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PMF, Pablo Neruda : Silence, on ferme !

Pour le Conseil départemental et M. Lecornu, c’est plié : il faut fermer deux collèges à Évreux et Val de Reuil, en échange d’un nouveau collège construit au Neubourg.
Ce sont les seules considérations budgétaires qui sont la cause de ces coupes sèches dans le budget des collèges, mais aussi dans le budget de l’Éducation nationale : les moyens supplémentaires accordés grâce au Réseau d'Éducation Prioritaire vont disparaître dans les écoles du fait de la fermeture des collèges REP. Ceux collèges sont des collèges REP+ et REP (Réseau, dans des quartiers les plus pauvres du département, qui font ou ont fait l’objet d’une politique prioritaire de la ville). Les quartiers de Netreville à Évreux, tout comme Val de Reuil - germe de ville, sont les deux seuls quartiers de l’Eure retenus pour le NPNRU (Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain).
Un nouveau programme national de renouvellement urbain pour Val de Reuil.
Celui de Val de Reuil permettrait de s’appuyer sur un financement de 50 millions pour réhabiliter les quartiers autour du collège PMF. Les deux premiers plans ANRU ont permis à la population de s’approprier leur ville, leur quartier, considérés jusqu’à lors comme une cité-dortoir. Val de Reuil est devenue un lieu de vie, un « chez-soi », et non plus une ville-dortoir. Les travaux continuent, pour plus d’intégration sociale, et plus de mixité et de diversification sociale. Dans ce troisième programme de renouvellement urbain, ce sont les quartiers proches de PMF, Climuche et Coulis, qui vont être réhabilités. Mais ce sont 1000 logements neufs privés qui sont attendus. Les premiers sortent de terre face à PMF qui devient le lien entre ces quartiers historiques, qui devraient être réhabilités, et les nouveaux quartiers qui pourraient permettre à ceux qui travaillent sur la zone d’activité de Val de Reuil de se loger, en profitant d’une ville rajeunie, de tous les services, dont la gare qui permet de se rendre facilement à Paris ou à la métropole.
Tout cela est au conditionnel, car on comprend bien que parmi les services pour les familles qui voudraient s’installer, l’éducation est une priorité pour les enfants. C’est le cas aujourd’hui avec un collège qui est le pignon de ces quartiers, et qui permet même aux écoles d’accorder des moyens supplémentaires qui facilitent la réussite scolaire.
Va-t-on fiche en l’air ce programme prioritaire ? Le risque est de rater ce nouveau programme de renouvellement urbain, faute de possibilité pour les nouveaux arrivants de rentrer dans un système scolaire à la hauteur des enjeux locaux, mais aussi nationaux : Le ministre M. Blanquer prône des nouveaux moyens, notamment pour les CP en REP (12 élèves maximum par classe), mais à quoi bon si dans le même temps on sort les écoles qui en ont besoin du statut REP ? C’est une priorité nationale de lutter contre le décrochage scolaire - 150 000 décrocheurs sortent chaque année du système scolaire sans diplôme - et pourtant on retire moyens et éducation de proximité, ce qui favorisera le décrochage dans une zone où il existe des emplois, mais des emplois qualifiés. Au final, on pourrait sentir une volonté de vraiment ghettoïser ces quartiers. Alors qu’à la Madeleine, il y a un bassin d’emplois, certes peu qualifiés, et qu’à Val de Reuil, il y a un très gros bassin d’emplois qualifiés, au point qu’on a besoin de chercher les compétences ailleurs au lieu de les former sur place, on ferme les collèges.
Autrement dit, le boulot, c’est pas pour les locaux. Qu’ils aillent découvrir de nouveaux horizons, et se former hors de leurs quartiers.
Pourquoi les plus pauvres devraient le faire, quand les plus aisés ont le droit, eux, de rester dans leurs quartiers. Sont-ils moins mobiles ? N’ont-ils pas besoin, eux, de découvrir de nouveaux horizons ?
Petit bémol, les ruraux et rurbains, ceux de Saint-Pierre du Vauvray, Saint-Etienne du Vauvray, Andé, Portejoie, Tournedos, allaient jusqu’à lors au collège des Fougères de Louviers. Il est difficile de construire des collèges en milieux rural quand les villes toutes proches concentrent collèges, équipements sportifs et culturels, et services. Tout s’y passe bien : malgré un taux de CSP défavorisées de 57%, grâce à la cohésion de l’équipe pédagogique, grâce aux effectifs maîtrisés du fait du classement REP, 96% de réussite au brevet : un record !
Les fermetures : une décision comptable, mais des manoeuvres clientélistes et des décisions politiques.
Les élus locaux ont pourtant jeté un pavé dans la mare, allumé une mèche d’un pétard qui au final risque de péter à la figure de tous les habitants : pour modifier la destination des collégiens de nos communes de Louviers vers le Vaudreuil, les maires du pôle de communes Saint-Pierre - Saint Etienne - Andé ont demandé en 2015 à ce que la carte scolaire de notre agglomération soit réétudiée. C’est en tous cas ce qu’on comprend dans un courrier du maire de saint-Etienne du Vauvray à destination des parents d’élèves. Pourtant, tout allait bien pour les élèves aux Fougères.
Bilan des courses, aux dernières nouvelles, les élèves n’iront pas au Vaudreuil, mais à Louviers, au Hamelet. Ce sont les élèves de Poses qui iront au Vaudreuil. Et ceux de des écoles Léon Blum et Louise Michel de Val de Reuil qui iront au Vaudreuil. Mixité sociale et géographie auront eu raison du clientélisme.

Eure : le Conseil départemental ferme les collèges REP, PMF à Val de Reuil, et Pablo Neruda à Évreux, “pour en finir avec les ghettos !”

C’est madame Hafida Ouadah qui ouvre le bal de cette deuxième partie.
Madame Hafida Ouadah demande à M. Coquelet s’il sait ce qu’est un ghetto, un quartier populaire et un quartier en difficultés, et ses problématiques.
Le fait d’entendre les propos de MM. Coquelet et Masson « l’interpelle lourdement ».
Pour elle, il faut fermer ces collèges : « Parce qu’aujourd’hui, les enfants ont droit à autre chose. Si aujourd’hui on peut fermer ces collèges, pour les sortir du quartier, qu’ils puissent voir autre chose, puissent être tirés vers le haut, rencontrer d’autres personnes, de nouvelles personnes…. » 
Reconnaissant que les quartiers sont en voie d’amélioration, qu’il y a un bon tissu associatif local, qu’on est loin des émeutes de 2005 (qui ont explosé partout en France après la mort de deux jeunes dans un transformateur à Clichy-sous-Bois, NDR), « mais on doit quand même rester en veille », nous dit-elle.
« Tenir de tels propos, [elle est] absolument scandalisée. Pour rejoindre ce que vous disiez tout à l’heure, M. Coquelet, pour revenir sur le mépris des familles et de la population. Vous la connaissez la population, vous aussi. Vous la connaissez bien. Quand on va sur la dalle à Val de Reuil, qu’est-ce qu’on trouve la journée ? Il y a quand même un certain nombre de jeunes regroupés dans des périmètres bien définis, toute la journée. Quand [elle] y passe, il y a presque plus d’une cinquantaine, entre la dalle et le café en bas, à des heures où ils sont censés être scolarisés ou au travail.
Si c’est produire du chômage, produire des décrocheurs que de laisser le collège PMF ouvert, [elle n’est] pas d’accord ».
C’est vraisemblablement le message le plus effrayant que j’ai entendu au cours de cette session.
Je ne connais pas bien madame Ouadah. Nous l’avons rencontrée une fois au CA du collège des Fougères, dans son canton, juste avant les élections. Elle nous avait alors fait l’éloge de la mission d’accompagnement et expliqué qu’elle s’attacherait à être assidue. Nous ne l’avons plus jamais revue.
Je rappelle ce qu’avait lancé M. Lecornu à M. Masson : « C’est pas une rente d’être conseiller départemental, il faut travailler !»
Heureusement, nous sommes allés chercher M. Jubert qui fait partie de son binôme. J’en profite pour féliciter M. Jubert, car lui est très attaché à sa mission, et au-delà parfois de nos désaccords, ou de nos accords, nos rapports restent toujours respectueux et courtois.
Je trouve les propos de madame Ouadah effrayants, car ce qu’elle demande, c’est simplement de supprimer les collèges dans les quartiers.
Elle parle pour Val-de-Reuil et son germe de ville de « ghetto ». Déjà, ça, c’est choquant.
Ce qu’on voit, c’est une ville nouvelle, concept unique dans l’Eure, et par bien des côtés, unique en France : une ville sans monument aux morts. Un ville avec une séparation des flux piétons qui vivent au dessus, et des flux automobiles qui passent en dessous. On circule en bas, on vit en haut, là où l’on trouve les commerces et les services, les écoles, le théâtre, le ciné ou la piscine.
Avec la gare intégrée, il y a pire comme ghetto. On pourrait y voir un grand village franco-européo-africain, où la vie se passe globalement bien, avec 70 nationalités différentes, avec, il est vrai, une forte population musulmane.
La politique de la ville y est volontariste et participe à la qualité de vie : des équipements sportifs,  un grand stade, des gymnases, une piscine, des équipements sportifs et de détente répartis à travers la ville. Sans compter le lac de Léry-Poses et sa plage, à quelques minutes à pied ou en vélo, l’équitation, les activités nautiques et le kayak, j’en passe… ce sont aussi des équipements culturels, un théâtre, un cinéma, une école de musique et danse (500 participants).
Et un coeur de ville basé autour de la dalle, un grand espace piétonnier, colonne vertébrale de ce centre-ville qui relie la place du marché et les commerces d’un côté, au collège PMF de l’autre. On est en sécurité en ville.
Faut-il, pour leur bien, soi-disant, fermer les collèges pour que les jeunes de 10 à 15 ans aillent trouver leur voie ailleurs, qu’ils échappent à ce que madame Ouadah appelle un ghetto ?
Faut-il de même fermer le collège Alphonse Allais, situé à 700 mètres de PMF, pour les mêmes raisons : mettre les enfants à l’abri du ghetto ? Si c’est un ghetto, rasons Allais, rasons le ghetto tant qu’on y est ?
Le territoire de la CASE, et notamment Val-de-Reuil est le territoire le plus riche de l’Eure. Grâce au Pharma-Parc d’abord, et son industrie pharmaceutique et biotechnologique.
On y trouve parmi les plus grands data centers de France et d’Europe : ceux d’Orange, d’EDF, de BNP Paribas, SFR, Iliad (Free), en raison de sa géographie (idéalement situé à 100 km de Paris, sur l’axe ferroviaire Le-Havre-Paris où transite la fibre) et de son climat.
Mais oui, il y a inadéquation entre cette activité riche et porteuse d’emplois et un taux de chômage qui dépasse les 25%.
Ce n’est pas avec moins d’éducation et de formation que les jeunes trouveront un emploi dans leur secteur qui est le plus dynamique de l’Eure. C’est avec plus d’éducation, plus de formation, et sûrement à assurer en partage avec les grandes entreprises du Pharma-parc pour faire correspondre les compétences des Rolivalois à celles que recherche une industrie toujours en croissance.
Le Lycée Marc Bloch accueille 780 élèves pour 600 places. Ça craque. Il y a deux collèges, PMF et Alphonse Allais, respectivement REP et REP +, et grâce à l’inscription des deux collèges au Réseau d’Éducation Prioritaire, les 7 écoles (bientôt huit) sont reliées à ce réseau, avec des moyens supplémentaires.
Quatre perdraient leur classement, avec les conséquences qu’on sait, quand certains parents ont des difficultés pour l’aide aux devoirs.
Et c’est aussi parce que Marc Bloch  appartient à ce réseau qu’il bénéficie par exemple de  la Convention d’éducation prioritaire qui permet à ses élèves d’accéder à Sciences Po.
Ce n’est avec moins d’éducation qu’on tirera les enfants vers le haut, mais au contraire, avec plus d’éducation.
Et la solution, si l’on veut améliorer la mixité sociale, ce n’est pas de réaliser ce grand Bonneteau entre les populations de tout le territoire :
  • Les populations des quartiers sensibles de Louviers (Acacias, Maison Rouge) auxquelles on adjoindrait les 105 en provenance de l’école des Dominos qui vont aujourd’hui à PMF ;
  • Les classes moyennes de notre pôle de communes rurbaines et rurales, de Connelles à Andé, Saint-Pierre du Vauvray, Saint-Etienne du Vauvray, etc - ceux qui réussissent le mieux au collège des Fougères, qui tirent les autres vers le haut, justement - seraient resectorisés vers le collège plus gentrifié du Vaudreuil ;
Deux chiffres : 57% de CSP défavorisées au collège des Fougères, et 96% de réussite au brevet.
Un résultat exceptionnel, que l’on va mettre à la casse. Mais ce résultat, il est dû à des effectifs maîtrisés, du fait du classement REP. Comme c’est le cas à Val-de-Reuil. Dès l’an prochain, aux Fougères, il y aurait 58 élèves supplémentaires, avec 61% de CSP défavorisées.
La solution pour attirer des élèves vers le collège PMF, c’est déjà ce que réalise la politique de la ville : les logements sortent de terre tous les jours autour du collège et dans la ville. Les habitations jaillissent là où elles s’étaient arrêtées en 1980. En face du collège PMF et vers la gare.Le département ne veut pas les voir, même si madame Diane Leseigneur concède gracieusement 60 élèves supplémentaires. Mais pas la poursuite du plan ANRU tant qu’il ne sera pas sorti de terre.
Ce qui n’est pas fantasmatique Vernon, est un fantasme à Val de Reuil.
L’autre solution, qui tombe sous le sens, c’est d’améliorer la mixité sociale en déplaçant quelques dizaines d’élèves de Pont-de-l’Arche, de rénover le collège 600 sans augmenter la capacité à 800 élèves, et d’envoyer les élèves qui sont en classes modulaires jusqu’en 2021vers PMF. Avec à la clé des économies à prévoir sur les 13,5 M€.
Les élèves de Pont-de-l’Arche sont-ils moins mobiles que ceux de Val-de-Reuil ? Avec seulement 28% de CSP défavorisées, c’est le collège le plus déséquilibré du territoire. Et, pourtant envoyer des élèves de Hyacinthe Langlois vers PMF permettrait d’améliorer grandement la mixité sociale à PMF. Et permettrait aux enfants les plus riches de constater qu’on est bien accueillis dans la ville nouvelle. Qui n’est pas un ghetto.
Le département pratique-t-il une politique pour les riches, ou bien une politique pour tous ?
Et ne venons pas dire qu’il ne faut pas opposer les riches aux pauvres, ou les personnes issues de l’immigration aux français de souche. Cela existe.
Considérant que les riches votent beaucoup, beaucoup plus qu’à Val-de-Reuil. Considérant que la population de Val de Reuil est beaucoup plus pauvre et moins mobiles.
Quand j’entends le message pathétique de madame Ouadah, je ne serais pas loin d’être moi-même scandalisé, si je ne pensais que les Conseillers de la majorité sont en service commandé pour justifier, de toutes les façons possibles,  une fermeture contestée sur la base d’arguments très solides.
Et nous aussi sommes en veille par rapport à des fermetures dans des quartiers où s’installent des mosquées quand la République abandonne le terrain.

ALEXIS FRAISSE : un candidat à vélo, lui rigole. Le vélo, c’est facile.

On lui a dit : chiche ! Il nous répond qu'il ne voyait pas où était le problème. Pas de problème, il l'a fait.
Comme il le dit, les gens se trompent sur l'évaluation des distances. On pense que le vélo prend beaucoup plus de temps que la voiture. Mais lorsqu'on ne fait que quelques kilomètres, on est étonné du temps à vélo. 5 kilomètres se font en un quart d'heure. Sans polluer, avec un gain de santé. En ville, on va plus vite que les autos, on ne perd pas de temps à chercher une place.
Par contre il est difficile de trouver des abris, et même des points d'attache. Le déplacement urbain à vélo n'est pas encore une priorité.
Faire la campagne à vélo, c'est une autre façon de visiter le territoire et de rencontrer les gens. Et faire la campagne à la campagne et à vélo, c'est un vrai bonheur.
D'ailleurs, il y a même un panneau où j'ai été le seul à coller une affiche. Sans doute les autres sont passés devant sans regarder ? Allez collègues candidats et néanmoins adversaires, à vos vélo, avec un tout petit pot de colle et une seule affiche. Une belle découverte en perspective.
un panneau oublié par tous les autres candidats
De Gaillon à Val-de-Reuil, de Louviers à Bosc-Roger-en-Roumois, en passant par des vallées superbes, celles de l'Iton, celle de l'Oison et tant d'autres, nous savons pourquoi nous devons protéger nos paysages et notre nature.
En nous voyons combien il nous reste de chemin à faire pour la mobilité du futur et le climat.

Eure : Lecornu ferme des collèges. Peu importe lesquels.

Sébastien Lecornu, 1er cercle de bruno Le Maire (archives ©Le Démocrate Vernonnais)
Sébastien Lecornu. Le jeune loup de la politique et de la modernité, de la droite décomplexée, du premier cercle de Bruno Le Maire, ministre de l'économie, décide de fermer 3 collèges dans l'Eure.
Quels collèges ? Des paillerons, les trucs qui brûlent et asphyxient. Donc le collège Pierre Mendès-France dans l'agglomération Seine-Eure.
Mais dans notre agglomération, il n'y a pas de collège Pailleron. Les deux collèges auxquels on a voulu s'en prendre, Pierre Mendès-France et les Fougères sont bien réalisés en dur. Mal isolés, c'est sûr, et tous les partis s'engagent dans leurs promesses électorales à rénover les bâtiments, dans le cadre de la transition énergétique.
Programme de l'UDI, promesse n° 32 : "32. Lancer un programme national de rénovation des bâtiments anciens les plus énergivores. Rendre effective la rénovation d’un demi-million de logements anciens par an."
M. Lecornu s'attaque surtout à des collèges en réseau prioritaire : Pablo Neruda (Évreux, REP+), Pierre Mendès-France (Val-de-Reil, REP), les Fougères qui s'est trouvé curieusement interpellé mais n'est plus concerné par la fermeture (Louviers, REP). Il n'y a que le collège Jacques Daviel à Barre-en-Ouche qui n'est pas REP mais connaît un taux très important de population défavorisée.
Une population défavorisée, cela signifie qu'il y a nombre de familles qui ne disposent pas d'auto, et où la proximité est importante, pour les élèves d'abord, qui s'y rendent à pied, qui rentrent chez eux manger plutôt que d'aller à la cantine. Mais aussi une proximité entre famille et enseignants. C'est un gage de suivi scolaire, et donc de plus grande réussite scolaire.
Nous, parents d'élèves élus, et enseignants, nous avons interpellé les élus de l'agglération Seine-Eure-Bord (la CASE) pour leur demander d'écouter nos arguments et de nous donner leurs positions. M. Lecornu et le Rectorat ont été en copie de nombreux mails pour plus de transparence.
Finalement, les élus à l'unanimité ont voté pour demander au Conseil départemental un moratoire de deux ans sur la décision de fermeture de PMF, pour tenir compte de l’augmentation de la population au sein de l’Agglomération, et des nouvelles orientations gouvernementales en matière d’éducation. [Nous parents avions demandé "de tout collège dans l'agglomération", ils ont spécifié PMF, mais admettons : c'est lui qui était particulièrement visé.]
Les parents et enseignants ont applaudi cette motion unanime. Seul le FN n'a pas pris part au vote. Merci encore à tous les votants.
La réponse de M. Lecornu ne s'est pas fait attendre !

Parce que j’entends depuis des mois les arguments des uns et des autres et que je souhaite que cette décision de fermeture se fasse en transparence et dans un esprit de concorde, je suis prêt à étudier vos propositions de fermeture alternative d’un autre collège.
Sébastien Lecornu, maire officieux de Vernon selon actu.fr, vice-président d'agglo, président du Conseil départemental, directeur de campagne de l'actuel ministre de l'économie pendant la primaire, puis de Fillon, et puis il a été conseiller parlementaire, peut-être sera-t-il conseiller ministériel à l'économie, et peut-être en se rasant le matin ?...

Preuve que la fermeture de ce collège n'est dictée ni par des raisons sociales, encore moins pédagogiques, d'insertion, de vivre ensemble, mais uniquement par des raisons financières, le président du Conseil départemental demande aux élus locaux de désigner un collège à faire tomber par pure mesure d'économie budgétaire.
Reverra-t-on nos élus en tractations, ou s'écharper entre eux pour garder chacun son collège - ou bien sommes-nous prêts, tous ensemble, parents d'élèves, enseignants, élus de l'agglomération à faire corps pour le bien des élèves d'abord, mais aussi d'une population éduquée et formée qui sera capable de dynamiser le territoire, et pour le bien des familles ? Certes, parents d'élèves et familles n'ont pas d'autorité, et même parents d'élèves élus, nous ne sommes pas invités à participer aux discussions et aux décisions concernant l'avenir de l'éducation de nos enfants. Nous sommes juste électeurs et contribuables. On paie les autres, et on les élit. Mais nous sommes debout. Pas en marche, debout.
Conversation imaginaire entre une Petite Maman Française (qu'on appellera PMF), mère de petits élèves qui veulent trouver leur place dans la vie, et le Leader, dit aussi le lapidaire, ou la Lime éducative, le Loup de Collège Street (qu'on appellera L, pour faire court) :
PMF - Mais je ne suis pas un pailleron !
L - Ben c'est pareil, t'es un pauvre collège.
PMF - Non, je suis un collège pour les élèves du quartier, je ne suis pas regardant sur l'argent qu'ils ont.
L - En plus, l'argent c'est moi qui leur donne. Ils n'ont qu'à bosser.
PMF - Mais ils n'ont pas l'âge légal de travailler, ils ont tous moins de 15 ans !
L - Ça va changer avec la loi travail, les entreprises pourront déterminer à quel âge on bosse, combien de temps, et si on les paie. En attendant je paie les parents.
PMF - Les parents ont déjà bien du mal à trouver du travail et de l'argent, il faut bien former les enfants pour qu'ils en trouvent ?
L - Et bien, qu'ils aillent se faire former ailleurs !
PMF - Mais ici, c'est sur place, c'est là qu'ils vivent, qu'ils mangent, ils ont même le ciné à côté, le sport, le théâtre à quelques mètres, les concerts, l'école de musique, la culture.
L - Des cinés, y en a ailleurs, et le théâtre, ça nourrit pas sa famille. Sauf Christian Clavier, Depardieu me pardonne.
PMF - Mais ils habitent là, ils viennent à pied ou à vélo.
L - Ça leur fera les pieds. Ils n'ont qu'à s'acheter une auto, ça relancera l'économie. Comme ça, ils pourront aller bosser à Cléon.
PMF - Leurs parents voudraient bien. En plus c'est payé le SMIC, voire plus. Mieux que ce qu'ils ont en tous cas.
L - Ils n'avaient qu'à faire des études !
PMF - C'est ce qu'ils veulent pour leurs enfants en tous cas.
L - Y a plus de sous. Ouste. En marche, c'est bon pour la santé.
PMF - Oh, c'est pas la santé qui manque, le tout, c'est de pas y finir. Il manque bien quelques travaux de rénovation, des débouchés après le collège, des transports, des parents rassurés, des professeurs en confiance, des projets, pour grandir en toute sérénité...
L - Y a plus de sous, qu'on vous dit ! Si vous ne voulez pas fermer ce collège, désignez-moi un collège, et je lui coupe la tête !
PMF - Euh... Montaigne au Vaudreuil ?
L -...
PMF - Nan, je blaguais. Nan, non, lui coupez pas la tête, c'était juste une blague. Ah, il va le faire... Ahhhhh ... Au secours!!!

Le département de l’Eure fermera plusieurs collèges et financera une autoroute

cec27Le groupe Communiste, Écologiste et citoyen du Conseil départemental de l'Eure nous fait parvenir un communiqué de presse, que vous pouvez lire ici.
Alors que le président du département, M. Lecornu, s'était légitimement inquiété de la participation financière du département et de l'endettement public, celui-ci fait volte-face, et propose une délibération pour le contournement Est de Rouen, la liaison A28-A13, dont le coût est estimé à plus de 1 milliard €.
Pourtant, personne ne veut de cette autoroute à péage, qui correspond à aucune des attentes des populations euroises, riverains, élus, associations, et le public nombreux est venu le dire à chaque réunion. Seuls des salariés de la CCI (Chambre de Commerce et d'industrie) sont venus dire leur soutien, tout en reconnaissant qu'ils n'avaient pas de solution pour empêcher les poids lourds de sortir de l'autoroute pour shunter les péages. Question de coûts de transports !
Mais si le département choisit d'investir dans cette autoroute inutile et ruineuse, il choisit aussi de fermer des collèges dans l'Eure.
Des collèges dans des zones défavorisées, REP ou REP+ comme le collège Pablo Neruda, à Evreux, ou le collège Pierre Mendès France (PMF), à Val-de-Reuil.
"Si vous trouvez que l'éducation coûte cher, essayez l'ignorance", disait Abraham Lincoln.
Le groupe CEC choisit de citer Pierre Mendès France : "Gouverner c'est choisir."
Veut-on fermer des collèges destinées à des populations défavorisées, mais qui trouvent là une relation de proximité avec les parents d"élèves, une confiance très forte tissée au fil des décennies, un enseignement de qualité et adapté, au pied des habitations.
Pailleron ? Vous avez dit Pailleron ? PMF n'est pas un collège Pailleron. PMF, c'est une structure insérée au coeur de la ville, au pied des immeubles des élèves, accessible entièrement pour voie piétonne, à côté des équipements culturels, le théâtre et le cinéma, et sportifs. Situé près de la gare, accessible à pied.
Il ne faut pas ignorer la connaissance que les équipes pédagogiques ont su nouer avec les familles et les élèves, et avec les écoles. Car l'éducation, c'est aussi un parcours de vie autant que d'éducation et d'apprentissage.
Et c'est un projet de ville, et d'intégration, à la fois architectural, et humain.
Structure béton, PMF souffre d'une mauvaise isolation thermique, c'est là son principal défaut.
Et c'est pourquoi nous avons demandé à de nombreuses reprises d'isoler les bâtiments, afin de réduire les factures de chauffage et d'apporter plus de confort pour les élèves et les enseignants.
Mais M. Lecornu ne tend pas l'oreille aux populations locales, défavorisées, certes, mais qui trouvent avec ces collèges des solutions d'intégration, et de qualité de vie. Au lieu de cela M. Lecornu tend l'oreille à la CCI, et propose de participer au financement d'une autoroute, que ces populations n'auront pas les moyens d'emprunter, et que tous les Eurois éviteront.
Que faire d'une friche de collège si intégrée dans le projet de ville ? Va-t-on le détruire, ? Il est parfaitement intégré au paysage urbain. Mais c'est un collège, qui n'a que vocation de collège.
Investissez dans la rénovation thermique des bâtiments, c'est bon pour le climat, et bon pour les finances.
Et condamnez cette autoroute dont personne ne veut, qui produira 50 000 tonnes de CO2, allant à l'encontre des engagements de la COP 21, apportera pollutions supplémentaires, avec tous les nuisances pour la santé, abimera définitivement les paysages, ravagera les forêts, coupera le territoires et les populations.
Si gouverner c'est choisir, on peut choisir d'investir pour l'avenir, en luttant contre le dérèglement climatique et l'artificialisation des terres, qui provoque des ruissellements. On en voit aujourd'hui les conséquences lors des inondations.
Choisissons l'éducation, qui rapporte bien plus qu'elle ne coûte, plutôt que de casser le territoire.
Sauvons PMF et les collèges !
pmf

Agglomération Seine-Eure (CASE) : fin du traitement thermique des trottoirs et retour au glyphosate

Après avoir abandonné les traitements des trottoirs aux herbicides au profit de désherbage thermique moins dangereux dans cinq communes, puis deux, la CASE revient au traitement chimique, au glyphosate, un produit reconnu "cancérigène probable" (2A) par l'OMS.
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La ministre de l'écologie veut donner un message pour protéger la santé des habitants :
La France doit être à l’offensive sur l’arrêt des pesticides, a déclaré la ministre. Elle doit être aussi à l’offensive sur l’arrêt des pesticides dans les jardins.
Ségolène Royal communique sur le glyphosate, reconnu « cancérigène probable » par l'OMS
Mais nous sommes en France, au pays du « faites ce que je dis, faites pas ce que je fais ! » Ce qui vaut pour les jardins des particuliers ne vaut pas pour les trottoirs qui donnent sur ces jardins.
Ne dit-on pas que la santé n'a pas de prix ? Elle en a un : le glyphosate est moins cher que le traitement alternatif.
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Nous perdons notre Docteur et un homme dévoué

C’est avec émotion et une grande tristesse que nous avons appris le décès de notre docteur, M. Hervé Le Dantec, qui nous a quittés bien trop prématurément.

Nous connaissions et nous aimions notre docteur, nous avons aimé sa compétence, son extrême gentillesse, sa douceur et son dévouement de tous les instants pour chacun de ses patients.
Nous ne vous oublierons jamais, Docteur, et nous vous remercions de tous les bienfaits que vous nous avez apportés.

Nous présentons nos sincères condoléances aux proches, à la famille ainsi qu’à tous ses amis.

La famille Binard-Sanchez

Départementales 2015 dans l’Eure, nous comptons sur Maryannick Deshayes et Gaëtan Levitre pour le canton de Pont-de-l’Arche

pont-de-l-arche
Maryannick Deshayes et Gaëtan Levitre ont fait une alliance écologiste et solidaire pour apporter un peu de couleurs à un Conseil départemental qui sera bien bleu, bleu UMP et bleu marine peut-être.
Et surtout pour apporter toutes leurs compétences pour les habitant-es, l'économie, la défense et l'amélioration de nos modes de vie, de transports, d'accès aux services publics, et l'amélioration de l'environnement.
En face d'eux, un binôme d'extrême-droite et un binôme de droite.
Le programme de l'extrême-droite, tout le monde le connait, il est national, et est de faire du FN le 1er parti de France.
Pour l'autre nuance de bleu, l'argument massue de leur concurrent de droite, c'est le clientélisme.
Guy Auzoux l'a avoué à la presse et dans ses tracts :
il vaut mieux avoir un élu de la majorité, qui peut les aider. Notamment pour avoir des subventions.
Guy Auzoux
Ah qu'il sera beau le département sous la droite : les habitants et les collectivités locales, qu'ils et elles soient de gauche, écologistes, ou même de droite ne bénéficieront plus de subventions si ce sont des élu-es écologistes ou de gauche qui sont conseillers départementaux.
Tous les habitant-es du canton seront puni-es pour avoir voté à gauche, voté écolo, ou simplement ne pas avoir voté suffisamment à droite.
Ils paieront tout de même leurs impôts, mais n'en n'auront pas le retour. Vous n'avez pas voté pour nous, tant pis pour vous !
Qu'il sera laid ce monde où des candidats préviennent qu'ils puniront tous les autres, tous ceux qui portent d'autres espoirs et d'autres convictions, et veulent aider les gens, les jeunes, les travailleurs, les vieux, et aussi les abeilles.
En tant qu'écolo, je refuse cette politique : comme si les inégalités territoriales ne stigmatisaient pas assez les ruraux, on va en plus faire de l'inégalité entre territoires ruraux, selon que j'ai trop de voisins qui ont voté à gauche !
Le travail disparait, les terres naturelles et agricoles disparaissent, les services publics sont une peau de chagrin, et on privilégie les grands projets autoroutiers qui passent les champs sous le bitume pour venir faire encore des bénéfices sur les contribuables-usagers.
Jean-Michel Bérégovoy, Stéphane Martot et Maryannick Deshayes
STOP ! On fait une pause, on respire, et au lieu de menacer, on demande aux gens ce qu'ils veulent, et comment ils veulent vivre ensemble.
Après, on dit aussi ce qui est possible de faire réellement, avec des départements et un Etat endettés jusqu'au cou.
Après, on peut lire avec délectation le candidat Auzoux promettre une boulangerie à la Haye-Malherbe dans 6 mois, aller se montrer au péage d'Incarville ("tiens, qu'est-ce qu'il fait là, celui-là ? On ne l'avait jamais vu auparavant...")
Ils n'ont même pas commencé que ça commence déjà.
Et j'ai appelé à voter à droite contre le FN ! Dois-je déjà m'en mordre les doigts ?
J'appelle ici du fond coeur à voter pour un peu de liberté, de respect de tous les habitants, de l'environnement, de la santé, et à ne pas brutaliser le monde plus encore : j'appelle à voter pour Gaëtan Levitre et Maryannick Deshayes parce qu'ils auront tous deux pour mission de défendre les intérêts du département, des habitants, et de l'environnement, sans faire de différence selon les cantons.
Je remercie énormément les écolos qui ont participé à cette semaine de campagne de 2nd tour : localement, Gilles Fraudin, Laetitia Sanchez, Alexis Fraisse, Jérôme Bourlet, moi-même (trop facile), et plus loin, Stéphane Martot, Jean-Michel Bérégovoy, Hervé Membrado et Henri Bonnot.
Merci pour ces bons moments avec les gens.
Merci, côté Front de gauche, à Bruno, Arnaud, Jacky, José, Patrice, Olivier, Fabien et tous les autres.
Dimanche, votez pour vous, mais votez pour tous, partout.

Deuxième tour des départementales 2015 dans l’Eure

Merci d'abord de votre confiance à vous toutes et tous qui avez voté pour la liste EELV, défendue par Alexis Fraisse et Nathalie Van Hoorne. Nous avons obtenu un bon score, 8,23%, et un très bon score à Saint-Pierre du Vauvray, avec 13,5% des voix.
C'est un bon score, mais insuffisant pour offrir au département deux jeunes élu-es talentueux et altruistes.
C'est toutefois assez pour nous mettre en face de nos responsabilités : nous n'avons aucune autorité élective ou morale pour donner des consignes aux citoyens, mais nous pouvons conseiller, c'est même notre devoir.
Dans le canton de Louviers, seuls les candidats de la droite UMP-UDI et les candidats du front national restent en lice.
N'ayant pas de question à poser aux candidats d’extrême-droite qui présentent le programme national de leur parti, nous avons posé des questions sur des sujets locaux aux deux candidat-es de droite.
Sur le contournement Est de Rouen, l'une et l'autre ont nous ont déclaré leur opposition à ce projet. Ce refus catégorique de ce projet autoroutier affirmé de madame Hafidha Ouadah et monsieur Daniel Jubert nous conduit naturellement à conseiller de voter pour ce binôme d'élus au département.
Nous nous engageons à vous demander de voter pour eux, car nous pensons sincèrement qu'il ne s'agit pas là de promesses trompeuses, et bien d'un engagement pour le territoire et ses habitants.
Pour la même raison, en raison de l'engagement de fond et de raison de Janick Leger-Lesoeur contre cette autoroute, et aussi pour ses qualités déjà connues et reconnues d'élue, nous appelons à voter pour la liste de Janick Léger et Jean-Jacques Coquelet sans l'ombre d'une hésitation.
Félicitations à Véronique Jullien-Mitsieno et Jérôme Bourlet qui ont réalisé près de 7%.
Nous nous mobilisons de toutes nos forces pour que le binôme écologiste et solidaire formé par Gaëtan Levitre et Maryannick Deshayes sur Pont-de-l'Arche redonne un peu de couleurs au département, avec une volonté de se mettre au service des citoyen-nes et de l'intérêt général.
On se bouge pour eux, et nous sommes à leurs côtés pour redonner de l'espoir aux habitants.
Le groupe local Europe écologie les verts Eure-Seine

Salle des fêtes de Saint-Pierre du Vauvray : les travaux seront amortis avant la fin du 22ème siècle

Salle des fêtes de Saint-Pierre du Vauvray : les travaux seront amortis avant la fin du 22ème siècle
Les travaux de la salle des fêtes de Saint-Pierre du Vauvray commencent. Près de 600 000 euros, ce n’est pas donné pour une rénovation thermique. C’est même plus cher que du neuf.
Nous nous y sommes opposés, démocratiquement, et nous avons expliqué pourquoi : certes, la salle sera plus confortable. Pour le prix, c’est bien le moins qu’on puisse avoir.
Mais le coût est énorme par rapport aux besoins.
Rappelons que la salle reste très peu utilisée. Pour l’essentiel, ce sont les activités associatives en soirée : gymnastique, danse, judo, et autres.
La salle des fêtes est utilisée également pour les repas des anciens, et plusieurs expositions et animations au cours de l’année : les expositions de l’A.P.U.R.E, l’exposition de peintures, la bourse aux vêtements, la fête de l’IMA (association musicale de Saint-Pierre, Saint-Etienne et Andé), le marché de noël, et la cérémonie des voeux.
La municipalité estime les dépenses de chauffage actuelles à 6000 € / an.
On oublie donc toute notion de rentabilité pour ce projet.
Si on arrive à baisser la consommation de 60%, nous pourrons économiser 3600 € /an.
En « seulement » 165 ans, nous aurons rentabilisé cette rénovation thermique.
On ne dilapide donc pas l’argent public, on investit à très, très long terme.
Oui, mais ça va être mieux, et il y aura une cuisine. Oui mais 165 ans !
C’était le projet de la municipalité avant les élections, restons démocrates.
Nous sommes favorables à la rénovation thermique, en privilégiant le plus possible les lieux les plus occupés, et ceux qui permettent de vraiment réaliser des économies, comme les écoles. Ou pour le département, dans la rénovation thermique des collèges, lorsque le chauffage représente la moitié du budget de fonctionnement d’un collège. Là il y a de vraies économies à faire.
On peut s’interroger néanmoins sur ce qui a provoqué cette inflation dans le coût démesuré de ces travaux au regard du retour sur investissement impossible :
Pour pouvoir se faire financer les travaux, il a fallu que la municipalité s’engage dans la « course aux subventions ».
Et le système, malheureusement, oblige à des montants plafonnés, mais oblige aussi à des planchers d’investissement.
Ce n’est pas un système qui incite à faire les économies nécessaires, mais au contraire peut obliger à dépenser plus que nécessaire.
C’est ainsi qu’on a vu le devis augmenter, augmenter pour atteindre ce plancher, en passant par exemple d’un chauffage, à 15 000 euros (plus n’aurait pas été rentable, selon l’architecte) à plus de 80 000 euros. C’est un exemple.
Le département et l’État vont en payer une partie. Si la subvention a été refusée pour 2014 par le département, celui-ci a proposé de redemander la subvention pour 2015. Et puisque les travaux commencent, il y aura dérogation pour pouvoir l’obtenir.
La commune pourra puise dans les fonds de concours de la CASE pour une partie. Les communes disposent dorénavant d’un budget fixé jusqu’en 2020 selon le nombre d’habitants (120 €/habitant) pour investir selon leurs choix.
L’État encore au travers des fonds de réserve du député.
La région apporte aussi une contribution, et puis la commune.
Tout le monde semble satisfait.
Dans ces moments où l’argent public est rare et où l’efficacité de chaque euro investi est demandée, on peut espérer que les travaux seront amortis d’ici la fin du 22ème siècle.
Bien entendu, la promesse de ne pas augmenter les impôts doit être tenue. Il n'y a plus qu'à espérer que la rénovation thermique d'une salle des fêtes, pour près de 600 000 € favorise l'emploi et relance la croissance. Parce que pour ce qui est des économies...

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