L’histoire que nous raconte mediapart pourrait être celle d’une banale arnaque, sauf que le montant de l’arnaque n’est pas banal : deux milliards d’euros. C’est un chiffre qui ne passe pas sur un chèque, la case des chiffres est trop petite pour y mettre la somme : 2 000 000 000 euros. Qui perd ? Areva, l’Etat, et donc nous, les français.
Comment l’Etat, comment nos élites, qu’elles soient aux manettes à l’Etat ou à Areva ont pu se laisser prendre dans ce dossier UraMin, une petite société créée en 2005 dans les île vierges britanniques, un paradis fiscal, et dont la valeur n’atteignait que 60 millions de dollars. C’est toute la question que se pose le journal, et qu’il tente de comprendre et d’élucider pour nous.
L’enjeu de cette affaire, c’est l’uranium, une ressource de plus en plus rare sur notre planète, et donc de plus en plus chère. Cet uranium, en 2006, Areva en a un besoin urgent. Non pour alimenter nos centrales, mais pour vendre l’EPR en Chine. Le gouvernement chinois exige plus qu’un réacteur. Il veut un package qui inclut les transferts de technologie sur le réacteur EPR, le cycle de retraitement, et des garanties d’approvisionnement d’uranium à bon prix.
En 2006, Areva commence à lorgner sur la société UraMin, qui fait savoir autour d’elle que ses gisements d’uranium en Afrique semblent très prometteurs. Areva n’a d’abord pas donné suite à la proposition de rachat de la société UraMin.
Mais dès le mois d’octobre 2006, les deux directions signent un accord confidentiel.
En décembre 2006, la Chine met fin aux espoir des français de vendre leur EPR, lui préférant le réacteur de l’américain Westinghouse. L’affaire aurait pu en rester là.
Mais les luttes d’influences autour d’Areva poussent la responsable d’Areva, Anne Lauvergeon, à retrouver l’autonomie de son groupe, et à se libérer de la tutelle de Bercy. Thierry Breton avait empêché le rachat d’un groupe minier australien, avait refusé la privatisation d’Areva [depuis le 30 mai 2011, l’intégralité du capital d’Areva est cotée sous forme d’actions ordinaires, Ndr], ou en lui interdisant de racheter à prix élevé RePower, une PME allemande spécialisée dans l’éolien.
Les négociations vont continuer entre Areva et UraMin. L’offre de départ de 400 millions n’a pas fait l’objet d’un accord écrit. En 2006, Areva embauche Daniel Wouters, un homme d’affaires belge, spécialiste de l’Afrique et du monde minier, pour mener les négociations, tout en l’autorisant à mener ses activités personnelles.
En six mois, le prix d’UraMin va exploser. La société quitte la place londonienne pour se placer à Toronto, plus spécialisée dans les projets miniers, et qui offre plus de garanties boursières et d’expertises techniques dans ce type de projets. A son entrée en bourse, l’action cote 2,8 dollars canadiens, et représente une valeur totale de 420 millions de dollars américains.
UraMin fait connaître les résultats d’expertises qu’elle a fait lancer, et les résultats de tous les sites sont plus prometteurs les uns que les autres. Comme le fait remarquer
Mediapart, une grande partie des déclarations et articles de cette période ont disparu du web.
En mars 2007, Areva acquiert 5,5% du capital d’Uramin, pour une valeur de 4,3 dollars canadien par action. Comme dit le journal, « le poisson mord, il n’y a plus qu’à le ferrer. »
En avril 2007, UraMin rompt les négociations confidentielles avec Areva, et lance un processus de mise aux enchères.
Au lieu de rompre les négociations, Areva continue de s’intéresser à l’acquisition de la société canadienne, et de ses ressources prometteuses. Le cours s’envole. Une rumeur d’un possible partenariat avec le groupe China National Nuclear Corporation, démentie par le groupe chinois quelques jours plus tard, fait prendre 4% à l’action en une séance.
En juin, UraMin annonce une nouvelle concession minière au Niger et l’action atteint 7,8 dollars canadiens à l’action.
C’est Jean-Louis Borloo, ministre des finances depuis un mois, qui donne le feu vert à une OPA sur UraMin.
7,8 dollars canadiens, c’est le prix que paiera Areva pour s’offrir UltraMin. Et encore, sans la nouvelle concession minière au Niger.
Le seul avantage qui sera concédé à Areva, c’est que sa proposition sera préférée à une offre concurrente en cas de surenchère, à condition de s’aligner sur celle-ci.
Juillet 2007, Areva lance son OPA sur UraMin, société créée seulement deux ans auparavant et qui ne valait alors que 60 millions de dollars, pour un montant de 2,5 milliards de dollars.
La valeur d’UraMin, acquise pour 1,8 milliard d’euros en 2007, et qui a nécessité des investissements par la suite, n’est plus que de 400 millions d’euros.
Le groupe français va afficher des pertes qui se chiffrent en milliards d’euros, suite à ses déboires sur UraMin, sur l’EPR en Finlande, et à la catastrophe de Fukushima qui a terni son avenir. Des milliers d’emplois vont certainement être liquidés. L’Etat français, actionnaire à plus de 80%, devra mettre la main à la poche, et l’argent public servira probablement à augmenter le capital du groupe.
Merci à
Mediapart et à Martine Orange pour son enquête, dont j’ai utilisé les sources pour ce billet.
Comment une telle affaire a-t-elle été possible ? Le groupe français est leader et expert en matière de gisements d’uranium. Or, selon Mediapart, aucune expertise approfondie n’a été menée, même si des équipes internes ont bien travaillé.
L’essentiel des chiffres et des appréciations proviennent des expertises du cabinet américain SRK, et ont été fournis par le vendeur.
Comment l’Etat français, principal actionnaire, a pu ne pas arbitrer cette OPA, et au contraire donner son feu vert à l’OPA ? Quand il y a un perdant, il y a des gagnants. Qui a bénéficié de cette spéculation ? L’enquête de
Mediapart nous fournit déjà des pistes, mais seule une enquête judiciaire permettra de connaître les détails de l’affaire. L’enquête de Mediapart, elle, continue…
Le communiqué ajoute : « Toute personne ayant une information sur un éventuel délit d’initié ou sur la surévaluation de la qualité des gisements d’Uramin avant 2010 doit la communiquer au parquet, au régulateur boursier canadien, voire à une commission parlementaire, fait valoir M. Ricol ».
2011 a été l’année du printemps arabe.
Les vieux dictateurs ont été mis à la porte, au nom de la justice et de la liberté.
En 2012, les peuples devront poursuivre sur ce chemin de la liberté, et ne pas se faire voler leur révolution. En France aussi, nous voulons rénover nos institutions. Nous demandons une séparation réelle des pouvoirs. Nous exigeons plus de diversité, de parité, plus d’égalité. Les français prennent la parole et ne veulent plus des affaires.
En 2011, les peuples se sont indignés. Les économistes sont atterrés. La politique a capitulé devant les marchés. Les financiers se régalent. Pour conserver le AAA donné par les agences de notations, les populations ont été mises à contribution. Des populations entières sont sacrifiées pour assurer les richesses d’une petite oligarchie.
En 2011, nous atteignons un record de chômage intolérable. Quatre millions deux cent quarante quatre mille huit cents demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégories A,B, et C pour la seule métropole.
En 2011, l’Europe s’est divisée, et le tandem Merkel-Sarkozy, qui a pris les commandes de l’Europe, a réfléchi à exclure au moins un pays européen. De sommet décisif pour sauver l’euro en sommet décisif pour sauver l’euro, c’est toute notre économie qui montre sa fragilité face à la spéculation. D’anciens banquiers de Goldmann Sachs et de Lehmann Brothers ont été nommés pour prendre la gouvernance d’Etats européens.
Il tiendra à nous qu’en 2012, la politique revienne à sa mission de représentation du peuple, et non plus des intérêts de quelques-uns. La démocratie doit progresser, pas seulement dans notre pays, mais aussi en Europe. Avec des responsables politiques élus et non nommés.
En 2012, il faudra protéger l’économie réelle de la spéculation, et réguler la finance. L’emploi devra être re-localisé et de nouvelles filières créées.
En 2011, les catastrophes naturelles et sanitaires se sont multipliées : séismes, tornades, sécheresses… du Japon à la Turquie en passant par la Nouvelle Zélande ou la Corne de l’Afrique, pas une région du monde n’a été épargnée.
Après le bilan très mitigé du sommet de Durban, l’Union européenne adopte, enfin, au 1er janvier 2012 une loi qui fera payer la pollution émise par les compagnies aériennes – et ce malgré l’opposition des Etats-Unis et de la Chine.
2012 sera une année pour lutter contre les dérèglements climatiques, si nous le voulons.
2011 enfin, a été l’année de la prise de conscience du risque nucléaire, avec la catastrophe de Fukushima. Tout autour de nous, des pays européens se sont prononcés pour la sortie du nucléaire (l’Allemagne, la Suisse, l’Italie, la Belgique …).
2012 sera l’année où nous constaterons que les énergies renouvelables ne sont pas qu’une solution pour éviter ce risque. Elles assureront aussi une vraie indépendance énergétique durable, et des emplois qui seront créés dans notre pays. Areva même en prend conscience, qui a perdu de l’argent dans le domaine du nucléaire, et continue sa conversion vers les énergies renouvelables : 120 turbines d’éoliennes vont être construites en Allemagne pour 1,2 milliards d’euros, et ce seront 1,8 milliards d’euros qui vont être investis en France.
En 2012, c’est nous qui choisirons entre l’indépendance et la sécurité, ou le risque et les déchets.
L’écologie politique porte dans son projet ces valeurs philosophiques, démocratiques, économiques et énergétiques
- Pour une nature redéfinie comme patrimoine commun de l’humanité, où l’homme retrouve une place harmonieuse. Où il ne soit plus seulement considéré comme consommateur, mais aussi comme citoyen responsable. Considéré dans ses droits (à la santé, à une alimentation saine, au logement, à l’éducation, au transport…) mais aussi dans sa conscience. Pour que le « mieux être » remplace l’« avoir plus ».
- Pour une 6ème république qui revivifie la représentation politique – par l’application de la proportionnelle, le non-cumul des mandats, une parité effective, le droit de vote des résidents étrangers… Pour que la politique ne reste pas « un club d’hommes blancs et bourgeois d’un âge certain ».
- Pour une économie « libérée de la finance », au service des populations et des territoires, accompagnée d’une réforme de la fiscalité, pour un impôt plus juste et plus écologique, et d’une négociation sur la réduction du temps de travail – pour « travailler moins, travailler mieux, travailler tous ».
- Pour une transition énergétique et pour la création de centaines de milliers d’emplois – dans la rénovation du bâti, les énergies renouvelables, le démantèlement nucléaire comme filière d’excellence française, et les transports (ferroviaire, services liés à la mobilité et à l’intermodalité…)
En 2012, c’est tous ensemble que nous pourrons relever ces défis.
Je fais le voeu que 2012 soit une année de réparation, et je vous souhaite tout le bonheur du monde.
Laetitia Sanchez
Depuis l’abandon du titre par LVMH, et malgré des tentatives de relance, La Tribune connaît des difficultés financières. Le journal est actuellement en procédure de sauvegarde. Le tribunal de commerce statuera sur son sort le 19 janvier prochain.
Aussitôt paru,
aussitôt démenti par le PDG d’EDF, M. Proglio :
« EDF n’a pas l’intention d’abandonner l’EPR, les équipes sont pleinement mobilisées » sur Flamanville et à l’international,
« l’EPR est un atout et une formidable opportunité de développement »…
Et les sanctions de suivre : « le 14 novembre, la direction de La Tribune est informée par Euro RSCG (Havas), l’agence de publicité d’EDF, que l’électricien ‘souhaite annuler toutes ses communications dans La Tribune jusqu’à la fin de l’année du fait de l’article paru dans le quotidien’« , nous dit Libération. « EDF aurait même fait savoir qu’il ne souhaitait ‘plus être présent dans le titre’. »
Une campagne annuelle en cours annulée, avec manque à gagner de 80.000 € (?) pour La Tribune, selon le journal.
La presse est prise en sandwich entre la nécessité d’informer ses lecteurs, et celle d’assurer sa survie en louant ses espaces publicitaires. Les deux sont apparemment inconciliables pour EDF.
Il faut dire que la situation n’est pas facile pour EDF et AREVA : avec deux chantiers en cours dont les coûts ont explosé, et les retards accumulés. Le chantier finlandais d’Olkiluoto, qui devait être achevé en 2009, ne devrait être mis en service à pleine puissance qu’au deuxième semestre 2013. Et déjà
TVO a qu’il était possible que cette mise en service n’intervienne qu’en 2014. L’impact financier de ce nouveau retard n’est pas encore connu.
EDF et son PDG, M. Proglio, font donc feu de tout bois :
Ensuite en prenant des sanctions financières contre LA TRIBUNE pour un article trop incisif.
C’est aussi EDF et AREVA qui interviennent dans les accords politiques, selon
mediapart.
« [...] Deux sources socialistes ayant participé aux négociations nous ont confirmé que le texte a été volontairement «trappé» durant le BN socialiste. Et d’expliquer qu’il s’agirait d’une intervention forte téléguidée par Henri Proglio, président d’EDF, et acteur de pointe du lobby nucléaire. «Nous avons tous reçu des textos en plein BN, nous demandant de retirer le texte. On n’a pas réussi à se mettre d’accord, donc on a retiré le paragraphe à la hussarde, après le vote…»
Henri Proglio affirmera n’être «absolument pas intervenu de quelque manière que ce soit dans la rédaction du programme EELV/PS.
C’est une dépêche AFP qui indiquera qu’Areva reconnaît «avoir appelé le responsable socialiste Bernard Cazeneuve, porte-parole de François Hollande, et député-maire de Cherbourg-Octeville, pour lui faire part « des conséquences économiques, sociales, industrielles, environnementales très graves, qui conduiraient aussi à la disparition du leadership de la France dans le nucléaire civil »». (source
mediapart)
Et c’est l’accord EELV/PS qui est mis en danger pour caviardage au sujet du chapitre concernant le traitement du MOX.
EDF nous doit plus que la lumière. Plus que la lumière… la transparence ?
Jeudi matin, suite à un rendez vous avec l’
agence locale de l’énergie pour la mise en place de familles à énergie positive sur notre commune, je suis passé à la mairie pour demander le prêt d’une salle.
La réponse, je ne la connais pas : sous couvert de démocratie, le maire m’a expliqué qu’il ne pouvait prendre ce type de décision seul (!).
Je me suis fait reconduire, ou éconduire, à la sortie, en m’indiquant qu’il prendrait contact avec l’agence…
Je me permets de rappeler l’urgence de la réponse, car la réunion doit avoir lieu dans les deux semaines.
Je ne veux pas douter de la volonté de notre maire de voir une équipe sur sa commune : il serait surprenant qu’une commune qui a signé la charte d’éco-engagement ne favorise pas ce genre d’initiatives !
Ou comment rendre compliquées les choses les plus simples…
Familles à énergie positive, c’est quoi ?
Des équipes d’une dizaine de foyers se regroupent pour représenter leur village, leur quartier ou leur entreprise et concourir avec l’objectif d’économiser le plus d’énergie possible sur les consommations à la maison : chauffage , eau chaude, équipement domestique.
Chaque équipe fait le pari d’atteindre 8% d’économies d’énergie – protocole de Kyoto oblige ! – par rapport à l’hiver précédant le concours. Le concours se base sur le progrès global des comportements des concurrents : peu importe d’où on part, l’essentiel est de progresser ensemble !
Plusieurs réunions publiques d’informations sont prévues. La dernière s’est tenue le vendredi 4 novembre à 18 h 30, salle Pierre-Mendès-France, à Louviers, et d’autres vont se tenir :
- Le mardi 8 novembre à 15 h à l’Espages de Val-de-Reuil,
- Le mardi 8 novembre à 20 h 30 à La Haye-Malherbe, salle Emile-Lenoble,
- Le mardi 15 novembre à 17 h à la crèche Cascadine (71 rue St-Hildevert) à Louviers.
Marc-Antoine Jamet publie un communiqué de presse indiquant que Val-de-Reuil y apparaît à tort, et que la ville conserve son triple A en Haute-Normandie.
La carte que libération a publiée a été construite à partir d’un document de travail interne de Dexia datant de 2009. Elle est est sensée indiquer, collectivité par collectivité, le volume total des emprunts structurés contractés auprès de Dexia, ainsi que le surcoût attendu que devra prendre à sa charge le contribuable.
Toujours selon France 3, les banques ont pratiqué des taux d’intérêt fixe anormalement bas et n’ont pas informé les souscripteurs sur les véritables risques encourus. Ces prêts on été interdits en 2010.
Voici le communiqué de presse de M. Jamet, pour la ville de Val-de-Reuil :
Communiqué de Marc-Antoine JAMET, Maire de Val-de-Reuil,
Vice-président du Conseil régional de Haute-Normandie
VAL-DE-REUIL CONSERVE SON TRIPLE A EN HAUTE-NORMANDIE
Le journal Libération a publié aujourd’hui un document de travail vieux de deux ans, interne à Dexia, la banque des collectivités locales, déjà publié (ce qui devrait entraîner une action judiciaire de la banque contre le journal), indiquant que 5 500 collectivités, soit 15% des communes françaises, auraient contracté des emprunts toxiques entre 1995 et 2009. Val-de-Reuil y apparaît à tort. Plusieurs faits méritent en effet d’être rappelés qui viennent contredire cette information et confirmer que Val-de-Reuil conserve auprès de tous ses partenaires une note triple A en raison de son désendettement massif, de la non augmentation de ses impôts durant la dernière décennie et de la qualité de ses investissements.
1/ Val-de-Reuil s’est désendettée massivement depuis 10 ans et continue de le faire. Supérieure à 60 millions d’euros à la fin des années 1990, la dette de la ville a été ramenée à 37 millions d’euros aujourd’hui, soit une diminution de 23 millions d’euros. Ce chiffre est donc sans comparaison avec le risque évoqué par Libération (7 millions d’euros). Les premiers éléments pour 2011 montrent que cet encours devrait encore diminuer.
2/ Val-de-Reuil a diversifié les banques auprès desquelles sa dette a été souscrite. Elle est moins dépendante de Dexia, son banquier historique et autrefois du fait de l’Etat unique. 35% de ses prêts proviennent désormais de trois autres établissements (Crédit agricole, Caisse d’épargne, Société générale) qui permettent à la commune de faire jouer la concurrence entre ses bailleurs.
3/ Val-de-Reuil a sécurisé l’ensemble de ses emprunts. 50% d’entre eux sont dorénavant à taux fixes contre 10% voici quelques années.
Les éléments cités par le journal sont donc véritablement anciens. Ils remontent à 2009 et correspondent d’autant moins à la situation actuelle qu’ils n’ont jamais été exacts. La somme de 7 millions d’euros évoquée par Libération représente une indemnité éventuelle de sortie des emprunts souscrits auprès de Dexia. Ceux-ci ayant été renégociés au bénéfice de la ville, jamais cette clause n’eut à s’appliquer.
Deux emprunts sont cités par l’enquête de Libération. L’un établi sur un différentiel de taux longs et de taux courts et portant sur un montant de 10 millions d’euros : il a été entièrement « capé » et sécurisé à un taux de 3,5% fixe. L’autre a été souscrit à hauteur de 12,5 millions d’euros et sa rémunération est établie sur un différentiel de taux de change entre le yen et dollar : il a été également sécurisé jusqu’à 2013 et lui aussi « capé » pour se prémunir d’une éventuelle hausse des taux. Ce dernier produit n’aurait comporté une part de dangerosité que si le dollar avait valu 92 yens. A titre d’indication, il en vaut 77 aujourd’hui.
La renégociation de ces deux emprunts est intervenue en juin et juillet 2011. La Ville a eu pour interlocuteurs directs M. Jean-Luc Guitard, Directeur Public Dexia France et M. Yann Cougard, Directeur régional de la banque. La part de chance (ou le coup de génie ?) de la Ville est d’avoir réussi à renégocier ces emprunts dans un calendrier qui lui a fait tenir ses discussions avec Dexia au meilleur moment (alors que les crises conjointes de la Grèce et de l’euro paraissaient s’atténuer et avant qu’elles ne reprennent l’ampleur que l’on connaît aujourd’hui et qui rend l’argent à la fois rare et cher pour les collectivités locales). Val-de-Reuil aborde ainsi 2012 avec sérénité et solidité. Ce n’est malheureusement pas le cas de toutes les collectivités, y compris dans l’Eure.
Cette renégociation est d’autant plus fructueuse qu’elle s’est faite sans pénalités ni allongement de remboursement. Il est donc profondément exact de dire que Val-de-Reuil n’emprunte pas pour augmenter son encours de dette mais simplement pour refinancer à des conditions meilleures la dette qu’elle a héritée du passé.
La situation financière de la ville est parfaitement saine et ne souffre d’aucun emprunt toxique. Elle est considérée par les banques comme une des meilleures signatures normandes et a été à plusieurs reprises ces dernières années désignée comme la commune la mieux gérée du département par l’agence « Public System ». C’est un titre qu’elle espère encore obtenir pour 2011 et 2012, voire au-delà.
D’une année l’autre, le conseil municipal peut rappeler le « jour de la marmotte ». L’an dernier, le conseil était amené à choisir le partenaire financier pour un emprunt de 55.740 €.
Après un vote à bulletin secret, c’est le Crédit Agricole qui avait été choisi.
Cette année, moins de chichis, le vote est à main levée, tout le monde participe…
Cette année, quatre établissements financiers ont été mis en concurrence pour un emprunt de 60.000 € : Le Crédit Agricole, la Caisse d’Épargne, le Crédit Mutuel et la Société Générale.
Jérôme s’étonnait il y a un an qu’un établissement comme le Crédit Coopératif, qui n’est pas présent dans les paradis fiscaux, n’ait pas été une option retenue.
Pour ma part, je m’interrogeais quant au fait que
la Banque Postale, qui reste la seule banque de notre village, n’avait pas été mise en concurrence. Pourtant, lors de la votation contre la privatisation de la Poste, la municipalité avait clairement affiché son soutien à La Poste. Et aujourd’hui encore, on a pu voir que le maire cherchait à entrer en contact avec la direction de la Poste, et en
appelait à Marc-Antoine Jamet pour obtenir un rendez-vous.
Cette année encore, la Banque Postale n’a pas été sollicitée. Il est pourtant facile, le bureau de Poste étant situé à 500 mètre de la mairie, d’aller pousser la porte ?
Une autre fois peut-être, la marmotte…
De Nicolas Sarkozy, pas encore président de la République, qui déclarait : « Vous en avez assez hein ? … Vous avez assez de cette bande de racaille ! Eh bien on va vous en débarrasser… », jusqu’aux écarts de Claude Guéant, son ancien conseiller et désormais ministre, la route de la gouvernance UMP est pavée de nombreux écarts racistes ou droitisants.
Gérard Longuet : « C’est pas le bon personnage. [...] Il vaut mieux que ce soit [quelqu’un issus du] corps français traditionnel » qui prenne la présidence de la Halde.
Lionnel Luca : « Les expulsions de Roms sont parfaitement normales. Ce qui est étonnant, c’est de s’arrêter à eux ! Ces mesures d’expulsion doivent concerner toute personne étrangère, quelle que soit sa communauté, ne respectant pas les principes de la Nation »
André Valentin : « Il est temps qu’on réagisse, parce qu’on va se faire bouffer ». « Par qui ? », lui demande un journaliste. « Y’en a déjà dix millions [d’immigrés], dix millions que l’on paye à rien foutre ».
Chantal Brunel : « Il faut rassurer les Français sur toutes les migrations de populations qui viendraient de la Méditerranée. Après tout remettons-les dans les bateaux !»
Mais la liste est trrrrèèèèsss longue, je vous laisse la (re)découvrir…
Parcourez le temps, cliquez sur les résumés pour les agrandir, voir les détails, et revivez notre histoire en suivants tous ses événements…
Source baromètre Politis.fr.
Vendredi 11 mars 2011, au marché de Maromme en Seine-Maritime (76), Gérard LEVILLAIN, candidat EELV aux élections cantonales, s’est fait sortir du marché par la police municipale. Les candidats du PC et du NPA ont subi le même sort. La cause ? Ils diffusaient leurs tracts de campagne.
David LAMIRAY, maire PS de Maromme, et candidat à sa succession au Conseil Général, a mis en application un arrêté municipal interdisant la diffusion de documents à l’intérieur du marché.
Le parti dominant à gauche éloigne ses concurrents plus à gauche ainsi que les écolos du marché, lieu traditionnel pour la diffusion des tracts et des idées, tout autant que des produits locaux.
En lieu et place de la diffusion traditionnelle de tracts, les militants PS ont eu l’idée de faire signer la liste du comité de soutien au candidat sortant.
On voit que le PS de Maromme n’accepte que ses propres méthodes de promotion électorale…
La prochaine fois, les autres partis adopteront peut-être la méthode de la signature pour envoyer les tracts, et encore, s’ils en ont les moyens (c’est pour envoyer les tracts par la poste, c’est ça ?) – et ce n’est pas un moyen de débat.
Et un prochain arrêté interdira peut-être… de faire signer des listes de comité de soutien ? Car à ce moment, Ils auront changé de méthode…
Bonjour la démocratie !
J’espère que ça donnera envie aux Marommais de retourner vers des pratiques moins douteuses : tiens, votez Gérard LEVILLAIN, le candidat écolo, pour la peine !