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Pierre Mendès France, Val de Reuil : négociations pour la survie du collège

Des parents inquiets pour l'avenir de leurs enfants.
Ce matin du mercredi 16 février 2011, Frédéric De Bellis, le principal du collège Pierre Mendès France de Val de Reuil, était accompagné d'une nombreuse escorte pour son entrevue avec Jean-Louis Destans, le Président du Conseil Général de l'Eure.
Depuis plusieurs semaines, la rumeur court : le Conseil Général voudrait fermer PMF et répartir ses 305 élèves sur les 2 autres collèges du secteur (le collège Montaigne du Vaudreuil : 460 élèves prévus à la rentrée 2011 ; le collège Alphonse Allais de Val de Reuil : 350 élèves prévus à la rentrée).
Or, Val de Reuil est une ville jeune, en pleine expansion urbaine, tout comme les communes voisines. De nombreuses constructions sont programmées aux alentours du collège, dont un écoquartier dès 2011. De plus, c’est le seul collège desservi par le bus cadencé tous les quarts d’heure.
Serait-il raisonnable d'envisager de faire porter une charge de près de 1200 élèves répartis sur deux établissements ? La tendance actuelle est plutôt, à l'inverse, de casser les très gros établissements pour revenir à des structures à taille plus humaine. On sait que la gestion humaine d’un gros établissement de 600 élèves est très délicate avec une population en partie ZEP.
Après deux actions de blocage devant le collège les vendredi 4 et 11 février, les parents d'élèves ont donc décidé de poursuivre l'action, en accompagnant M. De Bellis à son rendez-vous au Conseil Général.
De leur côté, les professeurs du collège ont déposé un préavis de grève pour être présents eux aussi.
Marc-Antoine Jamet, maire de Val de Reuil, et Pierre Aubinais, maire de de Poses étaient également présents. Ils étaient accompagnés de plusieurs conseillers municipaux. Une motion de la section PS de Val de Reuil y était distribuée, pour interpeller le président... PS du Conseil Général. La défense du service public y était invoquée.
Parents, personnels d'éducation, habitants, tous avaient deux revendications :
  • L'assurance ferme et définitive du maintien du collège Pierre Mendès France ;
  • Un échéancier précis des travaux de réhabilitation du collège.
A l'issue de la rencontre, deux engagements ont été pris (compte-rendu de l'audience réalisé par M. De Bellis, principal du collège, et M. Lottin, son adjoint, également présent à l'audience).
Le maintien du collège Pierre Mendès France a été assuré par le président Destans.
Le calendrier suivant a été fixé :
  • mise à jour des plans du collège et audit sur la sécurité du collège d'ici juin 2011 ;
  • désignation d'un architecte et proposition de plusieurs scénarios d'ici octobre 2011.
Une assemblée générale devrait faire le point des avancées jeudi soir à 17h30 au collège.

Communiqué de presse : Une réunion publique pour l’avenir du collège Pierre Mendès France à Val de Reuil (27100)

Les élus Europe Ecologie-Les Verts de Val de Reuil appellent tous les acteurs, parents, personnels d’éducation, élus, citoyens à retrouver l’esprit d’une éducation partagée et à débattre tous ensemble de ce sujet au coeur de la ville..
Les élus Europe Ecologie-Les Verts de Val de Reuil s’inquiètent des rumeurs de fermeture du collège Pierre Mendès France.
Il y a 35 ans, le collège Pierre Mendès France a été construit sur le modèle d’un collège ouvert sur la ville, dans l’idéal d’une éducation partagée. Aujourd’hui, la politique du tout-sécurité et du repli sur soi a amené un isolement et un délaissement du collège au bout de la dalle.
Il y a deux ans, l’assouplissement de la carte scolaire, en mettant en concurrence les établissements, a renforcé la ségrégation des élèves en fonction de leur origine sociale. A Pierre Mendès France aujourd’hui, 80% des 305 élèves sont issus de catégories socioprofessionnelles défavorisées. A la rentrée 2010, 56 heures d’enseignement ont été supprimées au collège. Cette situation ne peut pas continuer.
Val de Reuil est une ville jeune, en pleine expansion urbaine, tout comme les communes voisines. A la rentrée prochaine, sur les 3 établissements du site, près de 1200 élèves sont attendus. De nombreuses constructions sont programmées aux alentours du collège, dont un écoquartier dès 2011. De plus, c’est le seul collège desservi par le bus cadencé tous les quarts d’heure.
Dans cet environnement, une fermeture nous paraît aberrante. Il faut réfléchir au contraire à des solutions d’avenir pour cet établissement.
Dans un esprit participatif, les élus Europe Ecologie-Les Verts de Val de Reuil appellent tous les acteurs, parents, personnels d’éducation, élus, citoyens à retrouver l’esprit d’une éducation partagée et à débattre tous ensemble de ce sujet au coeur de la ville.
Les élus Europe Ecologie-Les Verts de Val de Reuil

16000 postes supprimés dans l’Education Nationale en 2011, dont plus de 350 postes supprimés dans la seule Académie de Rouen

Depuis la décision de Claude Allègre, Ministre de l'Education Nationale et visionnaire écologiste, de "dégraisser le mammouth", l'école a connu une longue litanie de chiffres révisant à la baisse les ambitions de notre école.
De 2002 à 2007, les effectifs ont été revus à la baisse de 23.200 postes. Mais depuis, nous assistons à une accélération de la cadence : en 2007, c'est 8.700 postes supprimés, en 2008, 11.200 suppressions, en 2009, on passe à 13.500 suppressions de postes, et en 2010 c'est déjà 16.000 suppressions de postes...
Et là, on remet le couvert pour 16.000 nouvelles suppressions !
Les chiffres donnent le tournis : près de 66.000 postes ont disparu depuis 2007. Mais si jusqu'à présent, on justifiait ces réductions par des baisses d'effectifs, cette année les effectifs sont à la hausse : on attend 8.900 nouveaux élèves dans le primaire, et 48.500 élèves dans le secondaire.
Pour accueillir ces 57.400 nouveaux élèves, on supprimera 8.967 postes dans le primaire, et 5.400 postes seront supprimés dans le secondaire, dont 4.800 enseignants. Un poste par élève dans le primaire, et un poste pour 10 nouveaux élèves dans le secondaire.
Si la liste des suppressions de postes d'enseignants par département n'a pas encore été dévoilée, une liste par académie a tout de même été communiquée :
16000 postes supprimés dans l'Education Nationale en 2011, source : Ministère de l'Education Nationale
Luc Chatel, lors de sa prise de fonctions au Ministère de l'Education Nationale, avait estimé que "ce ministère, c'est aussi le ministère de l'avenir. Un pays qui croit dans l'avenir, c'est un pays qui investit dans l'éducation de ses enfants".
Le même ministre, en mai 2010, cherchait à quantifier "les marges de manoeuvre" locales sur la période 2011-2013 (source : le Monde). Et les académies ont été chargées de réfléchir aux leviers possibles, en indiquant des pistes : augmentation de la taille des classes, réduction de la scolarisation des petits, meilleure organisation des remplacements, et suppression de postes d'assistants. Selon le ministre : "La question des moyens n'est pas la réponse aux problèmes de l'éducation nationale aujourd'hui".
Si pour Luc Chatel, "il y a de la marge", c'est aux inspecteurs et aux recteurs qu'incomberont la tâche de couper les postes. Avec en contrepartie, une prime allant de 15.000 € à 22.000 €, en fonction de la réalisation de leurs objectifs (source Ouest-France).
mediane-niveau-de-vie-thumbcarte-chomage-thumbbassins-d'emplois-mutations-economiques-thumbcarte-elections-municipales-2008-thumb
Il peut être intéressant de superposer les cartes du territoire : Si l'on compare les académies les plus concernées par les coupes, avec d'autres cartes (source Insee), concernant le niveau de vie médian, par département, les chiffres du chômage, ou les zones à forte pression démographiques et touchées par les mutations économiques, les parents des élèves de certaines académies ont de quoi s'interroger : Les académies les plus touchées par les réductions de postes sont aussi celles qui sont le plus touchées par la pression démographique et les mutations économiques. Elles pourraient sembler au profane les cibles essentielles pour investir dans l'éducation et la formation.
Si l'on prend l'académie de Lille, une académie où le nombre d'élèves va s'accroître, cette zone est une des plus concernées par les mutations économiques. C'est en outre une des zones les plus durement touchées par le chômage, et où le niveau de vie médian est l'un des plus faibles. Et c'est une des zones les plus concernées par les coupes, avec 806 suppressions de postes.
Selon le Monde, la France consacre déjà 15% de moyens de moins que la moyenne des pays de l'OCDE dans l'enseignement primaire. Et face à l'argumentaire ministériel qui met sur le dos des "surnombres accumulés et des enseignants qui ne sont pas devant les élèves" les coupes en 2011, ce sont bel et bien des enseignants qui assurent aujourd'hui l'enseignement qui seront concernés. Des classes seront donc fermées dans le premier degré. (source : le Monde).
Si la question des moyens n'est pas une réponse aux problèmes de l'éducation nationale d'aujourd'hui, qu'en est-il au niveau des résultats ?
Tout d'abord, les résultats des évaluations nationales des acquis sont communiqués sur le site de l'éducation nationale, par académie, et par département. On peut constater que les académies qui subissent les plus grosses coupes peuvent aussi des académies avec des élèves en difficulté, et des moyennes par académie ou par département inférieures à la moyenne nationale.
Le critère des résultats ou celui des efforts à fournir n'a sans doute pas été prépondérant dans le choix des coupes. Parierait-on là sur l'excellence plus que sur l'universalité de l'enseignement ?
Une autre évaluation est tombée cette année : le rapport d'enquête PISA :
PISA est un programme international pour le suivi des acquis des élèves, qui évalue tous les 3 ans les acquis des élèves de moins de 15 ans dans 65 pays de l'OCDE.
On peut bien sûr mettre à caution un tel programme, qui vise à unifier des acquis parfois différents d'un pays à l'autre, voire d'une culture à l'autre. Avec précaution, l'évaluation ne porte que sur la compréhension de l'écrit, la culture mathématique, et la culture scientifique. Si mathématiques et science peuvent sembler des critères parfaitement objectifs, la compréhension de l'écrit est sûrement plus difficilement quantifiable, car elle enveloppe une culture générale et une littérature qui diffèrent entre les pays évalués. Ne sont pas abordés l'histoire, l'apprentissage de la citoyenneté, l'apprentissage de l'Art et de l'histoire de l'Art, l'autonomie, la philosophie ou l'éthique. On évalue des compétences cognitives, et pas des savoir-faire ou des méthodes permettant à l'élève d'apprendre à investiguer, et découvrir... En une phrase, des auteurs de l'enquête : " L'enquête Pisa cherche à évaluer la capacité des jeunes à utiliser leurs connaissances et compétences pour relever le défi du monde réel".
Ces précautions étant prises, on peut dire cependant que ce n'est pas très éloigné des méthodes de comparaison entre les académies françaises, qui pour les évaluations porte sur le français et les mathématiques pour le premier degré. (lire ici la page du site de l'éducation nationale consacrée à l'évaluation globale du système éducatif).
Que nous apprend l'enquête PISA ? La France baisse encore dans les classements. Les précédents résultats, en 2006, et donc après une première vague de suppressions de postes, avaient montré une détérioration de la situation du système scolaire français.
En 2009, les résultats font apparaître un système éducatif dans la moyenne, en légère baisse. Mais si on peut tirer quelque chose des résultats de cette enquête, ce ne sont pas seulement les comparatifs entre pays, mais l'évolution de notre propre système éducatif.
L’écart se creuse entre les très bons et les très mauvais élèves. Les élèves moyens sont de moins en moins nombreux.
[...] En « compréhension de l’écrit », la proportion de jeunes en grande difficulté scolaire et qui ont peu de chance d’aller jusqu’au bac, est passée de 15 à 20 % entre 2000 et 2009.
[...] Les performances en maths ont également diminué de façon inquiétante depuis 2000. La France passe du groupe des pays forts à celui des pays dans la moyenne. S’il y a 10 ans, elle était au-dessus de l’Allemagne, la Pologne et le Portugal, elle est aujourd’hui au même niveau.
[...] Il ne faut pas chercher forcément à copier un modèle d’éducation [...] En revanche, tous ceux qui réussissent bien sont ceux qui luttent contre l’échec scolaire. Cela passe par un enseignement en petit groupe en Finlande, du soutien aux Pays-Bas. En France, on a choisi de faire redoubler les élèves. Ce n’est pas une bonne solution.
[...] L’accès à l’éducation le plus tôt possible favorise les résultats à 15 ans.
Pour améliorer notre classement, Luc Chatel a annoncé la présentation d'un plan Sciences en janvier 2011 pour "inspirer les élèves".
Pour lutter contre l'échec scolaire, Luc Chatel préconise "les mesures en cours ou à venir destinées à améliorer la situation" : "refonte des programmes du primaire, plan illettrisme, aide et accompagnement personnalisés de l’école au lycée, programme CLAIR, autonomie des établissements,..."
Je doute que l'on puisse favoriser une aide et un accompagnement personnalisés, de l'école au lycée, en supprimant, en masse, les enseignants et les classes. Tout ceci pourrait ne figurer que voeux pieux, destinés à faire avaler une pilule amère à la fois en qualité d'enseignement qu'en qualité de vie pour les élèves (les fermetures de classes auront des répercussions sur le nombre d'élèves en classe, et sur les transports, et l'allongement de la journée scolaire, transports compris, qui en découlera).
Je vous laisse lire les conclusions de Philippe Meirieu sur l'enquête PISA, des conclusions bien plus intelligentes que ce que je viens de vous en dire, avec une approche de "l'éducation basée sur la culture, et pas seulement les compétences, de l'émancipation, et pas seulement de l'évaluation, de la solidarité et pas de la concurrence effrénée. [il] milite pour une école qui apprenne à penser".
Le risque que nous encourrons, en ne se référant qu'à ces seuls indicateurs (l'enquête PISA), c'est que nous serons capables de transformer notre école en boîte à Pisa, comme nous avions transformé le lycée en boîte à bac.
Et le ministère aura beau jeu d'adapter notre système pour lui donner les moyens de s'adapter à ces critères pour justifier une véritable casse de tout notre système éducatif. Le système éducatif, l'école, c'est le présent. C'est l'avenir aussi. Nous avons notre identité propre, et nous revendiquons une identité commune, basée sur les valeurs que nous apprenons, pas seulement des compétences, et nous savons tous que nous sommes un peuple, que nous avons une particularité, une vocation, une ambition, un langage, une culture, remaniée sans cesse, et des différences que nous défendons tous ensemble, et que nous partageons ensuite.
Nos enfants sont sous notre responsabilité, et nous sommes confrontés à notre responsabilité.
Je rappelle les paroles du ministre, Luc Chatel : "Un pays qui croit dans l'avenir, c'est un pays qui investit dans l'éducation de ses enfants".
A peine nés, ils sont endettés. C'est une dette qu'ils n'ont pas contractée. Au moins doivent-ils profiter ce que nos prédécesseurs ont construit pour nous : l'école. Doivent-ils payer pour ce qu'ils n'ont pas fait, et payer encore dans le futur pour ce qu'ils n'auront pas eu ? D'autant que nous comptons leur demander de nous assumer après.
Stop à la casse, offrons un avenir à nos enfants.

La semaine de quatre jours, tant plébiscitée, a été choisie par les seuls adultes alors qu’elle est préjudiciable aux apprentissages…

La semaine de quatre jours, tant plébiscitée, a été choisie par les seuls adultes alors qu’elle est préjudiciable aux apprentissages…
Une journée scolaire « délirante », « mauvaise » et « aberrante », trop peu de jours d'école et des journées de 6 heures bien trop remplies.
S’agissant de la semaine de quatre jours, elle devrait être interdite. [cette mesure] enverrait un signal fort de prise en compte de l’intérêt de l’enfant. Car la semaine de quatre jours, tant plébiscitée, a été choisie par les seuls adultes alors qu’elle est préjudiciable aux apprentissages et entraîne, selon les chercheurs entendus par la mission, une désynchronisation des rythmes biologiques des enfants.
La Mission d'Information de l'Assemblée nationale sur les rythmes scolaires a rendu son rapport ce mercredi 8 décembre.
Vous pourrez lire le constat et les préconisations apportés par la mission parlementaire sur saintpierre-ecole.fr. Parmi ces préconisations, voilà celles qui sont le plus discutées.
  • Il faudrait réduire la durée de la journée scolaire en fixant un plafond quotidien horaire.
  • La semaine de quatre jours devrait être interdite.
  • La mission souhaite que soit respectée l’alternance de sept semaines de classe et de deux semaines de vacances prévue par le législateur, ce qui impliquerait d’allonger les vacances de la Toussaint et de réorganiser le troisième trimestre.
  • Les vacances d’été devraient être raccourcies de deux ou trois semaines.
  • Il faudrait alors passer à deux zones de vacances, car les trois zones actuelles rendent impossible l’alternance prévue entre semaines de classe et semaines de repos.
Pour lire toutes les préconisations, rendez-vous donc ici, où vous pourrez aussi consulter le rapport de synthèse de la mission.

Conseil d’école de l’école maternelle de Saint-Pierre du Vauvray

Conseil d'école de l'école maternelle de Saint-Pierre du Vauvray. Le conseil d'école vote le règlement intérieur et établit l'organisation de la semaine scolaire. Il donne son avis sur le fonctionnement de l'école et toutes les questions intéressant la vie de l'école : activités complémentaires, utilisation des locaux en dehors des heures d'ouverture, classes de découvertes, activités périscolaires, restauration et hygiène scolaires
Le mardi 9 novembre a eu lieu de 1er conseil d'école des maternelles à Saint-Pierre du Vauvray. Etaient présents : les enseignantes, Mmes Hubert et Despeyroux, les représentants de parents, Mmes Adebibe et Saucray, Mrs Binard et Houdu, la municipalité, Mr Loeb et Mr Houssaye, et le DDEN de la circonscription, Mr Bethon.
Modification du règlement intérieur
Le conseil a voté à l'unanimité l'interdiction aux automobiles de stationner sur l'aire de stationnement située entre les 2 écoles, lors des entrées et sorties de l'école. Celle-ci est réservée au car scolaire (et bien sûr au passage des enfants, le passage piéton la traverse). Les automobiles devront donc se garer sur les autres aires, soit rue Gourdon, soit derrière l'école maternelle.
Les effectifs de l'école : 43 enfants
Ces effectifs sont partagés entre la petite et très petite sections, 22 enfants dans la classe de Sophie Hubert et Djamila, et 21 enfants en moyenne et grande sections, dans la classe de Christine Despeyroux assistée de Loïc. Nous, les parents, sommes ravis de cette répartition, et surtout de l'encadrement. Les enseignants et les ATSEM (le terme barbare qui désigne les Agents Territoriaux Spécilalisés des Ecole Maternelles, bref : les assistants de vie scolaire...) font un travail formidable. A nous aussi de les aider à réussir leur mission : aider nos enfants à grandir, et acquérir les connaissances indispensables pour leur vie à venir.
Le projet d'école
Je vous invite à lire le compte-rendu complet, à télécharger en bas du billet. C'est le dernier volet d'un cycle sur le développement durable qui sera abordé cette année : L'eau.
C'est un vaste sujet. Une priorité pour l'humanité. Et en même temps, nous avons de la chance en Normandie, et dans l'Eure, d'habiter un pays où l'eau joue un rôle prépondérant. Nous avons la chance d'avoir la mer, la Seine, un fleuve essentiel qui a construit en partie le paysage français, reliant Paris au reste du monde par les voies fluviales et maritimes, l'Eure, une rivière d'une beauté éclatante, dans laquelle il fait bon piquer une tête et sur laquelle (mais aux jours heureux de l'été), il fait bon naviguer, et aussi à quelques enjambées des lacs (Poses), des rivières étonnantes (comme l'Iton, qui joue à cache-cache, et n'oublions pas : Saint-Pierre du Vauvray est bâtie sur un ancien marais asséché !)
Cet accès à l'eau a fait la richesse de notre région, et je pense particulièrement à notre cité drapière, Louviers, et à notre commune où les mariniers viennent se reposer à terre...
Le sujet est vaste, mais il faudra savoir le restreindre et canaliser les visites dans des lieux adaptés à notre tout jeune public : visite du Robec, où la profondeur de cet affluent de la Seine ne risque pas de mettre en péril nos enfants, visite de la mare Saint-Lubin et pêche à pied à Dieppe. Vaste programme donc, et surtout chouette programme !
Le programme pour cette année n'est pas qu'une découverte du patrimoine : elle mélangera les découvertes en milieu naturel aux expériences et aux arts...
Les travaux. Et surtout : le téléphone !
Une liste de travaux à effectuer a été fournie à la Mairie :
  • Demande de changement des boutons poussoirs pour les enfants de petite section : l'impossibilité pour les tout petits d'enfoncer les poussoirs (trop durs), et la puissance du jet qui asperge les vêtements des enfants empêche la prise d'autonomie.
    La mairie va faire des demandes auprès d'un plombier. Il n'y a pas lieu de changer le matériel à première vue, un simple réglage devrait suffire.
  • Réglage de la température du chauffage : la température du thermostat indique 20°c, alors qu'en réalité la température ambiante réelle peut descendre à 14°c ou dépasser allègrement les 20°.
    Le maire connaît un "grand spécialiste du chauffage, un professionnel comme on n'en fait plus". C'est donc lui qui viendra réparer le chauffage, et comme il ne peut se déplacer que le week-end, j'imagine qu'il est en train de réparer le chauffage à l'heure où j'écris ces lignes, et gageons que les enfants évolueront dans un milieu à 19/20°c lundi.
  • Remplacement des planches des cache-moineaux du préau qui se désagrègent.
    Un devis est en cours auprès du couvreur.
  • Le PPMS. C'est le Plan Particulier de Mise en Sécurité face aux risques majeurs. Et là Elaboré avec la municipalité précédente, la directrice, madame Despeyroux, a demandé une remise à jour de ce plan.
    Pour M. Bethon, l'élaboration d'un PPMS est un projet difficile et exigeant. La municipalité étudiera le dossier, et une réunion sera prévue ensuite...
  • Le téléphone ! C'est là un problème bien plus grave et surtout urgent.
    La mairie a renouvelé les contrats avec le FAI Orange, l'école dispose d'une ligne dégroupée avec un service de téléphonie VOIP. Or ce téléphone VOIP fonctionne mal, voire pas du tout.
    En conséquence, il est impossible d'appeler l'école (d'autant que la publication du numéro de téléphone a disparu du service pages blanches. Je vous rappelle le numéro : 02 32 59 81 79, que je modifierai si j'ai commis une erreur).
    Ne pas pouvoir appeler l'école, c'est interdire aux parents, comme aux services publics de pouvoir communiquer avec l'école, pour avertir d'un danger, d'un incident, ou pour un parent, de l'impossibilité de prévenir qu'il ne peut pas venir chercher son enfant, simplement.
    La directrice demande si l'école pourrait disposer une ligne connectée au réseau téléphonique commuté. C'est à dire une ligne qui reste connectée, même en cas de coupure électrique ou de panne internet. Madame Despeyroux précise : "une ligne qui nous permette d'appeler en cas d'urgence seulement, et permettant aux parents de nous appeler."
    Je rappelle tout de même que c'est une base du PPMS cité plus haut. Mais n'attendons pas que l'étude du dossier PPMS soit terminée avant de se pencher sur ce vrai gros problème. Un PPMS est déjà en cours, et la ligne RTC est déjà une obligation.
    S'il s'était produit un incident la semaine dernière, celui-ci aurait pu virer au drame, car il aurait fallu s'absenter de l'école, cela aurait ralenti les secours, et moins de surveillance dans un moment de stress n'est jamais une bonne chose, me semble-t-il.
    Cela me rappelle l'aventure du car scolaire sans ceintures de sécurité : "pourquoi voulez-vous des ceintures, il n'y a jamais eu d'accident de car scolaire dans le département ?" Et bien le car avec ceintures n'en n'a jamais connu, mais les enfants sont plus en sécurité, même en cas d'accident. Que l'école dispose d'une ligne téléphonique fonctionnelle est une urgence pour la sécurité des enfants.
    Le maire de son côté a répondu qu'il rappellerait le service concerné.
    A titre personnel, je pense que l'abonnement à une ligne RTC n'entraînera pas notre commune vers un gouffre financier. Mais peut-être cela sauvera-t-il une vie. Donc pas d'hésitation.
    Charge à la municipalité d'assumer ses responsabilités.
L'aide personnalisée :
Entre 12h45 et 13h15, moment propice à l'attention des enfants de maternelle nous disent les enseignantes, les enfants dont on estime qu'ils en ont besoin peuvent avoir accès au soutien scolaire.
C'est un bilan positif pour ce soutien. Pour les enseignantes, les compétences des enfants pris en charge se sont vues renforcées, et "le travail en petits groupes est vraiment plus facile et convivial".
Le soutien a commencé dès la mi-septembre pour les moyenne et grande sections, et le travail a permis aux enfants de bénéficier d'un soutien dans le domaine du graphisme et de l'informatique.
Dès janvier, l'aide personnalisée concernera également les petites sections.
Toujours à titre personnel, comme parent, je pense que cette aide facilite l'intégration des enfants, et permet de rattraper les enseignements pas forcément toujours bien acquis, du moins à la même vitesse, pour tous les enfants.
Il ne s'agit pas là de dire qu'untel ou unetelle est moins doué(e) : l'aide personnalisée concerne des enfants à un moment donné, et permet d'homogénéiser les compétences de tous les enfants. A un moment donné, c'est un enfant qui en aura besoin, et dès que celui-ci aura conforté son expérience et ses connaissances, ce sera un autre élève qui se trouvera plus en besoin.
C'est aussi une façon de tirer l'école et l'apprentissage par le haut, en ne mettant personne de côté. Au contraire, avec l'acquisition de ces connaissances, et de la compréhension des sujets, de pouvoir faire en sorte que toute la classe progresse, aille plus loin, et que tous ces enfants partagent le goût et le plaisir du travail scolaire.
Ce n'est donc pas pour moi une simple question de justice sociale, cela va plus loin en permettant de tirer tout l'enseignement par le haut.
Les projets : les sorties scolaires et la kermesse.
Je vous ai déjà touché un mot au sujet des sorties prévues : pêche à pied à Dieppe, le Robec, la mare Saint Lubin... Il est question aussi de visiter le barrage de Poses, et une péniche.
Nous avons de notre côté proposé d'autres visites, à proximité, comme l'Abbaye de Fontaine-Guérard (où une usine du style gothique flamboyant, avec un petit tout petit barrage, jouxte une abbaye que l'on peut visiter, qui bénéficie d'un jardin adopté, et d'un plan d'eau fournit une occasion de dispenser un enseignement autrement), la visite de la réserve ornithologique de Poses, avec la participation d'animateurs-militants de la LPO, les moulins (nous avons Andé, Connelles, le Vaudreuil, des sites formidables à 2 pas de chez nous...).
Mais tout cela est conditionné évidemment à la capacité de l'école à lever des fonds pour les transports. Et bien sûr la sécurité.
L'autre sujet débattu aura été la kermesse.
C'est vrai que sous l'impulsion de Benoît Geneau, la kermesse a été en 2008 une expérience étonnante, riche, et un grand moment de partage et d'amitié. Un moment unique à Saint-Pierre, où la kermesse s'est transformée en fête du village. Mille mercis Benoît, un grand moment apprécié par tous les habitants.
Mais force aussi est de constater que depuis lors, l'organisation se délite.
Pour l'équipe pédagogique de l'école maternelle, il faut changer de lieu, et d'organisation. Celle-ci n'était pas à la hauteur des attentes, il faut donc bâtir un nouveau projet de kermesse.
Les écoles auront besoin de nous, parents, pour les aider à prendre en charge cette journée. Et c'est bien normal, nous sommes les parents des enfants que nous tenterons d'émerveiller.
Alors tout d'abord, nous en avons convenu, la kermesse n'aurait pas lieu le vendredi soir, mais un samedi (date à définir)? Ensuite, elle se déroulera à l'école, et non plus à la mairie.
Un tableau devrait être mis à disposition des parents pour nous aider à nous organiser, pour pouvoir nous proposer pour aider à l'organisation et à la logistique de cette journée, et enfin... proposer nos idées.
Des idées, vous en avez. Par exemple, j'aimerais bien que les associations culturelles et sportives puissent participer à cette journée. Des démonstrations ponctuelles des offres pour nos gamins, un mini-dojo, avec l'association JVI, une démonstration de football, de danse, de musique avec l'IMA... Et je sais que nous avons des pros du ping-pong par chez nous ! Hein, ch'tite démo : il y a une table, des balles, des raquettes ?.. Ce serait en tous cas l'occasion de promouvoir les activités auxquelles les enfants du village peuvent s'adonner ? Qu'en pensez-vous ?
Attention, ce n'est qu'à titre d'exemple. l'idée est peut-être mauvaise. Donnez vos idées, et ensemble choisissons les meilleures :)
Et bien sûr, les activités traditionnelles, les jeux dont nous ne saurions nous passer, les spectacles, et notre joie.
Emerveillons nos enfants, et comme chaque année apportons de la joie à nos enfants, dans la bonne humeur...
La cantine, le sujet qui fâche dès qu'on en parle...
Dernier point du jour : la cantine - dont les travaux continuent de se faire, mais qui n'est toujours pas un projet officiel...
Chuuut. N'en parlons pas. J'ai rappelé que les élus des parents en primaire avaient accepté le projet.
Mais le maire a de suite répliqué que ce projet n'est toujours qu'à l'état de projet, et que ce n'était qu'une prise de position personnelle de Bernard Houssaye qui avait été affichée lors du conseil d'école des élémentaires. Il y aura dans un avenir proche des concertations avec les enseignants, le personnel, et les parents.
Il n'y avait donc pas lieu d'en parler...
Pourtant c'est ce que nous avons fait. Les enseignantes de maternelles ont posé la question des horaires de l'aide personnalisée pour les maternelles. Dans un premier temps, le maire a demandé pourquoi cela gênait les enseignants de prendre les mêmes horaires que les primaires. Les enseignants ont donc rappelé que les rythmes des enfants de maternelle n'étaient pas forcément ceux des élèves de primaires. A 11h30, les petits ne sont plus du tout réceptifs. Ils sont fatigués, il ont faim. Il faut qu'ils mangent, et jouent et se reposent après manger pour être de nouveau en forme pour le soutien scolaire.
Le maire a alors proposé de faire commencer les petits 1/4 d'h avant les grands (???). Ainsi, les petits auraient 1/4 d'h de jeu avant la cantine, le repas, puis de nouveau 1/4 d'h de jeu, avant de partir en soutien. Mais ce n'est pas facile avec les habillages, déshabillages, lavages...
La meilleure solution reste que les petits continuent de manger dès la sortie de l'école...
Les enseignants ont donc continué d'expliquer très professionnellement le travail fait avec les enfants, les rythmes, et ont également expliqué que les enfants n'auront au final pas plus de temps pour manger.
Sur ce, le maire s'est eclipsé, il avait un rendez-vous important à la CASE, il a donc pris congé, non sans oublier de faire un jeu de mot sur mon nom de famille, et avoir fait ce qu'il a convenu n'être qu'une boutade sur le développement durable... Nous avons donc continué le débat entre enseignants, parents et M. Bethon, le DDEN.
M. Bethon a fort justement fait remarquer que si on passait au service unique, un chariot chauffant serait indispensable afin que les enfants les plus éloignés bénéficient d'un repas à la bonne température.
Bien qu'il n'y avait pas lieu de voter, puisque ce n'est pour l'instant qu'un projet, nous avons tous compris la vonlonté indéfectible de la municipalité de passer au service unique pour la cantine. Nous n'avons pas entendu d'arguments clairs concernant les avantages pour les enfants. Je regrette pour ma part qu'il n'y ait pas eu de concertations avec les enseignants (au moins ceux de maternelle), alors que ce projet les concerne au premier chef. A mon avis, le conseil d'école était un moment idéal pour commencer cette concertation, et les parents, les enseignants, comme le DDEN, étaient sur la même ligne.
Sans doute faut-il effectivement, dans un "avenir proche", que tous les parents soient amenés à débattre sur la cantine. Nous attendons les modalités de ce débat.
Puisqu'il faut que nous sortions par le haut pour le confort des enfants, l'harmonie de l'école, et la réussite des élèves, il va falloir faire en sorte que si service unique il y a, celui-ci se passe dans les meilleures conditions possibles : insonoriser les salles au maximum, un chariot chauffant, s'assurer qu'il y aura toujours 2 adultes présents en permanence dans chacune des salles pour la sécurité des enfants.
Depuis le conseil d'école, des échanges entre des enseignants de l'école élémentaire et les enseignantes de maternelle on eut lieu "entre 2 portes". Les premiers ne verraient apparemment pas d'inconvénient à décaler les horaires du soutien, et donc de caler les repas sur les horaires actuels des petits. Cela résout le problème de l'aide personnalisée des tout petits.
J'imagine bien les inconvénients qu'il y aura à passer au service unique, mais on peut aussi y voir un avantage : avec 2 salles, il n'y aura plus de contraintes physiques pour accueillir d'autres élèves si leurs parents en font la demande. Quitte à créer un second service ?
Ah, une petite chose encore, plus consensuelle : le pont de l'ascension
Comme l'an dernier, c'est à l'unanimité que le report de la journée d'école du vendredi 3 juin au mercredi 1er juin a été voté. Les enfants feront donc le pont, comme leurs parents nous l'espérons.
Impressions personnelles sur la qualité du conseil
J'aimerais dans l'avenir que le jour du conseil d'école soit choisi en s'assurant que le maire ou son représentant n'ait pas de rendez-vous important à la CASE avant la fin du conseil d'école. Même si nous avons su poursuivre le débat avec les enseignants et le DDEN. Et c'était un débat de bonne qualité.
C'est aussi pour cela que sont organisés les conseils d'école : nous venons écouter les professionnels de l'éducation, nous sommes là, parents élus, pour poser les questions, remonter les problèmes s'il y en a, et tous ensemble, mairie, enseignants, et municipalité, nous venons écouter les problèmes que les équipes pédagogiques connaissent, et devons tout faire pour y apporter des solutions.
Humeur : Je ne vais pas jouer aux saintes nitouches, et j'aime les bons mots. Les bons. Les jeux de mots sur les noms de famille sont à proscrire de ces débats, ils ne contribuent pas à sa qualité. Ce genre de jeux de mots, j'en ai toute une armoire, mais je l'ai refermée, et remisé l'armoire à la cave lorsque j'ai quitté le collège. De gestes idiots en jeux de mots qui le sont tout autant, ce n'est sûrement pas ça qui va améliorer la qualité des débats.
J'ai été mis au courant par Laetitia, qui a appris le lundi d'un parent, que le conseil de l'école élémentaire avait eu lieu le vendredi, et avait validé le projet de service unique de cantine.
En fait cette information était erronée. La concertation avec les parents, les enseignants et le personnel n'a pas encore eu lieu, elle aura lieu plus tard...
Nous, les parents élus, avons buggé, car je ne connaissais même pas la date du conseil de l'école élémentaire.
Il va nous falloir faire des efforts de concertation, car de nombreux sujets concernent les 2 écoles, comme la kermesse ou la cantine par exemple.
Bon, l'urgence, c'est le rétablissement du service téléphonique, hein ?

La mairie de Saint-Pierre du Vauvray souhaite instaurer un service unique à la cantine

C'est au cours de ce grand moment d'échanges et de convivialité que Jérôme posera la question de la destination de la classe libérée au 1er adjoint, Bernard Houssaye. La réponse : un service unique à la cantine. Au 1er adjoint, Jérôme Bourlet s'étonne de cette décision prise sans en parler au conseils d'écoles, pas plus qu'au conseil municipal : d'où venait cette décision ? demanda-t-il. "C'est moi qui l'ai décidé !".
Après que, devant un parterre d'élus, de parents, et de journalistes, on a entendu les élus défendre l'Ecole et les valeurs de la République, où l'école est le coeur des villages, qu'elle doit rester le coeur de la République, c'est un peu court !
La mairie de Saint-Pierre du Vauvray souhaite instaurer un service unique à la cantine. Le doublement du nombre d'élèves est préjudiciable à la qualité du service, au calme, et toute la qualité de la vie scolaire risque d'en pâtir....
Pour information, lors du dernier conseil d'école de l'école élémentaire, j'avais posé la question à Eric Delahaye, qui était délégué aux écoles, et il m'avait assuré qu'il n'y aurait pas de service unique l'an prochain (c'est à dire cette année scolaire). Il est vrai qu'Eric a malheureusement démissionné, et que les choses ont changé.
C'est vrai aussi que c'est une idée qui trotte dans la tête du maire depuis longtemps,. Nous avions déjà dû trouver un compromis, très équilibré, avec un service coupé entre les petits et les plus grands au début de l'année dernière. Les plus petits ayant des besoins différents des plus grands (couper la viande, servir de l'eau, enfin des petits quoi - et cette année, il y a même des tout-petits), tandis que les grands sont plus autonomes, mais peut-être plus bruyants. Il faut conserver le contrôle de la salle, afin que les repas se passent de la meilleure façon. C'est la responsabilité de l'encadrement.
Tous les enfants, parents, enseignants, personnels municipaux semblaient y trouver leur compte.

Le doublement du nombre d'élèves est préjudiciable à la qualité du service, au calme, et toute la qualité de la vie scolaire risque d'en pâtir...

Tout le monde semble être totalement d'accord dans le monde de l'éducation pour dire d'une voix qu'il faut réduire la taille des salles de cantine. J'en avais parlé sur ce billet consacré au rythme scolaire.
L'Académie Nationale de Médecine juge que "les grandes salles des cantines très bruyantes devraient être transformées en plusieurs petites unités pour amortir le bruit"
"Le Conseil National de la Consommation (CNA) estime que l’environnement doit être pris en compte et a des effets sur la consommation des aliments en milieu scolaire."
Dit autrement, un chahut généralisé peut donner des maux d'estomac aux écoliers (et au personnel de cantine) et par voie de conséquence à la maîtresse de l'après-midi !
Le CNA insiste sur le calme rendu possible par la dimension des locaux et leur insonorisation, l’encadrement des enfants : un adulte formé et motivé par table (!) et l’organisation générale de l’interclasse : moments de détente avant et après les repas consacrés de préférence à l’hygiène corporelle (mains et dents).
L’Education nationale s'est fendue d'une circulaire prévoyant que la durée du repas soit d'environ 45 minutes et en tout cas pas inférieure à 30 minutes. (cantinescolaire.net)
Pour la FCPE, "les restaurants scolaires aujourd’hui doivent être des lieux de rencontre, de convivialité et d’éducation nutritionnelle dans lesquels des personnels spécifiquement formés et en nombre suffisant encadrent des enfants qui ont le temps de profiter du moment du repas dans le calme et d’apprendre à découvrir des repas équilibrés et variés, des saveurs nouvelles…"
Selon la fédération, "la restauration scolaire doit être un moment convivial et éducatif. La norme Afnor XFX50-220 du 5 octobre 2005 élaborée en collaboration avec la FCPE doit être appliquée par les collectivités. Elle implique un temps minimum passé à table, la qualité de l’encadrement, des règles d’hygiène respectées et un environnement calme.
Toujours selon elle, "la restauration scolaire est un service public ouvert à tous : le service de restauration doit être accessible quelle que soit la situation d’emploi des parents, et une tarification doit être proposée en fonction du quotient familial".
Alors pourquoi casser un système qui a bien fonctionné jusque là, quelles en sont les causes mystérieuses ?
D'autant que jusqu'à présent, tout s'est bien passé, que les petits mangent ensemble et sont gardés dans la petite école, avec la possibilité de s'abriter l'hiver, avec les jeux adaptés à leur âge à disposition, tandis que les grands sont gardés dans la cour de la grande école, quand d'autres ont la possibilité, toujours dans l'école élémentaire, de bénéficier du soutien scolaire.
Une dernière information, les enfants ont été prévenus qu'il y aurait un nouveau règlement lors de l'instauration de ce service unique, vers la Toussaint, en indiquant que le maire pourrait convoquer des parents d'élèves à la mairie.
Cela signifie-t-il que la municipalité s'attend à une hausse du chahut due à l'instauration de ce service unique ? Je rencontre les enfants tous les jours. Il y a des enfants plus autonomes que d'autres, certains plus toniques que d'autres, surtout, certains plus jeunes que d'autres, et c'est pourquoi il est important de gérer des petits groupes, plus que des grands nombres. Mais un voyou dans nos écoles, j'en connais pas.
Aussi, je souhaite vivement que la municipalité prenne l'avis des parents d'élèves, de l'éducation nationale, des fédérations des parents d'élèves qui collectent les informations et renseignent les mairies (par exemple la FCPE, par téléphone, au 02 32 33 20 56), ou encore qu'elle aille consulter le site de l'Académie Nationale de médecine (l'internet foisonne de sites d'information à ce sujet).
Il en va du confort, de la santé et de la sécurité de nos enfants, c'est un sujet assez important pour qu'on prenne le temps d'échanger, d'expliquer, d'écouter, et de prendre des décisions dans l'intérêt d'abord des enfants, et aussi d'agir dans l'intérêt général ?
Rien à voir, mais puisque l'on parle d'école, je vous invite à aller voir maths-videos.comun site de maths pour les enfants de 5ème. Passionnant ! Mais allez d'abord visiter les liens qui parlent de la santé et de la fatigue de nos enfants...

Inauguration de l’école numérique rurale de Saint-Pierre du Vauvray

C'était la fête à l'école de Saint-Pierre du Vauvray pour l'inauguration de l'ENR (école numérique rurale).
L'inspecteur de l'Education nationale de notre circonscription, M. Beaudoin, le député François Loncle, le conseiller régional et conseiller municipal Jérôme Bourlet, le maire, Alain Loeb, et le maire d'Andé, Jean-Marc Moglia (DD), et bien entendu, M. Carré, le directeur de notre école ont accueilli le public pour l'inauguration de la classe numérique.
Dans le public, nous comptions donc les élus, ceux de la commune, Chantal Clément, Laetitia, Jérôme et Bernard Houssaye, les enseignants des 2 écoles, des parents d'élèves, Dominique Gérard, Monsieur et madame Chemin, et des représentants de la presse locale.
Les élus de droite, du PS et d'Europe Ecologie ont mis de côté les différents politiques pour fêter l'événement. Et tout le monde s'est félicité d'avoir réussi à faire aboutir ce projet. Le maire de Saint-Pierre du Vauvray, tout d'abord, s'enorgueillit de la réussite de ce projet. Tout le monde en est ravi : les enseignants, les parents d'élèves, les enfants, et la mairie pour qui l'obtention de la subvention de 10.000 € aura permis d'acquérir cet outil ultra-moderne pour un prix modique. Tout le monde en est véritablement ravi.
Philippe Carré, M. Beaudoin, François Loncle, Jérôme Bourlet, Alain Loeb et Jean-Marc Moglia inaugurent l'ENRinauguration de l'ENR - Les enfants sont attentifs... Dante, c'est de l'autre côté que ça se passe :)inauguration de l'ENR - Le directeur, Philippe Carré, fait la démonstration du TBIinauguration de l'ENR - Ce tableau est moins interactif, mais toujours utilisé !
Bien sûr ce nouvel outil ne peut en aucun cas remplacer les compétences des enseignants. C'est juste une trousse à outil formidable qui leur permet de multiplier leurs talents, et d'offrir plus de possibilités aux élèves (science sans conscience n'est que ruine de l'âme, n'est-ce pas ?).
M. Carré a donc fait une présentation de l'outil, et notamment du TBI (tableau blanc interactif, un tableau sur lequel on peut écrire et profiter de tous les apports de l'informatique); et nous fait une démo de glisser/déposer d'une jambe de squelette humain sur l'épaule dudit squelette ;) Passé le trac, Philippe Carré nous montre qu'il a parfaitement acquis les méthodes introduites par l'outil, et que celui-ci, loin d'être mythifié, trouve parfaitement sa place à côté du tableau noir, des cahiers, des gommes et des crayons.
Dans le concert de louanges sur l'ENR, il aura les félicitations du public, et des élus et représentants de l'Education Nationale. J'y ajoute les miennes avec grand plaisir : bravo M. Carré, je vous adresse mes sincères félicitations.
C'est ensuite la municipalité qui se loue aussi d'avoir réalisé ce projet (avec néanmoins la participation "technique" de parents d'élèves).
Je tiens donc à me mêler à ce concert de louanges moi aussi : Tout d'abord, merci à M. Carré. C'est lui qui a été l'organisateur du projet. Les élus connaissaient le projet ENR proposé par l'Education Nationale, comme les enseignants. Le directeur m'a fait confiance, lorsqu'il m'a demandé où en était ce projet, qu'il ne voyait pas sortir.
Je m'en suis entretenu aussitôt avec Benoît Geneau, conseiller municipal, afin de savoir où en était ce projet. Et dès le lendemain, Benoît a été cherché le dossier encore vierge qui reposait à la Mairie. Il a réussi à obtenir du maire une signature pour la lettre d'intention nécessaire pour entreprendre la démarche en vue d'obtenir le dossier. J'en remercie le maire, car si ce document n'engageait pas encore la mairie, c'était un préambule nécessaire qui a permis de commencer à monter le dossier.
Muni de cette lettre d'intention, Benoît s'est rendu aussitôt aux réunions de présentation du projet ENR, où les différents acteurs présentaient le processus et les moyens. Il a rencontré écouté les propositions, a rencontré les acteurs, les fournisseurs...
Ayant collecté les propositions, et les contacts, il est revenu vers moi, et nous avons étudié les différentes propositions.
Le cahier des charges était très précis, et il fallait y répondre à la lettre. Tout en gardant un budget très serré. Plusieurs solutions ont été envisagées.
Il y avait la classe numérique idéale, où j'imaginais les élèves disposant de macbook, un format idéal pour les enfants, complets solides, puisants, avec un système d'exploitation et des logiciels qui font la réputation d'Apple. Mais avec les 10 ordinateurs requis par le cahier des charges, le budget était entièrement mangé ! Plus de TBI, plus d'imprimante réseau, de matériel réseau et de matériel de sauvegarde. Pas plus de matériel pour la mise en sécurité et la mobilité requises. Et plus de logiciels. Donc plus de classe numérique ! Ce projet semblait rejeté d'avance.
Il restait les possibilités d'équiper de PC, peut-être de moindre qualité, mais de prix plus raisonnables. Et il restait la possibilité d'équiper la classe de mini-pc, qui n'offrent pas le confort et les possibilités de vrais ordinateurs portables, mais sont bien moins chers.
Benoît m'a dit alors : à toi de jouer.
Donc gros merci à Benoît. Il a été non seulement le déclencheur du projet, mais a aussi engagé les démarches auprès des fournisseurs, et m'a présenté aux fournisseurs, ce qui m'a permis de conduire le projet plus avant.
Nous avons mené dès lors le projet à tambours battant, M. Carré s'occupant de la partie pédagogique du cahier des charges, tandis que je me chargeais des choix technologiques, et des négociations commerciales, en respectant le plus scrupuleusement possible à la fois le cahier des charges (très complet) et le budget.
Et là je tiens à remercier Messieurs Tissot (TICE) et Beaudoin, sans lesquels le projet n'aurait pas émergé. Je leur ai soumis le dossier, qui a fait quelques allers-retours avant d'être finalement totalement convaincant. Leur aide a été la clef de l'obtention de cette ENR.
Et finalement, j'ai opté pour la classe idéale : du matériel Apple, le TBI Promothean, tout les matériels et logiciels réseau qui permettent d'en faire un outil parfaitement adapté à l'école.
Un gros merci à ordiTICE, et spécialement à M. René, qui a rendu cela possible.
Et je remercie le maire de la commune d'avoir signé notre proposition finale, ce qui a permis de finaliser le processus. Je remercie aussi Pierre, Laetitia, Jérôme et Benoît qui ont fortement défendu ce projet, qui a été voté à l'unanimité par le conseil municipal.
Et je remercie les parents d'élèves d'avoir soutenu le projet. Sans eux...
Quand je disais que le projet avait été mené tambours battant : partis derniers (le nombre de dossiers, donc de subventions, était limité), nous avons été l'une des premières écoles servies. La rapidité de l'action, la réactivité de tous les interlocuteurs aura été un des éléments de la réussite du projet, même si c'est la qualité du dossier qui était prépondérante.
Bien sûr, tous les matériels sont mis en sécurité tous les jours, et l'école qui contient le TBI est contrôlée, sécurisée par des accès à serrures multi-points, et est équipée d'une alarme. Au passage je tiens encore à remercier la municipalité de s'être laisser convaincre de l'importance de cette sécurisation.
inauguration de l'ENR - Et voici les plantation des enfants. L'automne aura-t-il raison de ces tomates ?inauguration de l'ENR - Philippe Carré est fier du jardin. Il peut. Merci à Dominique et Gérard et Patrick Chemin pour la réalisation.inauguration de l'ENR - Et en plus, le soleil est au rendez-vous pour la visite du jardin.inauguration de l'ENR - Les plantations des enfants...
Après l'inauguration de l'ENR, nous nous rendons dans le jardin pour inaugurer le jardin éducatif. L'école maternelle elle aussi a entrepris cette démarche, et possède des bacs identiques à ceux de l'école élémentaire.
les enfants vont pouvoir découvrir les joies du jardinage. Les jardins éducatifs sont des lieux de vie, de création, où les enfants devront apprendre à travailler en équipe pour réaliser un jardin naturel et durable. Du choix des graines à la germination, jusqu'à la récolte des fruits et légumes, les enfants pourront apprendre quoi planter, où planter, comment faire cohabiter les variétés et les essences, et aussi comment entretenir les sols, comment lutter contre les maladies et les parasites, bref, animer la vie d'un jardin.
Tout ceci sera accompagné d'un contenu pédagogique. Faire vivre un jardin, c'est faire, et c'est aussi comprendre.
Félicitations à tous les enseignants pour vous lancer dans cette aventure. Et félicitations à Dominique Gérard et Patrick Chemin pour la construction des potagers en carrés.
inauguration de l'ENR - Nous traversons la classe des CE2/CM1...inauguration de l'ENR - pour aller inaugurer la nouvelle classe des CE1/CE2. Encore bravo à Dominique Gérard et Patrick Chemin pour cette réalisation.
Hop, sitôt la visite du jardin éducatif terminée, nous partons tous découvrir la nouvelle classe des CE1/CE2, attenant à celle des CM1/CE2. C'est encore l'occasion de féliciter le superbe travail de Dominique et M. Chemin. La classe est magnifique, aux normes, et les enseignants sont aux anges. Cliquez sur la dernière image pour visiter cette nouvelle classe.
Voilà, c'était jour d'inauguration pour l'école, merci à la mairie pour cette classe, et gros merci spécial à Dominique et M. Chemin qui ont fourni, et ça se voit, un énorme travail durant l'été. Encore bravo.
Il était l'heure pour nous d'aller faire manger les enfants, nous nous sommes donc éclipsés avant l'apéro servi pour fêter tout ça.

Le collège Pablo Neruda d’Evreux (27000) regagne des effectifs

Au collège Pablo Neruda d'Evreux
Bonne nouvelle pour l'établissement RAR (Réseau Ambition Réussite) de la Madeleine !
Après une dizaine d'années de baisse d'effectifs (360 élèves à la rentrée dernière contre 750 il y a 10 ans) et une menace de fermeture par le Conseil Général en 2008, le collège voit ses effectifs remonter enfin, avec 40 élèves de plus que prévu à la rentrée prochaine. « Le nombre de dérogations demandées par les parents à l'entrée en sixième est moindre que les années précédentes », explique le principal, Jean-Pierre Cantrelle. C'est le facteur majeur. Un autre tient au retour à Pablo-Neruda de quelques collégiens (sept ou huit) domiciliés dans le secteur de rattachement du collège de La Madeleine qui fréquentaient un collège extérieur. Résultat : la rentrée 2010/2011 verra 20 élèves supplémentaires inscrits en classe de 6e et 20 supplémentaires en classe de 3e. Et des moyens accrus ont été accordées par l'académie pour répondre à la création de sections supplémentaires. (source : Paris Normandie du 19 juillet 2010)
Cette nouvelle représente un espoir pour tous les établissements qui depuis 3 ans souffrent de l'assouplissement de la carte scolaire, accusé par un rapport de la Cour des comptes en novembre 2009 de créer des ghettos. Selon Philippe Tournier, secrétaire général du syndicat des personnels de direction de l'Education nationale (SNPDEN) : "30% des collèges et lycées classés ZEP-RAR (zone d'éducation prioritaire-réseau ambition réussite) jugent que la libéralisation de la carte scolaire a eu un impact négatif. C'est une difficulté supplémentaire pour ces collèges et lycées. Beaucoup de chefs d'établissement constatent une baisse des effectifs, avec le départ bien souvent des élèves les plus favorisés. Cela amplifie le mouvement de ghettoïsation. L'assouplissement de la carte scolaire suscite des départs qui n'auraient pas eu lieu autrement, et déstabilise complètement l'équilibre qu'il pouvait y avoir dans certaines villes. Jusqu'ici, les élèves allaient sans trop se poser de question au collège le plus proche avec la garantie d'une qualité moyenne. Mais, avec l'assouplissement de la carte, les parents ont désormais le choix. A partir de là, leur raisonnement change : «Puisque j'ai le choix, c'est qu'il y a des différences». Certains collèges se forgent une meilleure réputation que d'autres tout simplement parce qu'ils sont en centre-ville dans un immeuble ancien... Il suffit que quelque parents demandent une dérogation dans le but que leur enfant aille dans cet établissement «présumé meilleur» pour que les autres suivent. Une fois le mouvement enclenché, ce qui n'était qu'une image devient une réalité..." (source : Libération du 6 mai 2010)

Ecocitoyens en herbe à l’école maternelle de Saint Pierre du Vauvray

Ecocitoyens en herbe à l'école maternelle
Dans le cadre de l'éducation au développement durable aujourd'hui préconisée par l'Education nationale, les enseignantes et les atsems de l'école maternelle Jean Récher ont réalisé avec les enfants un travail remarquable autour du thème des déchets et de la biodiversité.
Des panneaux prêtés par le Centre Régional de Documentation Pédagogique alternaient avec des panneaux réalisés avec les enfants.
Des jeux pédagogiques permettaient à tous, petits et grands, de mettre en application leurs connaissances sur le recyclage ou la biodiversité.
Des plantes semées par nos bambins dans le jardin de l'école étaient même en vente à des prix modiques au profit de la coopérative. Enfin un goûter et des danses autour du thème "Bouger, c'est bon la santé !" clôturaient de façon conviviale cette animation très réussie.
Saluons ce travail de qualité. Car c'est là que tout commence... Et peut-être que désormais ce seront nos enfants qui nous rappeleront les bons gestes à faire pour préserver l'environnement !

Le rapport de la Cour des comptes sur l’Education nationale revient sur la question du rythme scolaire à l’école primaire

Citons le rapport : "L’organisation du temps scolaire n’est pas prioritairement conçue en fonction des élèves, dont les rythmes d’apprentissage sont hétérogènes et variables au cours d’une année scolaire. Pour reprendre les termes d’un rapport de janvier 2010 de l’académie nationale de médecine, elle montre tout au contraire que « l’enfant n’est pas au centre de la réflexion ».
La décision de rendre obligatoire sur tout le territoire la suppression des cours le samedi matin a été justifiée officiellement par le ministère de l’éducation nationale par la nécessité de prendre en compte les situations des parents divorcés et les gardes alternées des enfants qui en résultent. Le ministère de l’éducation nationale disposait pourtant de rapports des inspections générales démontrant les répercussions négatives de la semaine de quatre jours sur les élèves, en particulier les plus fragiles et ceux qui sont issus de milieux sociaux défavorisés, souvent sans activités ni loisirs le samedi. Lors de l’enquête de la Cour, les responsables des écoles situées dans les zones urbaines sensibles ont confirmé ce point. Ils ont souligné que l’absence fréquente d’activités dans certains quartiers et milieux familiaux ne permettait pas aux enfants de mettre à profit le samedi, et que, de surcroît, le lundi était souvent consacré à « récupérer » l’attention des élèves qui avaient été laissés à eux-mêmes durant deux jours. Dans son rapport précité de janvier 2010, l’académie nationale de médecine a confirmé que la semaine de quatre jours « n’est pas favorable à l’enfant, car celui-ci est plus désynchronisé le lundi et le mardi », ce qui revient à constater que la semaine de quatre jours se réduit dans les faits à deux ou trois jours d’apprentissage.
Dans des rapports de 2000 et 2002, l’IGEN avait déjà souligné que la semaine de quatre jours, alors expérimentée à l’époque dans certaines écoles, était le plus souvent mise en place «pour des motifs privés et de confort de vie familiale » et n’était pas favorable aux élèves.
Selon une note de 2009 de l’IGEN, l’application obligatoire de la semaine de quatre jours a eu pour conséquence que « le temps manque pour faire tout le programme d’enseignement, ce qui était d’ailleurs prévisible ». De même, cette note indique que le resserrement du temps scolaire entraîne une fatigue des élèves et des enseignants. Il réduit enfin le temps de dialogue avec les parents, les enseignants n’étant plus disponibles le samedi matin et l’étant moins le soir, du fait de la mise en place de l’accompagnement.
Par ailleurs, la répartition des 24 heures de cours en quatre jours implique par construction une journée de six heures, et davantage pour les élèves qui suivent les deux heures hebdomadaires d’aide personnalisée.
Aussi, les écoliers français sont-ils astreints à une charge de travail quotidienne parmi les plus élevées du monde. En ce qui concerne le rythme annuel de l’enseignement primaire, la France se caractérise en revanche par le nombre de jours d’école le plus faible en Europe, avec 144 jours de classe, contre par exemple 190 au Royaume-Uni, 210 en Italie et au Danemark. Dans son rapport de janvier 2010, l’académie nationale de médecine estime qu’« il faudrait une année scolaire de 180 à 200 jours, 4 à 6 heures de travail par jour selon l’âge de l’élève, 4 jours et demi à 5 jours de classe par semaine en fonction des saisons ou des conditions locales ».
La France pénalise ainsi fortement ses écoliers avec une journée surchargée, une semaine concentrée sur quatre jours, et une année scolaire réduite à 144 jours. Le temps scolaire défini par le ministère de l’éducation nationale est de surcroît contraire à l’égalité des chances, puisque l’école laisse souvent à leur sort, durant la plus grande partie de l’année, les élèves appartenant à des milieux sociaux défavorisés. Cette situation ne peut qu’appeler les critiques les plus vives, dans la mesure où il contribue à aggraver les inégalités tout en mettant les élèves les plus fragiles en situation d’échec dès le début de leur scolarité.
Le ministère a entamé à cet égard une évolution, puisque la circulaire de rentrée 2010 indique que « en visant avant tout l’intérêt de l’enfant… l’organisation de la semaine en neuf demi-journées (du lundi au vendredi en incluant le mercredi matin) est encouragée chaque fois qu’elle rencontre l’adhésion ». La DGESCO a indiqué en outre dans une réponse à la Cour qu’un observatoire national du temps scolaire pourrait être mis en place pour rassembler des expertises complémentaires : piloté par le ministère, il permettrait d’associer les partenaires et les usagers à la réflexion. La Cour considère toutefois que la mise en place de cet observatoire ne saurait retarder une redéfinition du temps scolaire qui s’impose dans l’intérêt des élèves." (Cour des comptes, "L’éducation nationale face à l’objectif de la réussite de tous les élèves" – mai 2010)

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