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Le collège Pablo Neruda d’Evreux (27000) regagne des effectifs

Au collège Pablo Neruda d'Evreux

Bonne nouvelle pour l’établissement RAR (Réseau Ambition Réussite) de la Madeleine !
Après une dizaine d’années de baisse d’effectifs (360 élèves à la rentrée dernière contre 750 il y a 10 ans) et une menace de fermeture par le Conseil Général en 2008, le collège voit ses effectifs remonter enfin, avec 40 élèves de plus que prévu à la rentrée prochaine. « Le nombre de dérogations demandées par les parents à l’entrée en sixième est moindre que les années précédentes », explique le principal, Jean-Pierre Cantrelle. C’est le facteur majeur. Un autre tient au retour à Pablo-Neruda de quelques collégiens (sept ou huit) domiciliés dans le secteur de rattachement du collège de La Madeleine qui fréquentaient un collège extérieur. Résultat : la rentrée 2010/2011 verra 20 élèves supplémentaires inscrits en classe de 6e et 20 supplémentaires en classe de 3e. Et des moyens accrus ont été accordées par l’académie pour répondre à la création de sections supplémentaires. (source : Paris Normandie du 19 juillet 2010)
Cette nouvelle représente un espoir pour tous les établissements qui depuis 3 ans souffrent de l’assouplissement de la carte scolaire, accusé par un rapport de la Cour des comptes en novembre 2009 de créer des ghettos. Selon Philippe Tournier, secrétaire général du syndicat des personnels de direction de l’Education nationale (SNPDEN) : « 30% des collèges et lycées classés ZEP-RAR (zone d’éducation prioritaire-réseau ambition réussite) jugent que la libéralisation de la carte scolaire a eu un impact négatif. C’est une difficulté supplémentaire pour ces collèges et lycées. Beaucoup de chefs d’établissement constatent une baisse des effectifs, avec le départ bien souvent des élèves les plus favorisés. Cela amplifie le mouvement de ghettoïsation. L’assouplissement de la carte scolaire suscite des départs qui n’auraient pas eu lieu autrement, et déstabilise complètement l’équilibre qu’il pouvait y avoir dans certaines villes. Jusqu’ici, les élèves allaient sans trop se poser de question au collège le plus proche avec la garantie d’une qualité moyenne. Mais, avec l’assouplissement de la carte, les parents ont désormais le choix. A partir de là, leur raisonnement change : «Puisque j’ai le choix, c’est qu’il y a des différences». Certains collèges se forgent une meilleure réputation que d’autres tout simplement parce qu’ils sont en centre-ville dans un immeuble ancien… Il suffit que quelque parents demandent une dérogation dans le but que leur enfant aille dans cet établissement «présumé meilleur» pour que les autres suivent. Une fois le mouvement enclenché, ce qui n’était qu’une image devient une réalité…»  (source : Libération du 6 mai 2010)


Ecocitoyens en herbe à l’école maternelle de Saint Pierre du Vauvray

Ecocitoyens en herbe à l'école maternelle
Dans le cadre de l’éducation au développement durable aujourd’hui préconisée par l’Education nationale, les enseignantes et les atsems de l’école maternelle Jean Récher ont réalisé avec les enfants un travail remarquable autour du thème des déchets et de la biodiversité.
Des panneaux prêtés par le Centre Régional de Documentation Pédagogique alternaient avec des panneaux réalisés avec les enfants.
Des jeux pédagogiques permettaient à tous, petits et grands, de mettre en application leurs connaissances sur le recyclage ou la biodiversité.
Des plantes semées par nos bambins dans le jardin de l’école étaient même en vente à des prix modiques au profit de la coopérative. Enfin un goûter et des danses autour du thème « Bouger, c’est bon la santé !»  clôturaient de façon conviviale cette animation très réussie.
Saluons ce travail de qualité. Car c’est là que tout commence… Et peut-être que désormais ce seront nos enfants qui nous rappeleront les bons gestes à faire pour préserver l’environnement !

Le rapport de la Cour des comptes sur l’Education nationale revient sur la question du rythme scolaire à l’école primaire

Citons le rapport : « L’organisation du temps scolaire n’est pas prioritairement conçue en fonction des élèves, dont les rythmes d’apprentissage sont hétérogènes et variables au cours d’une année scolaire. Pour reprendre les termes d’un rapport de janvier 2010 de l’académie nationale de médecine, elle montre tout au contraire que « l’enfant n’est pas au centre de la réflexion ».
La décision de rendre obligatoire sur tout le territoire la suppression des cours le samedi matin a été justifiée officiellement par le ministère de l’éducation nationale par la nécessité de prendre en compte les situations des parents divorcés et les gardes alternées des enfants qui en résultent. Le ministère de l’éducation nationale disposait pourtant de rapports des inspections générales démontrant les répercussions négatives de la semaine de quatre jours sur les élèves, en particulier les plus fragiles et ceux qui sont issus de milieux sociaux défavorisés, souvent sans activités ni loisirs le samedi. Lors de l’enquête de la Cour, les responsables des écoles situées dans les zones urbaines sensibles ont confirmé ce point. Ils ont souligné que l’absence fréquente d’activités dans certains quartiers et milieux familiaux ne permettait pas aux enfants de mettre à profit le samedi, et que, de surcroît, le lundi était souvent consacré à « récupérer » l’attention des élèves qui avaient été laissés à eux-mêmes durant deux jours. Dans son rapport précité de janvier 2010, l’académie nationale de médecine a confirmé que la semaine de quatre jours « n’est pas favorable à l’enfant, car celui-ci est plus désynchronisé le lundi et le mardi », ce qui revient à constater que la semaine de quatre jours se réduit dans les faits à deux ou trois jours d’apprentissage.
Dans des rapports de 2000 et 2002, l’IGEN avait déjà souligné que la semaine de quatre jours, alors expérimentée à l’époque dans certaines écoles, était le plus souvent mise en place «pour des motifs privés et de confort de vie familiale » et n’était pas favorable aux élèves.
Selon une note de 2009 de l’IGEN, l’application obligatoire de la semaine de quatre jours a eu pour conséquence que « le temps manque pour faire tout le programme d’enseignement, ce qui était d’ailleurs prévisible ». De même, cette note indique que le resserrement du temps scolaire entraîne une fatigue des élèves et des enseignants. Il réduit enfin le temps de dialogue avec les parents, les enseignants n’étant plus disponibles le samedi matin et l’étant moins le soir, du fait de la mise en place de l’accompagnement.
Par ailleurs, la répartition des 24 heures de cours en quatre jours implique par construction une journée de six heures, et davantage pour les élèves qui suivent les deux heures hebdomadaires d’aide personnalisée.
Aussi, les écoliers français sont-ils astreints à une charge de travail quotidienne parmi les plus élevées du monde. En ce qui concerne le rythme annuel de l’enseignement primaire, la France se caractérise en revanche par le nombre de jours d’école le plus faible en Europe, avec 144 jours de classe, contre par exemple 190 au Royaume-Uni, 210 en Italie et au Danemark. Dans son rapport de janvier 2010, l’académie nationale de médecine estime qu’« il faudrait une année scolaire de 180 à 200 jours, 4 à 6 heures de travail par jour selon l’âge de l’élève, 4 jours et demi à 5 jours de classe par semaine en fonction des saisons ou des conditions locales ».
La France pénalise ainsi fortement ses écoliers avec une journée surchargée, une semaine concentrée sur quatre jours, et une année scolaire réduite à 144 jours. Le temps scolaire défini par le ministère de l’éducation nationale est de surcroît contraire à l’égalité des chances, puisque l’école laisse souvent à leur sort, durant la plus grande partie de l’année, les élèves appartenant à des milieux sociaux défavorisés. Cette situation ne peut qu’appeler les critiques les plus vives, dans la mesure où il contribue à aggraver les inégalités tout en mettant les élèves les plus fragiles en situation d’échec dès le début de leur scolarité.
Le ministère a entamé à cet égard une évolution, puisque la circulaire de rentrée 2010 indique que « en visant avant tout l’intérêt de l’enfant… l’organisation de la semaine en neuf demi-journées (du lundi au vendredi en incluant le mercredi matin) est encouragée chaque fois qu’elle rencontre l’adhésion ». La DGESCO a indiqué en outre dans une réponse à la Cour qu’un observatoire national du temps scolaire pourrait être mis en place pour rassembler des expertises complémentaires : piloté par le ministère, il permettrait d’associer les partenaires et les usagers à la réflexion. La Cour considère toutefois que la mise en place de cet observatoire ne saurait retarder une redéfinition du temps scolaire qui s’impose dans l’intérêt des élèves.»  (Cour des comptes, « L’éducation nationale face à l’objectif de la réussite de tous les élèves»  – mai 2010)

ZEP : oui à l’excellence pour tous les enfants de la République. A Val de Reuil, et partout en France.

sur les grilles du Rectorat

Ce matin du 12 mars 2010, les professeurs du collège Pierre Mendès France de Val de Reuil (27) étaient ponctuels à l’appel : à 8h30, ils ont répondu présents à l’appel… de la grève ! Ils se sont mobilisés pour protester contre les suppressions de moyens qui touchent de plein fouet leur établissement. Les premiers taux de grévistes.
56 heures d’enseignement en moins, c’est ce qui attend notre établissement à la rentrée prochaine !
Et les conditions d’enseignement continuent se dégrader : toujours plus d’effectifs par classe, avec moins d’enseignants, c’est moins de matières et d’enseignement proposés aux élèves. C’est l’équation que nous propose l’Inspection d’Académie.
Toute l’équipe éducative et les parents d’élèves sont bien décidés à ne pas accepter cet état de fait.
Dès le mois de février, les élus du conseil d’administration ont adressé une motion à M. Moya, l’Inspecteur d’Académie de l’Eure. Une audience est programmée le mercredi 17 mars prochain.
Dès le 12 mars, les professeurs ont voulu exprimer leur inquiétude : ils se sont joints à la journée nationale d’action dans le secondaire. 16.000 postes d’enseignants vont être détruits au cours de l’année 2010. Dans notre établissement, cela représente 4 postes supprimés.
Et ce seront encore les élèves les victimes : moins d’adultes par élèves, moins d’offre d’enseignement (allemand, latin…). Cela favorisera les demandes de dérogations vers d’autres établissements, et limitera les possibilités d’étudier de ceux qui restent.
Il sera aussi impossible de constituer des groupes (1/3 de classe, demi classe ou 2/3 de classe). Les groupes sont pourtant indispensables pour permettre aux élèves les manipulations dans les disciplines scientifiques ou technologiques. Ils sont indispensables aussi pour mettre en place le travail par compétences en langues.
Les profs eux, auront de plus en plus de missions à accomplir, sans qu’on ne leur en donne les moyens (validation du socle commun, du B2I, du niveau A2 en langues, du parcours des métiers, de l’option histoire des arts…)
Nous nous battons pour un meilleur enseignement, pour des élèves mieux formés.
C’est pour cela que nous interpellons les institutions : Notre mission est une mission de service public. Accordons le droit à l’excellence à tous les élèves, quelles que soient leurs origines sociales.

L’orientation des filles en Haute-Normandie : les inégalités persistent

L'orientation des filles en Haute-Normandie : les inégalités persistent
Les chiffres publiés par le Rectorat de Rouen en décembre 2009 montrent que les inégalités persistent dans la situation des filles et des garçons à l’école et, au-delà, dans leur insertion professionnelle.
Merci à Céline Daniel (SAIO), Hugues Demoulin (SAIO) et Elsa Dupont (SPréSER) qui ont rédigé cette précieuse et très précise note d’information, unique en son genre en France (peut-être parce que notre académie accuse justement un retard lié… au genre ?) :
« Les différences et les inégalités de genre constatées dans l’académie de Rouen sont de même nature que celles observées sur l’ensemble du territoire. Cependant, il ressort de plusieurs comparaisons que les écarts filles/garçons sont plus marqués dans notre académie, et ce tout au long de la scolarité.» 
De la Grande section à l’insertion professionnelle, consultez tous les chiffres liés au genre dans la région Haute-Normandie.
Quelles actions mettre en œuvre pour faire évoluer les stéréotypes et favoriser l’accès de tous et toutes à l’ensemble des formations et des métiers ?

Violence à l’école !

Violence à l’école !

Une fois de plus le sensationnel va remplacer le fond. En se cachant derrière ce problème le gouvernement efface d’un revers de main les problèmes récurrents de notre système éducatif.

Petit rappel : depuis le début des années 2000 la stratégie éducative ne se place plus au niveau de l’humain (élèves, parents d’élèves, professeurs et personnels administratifs) mais seulement à une vision comptable de fonctionnement. Cette vision a supprimé plusieurs dizaines de milliers de postes d’enseignants, supprimé progressivement la fonction de surveillant fait disparaître du personnel ATOS, bref diminuée le nombre d’adulte dans les établissements.

Pour moi la plus grande des conséquences est la disparition de l’esprit d’équipe qui existait dans les établissements. On ne parle plus de l’individu élève et de pourquoi il poursuit des études, mais du flux de lycéens qu’il faut emmener jusqu’au bac.

Alors quand dans les médias seul le taux de réussite au bac traduit la politique éducative, il ne faut pas s’étonner que la violence soit la réponse faite par des adolescents en situation d’échec.

Comment faire ressortir son mal-être quand on n’est pas dans la norme (le trop funeste 80% d’une classe d’âge au bac) ?

Comment faire partager son incompréhension d’un code si le personnel enseignant se réduit a un gestionnaire de flux ?

Comment découvrir ses motivations et ses interrogations quand l’anonymat devient le mode de fonctionnement de nos établissements ?

Bien d’autres questions se posent, et la réponse actuelle basée sur la répression est bien simpliste et sert à servir la soupe à ceux qui pensent que la concurrence et le bâtons sont les seules mamelles de l’éducation. Une autre vision de l’éducation basée sur la prévention et la remise au centre du système éducatif de l’humain est possible, le conseil régional dans ses compétences en a les moyens et je ne peux que vous conseiller de regarder la vidéo de Philippe Meirieu.

Luc Chatel s’oppose à la projection du «Baiser de la lune» en primaire

Le Baiser de la lune

Le 3 février dernier, Luc Châtel, le ministre de l’Education nationale s’est opposé à ce qu’un dessin animé sur le thème de l’homosexualité soit projeté dans des classes de CM1-CM2.
« Le Baiser de la Lune»  est un film d’animation poétique qui raconte une histoire d’amour entre un poisson-chat et un poisson-lune.
Une association qui milite contre l’homoparentalité au nom de la «défense de la famille», le Collectif pour l’enfant, avait dénoncé dans un communiqué «une intrusion dans l’intimité de jeunes enfants». La présidente du parti chrétien-démocrate Christine Boutin avait demandé de son côté dans une lettre ouverte au ministre de l’Education «l’interdiction de la diffusion du film» dans les écoles, «au nom du respect de la neutralité de l’Education nationale».
Pourtant, d’après le Collectif éducation, composé des fédérations syndicales enseignantes et des parents d’élèves de la FCPE, la lutte contre l’homophobie et les discriminations doit commencer «dès l’école primaire», car «tout montre que c’est très tôt, avant que les stéréotypes et les comportements discriminatoires soient intériorisés, qu’il faut agir».
Cliquez pour voir la bande-annonce du dessin animé et lire notre avis.

La semaine de 4 jours est préjudiciable à la santé des enfants

La semaine des 4 jours est préjudiciable à la santé des enfants

C’est ce que nous dit l’Académie de Médecine. Son rapport vient d’être rendu public, et les Académiciens nous demandent de modifier complètement le temps scolaire, afin de les adpater aux rythmes biologiques et aux capacités d’apprentissage des enfants. Lire le rapport sur l’aménagement du temps scolaire et santé de l’enfant
Un autre rapport, émanant du ministère de l’éducation nationale, affirme que « les inconvénients se confirment» . Les conséquences du resserrement du temps scolaire se font sentir sur la fatigue des élèves et des enseignants, sur la réduction du temps de dialogue avec les parents, sur le temps de concertation des enseignants, et surtout, sur le temps consacré aux enseignements !
Pour rappel, la situation actuelle : « A partir de la rentrée scolaire 2008, la durée de la semaine scolaire des écoles maternelles et élémentaires est fixée à 24 heures d’enseignement scolaire pour tous les élèves, ces 24 heures étant organisées à raison de 6 heures par jour les lundi, mardi, jeudi et vendredi.» 
Le rapport de l’Académie Nationale de Médecine est sans ambiguïté : la semaine de 4 jours EST préjudiciable à la santé des enfants. Dès lors, elle ne permet pas les conditions nécessaires à une bonne acquisition des connaissances, et l’éducation nationale remplit moins bien son rôle, l’échec scolaire est au bout de ce non-sens. « La qualité des résultats scolaires de l’enfant fatigué s’en ressent et peut aller jusqu’à l’échec scolaire si les adultes en charge de l’enfant (parents, enseignants, médecin) ne sont pas en mesure d’en neutraliser les raisons en améliorant la qualité de vie des enfants concernés.» 
Si le constat d’échec est avéré, tout le monde semble freiner des 4 fers pour ne pas revenir à une situation normale, favorable au confort, à la santé, et à l’éducation de nos enfants.
Nous privilégions le confort des adultes au détriment de la qualité de la vie et de l’éducation de nos enfants !
Notre société est-elle devenue à ce point égoïste pour ne pas privilégier le sort des enfants ?

Luc Chatel a ses solutions pour remplacer les professeurs : faire appel au pôle emploi et aux étudiants

Sur les 5 millions de fonctionnaires appelés à faire grève contre les suppressions de postes, le corps enseignant est particulièrement touché, avec 45 000 suppressions de postes d’enseignants, et leur cortège de conséquences : classes de plus en plus surchargées, options supprimées, et bien sûr des remplacements de moins en moins effectués. Sur Europe 1, leur ministre, Luc Chatel, se prononce pour des solutions concernant ces remplacements… Les avis sur leur efficacité risquent de ne pas être partagés par tous !
A la question posée par le Parisien sur les remplacements à l’Education Nationale (pourquoi les profs absents sont-il si peu et si mal remplacés ?), Luc Chatel a « sans doute»  une solution :
« Le système de remplacement dans l’éducation nationale fonctionne mal, est mal organisé, il n’est pas assez souple, il n’est pas assez réactif. [...] J’ai décidé de m’atteler à la tâche. [...] Il faut un système de remplacement des professeurs qui soit plus réactif [...], améliorer le système de remplacements des professeurs par 3 moyens : lire la suite
carte des académies - www.education.gouv.fr
Luc Chatel, ministre de l’éducation nationale, nous propose SA solution au problème du (non-)remplacement des professeurs, un problème dû sûrement aux suppressions de dizaines de milliers de postes à l’éducation nationale.
Sa politique tient en 3 points :
1 – Réactivité, réactivité, réactivité, c’est le mot d’ordre asséné, affirmé. Dès le 1er jour, les autorités académiques devront être mobilisées. Que ne l’ont-elles été jusqu’à lors ? Et surtout, pour que ce mot d’ordre ne relève pas que de la méthode coué, ou du vœu pieux, quels seront les moyens mis en œuvre pour redresser une situation qui ne cesse de s’aggraver ?
2 - Assouplir le système de remplacement, actuellement géré par académies (clic clic sur la carte ci-contre) en permettant l’affectation de personnels d’académies voisines. Cela nécessitera sûrement de (longues ?) négociations, de chambouler les méthodes de travail, d’adapter les logiciels etc, etc. Mais pourquoi pas si cela permet d’améliorer la situation ? Mais respectera-t-on le rôle, la mission et les conditions de travail des professeurs ? Car cette revalorisation des enseignants que le ministre appelle de ses vœux passe aussi par la reconnaissance de la mission des professeurs, la reconnaissance de leurs compétences, et bien sûr des conditions dans lesquelles s’effectue leur mission. Cela conditionne évidemment l’accomplissement de leurs missions, de la meilleure façon possible.
L’exemple pris d’un professeur de Créteil qui serait affecté à Paris n’est pas représentatif des académies du reste de la France. Là où les distances s’expriment en dizaines de kilomètres, on peut traverser la moitié du pays pour traverser les académies de Montpellier à Clermont-Ferrand, de celle de Clermont à celle de Tours, ou de celle de Tours à celle de Rouen. Les échelles ne sont pas les mêmes. Dossier à suivre…
3 – Enfin, pour son troisième point – faire appel au pôle emploi et aux étudiants, ainsi qu’aux retraités de l’éducation nationale, pour remplacer les professeurs, voilà qui peut passer pour un véritable camouflet pour les enseignants, les élèves et les parents. Ainsi que pour les citoyens pour qui la citoyenneté passe aussi par l’éducation de ces jeunes citoyens. La capacité à faire appel à des retraités de l’éducation nationale, cela a-t-il été modélisé ? Des sondages ont-ils été effectué pour évaluer le potentiel de population concernée ? Ou n’est-ce mis en valeur que pour cautionner la « diversification et la richesse»  de ce nouveau système de remplacement.
Notre pays a besoin de jeunes toujours mieux formés, qui devront s’insérer dans une société de plus en plus tournée vers les services et la technologie, et où les compétences et la formation sont des facteurs de plus en plus importants pour l’insertion et la réussite professionnelle et sociale.
Les professeurs, à qui est largement dévolue cette mission d’éduquer notre jeunesse, et qui ont la confiance des parents et d’une large majorité de nos concitoyens, sont-ils voués à être remplacés par des chômeurs et des étudiants ? N’y voyez pas une quelconque opprobre à l’endroit des chômeurs ou des étudiants, mais le métier d’enseignant exige des compétences propres, et de l’expérience. C’est pour acquérir cette expérience qu’au sortir de leurs études, les enseignants effectuent une année de stage accompagné.
Pour que l’éducation nationale puisse rendre ce service à la hauteur des attentes, il faut qu’elle puisse offrir l’éducation à laquelle chaque élève a droit, et non remplir une simple mission de gardiennage, ou pire, de mauvaises expériences éducatives qui pourraient conduire à des échecs scolaires.
Nous comprenons que le but de ne pas remplacer 1 professeur sur 2 lors de ces départs massifs à la retraite permettra des gains budgétaires très importants. Mais à quel prix ?
Etes vous prêts à confier l’éducation et l’avenir de vos enfants à pôle emploi ou à des étudiants ?

Un cas de grippe A à l’école élémentaire de Saint-Pierre du Vauvray

atcha

Un cas de grippe A a été signalé à l’école élémentaire de Saint-Pierre du Vauvray.

Notre petit malade est dans la classe de Mme Roult, en CE1/CE2.

Nous lui souhaitons un prompt rétablissement.

appel au rassemblement - régionales 2010

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