité.
    L’écologie, c’est la volonté d’une transition vers un monde où le « mieux » se substitue au « plus », ou au « toujours moins » pour la plupart d’entre nous.

    1=1, l’équation de la démocratie

    La professionnalisation de la politique nous éloigne de nos représentants.
    Je suis une femme de 39 ans, mère de deux jeunes enfants, professeure de collège dans un quartier populaire à Val de Reuil, et conseillère municipale de mon petit village de l’Eure. Je partage mes engagements et mon travail par l’animation d’un blog collectif, saintpierre-express.
    Je ne me sens pas représentée par le club très fermé d’hommes blancs d’un certain âge qui cumulent les mandats et les responsabilités.
    Avec 18,5% de femmes députées, la France reste loin derrière les pays les plus en pointe, tels que l’Allemagne (32 %) ou la Suède (47 %).
    Et avec une moyenne d’âge de 59 ans, l’Assemblée Nationale française affiche l’une des moyennes d’âge politiques les plus élevées d’Europe.
    Toutes les générations ont leur place, bien sûr. Si nous avons besoin de l’expérience des plus anciens, nous avons besoin aussi d’élues et d’élus qui représentent et portent la parole de toute la diversité des citoyennes et citoyens.
    La démocratie se résume en une équation simple : 1=1
    Les lois sur la parité, les lois souhaitées sur le non-cumul des mandats, la loi portée par l’écologiste Esther Benbassa au Sénat sur le vote des étrangers aux élections municipales, vont dans ce sens. Il nous faut réformer nos institutions, et faire évoluer notre bonne vieille Vème République en une République moderne, plus égalitaire, plus transparente, plus juste. Une 6ème République.
    Nous le ferons lorsque nous serons présents à l’Assemblée Nationale.
    Mais aujourd’hui, c’est à vous de choisir des élu-e-s qui confirment cette diversité. D’ajouter à l’expérience un genre différent et un renouveau de jeunesse.

    Le long chemin vers l’égalité

    Dans mon travail, je m’engage pour l’égalité. J’ai choisi de travailler dans un quartier populaire. J’ai choisi de m’engager syndicalement pour la défense d’un service public égalitaire pour tous. Partout sur le territoire. Il ne doit pas y avoir d’établissements de seconde zone et les élèves gardent le droit au même enseignement et aux mêmes diplômes partout en France.
    Je me forme sur le thème de la santé au travail, pour faire respecter le droit de tous les salariés à des conditions de travail respectueuses de leur santé physique et psychologique.
    La dignité est une valeur phare de mon engagement syndical et professionnel.
    La santé et les services publics sont des biens communs, individuels et collectifs : c’est l’avenir d’une société bien portante et bien formée que nous préparons.
    Sur le terrain associatif, je mène des actions de sensibilisation aux inégalités Nord-Sud, par un travail intergénérationnel de collecte et d’envoi de livres en Afrique. Je remercie tous les jeunes de Val de Reuil pour leur implication, et je remercie le tissu d’associations et les collectivités qui nous ont soutenus.

    L’écologie, la crise et l’emploi

    Dans un monde aux ressources limitées, nous dénonçons l’absurdité du mythe de la croissance sans fin. Plutôt que de croire aux promesses du toujours plus, alors que nous subissons les récessions que nous ne savons pas anticiper, nous prônons une croissance limitée, adaptée à la réalité. Dans la justice et l’égalité.
    Europe Ecologie Les Verts fait partie du collectif national et régional pour un audit citoyen de la dette publique.
    Les plans d’austérité ne sont pas une solution. Au contraire ils aggravent la crise.
    Pour l’économie comme dans les autres domaines, nous prônons la sobriété et le partage.
    Nous demandons :
    • Un revenu minimum d’existence
    • et un revenu maximum acceptable (équivalent à 30 smic).
    Le partage du travail fait partie du plan pour relancer l’emploi : moins travailler, et travailler mieux pour travailler tous !
    Nous voulons la transition énergétique vers le renouvelable. Elle répond au triple défi du changement climatique, de la sécurité, à la fois civile et celle de l’approvisionnement énergétique, et de la compétitivité.
    C’est aussi un vivier d’emplois non délocalisables. Des centaines de milliers d’emplois pourront être créés. Nos voisins ne s’y sont pas trompés. L’Allemagne se prépare depuis longtemps au tout-renouvelable. C’est déjà 370.000 emplois qui sont générés par le secteur, devenant la locomotive de l’emploi outre-Rhin. Et c’est une industrie exportatrice. En France, c’est 141.000 emplois qui peuvent être créés d’ici 2020.
    Nous devons réorienter notre industrie vers la qualité. C’est par la qualité de la production que nous sommes plus compétitifs. Nous le voyons dans les secteurs du luxe ou des hautes-technologies, des transports. Dans le secteur du luxe, chez nous, la cosmetic valley doit rester un pôle de compétitivité qui exporte notre savoir-faire à travers le monde.
    Nous avons pour objectif la qualité dans les technologies de l’énergie renouvelable, et dans toute notre industrie pour produire mieux, plus durable.
    Une qualité dans le logement aussi, dans le neuf et la rénovation en réhabilitant les logements aux normes basse consommation. C’est plus de confort et d’économie pour les habitants, moins de précarité énergétique, et des centaines de milliers d’emplois qualifiés qui sont à notre portée.
    Des emplois encore qui sont générés par une agriculture de qualité. Nous, les écologistes, sommes en pointe des projets conduits pour développer une agriculture qui protège notre environnement, notre alimentation et le monde paysan.
    Dans notre région, à M-Real ou à Sandouville, les syndicalistes et les écologistes défendent la conversion industrielle. Nous défendons l’emploi, et une industrie synonyme de qualité, d’économie et d’utilité en recyclant les matériaux.

    Les écologistes défendent le droit au logement, à l’énergie et au transport pour tous.

    Nous défendons l’amélioration des logements existants.
    Nous réduirons la précarité énergétique des habitants de logements mal isolés, condamnés au chauffage électrique ruineux.
    Nous prônons le recyclage des friches industrielles en quartiers d’habitation.
    Nous sommes pour la réquisition des bâtiments inoccupés en centre ville.
    Nous demandons une Loi d’orientation d’affectation et d’usage des sols pour limiter l’étalement urbain, maintenir la mixité sociale urbaine par le logement, les activités, les loisirs.
    Nos objectifs sont de donner aux collectivités territoriales et aux établissements publics de coopération intercommunale la capacité de mobiliser les ressources foncières pour faire face à la crise du logement et permettre un équilibre entre habitat, activités, espaces publics, espaces naturels.
    La propriété de terrains laissés à l’abandon depuis trois ans pourra être transférée à la puissance publique pour des usages sociaux et collectifs.
    Toute mutation des terres agricoles vers l’urbanisation ne sera possible que dans le cadre de schémas de cohérence territoriaux et de projets d’aménagement et de développement soutenables de territoires. Les autorités locales pourront, au moyen des documents d’urbanisme, poser des limites à l’extension urbaine.
    Les sols sont des biens collectifs dont la qualité doit être protégée. La loi soulignera la responsabilité de leurs propriétaires pour leur préservation et pour le maintien des grands équilibres environnementaux (eau, biodiversité…). Leur état devra être spécifié dans les contrats de vente des terrains. L’analyse sera réalisée par un organisme agréé et évalué. En cas de carence du responsable de la pollution, il sera poursuivi et le terrain transféré à la puissance publique.
    (extrait de « Vivre mieux », le projet des écologistes pour 2012)
    Un modèle de développement basé sur le déplacement individuel automobile fait flamber les prix à la pompe, monter les pics de pollution, et bloque les accès urbains par les embouteillages qu’il génère. L’automobile, qui était devenu le véhicule populaire et privilégié des français, redevient petit à petit un moyen de transport pour les plus privilégiés.
    C’est un cercle sans fin : plus l’habitat s’étale, plus on construit de nouvelles infrastructures routières, et plus le nombre de véhicules augmente.
    L’exemple du contournement routier de Pont de l’Arche inauguré en 2010 doit nous parler : en permettant de rejoindre Louviers plus rapidement en évitant un péage, cette nouvelle infrastructure a créé une augmentation dangereuse des embouteillages à la sortie de Criquebeuf sur l’autoroute A13.
    De même, le projet de liaison A28-A13 achèvera la destruction de la forêt de Bord et continuera d’encourager le développement routier au lieu d’investir dans des solutions de transport collectif, comme des bus à haut niveau de service.
    A l’heure où le transport individuel est dans l’impasse, nous défendons une politique des transports volontariste, avec un droit aux transports en commun pour tous.
    Au Conseil régional d’Ile de France, le groupe des élus écologistes a obtenu le vote du pass navigo à tarif unique pour toutes les zones. Pour que les usagers qui vivent loin ne subissent pas une double peine et pour inciter à utiliser le réseau de transports en commun plutôt que sa voiture. De l’importance d’avoir des élus écologistes.
    Nous défendons le train et souhaitons l’amélioration du service quotidien qu’il offre à des milliers d’usagers.
    Au projet de Ligne Nouvelle Paris-Normandie à grande vitesse (et à 9 milliards !), nous préférons une amélioration de la ligne existante, qui répond aux besoins et aux demandes des usagers. Le doublement des lignes entre Mantes et Paris permettra d’améliorer le trafic et la régularité du service aux usagers.
    Une nouvelle gare au milieu des champs près de Montaure détruirait de nouvelles surfaces agricoles et naturelles. Et il faudrait prendre sa voiture pour aller prendre le train !
    Nous préférons la rénovation de la gare à Val de Reuil, et l’amélioration des transports en commun vers cette gare.

    L’écologie, c’est la protection et la vigilance

    La protection de l’homme dans son environnement
    Les espaces naturels, l’air et l’eau sont des biens communs pour nous et pour les générations futures : préservons-les des pollutions. Faisons les bons choix maintenant. Ces choix nous engagent pour des années et décennies. Arrêtons les destructions. Il faut construire, aménager, et aussi préserver ce dont on aura besoin demain.
    Préserver la biodiversité, elle est la garantie des progrès de demain. Préserver la biodiversité, c’est assurer nos chances que la nature nous préserve des aléas, de nos erreurs.
    Préservons les paysages, ils sont notre patrimoine. La France a la chance d’offrir des paysages d’une grande variété, c’est l’une des richesses de notre patrimoine national. La Normandie possède nombre de ces paysages remarquables que nous avons plaisir à découvrir, redécouvrir. Voir ce beau site de géographie normande. Dans ces paysages, sur les chemins, les coteaux, les rivières, dans les villages aussi, et les villes, car ce sont des paysages, accompagnons nos enfants, nos petits enfants. Les paysages ne doivent pas devenir des archives, ils sont notre présent et notre futur.
    C’est en ce sens que nous alertons sur l’étalement urbain et la construction de nouvelles infrastructures, notamment routières.
    Le droit à un environnement naturel et sain
    Quand, reniant les engagements du Grenelle de 2007, Nicolas Sarkozy déclare en 2010 que « l’environnement ça commence à bien faire ! », les écologistes, eux, tirent la sonnette d’alarme sur les pollutions de l’air et de l’eau.
    Les écologistes n’ont pas attendu 2011 et les pollutions massives des côtes bretonnes et normandes par les algues vertes, pour alerter sur les effets de l’agriculture intensive, qui concentre dans l’eau les nitrates et les pesticides.
    Quand en janvier 2012, Nicolas Sarkozy dénonce à nouveau auprès des agriculteurs « l’aspect tatillon (…) des règles environnementales, la question de l’eau, la protection de l’eau », nous apprenions que, cette année, la qualité de l’eau potable s’est considérablement dégradée en Haute-Normandie et qu’environ un tiers de la population, intégrant l’agglomération havraise et une partie de l’agglomération rouennaise, aurait été desservie par une eau du robinet non conforme à cause d’un dépassement (ponctuel ou chronique)  de la norme en pesticides.
    La ressource en eau est un bien commun, extrêmement vulnérable, dans l’Eure comme en Seine-Maritime. Les eaux souterraines sont fortement touchées par les nitrates et pesticides, dont l’origine est à 80% l’agriculture intensive.
    La situation sanitaire est alarmante, mais il est encore temps d’agir. Plutôt que de chercher à opposer entre eux les différents acteurs du monde rural, comme le propose M. Sarkozy pour des bénéfices électoraux à court-terme, nous devons au contraire soutenir et accompagner un travail de fond, commun, vers des solutions pérennes.
    Il est possible de concilier agriculture durable, aménagements responsables avec la préservation d’une eau potable de qualité.
    Des solutions existent, en donnant notamment aux agriculteurs des bassins versants les moyens de s’adapter:
    • arrêt de l’épandage de nitrates et pesticides, en priorité à proximité des captages,
    • remise en herbe,
    • conversion des terres à l’agriculture biologique,
    • boisement,
    • protection des bétoires et marnières, désherbage sans produits phytosanitaires…
    Mettons-les en œuvre.
    Le projet de maraîchage biologique sur la zone de captage des Hauts-Prés à Val de Reuil est un exemple de réalisation permise grâce au travail d’élus écologistes.

    Comme la lutte contre les pollutions, notre volonté de sortir du nucléaire est un enjeu de santé et de sécurité publiques.

    Après Fukushima, 4 pays frontaliers de la France – l’Italie, la Suisse, la Belgique et l’Allemagne – ont décidé de sortir du nucléaire. Où est le principe de réalité ? Au Japon c’est la population tout entière qui refuse de relancer les réacteurs nucléaires. 44 réacteurs sont déjà arrêtés, et c’est l’intégralité des 49 réacteurs qui sera à l’arrêt en mai 2012. Ce refus, la population le fait en connaissance de cause, avec ses élus. Ils savent quels sacrifices ils font. Comment la France pourrait-elle continuer à prétendre détenir la vérité seule contre tous ?
    Nous demandons, nous, de nous y préparer. Et d’entamer maintenant la transition énergétique. Nous voulons que notre modèle dépassé et dangereux évolue. Nous voulons que l’accès au chauffage et à l’énergie ne devienne pas une fracture supplémentaire entre les français, et redevienne un bien commun partagé par tous.
    Pour cela, nous prônons la sobriété et l’efficacité énergétiques, qui s’opposent au gaspillage et à la précarité. Nous prônons aussi la transition vers les énergies renouvelables.
    Il n’est plus question de voter des lois à votre place, mais que vous aussi soyez présent-e sur les bancs de l’assemblée, au travers d’élu-e-s qui vous ressemblent. Nous y défendrons notre bien commun et les intérêts de tous.
    Nos député-e-s ont un rôle national, celui de participer au travail législatif et au travail de contrôle. Il est le lien entre la population de la circonscription qu’elle ou il représente et la Nation.
    Et dans son rôle national, il représente aussi la disparité des aspirations et des projets de toute la société.
    C’est pour cela qu’il est important d’élire des écologistes. Nous n’aurons pas la majorité à nous seuls, mais nous porterons notre parole au sein de la majorité, et nous défendrons nos valeurs et nos projets.
    Au niveau local, je saurai vous écouter, travailler dans un sens commun, développer des projets sur notre territoire. Et je vous présenterai les résultats de nos travaux, nos amendements et les lois que nous défendrons.
    La démocratie ne doit pas être un lieu où vous prenez la parole une fois tous les cinq ans.
    Elle doit devenir un lieu de débat et d’échange permanent entre les citoyens et les élu-e-s. C’est ensemble que nous mènerons une politique proche de vous, qui répond à vos attentes et vos besoins. C’est une écoute et un débat permanent que je vous promets. Ce débat se prolongera au travers d’un site où vous serez informés en permanence de l’avancée de nos travaux, et où nous pourrons échanger.
    Comme chacun de nous, je souhaite à tous nos enfants le bonheur auquel nous avons eu le droit. Pas moins. C’est le sens de mon engagement politique.

    Eva Joly visite l’usine M-Real d’Alizay pour y défendre l’emploi

    Eva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour y défendre l'emploi

    M-REAL est une usine qui a prouvé sa rentabilité et son utilité publique. On y fabrique près de 5% du papier vendu en France, on y fabrique un papier recyclé de grande qualité, et la filière pourrait être encore améliorée, de façon écologique et économique. Si Véolia voulait trier le papier plutôt que de sous-traiter le recyclage du papier en Chine. Si les propriétaires de l’usine, le groupe Metsäliitto ne s’acharnait pas à fermer cette usine, alors qu’elle est rentable, et que ce même groupe, par l’intermédiaire de son PDG, M. Mikko Hellander, empêche toute possibilité de reprise du site. Des repreneurs, le français Fin Activ, et le Thaïlandais double A acceptent toutes les conditions imposées pare le groupe finlandais. Le groupe finlandais s’obstine à ne pas laisser cette usine survivre.
    C’est une catastrophe pour les familles des ouvriers de l’usine d’Alizay, mais aussi pour toute la vallée de l’Andelle, les collectivités, les commerces… Y avait-il lieu plus emblématique pour venir défendre l’emploi, défendre l’usine d’Alizay, aux côtés des syndicalistes et des ouvriers, et présenter le plan pour l’emploi des écologistes ? Objectif, 1 million d’emplois en créés d’ici 2020.
    Il n’y a pas de fatalité du chômage. Il y a la volonté de certains groupes industriels de délocaliser des activités qui peuvent être rentables ici, mais qui le sont plus encore ailleurs, avec des contraintes sociales et environnementales bien plus souples. Alors on ferme. Tout le monde est touché. Quand un grand groupe ferme une usine, c’est d’abord les salariés qui le payent. Mais rapidement, ce sont les partenaires de l’usine, des myriades de petites entreprises, les commerces, les collectivités locales et les régions qui en ressentent les effets, comme un jeu de domino.
    La volonté des États, de la collectivité, des salariés, des habitants doit être plus forte que celle de ces groupes qui vont travailler plus loin pour gagner plus encore.
    Une usine comme celle d’Alizay n’est-elle qu’un outil de production sur lequel le groupe qui la possède dispose aussi du pouvoir de vie et de mort du site ? Pourtant les collectivités ont aussi investi, en argent, en infrastructures pour que cette usine puisse s’installer. Les employés y ont leurs habitations autour. Leurs vies, leurs relations se sont construites autour de leur usine. Ils y ont investi leur argent et leurs vies. L’usine n’est pas qu’un lieu de travail, c’est aussi un lieu de vie et d’échange. Comme l’a rappelé Eva Joly au cours de la visite : “L’écologie, ce n’est pas la science de l’environnement. L’écologie c’est la préservation de l’homme dans son environnement.”
    C’est pour cela que les écologistes sont aux côtés des salariés de M-REAL. C’est pour ça qu’après Karima Delli – qui a porté au parlement européen la question de la compatibilité du comportement de l’entreprise avec le droit européen à la concurrence -, c’est Eva Joly qui vient à son tour apporter son soutien aux salariés dans leur combat pour sauver leur usine.
    Au côté des syndicalistes (Thierry Philippot pour la CGT et Eric Lardeur pour la CFE-CGC), Eva Joly a dénoncé la financiarisation de l’industrie et l’impuissance des pouvoirs publics. Le site d’Alizay est un site viable, que son propriétaire finlandais préfère laisser mourir plutôt que de le céder à des concurrents. Eva Joly s’est engagée à faire porter par les députés et sénateurs écologistes un projet de loi d’urgence qui forcerait un groupe à vendre un site lorsqu’il a prouvé sa viabilité. Elle s’est également prononcée pour une mesure exceptionnelle d’expropriation du site par l’Etat, dans l’attente d’une reprise par un nouveau propriétaire, “parce que c’est dans ce cas une mesure d’intérêt général”. Les salariés ont jusqu’au 2 avril : après, pour eux, ce sera trop tard…

    “travailler mieux pour travailler tous”

    A 100 jours du premier tour de l’élection présidentielle, et quelques jours avant le Sommet Social pour l’Emploi de Nicolas Sarkozy, Eva Joly a choisi le site industriel haut-normand pour annoncer un thème majeur de sa campagne : le pacte écologiste pour l’emploi. Par un chiffrage très précis, Eva joly démontre que la création d’1 million d’emplois est possible par la conversion écologique de l’économie.
    A l’heure même où la France perd son triple AAA, Eva Joly veut démontrer que ce n’est pas en fermant plus de sites industriels que notre dette s’allègera. On ne fait que reporter la dette sur la collectivité en arrêtant l’activité et en supprimant des emplois.
    En tout premier lieu, les écologistes ont toujours prôné les circuits courts : moins de transport, c’est moins d’émissions de CO2. C’est bon pour la planète où nous vivons, et c’est bon pour nos emplois. Dans l’industrie aussi, nous croyons qu’il faut empêcher les délocalisations, et relocaliser la production. C’est pour cela qu’à Petroplus mardi dernier (lors de sa première visite de la semaine en Normandie), Eva Joly a soutenu que Karima Delli – qui a porté tant que nous utiliserons des produits pétroliers raffinés, il valait mieux les raffiner ici plutôt que de les importer.
    Eva Joly prône les emplois non-délocalisables. Chiffres à l’appui, elle décline les emplois qui pourraient être créés par un plan massif de rénovation thermique des bâtiments, par le développement des énergies renouvelables, et par celui des transports en commun.
    Cela permettra de compenser les pertes d’emplois dans d’autres secteurs aujourd’hui en crise, comme le secteur de la construction automobile, en permettant en outre une reconversion des savoir-faire. Ce n’est pas en mettant sous perfusion les industries du passé que l’on prépare l’avenir, c’est en organisant leur reconversion en industries d’avenir. Il en va de même pour le développement des énergies renouvelables, qui permettrait de sortir progressivement du nucléaire, en compensant là encore les pertes d’emplois (des emplois nécessaires en outre pour assurer le démantèlement des centrales).
    A la question du coût du plan de rénovation thermique des bâtiments, Pascal Canfin, responsable du programme économique, répond en expliquant que le coût de l’investissement (financé par un “livret vert”) sera compensé par les économies d’énergies que permettra ce plan. C’est en outre un moyen de réduire la précarité énergétique. Car comme l’a rappelé Eva Joly le 9 janvier dernier lors du meeting « Urgence contre le logement cher ! » co-organisé par la Plateforme des mouvements sociaux pour le logement, l’association Droit Au Logement et la Fondation Copernic, “sortir de la crise du logement, c’est aussi sortir de la précarité énergétique.”
    Un deuxième axe fort de son programme pour 1 million d’emplois réside dans ce que les écologistes appelent le “vivre-mieux” : la prise en charge de la petite enfance, de la dépendance, du handicap, en sont des exemples. Créer 400.000 places supplémentaires en crèches en 5 ans aura certes un coût pour les collectivités, mais il s’agit là d’un choix politique. C’est le choix de permettre à tous de concilier vie de famille et vie professionnelle et de maintenir dans l’emploi nombre de femmes qui en sortent au moment d’avoir des enfants. C’est là aussi un moyen de réduire la précarité, quand on sait, d’après les chiffres de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion que ce sont les familles monoparentales les plus touchées par cette précarit.
    C’est la volonté affichée par Eva Joly, de ne laisser “personne sur le côté de la route”. C’est la volonté d’égalité, de dignité et de fraternité de la candidate des écologistes à la présidence de la République.
    Eva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploiEva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour défendre l'emploi
    (*)Merci à tou-te-s les salarié-e-s pour leur accueil et pour la qualité de leur écoute. Nous savons que pour eux l’heure est grave et nous leur réitérons tout notre soutien.
    Merci aussi à tou-te-s les militant-e-s et aux élu-e-s qui ont pu se rendre disponibles pour venir à la rencontre d’Eva et des salariés de M-Real : Véronique, Marie-Hélène, Claire, Manue, Alexis, Gilles, Guillaume, Jérôme, René, Yves, Julien, Francis, Jean-Marie, Stéphane, Claude, Pierre, Yann, Régis, Achard, Pascal, et les autres !
    [gview file="http://evajoly2012.fr/files/2012/01/1-million-def-web.pdf" height="930"]

    A Petroplus, Petit-Couronne, le 10 janvier 2012, et à M-Real, Alizay, le 13 janvier, Eva Joly vient rencontrer les salariés pour parler d’emploi et de conversion industrielle en Haute-Normandie

    Ecologie et industrie : la conversion est nécessaire, et elle doit respecter les hommes et leur environnement

    Mardi 10 janvier 2012, Eva Joly fera le déplacement à Petit-Couronne, près de Rouen, sur le site de la raffinerie vendue par Shell au groupe suisse Petroplus en 2008. Jeudi 29 décembre 2011, entre Noël et le jour de l’an, le groupe suisse a annoncé que toutes ses lignes de crédit avaient été suspendues par les banques.
    La société est basée dans le canton suisse de Zoug (“la Suisse de la Suisse”), à l’instar d’autres multinationales comme Glencore, le numéro un mondial des matières premières, qui avait dépecé Metaleurop, ou Precious Woods, actif dans les bois tropicaux, ou encore le sulfureux propriétaire de l’Erika, ce navire-poubelle auteur d’une marée noire en Bretagne, qui n’a jamais été inquiété…
    On s’inquiète aujourd’hui de la faillite de Petroplus, qui laisserait sur le carreau les 550 salariés de Petit-Couronne : qui prendrait alors en charge le plan social et la dépollution du site ?
    Les écologistes souhaitent rappeler la responsabilité du groupe Shell, propriétaire du site pendant 60 ans, de 1948 et 2008.
    La multinationale a vendu ses raffineries à Petroplus en 2007, alors que l’on savait que la société acheteuse était dans le rouge.
    L’inconséquence environnementale s’accompagne, chez Shell comme jadis chez Metaleurop(*), d’une inconséquence sociale. Si ces grands groupes ont anticipé la nécessaire mutation de nos anciens appareils industriels, c’est en se désengageant de la production, sans prise en compte des conséquences sociales et environnementales. Quant à l’Etat et aux régions, on ne peut pas dire non plus qu’ils aient montré la volonté d’accompagner cette transition de nos anciens appareils productifs, pourtant nécessairement voués à évoluer pour s’adapter aux évolutions écologiques : raréfaction du pétrole, mutation des transports et diminution de la part de l’automobile.
    Aujourd’hui ce sont les salariés qui font les frais de l’inconséquence des entreprises et des pouvoirs publics.

    Qui prendra la décision de convertir enfin nos industries du passé en industries d’avenir ?

    Il faut s’habituer aujourd’hui à considérer le pétrole comme une denrée rare et précieuse, que l’on doit réserver pour l’avenir à ses usages les plus nobles et les plus indispensables, comme la chimie et notamment la fabrication de médicaments.
    La conversion écologique de l’industrie et l’emploi seront les thèmes d’un second déplacement d’Eva Joly en Haute-Normandie, le vendredi 13 janvier, sur le site de M-Real à Alizay.
    Ce site, également menacé, est emblématique du manque de volonté d’accompagnement de la transformation écologique de nos sites industriels, puisqu’un projet existe, porté par les salariés, les syndicats, et les écologistes.
    Dès le mois de juin 2011, au moment des primaires écologistes, Eva Joly s’est intéressée à l’avenir de l’industrie haut-normande, avec un premier déplacement à l’usine Renault de Sandouville (76). Elle y a vivement soutenu le projet de mise en place d’une nouvelle filière de déconstruction automobile, porté par les salariés depuis 2009. Ce genre de projet est exemplaire de la conversion nécessaire de nos industries du passé, et il répond à la fois aux préoccupations environnementales (récupération et valorisation des matériaux) et sociales (reconversion des salariés et valorisation de leur savoir-faire).
    (*)Metaleurop a déposé le bilan en 2003 et laissé sur le carreau les 830 salariés du site et une zone de 45 km2 à dépolluer – soit 60 000 habitants exposés à la pollution par le plomb. Les écologistes veulent rappeler à ces grands groupes le principe du “Pollueur-Payeur”, adopté par l’OCDE en 1972 et défini en France par l’article L110-1, II, 3° du code de l’environnement selon lequel « les frais résultant des mesures de prévention, de réduction de la pollution et de lutte contre celle-ci doivent être supportés par le pollueur.»

    Loin des cartes postales de vaches sous les pommiers, notre région est avant tout une région industrielle. Au XIXe siècle, ce sont d’abord les industries textiles et les papeteries qui se sont installées, d’abord dans les petites vallées affluentes de la Seine (le Cailly, le Robec, la Sainte-Austreberthe), puis sur la Seine elle-même. Avant la guerre, ce fut au tour des raffineries de s’implanter entre Rouen et Le Havre (deux ports situés respectivement au 2e et 6e rang national). Un pôle pétrochimique considérable s’est ainsi développé autour de cet axe, qui réalisait un tiers de la production française de produits raffinés en 2004. Dans les années 1960, l’industrie automobile s’est installée (Cléon, Sandouville, Dieppe, Grand-Couronne, Aubevoye), suivie par d’autres industries décentralisées (électronique, pharmacie et parfumerie), développant un important réseau de sous-traitance. Enfin, dans les années 1980, deux centrales nucléaires ont été construites, Paluel et Penly, produisant un dixième de l’électricité française.
    L’importance de l’activité industrielle va de pair avec une représentation plus forte de l’emploi industriel (un emploi sur 5) par rapport à l’ensemble du territoire (moins d’un emploi sur 6). (Source : Insee, La France et ses régions – Édition 2010, parue en juin 2010).
    Mais ces grands établissements à unités de production lourde dépendent pour la plupart de centres de décision extérieurs à la région. Elles sont par ailleurs donneuses d’ordre pour de nombreuses petites et moyennes entreprises sous traitantes. Cette double dépendance fragilise le tissu industriel. Ce qui a longtemps été un atout pour le P.I.B. régional (la région était en 2006 au 8ème rang des régions françaises pour le PIB par habitant) devient une faiblesse dans un contexte comme celui d’aujourd’hui. Une reconversion économique et sociale est nécessaire pour la Haute-Normandie et sa situation sociale et sanitaire devient de plus en plus fragile.
    Sur le plan sociologique en effet, la région reste fortement marquée par cette histoire industrielle et la proportion d’ouvriers (31% des emplois) et d’employés (28%) est plus forte qu’au niveau national, alors que la proportion de cadres reste inférieure (9,7% contre 13% en France).
    La Haute-Normandie est particulièrement exposée à la crise débutée en 2008. La hausse du chômage a fortement affecté toutes les zones d’emploi, avec un taux de chômage qui dépasse les 10% et met la Haute-Normandie au 4ème rang des régions françaises les plus touchées. Le taux d’activité féminine est inférieur au taux national, la Haute Normandie se situant à 49,10 % soit en quatrième position et 7 points de moins que la première région l’Ile de France (56,20%).
    La Haute-Normandie reste en outre déficitaire dans ses échanges migratoires : ce sont majoritairement les jeunes et les mieux formés qui quittent définitivement la région. Cette dégradation du solde migratoire de la Haute-Normandie contribue au vieillissement de la population. Les personnes âgées de plus de 60 ans, les « seniors » (18,8 % au dernier recensement) devraient représenter 31,6 % de la population régionale à l’horizon 2030. Le nombre de retraités croit plus vite que la population active et la région compte désormais deux retraités pour cinq actifs.
    Notons enfin que la Haute-Normandie présente une situation sanitaire préoccupante, l’état de santé de la population ayant aussi un impact sur son employabilité et son insertion sociale. La surmortalité est supérieure à la moyenne nationale, et notamment la surmortalité prématurée (plus 12,9 % par rapport à la moyenne nationale), particulièrement pour les cancers, suicides ou maladies liées à une consommation excessive d’alcool.

    En 2012, je vous souhaite tout le bonheur du monde

    2011 a été l’année du printemps arabe.
    Les vieux dictateurs ont été mis à la porte, au nom de la justice et de la liberté.
    En 2012, les peuples devront poursuivre sur ce chemin de la liberté, et ne pas se faire voler leur révolution. En France aussi, nous voulons rénover nos institutions. Nous demandons une séparation réelle des pouvoirs. Nous exigeons plus de diversité, de parité, plus d’égalité. Les français prennent la parole et ne veulent plus des affaires.
    En 2011, les peuples se sont indignés. Les économistes sont atterrés. La politique a capitulé devant les marchés. Les financiers se régalent. Pour conserver le AAA donné par les agences de notations, les populations ont été mises à contribution. Des populations entières sont sacrifiées pour assurer les richesses d’une petite oligarchie.
    En 2011, nous atteignons un record de chômage intolérable. Quatre millions deux cent quarante quatre mille huit cents demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégories A,B, et C pour la seule métropole.
    En 2011, l’Europe s’est divisée, et le tandem Merkel-Sarkozy, qui a pris les commandes de l’Europe, a réfléchi à exclure au moins un pays européen. De sommet décisif pour sauver l’euro en sommet décisif pour sauver l’euro, c’est toute notre économie qui montre sa fragilité face à la spéculation. D’anciens banquiers de Goldmann Sachs et de Lehmann Brothers ont été nommés pour prendre la gouvernance d’Etats européens.
    Il tiendra à nous qu’en 2012, la politique revienne à sa mission de représentation du peuple, et non plus des intérêts de quelques-uns. La démocratie doit progresser, pas seulement dans notre pays, mais aussi en Europe. Avec des responsables politiques élus et non nommés.
    En 2012, il faudra protéger l’économie réelle de la spéculation, et réguler la finance. L’emploi devra être re-localisé et de nouvelles filières créées.
    En 2011, les catastrophes naturelles et sanitaires se sont multipliées : séismes, tornades, sécheresses… du Japon à la Turquie en passant par la Nouvelle Zélande ou la Corne de l’Afrique, pas une région du monde n’a été épargnée.
    Après le bilan très mitigé du sommet de Durban, l’Union européenne adopte, enfin, au 1er janvier 2012 une loi qui fera payer la pollution émise par les compagnies aériennes – et ce malgré l’opposition des Etats-Unis et de la Chine.
    2012 sera une année pour lutter contre les dérèglements climatiques, si nous le voulons.
    2011 enfin, a été l’année de la prise de conscience du risque nucléaire, avec la catastrophe de Fukushima. Tout autour de nous, des pays européens se sont prononcés pour la sortie du nucléaire (l’Allemagne, la Suisse, l’Italie, la Belgique …).
    2012 sera l’année où nous constaterons que les énergies renouvelables ne sont pas qu’une solution pour éviter ce risque. Elles assureront aussi une vraie indépendance énergétique durable, et des emplois qui seront créés dans notre pays. Areva même en prend conscience, qui a perdu de l’argent dans le domaine du nucléaire, et continue sa conversion vers les énergies renouvelables : 120 turbines d’éoliennes vont être construites en Allemagne pour 1,2 milliards d’euros, et ce seront 1,8 milliards d’euros qui vont être investis en France.
    En 2012, c’est nous qui choisirons entre l’indépendance et la sécurité, ou le risque et les déchets.

    L’écologie politique porte dans son projet ces valeurs philosophiques, démocratiques, économiques et énergétiques

    • Pour une nature redéfinie comme patrimoine commun de l’humanité, où l’homme retrouve une place harmonieuse. Où il ne soit plus seulement considéré comme consommateur, mais aussi comme citoyen responsable. Considéré dans ses droits (à la santé, à une alimentation saine, au logement, à l’éducation, au transport…) mais aussi dans sa conscience. Pour que le « mieux être » remplace l’« avoir plus ».
    • Pour une 6ème république qui revivifie la représentation politique – par l’application de la proportionnelle, le non-cumul des mandats, une parité effective, le droit de vote des résidents étrangers… Pour que la politique ne reste pas « un club d’hommes blancs et bourgeois d’un âge certain ».
    • Pour une économie « libérée de la finance », au service des populations et des territoires, accompagnée d’une réforme de la fiscalité, pour un impôt plus juste et plus écologique, et d’une négociation sur la réduction du temps de travail – pour « travailler moins, travailler mieux, travailler tous ».
    • Pour une transition énergétique et pour la création de centaines de milliers d’emplois – dans la rénovation du bâti, les énergies renouvelables, le démantèlement nucléaire comme filière d’excellence française, et les transports (ferroviaire, services liés à la mobilité et à l’intermodalité…)
    En 2012, c’est tous ensemble que nous pourrons relever ces défis.
    Je fais le voeu que 2012 soit une année de réparation, et je vous souhaite tout le bonheur du monde.
    Laetitia Sanchez

    Des élus écologistes font avancer le dossier de l’agriculture biologique dans l’Eure

    Le département de l’Eure accuse un retard important dans le développement de l’agriculture biologique : avec 0,6% de la surface agricole, nous sommes très, très loin de l’objectif de 12% fixé par le Grenelle de l’Environnement à l’horizon 2020.
    En cette fin 2011, la Communauté d’Agglomération Seine-Eure lance un appel à candidature pour l’installation de maraîchers en agriculture biologique, sur la zone de captage d’eau dite “des Hauts prés”, sur le territoire de Val de Reuil (27100). 100 ha de terre sont achetés par la communauté d’agglomération et 30 ha sont mis à disposition des maraîchers qui souhaiteraient s’installer en agriculture biologique.
    Les dossiers sont à déposer avant le 6 janvier 2012 : contacter le service cycle de l’eau au 02 32 50 85 86 ou nathalie.lacaze@seine-eure.com
    Un projet qui s’inscrit dans les trois axes d’une démarche de développement durable
    1. L’axe environnemental : en assurant la protection de la ressource en eau et en préservant des terres de l’artificialisation.
    2. L’axe économique : en permettant le développement d’une activité locale, d’agriculture et de transformation. Il permet la création d’emplois et de valeur ajoutée sur le territoire. La CASE achète aussi un vaste bâtiment destiné après aménagement à accueillir plusieurs activités de transformation, recherche ou formation.
    3. L’axe social : le projet sera mené en partenariat avec l’association Aurore, dont l’activité est la réinsertion sociale. Ce projet local est porteur d’emplois, mais aussi de liens de proximité. Il permettra enfin de contribuer à l’amélioration de l’alimentation sur le territoire de la CASE, avec un projet de restauration bio à destination des collectivités locales, impulsé par la Région et le département dans le cadre du programme “Agriculture et nutrition”.
    Ce projet est exemplaire. Il est aujourd’hui connu et reconnu au-delà des frontières du département et de la région. La semaine dernière, le 24 novembre 2011, le projet a été présenté par François Merle et Régis Petit à l’occasion du colloque de la Fédération Nationale des Agriculteurs bio (FNAB) à Paris, sur le thème : “L’agriculture biologique au service de la protection de l’eau : un enjeu des politiques agri-environnementales et territoriales”. Trois tables rondes se sont succédées :
    1. Protection de la ressource en eau par l’agriculture biologique : une évidence !
    2. Développer l’agriculture biologique dans les zones de captage : la preuve par le terrain.
    3. Protéger l’eau par l’agriculture biologique : une question de volonté politique.
    François Merle est également intervenu sur ce thème à Amiens, au nom de la CASE, et une présentation du projet est prévue lors d’autre colloques hors de la région.
    De l’utilité des élus écolos…
    Sur ce projet, on peut reconnaître à la CASE la confiance et la liberté qu’elle a accordées à François Merle, délégué écologiste, pour mener ce projet. Nous l’en remercions.
    Il faut également noter le concours apporté au projet par le Comité territorial Seine Aval et son président Jérôme Bourlet, par ailleurs élu local et conseiller Régional de Haute-Normandie EELV, qui apporte plus de 800.000€ dans le cadre d’un programme de protection de la qualité de l’eau – qui, en permettant de baisser les coûts de traitement de l’eau, fera diminuer la facture des usagers.
    Enfin, la Région Haute-Normandie, avec son Vice-président à l’agriculture, l’écologiste Claude Taleb, apporte un concours de plus de 400.000€ au projet. Il correspond en effet aux 3 axes de l’orientation budgétaire de la commission Agriculture : “Accompagner les pratiques durables ; préserver le foncier agricole ; favoriser les installations, les circuits courts, la qualité, pour plus d’agriculteurs et de valeur ajoutée sur notre territoire.” Pour plus de détails.

    La violette et le 35 tonnes : le futur contournement de Romilly-sur-Andelle est déclaré d’utilité publique et piétine une zone classée Natura 2000

    Sur le site présentant la commune de Romilly-sur-Andelle, on peut lire que “Romilly sur Andelle offre un site touristique agréable, encaissée dans la Vallée de l’Andelle, dont les principaux atouts sont la Colline des 2 Amants, les bois, la rivière Andelle, et les contreforts de la forêt de Lyons la forêt. (…) Ce site est protégé, les Violettes de Rouen en parsèment les pentes.”
    La Violette de rouen (Viola hispida), comme la Biscutelle de neustrie (Biscutella neustriaca), est une espèce en voie d’extinction, protégée par la loi française depuis 1992 comme “espèce vegétale d’intérêt communautaire prioritaire nécessitant une protection stricte”. Elle n’est présente aujourd’hui (à l’échelle mondiale) que dans trois communes de la région rouennaise, sur les terrains crayeux du val de Seine, et en 2006 il en subsistait moins de 2000 pieds.
    Depuis 1992 et le Sommet de la Terre de Rio de Janeiro, un réseau européen appelé “Natura 2000” a été mis en place pour assurer la conservation des habitats naturels de la faune et de la flore sauvages (directive habitat, faune, flore). La France a ratifié cette directive européenne en 1996.
    En haute-Normandie, c’est le Conservatoire des Sites Naturels qui gère la quasi totalité des populations sauvages de Violette de Rouen.
    Le projet d’itinéraire de délestage
    Depuis 1990, des réunions de concertation entre le département et les communes de Romilly sur Andelle, Pont-saint-Pierre et Douville sur Andelle sont menées afin de rendre les échanges routiers plus fluides. L’objectif du projet est de permettre un contournement du centre des communes précitées.
    Concrètement, il consiste à la création d’une route qui bifurque de la RD 321 entre les communes de Pitres et de Romilly sur Andelle, traverse la vallée de l’Andelle jusqu’à la RD 19 puis longe le coteau calcaire en remontant vers Pont-Saint-Pierre et Douville sur Andelle pour rejoindre le tracé de la RD 321.
    Le maire de Vandrimare (commune voisine) et conseiller général Jacques Poletti soutient ce projet de réaménagement.
    Pourtant, ce projet est particulièrement destructeur pour l’environnement et a reçu les avis défavorables des autorités publiques (DREAL -Direction Régionale de l’Environnement-, DDAF – Direction de l’Eau et des Forêts).
    Ces positions clairement défavorables s’expliquent par le fait que :
    • le projet de route traverse le lit majeur de l’Andelle comprenant des prairies pâturées (zones humides) et le lit mineur de l’Andelle
    • le projet longe le coteau calcaire, qui est un site Natura 2000 où ont été répertoriées plusieurs espèces protégées (violette de Rouen, biscutelle de Neustrie, lézard des murailles, grenouille verte…), dont certaines ont un caractère emblématique, étant strictement endémiques
    • le projet impacte plusieurs périmètres rapprochés de captage pour l’alimentation en eau potable
    Ainsi il provoquera une artificialisation du lit mineur des berges de l’Andelle, un déclassement de la qualité de l’eau incompatible avec la Directive-cadre sur l’eau, augmentera la vulnérabilité des captages d’eau potable, dégradera les habitats et les espèces du site Natura 2000….
    Par ailleurs, le dossier préalable à la déclaration d’utilité publique soumis aux autorités a été considéré comme manifestement insuffisant (pas de référence au site inscrit des falaises d’Andelle et Seine, pas d’inventaire des zones humides, pas d’inventaire de certaines espèces protégées, pas d’évaluation des impacts des polluants générés par le trafic routier sur la qualité de l’eau, etc.).
    Malgré les tentatives de compléments, le dossier a reçu un avis défavorable en 2006, 2007 et enfin en 2009.
    Extrait de l’étude d’impact, valant rapport d’évaluation environnementale, en date du 5 août 2010 : “Compte tenu de la richesse des milieux naturels dans le secteur en cause (reconnue par le maître d’ouvrage), il aurait été nécessaire de présenter dans le dossier une analyse détaillée de la structure et des fonctionnalités de la structure et des fonctionnalités des milieux naturels en recherchant systématiquement les éléments pouvant influer sur la répartition et le développement de certaines espèces : corridors, obstacles, fragmentation de l’habitat, zones tampons, etc., ce qui est indispensable pour l’appréciation des impacts, de leur réduction et de leur compensation. Par exemple le maître d’ouvrage a décidé de réaliser des crapauducs pour permettre le passage des amphibiens, espèces protégées, sous la route. Cette mesure serait pertinente dans son principe mais on ignore si sa mise en oeuvre est fondée sur une observation objective d’un couloir de migration opérée au moment opportun (mars ou avril).” Mais peut-être cette observation a-t-elle été menée au printemps 2011 ?
    Ce dossier est soumis à la surveillance attentive de l’association de protection de la nature et de l’environnement (APNE) du canton de Fleury sur Andelle et son vice Président M. Alain Bourdon.
    Cette attention a été soulignée à plusieurs reprises dans le projet « compte tenu du risque important de recours, les associations de protection de l’environnement suivent avec attention l’état d’avancement de ce dossier) », « ce dossier est d’autant plus indispensable que l’association Haute-Normandie Nature Environnement souhaite remettre en cause le projet par la voie d’une saisine de la commission européenne.»
    Source : Les Hérissantes, N°19 – Janvier 2010 – Bulletin de liaison des associations membres de Haute-Normandie Nature Environnement
    Le 19 octobre 2011, Fabienne Buccio, Préfète de l’Eure, publie un arrêté portant déclaration d’utilité publique du projet (paru au journal officiel le 17 novembre)
    Cet arrêté considère l’intérêt que représente le projet concernant l’amélioration du trafic routier et le développement économique de la Vallée de l’Andelle.
    Il est vrai que la situation économique de la vallée de l’Andelle est réellement préoccupante, avec les suppressions d’emplois massives chez l’équipementier automobile Sealinx à Charleval (ex-Metzeler), chez Holophane aux Andelys, Tyco à Val-de-Reuil, Bosch aux Damps, Henkel à Louviers, et la fermeture programmée du site de M-Real à Alizay. Tout cela entraîne de lourdes difficultés sociales pour les familles, et des difficultés économiques pour les commerçants, les artisans, les communes.
    Nous sommes conscients qu’un plan de réindustrialisation est nécessaire dans cette partie de la région. Démonstration a été faite qu’une conversion écologique était possible avec le projet porté par les salariés de M-Real, proposant une mutation écologique du site industriel : création d’un pôle biomasse pour l’Axe Seine et mise en place d’une filière de fabrication de papier recyclé. Des alternatives viables sont possibles.
    L’itinéraire de délestage : un alibi pour réaliser la liaison A28-A13
    Pourquoi les écologistes s’opposent-ils aux projets de contournements routiers ? (texte inspiré de la motion sur le Grand Contournement Ouest de Strasbourg, votée à l’unanimitié du Conseil Fédéral d’Europe Ecologie Les Verts, le 20 novembre 2011)
    L’accessibilité routière aux grandes agglomérations est un problème récurrent qui ne connaît en France qu’une typologie de réponses : les contournements, périphériques et autres rocades. Cette solution est appliquée systématiquement depuis des années sans réduire ni la congestion du trafic aux abords des métropoles, ni les temps de transport ville-périphérie.
    En faisant l’économie d’une réflexion politique globale sur les modalités et les besoins réels en matière de transport, chacun de ces projets contribue à grever un peu plus les finances publiques et à concentrer nuisances sonores et pollution sur les populations vivant en banlieue, aux abords des axes routiers.
    Tous les indicateurs le soulignent, la croissance indéfinie du transport routier est dommageable et à terme impossible. C’est un non sens économique et écologique.
    Dommageable pour les nuisances graves qu’il implique : bruit, pollutions, risques, dégradation du cadre de vie, consommations d’espaces agricoles, naturels et d’énergie avec leur corollaire : aggravation de l’effet de serre et impact sur le dérèglement climatique.
    Cela induit une fragmentation de secteurs naturels et agricoles et entraîne la destruction d’habitats de nombreuses espèces protégées, hypothéquant gravement la survie et le maintien de certaines d’entre elles actuellement en voie d’extinction.
    Des solutions mixtes (transports collectifs et routiers) permettraient de répondre à tous les objectifs de désengorgement, d’amélioration des déplacements et de lutte contre les embouteillages, avec un impact environnemental moindre.
    Considérant que ces projets de contournement ont un impact écologique très négatif sur les territoires agricoles, les paysages et la biodiversité,
    Considérant que ces projets sont emblématiques des trahisons du Grenelle de l’environnement, en utilisant des arguments fallacieux pour imposer de nouvelles constructions routières.
    Considérant que ce projet est un symbole de la politique du tout voiture, et de l’incapacité à réfléchir à de réelles politiques alternatives.
    Considérant qu’il existe des alternatives alliant transports collectifs et optimisation du réseau routier.
    Nous demandons l’abandon de ces projets routiers.
    Des constats justes, mais de mauvaises réponses
    Selon le rapport d’évaluation environnementale du 5 août 2010, l’enquête du trafic routier origine/destination établit qu’environ un tiers du trafic actuel sur la RD321 correspond à du trafic de transit. Le trafic d’échanges représente près des deux tiers des mouvements observés. Néanmoins, l’étude ne permet pas de quantifier les changes entre le secteur de la RD19, où étaient présentes les entreprises aux plus forts effectifs et l’extérieur. “Ainsi il est impossible de projeter la part d’échanges Poids Lourds qui demeurerait sur la section de la RD321 contournée, alors que cette donnée est cruciale en vue de la requalification des centre-bourgs.”
    Le rapport pointe l’insuffisance de l’étude de trafic, qui “n’est pas assez poussée pour appréhender pleinement les impacts du projet.”
    A l’échelle locale, la connaissance des destinations précises du trafic d’échanges Poids Lourds devrait permettre d’évaluer l’impact réel du projet au coeur de Romilly et de Pont Saint Pierre. Or le dossier évalue insuffisamment ces trafics.
    Et à l’échelle des flux de transit et d’échanges, l’ensemble des notes de calcul figurant dans le dossier est basé sur une hypothèse de croissance globale de trafic de 2,5% par an entre 2005 et 2020 puis de 1,25% entre 2020 et 2030. Ce postulat n’est absolument pas étayé et est même contredit par des comptages plus récents. A titre d’exemple, le trafic en entrée ouest de Romilly a connu une stabilité entre 2005 et 2008. Par comparaison, l’Etat, dans ses modèles de trafics, utilise des hypothèses plus basses (en linéaire jusqu’en 2025, +2,1% par an pour les trajets de plus de 20km et 1,25% pour les trajets de moins de 20km, la moitié après 2025).
    En outre, il n’est pas du tout fait mention de l’impact du projet sur de l’induction de trafic (nouveaux trafics en raison de l’amélioration de l’infrastructure) ou du report de trafic (trafic utilisant actuellement d’autres voies mais qui passerait alors par la nouvelle infrastrucutre). Un exemple proche et flagrant en est l’augmentation considérable des véhicules utilisant la sortie de Criquebeuf sur l’autoroute A13, depuis la mise en service du nouveau contournement routier de Pont de l’Arche l’année dernière.
    Un deuxième point flou concerne l’anticipation d’éventuels “besoins futurs”. Toujours selon l’avis de l’autorité environnementale, “l’étude d’impact précise à plusieurs reprises (…) que “étant donné que les besoins futurs risquent de s’accroître, les nuisances iront en s’aggravant si aucun aménagement n’est réalisé.” Mais il n’est pas précisé, ajoute le rapport, pourquoi les besoins futurs de circulation sur la RD 231 vont s’accroître, sauf à anticiper la réalisation (pour le moins incertaine) de projets futurs dans la vallée de l’Andelle.” Faire un projet routier pour ramener l’industrie, au moment où les industries ralentissent voire arrêtent leur activité, n’est-ce pas fuir les vraies questions et les responsabilités, et mettre en quelque sorte la charrue avant les boeufs ?
    Un dernier point concerne l’augmentation de la pollution atmosphérique qu’entraînerait le projet. “En terme d’émission de polluants, le bilan serait nettement défavorable en raison de l’augmentation des vitesses moyennes et donc des consommations énergétiques. Il est indiqué en page G279 que le projet induirait un surcoût énergétique d’environ 16%, ce qui apparaîtrait difficilement acceptable au regard de l’esprit de la loi n°2009-967 du 3 août 2009 de programmation relative à la mise en oeuvre du Grenelle de l’Environnement.”
    L’étude précise que les effets des polluants seraient nettement diminués du fait de la diminution sensible de la population exposée. Cela est certes exact pour les pollutions locales (NOx, particules fines, etc.), mais ne pondère en rien le bilan défavorable des émissions de gaz à effet de serre.
    En outre, sur le plan de la protection des espèces endémiques en voie d’extinction, l’étude d’impact prévoit la mise en place d’un suivi en continu de la qualité de l’air, et des mesures en cas de dépassement de seuils pour dévier le trafic et protéger les espèces. Toujours selon l’avis de l’autorité environnementale, “ces dispositions ne paraissent pas réalistes et opérationnelles.”
    En raison de la pollution atmosphérique générée, la circulation prévue de 4108 véhicules par jour dont 418 poids lourds sur la RD 19 ne serait pas sans impact notable sur la conservation de la violette de Rouen située juste en surplomb de la RD.
    En conclusion, le rapport d’évaluation environnementale souligne que ce projet de déviation routière ne prend que très imparfaitement en considération les enjeux exceptionnels du site sur le plan environnemental : paysage renommé de la côte des deux amants, haut lieu de la biodiversité, forts enjeux dans le domaine de l’eau et des milieux aquatiques.
    “La réalisation du projet porterait atteinte de façon notable aux chances de survie de la violette de Rouen, espèce endémique uniquement présente sur trois communes de la vallée de Seine, faisant actuellement l’objet de coûteuses tentatives de sauvetage dans le cadre du programme européen Life.”
    Compte tenu des enjeux concernant le patrimoine naturel et la sécurité, c’est la nature même du projet étudié et de ses impacts – dont certains ne peuvent pas ou très faiblement être efficacement réduits ou compensés dans plusieurs domaines – qui en rend sa réalisation très difficilement compatible avec l’environnement.
    Au cas où le projet routier serait poursuivi, un dossier de demande de dérogation à l’interdiction de destruction des espèces protégées devrait être déposé avant le début des travaux en application des articles L 411-1 et suivants du code de l’environnement.
    Des recours sont en cours, de la part des associations environnementales, par la voie d’une saisine de la commission européenne.
    Europe Ecologie Les Verts adressera aussi un recours auprès de l’autorité supérieure de la ministre de l’Écologie, Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET.
    Lire : l’étude d’impact valant rapport d’évaluation environnementale, par la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement de Haute-Normandie.

    Suivez nous

    suivez-moi sur facebooksuivez-moi sur twitterabonnez-vous en RSS
    Europe écologie les verts - EELV