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Cantine scolaire : stop aux décisions illégales !

Cantine scolaire : stop aux décisions illégales !
La Fédération des Conseils de Parents d’Elèves, FCPE, lance un appel aux parents d’élèves, pour se mobiliser contre les règlements illégaux et discriminatoires qui visent à exclure de la cantine les enfants dont les deux parents n’ont pas d’emploi. C’est le cas à Saint-Pierre du Vauvray, comme à Thonon-les-Bains. Si à Thonon-les-Bains, l’opposition socialiste au maire UMP Jean Denais estime qu’il s’agit, ni plus ni moins, d’un « processus d’exclusion par l’argent », à Saint-Pierre du Vauvray, les élus (sont/seraient ?) socialistes. Y a-t-il un point de vue socialiste lorsqu’on est élu, et un autre lorsque l’on se trouve dans l’opposition ?
Voici l’appel de la FCPE :
Depuis la rentrée, la FCPE est encore interpellée par des parents d’élèves qui ne peuvent pas inscrire leurs enfants au restaurant scolaire, au motif qu’ils ne peuvent justifier d’un emploi salarié ou ne peuvent produire des documents justificatifs, tels qu’attestations d’employeurs, de Pôle emploi ou de feuilles de paye…
Il n’est plus tolérable que des municipalités continuent d’importuner parents et enfants alors que l’égalité de tous devant les services publics est un droit comme le rappellent tous les jugements des tribunaux administratifs et le conseil d’Etat ! La restauration scolaire doit être accessible à tout enfant dont les parents en font la demande.
Après avoir écrit aux ministres de l’Intérieur pour les écoles primaires et de l’Education nationale pour le secondaire afin qu’ils demandent aux préfets et aux inspecteurs d’académie d’exercer leur contrôle de légalité sur les décisions et les règlements intérieurs, la FCPE encourage les parents d’élèves à refuser ces situations abusives et à contacter ses conseils départementaux pour qu’ils les accompagnent dans leurs démarches.
La FCPE appelle les parlementaires à déposer une proposition de loi pour garantir dans la loi ce droit reconnu par les tribunaux.

Rentrée scolaire 2011 à Saint Pierre du Vauvray : Pas de RGPP, mais 2 emplois supprimés par la municipalité

Une ambiance bon enfant à l’école de Saint-Pierre du Vauvray, sous le soleil de septembre. Tous les élèves étaient là pour leur rentrée, et même les « anciens » profitaient de leur journée pour accompagner les petits frères et les petites soeurs. On retrouve ses amis dans la joie, et aussi son instituteur !
Pour les parents, avant de reprendre les petites habitudes, cela a été l’occasion aussi de se retrouver. Et on raconte à toute allure les vacances, la moitié qui était au soleil, l’autre sous la pluie…
En cette rentrée scolaire, ce sont les écoles qui sont visées par des restructurations qui diminuent les services offerts et suppriment des emplois.
On a perdu Djamila comme ATSEM, dans les conditions à la fois rocambolesques et dramatiques que l’on connaît. Une suppression de poste que nous redoutions, nous parents et enfants, après 12 ans au service de la commune, et plus de 10 ans à l’école maternelle. Djamila, merci encore pour ton dévouement au service de nos enfants. J’espère que d’autres enfants profiteront de tes compétences. Ils auront beaucoup de chance.
Cela fait un peu plus de deux ans que le poste est remis en cause, toujours officieusement. Depuis le début, l’agent a toujours eu le soutien des parents d’élèves et des enseignantes qui travaillent avec elle à l’école depuis près de 10 ans.
Il y a deux ans, l’employeur municipal a demandé à l’agent de passer son CAP Petite Enfance, ce qu’elle a fait. Bravo ! Au bout d’un an, sa période de stage a été prolongée d’un an. Raison invoquée ? Peu probant !
En juin 2011, au bout de la deuxième année de stage, et alors qu’elle avait obtenu sa VAE (Validation des Acquis de l’Expérience), sa titularisation a été refusée par son employeur. Ni les enseignants, ni le conseil municipal n’ont eu à se prononcer. » Le Maire a l’entière compétence de la gestion du personnel municipal ». Présenté au Comité Technique Paritaire du Centre de Gestion départemental, le recours de l’agent a obtenu gain de cause, avec l’unanimité des votes (parmi les membres du Comité Technique, il y a aussi des maires…). Quelques jours plus tard, l’employée recevait sa lettre de licenciement de la mairie.
Et nous avons appris que c’est désormais au tour de Linda de ne pas voir renouveler son poste. Après 4 ans au service des enfants et de l’école. Linda la joviale, Linda la posée, Linda le p’tit mot qui le fait bien, Linda, l’oeil qui embrasse tout, pour surveiller, encadrer et aider nos enfants, Linda qui assistait les enfants à la cantine, Linda qui suppléait Djamila aux transports scolaires, va donc devoir à son tour trouver un poste ailleurs.
Avec deux emplois supprimés à l’école maternelle, la municipalité envoie deux femmes grossir les rangs des demandeurs d’emploi.
Avec ces deux emplois supprimés, il va être difficile d’assurer la qualité de service et la sécurité que nous avons connues jusqu’à lors
Le service de transport scolaire a perdu des usagers du fait des changements d’horaires. Avec 20 minutes supplémentaires d’attente pour les enfants à la sortie de la journée de classe, les parents qui le peuvent viendront les chercher eux-mêmes. Résultat : ce sont plus de voitures qui engorgent les abords de l’école matin et soir – malgré le « pédibus » informel mis en place par quelques parents des Longchamps, de la rue de Portejoie et de l’avenue de la Gare.
Contrairement à ce que l’on semblait penser à la CASE et à la mairie de Saint-Pierre, cela ne venait au départ de petits arrangements que nous, parents, aurions fait avec le personnel et les chauffeurs successifs.
Rien de cela ! Nous n’avons jamais connu d’autres horaires que les anciens horaires. Nous n’avons découvert ces « anciens » nouveaux horaires que lors de leur mise en place l’hiver dernier.
Le flexibus qui transportait les 4 enfants utilisant les transports scolaires à Andé a été supprimé. En conséquence, c’est le car scolaire qui fait le transport à Saint-Pierre du Vauvray qui a été dévolu au transport à Andé. Les horaires de fin de classe qui ont été communiqués à la CASE n’étant pas les bons horaires, la CASE a dès lors choisi de repousser les horaires de transport effectifs pour effectuer le transport des enfants d’Andé avant ceux de Saint-Pierre. Cela a conduit à une désaffection du service pour certains élèves, avec, à terme, le risque existe de voir adapter l’offre à la demande. La situation est toujours au statu quo pour cette rentrée scolaire.
Le service de restauration scolaire connaît aussi une restructuration (sans concertation en conseil d’école), qui fera désormais déjeuner tous les enfants en un seul service. Un seul service, c’est moins de calme pour les enfants, et une surcharge de travail pour le personnel, moins nombreux et plus sollicité.
Pour répondre à cette surcharge, le réglement propose que « le service de restauration scolaire [soit] réservé aux enfants dont les parents ne peuvent en assurer la prise en charge le midi. » Des pratiques qui rappellent celles du maire UMP de Thonon-les-Bains.
Une rentrée bon enfant, par respect pour les enfants eux-mêmes, pour les enseignants, et pour le personnel municipal. Et pourtant, c’est une rentrée scolaire pour une année qui s’annonce tendue, si des solutions ne sont pas apportées rapidement. Nous connaissons l’importance de l’école dans la vie du village.

Restauration scolaire : régie publique contre régie privée, service unique, augmentation des tarifs, et bonnes pratiques

Quizz : 2 lettres ont été perdues dans le titre de la vidéo… Saurez vous les retrouver ?
« L’augmentation, l’année dernière, elle avait pas augmenté, nous n’avons pas augmenté les impôts, la cantine, là, je pense qu’aujourd’hui cette augmentation, tout le monde sait qu’il y aurait un relèvement, il paraît logique de répercuter ce pourcentage« , nous dit Alain Loeb, maire de Saint-Pierre du Vauvray.
Et bien ce n’est pas vrai. Les tarifs de cantine ont bel et bien augmenté l’an dernier de 2%. L’année précédente en 2009, les tarifs avaient déjà subi une hausse de 7%. Et l’année précédente encore, en 2008, les tarifs avaient augmenté de 6%.. L’augmentation de 7% devait anticiper une hypothétique hausse des tarifs de la société API. Or celle-ci n’a pas eu lieu.
Il y avait un eu une stagnation des tarifs, suivie de très légères hausses : 0% en 2009, 0,45% en 2010 et 0,78% en 2011. Consultez ici le billet sur les augmentations précédentes. et
C’est bien un transfert des charges de la collectivité vers les parents qui a eu lieu au cours des 3 dernières années.
[NdR] Cette fois, contrairement aux autres années, la question du quotient familial n’a pas été abordée. Pourtant, pour amortir le choc de ces augmentations successives sur les familles les moins favorisées, c’est une solution très facile à mettre en place. Bien sûr, si c’est pour payer quelques centimes de plus ou de moins, c’est un coup d’épée dans l’eau.
Un quotient familial bien appliqué permettrait à toutes les familles de pouvoir payer la facture, éviterait d’aborder de façon récurrente la question des impayés, et il deviendrait inutile de pouvoir se poser la question de la réinscription des enfants à la cantine.
A l’heure où la municipalité se rapproche du PS, un parti socialiste qui défend pour l’instant ce système pour les cantines scolaires comme amortisseur social, un vrai système de quotient familial, il est étonnant que la municipalité continue de botter en touche à ce sujet…
Jérôme Bourlet pose deux questions :
  • Tout d’abord, quelle est la durée du contrat qui nous lie à API ?
  • Le seconde question porte sur l’ordre des délibérations, puisque cet ordre implique que la commune s’engage encore à long terme avec la société API.
Personnellement, je n’ai pas de gros reproches à faire à la société API : la nourriture est plutôt bonne pour l’instant, et le personnel gentil.
Mais ce que propose Jérôme Bourlet, c’est de se tourner vers des pratiques plus vertueuses. Comme Jérôme le rappelle, les socialistes, comme Marc-Antoine Jamet, cité précédemment, sont toujours dans la défense des régies publiques, pour l’eau comme pour les cantines.
Et Jérôme soutient également ce point de vue. Ce qu’il propose, c’est de créer un partenariat avec la cantine centrale de Louviers. Il faut savoir que la CASE, pour préserver ses ressources en eau, met en place son projet de passage à l’agriculture biologique sur le périmètre de protection rapprochée de son bassin de captage. Merci à la CASE, merci à la région qui finance une partie du projet et un merci un merci tout particulier à Pascal Labbé et François Merle qui ont défendu cette cause.
Ce que propose donc Jérôme, c’est donc d’établir un véritable cercle vertueux, en proposant un partenariat avec la cantine centrale de Louviers, en régie publique donc. Et comme le préconisent la Région et le conseil Général, d’intégrer circuit courts et nourriture bio dans les repas des enfants, pour leur santé avant tout, et aussi pour développer chez eux les goûts, les saveurs et les savoirs. Et de permettre de développer le maraîchage bio au niveau local, par des agriculteurs locaux, qui protègent en échange nos captages d’eau, nos paysages et notre environnement.
Nous connaissions le peu d’appétence de la municipalité concernant le bio et les circuits courts – « les circuits courts, c’est l’hiver, manger des radis noirs, des navets, des poireaux [...] » -, et dans la suite du débat, le maire et sa majorité parleront de la piètre qualité des cantines voisines, du fait qu’API ne s’occupe que des denrées, de l’hygiène et des analyses bactériologiques. « C’est trois fois moins cher qu’à Saint-Etienne, à Val-de-Reuil, ce n’est pas très bon« , …
We’re API in st Pierre du Vauvray !
Encore une fois, les conseillers municipaux vont avoir à délibérer sans avoir eu accès aux documents concernant cette délibération.
Pourtant, ce Le droit à l’information des conseillers municipaux est inscrit à l’article L2121-13 du code général des collectivités territoriales : « tout membre du conseil municipal a le droit, dans le cadre de sa fonction, d’être informé des affaires de la commune qui font l’objet d’une délibération. »
« Le conseil municipal, ça arrive pas à la CASE que parfois on fait des corrections ? Que l’on a fait un oubli ? Donc, sinon, le conseil il sert à rien.« , répond Alain Loeb.
[NdR] Le conseil municipal sert peut-être aussi à débattre et décider ? Cela reste un avis apparemment tout à fait personnel.
Le passage au service unique, controversé par les institutions mêmes, pour préserver le calme et une ambiance sereine à la cantine, et ainsi préserver la santé et la qualité de l’apprentissage, est entériné par la municipalité.
Les débats avec les parents, réunions d’informations promis n’ont pas eu lieu. La décision a été prise en amont, et tout le monde (en amont, donc) était d’accord. « C’est moi qui l’ai décidé !», avait affirmé Bernard Houssaye, premier adjoint.
Cette décision n’avait pas à être discutée aux conseils d’école, selon le maire. « C’est du périscolaire, ce n’est pas le conseil d’école, quand même. C’est quand même la cantine. »
Quant à affirmer que « justement, les enfants sont très heureux », ce n’est pas responsable. Les enfants sont heureux de quoi ? Ne faisons pas porter la caution de cette décision sur les enfants de maternelle ni d’élémentaire. On pourrait tout aussi bien leur demander s’ils veulent des frites trois fois par semaine. Écoutons plutôt les professionnels, et les parents.
Je dois cependant dire que tous sentions tous l’inéluctabilité du passage au service unique, sans participation des parents, sans débat, et nous sommes heureux que les enseignants des deux écoles se soient entendus pour trouver la meilleure solution dans ce cas. Et ce sont notamment les enseignants des grands qui se sont adaptés aux besoins des petits. Merci.
Alors qu’auparavant, l’aide personnalisée était effectuée pendant le repas des plus petits, celle-ci sera décalée pour que tous les enfants puissent manger à la fois ensemble, et en respectant les besoins et les rythmes des enfants de maternelle.
Ceux-ci mangeaient dès 11h30, pour une durée de 3/4 d’heure. Ils étaient ensuite de retour à l’école maternelle à 12h20.
Les horaires et le temps de repas seront exactement les mêmes pour les maternelles. Ce qui fera différence, c’est que désormais tous les enfants mangeront ensemble. Ce sera évidemment plus de bruit, peut être un service plus long car il faudra servir tous les enfants en même temps. Il faudra sûrement privilégier les petits qui ont besoin de plus de temps.
Nous ne connaissons pas encore, à cette heure, les modalités concernant l’encadrement, ni le nombre de personnes affectées à l’encadrement. Ce seront donc des questions à poser lors du prochain conseil d’école, comme nous y invitent Pierre Denis et Alain Loeb.
Pour être juste, j’y vois toutefois un avantage : tous les parents ont le droit d’inscrire leur(s) enfant(s), sans discrimination, sans conditions de ressources ou d’emploi des parents.
Là où la municipalité pouvait s’appuyer sur l’exiguïté des locaux pour refuser l’accès de certains enfants à la cantine, il sera désormais possible d’accueillir tous les enfants à la cantine. Il suffira de créer un deuxième service !
« La jurisprudence est désormais suffisante pour que l’on cesse d’importuner parents et enfants en demandant des justificatifs inutiles à propos d’un service public dont l’accès doit être libre », a annoncé la FCPE dès 2010. Il n’est aujourd’hui plus possible de discriminer les enfants par un accès à la cantine réservé aux seuls parents qui travailleraient.

Protéger l’école : un « Comité de Défense de l’Education Nationale » s’est réuni à Evreux le mercredi 9 mars 2011, alors que 49 fermetures de classes sont annoncées dans l’Eure

Officiellement, le C.D.E.N. désigne le Conseil Départemental de l’Education Départementale. Chaque année, le Conseil Départemental de l’Éducation Nationale (C.D.E.N.) est consulté à propos des propositions d’ouvertures et de fermetures de classes. Le C.D.E.N. est composé du Préfet, des élus, des représentants des personnels et des usagers (notamment des parents d’élèves), des associations complémentaires de l’enseignement public, des Délégués Départementaux de l’Education Nationale. Le conseil peut être consulté sur toute question relative à l’organisation et au fonctionnement du service public d’enseignement dans le département.
En Seine-Maritime, les membres du CDEN se sont réunis le 17 février dernier pour examiner les conséquences concrètes de la réduction massive, sans précédent, des moyens alloués à l’éducation dans notre Académie, avec la suppression de 377 postes, dont 107 postes d’enseignants en maternelles et élémentaires, 67 postes d’enseignants dans les collèges de Seine Maritime et 25 postes de personnels administratifs.
Dans l’académie, comme partout en France, les effets en seront :
  • dans le premier degré : fermetures de classes ; effectifs surchargés ; remplacements non assurés ; fin de la scolarisation des moins de 3 ans ; démantèlement des réseaux d’aide et de soutien aux enfants en difficulté ; suppression des postes de maitres formateurs ; ouvertures de classes compromises…
  • dans les collèges : disparition de cours et options ; suppression du travail en groupe et du soutien sur temps scolaire ; fin des itinéraires de découverte ; classes surchargées dans beaucoup d’établissements ; moindre prise en charge des élèves en difficulté ou handicapés ; menaces sur les postes de CPE…
  • dans les lycées : fragilisation des lycées par la suppression massive d’emplois, au moment où s’appliquent des réformes mal préparées, notamment dans la voie technologique ; suppression de 17 formations dans les lycées techniques, technologiques et professionnels, du CAP au BTS…
Devant cette situation alarmante, et alors que l’Etat veut attendre le 8 avril prochain pour annoncer l’étendue des dégâts en maternelles et en élémentaires, plus de deux tiers des membres du CDEN ont écrit au Préfet, comme le permet la loi, pour exiger la transparence. (source : site du SNES Rouen)
En Seine-Maritime, les signataires ont été :
  • Didier Marie, Président du Département de Seine Maritime, co-président du CDEN,
  • Sébastien Jumel, Vice Président du Département en charge de l’Education,
  • les Conseillers Généraux membres du CDEN,
  • la Conseillère Régionale membre du CDEN,
  • les organisations professionnelles enseignantes : les syndicats de la CGT Educ’Action, de la FSU, de l’UNSA Education,
  • l’Union de Seine Maritime des Délégués Départementaux de l’Education Nationale, la Jeunesse au Plein Air JPA76,
  • la ligue de l’Enseignement,
  • l’Union Départementale des Associations Familiales,
  • les personnalités qualifiées du CDEN,
  • les associations de parents d’élèves FCPE 76 et P.E.E.P. 76.
Dans l’Eure, le Conseil Départemental de l’Education Nationale (co-présidé par la Préfète et le président du Conseil Général) ne se réunira que le 4 avril 2011, alors que d’ores et déjà 49 fermetures de classes sont annoncées. Les classes concernées seront annoncées APRES le résultat des élections cantonales
Sans attendre, un « C.D.E.N. bis », le « Comité de Défense de l’Education Nationale », s’est créé le 9 mars à Gravigny, pour ouvrir le dialogue avec tous les acteurs du monde éducatif : parents d’élèves, personnels, élus.
Parmi les points à l’ordre du jour ont été notamment abordés :
  • les difficultés liées au faible taux d’encadrement dans les établissements scolaires.
  • la cohérence entre investissements des collectivités territoriales et politique nationale.
  • comment faire « plus » dans les classes avec « moins » de moyens humains.
  • la formation professionnelle des enseignants.
Tous les membres du « vrai » CDEN ont été invités, en présence du public et de la presse. Si l’Inspecteur d’Académie et la Préfète ont décliné l’invitation, le président du Conseil Général, Jean-Louis Destans, et les conseillers généraux, Janick Léger Lesoeur et Gérard Silighini, étaient présents, ainsi que plusieurs maires, des représentants de la FCPE pour les parents d’élèves, de la FSU 1er degré, 2nd degré et Supérieur et de l’UNSA Education, pour les personnels.
Tous ont affirmé leur soutien collectif au service public d’Education, laminé par les suppressions massives de postes décrétées par le gouvernement : 16000 postes cette année, et encore 16000 l’an prochain !
M. Destans s’est illustré par sa vision d’« une société idéale où l’éducation serait au centre des priorités ».
Oui, il faut que tous les partenaires œuvrent dans le même sens pour préserver l’école. Sans une école de qualité, nous ne pourrons pas assurer la formation de qualité dont a besoin notre société, aujourd’hui et demain.
Tous, représentants institutionnels, enseignants, parents, élus, devons agir main dans la main pour sauvegarder ce bastion de service public. Chaque acteur doit agir avec dignité et sens des responsabilités. Ne nous trompons surtout pas d’ennemi, en agissant contre les intérêts de l’école et de l’éducation nationale !
Que deviendrait une école divisée où chacun tenterait (en vain…) de préserver ses seuls intérêts ?
Ce serait la fin d’une éducation « nationale » égalitaire, et l’ouverture du marché (juteux…) de l’éducation au secteur privé, avec les inégalités qui en découlent et les conséquences pour notre société : la ghettoisation de pans entiers du territoire.
Est-ce là l’égalité républicaine qui devrait être le moteur de l’action publique, dans le sens de l’intérêt général – et non dans celui des intérêts particuliers, des intérêts marchands et financiers, du règne du chacun pour soi ?
Il est urgent de retrouver ce sens de l’intérêt général et du service public, tous ensemble.
Yes we care !


Pierre Mendès France, Val de Reuil : négociations pour la survie du collège

Des parents inquiets pour l'avenir de leurs enfants.
Ce matin du mercredi 16 février 2011, Frédéric De Bellis, le principal du collège Pierre Mendès France de Val de Reuil, était accompagné d’une nombreuse escorte pour son entrevue avec Jean-Louis Destans, le Président du Conseil Général de l’Eure.
Depuis plusieurs semaines, la rumeur court : le Conseil Général voudrait fermer PMF et répartir ses 305 élèves sur les 2 autres collèges du secteur (le collège Montaigne du Vaudreuil : 460 élèves prévus à la rentrée 2011 ; le collège Alphonse Allais de Val de Reuil : 350 élèves prévus à la rentrée).
Or, Val de Reuil est une ville jeune, en pleine expansion urbaine, tout comme les communes voisines. De nombreuses constructions sont programmées aux alentours du collège, dont un écoquartier dès 2011. De plus, c’est le seul collège desservi par le bus cadencé tous les quarts d’heure.
Serait-il raisonnable d’envisager de faire porter une charge de près de 1200 élèves répartis sur deux établissements ? La tendance actuelle est plutôt, à l’inverse, de casser les très gros établissements pour revenir à des structures à taille plus humaine. On sait que la gestion humaine d’un gros établissement de 600 élèves est très délicate avec une population en partie ZEP.
Après deux actions de blocage devant le collège les vendredi 4 et 11 février, les parents d’élèves ont donc décidé de poursuivre l’action, en accompagnant M. De Bellis à son rendez-vous au Conseil Général.
De leur côté, les professeurs du collège ont déposé un préavis de grève pour être présents eux aussi.
Marc-Antoine Jamet, maire de Val de Reuil, et Pierre Aubinais, maire de de Poses étaient également présents. Ils étaient accompagnés de plusieurs conseillers municipaux. Une motion de la section PS de Val de Reuil y était distribuée, pour interpeller le président… PS du Conseil Général. La défense du service public y était invoquée.
Parents, personnels d’éducation, habitants, tous avaient deux revendications :
  • L’assurance ferme et définitive du maintien du collège Pierre Mendès France ;
  • Un échéancier précis des travaux de réhabilitation du collège.
A l’issue de la rencontre, deux engagements ont été pris (compte-rendu de l’audience réalisé par M. De Bellis, principal du collège, et M. Lottin, son adjoint, également présent à l’audience).
Le maintien du collège Pierre Mendès France a été assuré par le président Destans.
Le calendrier suivant a été fixé :
  • mise à jour des plans du collège et audit sur la sécurité du collège d’ici juin 2011 ;
  • désignation d’un architecte et proposition de plusieurs scénarios d’ici octobre 2011.
Une assemblée générale devrait faire le point des avancées jeudi soir à 17h30 au collège.


Communiqué de presse : Une réunion publique pour l’avenir du collège Pierre Mendès France à Val de Reuil (27100)

Les élus Europe Ecologie-Les Verts de Val de Reuil appellent tous les acteurs, parents, personnels d’éducation, élus, citoyens à retrouver l’esprit d’une éducation partagée et à débattre tous ensemble de ce sujet au coeur de la ville..

Les élus Europe Ecologie-Les Verts de Val de Reuil s’inquiètent des rumeurs de fermeture du collège Pierre Mendès France.
Il y a 35 ans, le collège Pierre Mendès France a été construit sur le modèle d’un collège ouvert sur la ville, dans l’idéal d’une éducation partagée. Aujourd’hui, la politique du tout-sécurité et du repli sur soi a amené un isolement et un délaissement du collège au bout de la dalle.
Il y a deux ans, l’assouplissement de la carte scolaire, en mettant en concurrence les établissements, a renforcé la ségrégation des élèves en fonction de leur origine sociale. A Pierre Mendès France aujourd’hui, 80% des 305 élèves sont issus de catégories socioprofessionnelles défavorisées. A la rentrée 2010, 56 heures d’enseignement ont été supprimées au collège. Cette situation ne peut pas continuer.
Val de Reuil est une ville jeune, en pleine expansion urbaine, tout comme les communes voisines. A la rentrée prochaine, sur les 3 établissements du site, près de 1200 élèves sont attendus. De nombreuses constructions sont programmées aux alentours du collège, dont un écoquartier dès 2011. De plus, c’est le seul collège desservi par le bus cadencé tous les quarts d’heure.
Dans cet environnement, une fermeture nous paraît aberrante. Il faut réfléchir au contraire à des solutions d’avenir pour cet établissement.
Dans un esprit participatif, les élus Europe Ecologie-Les Verts de Val de Reuil appellent tous les acteurs, parents, personnels d’éducation, élus, citoyens à retrouver l’esprit d’une éducation partagée et à débattre tous ensemble de ce sujet au coeur de la ville.
Les élus Europe Ecologie-Les Verts de Val de Reuil


16000 postes supprimés dans l’Education Nationale en 2011, dont plus de 350 postes supprimés dans la seule Académie de Rouen

Depuis la décision de Claude Allègre, Ministre de l’Education Nationale et visionnaire écologiste, de « dégraisser le mammouth », l’école a connu une longue litanie de chiffres révisant à la baisse les ambitions de notre école.
De 2002 à 2007, les effectifs ont été revus à la baisse de 23.200 postes. Mais depuis, nous assistons à une accélération de la cadence : en 2007, c’est 8.700 postes supprimés, en 2008, 11.200 suppressions, en 2009, on passe à 13.500 suppressions de postes, et en 2010 c’est déjà 16.000 suppressions de postes…
Et là, on remet le couvert pour 16.000 nouvelles suppressions !
Les chiffres donnent le tournis : près de 66.000 postes ont disparu depuis 2007. Mais si jusqu’à présent, on justifiait ces réductions par des baisses d’effectifs, cette année les effectifs sont à la hausse : on attend 8.900 nouveaux élèves dans le primaire, et 48.500 élèves dans le secondaire.
Pour accueillir ces 57.400 nouveaux élèves, on supprimera 8.967 postes dans le primaire, et 5.400 postes seront supprimés dans le secondaire, dont 4.800 enseignants. Un poste par élève dans le primaire, et un poste pour 10 nouveaux élèves dans le secondaire.
Si la liste des suppressions de postes d’enseignants par département n’a pas encore été dévoilée, une liste par académie a tout de même été communiquée :
16000 postes supprimés dans l'Education Nationale en 2011, source : Ministère de l'Education Nationale
Luc Chatel, lors de sa prise de fonctions au Ministère de l’Education Nationale, avait estimé que « ce ministère, c’est aussi le ministère de l’avenir. Un pays qui croit dans l’avenir, c’est un pays qui investit dans l’éducation de ses enfants« .
Le même ministre, en mai 2010, cherchait à quantifier « les marges de manoeuvre » locales sur la période 2011-2013 (source : le Monde). Et les académies ont été chargées de réfléchir aux leviers possibles, en indiquant des pistes : augmentation de la taille des classes, réduction de la scolarisation des petits, meilleure organisation des remplacements, et suppression de postes d’assistants. Selon le ministre : « La question des moyens n’est pas la réponse aux problèmes de l’éducation nationale aujourd’hui« .
Si pour Luc Chatel, « il y a de la marge« , c’est aux inspecteurs et aux recteurs qu’incomberont la tâche de couper les postes. Avec en contrepartie, une prime allant de 15.000 € à 22.000 €, en fonction de la réalisation de leurs objectifs (source Ouest-France).
mediane-niveau-de-vie-thumbcarte-chomage-thumbbassins-d'emplois-mutations-economiques-thumbcarte-elections-municipales-2008-thumb
Il peut être intéressant de superposer les cartes du territoire : Si l’on compare les académies les plus concernées par les coupes, avec d’autres cartes (source Insee), concernant le niveau de vie médian, par département, les chiffres du chômage, ou les zones à forte pression démographiques et touchées par les mutations économiques, les parents des élèves de certaines académies ont de quoi s’interroger : Les académies les plus touchées par les réductions de postes sont aussi celles qui sont le plus touchées par la pression démographique et les mutations économiques. Elles pourraient sembler au profane les cibles essentielles pour investir dans l’éducation et la formation.
Si l’on prend l’académie de Lille, une académie où le nombre d’élèves va s’accroître, cette zone est une des plus concernées par les mutations économiques. C’est en outre une des zones les plus durement touchées par le chômage, et où le niveau de vie médian est l’un des plus faibles. Et c’est une des zones les plus concernées par les coupes, avec 806 suppressions de postes.
Selon le Monde, la France consacre déjà 15% de moyens de moins que la moyenne des pays de l’OCDE dans l’enseignement primaire. Et face à l’argumentaire ministériel qui met sur le dos des « surnombres accumulés et des enseignants qui ne sont pas devant les élèves » les coupes en 2011, ce sont bel et bien des enseignants qui assurent aujourd’hui l’enseignement qui seront concernés. Des classes seront donc fermées dans le premier degré. (source : le Monde).
Si la question des moyens n’est pas une réponse aux problèmes de l’éducation nationale d’aujourd’hui, qu’en est-il au niveau des résultats ?
Tout d’abord, les résultats des évaluations nationales des acquis sont communiqués sur le site de l’éducation nationale, par académie, et par département. On peut constater que les académies qui subissent les plus grosses coupes peuvent aussi des académies avec des élèves en difficulté, et des moyennes par académie ou par département inférieures à la moyenne nationale.
Le critère des résultats ou celui des efforts à fournir n’a sans doute pas été prépondérant dans le choix des coupes. Parierait-on là sur l’excellence plus que sur l’universalité de l’enseignement ?
Une autre évaluation est tombée cette année : le rapport d’enquête PISA :
PISA est un programme international pour le suivi des acquis des élèves, qui évalue tous les 3 ans les acquis des élèves de moins de 15 ans dans 65 pays de l’OCDE.
On peut bien sûr mettre à caution un tel programme, qui vise à unifier des acquis parfois différents d’un pays à l’autre, voire d’une culture à l’autre. Avec précaution, l’évaluation ne porte que sur la compréhension de l’écrit, la culture mathématique, et la culture scientifique. Si mathématiques et science peuvent sembler des critères parfaitement objectifs, la compréhension de l’écrit est sûrement plus difficilement quantifiable, car elle enveloppe une culture générale et une littérature qui diffèrent entre les pays évalués. Ne sont pas abordés l’histoire, l’apprentissage de la citoyenneté, l’apprentissage de l’Art et de l’histoire de l’Art, l’autonomie, la philosophie ou l’éthique. On évalue des compétences cognitives, et pas des savoir-faire ou des méthodes permettant à l’élève d’apprendre à investiguer, et découvrir… En une phrase, des auteurs de l’enquête :  » L’enquête Pisa cherche à évaluer la capacité des jeunes à utiliser leurs connaissances et compétences pour relever le défi du monde réel« .
Ces précautions étant prises, on peut dire cependant que ce n’est pas très éloigné des méthodes de comparaison entre les académies françaises, qui pour les évaluations porte sur le français et les mathématiques pour le premier degré. (lire ici la page du site de l’éducation nationale consacrée à l’évaluation globale du système éducatif).
Que nous apprend l’enquête PISA ? La France baisse encore dans les classements. Les précédents résultats, en 2006, et donc après une première vague de suppressions de postes, avaient montré une détérioration de la situation du système scolaire français.
En 2009, les résultats font apparaître un système éducatif dans la moyenne, en légère baisse. Mais si on peut tirer quelque chose des résultats de cette enquête, ce ne sont pas seulement les comparatifs entre pays, mais l’évolution de notre propre système éducatif.
L’écart se creuse entre les très bons et les très mauvais élèves. Les élèves moyens sont de moins en moins nombreux.
[...] En « compréhension de l’écrit », la proportion de jeunes en grande difficulté scolaire et qui ont peu de chance d’aller jusqu’au bac, est passée de 15 à 20 % entre 2000 et 2009.
[...] Les performances en maths ont également diminué de façon inquiétante depuis 2000. La France passe du groupe des pays forts à celui des pays dans la moyenne. S’il y a 10 ans, elle était au-dessus de l’Allemagne, la Pologne et le Portugal, elle est aujourd’hui au même niveau.
[...] Il ne faut pas chercher forcément à copier un modèle d’éducation [...] En revanche, tous ceux qui réussissent bien sont ceux qui luttent contre l’échec scolaire. Cela passe par un enseignement en petit groupe en Finlande, du soutien aux Pays-Bas. En France, on a choisi de faire redoubler les élèves. Ce n’est pas une bonne solution.
[...] L’accès à l’éducation le plus tôt possible favorise les résultats à 15 ans.
Pour améliorer notre classement, Luc Chatel a annoncé la présentation d’un plan Sciences en janvier 2011 pour « inspirer les élèves ».
Pour lutter contre l’échec scolaire, Luc Chatel préconise « les mesures en cours ou à venir destinées à améliorer la situation » : « refonte des programmes du primaire, plan illettrisme, aide et accompagnement personnalisés de l’école au lycée, programme CLAIR, autonomie des établissements,… »
Je doute que l’on puisse favoriser une aide et un accompagnement personnalisés, de l’école au lycée, en supprimant, en masse, les enseignants et les classes. Tout ceci pourrait ne figurer que voeux pieux, destinés à faire avaler une pilule amère à la fois en qualité d’enseignement qu’en qualité de vie pour les élèves (les fermetures de classes auront des répercussions sur le nombre d’élèves en classe, et sur les transports, et l’allongement de la journée scolaire, transports compris, qui en découlera).
Je vous laisse lire les conclusions de Philippe Meirieu sur l’enquête PISA, des conclusions bien plus intelligentes que ce que je viens de vous en dire, avec une approche de « l’éducation basée sur la culture, et pas seulement les compétences, de l’émancipation, et pas seulement de l’évaluation, de la solidarité et pas de la concurrence effrénée. [il] milite pour une école qui apprenne à penser ».
Le risque que nous encourrons, en ne se référant qu’à ces seuls indicateurs (l’enquête PISA), c’est que nous serons capables de transformer notre école en boîte à Pisa, comme nous avions transformé le lycée en boîte à bac.
Et le ministère aura beau jeu d’adapter notre système pour lui donner les moyens de s’adapter à ces critères pour justifier une véritable casse de tout notre système éducatif. Le système éducatif, l’école, c’est le présent. C’est l’avenir aussi. Nous avons notre identité propre, et nous revendiquons une identité commune, basée sur les valeurs que nous apprenons, pas seulement des compétences, et nous savons tous que nous sommes un peuple, que nous avons une particularité, une vocation, une ambition, un langage, une culture, remaniée sans cesse, et des différences que nous défendons tous ensemble, et que nous partageons ensuite.
Nos enfants sont sous notre responsabilité, et nous sommes confrontés à notre responsabilité.
Je rappelle les paroles du ministre, Luc Chatel : « Un pays qui croit dans l’avenir, c’est un pays qui investit dans l’éducation de ses enfants« .
A peine nés, ils sont endettés. C’est une dette qu’ils n’ont pas contractée. Au moins doivent-ils profiter ce que nos prédécesseurs ont construit pour nous : l’école. Doivent-ils payer pour ce qu’ils n’ont pas fait, et payer encore dans le futur pour ce qu’ils n’auront pas eu ? D’autant que nous comptons leur demander de nous assumer après.
Stop à la casse, offrons un avenir à nos enfants.

La semaine de quatre jours, tant plébiscitée, a été choisie par les seuls adultes alors qu’elle est préjudiciable aux apprentissages…

La semaine de quatre jours, tant plébiscitée, a été choisie par les seuls adultes alors qu’elle est préjudiciable aux apprentissages…
Une journée scolaire « délirante », « mauvaise » et « aberrante », trop peu de jours d’école et des journées de 6 heures bien trop remplies.
S’agissant de la semaine de quatre jours, elle devrait être interdite. [cette mesure] enverrait un signal fort de prise en compte de l’intérêt de l’enfant. Car la semaine de quatre jours, tant plébiscitée, a été choisie par les seuls adultes alors qu’elle est préjudiciable aux apprentissages et entraîne, selon les chercheurs entendus par la mission, une désynchronisation des rythmes biologiques des enfants.
La Mission d’Information de l’Assemblée nationale sur les rythmes scolaires a rendu son rapport ce mercredi 8 décembre.
Vous pourrez lire le constat et les préconisations apportés par la mission parlementaire sur saintpierre-ecole.fr. Parmi ces préconisations, voilà celles qui sont le plus discutées.
  • Il faudrait réduire la durée de la journée scolaire en fixant un plafond quotidien horaire.
  • La semaine de quatre jours devrait être interdite.
  • La mission souhaite que soit respectée l’alternance de sept semaines de classe et de deux semaines de vacances prévue par le législateur, ce qui impliquerait d’allonger les vacances de la Toussaint et de réorganiser le troisième trimestre.
  • Les vacances d’été devraient être raccourcies de deux ou trois semaines.
  • Il faudrait alors passer à deux zones de vacances, car les trois zones actuelles rendent impossible l’alternance prévue entre semaines de classe et semaines de repos.
Pour lire toutes les préconisations, rendez-vous donc ici, où vous pourrez aussi consulter le rapport de synthèse de la mission.

Conseil d’école de l’école maternelle de Saint-Pierre du Vauvray

Conseil d'école de l'école maternelle de Saint-Pierre du Vauvray. Le conseil d'école vote le règlement intérieur et établit l'organisation de la semaine scolaire. Il donne son avis sur le fonctionnement de l'école et toutes les questions intéressant la vie de l'école : activités complémentaires, utilisation des locaux en dehors des heures d'ouverture, classes de découvertes, activités périscolaires, restauration et hygiène scolaires
Le mardi 9 novembre a eu lieu de 1er conseil d’école des maternelles à Saint-Pierre du Vauvray. Etaient présents : les enseignantes, Mmes Hubert et Despeyroux, les représentants de parents, Mmes Adebibe et Saucray, Mrs Binard et Houdu, la municipalité, Mr Loeb et Mr Houssaye, et le DDEN de la circonscription, Mr Bethon.
Modification du règlement intérieur
Le conseil a voté à l’unanimité l’interdiction aux automobiles de stationner sur l’aire de stationnement située entre les 2 écoles, lors des entrées et sorties de l’école. Celle-ci est réservée au car scolaire (et bien sûr au passage des enfants, le passage piéton la traverse). Les automobiles devront donc se garer sur les autres aires, soit rue Gourdon, soit derrière l’école maternelle.
Les effectifs de l’école : 43 enfants
Ces effectifs sont partagés entre la petite et très petite sections, 22 enfants dans la classe de Sophie Hubert et Djamila, et 21 enfants en moyenne et grande sections, dans la classe de Christine Despeyroux assistée de Loïc. Nous, les parents, sommes ravis de cette répartition, et surtout de l’encadrement. Les enseignants et les ATSEM (le terme barbare qui désigne les Agents Territoriaux Spécilalisés des Ecole Maternelles, bref : les assistants de vie scolaire…) font un travail formidable. A nous aussi de les aider à réussir leur mission : aider nos enfants à grandir, et acquérir les connaissances indispensables pour leur vie à venir.
Le projet d’école
Je vous invite à lire le compte-rendu complet, à télécharger en bas du billet. C’est le dernier volet d’un cycle sur le développement durable qui sera abordé cette année : L’eau.
C’est un vaste sujet. Une priorité pour l’humanité. Et en même temps, nous avons de la chance en Normandie, et dans l’Eure, d’habiter un pays où l’eau joue un rôle prépondérant. Nous avons la chance d’avoir la mer, la Seine, un fleuve essentiel qui a construit en partie le paysage français, reliant Paris au reste du monde par les voies fluviales et maritimes, l’Eure, une rivière d’une beauté éclatante, dans laquelle il fait bon piquer une tête et sur laquelle (mais aux jours heureux de l’été), il fait bon naviguer, et aussi à quelques enjambées des lacs (Poses), des rivières étonnantes (comme l’Iton, qui joue à cache-cache, et n’oublions pas : Saint-Pierre du Vauvray est bâtie sur un ancien marais asséché !)
Cet accès à l’eau a fait la richesse de notre région, et je pense particulièrement à notre cité drapière, Louviers, et à notre commune où les mariniers viennent se reposer à terre…
Le sujet est vaste, mais il faudra savoir le restreindre et canaliser les visites dans des lieux adaptés à notre tout jeune public : visite du Robec, où la profondeur de cet affluent de la Seine ne risque pas de mettre en péril nos enfants, visite de la mare Saint-Lubin et pêche à pied à Dieppe. Vaste programme donc, et surtout chouette programme !
Le programme pour cette année n’est pas qu’une découverte du patrimoine : elle mélangera les découvertes en milieu naturel aux expériences et aux arts…
Les travaux. Et surtout : le téléphone !
Une liste de travaux à effectuer a été fournie à la Mairie :
  • Demande de changement des boutons poussoirs pour les enfants de petite section : l’impossibilité pour les tout petits d’enfoncer les poussoirs (trop durs), et la puissance du jet qui asperge les vêtements des enfants empêche la prise d’autonomie.
    La mairie va faire des demandes auprès d’un plombier. Il n’y a pas lieu de changer le matériel à première vue, un simple réglage devrait suffire.
  • Réglage de la température du chauffage : la température du thermostat indique 20°c, alors qu’en réalité la température ambiante réelle peut descendre à 14°c ou dépasser allègrement les 20°.
    Le maire connaît un « grand spécialiste du chauffage, un professionnel comme on n’en fait plus ». C’est donc lui qui viendra réparer le chauffage, et comme il ne peut se déplacer que le week-end, j’imagine qu’il est en train de réparer le chauffage à l’heure où j’écris ces lignes, et gageons que les enfants évolueront dans un milieu à 19/20°c lundi.
  • Remplacement des planches des cache-moineaux du préau qui se désagrègent.
    Un devis est en cours auprès du couvreur.
  • Le PPMS. C’est le Plan Particulier de Mise en Sécurité face aux risques majeurs. Et là Elaboré avec la municipalité précédente, la directrice, madame Despeyroux, a demandé une remise à jour de ce plan.
    Pour M. Bethon, l’élaboration d’un PPMS est un projet difficile et exigeant. La municipalité étudiera le dossier, et une réunion sera prévue ensuite…
  • Le téléphone ! C’est là un problème bien plus grave et surtout urgent.

    La mairie a renouvelé les contrats avec le FAI Orange, l’école dispose d’une ligne dégroupée avec un service de téléphonie VOIP. Or ce téléphone VOIP fonctionne mal, voire pas du tout.
    En conséquence, il est impossible d’appeler l’école (d’autant que la publication du numéro de téléphone a disparu du service pages blanches. Je vous rappelle le numéro : 02 32 59 81 79, que je modifierai si j’ai commis une erreur).
    Ne pas pouvoir appeler l’école, c’est interdire aux parents, comme aux services publics de pouvoir communiquer avec l’école, pour avertir d’un danger, d’un incident, ou pour un parent, de l’impossibilité de prévenir qu’il ne peut pas venir chercher son enfant, simplement.

    La directrice demande si l’école pourrait disposer une ligne connectée au réseau téléphonique commuté. C’est à dire une ligne qui reste connectée, même en cas de coupure électrique ou de panne internet. Madame Despeyroux précise : « une ligne qui nous permette d’appeler en cas d’urgence seulement, et permettant aux parents de nous appeler. »

    Je rappelle tout de même que c’est une base du PPMS cité plus haut. Mais n’attendons pas que l’étude du dossier PPMS soit terminée avant de se pencher sur ce vrai gros problème. Un PPMS est déjà en cours, et la ligne RTC est déjà une obligation.
    S’il s’était produit un incident la semaine dernière, celui-ci aurait pu virer au drame, car il aurait fallu s’absenter de l’école, cela aurait ralenti les secours, et moins de surveillance dans un moment de stress n’est jamais une bonne chose, me semble-t-il.
    Cela me rappelle l’aventure du car scolaire sans ceintures de sécurité : « pourquoi voulez-vous des ceintures, il n’y a jamais eu d’accident de car scolaire dans le département ? » Et bien le car avec ceintures n’en n’a jamais connu, mais les enfants sont plus en sécurité, même en cas d’accident.
    Que l’école dispose d’une ligne téléphonique fonctionnelle est une urgence pour la sécurité des enfants.
    Le maire de son côté a répondu qu’il rappellerait le service concerné.

    A titre personnel, je pense que l’abonnement à une ligne RTC n’entraînera pas notre commune vers un gouffre financier. Mais peut-être cela sauvera-t-il une vie. Donc pas d’hésitation.
    Charge à la municipalité d’assumer ses responsabilités.
L’aide personnalisée :
Entre 12h45 et 13h15, moment propice à l’attention des enfants de maternelle nous disent les enseignantes, les enfants dont on estime qu’ils en ont besoin peuvent avoir accès au soutien scolaire.
C’est un bilan positif pour ce soutien. Pour les enseignantes, les compétences des enfants pris en charge se sont vues renforcées, et « le travail en petits groupes est vraiment plus facile et convivial ».
Le soutien a commencé dès la mi-septembre pour les moyenne et grande sections, et le travail a permis aux enfants de bénéficier d’un soutien dans le domaine du graphisme et de l’informatique.
Dès janvier, l’aide personnalisée concernera également les petites sections.

Toujours à titre personnel, comme parent, je pense que cette aide facilite l’intégration des enfants, et permet de rattraper les enseignements pas forcément toujours bien acquis, du moins à la même vitesse, pour tous les enfants.
Il ne s’agit pas là de dire qu’untel ou unetelle est moins doué(e) : l’aide personnalisée concerne des enfants à un moment donné, et permet d’homogénéiser les compétences de tous les enfants. A un moment donné, c’est un enfant qui en aura besoin, et dès que celui-ci aura conforté son expérience et ses connaissances, ce sera un autre élève qui se trouvera plus en besoin.
C’est aussi une façon de tirer l’école et l’apprentissage par le haut, en ne mettant personne de côté. Au contraire, avec l’acquisition de ces connaissances, et de la compréhension des sujets, de pouvoir faire en sorte que toute la classe progresse, aille plus loin, et que tous ces enfants partagent le goût et le plaisir du travail scolaire.
Ce n’est donc pas pour moi une simple question de justice sociale, cela va plus loin en permettant de tirer tout l’enseignement par le haut.
Les projets : les sorties scolaires et la kermesse.
Je vous ai déjà touché un mot au sujet des sorties prévues : pêche à pied à Dieppe, le Robec, la mare Saint Lubin… Il est question aussi de visiter le barrage de Poses, et une péniche.
Nous avons de notre côté proposé d’autres visites, à proximité, comme l’Abbaye de Fontaine-Guérard (où une usine du style gothique flamboyant, avec un petit tout petit barrage, jouxte une abbaye que l’on peut visiter, qui bénéficie d’un jardin adopté, et d’un plan d’eau fournit une occasion de dispenser un enseignement autrement), la visite de la réserve ornithologique de Poses, avec la participation d’animateurs-militants de la LPO, les moulins (nous avons Andé, Connelles, le Vaudreuil, des sites formidables à 2 pas de chez nous…).
Mais tout cela est conditionné évidemment à la capacité de l’école à lever des fonds pour les transports. Et bien sûr la sécurité.

L’autre sujet débattu aura été la kermesse.
C’est vrai que sous l’impulsion de Benoît Geneau, la kermesse a été en 2008 une expérience étonnante, riche, et un grand moment de partage et d’amitié. Un moment unique à Saint-Pierre, où la kermesse s’est transformée en fête du village. Mille mercis Benoît, un grand moment apprécié par tous les habitants.
Mais force aussi est de constater que depuis lors, l’organisation se délite.
Pour l’équipe pédagogique de l’école maternelle, il faut changer de lieu, et d’organisation. Celle-ci n’était pas à la hauteur des attentes, il faut donc bâtir un nouveau projet de kermesse.
Les écoles auront besoin de nous, parents, pour les aider à prendre en charge cette journée. Et c’est bien normal, nous sommes les parents des enfants que nous tenterons d’émerveiller.
Alors tout d’abord, nous en avons convenu, la kermesse n’aurait pas lieu le vendredi soir, mais un samedi (date à définir)? Ensuite, elle se déroulera à l’école, et non plus à la mairie.
Un tableau devrait être mis à disposition des parents pour nous aider à nous organiser, pour pouvoir nous proposer pour aider à l’organisation et à la logistique de cette journée, et enfin… proposer nos idées.
Des idées, vous en avez. Par exemple, j’aimerais bien que les associations culturelles et sportives puissent participer à cette journée. Des démonstrations ponctuelles des offres pour nos gamins, un mini-dojo, avec l’association JVI, une démonstration de football, de danse, de musique avec l’IMA… Et je sais que nous avons des pros du ping-pong par chez nous ! Hein, ch’tite démo : il y a une table, des balles, des raquettes ?.. Ce serait en tous cas l’occasion de promouvoir les activités auxquelles les enfants du village peuvent s’adonner ? Qu’en pensez-vous ?
Attention, ce n’est qu’à titre d’exemple. l’idée est peut-être mauvaise. Donnez vos idées, et ensemble choisissons les meilleures :)
Et bien sûr, les activités traditionnelles, les jeux dont nous ne saurions nous passer, les spectacles, et notre joie.
Emerveillons nos enfants, et comme chaque année apportons de la joie à nos enfants, dans la bonne humeur…
La cantine, le sujet qui fâche dès qu’on en parle…
Dernier point du jour : la cantine – dont les travaux continuent de se faire, mais qui n’est toujours pas un projet officiel…
Chuuut. N’en parlons pas. J’ai rappelé que les élus des parents en primaire avaient accepté le projet.
Mais le maire a de suite répliqué que ce projet n’est toujours qu’à l’état de projet, et que ce n’était qu’une prise de position personnelle de Bernard Houssaye qui avait été affichée lors du conseil d’école des élémentaires. Il y aura dans un avenir proche des concertations avec les enseignants, le personnel, et les parents.
Il n’y avait donc pas lieu d’en parler…

Pourtant c’est ce que nous avons fait. Les enseignantes de maternelles ont posé la question des horaires de l’aide personnalisée pour les maternelles. Dans un premier temps, le maire a demandé pourquoi cela gênait les enseignants de prendre les mêmes horaires que les primaires. Les enseignants ont donc rappelé que les rythmes des enfants de maternelle n’étaient pas forcément ceux des élèves de primaires. A 11h30, les petits ne sont plus du tout réceptifs. Ils sont fatigués, il ont faim. Il faut qu’ils mangent, et jouent et se reposent après manger pour être de nouveau en forme pour le soutien scolaire.
Le maire a alors proposé de faire commencer les petits 1/4 d’h avant les grands (???). Ainsi, les petits auraient 1/4 d’h de jeu avant la cantine, le repas, puis de nouveau 1/4 d’h de jeu, avant de partir en soutien. Mais ce n’est pas facile avec les habillages, déshabillages, lavages…
La meilleure solution reste que les petits continuent de manger dès la sortie de l’école…
Les enseignants ont donc continué d’expliquer très professionnellement le travail fait avec les enfants, les rythmes, et ont également expliqué que les enfants n’auront au final pas plus de temps pour manger.

Sur ce, le maire s’est eclipsé, il avait un rendez-vous important à la CASE, il a donc pris congé, non sans oublier de faire un jeu de mot sur mon nom de famille, et avoir fait ce qu’il a convenu n’être qu’une boutade sur le développement durable… Nous avons donc continué le débat entre enseignants, parents et M. Bethon, le DDEN.
M. Bethon a fort justement fait remarquer que si on passait au service unique, un chariot chauffant serait indispensable afin que les enfants les plus éloignés bénéficient d’un repas à la bonne température.

Bien qu’il n’y avait pas lieu de voter, puisque ce n’est pour l’instant qu’un projet, nous avons tous compris la vonlonté indéfectible de la municipalité de passer au service unique pour la cantine. Nous n’avons pas entendu d’arguments clairs concernant les avantages pour les enfants. Je regrette pour ma part qu’il n’y ait pas eu de concertations avec les enseignants (au moins ceux de maternelle), alors que ce projet les concerne au premier chef. A mon avis, le conseil d’école était un moment idéal pour commencer cette concertation, et les parents, les enseignants, comme le DDEN, étaient sur la même ligne.

Sans doute faut-il effectivement, dans un « avenir proche », que tous les parents soient amenés à débattre sur la cantine. Nous attendons les modalités de ce débat.

Puisqu’il faut que nous sortions par le haut pour le confort des enfants, l’harmonie de l’école, et la réussite des élèves, il va falloir faire en sorte que si service unique il y a, celui-ci se passe dans les meilleures conditions possibles : insonoriser les salles au maximum, un chariot chauffant, s’assurer qu’il y aura toujours 2 adultes présents en permanence dans chacune des salles pour la sécurité des enfants.
Depuis le conseil d’école, des échanges entre des enseignants de l’école élémentaire et les enseignantes de maternelle on eut lieu « entre 2 portes ». Les premiers ne verraient apparemment pas d’inconvénient à décaler les horaires du soutien, et donc de caler les repas sur les horaires actuels des petits. Cela résout le problème de l’aide personnalisée des tout petits.
J’imagine bien les inconvénients qu’il y aura à passer au service unique, mais on peut aussi y voir un avantage : avec 2 salles, il n’y aura plus de contraintes physiques pour accueillir d’autres élèves si leurs parents en font la demande. Quitte à créer un second service ?
Ah, une petite chose encore, plus consensuelle : le pont de l’ascension
Comme l’an dernier, c’est à l’unanimité que le report de la journée d’école du vendredi 3 juin au mercredi 1er juin a été voté. Les enfants feront donc le pont, comme leurs parents nous l’espérons.
Impressions personnelles sur la qualité du conseil
J’aimerais dans l’avenir que le jour du conseil d’école soit choisi en s’assurant que le maire ou son représentant n’ait pas de rendez-vous important à la CASE avant la fin du conseil d’école. Même si nous avons su poursuivre le débat avec les enseignants et le DDEN. Et c’était un débat de bonne qualité.
C’est aussi pour cela que sont organisés les conseils d’école : nous venons écouter les professionnels de l’éducation, nous sommes là, parents élus, pour poser les questions, remonter les problèmes s’il y en a, et tous ensemble, mairie, enseignants, et municipalité, nous venons écouter les problèmes que les équipes pédagogiques connaissent, et devons tout faire pour y apporter des solutions.

Humeur : Je ne vais pas jouer aux saintes nitouches, et j’aime les bons mots. Les bons. Les jeux de mots sur les noms de famille sont à proscrire de ces débats, ils ne contribuent pas à sa qualité. Ce genre de jeux de mots, j’en ai toute une armoire, mais je l’ai refermée, et remisé l’armoire à la cave lorsque j’ai quitté le collège. De gestes idiots en jeux de mots qui le sont tout autant, ce n’est sûrement pas ça qui va améliorer la qualité des débats.

J’ai été mis au courant par Laetitia, qui a appris le lundi d’un parent, que le conseil de l’école élémentaire avait eu lieu le vendredi, et avait validé le projet de service unique de cantine.
En fait cette information était erronée. La concertation avec les parents, les enseignants et le personnel n’a pas encore eu lieu, elle aura lieu plus tard…
Nous, les parents élus, avons buggé, car je ne connaissais même pas la date du conseil de l’école élémentaire.
Il va nous falloir faire des efforts de concertation, car de nombreux sujets concernent les 2 écoles, comme la kermesse ou la cantine par exemple.

Bon, l’urgence, c’est le rétablissement du service téléphonique, hein ?

La mairie de Saint-Pierre du Vauvray souhaite instaurer un service unique à la cantine

C’est au cours de ce grand moment d’échanges et de convivialité que Jérôme posera la question de la destination de la classe libérée au 1er adjoint, Bernard Houssaye. La réponse : un service unique à la cantine. Au 1er adjoint, Jérôme Bourlet s’étonne de cette décision prise sans en parler au conseils d’écoles, pas plus qu’au conseil municipal : d’où venait cette décision ? demanda-t-il. « C’est moi qui l’ai décidé ! ».
Après que, devant un parterre d’élus, de parents, et de journalistes, on a entendu les élus défendre l’Ecole et les valeurs de la République, où l’école est le coeur des villages, qu’elle doit rester le coeur de la République, c’est un peu court !
La mairie de Saint-Pierre du Vauvray souhaite instaurer un service unique à la cantine. Le doublement du nombre d'élèves est préjudiciable à la qualité du service, au calme, et toute la qualité de la vie scolaire risque d'en pâtir....
Pour information, lors du dernier conseil d’école de l’école élémentaire, j’avais posé la question à Eric Delahaye, qui était délégué aux écoles, et il m’avait assuré qu’il n’y aurait pas de service unique l’an prochain (c’est à dire cette année scolaire). Il est vrai qu’Eric a malheureusement démissionné, et que les choses ont changé.
C’est vrai aussi que c’est une idée qui trotte dans la tête du maire depuis longtemps,. Nous avions déjà dû trouver un compromis, très équilibré, avec un service coupé entre les petits et les plus grands au début de l’année dernière. Les plus petits ayant des besoins différents des plus grands (couper la viande, servir de l’eau, enfin des petits quoi – et cette année, il y a même des tout-petits), tandis que les grands sont plus autonomes, mais peut-être plus bruyants. Il faut conserver le contrôle de la salle, afin que les repas se passent de la meilleure façon. C’est la responsabilité de l’encadrement.
Tous les enfants, parents, enseignants, personnels municipaux semblaient y trouver leur compte.

Le doublement du nombre d’élèves est préjudiciable à la qualité du service, au calme, et toute la qualité de la vie scolaire risque d’en pâtir…

Tout le monde semble être totalement d’accord dans le monde de l’éducation pour dire d’une voix qu’il faut réduire la taille des salles de cantine. J’en avais parlé sur ce billet consacré au rythme scolaire.
L’Académie Nationale de Médecine juge que « les grandes salles des cantines très bruyantes devraient être transformées en plusieurs petites unités pour amortir le bruit »
« Le Conseil National de la Consommation (CNA) estime que l’environnement doit être pris en compte et a des effets sur la consommation des aliments en milieu scolaire. »
Dit autrement, un chahut généralisé peut donner des maux d’estomac aux écoliers (et au personnel de cantine) et par voie de conséquence à la maîtresse de l’après-midi !
Le CNA insiste sur le calme rendu possible par la dimension des locaux et leur insonorisation, l’encadrement des enfants : un adulte formé et motivé par table (!) et l’organisation générale de l’interclasse : moments de détente avant et après les repas consacrés de préférence à l’hygiène corporelle (mains et dents).
L’Education nationale s’est fendue d’une circulaire prévoyant que la durée du repas soit d’environ 45 minutes et en tout cas pas inférieure à 30 minutes. (cantinescolaire.net)
Pour la FCPE, « les restaurants scolaires aujourd’hui doivent être des lieux de rencontre, de convivialité et d’éducation nutritionnelle dans lesquels des personnels spécifiquement formés et en nombre suffisant encadrent des enfants qui ont le temps de profiter du moment du repas dans le calme et d’apprendre à découvrir des repas équilibrés et variés, des saveurs nouvelles… »
Selon la fédération, « la restauration scolaire doit être un moment convivial et éducatif. La norme Afnor XFX50-220 du 5 octobre 2005 élaborée en collaboration avec la FCPE doit être appliquée par les collectivités. Elle implique un temps minimum passé à table, la qualité de l’encadrement, des règles d’hygiène respectées et un environnement calme.
Toujours selon elle, « la restauration scolaire est un service public ouvert à tous : le service de restauration doit être accessible quelle que soit la situation d’emploi des parents, et une tarification doit être proposée en fonction du quotient familial« .
Alors pourquoi casser un système qui a bien fonctionné jusque là, quelles en sont les causes mystérieuses ?
D’autant que jusqu’à présent, tout s’est bien passé, que les petits mangent ensemble et sont gardés dans la petite école, avec la possibilité de s’abriter l’hiver, avec les jeux adaptés à leur âge à disposition, tandis que les grands sont gardés dans la cour de la grande école, quand d’autres ont la possibilité, toujours dans l’école élémentaire, de bénéficier du soutien scolaire.
Une dernière information, les enfants ont été prévenus qu’il y aurait un nouveau règlement lors de l’instauration de ce service unique, vers la Toussaint, en indiquant que le maire pourrait convoquer des parents d’élèves à la mairie.
Cela signifie-t-il que la municipalité s’attend à une hausse du chahut due à l’instauration de ce service unique ? Je rencontre les enfants tous les jours. Il y a des enfants plus autonomes que d’autres, certains plus toniques que d’autres, surtout, certains plus jeunes que d’autres, et c’est pourquoi il est important de gérer des petits groupes, plus que des grands nombres. Mais un voyou dans nos écoles, j’en connais pas.
Aussi, je souhaite vivement que la municipalité prenne l’avis des parents d’élèves, de l’éducation nationale, des fédérations des parents d’élèves qui collectent les informations et renseignent les mairies (par exemple la FCPE, par téléphone, au 02 32 33 20 56), ou encore qu’elle aille consulter le site de l’Académie Nationale de médecine (l’internet foisonne de sites d’information à ce sujet).
Il en va du confort, de la santé et de la sécurité de nos enfants, c’est un sujet assez important pour qu’on prenne le temps d’échanger, d’expliquer, d’écouter, et de prendre des décisions dans l’intérêt d’abord des enfants, et aussi d’agir dans l’intérêt général ?
Rien à voir, mais puisque l’on parle d’école, je vous invite à aller voir maths-videos.comun site de maths pour les enfants de 5ème. Passionnant ! Mais allez d’abord visiter les liens qui parlent de la santé et de la fatigue de nos enfants…

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