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Le département de l’Eure fermera plusieurs collèges et financera une autoroute

cec27Le groupe Communiste, Écologiste et citoyen du Conseil départemental de l'Eure nous fait parvenir un communiqué de presse, que vous pouvez lire ici.
Alors que le président du département, M. Lecornu, s'était légitimement inquiété de la participation financière du département et de l'endettement public, celui-ci fait volte-face, et propose une délibération pour le contournement Est de Rouen, la liaison A28-A13, dont le coût est estimé à plus de 1 milliard €.
Pourtant, personne ne veut de cette autoroute à péage, qui correspond à aucune des attentes des populations euroises, riverains, élus, associations, et le public nombreux est venu le dire à chaque réunion. Seuls des salariés de la CCI (Chambre de Commerce et d'industrie) sont venus dire leur soutien, tout en reconnaissant qu'ils n'avaient pas de solution pour empêcher les poids lourds de sortir de l'autoroute pour shunter les péages. Question de coûts de transports !
Mais si le département choisit d'investir dans cette autoroute inutile et ruineuse, il choisit aussi de fermer des collèges dans l'Eure.
Des collèges dans des zones défavorisées, REP ou REP+ comme le collège Pablo Neruda, à Evreux, ou le collège Pierre Mendès France (PMF), à Val-de-Reuil.
"Si vous trouvez que l'éducation coûte cher, essayez l'ignorance", disait Abraham Lincoln.
Le groupe CEC choisit de citer Pierre Mendès France : "Gouverner c'est choisir."
Veut-on fermer des collèges destinées à des populations défavorisées, mais qui trouvent là une relation de proximité avec les parents d"élèves, une confiance très forte tissée au fil des décennies, un enseignement de qualité et adapté, au pied des habitations.
Pailleron ? Vous avez dit Pailleron ? PMF n'est pas un collège Pailleron. PMF, c'est une structure insérée au coeur de la ville, au pied des immeubles des élèves, accessible entièrement pour voie piétonne, à côté des équipements culturels, le théâtre et le cinéma, et sportifs. Situé près de la gare, accessible à pied.
Il ne faut pas ignorer la connaissance que les équipes pédagogiques ont su nouer avec les familles et les élèves, et avec les écoles. Car l'éducation, c'est aussi un parcours de vie autant que d'éducation et d'apprentissage.
Et c'est un projet de ville, et d'intégration, à la fois architectural, et humain.
Structure béton, PMF souffre d'une mauvaise isolation thermique, c'est là son principal défaut.
Et c'est pourquoi nous avons demandé à de nombreuses reprises d'isoler les bâtiments, afin de réduire les factures de chauffage et d'apporter plus de confort pour les élèves et les enseignants.
Mais M. Lecornu ne tend pas l'oreille aux populations locales, défavorisées, certes, mais qui trouvent avec ces collèges des solutions d'intégration, et de qualité de vie. Au lieu de cela M. Lecornu tend l'oreille à la CCI, et propose de participer au financement d'une autoroute, que ces populations n'auront pas les moyens d'emprunter, et que tous les Eurois éviteront.
Que faire d'une friche de collège si intégrée dans le projet de ville ? Va-t-on le détruire, ? Il est parfaitement intégré au paysage urbain. Mais c'est un collège, qui n'a que vocation de collège.
Investissez dans la rénovation thermique des bâtiments, c'est bon pour le climat, et bon pour les finances.
Et condamnez cette autoroute dont personne ne veut, qui produira 50 000 tonnes de CO2, allant à l'encontre des engagements de la COP 21, apportera pollutions supplémentaires, avec tous les nuisances pour la santé, abimera définitivement les paysages, ravagera les forêts, coupera le territoires et les populations.
Si gouverner c'est choisir, on peut choisir d'investir pour l'avenir, en luttant contre le dérèglement climatique et l'artificialisation des terres, qui provoque des ruissellements. On en voit aujourd'hui les conséquences lors des inondations.
Choisissons l'éducation, qui rapporte bien plus qu'elle ne coûte, plutôt que de casser le territoire.
Sauvons PMF et les collèges !
pmf

Agglomération Seine-Eure (CASE) : fin du traitement thermique des trottoirs et retour au glyphosate

Après avoir abandonné les traitements des trottoirs aux herbicides au profit de désherbage thermique moins dangereux dans cinq communes, puis deux, la CASE revient au traitement chimique, au glyphosate, un produit reconnu "cancérigène probable" (2A) par l'OMS.
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La ministre de l'écologie veut donner un message pour protéger la santé des habitants :
La France doit être à l’offensive sur l’arrêt des pesticides, a déclaré la ministre. Elle doit être aussi à l’offensive sur l’arrêt des pesticides dans les jardins.
Ségolène Royal communique sur le glyphosate, reconnu « cancérigène probable » par l'OMS
Mais nous sommes en France, au pays du « faites ce que je dis, faites pas ce que je fais ! » Ce qui vaut pour les jardins des particuliers ne vaut pas pour les trottoirs qui donnent sur ces jardins.
Ne dit-on pas que la santé n'a pas de prix ? Elle en a un : le glyphosate est moins cher que le traitement alternatif.
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Nous perdons notre Docteur et un homme dévoué

C’est avec émotion et une grande tristesse que nous avons appris le décès de notre docteur, M. Hervé Le Dantec, qui nous a quittés bien trop prématurément.

Nous connaissions et nous aimions notre docteur, nous avons aimé sa compétence, son extrême gentillesse, sa douceur et son dévouement de tous les instants pour chacun de ses patients.
Nous ne vous oublierons jamais, Docteur, et nous vous remercions de tous les bienfaits que vous nous avez apportés.

Nous présentons nos sincères condoléances aux proches, à la famille ainsi qu’à tous ses amis.

La famille Binard-Sanchez

Départementales 2015 dans l’Eure, nous comptons sur Maryannick Deshayes et Gaëtan Levitre pour le canton de Pont-de-l’Arche

pont-de-l-arche
Maryannick Deshayes et Gaëtan Levitre ont fait une alliance écologiste et solidaire pour apporter un peu de couleurs à un Conseil départemental qui sera bien bleu, bleu UMP et bleu marine peut-être.
Et surtout pour apporter toutes leurs compétences pour les habitant-es, l'économie, la défense et l'amélioration de nos modes de vie, de transports, d'accès aux services publics, et l'amélioration de l'environnement.
En face d'eux, un binôme d'extrême-droite et un binôme de droite.
Le programme de l'extrême-droite, tout le monde le connait, il est national, et est de faire du FN le 1er parti de France.
Pour l'autre nuance de bleu, l'argument massue de leur concurrent de droite, c'est le clientélisme.
Guy Auzoux l'a avoué à la presse et dans ses tracts :
il vaut mieux avoir un élu de la majorité, qui peut les aider. Notamment pour avoir des subventions.
Guy Auzoux
Ah qu'il sera beau le département sous la droite : les habitants et les collectivités locales, qu'ils et elles soient de gauche, écologistes, ou même de droite ne bénéficieront plus de subventions si ce sont des élu-es écologistes ou de gauche qui sont conseillers départementaux.
Tous les habitant-es du canton seront puni-es pour avoir voté à gauche, voté écolo, ou simplement ne pas avoir voté suffisamment à droite.
Ils paieront tout de même leurs impôts, mais n'en n'auront pas le retour. Vous n'avez pas voté pour nous, tant pis pour vous !
Qu'il sera laid ce monde où des candidats préviennent qu'ils puniront tous les autres, tous ceux qui portent d'autres espoirs et d'autres convictions, et veulent aider les gens, les jeunes, les travailleurs, les vieux, et aussi les abeilles.
En tant qu'écolo, je refuse cette politique : comme si les inégalités territoriales ne stigmatisaient pas assez les ruraux, on va en plus faire de l'inégalité entre territoires ruraux, selon que j'ai trop de voisins qui ont voté à gauche !
Le travail disparait, les terres naturelles et agricoles disparaissent, les services publics sont une peau de chagrin, et on privilégie les grands projets autoroutiers qui passent les champs sous le bitume pour venir faire encore des bénéfices sur les contribuables-usagers.
Jean-Michel Bérégovoy, Stéphane Martot et Maryannick Deshayes
STOP ! On fait une pause, on respire, et au lieu de menacer, on demande aux gens ce qu'ils veulent, et comment ils veulent vivre ensemble.
Après, on dit aussi ce qui est possible de faire réellement, avec des départements et un Etat endettés jusqu'au cou.
Après, on peut lire avec délectation le candidat Auzoux promettre une boulangerie à la Haye-Malherbe dans 6 mois, aller se montrer au péage d'Incarville ("tiens, qu'est-ce qu'il fait là, celui-là ? On ne l'avait jamais vu auparavant...")
Ils n'ont même pas commencé que ça commence déjà.
Et j'ai appelé à voter à droite contre le FN ! Dois-je déjà m'en mordre les doigts ?
J'appelle ici du fond coeur à voter pour un peu de liberté, de respect de tous les habitants, de l'environnement, de la santé, et à ne pas brutaliser le monde plus encore : j'appelle à voter pour Gaëtan Levitre et Maryannick Deshayes parce qu'ils auront tous deux pour mission de défendre les intérêts du département, des habitants, et de l'environnement, sans faire de différence selon les cantons.
Je remercie énormément les écolos qui ont participé à cette semaine de campagne de 2nd tour : localement, Gilles Fraudin, Laetitia Sanchez, Alexis Fraisse, Jérôme Bourlet, moi-même (trop facile), et plus loin, Stéphane Martot, Jean-Michel Bérégovoy, Hervé Membrado et Henri Bonnot.
Merci pour ces bons moments avec les gens.
Merci, côté Front de gauche, à Bruno, Arnaud, Jacky, José, Patrice, Olivier, Fabien et tous les autres.
Dimanche, votez pour vous, mais votez pour tous, partout.

Deuxième tour des départementales 2015 dans l’Eure

Merci d'abord de votre confiance à vous toutes et tous qui avez voté pour la liste EELV, défendue par Alexis Fraisse et Nathalie Van Hoorne. Nous avons obtenu un bon score, 8,23%, et un très bon score à Saint-Pierre du Vauvray, avec 13,5% des voix.
C'est un bon score, mais insuffisant pour offrir au département deux jeunes élu-es talentueux et altruistes.
C'est toutefois assez pour nous mettre en face de nos responsabilités : nous n'avons aucune autorité élective ou morale pour donner des consignes aux citoyens, mais nous pouvons conseiller, c'est même notre devoir.
Dans le canton de Louviers, seuls les candidats de la droite UMP-UDI et les candidats du front national restent en lice.
N'ayant pas de question à poser aux candidats d’extrême-droite qui présentent le programme national de leur parti, nous avons posé des questions sur des sujets locaux aux deux candidat-es de droite.
Sur le contournement Est de Rouen, l'une et l'autre ont nous ont déclaré leur opposition à ce projet. Ce refus catégorique de ce projet autoroutier affirmé de madame Hafidha Ouadah et monsieur Daniel Jubert nous conduit naturellement à conseiller de voter pour ce binôme d'élus au département.
Nous nous engageons à vous demander de voter pour eux, car nous pensons sincèrement qu'il ne s'agit pas là de promesses trompeuses, et bien d'un engagement pour le territoire et ses habitants.
Pour la même raison, en raison de l'engagement de fond et de raison de Janick Leger-Lesoeur contre cette autoroute, et aussi pour ses qualités déjà connues et reconnues d'élue, nous appelons à voter pour la liste de Janick Léger et Jean-Jacques Coquelet sans l'ombre d'une hésitation.
Félicitations à Véronique Jullien-Mitsieno et Jérôme Bourlet qui ont réalisé près de 7%.
Nous nous mobilisons de toutes nos forces pour que le binôme écologiste et solidaire formé par Gaëtan Levitre et Maryannick Deshayes sur Pont-de-l'Arche redonne un peu de couleurs au département, avec une volonté de se mettre au service des citoyen-nes et de l'intérêt général.
On se bouge pour eux, et nous sommes à leurs côtés pour redonner de l'espoir aux habitants.
Le groupe local Europe écologie les verts Eure-Seine

Salle des fêtes de Saint-Pierre du Vauvray : les travaux seront amortis avant la fin du 22ème siècle

Salle des fêtes de Saint-Pierre du Vauvray : les travaux seront amortis avant la fin du 22ème siècle
Les travaux de la salle des fêtes de Saint-Pierre du Vauvray commencent. Près de 600 000 euros, ce n’est pas donné pour une rénovation thermique. C’est même plus cher que du neuf.
Nous nous y sommes opposés, démocratiquement, et nous avons expliqué pourquoi : certes, la salle sera plus confortable. Pour le prix, c’est bien le moins qu’on puisse avoir.
Mais le coût est énorme par rapport aux besoins.
Rappelons que la salle reste très peu utilisée. Pour l’essentiel, ce sont les activités associatives en soirée : gymnastique, danse, judo, et autres.
La salle des fêtes est utilisée également pour les repas des anciens, et plusieurs expositions et animations au cours de l’année : les expositions de l’A.P.U.R.E, l’exposition de peintures, la bourse aux vêtements, la fête de l’IMA (association musicale de Saint-Pierre, Saint-Etienne et Andé), le marché de noël, et la cérémonie des voeux.
La municipalité estime les dépenses de chauffage actuelles à 6000 € / an.
On oublie donc toute notion de rentabilité pour ce projet.
Si on arrive à baisser la consommation de 60%, nous pourrons économiser 3600 € /an.
En « seulement » 165 ans, nous aurons rentabilisé cette rénovation thermique.
On ne dilapide donc pas l’argent public, on investit à très, très long terme.
Oui, mais ça va être mieux, et il y aura une cuisine. Oui mais 165 ans !
C’était le projet de la municipalité avant les élections, restons démocrates.
Nous sommes favorables à la rénovation thermique, en privilégiant le plus possible les lieux les plus occupés, et ceux qui permettent de vraiment réaliser des économies, comme les écoles. Ou pour le département, dans la rénovation thermique des collèges, lorsque le chauffage représente la moitié du budget de fonctionnement d’un collège. Là il y a de vraies économies à faire.
On peut s’interroger néanmoins sur ce qui a provoqué cette inflation dans le coût démesuré de ces travaux au regard du retour sur investissement impossible :
Pour pouvoir se faire financer les travaux, il a fallu que la municipalité s’engage dans la « course aux subventions ».
Et le système, malheureusement, oblige à des montants plafonnés, mais oblige aussi à des planchers d’investissement.
Ce n’est pas un système qui incite à faire les économies nécessaires, mais au contraire peut obliger à dépenser plus que nécessaire.
C’est ainsi qu’on a vu le devis augmenter, augmenter pour atteindre ce plancher, en passant par exemple d’un chauffage, à 15 000 euros (plus n’aurait pas été rentable, selon l’architecte) à plus de 80 000 euros. C’est un exemple.
Le département et l’État vont en payer une partie. Si la subvention a été refusée pour 2014 par le département, celui-ci a proposé de redemander la subvention pour 2015. Et puisque les travaux commencent, il y aura dérogation pour pouvoir l’obtenir.
La commune pourra puise dans les fonds de concours de la CASE pour une partie. Les communes disposent dorénavant d’un budget fixé jusqu’en 2020 selon le nombre d’habitants (120 €/habitant) pour investir selon leurs choix.
L’État encore au travers des fonds de réserve du député.
La région apporte aussi une contribution, et puis la commune.
Tout le monde semble satisfait.
Dans ces moments où l’argent public est rare et où l’efficacité de chaque euro investi est demandée, on peut espérer que les travaux seront amortis d’ici la fin du 22ème siècle.
Bien entendu, la promesse de ne pas augmenter les impôts doit être tenue. Il n'y a plus qu'à espérer que la rénovation thermique d'une salle des fêtes, pour près de 600 000 € favorise l'emploi et relance la croissance. Parce que pour ce qui est des économies...

Merci au Conseil Général pour les centaines de milliers d’euros qui vont redorer notre salle des fêtes.

Merci au conseil général de l’Eure de nous attribuer les subventions pour refaire notre salle des fêtes. 508 000 euros pour rénover une salle des fêtes d’un peu plus de 210 m2, on n’aurait pas pu le faire seuls.
Les subventions ont été attribuées, dans le cadre de « l’investissement pour le développement des contrats Enfance et Jeunesse », une aide du conseil général et de l’Etat.
La municipalité lance le permis de construire et les appels d’offres. Objectif : « Permettre aux communes et groupements de communes de réaliser les équipements nécessaires pour apporter aux familles les services pour l'accueil des enfants et leur proposer des activités encadrées, à condition qu'un contrat Enfance et/ou Temps libre soit signé avec la C.A.F. »
Sont concernés par contrats enfance jeunesse : les accueils collectifs, familiaux, parentaux (0-4 ans / 4-6 ans), les lieux d’accueil enfants parents (Laep), les relais assistantes maternelles (Ram).
Entrent également dans le champ des contrats enfance jeunesse : les accueils de loisirs vacances été, accueils de loisirs petites vacances, accueils de loisirs mercredi, week-end, accueils de loisirs périscolaires, accueils jeunes.
Et enfin, les garderies périscolaires, séjours vacances été, séjours petites vacances et camps adolescents.
Rien de tout ça dans l’utilisation de notre salle des fêtes, dite « intergénérationnelle ». Mais il faut bien un cadre et un objectif pour obtenir des subventions. La municipalité avait essayé l’accueil pour les personnes à mobilité réduite, pour un montant moins onéreux, mais les demandes de subventions n’avaient pas marché.
Comme le dit lui même le maire : « il y a beaucoup d’associations qui utilisent la salle des fêtes, et des activités s’y déroulent jusqu’à plus de 21h00. »
On a donc préféré le faire au nom des petites têtes brunes ou blondes, et c’est passé comme une lettre à la poste.
Ah, c’est vrai, la salle n’est pas très belle : les moquettes murales orange d’époque pendouillent par endroit, le toit fuit, la salle est très sombre, elle est encaissée dans le parking des immeubles situés quelques mètres sous le niveau de la rue principale. L’exposition nord, la maigre surface vitrée, l’absence de lumière zénithale – il n’y a pas de puits de lumière - oblige à allumer la lumière en plein jour. Il n'y en a pas, d'ailleurs, dans le projet.
La course aux subventions a amené le devis initial à exploser pour atteindre le plancher de dépense des équipements de 460 000 euros.
C’est à dire qu’il faut que les équipements coûtent au moins 460 000 euros pour rentrer dans le cadre de l’aide pour une commune de moins de 20 000 habitants (Saint-Pierre, c’est 1 329 habitants).
Les devis ont été refaits pour arriver à dépasser ce plancher, et grâce à une cuisine à 112 000 euros, ainsi qu’un chauffage par aérothermie à 86 000 euros, nous sommes arrivés à dépasser, allègrement, les 460 000 € minimum : 508 000 euros.
Les subventions ont été accordées. Soit 30% de l’Etat, 151309 €, 35% du conseil général plafonné à un peu plus de 162 000 €, sur dérogation, le reste par la Région, 18 000 euros et l’Agglomération, car le Président de la CASE aurait promis 19 000 €. Il restera à la commune environ 30% de l’investissement à payer, soit un peu plus de 150 000 €.
Le permis de construire a été voté, ainsi que l’autorisation à lancer les appels d’offres, à 12 voix contre 3.
Merci donc au conseil général, merci à l’Etat, à la Région, au président de la CASE. Je suis sincèrement content de voir qu'on a encore de l'argent.
Par contre, j’espère qu’on ne fait pas la même chose pour les 36 681 autres communes de France, parce que je me demande de moins en moins d’où vient notre dette publique et où va notre argent.
Allez, l’essentiel, c’est de pouvoir faire la fête, youpi ! Merci encore, le Conseil Général et l’Etat.
Mais, SVP, ne le faîtes pas trop pour les autres : l’argent public, ça reste nos impôts.
le conseil général de l'Eure et l'Etat financent la salle des fêtes

A la découverte de Saint-Pierre du Vauvray : Le val liard, une nouvelle route pour les Saint-Pierrois !

Nous vous faisons découvrir une voie désormais communale, donc publique : le Val Liard. Une nouvelle route pour les Saint-Pierrois...
Une impasse un peu absurde, en sens interdit, on ne peut pas y accéder. Elle est réalisée sur fonds publics.
Partons tout de suite à sa découverte :
Nous "nous" sommes offert une très belle route. Pourtant lors du vote du 12 juillet 2012, les arguments n'étaient pas nombreux. En gros, l'habitant payait ses impôts, et nous nous serions collectivement engagés en laissant un propriétaire construire cette habitation et l'agrandir.
Les arguments développés ce jour là :
  1. C'est un citoyen qui paye ses impôts comme tout le monde (répété plusieurs fois).
  2. Cela devait permettre de réparer les ornières dans le chemin vicinal.
  3. Le maire y était déjà allé, pour faire demi-tour avec un véhicule, déjà, c'est pas facile.
  4. Le passage de la voie privée dans le domaine communal ne devait pas forcément entraîner les travaux. Forcément, ils sont faits.
  5. "Historiquement, on a laissé construire cette habitation, a l'a laissée s'agrandir, c'est des choses qu'il faut régler à un moment. On peut pas dire : ça risque de nous coûter cher !" Ce n'est pas nous, citoyens, qui l'avons laissé construire ou s'agrandir.
  6. "On va pas lui faire une voirie avec du bitume comme ça. Même si je demande un camion à l'agglomération, même pour faire un rebouchage, ils n'interviendront pas parce qu'elle n'est pas communale."
vous pouvez regarder ci-dessous, ou dans son intégralité ici.
Bilan des courses :
  • L'accès aux services de Veolia, qui intervient 1 ou 2 fois/an, n'est, semble-t-il, qu'un prétexte. Les ornières qui devaient être rebouchées sont dans le même état qu'avant, pas de parking pour eux en haut, un arbre au milieu du chemin en démontre l'intérêt. A-t-on demandé à l'entreprise quels en étaient l'urgence et le besoin ?
  • Le parking de l'église, les escaliers du village - église, cimetière -, parking de l'école, trottoirs en très mauvais état dans des endroits stratégiques (rue de la gare, école, chemin de halage, le bout de l'allée du Roule, etc) étaient peut-être des priorités ? Il suffit de voir l'état des pauvres escaliers, qu'empruntent les personnes de tous âges pour aller à l'église ou au cimetière : ils sont glissants, dangereux, mal entretenus, pas éclairés, pleins de mousses et de végétations, les feuilles s'y accumulent.
  • Sur le panneau "sens interdit" : c'est idiot, il place chaque jour les riverains dans l'illégalité, leur faisant risquer à chaque passage une peine de 4 points de permis et 135 € d'amende.
  • Le maire ne pouvait pas y faire demi-tour facilement, rien n'a changé sur ce point.
  • Historiquement, en tant que contribuables, nous n'avons pas à être responsabilisés et nous ne sommes pas engagés sur le fait qu'on (la municipalité, quelle qu'elle soit) ait laissé la maison se construire et s'agrandir (sous-entendu, sans autorisation), et donc de nous mettre devant le fait accompli de devoir régulariser une situation, même et surtout si cela doit nous coûter cher.
Nous précisons que nous n'avons rien contre ce riverain. Tant mieux pour lui si son bien est valorisé, et son confort amélioré.
Nous nous demandons pourquoi privilégier une route si peu usitée, par si peu de personnes, et de mémoire pas en si mauvais état, quand des besoins sont criants dans les passages, voies et trottoirs du village, pour un grand nombre ?
En 14 secondes, juste pour sourire...
Jean-Luc, Philippe & nono

Liaison A28-A13 : retours sur des objectifs et des chiffres farfelus dans un débat inexistant : pour la population, c’est un NON massif. On désengorge Rouen de 0,36%. De combien l’engorge-t-on en plus ?

"Nous jugeons qu'il est utile et nécessaire". Pour le territoire, bien entendu... Nous pourrions ajouter : profitable, salutaire, avantageux, précieux, commode, efficace, indispensable, obligatoire, inévitable !..
Mais la liaison A28-A13 est évitable. Et elle sera évitée ! Au moins par nombres d'usagers, nombre de poids lourds, et à part les habitants qui en seront prisonniers.
Bien entendu, nous comprenons l'intérêt de cette autoroute : ce n'est pas que la réalisation de cette autoroute, financée à moitié, ou au 3/4 si ça dépasse, par les contribuables, qui est seule en cause. Même si un chantier à 1 milliard d'euros et quelques pelletées de plus ce n'est pas rien.
Nous avons bien compris qu'une concession, concédée pour plus de 5 décennies - c'est énorme ! - est juteuse : outre les bénéfices liés à la réalisation de l'infrastructure - et c'est "normal" - le chiffre d'affaires de l'exploitation de la concession sera de l'ordre de 2,5 milliards TTC. C'est le chiffre d'affaires de l'exploitation : 106 190 euros de CA/jour (19300 voitures et 2200 camions en moyenne par jour, tout au long des 41 km d'autoroute). Sans tenir compte du fait que le prix des péages augmente tous les ans du double de celui de l'inflation.
Cela coûtera au total plus de 3 milliards € aux habitants et surtout usagers tout au long de la concession. Les appétits peuvent être féroces, et les motivations économiques sont là.
L'habitant qui emprunteraient l'autoroute paiera, lui, 100 € par mois pour aller travailler. Ou chercher du travail, aller faire ses études, aller voir papy-mammie, au théâtre, au sport, ou faire ses courses.
Bien entendu, nous sommes dans un monde libéral. Mais l'Etat s'engage sur une rente sur 3 générations pour la SAPN (du groupe Sanef, si c'est bien elle qui hérite de la liaison entre A13, A154 et A28, déjà gérées par la SAPN).
Les citoyens, contribuables, habitants et usagers, - qui financent - peuvent-ils y trouver leur compte ?
Entre les expropriations, la suppression de la qualité de vie, la perte de terres arables sans compensation, les morts dues aux particules fines ou micro-particules, le prix à payer pour sortir de chez soi - sans gagner en temps de transport - sans avoir d'alternative de transport, et avec les risques liés aux véhicules qui voudront échapper aux péages qui vont ré-emprunter les départementales, et retraverser les villes et les villages sur les passages piétons devant les commerces, les écoles, et autres. Quel est le bénéfice pour l'habitant ?
Ils vont payer en impôts l'investissement. Ils vont payer l'usage en péage. Et ils viennent à chaque réunion, sauf à Evreux, pour exprimer leur refus massif de cette autoroute, et leur colère. Et les politiques refusent d'écouter, préférant parler d'opportunité.
Quels sont les objectifs présentés pour la réalisation de cette autoroute ? Il y en a deux :
  • Pour désengorger Rouen, il faut détourner le trafic de transit des nationales, départementales et de la voirie ;
  • Les zones d'activité créent de l'emploi.
  1. Désengorger Rouen et améliorer la qualité de la vie des rouennais, en détournant 85% du trafic des poids lourds en transit.
    C'est tout simplement impossible. Les comptages sur le trafic de transit réalisés par les services de l'équipement (CETE) parlent d'eux-mêmes : 90% des flux de transit vont à l'OUEST. Le trafic de transit qui passe à l'EST n'est que de 1983 véhicules (VL + PL).
    trafic de transit de l'agglomération rouennaise
    Les flux de transit ne vont pas sur un axe nord-sud dans sa quasi-totalité, mais vers l'ouest, l'A13, le Havre, ou l'a28 et la RD438, qui longe gratuitement l'A28 et qui est empruntée par les camions, vers le sud. Et vers Paris.
    Veut-on réaliser une infrastructure à plus d'1 milliard d'euros pour seulement 1983 véhicules/jour ? Dans l'allégresse, en ajoutant les trafics de transit qui vont au nord-ouest (A150 - Barentin - et A151), cela représenterait un trafic de 3598 véhicules VL + PL. Cela ne représente que 0,35% du trafic global de l'agglomération.
    En détournant tout le trafic de transit entre l'A13 à l'est et l'A28 au nord, l'a154 et l'A28, et tout le trafic allant vers l'A150 et l'A151, cela ne désengorgerait Rouen que de 0,35% du trafic.
    C'est très peu !
    Mais... pourquoi parler d'engorgement supplémentaire de Rouen du fait de cette autoroute ?
    Quelles sont les conclusions que fait la Direction Régionale de l'Equipement sur la rentabilité interne de l'ouvrage A28 Rouen-Abbeville dans son évaluation socio-économique :
    "Ces premiers résultats laissent déjà présager un des effets de l’infrastructure sur l’étalement urbain : celui-ci s’étend bien au-delà de ce qui était pressenti dans les études préalables de l’autoroute, jusqu’à plus de 30 km du pôle urbain de Rouen.
    Par ailleurs et toutes proportions gardées, l’impact sur l’agglomération d’Abbeville a été similaire.
    En outre, les effets de cet étalement urbain sur les trafics sont plus que proportionnels : dans des zones où l’étude démographique ne met en évidence que des croissances de population de l’ordre de 10 à 15 % entre 1990 et 1999, les augmentations de circulation dépassent les 30 voire 50 %, soit 3 à 4 fois plus ! Un ménage supplémentaire en périphérie urbaine, c’est bien plus qu’un déplacement quotidien aller-retour en voiture individuelle de plus, mais plutôt 3 à 4...
    [...]
    Une péri-urbanisation massive n’a pour ainsi dire pas été anticipée. Pourtant, force est de constater aujourd’hui que la fonction principale de l’autoroute est de faciliter les échanges quotidiens entre les agglomérations de Rouen et à une moindre mesure Abbeville et les communes résidentielles périphériques.
    L’A28 a joué un rôle de catalyseur de l’étalement urbain pour ces agglomérations, ce qui n’est pas la vocation principale d’une autoroute."
    Oui, Rouen sera plus engorgée encore.
    Et ce n'est pas avec un échangeur qui débouche à Oissel sur la jonction entre la RD18e et la RD418 que la situation de Rouen va s'améliorer : la RD418 emmène les véhicules vers la SUD3, avec les mêmes problèmes de circulation qu'aujourd'hui (un aménagement manquant au pont Flaubert et des véhicules qui se "cognent" sur l'avenue Jean Rondeaux), tandis que la RD18e, la zone industrielle, congestionnée elle aussi, conduira les véhicules vers... le pont Mathilde ! CQFD
  2. L'autre objectif, c'est la création d'emplois par la création de zones d'activité.
    Mais les zones d'activité ne créent pas d'emplois. Au mieux, elles les relocalisent. Parfois à quelques km seulement.
    L'avis du Conseil Général des Ponts et Chaussées sur le bilan loti de l'autoroute A28 est des plus intéressants :
    "Les collectivités ont eu la volonté d’accompagner la réalisation progressive de l’infrastructure, ce qui s’est traduit par l’aménagement de nombreuses zones d’activités économiques. Ces zones d’activités, qui conservent aujourd’hui encore d’importantes réserves foncières, ont accueilli un nombre croissant d’établissements, ce qui paraît répondre aux objectifs des collectivités. Ce point est cependant tempéré par les entretiens menés avec les acteurs locaux qui, sauf dans les secteurs au dynamisme économique déjà bien avéré, évoquent plutôt un effet de relocalisation que de création nette d’activité."
    La Direction Régionale de l'Equipement Haute-Normandie explique dans son évaluation socio-économique de l'A28 :
    "Si le succès commercial de ces opérations montre qu’elles répondent à un réel besoin des entreprises, on peut être plus circonspect quant à leur impact réel sur l’emploi : presque toutes ces entreprises étaient déjà présentes dans la région, parfois à seulement quelques kilomètres de là ; ce ne sont souvent que des re-localisations sans création significative d’emplois supplémentaires ; mais, elles s’accompagnent souvent d’une amélioration des conditions de production (modernisation, regroupement d’établissements éparpillés, optimisation des process, élargissement du bassin de clientèle, etc.) qui a peut-être à terme un effet positif sur l’emploi (développement ou, au moins, préservation des entreprises par amélioration de leur compétitivité) qu’il est difficile de mesurer."
    Ne parlons pas de créations d'emplois nets, donc, mais évoquons des relocalisations, parfois à quelques km. Les autoroutes sont aussi parfois de murs qui coupent les entreprises de leurs clients lorsqu'il n'y a plus d'accès à "l'autre côté".
    Qu'en dit Françoise Guillotin, Vice-Présidente de la CREA, lors de la réunion de concertation d'Alizay :
    "Effectivement, l'infrastructure en elle-même n'est pas l'outil qui va permettre de développer des emplois. Mais c'est un outil nécessaire au territoire pour permettre aux entreprises d'avoir aussi des facilités d'accès à leurs entreprises pour pouvoir justement permettre les embauches nécessaires à la vie du territoire."
    Pas d'emplois donc, mais l'autoroute permettrait des facilités d'accès pour les entreprises. Et ce sont les contribuables et habitants (consommateurs ?) qui paieraient.
    Bernard Leroy, président de la CASE, reprend le cas "très intéressant" de l'A28 :
    "l'exemple de l'A28 est très intéressant : ce n'est pas parce qu'on fait des échangeurs qu'on a automatiquement des entreprises. C'est nécessaire, mais c'est pas suffisant. Il faut une véritable politique de développement économique, une politique d'attraction du territoire, pour faire venir des entreprises, pour faire venir des emplois."
    Ainsi donc, les élus seino-marins, les CCi et entreprises de Seine-Maritime n'auraient pas de véritable politique de développement économique ?
    Ne souhaitent-ils pas rendre leur "territoire" attractif ?
    N'ont-ils pas compris que ce que voulait la population, c'est des solutions contre le chômage ?
    Ou bien, comme le dit l'équipement, les zones d'activité ne créent pas d'emplois, mais relocalisent l'activité, certes dans des équipements plus modernes, mais créant de nouvelles friches industrielles, parfois à seulement quelques km ?
    La destination des camions des plateformes logistiques restera l'est, Paris, d'un côté, et le Havre et le port 2000 de l'autre.
    L'A13 donc...
  3. Pour les CCI, et nombre d'élus, le contournement Est de Rouen, c'est le (début du) Grand Contournement Ouest de Paris.
    soutien à l'A28 en 1997soutienà l'A28, Charles Revet et Ladislas Poniatowsky
    Le Grand Contournement de Paris est une réalité. Il existe, mais il ne semble pas suffisant pour les chambres de commerce, les concessionnaires autoroutiers, et autres aménageurs de zones d'activité.
    Les mêmes qui promouvaient hier l'A28 comme axe Calais-Bayonne n'y trouvent plus que peu d'intérêt.
    Charles Revet et Ladislas Poniatowsky, tous deux sénateurs aujourd'hui, mais à l'époque Président du Conseil Général de Seine-Maritime pour l'un, et député de l'Eure pour l'autre, conduisaient une opération escargot pour manifester pour l'A28, l'axe Calais-Bayonne, aujourd'hui réalisée.
    Il manque un aménagement à l'ouest de Rouen pour relier les tronçons nord et sud de l'A28. Car, selon les propres dires du maître d'ouvrage de la liaison A28-A13, cette liaison à l'est n'aurait pas vocation à accueillir le trafic A28 nord-A28 sud. Il passe à l'ouest.
    Comptage de poids lourds dans l'orne
    Mais le trafic de l'autoroute est un échec, surtout entre Rouen et Alençon, qui ne compte que 5 000 à 10 000 véhicules/jour.
    Si l'on regarde les comptages de camions réalisés par le Conseil Général de l'Orne (2013), le trafic qui échappe à l'autoroute se retrouve sur la RD438 qui longe l'A28. Ce sont plus de 800 poids lourds/jour qui préfèrent emprunter la départementale, et ce jusqu'à Alençon.
    Il ne s'agit pas d'un échec de la liaison, à proprement parler, mais d'un déport vers la départementale du fait du prix trop élevé de l'autoroute.
    Un déport évidemment dangereux pour les riverains et les usagers.
    Mais, sans taxe poids lourd (écotaxe), avec une taxe à l'essieu au plus bas, comment obliger les camions à emprunter l'autoroute ?
    Dans une motion pour le contournement est de Rouen, l'association pour le contournement réclame :
    "La traversée de l’agglomération rouennaise reste aujourd’hui le seul goulet d’étranglement de l’axe autoroutier Nord – Sud-Ouest européen reliant Stockholm à Gibraltar et plus localement du Grand contournement du bassin parisien."
    l’axe autoroutier Nord – Sud-Ouest européen reliant Stockholm à Gibraltar, rien que ça. Et pourquoi pas un ouvrage d'art reliant les colonnes de Gibraltar pour en faire l'axe autoroutier Stockolm - Côte-d'Ivoire ?
    Plus sérieusement, mais retoqué par la commission mobilité 21 dans le SNIT, refusé également par la population qui ne veut pas transformer la RN154 en autoroute payante A154, le contournement ouest de Paris est un schéma qui existe depuis les années 60. Qu'est ce que c'est ?
    le contournement actuel de Paris, avec la RN154 et l'A28Le contournement de Paris sur un schéma de la DATAR dans les années soixantea28-A154-thumb
    On le voit, ce n'est pas un contournement est de Rouen que voient les CCI et autres partisans, mais la première marche de l'édifice qu'est la réalisation du "barreau manquant" : l'A154.
    Les visions de l'aménagement ont changé depuis 1960. Comme l'a rappelé Michel Barnier, député européen UMP, commissaire européen au marché intérieur et aux services :
    "Elle ne sera pas belle la France de 2015, si c'est la France du tout béton et du tout autoroutes."
    Et si l'on continue de vouloir faire payer les autoroutes, à des usagers, à des routiers qui préfèrent emprunter les départementales, elle sera surtout beaucoup plus dangereuse.
    Ce sera peut-être l'occasion de faire du business, de créer aussi des zones d'activité qui créeront peut-être de l'emploi, ou le relocalisera.
    Mais si c'était le cas, étant donné le nombre de concessions qui ont été cédées au privé (85% du réseau), et le nombre de routes créées, nous aurions sûrement du en constater les effets bénéfiques par l'inversion de la courbe du chômage.
    Et si les autoroutes ne créaient pas d'emplois ?
Documentation et rapports :

Liaison A28-A13. C’est NON ! Non à Gouy, Ymare, Les Authieux, Val-de-Reuil, Pîtres, Poses, le manoir, Léry, Oissel, Saint-Etienne du Rouvray… C’est NON partout.

Une réunion houleuse à Gouy. La population ne veut pas de cette autoroute, la soi-disant liaison A28-A13. Elle le dit, elle le crie. C'est NON ! Non à ce tracé, et non à l'autoroute !
1 - présentation du projet par le maître d'ouvrage, la DREAL, représentée ici par M. Patrick Berg
La présentation du projet, désormais bien rôdée. "Nous pensons qu'elle est utile et nécessaire", dit le maître d'ouvrage, la DREAL.
  • Le premier argument est que "l'agglomération rouennaise est une des dernière villes de France à n'avoir pas de contournement".
    Faux : Grenoble (dont les études ont montré que la rocade nord, très contestée, ne délesterait pas significativement la rocade sud), Rouen, Tours (réalisation de l'A110 suspendue), Orléans (une tangentielle ouest), Clermont-Ferrand, Avignon, Angers (rocade sud - pour 100 000 usagers potentiels - à l'arrêt depuis 2009), Reims, Dijon (c'est un contournement de 18,5 km à l'est - RN274), Perpignan, Nîmes, Toulon, Cannes, Le Havre, Dunkerque, La Rochelle, Brest, Mulhouse, Bayonne, Strasbourg ne sont pas équipées de contournements complets. Et encore moins en autoroutes payantes...
  • "L'ensemble du trafic, et du trafic de transit, est obligé d'emprunter les radiales et le centre de Rouen", dit la DREAL.
    C'est faux : contrairement à ce qui est expliqué, 84,5 % du transit se fait avec l'ouest. 55% du trafic de transit c'est Paris-Le Havre, 18178 véhicules.
    Le trafic en transit vers l'ouest c'est 25387 véhicules, 77% du trafic de transit. C'est l'A13. La direction, c'est l'ouest.
    Le trafic en transit A28 nord - A28 sud-ouest vers Alençon, ou vers la RD438 , sud ouest, 2460 véhicules, 7,5% du transit.
    C'est donc 84,5% du trafic de transit qui passe à l'ouest.
    Le trafic venant de l'A13 vers l'A150 (Barentin) et l'A151, 1615 véhicules, mois de 5%. Voilà pour les radiales.
    Le trafic de transit venant de l'A13 et de la RN154 vers l'A28 par l'est - la où serait le contournement -, c'est 1983 véhicules actuellement, 6% du transit.
    On le voit, le contournement est ne peut en aucun cas accueillir le trafic de transit qui va à l'ouest, la quasi totalité du trafic de transit.
    Il ne résoud pas la question de la liaison A28-A28 par l'ouest, sauf en doublant le trajet des poids lourds, en les emmenant vers l'est d'abord, pour récupérer l'A13 pour retourner vers l'ouest, en doublant la pollution émise, en congestionnant encore un peu plus l'A13 entre Incarville et Rouen. Cela rendrait encore plus dangereux les échangeurs de Criquebeuf et Tourville-la-Rivière, et fragiliserait cet axe essentiel nationalement qu'est l'A13.
    Il est utile de citer l'avis du Conseil Général des Ponts et Chaussées du 30 novembre 2006 sur l'A28 ABBEVILLE ROUEN 
    "Les objectifs de trafic de l'ouvrage ont donc été largement dépassés. Cependant, ce dépassement n'est pas dû à la fonction première d'itinéraire de transit qui lui était assignée, mais à une fonction induite de support du développement urbain."
    Les promesses étaient les mêmes, les effets seront les mêmes.
  • Il y a un fort potentiel de développement sur la partie économique pour l'agglomération rouennaise, dit le maître d'ouvrage. Mais aussi pour les pôles économique de Val-de-Reuil, la vallée de l'Andelle qui créeront des richesses et de l'emploi.
    La Direction de l'équipement a démontré que sur l'A28, Abbeville Rouen, mais aussi Rouen Alençon, il n'y avait pas eu de créations nettes d'emplois, mais un effet de relocalisation.
    Parce que l'autoroute représente un mur qui coupe les entreprises de leurs clients. Les prédictions économiques qui disaient qu'il y aurait des créations nettes d'emplois se sont avérées fausses.
    Comment la DREAL peut parler de créations d'emplois, alors que les études socio-économiques n'ont pas été réalisées, et que des infrastructures du passé ont prouvé qu'il n'en n'a rien été ?
    Citons encore l'avis du Conseil Général des Ponts et Chaussées du 30 novembre 2006 sur l'A28 ABBEVILLE ROUEN
    "Les collectivités ont eu la volonté d’accompagner la réalisation progressive de l’infrastructure, ce qui s’est traduit par l’aménagement de nombreuses zones d’activité économiques. Ces zones d’activité, qui conservent aujourd’hui encore d’importantes réserves foncières, ont accueilli un nombre croissant d’établissements, ce qui paraît répondre aux objectifs des collectivités. Ce point est cependant tempéré par les entretiens menés avec les acteurs locaux qui, sauf dans les secteurs au dynamisme économique déjà bien avéré, évoquent plutôt un effet de relocalisation que de création nette d’activité."

2 - Francis BIA pour l'association HNNE (Haute-Normandie Nature Environnement).
Au contraire des interventions de la DREAL qui ont été huées et sifflées, l'intervention de Francis BIA est littéralement ovationnée.
C'est non à ce contournement Est de Rouen.
"Nous avons tous besoin pour vivre d’Air, d’eau, de Nourriture, de Sommeil : ne pas en tenir compte met en péril la santé et même la vie."
Préserver l’environnement, c’est donc préserver l’humain, avec ses activités, son habitat, son droit à conserver, ou à retrouver, une qualité de vie satisfaisante.
Actuellement, alors que l’on finalise des textes de loi sur la transition énergétique, les enjeux environnementaux et humains, sur ce projet de contournement Est ne sont pas suffisamment pris en compte.
Les documents qui nous sont fournis pour la Concertation sont trop fragmentaires pour montrer toute la richesse écologique de nos territoires…
Ou alors les documents complets ne nous ont pas encore été communiqués.
Le maître d’ouvrage évalue à 600 hectares la superficie qui sera soustraite aux milieux physiques.
Ces 600 hectares se traduisent par :
• Une perte pour les activités agricoles et sylvicoles, et par la destruction d’un réservoir de biodiversité.
• Une perte de valeur patrimoniale et de qualité de vie pour les familles riveraines... et pas seulement elles !
Les territoires les plus impactés par le projet à savoir » un espace de 10 km de part et d’autre de l’infrastructure», selon le Schéma de cohérence Territorial.
600 hectares = 6 000 000 m2 soit sur 41km de long = une largeur de 147 mètres de large
600 hectares = 6 millions de m2 = 840 terrains de football…
HNNE défend en cela l’intérêt général et non de simples intérêts particuliers. Ils comprennent parfaitement l’intérêt du concessionnaire à se voir confier un nouveau marché. Mais que nous faire acheter ce produit qu’est le contournement n’est pas forcément un acte de philanthropie. Et cette façon de mettre en avant l’intérêt général ressemble à un argument de vente.
M. Bia rappelle au nom des associations qu'ils souhaitent que la participation de l’Etat à cette Concertation ne soit pas uniquement destinée à promouvoir et imposer ce projet à partir de la variante préférentielle.
Il faudrait des échanges d’arguments basés non sur la croyance, mais sur la réflexion, sur le raisonnement à partir de documents complets et d’études détaillées, qui ne nous ont pas été fournis à ce jour. Ils veulent des échanges qui évitent la répétition d’affirmations non démontrées et présentées comme indiscutables.
C’est ainsi que le mot Concertation peut retrouver son sens.

3 - intervention de Alain Roussel, maire des Authieux : c'est non !
NON à cette autoroute ! Sous les applaudissements...

4 - questions réponses - sécurité des axes secondaires, impacts environnementaux et économiques, absence de concertation avec les communes
5 - réponses sur le cancer : C'est la stupeur et la colère dans la salle !
La question, posée vers 5mn50 de cette vidéo, ne trouvera sa réponse qu'après la 18ème minute.
Froide, glaçante, cynique ou scandaleuse, alors qu'on évoque le cancer et la mort, la réponse de M. Berg sidère et révolte le public.
"On a tous aujourd'hui une habitation, desservie par une infrastructure, une route, qui passe devant chez lui. Voilà !"
C'est un tollé, un soulèvement.
On ne veut pas d'une autoroute qui charrie la mort !

6 - le sénateur communiste Thierry Foucaud sur le Grenelle, et Francis BIA.
Un médecin accuse le maître d'ouvrage de mauvaise foi sur la santé des habitants, tandis que le sénateur revient sur le rejet, le mécontentement et la surdité des politiques face aux habitants. Sourds, ou bien quoi ?
Après la réponse de M. Berg - c'est bon pour l'emploi - Francis Bia, HNNE, liste les grandes villes et métropoles qui ne sont pas dotées de contournement routier. Il redemande à ce que les études d'impacts soient épinglées au dossier avant de le confier au ministre afin qu'il puisse décider en connaissance de cause ! Puisque ce projet, même s'il diffère totalement de celui débattu en 2005, ne fait pas l'objet d'un nouveau débat...

7 - Safer - compenser les terres agricoles mais perdre définitivement des terres arables.
Emanmuel Hyest explique le rôle de la Safer (Société d’aménagement foncier et d’établissement rural), qui a pour but de compenser dans ce projet les pertes de terre agricole pour les exploitations agricoles. La Safer acquiert, des parcelles souvent d'agriculteurs en fin de carrière, ou bien des parcelles excentrées, afin de recomposer des exploitations pour les agriculteurs dont les terres sont artificialisées et bitumées.
Mais des terres agricoles disparaissent bel et bien. M. Hyest estime que les politiques doivent avoir le courage de protéger durablement les terres agricoles, et ne pas les mettre en terrains à construire.
Pascal BENARD, directeur général de la Safer HN, explique que les acquisitions ont exclusivement vocation à rétablir les exploitations agricoles, et non de permettre aux collectivités d'acquérir des réserves foncières pour créer des zones d'activité. Sur les 70 km donnés en exemple sur l'A28, 1 seule zone d'activité a été créée, et elle est aux 3/4 vide aujourd'hui.
Les créations d'emplois qu'escomptaient les élus n'ont pas été au rendez-vous.
Une démonstration qui avait déjà été faite lors du débat public sur la LNPN.
Une vidéo de la présentation Pascal Bénard, pour la Safer, de bien meilleure qualité, avait déjà été présentée lors du débat public LNPN.

• Les terres arables et les forêts détruites ne seront pas compensées. Elles sont détruites définitivement.
• Les acquisitions ont exclusivement vocation à rétablir les exploitations agricoles, et non de permettre aux collectivités d'acquérir des réserves foncières pour créer des zones d'activité.
• Les zones d'activité le long des autoroutes ne créent pas d'emplois.
9 - expropriations, intérêt général, exploitations agricoles qui devront partir, trafic et emploi.
On voit que le cas d'exploitations agricoles, qui n'ont pas forcément été reçus ou visitées par la Safer, notamment en filière courte, du producteur au consommateur, va obliger certains à abandonner leurs exploitations.
L'infrastructure - l'autoroute dont personne ne veut - va prélever 600 hectares, dont 290 hectares de terrains agricoles. Déclarée d'utilité publique, les terres seront achetées, ou les propriétaires expropriés, au nom de l'intérêt général.
Concernant les questions sur le trafic, M. Berg, s'il ne conteste pas les chiffres, se trouve néanmoins dans l'incapacité de répondre.
Le détournement du trafic de transit a été présenté comme un des objectifs majeurs de l'infrastructure, sur la plaquette commerciale, mais aussi tout au long de ces réunions de (soi-disant) concertation.
Ce qui est prévu à Gouy, c'est 6700 poids lourds. Soit sur une amplitude horaire de 15 heures, 1 poids lourd toutes les 8 secondes. Rouleraient-ils 24h/24 que cela représenterait 1 poids lourd toutes les 13 secondes. A ce rythme, les riverains pourraient craindre autant pour leurs nuits que pour leurs jours.
Mais 77% du trafic de transit passe à l'ouest de l'agglomération. On ne peut pas obliger les camions à se diriger sur un axe nord-sud, alors qu'ils se dirigent d'est en ouest, sur un axe paris-Le Havre, 18178 véhicules, 55% du trafic de transit. Mais aussi du nord à l'ouest, près de 10%, du sud vers l'ouest, 10% encore. Et de l'ouest vers l'ouest. Alors que le transit en radiales ne fait que 12% et 6% passent aujourd'hui à l'est. 1984 véhicules.
Les poids lourds, puisque la destination est l'ouest, devraient emprunter un itinéraire qui leur ferait faire le double de kilomètres. C'est à dire le double de pollution.
Combien de morts en plus ? On ne le sait pas. Parce qu'aucune étude d'impacts n'a été réalisée.
Nous avons compris que cela permettrait de rendre la ville aux riverains, à Rouen, argument répété.
Mais combien de morts en plus par cette double pollution, due au double de trajet, qui va exposer les 110 000 habitants des 33 communes impactées ?
Il n'y a pas d'études, pas de documents, donc on ne sait pas. Il suffit de se convaincre que c'est pour l'intérêt général.
Combien de morts tout au long des 55 ans que durera la concession ? On n'est sait fichtre rien. Sauf qu'évidemment il y en aura.
Pour quel intérêt économique ? On ne sait pas, les études n'ont pas été faites.
Alors, comme Jérôme Bourlet, je me demande pourquoi on a oublié le E de la directive ERC : éviter, réduire, compenser.
On ne compense pas, on ne réduit pas, et l'on n'a pas pensé à réaliser des études d'impact, alors, évitons.
Non à cette autoroute qui ne sert, en fait, qu'à ponctionner contribuables et usagers, sans tenir compte des dégâts !

8 - vision d'Apache : oui au contournement, mais en modifiant le tracé aux Authieux-Port-Saint-Ouen.
L'association APACHE, qui veut préserver un air de campagne aux Authieux-Port-Saint-Ouen, ne veut pas du saccage proposé dans ce projet.
François Lorin se dit à mi-chemin entre ceux qui sont pour ce projet et les opposants. Une sorte de "p't'être bien qu'oui" ?
Se défendant d'être "nimbystes" (Not In My BackYard - oui au projet mais pas chez moi), l'association présente un projet alternatif qui éviterait Ymare, Gouy et les Authieux, et se raccorderait à l'A13 en passant par Alizay, Igoville et Sotteville-sous-le-Val. Un pont serait construit supplémentairement au Manoir en redondance de celui de Pont-de-l'Arche.
Au cas où le tracé ne serait pas modifié, l'association souhaite que soit creusé un tunnel afin que le village ne soit pas coupé, avec un ouvrage différent de celui proposé par le maître d'ouvrage pour traverser la Seine.
Il évoque la facilité à creuser le calcaire, sans pour autant parler de la fragilité du coteau, ni du transports de marchandises dangereuses dans les tunnels.
Enfin, François Lorin évoque l'absence de de concertation et de documentation de la DREAL sur ce projet dont ils ne veulent pas en l'état.
Il est utile de rappeler que M. Berg, pour la DREAL, n'a eu de cesse de dire que c'est ce tracé, en l'état, ou bien pas de contournement. Alors, "p't'être bien qu'non" ?

10 - les élus des localités concernées ont été totalement écartés de la concertation.
Aux questions sur les transports en commun et aux engagements de la France en matière de réduction des gaz à effet de serre (facteur 4), le maître d'ouvrage ne daigne pas répondre. Pas plus qu'il ne répond sur la demande, maintes fois réclamée, des études d'impact qui ne se feront qu'après. Comme ne seront étudiés qu'après les transports en commun.
Aux questions sur les expropriations, M. Berg nous dit qu'il n'y a pas de réalisation d'une infrastructure d'intérêt public sans indemnisation juste et préalable.
Les riverains indemnisés apprécieront la justesse de l'indemnisation, et la formule "au plus juste".
Les autres, ceux qui restent, risque moins de goûter l'affirmation de M. Berg à Val-de-Reuil, comme quoi les habitations situées près d'une autoroute prennent de la valeur. Du fait de l'augmentation de leur qualité de vie ?
Un habitant revient dire, comme l'ont dit tous les maires des communes impactées : les maires n'ont pas été invités à participer aux concertations. "Allez-vous enfin mettre tous les maires autour d'une table, vue l'opposition qui se passe aujourd'hui sur le contournement est, allez-vous enfin les réunir pour leur dire maintenant ce qui va se passer ? Je voudrais que vous me fassiez une réponse claire devant tout le monde. Allez-vous voir les maires, une fois pour toutes !"
Que répond M. Berg, ou plutôt, la DREAL, puisque M. Berg ne parle pas en son nom, mais au nom de l'Etat ?

M. Patrick Berg, pour la Dréal, l'Etat :
"Non, ce n'est pas vrai, il n'y a pas que les grands élus. D'ailleurs, je ne sais pas ce que c'est que les grands élus, pour moi, c'est les élus de la République, pour moi, tous les élus ont une valeur égale. A chaque étape importante du projet, donc quand on dit, les maires, on n'a pas voulu les rencontrer, ce n'est pas vrai. Alors, ça fait effet de manche, ce n'est pas vrai. A chaque réunion, en 2011, en 2012, en 2013, c'est exact, il y a un comité de pilotage qui associe le président du conseil régional, les présidents de conseils généraux, les députés, les sénateurs et les conseillers généraux, c'est complètement vrai, et d'autre part, il y a aussitôt après une réunion avec les 40 maires. Donc quand on dit : "les 40 maires n'ont jamais été réunis", c'est complètement faux. C'est une effet de manche. Ca fait joli de le dire, mais c'est faux. Comme tout à l'heure, je le rappelais, maintenant, c'est un point de départ, et donc nous aurons, sur chacun des passages difficiles, des réunions avec l'agglomération et avec les maires. Non monsieur, je ne suis pas un menteur !"
La personne qui a posé cette question n'a pas parlé de grands élus. Il a demandé QUAND l’État viendrait se mettre autour de la table avec les maires, tous opposés à ce projet ? M. Gaillard, garant du débat, a été obligé de dire que M. Berg avait un problème de vocabulaire, confondant concertation et information.
Ce que j'en pense : un projet ruineux, inutile et désastreux pour l'environnement et la qualité de la vie. Il ne répond pas aux objectifs qui lui sont fixés, il ne correspond pas à la réalité des échanges. Mais il est la volonté de quelques uns, et ce sont ceux qui vont en subir les conséquences les plus graves, pour leur santé et leur qualité de vie, et ceux sont aussi eux qui en assumeront le plus gros coût.
Il est totalement anormal que les études d'impacts ne soient pas réalisées avant de décider de l'opportunité de ce projet.
Il va détruire des terres arables définitivement. Bien sûr, la Safer s'efforcera de compenser au maximum les exploitants agricoles, en compensant des agriculteurs avec les terres agricoles d'exploitants qui partent en retraite, en rachetant les terrains de particuliers. Et puis il y aura des expropriations. Mais une agriculture sur la défensive et qui va souffrir.
Nous avons entendu la colère des citoyens, ils ne veulent pas de cette autoroute. Nous avons entendu les désespoir et la souffrance de ceux qui seront expropriés, et celle pire encore, de ceux qui verraient une autoroute se dresser au bout de leur habitations.
La DREAL ne répond pas à certaines questions, ou répond à côté, avec des assertions parfois sorties d'un chapeau. "Ce n'était pas ma question." "Oui, mais c'est ma réponse. Voilà !"
L'Etat et les politiques peuvent-ils rester sourds à cette opposition ferme, ce refus massif, cette souffrance et cette colère ? N'entendent-ils pas les applaudissements saluant les défenseurs du territoire, et de l'autre côté les huées et les sifflets contre ce projet destructeur ?
C'est non à cette autoroute. Non à cette liaison A28-A13 déboussolée.

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