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ALEXIS FRAISSE : un candidat à vélo, lui rigole. Le vélo, c’est facile.

On lui a dit : chiche ! Il nous répond qu'il ne voyait pas où était le problème. Pas de problème, il l'a fait.
Comme il le dit, les gens se trompent sur l'évaluation des distances. On pense que le vélo prend beaucoup plus de temps que la voiture. Mais lorsqu'on ne fait que quelques kilomètres, on est étonné du temps à vélo. 5 kilomètres se font en un quart d'heure. Sans polluer, avec un gain de santé. En ville, on va plus vite que les autos, on ne perd pas de temps à chercher une place.
Par contre il est difficile de trouver des abris, et même des points d'attache. Le déplacement urbain à vélo n'est pas encore une priorité.
Faire la campagne à vélo, c'est une autre façon de visiter le territoire et de rencontrer les gens. Et faire la campagne à la campagne et à vélo, c'est un vrai bonheur.
D'ailleurs, il y a même un panneau où j'ai été le seul à coller une affiche. Sans doute les autres sont passés devant sans regarder ? Allez collègues candidats et néanmoins adversaires, à vos vélo, avec un tout petit pot de colle et une seule affiche. Une belle découverte en perspective.
un panneau oublié par tous les autres candidats
De Gaillon à Val-de-Reuil, de Louviers à Bosc-Roger-en-Roumois, en passant par des vallées superbes, celles de l'Iton, celle de l'Oison et tant d'autres, nous savons pourquoi nous devons protéger nos paysages et notre nature.
En nous voyons combien il nous reste de chemin à faire pour la mobilité du futur et le climat.

Olivier Razemon : comment la France a tué ses villes, à Évreux

Qu'on se rassure, le dernier chapitre s'intitule "Comment la France peut sauver ses villes."
Olivier Razemon est journaliste, notamment au Monde, et auteur de plusieurs ouvrages sur les transports, la ville et leurs rapports avec les citoyens. Il est invité Par Laetitia Sanchez, EELV, avec Françoise Martin, PRG, et Timour Veyri, PS. Avant un débat autour de son livre "Comment la France a tué ses villes", une déambulation d'une heure dans Évreux sera l'occasion de faire le constat de la vacance commerciale en centre-ville qui s'aggrave chaque année. Près de 1% supplémentaire chaque année, nous en sommes à près de 10% de vacance commerciale en moyenne en ville.
Des vitrines vides, mais aussi, de plus en plus de logements vacants.
En 15 ans, la vacance commerciale a été multiplié par 4. Seules les métropoles et les très grandes villes réussissent à maintenir un vacance aux alentours de 6%. Une moindre perte.
Mais où vont donc les commerces ? Les gens consomment-ils moins du fait de la crise ?
La consommation augmente de 1,5% par an. C'est beaucoup déjà, plus que l'inflation.
Mais c'est en périphérie que vont les consommateurs. En auto. dans la grande distribution : hypermarchés, centres commerciaux accueillant la plupart des enseignes qui résidaient en centre-ville auparavant.
Le parc progresse de 3% par an, le double de l'augmentation de la consommation.
La guerre, ou la concurrence, fait rage maintenant entre zones d'activités commerciales. Et elles tombent, les unes après les autres, des friches commerciales qui rouillent là où il y avait encore des champs il n'y a pas bien longtemps.
Les centres-villes et les petits et moyens commerces sont les 1ère victimes. Est-ce inéluctable ?
Non. Mais il faut combattre les à-aprioris. Le mode de vie des Français est focalisé sur l'auto. Et les commerçants des centres-villes sont encore une majorité à penser qu'il faut toujours plus de place à la voiture, alors même que 20% des foyers n'ont pas de voiture. Des clients semble-t-il piégés à l'intérieur des villes. Oui, si les commerces disparaissent. Mais si l'on rend de nouveau la ville praticable et respirable, les clients auront du bonheur à s'y promener et s'y rencontrer.
Il faut cesser de se plaindre du fait qu'on ne trouve plus de superette pour acheter quelques commission, et en même temps faire toutes les courses dans les hypers.
Cesser de se plaindre de la pollution quand on est coincé dans une file de voitures, parce qu'on y est soi-même bloqué en voiture.
Cesser de pester contre un monde qui se tue à la recherche de ressources rares lorsqu'on change de smartphone dès que la mode de la dernière version le dicte.
Mais le maître-mot, c'est la place de l'automobile en ville. Et dans les villages. On prend la voiture pour quelques centaines de mètres, parfois moins, et on râle parce qu'il n'y a pas de place libre.
Or, les villes qui réussissent à survivre et à limiter leur taux de vacances commerciales, ce sont les métropoles, comme Rouen qui prend de plus en plus conscience de la nécessité de réserver de la place aux piétons. Merci les écolos. Mais qui peine encore à traiter la circulation à vélo, quand dans nombre de grandes villes, le vélo a surpassé l'auto.
Pour les commerçants, ce sont des clients qui portent moins de volume et de poids qu'un gros 4x4, mais beaucoup plus souvent, sans polluer, en quête de qualité de vie. Et d'économie, quand 15% du budget des ménages passe dans la voiture.
Et ce sont des clients qui reviennent plus souvent, qui se fidélisent.
Comment la France a tué ses villes, Olivier Razemon
Je vous invite à lire cette étude passionnante - "comment la France a tué ses villes"Comment la France a tué ses villes, Olivier Razemon -, où les diagnostics font froid dans le dos, mais qui reste parfaitement optimiste, tans les solutions sont à porté de main.
Elles arriveront tout ou tard, par le remplacement des vieux briscards de la politique qui voient leurs villes mourir en allant inaugurer leurs prédateurs en périphérie des villes, et aussi par l'évolution des modes de vie en ville. On change, mais on ne le voit pas encore assez.
Mais on change, inéluctablement, et nous allons devoir nous adapter aussi. Très vite.

Le diagnostic en vidéo, avec Olivier Razemon et Laetitia Sanchez :

Les solutions, on les connaît, elles font du bien, mais... ça change les habitudes :


liaison A28-A13 : 5 candidats aux législatives donnent leurs positions

Vendredi 26 mai 2017, vendredi de l'ascension en pleine canicule. On en parlera du climat, d'ailleurs, lorsque l'on parlera de l'intérêt général.
A28-A13 : préfère-t-on construire une autoroute qui nuit au climat, comme aux hommes et à la nature, ou bien veut-on sauver le climat, et les hommes avec ?
Erratum : suite à la lecture des programmes des candidats, j'ai corrigé les positions de R. Jacquet, qui se trouve Pour l'autoroute, et celui du FN, qui a compris l'opposition des habitants et se positionne contre.
Non à l'autoroute a invité tous ceux qui le voulaient à une soirée film + débat au cinéma de Val-de-Reuil, avec le film "l'intérêt général & moi" de Sophie Metrich et Julien Milanesi. Merci à Jean-Claude Bourbault et à l'équipe pour l'accueil chaleureux, comme à l'habitude.
Peu de monde était présent. Mais, considérant la une de la Dépêche (comment les remercier, sinon en étant à la hauteur de la tâche), 5 candidats aux législatives étaient présent-e-s.
Pour Europe-Écologie-les Verts, deux candidat-e-s : Laetitia SANCHEZ et Alexis FRAISSE, infatigables militants de l'intérêt général, et opposants à cette autoroute depuis le commencement.
Pour France Insoumise, le candidat PCF Arnaud LEVITRE s'est fait représenter par Pierre VANDEVOORDE du NPA.
Pour EN MARCHE, c'est Bruno QUESTEL qui donne sa position.
Pour le PS, c'est Richard JACQUET qui était présent.
Disons le tout net : il n'y a aucune alternative pour cette liaison A28-A13 : ni 2x1 voies, ni gratuit sur un tronçon. C'est le projet accepté par l'Enquête publique, et présenté à la concertation en 2014. le projet présenté est définitif.
C'est ce projet (dont les usagers, les habitants et les Eurois ne veulent pas), ou rien. Ainsi que le promoteur n'a cessé de le répéter. Soit on est pour, soit on est contre. La seule alternative, c'est Non à l'autoroute.
L'A28-A13, c'est le continument du contournement autoroutier du bassin parisien, à 100 km de Paris.
Nous avions fait le choix dans les années 2000 d'un contournement à 200 km en Normandie.
Les camions ne l'empruntent pas. Trop cher. Alors qu'ils l'ont réclamé.
Comme ils n'empruntent pas l'A150, entre Barentin et Rouen. Trop cher pour eux. Les routiers en ont demandé le boycott après en avoir réclamé la réalisation - jurant à l'époque qu'ils l'utiliseraient.
Pour nous, Non à l'autoroute, on nous propose la même chose : une autoroute pour cadres pressés et privilégiés, sans aucune obligation aux poids-lourds de l'emprunter. Merci Monsieur le Préfet !
Les routiers évitent les autoroutes, comme les automobilistes normaux, qui ne peuvent, et ne veulent pas payer 80 euros par mois pour avoir le droit d'aller travailler dans la métropole.
Pour moi, écologiste, cette autoroute sera payée au prix du sang de la biodiversité et de la terre qui nous nourrit.
Les habitants payent. Les usagers du quotidien payent. Les paysans payent. On paie sur le paysage, et on paie en péages. Et on paie en camions qui reviennent sur les petites routes pour ne pas payer le péage - normal, on ne les oblige pas ! - et traversent encore et plus encore les petites routes et les communes, avec les automobiles. Devant les écoles, les cafés, les églises. Pollution, danger routier, tout ce qu'on ne veut pas.
erc : éviter réduire compenser
L’intérêt général, la volonté du peuple comme certains la conçoivent. Dans ce cas, elle n’est pas là.
On évalue les risques et des destructions face aux apports, est-il là ?
Le projet est alors présenté au public au travers d'un débat public. Dans notre cas il n'y a pas eu de débat public, le promoteur considérant que le projet avait déjà passé l'étape du débat public 10 ans auparavant.
il y a donc eu concertation publique avec une écrasante opposition du public.
Mais l'avis du public n'est qu'informatif, les élus ont fait leurs choix, en opposition à la population, en faveur du promoteur.
Rappelons qu’en matière de destructions environnementales, la directive ERC s’applique dans l’ordre : ERC, Éviter-Réduire-Compenser.
  1. D'abord tout faire pour éviter ! C'est ce qu'a demandé le public : pas d'autoroute.
  2. Si on pense que les apports sont supérieurs, pas seulement les promoteurs, le promoteur et les actionnaires du BTP, on fait tout pour réduire au maximum les destructions de la nature et les pollutions, et la casse humaine et sociale.
  3. Enfin, si on ne peut pas réduire, on compense. Mais la nature ne peut être compensée dans ce cas. Il y a 516 ha de destructions de terres naturelles, et nous n'en n'avons plus. Les paysages cassés, il faudra casser à nouveau pour restaurer, et cela coûte. On ne le fait pas. Les nappes phréatiques et les captages sont fragiles et menacés par ce projet inutile (parti pris partagé), mais les nappes et les captages, on les ferme les uns après les autres. Faute aux pesticides d'abord, et aussi aux grands projets routiers qui polluent sols et et eau potable.
    On compense donc avec des sommes versées aux victimes, des regroupements de parcelles pour les agriculteurs, mais avec perte de terres globalement (si, si, réfléchissez), mais aussi des merlons anti-bruit et autres aménagements qui prouvent que cela va être un enfer pour les habitants.
    Et puis des subventions possibles pour des associations ou fondations qui repeignent le monde en vert. Le vert, c'est aussi la couleur du dollar.
Enfin, la rentabilité du projet, au moment où l'argent public est aussi d'intérêt général pour payer la sécurité, l'éducation, la médecine, les transports collectifs, la défense, la justice, et j'en passe : le promoteur a estimé que cette autoroute allait générer 1 milliard 507 millions €... en gains de temps !
Ce que bien sûr nous avons contesté, car les temps de transports présentés actuellement ne correspondent aucunement à ceux révélés par les études de terrain, comme aucun des outils qui donnent précisément les temps de transports aux heures demandées. On l'a montré là.
Les enquêteurs publics m'ont affirmé que si la rentabilité n'était pas au rendez-vous, c'est le concessionnaire qui paierait. Sauf à faire jouer la clause de déchéance au moment opportun, et les bénéfices sont engrangés par les entreprises du BTP, le concessionnaire qui préfère contracter un emprunt plutôt que les fonds propres, payer dès le début les dividendes aux actionnaires et laisser grossir la dette qui reviendra à l'État et les collectivités locales et territoriales.
Sauf que les collectivités n'auront pas encaissé la TVA au passage, elles seront les grosses perdantes.
La dette étant considérée comme charge financière, et que le rabot fiscal n'existe pas pour les PPP, elles échappent de plus à l'impôt.
L'impôt, c'est pour les citoyens et usagers.
Les positions des candidats aux législatives sur l'A28-A13, en vidéo :
Bruno Questel, la République en Marche, dans la Dépêche du 26 mai 2017Bruno Questel, la République en Marche
J'ai été étonné, le candidat LREM a coché toutes les bonnes cases, vertes et de gauche, allant jusqu'à défendre les positions défendues par les écologistes, en se positionnant pour le contournement Ouest de Rouen, tel que l'ont proposé les écologistes.
Chapeau l'artiste, malin Monsieur le candidat, peut-être futur député !
• Gratuité d'Incarville : Nous ne nous satisferons pas de promesses à la Destans, il nous faut des élus véritablement déterminés à combattre avec courage cette autoroute et soulager les Eurois qui prennent l'A13 pour aller travailler. Par contre attention à la concurrence déloyale de Tourville-la-Rivière pour les commerçants du centre-ville. On garde la promesse sous le coude, comme on a gardé celle de M. Destans en 2005. La voilà d'ailleurs :
Ça, c'était une promesse à la Destans, de celles qui n'engage que ceux qui veulent bien y croire.
Espérons que les propos de M. Questel ne soient pas du même acabit, car nous avons besoin de combattants de notre pays, de ses habitants, et aussi de sa nature et de ses paysages.
• Criquebeuf-sur-Seine : c'est la SANEF qui bloque tout aménagement qui permettrait de faciliter l'accès et amenuiser la dangerosité. Le budget nécessaire, 3,7 millions €, a été budgété 3 ans de suite par le département (sous-entendu grâce à lui). La SANEF a pu s'y opposer parce qu'elle possède le foncier autour de ce noeud autoroutier. Malheureusement, pas d'Alexandre le Grand dans nos élus pour tailler dans ce noeud Gordien lors des négociations avec les concessionnaires.
La dernière négociation s'est déroulée sous le ministère de M. Macron. Le jour où il y aura une catastrophe, SANEF sera responsable. Macron et son gouvernement n'auront pas su anticiper ce qui est, non du futur, mais du passé déjà ancien. J'imagine que M. Questel saura les en prévenir ?
• A28-A13 ! Outre le doute sur les questions du financement (mais un financement, ça se trouve quand on veut  on coupe un tuyau, on en ouvre un autre, on fait un peu de dette, on met un peu plus de privé...), M. Bruno Questel se positionne pour le scénario des écologistes sur le contournement Ouest de rouen (j'ai entendu Est, mais je pense qu'il a confondu à ce moment) passant par le pont Flaubert.
Eût-il dit séparation des flux de voitures et de camions (via le boulevard maritime) qu'il aurait checké 100 % des cases. Et bien sûr séparation des flux routiers et collectifs et mobilité active...
Rien à dire au niveau promesses. Reste que son parti est clairement dans la mouvance du continument de la privatisation et de l'autoroute à gogos.
Les partis qui le composent ont voté 100% pour l'autoroute à la Région.
Je veux bien croire les positions du candidat, mais nous ne l'avons guère entendu que ce soit au débat public de 2005, à la concertation publique de 2014, lors de l'Enquête publique, mais aussi au Conseil général lorsqu'il était administrateur à la SANEF. Il s'en explique : le CG ne l'aura pas laisser aborder la question, il a donc démissionné de son poste d'administrateur.
Que peut-il promettre ?
Arnaud Levitre, France insoumise, dans la Dépêche du 26 mai 2017Pierre Vandevoorde pour Arnaud Levitre, PCF France Insoumise
"Le moindre kilomètre d'autoroute est en trop aujourd'hui, alors que nous somme de plain pied dans la catastrophe climatique !"
C'est donc un gros non à l'A28-A13, mais c'est aussi la demande de la suppression du péage d'Incarville qui créée des bouchons qui est prioritaire pour Pierre Vandevoorde, et qui résoudrait tous les problèmes de circulation, notamment celui de Criquebeuf.
Pour nous écologistes, ce n'est même plus une question de priorité, il y a urgence à contrecarrer le projet de nouvelle autoroute A28-A13.
C'est ultra-méga-prioritaire, puisque la situation de d'Incarville-Pont de l'Arche--Criquebeuf est gelée depuis des années par le concessionnaire qui a toutes les billes en main, qui vit de la rente de cette autoroute largement amortie, et qui refuse toute concession aux usagers et aux habitants. Le concessionnaire, c'est lui, pas les autres.
Alors que l'on se doute que Sanef va "conquérir" le marché A28-A13 (l'A13, c'est Sanef, l'A28 c'est Sanef), quel intérêt aurait Sanef de céder là dessus et de prouver qu'il n'y a pas besoin d'A28-A13 ?
Par contre, il y a urgence à faire cesser le Grand Projet autoroutier Inutile, Imposé et ruineux pour le citoyen, Sanef et sa filiale SAPN auront un intérêt de moins à défendre le péage d'Incarville et d'interdire l'aménagement de Criquebeuf.
Et ils n'auront plus d'alternative soi-disant sécuritaire à proposer hormis l'aménagement, et la gratuité d'Incarville. C'est l'intérêt général.
C'est aussi le sens de la directive ERC : 1 éviter, 2 - réduire, 3 - compenser.
le groupe communiste a voté contre l'autoroute, et contre le financement de la Région de 122 millions €.
Arnaud Levitre, France insoumise, dans la Dépêche du 26 mai 2017Richard Jacquet pour le Parti socialiste : tout faux !
Richard Jacquet est POUR le contournement Est de Rouen (aujourd'hui appelé liaison A28-A13), mais contre l'A28-A13 dans l'Eure. La pédagogie, c'est l'art de la répétition. Il n'y a pas de plan B : c'est l'A28-A13 tel qu'il a franchi les étapes, ou rien. Richard Jacquet est POUR l'autoroute. C'est écrit en toutes lettres dans son programme.
Attention au message fallacieux envoyé aux électeurs, je suis pour là-bas, mais contre ici, c'est totalement hypocrite puisqu'il n'y a qu'un seul projet, non amendable !
• Selon Richard Jacquet, le projet d'autoroute peut avoir un intérêt pour désengorger Rouen du trafic autoroutier. Ce que nous, à Non à l'autoroute, et ce que les écologistes contestent. Au regard d'abord des rapports des services de l'État et des collectivités. (CEREMA, Ponts et Chaussées, CREA, Cour des comptes, Haute Autorité de la concurrence, etc, etc...)
• La liaison est déjà existante avec les circuits existants, il ne manque que le viaduc Les Authieux-Rond point des vaches.
[Sauf que le viaduc n'est pas prévu sans l'autoroute et le reste. Aujourd'hui, on descend très bien par la départementale des coteaux des Authieux vers Oissel. Il n'y a personne. Allez...: pas grand monde.]
• Utiliser l'agent économisé (Ben... 1 milliard !) permettrait d'investir sur l'a13.
[Je préfère le scénario d'Arnaud Levitre et de Pierre Vandevoorde, mais je recommande et je plébiscite surtout celui des écologistes. Nous avons 1 milliard ? Investissez-le dans les transports collectifs et la mobilité active, la marche le vélo. Et le ferré. Ouvrez les yeux : l'engorgement de Rouen ce sont les Rouennais en auto. Et les camions. 50% des Rouennais font moins de 3 kilomètres en auto. A moins de 10 kilomètres je gagne du temps et du plaisir à vélo. Investissons dans des pistes et des transports collectifs confortables, rapides, pas cher. Et pas en réseau en étoile obligeant à passer par l'hyper-centre. Des transports et des lignes pour là où l'on va. Vous n'aurez plus de congestion, c'est assez simple à comprendre ? Enfin, si Richard Jacquet oublie de citer le contournement Ouest de Rouen, via les aménagements des sorties du pont Flaubert et du Boulevard maritime, j'imagine qu'il en sera d'accord avec les propositions écologistes ? Oui ? Ah bah non : autoroute à péage.]
• Les barreau autoroutier Eurois ne profitera pas aux habitants, ils n'en veulent pas (constat partagé).
• La question de l'aménagement de Criquebeuf est à la marge, la question est celle de la gratuité d'Incarville.
[Assez d'accord là-dessus, mais on oublie que le bazar généré, c'est par la volonté de l'État de céder au lobby autoroutier, de fabriquer des autoroutes à riches, de ne pas obliger les camions à les emprunter, de ne pas faire la taxe poids lourds et de nous en faire payer quand même le prix, de cette "écotaxe". Le Préfet ne peut pas obliger les camions en transit à prendre l'autoroute ? État faible ou État lobbitimisé ? Voire complice. Au prix de l'aménagement de Criquebeuf, l'État et les collectivités peuvent se le payer. Mais le foncier appartient à la SAPN...]
Pour les transports ferrés, le train, Richard Jacquet déclare forfait, il ne connait pas le sujet. Un sujet majeur pourtant : 10.000 personnes font le trajet en voiture quotidiennement. Ou en car, la classe ouvrière du transport.
La ligne Rouen-Évreux, cette arlésienne combattue par les élus et notables (lisez ce billet que j'ai écrit il y a près de 10 ans) locaux qui ne jurent que par le TGV, est suspendue à la réalisation d'une LNPN qui ne se fera heureusement jamais. C'est Inoui !
le groupe socialiste a voté pour l'autoroute, et pour le financement de la Région de 122 millions €, à l'exception de Marc-Antoine Jamet qui s'est courageusement abstenu.
Si vous voulez des combattants de la mobilité, contre le grand déménagement du territoire, contre cette autoroute en particulier, mais aussi contre les autres Grands Projets Inutiles Imposés (GPII), écoutez la vision futuriste des candidats écologistes de la 1ère et la 4ème circonscriptions. Limpide !
Mais avant, place aux absents, on dit qu'ils ont toujours tort. C'est vrai !
François-Xavier Priollaud, UDI, dans la Dépêche du 26 mai 2017François-Xavier Priollaud pour l'UDI. Tout faux. François-Xavier Priollaud pour l'UDI. Tout faux.
Ben, on est dans les cas compliqués... Il sait très bien que le projet c'est le plan A, et qu'il n'y a pas de plan B.
Soit c'est l'autoroute, payante dans l'Eure et le projet rejeté unanimement par la population et les élus locaux, mais validé par l'enquête publique.
Soit c'est rien, on recommence à zéro, et c'est ce que ne veulent pas le promoteur et les lobbies du BTP. On en reprendrait pour des années, ce que ne souhaite pas la droite pompidoulienne. Ni la gauche mitterrandienne. Ni les ni-ni qui ont un intérêt dans le business autoroutier, au détriment des usagers et des contribuables.
Comme si de rien n'était, François-Xavier Priollaud reconnait l'utilité de l'autoroute. Le promoteur ne réclame rien de plus. Ce qui dépasse, c'est des mots diplomatiques, et pas juridiques.
Les bétonneurs veulent entendre "utilité publique", le reste, ce sont des mots ambigus auxquels on veut bien croire. C'est oui, ou c'est non.
M. Priollaud accorde l'utilité, et viendra dire plus tard qu'il voulait négocier pour les Eurois. Promesse de gascon.
Gratuit pour les Eurois ? Mensonge.
Requalifié en 2x1 voie ? Même pas en rêve.
Garanties et compensations financières pour les Eurois ? Ce sont eux qui paieront le plus.
Partie euroise gratuite ? Stop, il suffit de mentir ! La seule solution serait de prendre l'impôt des Eurois pour verser une compensation. Il y a un contrat, si on le signe, il faut respecter les termes du contrat.
Si M. Priollaud et la droite, après avoir signé une motion à l'unanimité à l'agglomération contre l'autoroute et le principe autoroutier dans l'Eure tourne casaque, c'est une traîtrise envers les administrés qui ont cru aux paroles des élus, et à la valeur d'une motion votée à l'unanimité.
C'était juste des mots couchés sur le papier, malheureusement sans valeur. Les promesses n'engageant que ceux qui veulent bien y croire, il y aura désillusion et colère. Il n'y aura aucun pardon. Et pas mon vote, quoi qu'il arrive. Désolé, je l'aime bien humainement, mais nous sommes trop opposés sur ce sujet.
M. Priollaud, comme tout son groupe, a voté pour l'utilité de l'autoroute à la Région Normandie. Il est conseiller de la majorité régionale, accessoirement maire, et candidat à la députation. Le groupe, largement majoritaire, a voté à 100% pour l'autoroute. 122 millions de la Région de subvention. Y compris, bien sûr, le péage eurois, le 2x2 voies, les destructions de terres naturelles et agricoles, de paysages, et de l'eau et du climat.
doris-perreaux, FN, dans la Dépêche du 26 mai 2017FN et Doris Perreaux : pas si faux, pas si vrai.
Bon, là on est dans le grand écart, et on n'évite pas l'autoroute mais le débat. D'abord favorables à l'autoroute, les voilà favorables au contournement de Rouen par l'Est, et non par l'Ouest (?), mais contre le barreau Eurois désormais.
Donc c'est non pour eux.
C'est la notion d'impôt pour le contribuable, et le prix du péage, qui sont les moteurs de leur "contestation". Reste qu'on ne les a jamais vus dans le débat public (sauf internet) et concertations publiques.
Le message, c'est on vous matraque d'impôts, également cela n'arrangera pas le trafic dans le secteur (merci à notre travail opiniâtre), et, et, et...
"je suis pour un tarif préférentiel pour les habitants du secteur." (Doris Perreaux) Cela n'empêchera pas les camions de continuer à échapper à l'autoroute en prenant la déviation de Pont-de-l'Arche.
Et le tarif préférentiel, ce sont les impôts locaux qui vont le financer. A un moment où le Département veut fermer des collèges pour raison financière.
A la Région, le groupe FN s'est abstenu : pour le contournement, mais contre le barreau Eurois. Dans un choix oui/non, c'est courageux de voter "peut-être"...
Contre l'autoroute, donc. Ils ont compris la colère des gens...
Un peu d'air : les écologistes il y a deux candidat-e-s :
Ce dont vous parler les candidats écologistes, ce n'est pas la belle vie des actionnaires, mais celle des habitants. Niveau de vie, qualité de vie, mobilité, et leur vision de l'intérêt général.
Alexis Fraisse, EELV, dans la Dépêche du 26 mai 2017Alexis Fraisse pour les Écologistes. Évident.
Ce que dit Alexis : "J'ai une très haute idée de l'intérêt général. La plupart du temps on a l'impression que ce sont des intérêts généraux, mais qui restent un peu particuliers.
Les aménagements autoroutiers, il n'y a même pas de question à se poser. L'intérêt le plus général, c'est quelque chose qui touche le monde entier, et qui nous touche personnellement, tous, un par un.
Le réchauffement climatique et la disparition des espèces naturelles et espaces agricoles qui nous nourrissent, on ne peut pas mettre ça en balance avec quelques minutes gagnées pour quelques privilégiés ou quelques milliards de profit.
La question ne devrait même pas se poser à l'heure actuelle. On pouvait se la poser il y a 50 ans, parce qu'on ne savait pas, parce que le réchauffement climatique, les gens ne connaissaient pas, n'y croyaient pas. La biodiversité, on s'en fichait. On s'aperçoit que les espèces sont fragiles. A force de tuer espèces animales et végétales, nous n'aurons plus de quoi manger.
Le contournement Est de Rouen, c'est quelque chose qui ne devrait plus avoir lieu de nos jours. On ne devrait même plus avoir à en parler."
La mobilité actuelle est entièrement basée sur l'automobile et les énergies fossiles.
Nous avons un des réseaux routiers les plus denses du monde. L'argent qu'on peut investir dans le transport, il faut l'investir dans le ferroviaire, la mobilité active, le vélo, les transports collectifs. Ils sont l'alternative au contournement Est.
Le (petit) groupe EELV à la région Normandie a voté contre l'autoroute, et contre les 122 millions de subvention de la Région.Contre les destructions de terres naturelles et agricoles, de paysages, et de l'eau et du climat. Pour les gens.
Laetitia Sanchez, candidate aux législatives dans la 1ère circonscription. Crédit photo : Photo DR le FigaroLaetitia Sanchez pour les Écologistes et le climat.
Le climat, l'eau et la santé, c'est ce que Laetitia a défendu, alors que l'autoroute A28-A13 a été introduite dans le plan santé régional, au nom de la santé, de la lutte contre la pollution, et même de l'étalement urbain. Alors qu'on sait que les infrastructures autoroutières sont les 1ères pourvoyeuses d'étalement urbain, et donc de pollution par l'augmentation du trafic induit, et donc de morts prématurées supplémentaires (48 000 morts par an dues à la pollution). Et la saturation du trafic revient au galop après. Au lieu de régler les problèmes de congestion urbaine, les autoroutes les aggravent. C'est bien ce que Laetitia Sanchez expliquait à la Région Normandie où elle est chef de groupe EELV.
Elle nous parle aussi de ces personnes qu'elle a rencontré pendant ses porte-à-portes, et qui se sentent assignées à résidence parce que les petites gares ont fermé, et que ces personnes, âgées, ou pauvres, ou handicapées, ne disposent pas de voiture. Double peine.
Elles prennent les transports collectifs, mais lorsque les vacances scolaires arrivent, des lignes disparaissent. Ou bien ceux qui sont coincés en banlieue après 20 h, lorsque les transports en commun s'arrêtent. Le restaurant, c'est chez eux. Les concerts, le cinéma, c'est la télé.
On parle LNPN, l'attrait de la vitesse, la LGV mais qui devrait fonctionner en omnibus, car les élus locaux veulent leur desserte. Un ligne avec des gares éloignées des centres-villes, qui'il faut rallier en voiture, alors que les gares du centre sont accessibles à pied, à vélo, en bus ou en métro dans le cas des métropoles. Rouen-Evreux est une ligne arrêtée, mais pas déclassée.
Cette ligne serait un remède à la congestion urbaine, mais aussi au fret pour les céréales si on la rouvrait jusqu'à Orléans. Les internes de l'hôpital d'Évreux, par exemple, ne souhaitent pas y rester lorsqu'ils deviennent médecins, par manque de train notamment.
Rouen est le 1er port céréalier européen. Et la Beauce est le grenier à blé de la France. 86% du fret passe par la route, alors qu'il transitait auparavant sur les rails. "La France m'a tuer", c'est le constat de la politique ferroviaire. Avec moins de pollution, sans risque pour le fret comme pour les usagers, et des villes qui respirent. C'est ce que font les allemands, où les camions ne représentent plus que 40%. La compétitivité, ils ont été la chercher dans le férroviaire et le fluvial. Idem à Rotterdam ou Anvers, quand nous avons choisi de laisser couler le fluvial, de faire dérailler le ferroviaire et de faire tousser nos villes.
On ne peut plus construire une autoroute, mais on doit s'occuper de la mobilité du futur.
Ferroviaire Fluvial camions tonnage (millions t) EVP (en millions)
Le Havre 5% 9% 86% 63,51 2,3
Rouen 5% 9% 86% 21,16 0,12
Dunkerque 4,99% 4,37% 90,62% 47,62 0,26
Rotterdam 11% 30% 59% 441,52 11,86
Anvers 8% 32% 60% 184,13 8,63
Hambourg 45,3% 13,6% 41,1% 130,93 8,86
Des grands projets inutiles, chez nous, on en a. L'A28-A13 est sans doute le plus marquant. Mal nommé "contournement Est de Rouen", il est en fait la finitude du grand projet de contournement autoroutier du bassin parisien à 100 km de Paris. C'est le grand projet de la DATAR, qui s'y accroche, au détriment des territoires et de tous les aménagements qui ont été réalisés depuis les années 60 où il a été conçu.
Un projet technocratique, hyper profitable aux concessionnaires et géants du BTP, mais une catastrophe financière pour les habitants et les collectivités.
Doublée d'une catastrophe écologique et humaine.
Triplée pour les salariés et les usagers d'un quittance supplémentaire quotidienne pour pouvoir aller travailler, comme s'ils avaient besoin de ça, ou bien plus de difficultés et de détours pour s'y rendre qu'auparavant.
Et le climat dans tout ça direz-vous ?
Dans un monde où Trump peut être élu président d'un des États les plus pollueurs du monde, et riche, et qui peut envoyer promener les accords de Paris comme on se débarrasse de ses vieilles godasses (en les jetant dans la nature), faire l'autoroute n'est pas plus cynique. Pareil, on fait péter le climat, les enfants répareront nos délits ou délires environnementaux.
Ou pas.
Je dis bien les collectivités vont payer, et les habitants, et les usagers, et la nature et le climat.
Une question a été posée après la séance sur la clause de déchéance, l'article 40-2 des contrats de concession. Ce monsieur explique ce qu'il a compris : "Pour le concessionnaire, c'est pile je gagne, face tu perds. Pour l'État, c'est le contraire, c'est pile je perds, et face tu gagnes." Il se posait la question de savoir s'il y avait la possibilité d'attaquer ce contrat de concession, rédigé entre Bercy et les concessionnaires et le BTP.
Malheureusement, on a vu le combat de Raymond Avrillier pour consulter ce contrat négocié entre M. Macron lorsqu'il était ministre de l'économie et les concessionnaires. Chaque citoyen en a le droit, mais dans les faits, M. Macron, notre actuel président, s'y est opposé. Citoyens, allez engorger vos files et vos campagnes.
La transparence est légale sur le sujet. Elle n'existe pas dans les faits parce qu'on ne parle pas d'intérêt général, ou parce qu'on dit que les intérêts de certains groupes privés sont d'intérêt général. Il y a eu concertation, c'est une immense majorité qui a dit non au projet fantasque d'A28-A13. Ce sont ces gens qui déterminent, après avoir écouté les arguments des uns et des autres, que ce n'était pas l'intérêt général. Ce sont eux qui vont le payer et mal le vivre.
Totalement sourds à la population, les élus de Seine-Maritime et de l'Eure, mais aussi le président de Région et les conseillers régionaux dans leur très grande majorité défendent ce projet pour l'intérêt régional. Et aussi de l'intérêt de l'Île-de-France, et aussi de l'intérêt européen, soyons fous.
Une délibération a été votée à la Région Normandie qui valide l'utilité régionale et permet d'affecter 122 millions d'euros pour cette autoroute. Les groupes écologiste et communiste ont voté contre. La droite et le PS ont voté pour à l'unanimité sauf une voix. Le FN s'est abstenu, car il est pour ce contournement mais affiche son refus du barreau eurois.
Courageusement, Marc-Antoine Jamet s'est abstenu : ni pour l'autoroute, ni contre son groupe.
En tous cas, l'intérêt Eurois n'est pas là, pas plus qu'il n'y a d'intérêt pour les plateaux Est. Destructions, bitume, pognon.
Mais cela dit, le vrai perdant n'est pas l'État. Ce sont les collectivité locales et territoriales. Et donc les habitants du crû.
L'État, lui, va récupérer la TVA sur la construction de l'autoroute, soit 20%.
L'État investit donc un peu plus de 25% de l'investissement, récupère 20%, il en reste 5%. Ces 5%, c'est la TVA sur les péages.
Sur 55 ans de concession, même à perte, cela finit par rapporter plus.
Pour les collectivités territoriales et locales - Région, départements, agglomérations et communes, c'est une tout autre chanson.
La clause de déchéance les obligera à endosser la dette en cas de faillite. Mais elles n'ont rien à en tirer, à part des investissement supplémentaires, pour l'accès à l'autoroute, une potentielle sortie à péage qui permettrait à la collectivité de faire construire une zone d'activité logistique ou commerciale, avec à terme de l'emploi relocalisé. Relocalisé d'où ? D'à côté, de quelques kilomètres tout au plus. Mais les autoroutes ne créent pas d'emplois. Au mieux, ils les déplacent.
Sans compter que les emplois créés le temps de la construction ne sont même pas locaux : le plus souvent, ils sont détachés pour nombre d'entre eux.
Le BTP et le concessionnaire annoncent que cela sera rentable.
Oui. Pour eux. Ils construisent, fabriquent les ponts, il y a plus d'un milliard de travaux. Les profits commencent là.
Après, ce sont les péages, et puis ceintures et bretelles, la clause de déchéance.
La clause de déchéance s'applique en plein pour les collectivités, celles-là mêmes qui n'ont rien gagné et au contraire subissent les conséquences de plus de transit, de pollution, de destructions de nature.
Pour Raymond Avrillier, la lutte contre la corruption est essentielle pour "éviter que les services publics soient gérés par certains élus comme des intérêts privés."
Nous devrions nous-même nous y intéresser pour que nos impôts aillent bien là où l'on veut qu'ils aillent. Pas dans de juteux bénéfices de grandes compagnies, qui en plus ne payent pas, ou peu d'impôts, parce que l'investissement est payé par la dette (tout est emprunté), et qu'un amendement judicieusement passé comme une lettre à la Poste à l'Assemblée leur permet d'être exempté d'impôt en ce cas. Les PPP, les concessionnaires échappent au rabot fiscal. De la dette et des dividendes, et la rente à vie. La belle vie pour certains. La mort prématurée pour d'autres.

Mobilité en Région Normandie : pour le FN, le vélo ne fait pas partie de la culture des Français

En France, nous n'avons pas la culture vélo. Enfin, ça, c'est le FN qui le dit. Malgré les 3 millions de vélo vendus en France par an, dont 100 000 vélos électriques. Un Français sur deux possède un vélo, et ce n'est pas dans la culture des Français.
Louison Bobet, Jacques Anquetil, Thevenet, Hinault, Fignon, pour ne citer que les Français les plus connus... La "petite reine" ne ferait pas partie de notre patrimoine culturel.
L'ancêtre du vélo était certes allemand : la draisienne. Un véhicule en bois, à deux roues, que l'on poussait avec les pieds muni d'un dirigeoir permettant d'orienter la roue avant.
Mais ce sont deux Français, Pierre et Ernest Michaux, qui inventent le vélocipède à pédales, muni d'un frein, en 1855. Dès 1867, le vélo remporte un énorme succès, et déjà les clubs de vélo et les premières courses apparaissent.
C'est un anglais. Mr Starley qui invente le vélo moderne avec la transmission par chaîne entre plateau et le pignon (1884).
Dunlop invente le pneumatique, et Michelin invente la chambre à air. Il ne manquera que l'invention du dérailleur pour avoir le vélo moderne.
A partir de 1890, Peugeot, Mercier et Manufrance vendent les vélos modernes, et les ouvriers s'emparent de ce moyen de transport accessible qui réduit l'effort physique par rapport à la marche et permet de se déplacer jusqu'à 4 fois plus vite.
En 1903, le Tour de France est créé. C'est l'événement le plus populaire en France aujourd'hui encore.
En Normandie, le vélo de course est très populaire, nous avons le tour de Normandie, et le Paris-Camembert, mais ce sont des milliers de normands qui enfourchent leur vélo tous les dimanches leur VTT, leur vélo de course ou de tourisme pour arpenter les campagnes environnant les agglomérations. Et tous ceux pour qui le vélo est un mode de déplacement du quotidien, pour le travail, les courses, le plaisir et la convivialité.
Alors, pas populaire le vélo ?
"Ça ne fait partie de la culture des français le vélo", dit le front national.
"On a empiété sur la circulation des automobiles avec des pistes cyclables qui ne servent à rien", scande le conseiller régional du front national.
Ah bon ? Ah, oui ! Elles sont difficiles à emprunter, transformées en parking autos, aire de livraison, quand elles ne sont pas directement empruntées par les autos...
Pour le FN, l'avenir c'est appartient à la voiture à hydrogène, totalement non polluante selon eux.
C'est vrai, le moteur ne rejette que de la vapeur d'eau au cul du pot d'échappement. Mais la pollution est ailleurs. C'est la production d'hydrogène : 10 kg de CO2 pour produire 1 kg d'hydrogène. Mais aussi une débauche d'énergie, quelle que soit la méthode utilisée pour le produire :
  • anecdotique, l'électrolyse de l'eau, puisqu'elle ne représente que 1% de la production : on casse une molécule d'eau avec de l'électricité pour obtenir de l'oxygène d'un côté, de l'hydrogène de l'autre (en fait du dihydrogène et du dioxigène pour raison de stabilité de la molécule, mais faisons simple). Il faut beaucoup d'électricité. Ce n'est pas avec notre parc vieillissant qu'il faudra de toutes façons fermer (et que nous aurions dû avoir commencé à fermer) que nous y arriverons. ;
  • le vaporeformage (la quasi totalité de l'hydrogène produit) : on casse le méthane issu de la méthanisation pour obtenir par adduction de vapeur d'eau surchauffée, pour dissocier carbone et hydrogène, on obtient du dioxyde de carbone (CO2) et et du dioxygène (h2).
    Ça coûte cher (multiplié par quatre), c'est très énergivore, et c'est très polluant en CO2 ;
  • gazéifier le charbon de bois. Il faut faire du charbon de bois, puis le brûler à très haute température (énergie, et encore énergie) pour retrouver au final du dihydrogène et du carbone... En gros, impasse encore.
La meilleure solution pour produire de l'hydrogène serait l'électrolyse de l'eau pour profiter de l'intermittence de l'éolien (pas du solaire, nous consommons beaucoup en journée).
Le hic, c'est que le FN refuse les éoliennes, comme tous les autres d'ailleurs, sauf en mer et encore, derrière leur soutien de façade. C'est trop moche les moulins élancés, on préfère les moulins de pierre.
Vous ne voulez pas d'ENR, l'hydrogène est donc caduque.
Sans même parler du prix des véhicules à pile à combustible, hors du déraisonnable, d'un marché inexistant, de l'absence de "pompes"...
Allez, subventionner 50 véhicules pour faire du green washing pour des parcs d'entreprises privées ou collectivités, le monde y survivra.
Mais ne venez pas nous dire que vous n'avez plus une thune pour des plans vélo ou des pistes cyclables, ou des lycées, ou la santé.
Mais à qui, et à quoi, répond le conseiller FN pour qui le vélo ne fait pas partie de notre culture ? Laetitia Sanchez, la "méchante écolo" qui roule à vélo, mais qui déroule les modes de déplacements de Normands et les solutions possibles et rentables...
Devant un parterre de centaine de lycéens, Hervé Morin avait annoncé les effets présents et à venir du réchauffement climatique : perte de biodiversité, fonte des glaces, 48% des populations de vertébrés qui ont disparu en moins de 40 ans (même 60% en 45 ans). Les tensions pour le pétrole, et aussi l’eau potable. Les guerres actuelles du pétrole d'aujourd'hui seront les guerres de l'eau. Dès aujourd'hui, les migrations de réfugiés de guerre et aussi climatiques, génèrent aussi leur lot de « tensions ».
Montée des eaux, terres de plus en plus arides, pauvreté, famines et quête de l’eau potable, c'est ce qui nous attend tous. Le président de région avait indiqué que les solutions étaient mondiales, et nationales, mais aussi passaient par des comportements individuels.
Les solutions régionales ? Voitures à hydrogène et électriques. Ouf ! La voiture est sauvée (la nature, hein...).
Dans nos solutions à nous, la voiture électrique peut trouver sa place, même si ce n'est pas le mode de déplacement le plus efficace. La diffusion à grande échelle pour remplacer un problème par un autre n'est pas une solution optimale.
Le GPL est désormais "malusé", alors qu'il représente 20% de la distillation du pétrole, et qu'il permet d'économiser 20% de CO2 avec bien moins de particules fines que les autres carburants. Le carburant brûle dans les torchères.
Bien sûr, le GPL dépend de la quantité de pétrole consommée et raffinée. Mais ne pas le faire quand on carbure à l'essence, au fuel, au fuel lourd pour les bateaux, ou au kérosène, du fuel, du diesel, de l'essence, c'est de la gabegie indigne d'un Etat responsable de la sécurité énergétique.
L'hydrogène, on en a parlé plus haut : on pollue peu en ville, mais on pollue pour produire, encore plus que le carburant fossile ou issu de la méthanisation. Cela ne peut que conduire à une accélération du réchauffement climatique.
Sauf à le produire avec l'aide d'énergies renouvelables, mais il faut là encore réfléchir au bilan énergie produite dans le temps - énergie grise produite pour développer les ENR.
Et encore, cela veut dire accepter les ENR et l'éolien terrestre.
L'électrique ? Le premier véhicule électrique, et le plus efficace énergétiquement (et en énergie grise), c'est le ferroviaire : train, métro, tramway.
Puis le vélo électrique. 100 000 vélos électriques vendus par an. Avec une bande de roulement réduite, un poids des plus réduits, une vitesse en ville plus rapide la plupart du temps que les autos, une autonomie de 100 km, pour 23 centimes la recharge aux 100 km, c'est un des moyens de transport les plus efficaces. Le transport terrestre le plus efficace à part le vélo à énergie musculaire.
Évidemment l'intermodalité : prendre le bus ou le vélo que l'on colle dans le train. Évidemment travailler autrement : ne pas partir tous à la même heure le matin, et rentrer à la même heure le soir, profiter du télétravail autant que faire se peut. Et tenir compte des déplacements de tous ceux qui ne travaillent pas : chômeurs, retraités, étudiants, familles pour les activités sportives, les courses, la détente, la culture.
Organiser ces transports le plus économiquement possible.
Pour le reste, pour eux, c'est du fret routier, du fret routier, du fret routier, quand on a la chance d'avoir un fleuve de très grand gabarit et un réseau ferré qui n'est toujours pas déclassé. Rétablissons la ligne Rouen-Evreux-Dreux-Chartres-orléans pour les céréales et pour les gens.

Maryannick Deshayes, 1ère conseillère départementale EÉLV en Normandie

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Maryannick, il n’y a jamais eu d’écologiste élu-e dans un département de Normandie. Tu es la première, et la seule élue, ici dans l’Eure.
Qu’est-ce que cela représente pour toi ?
C’est le fruit d’un travail mené sur le terrain depuis 2001. Je suis fière de cette reconnaissance par les électrices et électeurs de notre canton de Pont-de-l’Arche.
Une écologiste dans une département normand, c’est une nouveauté. Cette alliance elle-même est une nouveauté.
Le mode de scrutin choisi par l’UMP et validé par le PS, ainsi que la tentation du vote « utile », ont rendu cette élection difficile pour les écologistes.
Tous les binômes écologistes ont obtenu de bons scores, malgré là encore les appels au vote « utile », des scores sans comparaison avec les sondages qui nous mettaient à 2%.
Sur le canton de Pont-de-l’Arche, avec Gaëtan Levitre pour le Front de Gauche, et moi pour EÉLV, nous avons formé un binôme gagnant, avec un programme écologiste et solidaire pour les habitants et pour le territoire, qui nous a permis d'obtenir une avance de plus de 10 points sur la liste de droite.
Justement, beaucoup d’électeurs se posent la question de l’union entre les écologistes, partisans d'une sortie complète du nucléaire, et le Front de Gauche, notamment le PCF, favorables, eux au nucléaire ?
Notre union a fait notre force. L’élection départementale est d’abord une élection locale [...]

Départementales 2015 dans l’Eure, nous comptons sur Maryannick Deshayes et Gaëtan Levitre pour le canton de Pont-de-l’Arche

pont-de-l-arche
Maryannick Deshayes et Gaëtan Levitre ont fait une alliance écologiste et solidaire pour apporter un peu de couleurs à un Conseil départemental qui sera bien bleu, bleu UMP et bleu marine peut-être.
Et surtout pour apporter toutes leurs compétences pour les habitant-es, l'économie, la défense et l'amélioration de nos modes de vie, de transports, d'accès aux services publics, et l'amélioration de l'environnement.
En face d'eux, un binôme d'extrême-droite et un binôme de droite.
Le programme de l'extrême-droite, tout le monde le connait, il est national, et est de faire du FN le 1er parti de France.
Pour l'autre nuance de bleu, l'argument massue de leur concurrent de droite, c'est le clientélisme.
Guy Auzoux l'a avoué à la presse et dans ses tracts :
il vaut mieux avoir un élu de la majorité, qui peut les aider. Notamment pour avoir des subventions.
Guy Auzoux
Ah qu'il sera beau le département sous la droite : les habitants et les collectivités locales, qu'ils et elles soient de gauche, écologistes, ou même de droite ne bénéficieront plus de subventions si ce sont des élu-es écologistes ou de gauche qui sont conseillers départementaux.
Tous les habitant-es du canton seront puni-es pour avoir voté à gauche, voté écolo, ou simplement ne pas avoir voté suffisamment à droite.
Ils paieront tout de même leurs impôts, mais n'en n'auront pas le retour. Vous n'avez pas voté pour nous, tant pis pour vous !
Qu'il sera laid ce monde où des candidats préviennent qu'ils puniront tous les autres, tous ceux qui portent d'autres espoirs et d'autres convictions, et veulent aider les gens, les jeunes, les travailleurs, les vieux, et aussi les abeilles.
En tant qu'écolo, je refuse cette politique : comme si les inégalités territoriales ne stigmatisaient pas assez les ruraux, on va en plus faire de l'inégalité entre territoires ruraux, selon que j'ai trop de voisins qui ont voté à gauche !
Le travail disparait, les terres naturelles et agricoles disparaissent, les services publics sont une peau de chagrin, et on privilégie les grands projets autoroutiers qui passent les champs sous le bitume pour venir faire encore des bénéfices sur les contribuables-usagers.
Jean-Michel Bérégovoy, Stéphane Martot et Maryannick Deshayes
STOP ! On fait une pause, on respire, et au lieu de menacer, on demande aux gens ce qu'ils veulent, et comment ils veulent vivre ensemble.
Après, on dit aussi ce qui est possible de faire réellement, avec des départements et un Etat endettés jusqu'au cou.
Après, on peut lire avec délectation le candidat Auzoux promettre une boulangerie à la Haye-Malherbe dans 6 mois, aller se montrer au péage d'Incarville ("tiens, qu'est-ce qu'il fait là, celui-là ? On ne l'avait jamais vu auparavant...")
Ils n'ont même pas commencé que ça commence déjà.
Et j'ai appelé à voter à droite contre le FN ! Dois-je déjà m'en mordre les doigts ?
J'appelle ici du fond coeur à voter pour un peu de liberté, de respect de tous les habitants, de l'environnement, de la santé, et à ne pas brutaliser le monde plus encore : j'appelle à voter pour Gaëtan Levitre et Maryannick Deshayes parce qu'ils auront tous deux pour mission de défendre les intérêts du département, des habitants, et de l'environnement, sans faire de différence selon les cantons.
Je remercie énormément les écolos qui ont participé à cette semaine de campagne de 2nd tour : localement, Gilles Fraudin, Laetitia Sanchez, Alexis Fraisse, Jérôme Bourlet, moi-même (trop facile), et plus loin, Stéphane Martot, Jean-Michel Bérégovoy, Hervé Membrado et Henri Bonnot.
Merci pour ces bons moments avec les gens.
Merci, côté Front de gauche, à Bruno, Arnaud, Jacky, José, Patrice, Olivier, Fabien et tous les autres.
Dimanche, votez pour vous, mais votez pour tous, partout.

un site pour les écologistes en campagne : http://eure.ecologie2015.fr

Les candidat-es écologistes et citoyen-nes sont présent-es sur 13 cantons dans le département de l'Eure.
Les écologistes partent en autonomie dans 11 cantons : Bernay, Breteuil, Evreux 1, 2 et 3, Gisors, Louviers, le Neubourg, Pacy-sur-Eure, Val de Reuil et Vernon.
Ils partent en équipe sur 2 cantons : avec le PS et Martine Seguela sur les Andelys, et avec le Front de Gauche et Gaëtan Levitre sur Pont-de-l'Arche. Nous partageons là un vrai combat contre l'autoroute A28-A13, ce contournement Est qui coûtera 1,05 Milliard € au bas mot, qui sera payé par les contribuables locaux ET par les usagers de l'Eure qui voudront se rendre dans la métropole rouennaise.
Les écologistes s'engagent sur des politiques d'économies, et pas une politique d'austérité qui frappe les personnes et les familles les plus fragiles. Investissons dans les aménagements qui rapportent ou sont sources d'économie à long terme, plutôt que dans des dépenses somptuaires. Réduisons la dette sans douleur.
Préservons la santé. Nous nous engageons pour préserver la qualité de l'eau, de l'air, et la santé. Nous nous engageons pour l'aide et l'insertion des handicapé-es, l'aide aux personnes âgées et le maintien à domicile ou à proximité des amis et des familles, pour la santé et la prévention, pour l'emploi, et l'emploi local.
Nous nous engageons pour préserver l'environnement, lutter contre la pollution, contre les déchets répandus dans les champs, les forêts, qui menacent les captages d'eau, qui dénaturent la nature.
Et parce que nous habitons un territoire bordé par la capitale et la métropole, nous nous engageons pour des déplacements faciles pour tous, pour tous les membres des familles, pour tous les usages, et à tout âge. Qu'on dispose d'une automobile ou non.
Nous nous engageons dans cette élection départementale alors même que les compétences définitives du département ne sont pas encore connues ni votées.
Nous nous engageons pour plus de transparence, de clarté pour les citoyens dans ce mille-feuilles qui n'est toujours pas compris par les citoyens.
Ça passe par plus démocratie, et de participation citoyenne et associative. Le pouvoir appartient au peuple. Il faut qu'il vote, que vous votiez.
Vous pouvez découvrir le projet des écologistes eurois sur le site eure.ecologie2015.fr.
eure.ecologie2015.fr

Journées de Printemps de l’Ecologie en Normandie : à Evreux le samedi 23 mars et à Rouen le samedi 6 avril 2013

de 14 h à 19 h à l’Hôtel du Grand Evreux Agglomération (9 rue Voltaire – Evreux) en présence notamment de:
  • Véronique Bérégovoy, Vice Présidente EELV de la Région Haute-Normandie, en charge de l’Environnement et du Plan Climat Energie,
  • Denis Baupin, Député EELV, membre du collège des parlementaires du #DNTE (Débat National sur la Transition Energétique),
  • Florent Fenault, Comité de Liaison des Energies Renouvelables (CLER), membre du collège des associations du #DNTE (Débat National sur la Transition Energétique),
  • Jacques Quantin, Vice-président de l’association Energie Partagée,
  • Laurent Ouvrard, Enercoop (le seul distributeur d’électricité d’origine 100% renouvelable).
Les débats seront animés par Rebecca Armstrong (Atelier Durable).
Le samedi 6 avril 2013, de 9h30 à 19h à Rouen, nous poursuivrons nos Journées de Printemps de l'Ecologie, avec des Conventions Thématiques ouvertes à toutes celles et ceux qui sont intéressés par la transformation écologique de notre société et de notre économie.
Les thématiques en seront :
- L'économie autrement avec l'Economie Sociale et Solidaire : avec la participation de Guy Hascoet, ancien Secrétaire d’Etat à l’ ESS, Benoît Hamon, Ministre délégué en charge de l’ESS, Claude Taleb, Vice Président EELV de la Région Haute-Normandie, en charge de l’ESS, et Pascal Durand, Secrétaire national d'EELV.
- La transition énergétique et le coût de l'électricité, avec Véronique Bérégovoy, Vice-présidente EELV de la Région Haute-Normandie, en charge de l’environnement et du Plan Climat-Energie, et Jean Desessard, Sénateur EELV de Paris et rapporteur de la Commission d'enquête sur le coût réel de l'électricité.
- Quelles priorités pour les transports en Haute-Normandie ? Atelier animé par Gilles Fraudin, responsable de la commission Transports, avec Pierre Louvard, conseiller municipal de Rouen, Matthias Ader, maire de Bois d'Ennebourg et Francis Bia, de l'association Haute-Normandie Nature Environnement. Un point sera fait sur la LNPN (Ligne Nouvelle Paris Normandie) et sur le Contournement Est de Rouen (liaison A28-A13). La liaison ferroviaire entre Rouen et Evreux sera également à l'ordre du jour.
- Quelle eau buvons-nous en Haute-Normandie ? En présence de François Veillerette, porte-parole de Générations Futures :
  • SDAGE et Directive cadre sur l’eau, avec Paul Ferlin, Haute-Normandie Nature Environnement
  • L’eau potable dans notre région, avec Pascal Magoarou, Vice-Président de la CREA
  • Une politique municipale de l’eau, pour un début de solution, avec Jérôme Bourlet, Conseiller régional EELV
  • Présentation du cas de Bolbec, avec Jean-Marc Orain, Groupe Local Caux Seine
Pour se renseigner et pour s'inscrire :
02 35 70 12 10

Législatives 2012 : Dis maman, le changement, c’est quand ?

Dimanche, c'est le premier tour des législatives, qui conduira, ou reconduira 577 député-e-s à l'Assemblée Nationale. Assemblée Nationale et Sénat composent le parlement. C'est ce parlement qui vote la loi :
Si les députés peuvent prendre l'initiative de la loi en déposant des propositions de loi, ou en déposant des amendements, ceux-ci restent très encadrés par l'article 40 de la constitution. Les députés n'interviennent donc qu'à hauteur de 2% dans les propositions de loi, l'essentiel est de la responsabilité du gouvernement.
Ces dernières années, nous avons vu les blocs des deux principaux partis s'affronter, mais la très large majorité présidentielle n'a permis que de transformer l'Assemblée en "chambre d'enregistrement". Après un débat obligatoire, et réduit dans le temps pour éviter les blocages, la majorité vote comme le gouvernement. La loi est adoptée telle que le gouvernement la souhaite, et la rue n'a plus rien à dire. Ce n'est pas la rue qui gouverne. Elle subit.
Les électeurs français s'apprêtent à conduire une nouvelle majorité à l'Assemblée Nationale. Pour beaucoup de députés, ce seront des sortants. Nous allons vraisemblablement reconduire l'Assemblée la plus âgée de la Vème République, reconduire des députés dont beaucoup candidatent pour leurs 3ème ou 4ème mandat, et certains beaucoup plus : ce sera leur 5ème, 6ème, 7ème et même huitième mandat.
L'Assemblée n'est plus la représentation des citoyens, mais d'hommes politiques qui font carrière.
Une Assemblée composée à 80% d'hommes, et une Assemblée composée à 97% de cadres supérieurs, avocats, médecins.
Pour combattre cet état de fait, la loi sur la parité devrait compenser cette sous représentativité, au moins des femmes. Mais à droite comme à gauche, les circonscriptions susceptibles d'être remportées par l'un ou l'autre des grands partis sont réservées aux hommes. La parité est-elle une volonté de changer affublée d'une fausse barbe ?
La parité, c'est un pas pour plus de représentativité du peuple à l'Assemblée. Et ce n'est pas suffisant. Il faut aussi que la diversité des idées soit représentée sur les bancs de l'Assemblée. Il faut que toutes les classes sociales y soient représentées.
Il est bien entendu qu'un gouvernement qui veut agir doit avoir les moyens de faire voter la loi. Redonner la majorité législative à la droite n'aboutirait qu'à un blocage de deux ans, et le pays ne peut pas se le permettre.
Donner une majorité absolue au Parti Socialiste seul pourrait transformer de nouveau l'Assemblée en chambre d'enregistrement. Le groupe socialiste ne s'opposera pas à des mesures du gouvernement socialiste.
Avec une majorité plurielle, le gouvernement devra travailler en amont pour proposer une politique innovante, comprise et acceptée par tous. Avec de nouvelles idées, qui viennent de tout le peuple, de la société civile, et de tous les secteurs économiques.
La solution est de donner la majorité au Gouvernement, avec une majorité plurielle, plus représentative du peuple français. Le débat sera riche et ouvert et conduira à une politique ambitieuse et innovante pour la France. Une participation avec un droit de regard et un droit de question, et de nouvelles propositions. Il n'y aura pas de mesures alibi, pas de demi-mesures trompeuses, mais une vraie volonté de réformer le pays, ensemble, avec un parlement représentatif du pays qu'il représente.
Les écologistes sont de fervents défenseurs de la biodiversité. Dans la nature et dans la société, nous prônons la mixité et le respect de la diversité. Nous le savons, un écosystème est fait d'équilibres, et la richesse des variétés présentes fait la santé de l'ensemble. Les chercheurs se sont de tous temps inspiré de la Nature pour inventer : faisons de même en politique. Inventons une nouvelle gouvernance, faite de dialogue, d'échanges et de coopération : entre les composantes écologistes, de la gauche et du centre ; entre la sphère politique et la société civile, toutes ces associations qui tous les jours travaillent sur le terrain.
Le Grenelle de l'Environnement a donné l'exemple de cette gouvernance et de ce dialogue. Nicolas Sarkozy a montré le risque d'un trop fort regroupement des pouvoirs : En une phrase, il a annihilé des mois et des années de travail. "l'environnement, ça commence à bien faire !"
Voter pour des écologistes et leur assurer un groupe parlementaire, c'est offrir à la gauche cette diversité constructive, et ouvrir des perspectives de co-construction des mesures nécessaires à la vitalité de notre écosystème social.
Je vous appelle à voter dans toute la France pour des candidat-e-s écologistes, qui ont adopté la parité parfaite dès le premier tour, en donnant les moyens aux femmes écologistes de prendre leurs responsabilités dans des circonscriptions gagnables.
Comme Secrétaire Régionale EELV Haute-Normandie, j'appelle à voter pour les candidat-e-s EELV de Haute Normandie.
Nous avons deux circonscriptions, dans l'Eure et la Seine-Maritime, qui ont fait l'objet d'un accord avec le Parti Socialiste.
Dans l'Eure, c'est un homme, Jérôme Bourlet, suppléé par Martine Séguéla pour le PS, qui est le candidat officiel du PS pour la cinquième circonscription.
Dans la deuxième circonscription de Seine-Maritime, c'est une femme, Véronique Moinet, suppléée par Jacques-Antoine Philippe, qui est désignée par EELV et le PS pour accompagner cette politique d'ouverture. Cette ouverture, nous en avons fait preuve jusque-là.
Je comprends qu'humainement, on puisse vouloir se présenter en dissidence contre son parti. C'est à vous électeurs de dire que vous souhaitez que cet accord soit respecté. C'est à vous de dire ce que vous voulez, et si c'est une majorité plurielle et d'ouverture.
Ainsi, dans l'Eure, nous avons retiré notre candidat pour soutenir la candidature de Michel Champredon, PRG, sur la 1ère circonscription - dans le cadre de l'accord PS-PRG-EELV. Le PRG a apporté son soutien à Jérôme Bourlet dans la 5ème circonscription.
Dans les autres circonscriptions, nous présentons des candidates et des candidats pour porter les idées écologistes dans le débat électoral : Ludovic Lesage et Catherine Fenault sur la deuxième circonscription ; Rebecca Armstrong et Frédéric Lamblin sur la 3ème. En Seine-Maritime, les candidats écologistes sont Stéphane Martot et Marie-Hélène Lemoine sur la 76-1 ; Jean-Pierre Lancry et Fatima Khili sur la 76-3 ; Claire Lutz et Guillaume Blavette sur la 76-4 ; Marie-France Persil et Jean-Louis Michaux sur la 76-5 ; Frédéric Weisz et Evelyne Detournay sur la 76-6 ; Marie-Hélène Boileau et Michel Coletta sur la 76-7 ; Pierre Dieulafait et Catherine Mocquard sur la 76-8 ; Alain Plantaz et Régine Debris sur la 76-9 ; Jolanta Avril et Daniel Pitteloup
Je suis personnellement candidate avec René Bodineau pour Europe Écologie Les Verts dans la quatrième circonscription de l'Eure. J'espère que vous voterez pour une candidate nouvelle en politique, et très engagée pour l'avenir de nos territoires et de notre pays. Si vous me faites l'honneur de m'élire, je respecterai mes engagements. Je resterai à votre écoute et je communiquerai mes actions, dans la transparence.
Le changement, c'est quand ? Il commence dimanche.
Pour ces élections, ne jouez pas les utilités, faites-vous plaisir !
Dans la quatrième circonscription de l'Eure, votez Laetitia Sanchez.

Jean-Marie Le Pen à Andé le 5 juin 2012

Après 10 ans de politique sarkosyste sécuritaire qui ont alimenté les idées du FN et la xénophobie, le FN s'est banalisé. Pour certains, «il n’y a plus de honte à voter FN». Marine Le Pen avance masquée avec des arguments démagogiques. Elle annonce des mesures qui se contredisent les unes les autres.
Le vote FN prospère sur la misère sociale, l’isolement et la peur du déclassement. Les personnes se sentent abandonnées par les politiques lorsqu’elles vivent en ville, mais plus encore parfois lorsqu’elle en sont éloignées et donc précarisées. Le chômage a augmenté de 25% les 5 dernières années. De plus en plus de personnes vivent en grande précarité.
Nous pensons qu’il faut absolument combattre la misère sociale, le chômage et la précarité.
Ce qu’EELV propose, c’est la création d’1 million d’emplois non délocalisables sur 5 ans : 600 000 dans la transition énergétique, et 400 000 pour politiques de solidarité.
Pour ce qui est de la précarité, nous voulons agir sur le coût de la vie en diminuant les dépenses contraintes. On pense pouvoir agir ainsi sur la moitié des dépenses contraintes des ménages :
  • le logement par le plafonnement des loyers,
  • les déplacements avec personne à moins de 10 min d’un système de déplacement collectif (y compris covoiturage, taxis intercommunaux…) et des emplois plus proches des lieux d’habitations
  • l’énergie : avec la réhabilitation énergétique des logement permettant de fortes économies.
Enfin, nous voulons repenser l’aménagement des territoires pour plus d’égalité : redonner plus de place aux petites communes, stopper le développement à tout va des grandes métropoles au détriment du reste du territoire.
Et nous nous réjouissons de la nomination de Cécile Duflot comme Ministre de l’égalité des territoires et du Logement !
Concrètement, cela signifie :
  • attirer l’emploi sur les territoires par des mesures incitatives (entreprises, commerces,…),
  • diminuer le coût des transport : avec le rapprochement de l’emploi et de meilleurs services de transport, ce coût doit diminuer.
  • Remettre plus de services publics dans les zones rurales : il est anormal qu’aujourd’hui des citoyens doivent parcourir de nombreux kilomètres pour se rendre qui à La Poste, qui à Pôle Emploi.
  • Donner plus de voix aux citoyens avec plus de démocratie locale.
Par ailleurs, nous pensons que pour mieux vivre ensemble, il est primordial de redonner toute sa place à une école où l’on apprend à réfléchir et non juste à « bachoter » pour les notes. L’éducation civique y a toute sa place. On doit aussi permettre le développement des initiatives d’éducation populaire.
Les 10 et 17 Juin prochain,
Votez Europe Ecologie Les Verts !

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