Le 12 juillet, Nicolas Sarkozy a confirmé son intention d’engager le dernier grand chantier de la législature : la prise en charge de la dépendance. Ceci dès que la pilule des retraites sera avalée. La « branche 5ème risque» était une promesse électorale de 2007.
On peut retrouver
sur le site du gouvernement la volonté gouvernementale de l’époque de prendre en charge cette dépendance :
« La cinquième branche de la protection sociale prendra en charge la dépendance et viendra s’ajouter à celles qui couvrent la maladie, la famille, les accidents du travail et les retraites.«
Le 5 novembre 2007, Xavier Bertrand et Valérie Létard ont reçu le rapport annuel de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) qui définit notamment les modalités de construction d’un nouveau champ de protection sociale pour le cinquième risque.
Xavier Bertrand avait alors chargé la CNSA (Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie) d’engager une réflexion approfondie sur la réponse à mettre en œuvre en faveur de l’autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées dans les gestes de la vie quotidienne.
Et c’est Valérie Rosso-Debord (UMP, Meurthe-et-Moselle) qui s’apprête à transmettre
le rapport de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale au premier ministre dans les jours à venir. Ce rapport ne fait pas qu’annoncer le renoncement du gouvernement à la création d’une branche « cinquième risque» , il vise à obliger la souscription, dès 50 ans, d’une assurance contre la perte d’autonomie auprès d’un établissement labellisé (qui peut être une mutuelle, une société de prévoyance ou une société d’assurance, en tous cas, une assurance privée).
Le rapport indique « le fait que le financement public est désormais incapable de procurer les futurs milliards de dépenses que coûtera dans un avenir proche la dépendance des personnes âgées« . Ce système d’assurance dépendance se substituera « progressivement» au régime actuel de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), créée en 2001. « Maintenir à titre transitoire une prise en charge publique» , peut-on lire au chapitre des leviers divers possibles.
Evidemment, en 2007, on comptait sur la croissance qu’on irait chercher avec les dents, on ne pouvait pas raisonnablement s’attendre à cette crise financière imprévue, cette mondialisation incontrôlable, la crise économique elle aussi imprévue, et cette crise démographique tout aussi imprévue que les autres…
La rigueur s’installe, pas petit à petit, elle s’installe, point. Ce n’est pas cette cotisation supplémentaire (bien prévue, elle) qui va redorer les porte-monnaies de nos compatriotes. Pour nos anciens, c’est avec les dents qu’on va chercher la croissance : pas de dents, pas de noisettes !
Enfin, un espoir : peut-être verrons-nous bientôt une petite embellie. Au moins du côté des assurances privées…
Depuis le 22 avril 2010, des tonnes de pétrole souillent la mer et les côtes américaines, suite au naufrage de la plateforme exploitée par le groupe britannique BP. Des milliards de dollars sont dépensés par la compagnie, en vain. Sur le web, une vaste campagne s’en prend à l’image de la marque.
Sur Facebook, le groupe
« Boycott BP» compte près de 800.000 amis.
Un clip vidéo a circulé partout : « When BP spills coffee» dénonce par la dérision l’inefficacité des stratégies mises en place par la compagnie (hilarant et… tragique !).
Suite à la mort d’un gendarme de la brigade fluviale, la course a été arrêtée. L’acident s’est produit à 6h20.
L’embarcation des gendarmes, chargée de la sécurité du passage des péniches, à été percutée par le bâteau d’un concurrent. Un gendarme a été blessé et souffre de contusions multiples, tandis que son collègue est malheureusement décédé.
Il a été aussitôt mis fin à la course et tous les concurrents ont regagné les berges.
Mais cet accident va rouvrir le débat sur l’existence même de cette course, qui se déroule au plein coeur de la ville. Estimée comme dangereuse et extrêmement bruyante par de très nombreux riverains, cet accident risque de remettre en cause l’existence même de cette manifestation. Est-ce la fin des 24 heures de Rouen ?
C’était le 31 mars à 8h40 sur France Inter (ça date un peu, mais c’est ça de louper les infos…).
Allègre se débat, s’emporte, peste et tape du poing sur la table.
Heureusement, la table est solide ! Heureusement que les arguments n’étaient pas posés sur la table aussi, ils eussent volé en éclats…
Allez, bon week-end à tous, et profitez bien du réchauffement printanier :)
Paulina (12 ans, collège Barbey d’Aurevilly), Zenel et Erblina (11 ans et 9 ans, école Marie Houdemare) ont fui le Kosovo avec leurs parents car leur vie y était menacée. Ils se sont arrêtés dans un premier pays européen trop proche du leur. Encore menacés, ils ont dû le quitter pour se réfugier à Rouen.
Leur situation administrative est à ce jour bloquée en France :
- Refus d’examen de leur demande d’asile ;
- Risque d’expulsion vers le premier pays européen malgré le danger.
Leur situation matérielle était depuis leur arrivée extrêmement précaire, elle s’est récemment encore dégradée. Sans plus aucune aide, ils vivent aujourd’hui dans l’incertitude du lendemain (pas de logement, pas de ressources). De plus, leur père, gravement malade, est hospitalisé depuis plusieurs semaines.
Malgré tout cela, depuis septembre, les enfants suivent leur scolarité avec assiduité. Ils ont acquis un niveau de français remarquable et manifestent un désir évident d’intégration dans notre pays.
- Nous voulons que Paulina, Zenel et Erblina puissent grandir dans des conditions décentes et humaines parmi nous ;
- Nous soutenons le droit des enfants à une scolarité et une vie familiale normale que seule la France peut leur offrir.
Un retour au Kosovo et dans le premier pays européen est exclu, aussi, nous demandons à M. le Préfet de la Seine-Maritime :
- De prendre en compte la solidarité exprimée par cette pétition ;
- De considérer la situation urgente et désespérée dans laquelle se trouve cette famille ;
- De procéder au plus vite à la REGULARISATION des parents de Paulina, Zenel et Erblina.
Vous allez à la poste récupérer un colis, et vous croyez être tombé au coeur d’une anomalie spatio-temporelle. Regardez plutôt ce qui s’y passe en réalité…
C’était de la magie. La Force. Comme j’ai dit, en me battant, je… je deviens plus puissant. Plus que… plus que tu peux l’imaginer. C’est… c’est LA FORCE. Je suis plus… puissant. Na.
TF1, pour évoquer la présentation par le ministre de l’intérieur du projet de loi sur la sécurité intérieure, la LOPPSI, devant l’Assemblée nationale, présentait un hémicycle plein à craquer. La réalité est plus torve…
« Prêtant l’oreille aux fallacieuses paroles des économistes, les prolétaires se sont livrés corps et âme au vice du travail, ils précipitent la société tout entière dans ces crises industrielles de surproduction qui convulsent l’organisme social» (…) « abrutis par le dogme du travail, (ils) ne compren(nent) pas que le surtravail qu’ils se sont infligé pendant le temps de prétendue prospérité est la cause de leur misère présente» . « La classe ouvrière, avec sa bonne foi simpliste, s’est laissé endoctriner parce que, avec son impétuosité native, elle s’est précipitée en aveugle dans le travail et l’abstinence» . « Idiots!» s’exclame-t-il: « Honte au prolétariat!» (Paul Lafargue – 1880)
Dans une interview donnée au
JDD, Laurence Parisot présente les positions qu’elle défendra au nom du MEDEF lors du sommet social à l’Elysée lundi.
laurence Parisot avance ses propositions : compléter le système de retraite par un système de retraite par capitalisation, tenir compte des situations les plus pénibles à condition de les évaluer sur des critères individuels et objectifs (?), exonérer des charges sociales pour toute embauche d’un chômeur en fin de droits, ne pas augmenter les cotisations,…
Et là qu’est-ce que je lis ? « L’espérance de vie approche les 100 ans, comment imaginer trente ou quarante ans sans travailler, et les financer en restant inactif? Relevons l’âge légal, cela entraînera une hausse du taux d’activité des seniors, comme tout le monde souhaite.»
Quoi ?! J’aurais raté cette information capitale : notre espérance de vie approche les 100 ans ! Vite, un petit tour sur le site de l’INSEE pour vérifier cette bonne nouvelle !
Ah zut, je dois déchanter rapidement : l’espérance de vie en France est de 84,5 ans pour les femmes, et de 77,8 ans pour les hommes.
Pour les 40 ans à se faire dorer la pilule sous les cocotiers, c’est raté. Les hommes, si on relève l’âge de la retraite, n’auront que 10 à 15 ans pour en profiter. Et d’ici là les cocotiers seront peut-être sous l’eau.
« Nous jouons avec la réputation de la France» , ajoute-t-elle.
Je suis rassuré pour notre réputation, la France est le seul pays du monde ou une sardine peut boucher le port de Marseille.
Manifestation pour l’Education aujourd’hui à Paris : contre les suppressions de postes et la réduction des moyens dans l’Education nationale.
Une manifestation corporatiste ?
Dans mon collège ZEP, les indicateurs sont là : 80% de catégories socio-professionnelles (CSP) défavorisées.
Que se passe-t-il aujourd’hui ? La DHG (dotation horaire générale) pour la rentrée prochaine vient de tomber. Résultat : 56h d’enseignement en moins.
Par conséquent, des choix devront être faits entre les enseignements proposés dans notre établissement.
On envisage alors des scénarios :
- Une classe bi-langue (hors-norme), avec seulement 2h d’allemand au lieu de 3 prévues.
- Une seule LV2 proposée en 4ème.
- Plus de groupe de latin en 3ème.
- Plus d’enseignement artistique en classe de 3ème d’insertion.
- Et des effectifs par classe qui atteindraient près de 25 élèves.
Dans de telles conditions, nos élèves seront victimes d’une double inégalité : des conditions d’enseignement dégradées et moins d’offre d’enseignement.
Est-ce cela le service public ? Est-ce cela une école qui respecte les principes républicains : liberté, égalité, fraternité ?
Donner moins à ceux qui ont le moins : une nouvelle définition de l’égalité à la Coluche…
Fadela Amara, au fait, à quand votre Plan Marshall pour les banlieues ?

Le site de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) est une source précieuse d’informations. Ainsi peut-on y lire chaque semaine le dernier bilan concernant la pandémie de grippe A/H1N1. Au 4 décembre, elle aurait fait
8.768 morts à travers le monde.
En France, la pandémie annoncée a justifié la mise en œuvre de moyens humains et financiers considérables, avec notamment l’achat de vaccins, la promotion des médicaments « antiviraux », les masques, les campagnes de prévention, la logistique, soit un total d’au moins 1,5 milliards d’euros.
Le Ministre de la santé a fait son travail me direz-vous. Admettons.
Mais alors il faut admettre aussi que d’autres ne le font pas.
Parce que sur le même site de l’OMS, mais à la rubrique « Paludisme », on peut lire : « un enfant en meurt toutes les trente secondes ». Toutes les trente secondes ? En huit mois, depuis que le virus A/H1N1 a capté toute notre attention, cela fait combien d’enfants morts du paludisme ? Dans une indifférence presque générale, alors que les médicaments pour soigner ce fléau existent, sont réellement efficaces et auraient pu sauver ces enfants.
Nous faisons pourtant tous partie du même monde. Pour reprendre le terme du Professeur Marc Gentilini, il y a vraiment beaucoup d’ « indécence » dans toute cette affaire.
Roseline Péluchon
Les parlementaires nationaux et européens, les conseillers régionaux et généraux, les maires… ont posé en ce jour les fondements d’un collectif d’élus qui refusent l’implantation d’une zone industrielle et gazière.
« Les porteurs du terminal méthanier méprisent la responsabilité fondamentale des élus en matière d’aménagement du territoire. Et pourtant qui mieux que nous connaît la force et la richesse de notre territoire », expliquent les élus.
Pour le président du département de la Seine-Maritime, Didier Marie, qui a rejoint le collectif «Les élus servent à porter la parole des citoyens. La démocratie est bafouée quand un projet est imposé par la force à des gens qui n’en veulent pas ».
Aujourd’hui, mercredi 4 novembre à 11h, Frédéric de Maneville, 3e président de Gaz de Normandie en 2 ans, et Laurent Castaing, président du GPMH, viendront présenter conjointement le projet de terminal méthanier d’Antifer dans les salons de l’hôtel Novotel, à Saint Etienne du Rouvray. Ils prônent le dialogue à 120 kilomètres des communes concernées.
A cette occasion, le Collectif d’élus, les membres des Associations et les habitants de Saint-Jouin Bruneval seront accueillis par la municipalité de Saint Etienne du Rouvray. Ils tiendront une conférence de presse à 10h 30, au centre socio-culturel Jean Prevost.
Les élus de l’agglomération rouennaise (et de Haute-Normandie) sont invités à rejoindre le collectif et à signer le texte fondateur. A l’issue de la conférence de presse, les opposants à ce projet du passé se rendront à l’hôtel Novotel à 11h.
SI GAZ DE NORMANDIE NE VIENT PAS A NOUS, NOUS ALLONS A LUI (appel du collectif d’élus contre le méthanier aux portes d’Etretat)
Elus, vous qui aimez notre territoire et notre littoral, défendez ce joyau de la Normandie. Allez dire votre opposition à ce projet de terminal méthanier aux portes d’Etretat, et au gazoduc qui traversera le territoire.
Rendez-vous à la conférence de presse à 10h30, au centre socio-culturel Jean Prevost, à Saint-Etienne du Rouvray, ou à l’hôtel Novotel de Saint-Etienne du Rouvray à 11h.
La population haut-normande vous en remerciera durablement.
Contact :
Maria Bergeron, membre du collectif
m.bergeron@st-jouin-bruneval.fr
Site mairie : http//www.st-jouin-bruneval.fr