
Les chiffres publiés par le Rectorat de Rouen en décembre 2009 montrent que les inégalités persistent dans la situation des filles et des garçons à l’école et, au-delà, dans leur insertion professionnelle.
Merci à Céline Daniel (SAIO), Hugues Demoulin (SAIO) et Elsa Dupont (SPréSER) qui ont rédigé cette précieuse et très précise note d’information, unique en son genre en France (peut-être parce que notre académie accuse justement un retard lié… au genre ?) :
« Les différences et les inégalités de genre constatées dans l’académie de Rouen sont de même nature que celles observées sur l’ensemble du territoire. Cependant, il ressort de plusieurs comparaisons que les écarts filles/garçons sont plus marqués dans notre académie, et ce tout au long de la scolarité.»
De la Grande section à l’insertion professionnelle, consultez tous les chiffres liés au genre dans la région Haute-Normandie.
Quelles actions mettre en œuvre pour faire évoluer les stéréotypes et favoriser l’accès de tous et toutes à l’ensemble des formations et des métiers ?
La discrimination est une atteinte au principe d’égalité, suivant lequel « les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit» (art. 1 Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789).
Il existe 18 critères de discriminations prohibés par la loi : l’âge, le sexe, l’origine, la situation de famille, l’orientation sexuelle, les mœurs, les caractéristiques génétiques, l’appartenance vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une race, l’apparence physique, le handicap, l’état de santé, l’état de grossesse, le patronyme, les opinions politiques, les convictions religieuses, les activités syndicales.
La discrimination peut prendre plusieurs formes dans les différents domaines visés par la loi : l’emploi, l’éducation, le logement, le service public, l’accès aux biens et aux services.
A Rouen :
Madame Blanche CABALLERO assure une permanence hebdomadaire dans les locaux de la Maison de la Justice et du Droit de Rouen, Les Hauts de Rouen, place Alfred de Musset 76000 Rouen, le jeudi matin de 13h30h à 16h30h.
Les personnes sont accueillies sur RDV : 02 32 12 29 20
Pour toute information sur les discriminations : 08 1000 5000 (coût d’un appel local à partir d’une ligne fixe)
Elle dénonce une régression par rapport au combat féministe des années 70 et 80, et à ses revendications de liberté et d’égalité pour les femmes. L’emblème pour elle en serait le retour des couches lavables !
Enfant des années 70, je connais bien ce débat. J’ai vu les mères des copines laisser maris et enfants pour rejoindre des communautés de femmes, reprendre leurs études, militer pour le planning familial. A l’inverse, mes parents étaient « écolos » et mon père avait à l’époque, c’est vrai, des idées assez rétrogrades sur le rôle de la femme – ma mère, qui nous a allaités, qui s’est occupée du potager, pendant que papa allait travailler !
En nous, les filles de ces femmes, le conflit semblait réglé et nous voulions tout: faire des études, trouver un boulot qui nous plaise, tenter la vie à deux et puis, oui aussi, avoir des enfants. (…)
On ne peut pas opposer le combat des femmes pour l’égalité au combat pour intégrer l’écologie dans notre monde. « A choisir entre les arbres et les femmes, mon choix est fait ! » lance avec provocation Elizabeth Badinter. Non, nous ne voulons pas choisir, nous voulons les deux. Vivre mieux, c’est à la fois une revendication sociale et une revendication environnementale.
répartition des tâches ménagères, congé parental, modèle scandinave, modes de garde, couches lavables, IVG, pilule… : Lire la suite.
Nous vous disons à l’année prochaine, en forme et de bonne humeur, pour de nouvelles aventures – locales, régionales, internationales, intergalactiques, et au-delà !!))
Allez, bises à tous (pasque c’est fête…)
Quatre élèves de 3ème du collège Pierre Mendès France de Val-de-Reuil obtiennent un prix de 500€ pour aider à la création d’une bibliothèque scolaire à Tabagne en Côte d’Ivoire.
Tout a commencé il y a un an avec un échange épistolaire entre trois classes de 4ème du collège et leurs homologues du Collège Moderne de Tabagne, dans la région de Bondoukou en Côte d’Ivoire. Pour les jeunes Français (comme pour les jeunes Ivoiriens), ce fut une réelle découverte de l’autre.
« Nous avons la chance de pouvoir étudier dans de bonnes conditions et de pouvoir lire, confie Coralie. Nous souhaitons partager cette chance de pouvoir accéder aux livres avec des jeunes d’un pays moins favorisé que le nôtre.»
Bravo les filles et merci à tous leurs partenaires ! Cliquez ici pour en savoir plus sur ce beau projet.
En France, en 2009, les femmes perçoivent des salaires inférieurs de 21 % à ceux des hommes, elles représentent 80 % des travailleurs pauvres, assurent l’essentiel du travail ménager et de l’éducation des enfants.
85 % des emplois à temps partiel sont occupés par des femmes et leurs retraites sont en moyenne inférieures de 600 € par mois.
Une femme meurt tous les deux jours et demi sous les coups de son conjoint. Une femme est violée toutes les 10 minutes.
Pour en savoir plus :
L’oeil pétillant, le sourire généreux, Geneviève est une femme qui s’est toujours engagée pour les autres. Pionnière du Planning Familial dans les années 70, elle consacre aujourd’hui beaucoup de son temps à aider les migrants et les réfugiés. Bénévole à la Cimade, elle nous parle de son engagement.
Pourquoi as-tu choisi de rejoindre la Cimade ? Je ne connaissais pas le milieu des migrants. J’avais envie d’aller voir ce qu’il y avait derrière l’image de délinquants (« Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants» ndlr) véhiculée par certains médias ou par les hommes politiques. Je pense au lapsus d’Eric Besson, le ministre de l’immigration, invité de France Inter en avril dernier, qui dit « délinquants» à la place de « migrants» ! (à réécouter sur le blog de MEDIAPART).
Qu’est-ce que la Cimade ? En quoi consiste votre action ? La Cimade est une organisation non gouvernementale qui aide, lors de permanences, les étrangers dans leurs problèmes avec la préfecture, pour l’obtention de leur titre de séjour. Elle intervient aussi en « centre de rétention » : ces centres regroupent les étrangers en situation irrégulière, c’est-à-dire sans papiers, arrêtés et que les préfectures se proposent de reconduire dans leurs pays. (…)
Peux-tu rappeler ce que sont les Centres de rétention administrative ? C’est un endroit où on enferme les personnes qui doivent être expulsées. (…)
Peux-tu nous en dire un peu plus sur la réforme des centres de rétention administrative ? Jusqu’à présent la Cimade était la seule association habilitée à intervenir dans les centres de rétention administrative (les CRA) où elle assurait la défense des droits des étrangers contraints de quitter le territoire. Le 10 Avril, Éric Besson, ministre de l’Immigration, en application d’un décret de 2008 signé par Brice Hortefeux, a présenté les résultats de l’appel d’offres lancé pour gérer les CRA. (…)
Taux de chômage record, précarisation, stigmatisation des « djeun’s» : quelle place et quelle considération la société accorde-t-elle à sa jeunesse ?
Début juillet, Martin Hirsch a publié son « Livre Vert pour la Jeunesse» . Et depuis ? Silence radio de l’Elysée et de Matignon. Encore un dossier aux oubliettes ?
C’est un paradoxe : nous vivons dans une société vieillissante qui voue un culte à la jeunesse éternelle… et qui a peur de ses jeunes ! (ou qui les méprise pour mieux les exclure ?)
Est-ce ainsi que la société forme les adultes de demain ?