vie locale

Cette catégorie contient 101 articles

Les projets du pôle métropolitain CREA-CASE : contournement Est relancé, plateforme logistique à Pitres-Le Manoir (sans les rails) et démocratie participative en berne

Souvenez-vous, c'était en avril dernier : Franck Martin, Président de la Communauté d'Agglomération Seine Eure, écartait ses prétendus opposants - les écologistes et... le maire de Val de Reuil - en leur refusant d'être représentés au sein du nouveau pôle métropolitain. Les uns et les autres auraient pourtant pu apporter des points de vue enrichissants sur les thèmes abordés.
Lundi 14 mai 2012 avait lieu la première séance du pôle métropolitain, à Louviers. A l'ordre du jour, l'adoption du budget du pôle, soit 55.700€, permettra de réaliser des études pour les futurs travaux qui seront, eux, beaucoup plus coûteux.
Trois axes avaient été évoqués pour le pôle métropolitain : Le tourisme, l'économie, le transport.
Le tourisme est évoqué, en parlant d'établir une carte touristique du pôle métropolitain. Nul doute qu'elle sera utile aux nombreux touristes qui viennent visiter la Normandie.
Côté économie, ce sont les plateformes logistiques qui sont mises en avant. Côté CREA, c'est le développement de Seine Sud qui se poursuit, côté CASE, il s'agit de la plateforme Pîtres-Le Manoir. Il ne faudra pas oublier de rayer ces deux communes de la carte touristique du pôle métropolitain !
Les écologistes ne sont pas contre les plateformes multimodales, quand elles ont un sens économique, et qu'elles respectent les habitants, l'environnement, et la biodiversité. Nous ne pouvons pas adhérer non plus à une vision non concertée du territoire, la plateforme bimodale (Seine - camions) ne pouvant que s'inscrire dans une vision globale de l'aménagement de la Seine et du "Grand Paris". Les perspectives de développement se basent sur les besoins qui ont été estimés en 2009 à 225 hectares d'entrepôts et 500 hectares de zones logistiques. Or le foncier est rare autour de la Seine. Et il est cher. Aussi, la plateforme de Pîtres-Le manoir pourrait représenter une opportunité pour créer ces zones, fort peu créatrices d'emplois, et dévastatrices en terme d'environnement.
Il n'y a pas pour l'instant de projet global de l'aménagement de la Seine, du Havre à Paris. Aussi on cherche les places libres, et on développe des projets locaux, sans concertation, avec l'espoir de montrer un visage dynamique.
Et puis ce projet sous-tend un autre projet cher à Laurent Fabius depuis des décennies maintenant : l'ex-rocade-est, retoquée, devenue l'ex-contournement-est, et qui s'appelle désormais la liaison CASE-Rouen. Du bonneteau auto-routier. C'est à dire, à l'instar de la sud 3 qui a désengorgé l'accès Sud et ouest de Rouen, avec le sixième franchissement, une (auto)route qui viendra dégager cette fois l'accès nord et est de Rouen. Puisque l'accès sud-ouest s'appelle la sud 3, je propose de lui offrir un nom plus poétique et complémentaire de la sud trois. Nord dans l'âme, nord aux trousses, ou nord subie.
Elle sera subie, cette (auto)route. D'abord par la dévastation du territoire, et aussi par l'afflux massif de camions. L'entrepreneur le plus riche du territoire deviendra peut-être celui qui pensera à installer des stations de lavage automatique de poids-lourds. Et tous les habitants de la CASE seront concernés. Pas comme travailleurs, comme riverains : sécurité, bruit, pollution, sans parler de nos boucles qui sont parmis les plus belles de la Seine.
Ceci sans vision globale, ni du "Grand Paris", ni des besoins logistiques nationaux et européens.
D'autres projets sont à l'étude : la LNPN, une vision non partagée par beaucoup d'acteurs, les déplacements vers les universités - ô combien d'accord, les universités, et aussi la culture, les hôpitaux, le divertissement, le travail, enfin une régionalisation et une vision du territoire par ses habitants -, la liaison CASE-Elbeuf, des plateformes de co-voiturage...
Laurent Fabius l'a dit : "Un vaste programme qu'il faudra peut-être resserrer."
Les plateformes de co-voiturage seront peut-être conservées, tant elles coûteront peu cher, avec un impact significatif en matière de communication.
Ce que j'aimerais pour ma communauté d'agglomération :
  • Ne pas mettre la charrue avant les boeufs en installant une plateforme bimodale, avant que le plan du "Grand Paris" et de l'aménagement - ainsi que de la protection - de toute la Seine ne soient établis.
  • Il faut une transition écologique de l'industrie. Le cas de M Real, un site visité par tous les candidats à la présidentielle - ou leurs ministres de l'époque -, sauf Marine Le Pen, est un cas d'école. De par sa haute performance dans plusieurs secteurs d'avenir (recyclage du papier, chaudière biomasse, production de pelets pour le chauffage à partir des déchets) et sa situation idéale en bord de fleuve - permettant le transport du papier et des pelets par péniches - ce site doit absolument conserver sa vocation industrielle et les emplois qui vont avec. Les projets logistiques ne peuvent pas remplacer de vrais projets de maintien industriel comme celui-là, dans des filières et pour des emplois durables.
  • La loi dite "Petroplus" votée le 29 février dernier, pour éviter le détournement d’actifs par un groupe défaillant. Les amendements nécessaires, que tout le monde savait qu'ils allaient être rejetés par l'UMP, peuvent enfin, avec la nouvelle majorité, être de nouveau proposés. Il faut éviter l'évasion de l'activité et des emplois. Il faut rendre obligatoire pour un groupe défaillant l’examen des propositions de reprises qui lui sont soumises, et l’obliger à céder le site si l’une des offres proposées reçoit la validation du tribunal de commerce et un avis positif des instances représentatives du personnel. Il n'y aura plus d'obstacle après les législatives pour ne pas proposer ces amendements, si la volonté existait lorsque l'UMP avait la majorité. Pour M-Real, c'est plus qu'urgent, pour les plans sociaux à venir, c'est indispensable.
  • J'aimerais que les populations soient prises en considération : des débats publics doivent être organisés avant d'engager des chantiers de l'ampleur de "l'axe Case-Rouen" (le contournement est) ou de plateformes logistiques qui vont amener des milliers de camions en plus sur les routes. Nous proposons que les débats ne soient pas enterrés dans un pôle métropolitain non représentatif, ni de la population qui n'en a pas élu les membres, ni du territoire (Val de Reuil en est absent), ni de l'ensemble des partis politiques.
    Les habitants, premiers concernés, ne sont pas écoutés. Personne à Pîtres ne peut rêver d'un village coupé en deux, de passer de la campagne à la zone industrielle, et de voir les camions envahir le territoire. Ces projets sont portés par les Chambres de Commerce et d'Industrie (CCI), mais les conseilleurs ne sont pas les payeurs. Les entreprises de logistiques n'apportant aucune valeur ajoutée, elles ne paient pas de Cotisation à la Valeur Ajoutée des Entreprises (CVAE).
    Les habitants paieront donc avec la taxe d'habitation. Ils paieront l'entretien des routes défoncées par les camions, et ils subiront les pollutions, les risques, et les nuisances.
    Les habitants et élus de Val-de-Reuil sont écartés du pôle métropolitain. Comme le sont ceux de la communauté de communes Seine Bord, premiers impactés par les projets en cours. Oui, les conseilleurs ne sont pas les payeurs.
Les transports pour les décennies que couvrent les investissements doivent être réfléchis. Le train, transport du passé, du présent, de l'avenir doit être envisagé sans main-mise ni tabou, dans une perspective de développement heureux du territoire et de déplacements pour tous les habitants. Messieurs (j'aimerais dite "Mesdames Messieurs", mais il y a loin de la coupe aux lèvres...), bien du travail nous attend, en amont jusqu'en aval : commençons par faire le travail en amont. Pour un développement tenable et durable du territoire, et le bonheur des habitants.
Aujourd'hui, la nomination d'une écologiste, Cécile Duflot, au Ministère de l'Egalité des Territoires apporte l'espoir de ce développement qui réconcilie les territoires. Dimanche, elle déclarait dans le JDD : "Aujourd’hui, on ne peut pas séparer la question écologique de la question sociale, c’est le sens du ministère de l’Égalité des territoires. Je serai la ministre des villes et des campagnes, qui va travailler sur la réponse à donner à un prix de l’essence qui atteint bientôt 2 euros le litre, agir contre les inégalités et pour le retour des services publics dans les zones rurales et dans les quartiers."
Elle aura aussi en charge l'aménagement du Grand Paris et de "l'axe Seine" : ce fut le thème de son déplacement de février dernier en Normandie, sur la colline des Deux Amants, où elle a défendu la vision d'un développement respectueux des hommes dans leur environnement, qui concilie le respect du patrimoine naturel et d'une industrie vivante. A la confluence de la Seine et de l'Andelle, avec en arrière plan l'usine M-Real, elle twittait ainsi : "Les écologistes défendent la préservation des violettes des éboulis calcaire ET une industrie vivante."

Alain a perdu sa petite chienne épagneul breton de 7 ans. Il cherche une nouvelle amie pour l’accompagner dans ses promenades.

Alain a perdu sa petite épagneule de 7 ans. Il cherche une nouvelle amie, une petite chienne épagneule breton de 7 ans pour l'accompagner dans ses promenades.
Alain est retraité, et c'est un retraité très actif, en pleine santé, jovial et amical.
Il avait une petite épagneule de 7 ans qui l'accompagnait dans toutes ses pérégrinations, dans ses promenades, qui l'accompagnait lorsqu'il va s'occuper de ses moutons.
Un matin, sa toutoune est partie faire sa promenade matinale, comme tous les matins, dans les champs voisins. Et elle n'est pas rentrée.
Je vous laisse imaginer l'inquiétude d'Alain et de sa femme, ne voyant pas revenir leur petite chienne. Et l'inquiétude a grandi au fil du temps qui s'écoulait. Et la tristesse les envahissait, imaginant le pire.
Au fil des jours, les espoirs de la retrouver s'amenuisaient, mais heureusement, ni la fourrière, ni les services d'équarissage, ni la gendarmerie n'ont donné de mauvaise nouvelle. On peut donc croire que la chienne, parfaitement formée à la chasse, a été ramassée par un chasseur, et qu'elle vit une nouvelle vie, une vie de chienne de chasse.
Alain, lui, ne pratique plus la chasse, mais il continue de se promener, et les promenades sont bien solitaires sans sa compagne canine.
A son âge, Alain ne veut pas reprendre un jeune chiot, malgré qu'il soit en pleine forme, et que j'espère bien qu'il saura continuer à éclairer notre village de toute son énergie et sa joie de vivre. Mais prudent, Alain voudrait bien récupérer une petite compagne, si possible épagneule, et si possible de 6,7 ou 8 ans.
Pour ça, il pense que si une personne est obligée de se séparer de sa chienne, une personne âgée ou une famille qui déménage et ne peut pas emmener sa chienne, alors, il reste la possibilité de rendre tout le monde heureux. La petite chienne sera très bien traitée, très entourée, choyée, et fera des promenades dans les champs et les bois.
Il s'agit là d'un cadeau que tout le monde doit se faire, Alain n'aura pas les moyens de s'acheter un chien. Mais il aura les moyens de l'entretenir et de l'aimer.
Si vous avez dans votre entourage, parmi vos connaissances, appris la séparation inévitable d'une petite épagneule d'avec son maître ou sa maîtresse, un don de l'animal pourra soulager la tristesse de tout le monde.
Toute proposition commerciale s'abstenir !
Si vous connaissez la personne et l'animal dans le besoin, vous pouvez nous contacter en écrivant à stpierre.express@gmail.com Nous transmettrons.
Vous pouvez aussi téléphoner à ce numéro, mais attention, en journée s'il vous plaît :
Alain a perdu sa petite épagneule de 7 ans. Il cherche une nouvelle amie, une petite chienne épagneule breton de 7 ans pour l'accompagner dans ses promenades.
Merci

L’hôpital de Vernon est en danger

Lundi dernier se tenait une intersyndicale dans le hall de l'hôpital de Vernon, pour le maintien de toute l'offre de soin actuelle. La situation exposée est proprement scandaleuse : elle ne relève en rien d'une surdotation en moyens sur Vernon, et elle compromet l'avenir quand on regarde l'évolution démographique du secteur - avec, simplement sur Vernon, une augmentation de 1260 habitants depuis dix ans. Mais revenons aux faits.
Une inspection de l'Inspection générale des affaires sociales a remis récemment un pré-rapport de sa mission au directeur et aux médecins hospitaliers. Avec des conclusions et orientations claires :
Le déficit du centre hospitalier intercommunal Evreux–Vernon (CHI Eure-Seine) est «abyssal» de 15M d’euros , des mesures drastiques doivent être prises, et l'une des propositions, c’est la fermeture des blocs opératoires de Vernon qui feraient double emploi avec ceux d’Evreux.
Deux niveaux d’analyse sont nécessaires pour bien comprendre. D’abord le contexte national du financement des Hôpitaux et deuxièmement la réalité locale.

LE CONTEXTE NATIONAL

Depuis plusieurs années, les gouvernements de tous bords ont cherché à réduire le déficit de l’assurance-maladie et ont fait régulièrement et sévèrement des coupes dans le remboursement des prestations. La tentative de maitrise de l’évolution de ces dépenses s’est soldée par l’apparition de l’ONDAM (objectifs nationaux des dépenses de l’assurance maladie), enveloppe financière fermée votée chaque année au budget par nos députés, puis distribuées en sous-enveloppes, tout aussi fermées, pour chaque agence régionale de Santé.
Dans le même temps, l'idée que tout n'est que marchandise a fait le reste. Avec la mise en concurrence commerciale de tous les établissements de santé (publics et privés), on allait permettre d'optimiser le fonctionnement des établissements publics, accusés d'être des paniers percés incapables de gérer l'argent public. Oubliant au passage leur rôle de service public de santé (accueil des urgences, soins aux plus démunis, soins gériatriques de longue durée, formation des médecins, infirmières, recherche, etc. ), ce qui les rend très souvent déficitaires (2/3 des hôpitaux). Devant une telle orientation, le gouvernement actuel aurait-il oublié que la santé est une mission régalienne de l'Etat ?
Pour enfoncer le clou, on établissait une règle qui prit le nom de T2A (tarification à l’activité) : avec cet outil, finis les soins coûteux ! Au privé les actes courts et qui rapportent. Au public le reste. Et ce n'est pas le montant donné pour mission d'intérêt général qui va changer la donne...
Pour finir, et ce n'est pas le moindre, avec la mise en place de la loi HSPT dite loi Bachelot (votée en 2009, décrétée en 2010), on a supprimé les conseils d'administration où siégeaient des élus, les syndicats et aussi les médecins de l'hôpital, pour les remplacer par un organisme purement consultatif, en laissant le directeur de l'établissement seul maitre à bord.
De nouveau, on retrouve cette volonté de gestion basée uniquement sur la rentabilité, sous couvert d'autonomie des établissements. Et que dire de la transparence des décisions qui se retrouvent encore éloignées des citoyens, alors qu'une démocratie moderne demanderait de la concertation avec tous les acteurs et les utilisateurs d'un hôpital ?

LA REALITE LOCALE

Depuis les années 95-96, à partir du constat de la croissance des dépenses de santé, on a fermé de nombreux petits hôpitaux ou maternités et réalisé des fusions administratives de structures proches pour faire des « économies d’échelle ». Des directeurs ont été nommés avec cette mission comme feuille de route.
Cela a été le cas chez nous entre Louviers et Elbeuf et de même pour Evreux et Vernon.
Ensuite, le constat a été fait par Jean-Louis Debré, alors maire D’Evreux, que l’hôpital Saint-Louis d’Evreux était vétuste, enclavé en centre-ville, et ne correspondait plus aux critères d'une capitale départementale.
Bref, il fallait du neuf, et cela tombait bien car il fallait un projet pour relancer et justifier la fin du contournement Ouest d'Evreux (on est bien loin d'une politique de santé durable...), favorisant l'étalement urbain et incitant fortement le déplacement en voiture : le site de Cambolle, en pleine campagne sur la route de Lisieux, et donc à l’opposé de l’accès de Vernon, a été choisi.
Sa conception a été très ambitieuse : pour augmenter son attractivité, des salles pour la coronarographie ont été créées. Mais peu après l’ARH, réalisant qu’une activité importante de coronarographie existait à la Clinique Bergouignan, a retiré son autorisation pour Cambolle. On se retrouve donc avec un hôpital de Cambolle surdimensionné, mal situé, très mal desservi par les transports en commun, qui ne  répond donc  pas aux prévisions d’utilisation. D’où le  surcoût structurel de 8 millions d’euros (donc plus de la moitié du déficit actuel).
Donc, la question posée n'est pas quelle organisation de l'offre de soin, mais comment réduire ce trop de surface sur Evreux ?
Dans ce cas la réponse est simple «fermeture de blocs à Vernon qui iraient remplir ceux construits en trop sur Evreux.»
Quelle vision déplorable, basée sur la rentabilité immédiate et un équilibre gestionnaire sur un ou deux exercices comptables, car fermer les blocs opératoires de Vernon, fermera d’importantes rentrées financières, diminuera inéluctablement l’activité de la maternité, qui sans bloc, n’offrira plus de sécurité, appauvrira l‘accueil des urgences qui ne pourront pas répondre aux urgences chirurgicales.
Il est temps de reprendre le dossier dans son ensemble. Notre département déjà durement frappé par le manque de médecins mérite une autre politique de santé.
Je ne peux que vous encourager à lire le programme Eelv à la page 19 comme premières pistes de réflexion.

M-Real : élus, militants et habitants venus en nombre pour tenter de sauver l’entreprise in-extremis.

Des écharpes tricolores en pagaille, au milieu des drapeaux rouges, et de moins nombreuses, mais bien présentes, écharpes vertes. Les élus sont-ils venus chanter le chant du cygne ? M-real peut-il encore être sauvé ?
"En 2000, il y avait 2500 personnes qui travaillaient ici". C'est ce que nous explique notre guide. Nous avons été accompagnés pour assister à une opération "Portes Ouvertes" organisée par les salariés de l'entreprise M-Real, ce samedi 29 octobre 2011. Les employés ont tenu à nous montrer leur savoir-faire, et l'excellence de l'entreprise et de ses employés.
Ils sont encore 330 pour la seule entreprise M-Real. Ils sont le double en prenant en compte les emplois directement menacés par la fermeture. Ce sont autant de familles qui sont dans la souffrance et le combat.
Comment croire que ces machines en parfait état de marche vont partir à la ferraille ? Qu'on se débarrasse de cet outil performant et de cette filière quand elle devient écologique. Nous allons désormais importer le papier recyclé !

Tous les politiques, de tous bords, et toutes les femmes et tous les hommes politiques nous promettent la ré-industrialisation. Commençons par ne pas dés-industrialiser des entreprises qui marchent !

C'est une vision uniquement financière, sans aucune prise en compte des conséquences humaines, sociales et environnementales. Les conséquences sociales sont dramatiques pour les salariés et leurs familles, dans une région déjà dévastée par le chômage.
On nous parle de ré-industrialiser la France. Comment croire ces belles paroles quand on abandonne une industrie d'avenir, qui marche, avec un équipement moderne, dont les stocks sont pleins, et qui est capable de redémarrer a production sur le champ, comme ont pu le constater tous les visiteurs de cette opération portes-ouvertes. C'est concret, c'est une industrie en reconversion écologique, qui fabriquait 40 tonnes de papier par heure, soit 6% de la production européenne.
Dès le matin, il y avait de nombreux militant(e)s, syndicalistes, élu(e)s et habitant(e)s pour venir défendre l'entreprise et ses salariés. Il étaient nombreux du NPA, il y avait des militants du PCF, des syndicalistes dont la CGT très représentée, des militants EELV, et des élus locaux, Karima Delli, députée européenne, et un candidat aux présidentielles, Philippe Poutou.
Dans l'après-midi, c'est le ministre Bruno Lemaire qui sera présent à cette opération portes-ouvertes, accompagné du préfet et de la sous-préfète. Et le député de la 4ème circonscription Francois Loncle.
Au-delà des élus et des militants, ce sont aussi les familles et les habitants de la région qui sont venus visiter l'usine, et qui ont manifesté leur incompréhension et leur colère de voir mettre à la casse un tel outil.
C'est ce qu'a exprimé Karima Delli, députée européenne écologiste, membre de la commission de l'emploi et des affaires sociales, présente aux côtés des salariés ce matin.
Après avoir dit sa colère, Karima DELLI a dénoncé l’inaction politique du ministre Bruno LE MAIRE, député de l’Eure, qui a pris en charge ce dossier. Sans résultat.
N’est-ce pas lui, a-t-elle souligné, qui comme délégué général au projet au sein de l'UMP, est en charge du programme présidentiel pour les prochaines élections ? Quelles sont donc les solutions de la majorité sur ce terrain concret de l’emploi ?
L’Etat reste impuissant face au groupe finlandais. Son rôle est de forcer l’entreprise à vendre pour que les emplois et l'activité perdurent.
Un Etat impuissant face à un groupe qui refuse de vendre pour éviter la concurrence ?
On peut s'interroger aujourd'hui sur les perspectives de croissance des productions de papiers et de pâtes en Europe : M-Real Alizay est une des dernières unités de production de pâte/papier intégrées en France. Avec 6% de la production européenne réalisée sur le site, il nous faudrait désormais importer tout ce papier, si l'usine venait à fermer. Nous creuserions alors encore plus notre balance commerciale et le chômage, notamment dans une vallée déjà durement touchée.
C'est aussi toute une filière bois qui est en danger : en juin 2009, trois cents ouvriers forestiers venus de tout le Grand Ouest avaient bloqué l'accès à l'usine, craignant pour la fermeture du site et leurs emplois. M-Real Alizay consommait 150.000 tonnes de bois par mois, 20% de la production de bois normand.
Les prix des pâtes mettent l'usine en condition d'équilibrer les comptes aujourd'hui. Le problème reste que la production est dépendante de ces phénomènes externes, puisqu’à la place de choisir des filières courtes la pâte vient en totalité d’Angleterre.
Les solutions proposées ne tiennent pas compte d’une filière à partir de papier recyclé du fait que la filière sur la région n’est pas structurée. Et parce que Veolia ne veut pas différencier les papiers, en triant le papier blanc encré en noir des autres papiers.
Deux repreneurs, un groupe industriel thaïlandais et un groupe français acceptent toutes les conditions du groupe finlandais, mais celui-ci refuse toutes les offres.
Sur les dizaines de repreneurs qui se sont proposés au départ, il reste deux repreneurs : Un français d'abord, Fin Activ, et un groupe Thaïlandais, Double A.
Les deux groupes ont accepté toutes les conditions du groupe finlandais. Ils ont tous deux toute légitimité pour assurer la poursuite de la production du site. Et tous deux ont les moyens de garantir le maintien de la filière papier en France. Et donc l'assurance de débouchés pour la filière bois.
Le 3 octobre devait être annoncée la fermeture ou la reprise du site. La société M-Real a repoussé au 13 octobre les négociations. Les négociations sont difficiles avec les deux repreneurs. Pour M-Real, ceux-ci ne veulent pas signer une clause de garantie d’activité de 2 ans qui protègerait M-Real sur les coûts de dépollution du site.
En réalité, selon l'usine Nouvelle, et comme tout le monde le pense, M-Real n’aurait a priori jamais eu l’intention de vendre son usine, les papetiers européens ne souhaitant pas voir arriver sur le marché un nouveau concurrent.
Mercredi 19 octobre 2011, lors de la séance de questions au gouvernement, Eric BESSON, ministre de l'industrie, a assuré que la préfète de l'Eure, allait prendre une initiative « dans les heures qui viennent » susceptible de placer les propriétaires de l'usine M-Real devant leurs responsabilités.
Lundi dernier, les salariés se sont rendus en car à Paris pour appuyer la réunion de médiation avec le Thaïlandais « double A » que le PDG de M-Real, M. Mikko Hellander, a finalement acceptée. Mais la situation se retourne, et M. Hellander décide de ne pas se rendre au rendez-vous avec le ministre Bruno Lemaire, et stoppe toute négociation. C'est un camouflet pour le Gouvernement.
Karima DELLI propose au collectif pour la défense du site d’interpeller de nouveau le ministre sur ce sujet.
C'est historique : tous les partis politiques français, NPA, Front de Gauche, EELV, PS, NC, UMP, tous les syndicalistes, les élus locaux, les salariés, les habitants sont d'accord.
Tous les partis politiques, de la gauche à la droite, le gouvernement, les salariés et élus sont d'accord, et l'Etat ne pourrait rien faire ? Ou pourrait ne rien faire ! D'accord sur tout pour sauver l'entreprise, les emplois, la filière papier en France, la filière bois. C'est un site de production stratégique pour la région, pour le pays, qu'on s'apprête à mettre à la casse.
Si face à cette union et cette communauté d'intérêt, quand tout le monde est d'accord, face aux pouvoirs publics et aux élus aux pouvoirs, une entreprise peut tenir tête à tout le monde et faire plonger un peu plus les comptes de la nation dans le rouge, alors le gouvernement en place devra dire son impuissance. Si un groupe comme Metsäliitto peut faire capituler un gouvernement alors que des solutions existent, il faudra se faire à l'idée qu'il ne pourra rien face à des groupes transnationaux, avec des enjeux autrement plus coûteux...
Si l’Etat français est impuissant, il faut monter un cran au-dessus, a proposé Karima DELLI. Elle a invité une délégation au Parlement européen dans les semaines qui viennent (date à suivre sous 2 semaines). La députée propose d’y interpeller la commission de l'emploi et des affaires sociales dont elle est membre, ainsi que la commission des affaires économiques, chargée des questions de politique économique et monétaire de l'Union, et notamment des règles de concurrence et des aides d'État aux entreprises.
Rendez-vous est pris : En Normandie, à Paris, à Bruxelles, pour défendre l’emploi et une industrie locale d’avenir. Sauvons le site d'Alizay. Sauvons les salariés. C'est une mesure d'utilité publique. Ne pas le faire est un aveu d'impuissance. Un bien fâcheux exemple.
Opération portes ouvertes à l'usine M-Real d'Alizay, le 29 octobre 2011Opération portes ouvertes à l'usine M-Real d'Alizay, le 29 octobre 2011Opération portes ouvertes à l'usine M-Real d'Alizay, le 29 octobre 2011Opération portes ouvertes à l'usine M-Real d'Alizay, le 29 octobre 2011Opération portes ouvertes à l'usine M-Real d'Alizay, le 29 octobre 2011Opération portes ouvertes à l'usine M-Real d'Alizay, le 29 octobre 2011Opération portes ouvertes à l'usine M-Real d'Alizay, le 29 octobre 2011Opération portes ouvertes à l'usine M-Real d'Alizay, le 29 octobre 2011Opération portes ouvertes à l'usine M-Real d'Alizay, le 29 octobre 2011Opération portes ouvertes à l'usine M-Real d'Alizay, le 29 octobre 2011Opération portes ouvertes à l'usine M-Real d'Alizay, le 29 octobre 2011Opération portes ouvertes à l'usine M-Real d'Alizay, le 29 octobre 2011Opération portes ouvertes à l'usine M-Real d'Alizay, le 29 octobre 2011Opération portes ouvertes à l'usine M-Real d'Alizay, le 29 octobre 2011Opération portes ouvertes à l'usine M-Real d'Alizay, le 29 octobre 2011Opération portes ouvertes à l'usine M-Real d'Alizay, le 29 octobre 2011Opération portes ouvertes à l'usine M-Real d'Alizay, le 29 octobre 2011Opération portes ouvertes à l'usine M-Real d'Alizay, le 29 octobre 2011Opération portes ouvertes à l'usine M-Real d'Alizay, le 29 octobre 2011Opération portes ouvertes à l'usine M-Real d'Alizay, le 29 octobre 2011Opération portes ouvertes à l'usine M-Real d'Alizay, le 29 octobre 2011Opération portes ouvertes à l'usine M-Real d'Alizay, le 29 octobre 2011Opération portes ouvertes à l'usine M-Real d'Alizay, le 29 octobre 2011Opération portes ouvertes à l'usine M-Real d'Alizay, le 29 octobre 2011Opération portes ouvertes à l'usine M-Real d'Alizay, le 29 octobre 2011Opération portes ouvertes à l'usine M-Real d'Alizay, le 29 octobre 2011Opération portes ouvertes à l'usine M-Real d'Alizay, le 29 octobre 2011Opération portes ouvertes à l'usine M-Real d'Alizay, le 29 octobre 2011Opération portes ouvertes à l'usine M-Real d'Alizay, le 29 octobre 2011Opération portes ouvertes à l'usine M-Real d'Alizay, le 29 octobre 2011Opération portes ouvertes à l'usine M-Real d'Alizay, le 29 octobre 2011Opération portes ouvertes à l'usine M-Real d'Alizay, le 29 octobre 2011Opération portes ouvertes à l'usine M-Real d'Alizay, le 29 octobre 2011Opération portes ouvertes à l'usine M-Real d'Alizay, le 29 octobre 2011Opération portes ouvertes à l'usine M-Real d'Alizay, le 29 octobre 2011Opération portes ouvertes à l'usine M-Real d'Alizay, le 29 octobre 2011Opération portes ouvertes à l'usine M-Real d'Alizay, le 29 octobre 2011Opération portes ouvertes à l'usine M-Real d'Alizay, le 29 octobre 2011Opération portes ouvertes à l'usine M-Real d'Alizay, le 29 octobre 2011Opération portes ouvertes à l'usine M-Real d'Alizay, le 29 octobre 2011Opération portes ouvertes à l'usine M-Real d'Alizay, le 29 octobre 2011Opération portes ouvertes à l'usine M-Real d'Alizay, le 29 octobre 2011

Première soirée du caméléon le 1er juin, Serena (Tiga) ouvre le bal, Musica Nuda crève le plafond des Chalands

Première soirée du caméléon le 1er juin, Serena (Tiga) ouvre le bal, Musica Nuda crève le plafond des Chalands
Les Festival "les soirées du caméléon" ou ouvert ses portes hier au théâtres des chalands à Val-de-Reuil. Pour les 10 ans du festival, Benoît a tenu à inviter des artistes qui ont marqué l'histoire du festival.
Pour la soirée d'ouverture, c'est Serena qui ouvre le bal. Nous l'avions rencontrée dans ce même théâtre l'an dernier avec Séjalan (voir en vidéo) Cette année, c'est avec une carte blanche et une formation plus restreinte que Serena est venue envelopper le public de son timbre et des musiques qui l'ont accompagnée toute sa vie. Tiga nous entraîne dans une ambiance plus cozy, chaloupée par l'accordéon, étoffée par un orgue et un synthé trépidants, Tiga, sur des rythmes de jazz, nous a ouvert les portes de la magie de la musique vivante, de la magie du caméléon. Bravo !
et puis, c'est Musica Nuda, un fantastique duo italien, composé d'un contrebassiste virtuose, Ferruccio Spinetti, et d'une incroyable chanteuse, Petra Magoni.
La diva joue des arpèges sur ses cordes vocales, il semble que sa voix sorte de tout son corps, c'est beau, c'est étonnant, c'est juste, la voix est toujours parfaite, pas un défaut, et avec l'autre moitié de ce duo, c'est drôle, très drôle. La reine de la soirée a crevé le plafond du théâtre des chalands, et au-dessus, il y avait d'autres étoiles.
Sous un tonnerre d'applaudissements, le public ovationne debout les artistes qui nous offrent la musique et le bonheur. Bravissimo !
Merci aux artistes. Merci aux équipes techniques, le son et la lumière était parfaits. Merci aux bénévoles qui rendent le festival possible. Merci à Benoît pour l'organisation. Et merci à la ville de Val-de-Reuil, à la Région et au conseil Général de permettre de réitérer la magie du caméléon tous les ans, depuis 10 ans.
Et ce soir la fête recommence avec color island et babylon Circus

Festival “les soirées du caméléon”, à Val-de-Reuil, du 1er au 4 juin 2011

Cette année le Caméléon fête ses dix ans. Pour cette dixième édition nous avons invité les artistes qui ont marqué cette première décennie. Une édition haute en couleur, en énergie et bonnes vibrations.

Festival les soirées du caméléon, à Val-de-Reuil, du 1er au 4 juin
En 10 ans, l’esprit du festival s’est orienté vers une programmation associant groupes amateurs « éclairés » ou en développement et groupes professionnels reconnus. Un moment de rencontre aujourd'hui attendu par les artistes locaux et par un public devenu fidèle.
Ce festival a évolué, grandi, et s'est adapté à son environnement pour garder tout son sens en offrant à chacun des espaces de découverte, de plaisir, de convivialité, de partage, de fête… autour de la musique.
Cette année le Caméléon fête ses dix ans ! Bon anniversaire à ce festival qui aime à faire se rencontrer musiciens et publics de différents horizons.
Pour cette dixième édition nous avons ré-invité les artistes qui ont marqué cette première décennie.
Une édition haute en couleur, en énergie et bonnes vibrations.
Alors, n'oubliez pas, comme chaque année au printemps, restez curieux, laissez-vous tenter... et suivez le Caméléon !
au programme cette année !
Mercredi 1er juin Jeudi 2 Juin Vendredi 3 juin Samedi 4 juin
TIGA (jazz / world) COLOR ISLAND (reggae) MILK (dub) SOUINQ (chanson / jazz)
MUSICA NUDA (jazz / pop) BABYLON CIRCUS (chanson / fusion / ska) ORCHESTER (électro / trip hop) LES BLEROTS DE R.A.V.E.L. (chanson)
NASSER (électro-rock)
Le Caméléon fête ses dix ans, une édition haute en couleur, en énergie et bonnes vibrations.
Quelques pépites de l'an dernier...
Le festival "les soirées du caméléon" se déroule tous les ans, faisant le plein pour un public éclectique, avec des musiques pour tous les publics, qui se croient et découvrent d'autres univers. Des découvertes musicales vous attendent, de vraies surprises, et toujours beaucoup, beaucoup de talent.
Voici quelques pépites, que nous allons enrichir au fil des jours. D'abord le tout premier concert de Séjalan. Au caméléon, on rencontre des musiciens reconnus ou professionnels, et c'est aussi un tremplin, pour des musiciens bourrés de talents...
La suite de ce premier concert de Séjalan aux soirées du Caméléon. De la musique traditionnelle indonésienne aux jazz latin, Séjalan nous emmène dans un voyage qui nous promène du Brésil à l'Indonésie dans un rythme envoutant...
Le festival « Les Soirées du Caméléon », est aussi un rendez-vous régulier des amateurs de musiques amplifiées. En 2010, il s'était déroulé du 12 au 15 mai au théâtre des Chalands. En 2011, c'est au même endroit, mais ce sera du 1er juin au 4 juin.
Dans la vidéo suivante, Elektik GEM. Superbe.
Attention, il reste des place, mais certains concerts font déjà le plein, comme MUSICA NUDA, le mercredi 1er juin. Un rencontre musicale à ne rater sous aucun prétexte !
Il reste très peu de place pour MUSICA NUDA, dépêchez-vous ! Réservez aussi vite vos places pour les autres concerts... MUSICA NUDA, I will survive
Comment s'y rendre, comment réserver ?
Le festival se déroulera au théâtre des chalands, sur la dalle à Val-de-Reuil. La billetterie du festival est déjà disponible !!!
  • Pass 4 concerts, pour les fans du Caméléon, au tarif exceptionnel de 19 € (tarif réduit) ou 27 € (tarif plein), uniquement disponible à l'école de musique de Val-de-Reuil
  • La formule à la carte, chaque concert est à 8 € en tarif plein et 6 € en tarif réduit.
  • La billetterie est disponible à l'Ecole de Musique de Val de Reuil, 5 voie de la palestre...
  • (Plus d'infos au 02 32 59 62 81)
... et sur le réseau Fnac, Carrefour, Géant, Super U. (prévoir une petite majoration du tarif, commission oblige...)

M-Real lancera-t-il le plan de fermeture du site d’Alizay pour une fermeture définitive en mars 2012 ?

Le mardi 3 mai, en réunion de CE exceptionnelle, D. Beauséjour, directeur du sites d’Alizay, a annoncé officiellement que le site était à vendre, et que M-Real, multinationale finlandaise, demandait à tout groupe intéressé de se faire connaitre.
Si aucun acheteur crédible ne se faisait connaître avant fin septembre, M-Real lancera le plan de fermeture du site d'Alizay pour une fermeture définitive en mars 2012...
M-Real pourrait lancer un plan de fermeture du site d'Alizay pour une fermeture définitive en mars 2012
Quel gâchis. Et surtout quelle dérive de la vision de l’industrie où seule une rentabilité financière pour les actionnaires est recherchée.
Comment expliquer qu’une maison mère laisse depuis plusieurs année un site qui perd plusieurs dizaines de millions d’euros en exploitation, sans orientations stratégiques, sans investissements pour rendre le site plus rentable. Je crois que pour comprendre cette pratique qu’il faut ce tourner vers la fiscalité des grands groupes :
En recourant à des avocats conseils, ces groupes disposent des ressources humaines et financières adaptées pour maîtriser la complexité juridique, et les utilisent à leur profit et « construire » leur taux d’imposition.
taux implicite d'imposition par tailles d'entreprise
Alors, les propos de la maison mère, qui confirme aussi la fermeture des usines de Gohrsmühle et Düren en Rhénanie-du-Nord-Westphalie (Allemagne) où travaillent 880 salariés, pour réorienter le groupe sur l’emballage , nous montre combien il serait utile d’avoir une politique fiscale unique en Europe , nous évitant ainsi de penser que ces fermetures ne correspondent qu’à des opportunités fiscales.
Un retour en 2009 est nécessaire pour comprendre combien la direction de ce groupe n’a jamais crue aux propositions alternatives de reprise proposé par le collectif pour l’emploi
La solution validée par une étude de 70 000 €, payée par le conseil général de l’Eure et le conseil régional, a conclu que :
  • La solution est de rouvrir l’unité de fabrication de pâte et d’y associer d’autres productions comme la viscose ou des agrocarburants de deuxième génération
D’autres potentiels :
  • Le site est situé sur l’axe Seine. Cela permettrait, avec la création d’un pôle bio-masse, de fournir la région Ile-de-France et Normandie en plaquettes et pelets. En utilisant le fleuve comme moyen de transport.
  • La création d’une chaudière bio masse en cogénération (chaleur et fabrication d’électricité), projet qui a été validé par la CRE, commission de régulation de l’énergie.
  • Dans les deux à trois ans avenir, cela permettrait de mettre place d’une filière de fabrication de papier recyclé en installant une unité de désencrage pour retraiter le papier.
Ces solutions ont été balayées d'un revers de main, estimant qu'elles n’étaient pas viables économiquement, par rapport à d'autres projets à bas coûts.
C'est toujours et encore cette même vision qui, ne prend en compte que la rentabilité à cours terme. Sans tenir compte du coût social, économique et écologique, sur les courts, moyens et long termes.
C'est ce que prouve le projet de l’usine d’Uruguay, et son impact sur la forêt primaire d’Amazonie.
Maintenant, que faisons-nous ?
On peut bien sûr attendre que les promesses électorales de Mr Lemaire se réalisent. En 2010, pendant la campagne des régionales il connaissait déjà un repreneur.
Peut-on laisser commettre la suppression de 1800 emplois sur notre secteur ?
Peut-on laisser les recettes des communes baisser, en diminuant de fait les services publics ?
Peut-on laisser un site pollué, et dont la charge de la dépollution retombera à la fin sur les contribuables ?
Peut-on laisser une multinationale s'en aller, alors qu'elle a profité de l’argent public, sans lui demander de rembourser ?
Utiliser du papier qui aura fait le tour du monde avant d’être de finir dans nos tiroirs ?
La mobilisation recommence sur le site. Un collectif de salariés, d’élus, et de représentants de partis politique (EELV, PS, PC et NPA) est déjà actif.
Le collectif a rencontré la préfète et le ministre Lemaire...
A Helsinki, une délégation syndicale a rencontré Mikko Helander, PDG de M-Real. Sans suite.
Le combat reprend ! Rendez-vous le lundi 23 mai à 16h devant le Zenith de Rouen avec le collectif, pour signer la pétition, rencontrer le collectif, et comprendre et défendre la seule solution possible.

Agglomération Seine Eure : des associations solidaires avec l’Afrique

Pour la deuxième année, l'agglomération Seine Eure s'engage dans la coopération décentralisée, sous la présidence de M. Hubert Zoutu. Mercredi 13 avril 2011, les acteurs locaux de la solidarité internationale sont venus présenter leurs projets.
Nous connaissons l'engagement de l'association Artisans du Monde partout en France, en faveur du commerce équitable et de l'éducation à une autre façon de consommer. A Louviers, la présidente Jacqueline Le Bras et les bénévoles de l'équipe se lancent cette année dans un projet de tourisme solidaire, avec la création d'un centre de tourisme équitable dans le village de N'Dem au Sénégal. Suite à la visite d’un représentant du village dans le cadre de la quinzaine du commerce équitable en 2007, des liens se sont créés avec les bénévoles d’ADM Louviers. Face au constat de la volonté des habitants de N’Dem de développer et diversifier les filières de commerce équitable du village, l’idée est née d’un axe de travail autour du tourisme (Nord-Sud et Sud-Sud). Le projet s’est affiné en 2009. Un partenariat avec l’association Authentik Aventure et le groupe ADM (niveau régional) a permis de consolider le projet. A ce jour, le terrain est clos, l’achat du matériel a été effectué. Le chantier va s’étendre sur trois mois (8 paillotes, bâtiment restauration-animation, …). La CASE a accordé un financement de 4 950 € fin 2010.
Un autre projet de tourisme solidaire est porté par l'association lovérienne Dougoura So au Mali. Les liens entre l’association française et la communauté de Dioulafondo au Mali existent depuis 2006. Les habitants ont souhaité développer un site d’accueil touristique afin d'attirer les touristes qui circulent dans la région. Un terrain a été choisi et mis à disposition par les habitants. En 2007, la construction du campement a démarré (sanitaires, hébergements, cuisine, …). Le site est construit avec des matériaux et techniques locales, par les habitants eux-mêmes. Cet équipement permettra par ailleurs de poursuivre les échanges interculturels avec la France, notamment autour de l’apprentissage des percussions, des teintures traditionnelles, des techniques agricoles locales, … Le site va être équipé de panneaux solaires, d’un four à pain, d’un magasin de stockage et d’un accueil. La CASE a accordé fin 2010 une subvention de 5 500 €.
Au Niger, l'association Les Amis de Timia intervient dans un village du Sahara nigérien. En 2010, l'association avait bénéficié d'un financement exceptionnel d'urgence pour apporter une aide alimentaire aux villageois touchés par la sécheresse et une situation politique conflictuelle. En 2011, l’association porte un projet de réhabilitation d’un puits, actuellement hors d’usage du fait d’une crue soudaine. La CASE accorde une aide de 4 500 € pour ce second projet.
Présidée par Thérèse Zoutu, l'association locale du Collectif Tiers Monde concentre son action au Bénin, avec le soutien de la fondation Véolia. Le projet actuel vise à améliorer les conditions d’hygiène d’un centre de santé (maternité et dispensaire) à proximité de Cotonou. Un incinérateur a été construit et les sanitaires sont réhabilités. La CASE a accordé en 2010 une subvention de 4 600 €.
A Madagascar, l'association Jeunes Ecoliers du Monde intervient depuis 2005, à travers des actions portant sur l’alimentation et l’hygiène, en plus des échanges culturels et éducatifs. Quatre écoles sont ciblées par ces actions : aujourd'hui, ce sont 1 030 enfants qui ont ainsi pu disposer de cantines. Des mamans bénévoles assurent l’ensemble du service (préparation, service, entretien). Les cantines sont équipées de cuiseurs solaires. Les repas sont financés par des parrainages individuels et collectifs. Pour ce faire, l’association organise des manifestations comme la Marche solidaire annuelle à Louviers ou encore des partenariats avec des établissements scolaires de la ville. L’hygiène n’est pas oubliée avec des actions de prévention : lavage des mains, acquisition et utilisation de brosses à dents. L’eau y est également rare. Depuis 2005, 3 puits ont été creusés. Dernièrement un puits d’une profondeur de 27m et de 2m de diamètre a été creusé à la main. A terme, il doit être raccordé à une citerne de récupération des eaux de pluie ainsi qu’à la cantine. Une pompe manuelle a été installée. A l’avenir, l’association souhaite travailler à l’installation de bacs sanitaires extérieurs (sous préau). L’association a bénéficié en 2010 d’une aide de l’agglomération de 5 000 € et en 2011, un soutien de 10 000 € a été accordé par la CASE.
Monsieur Kane, de l’association Danthiady (ARDF) évoque également un projet qui sera présenté aux élus lors de la prochaine commission Coopération Décentralisée. Cette association rolivaloise est en partenariat avec un village situé au Nord Est du Sénégal : Danthiady. Depuis 1997, des chantiers jeunes sont organisés sur place (équipement scolaire, jardins maraîchers, espace multimédia, centre de santé (inauguré en février 2011). Aujourd’hui, une nouvelle action va être lancée autour de l’enjeu de l’eau et de l’assainissement : réhabilitation d’un forage, extension d’un réseau d’eau vers les nouveaux quartiers, bassin de rétention, gestion des eaux pluviales et des ordures ménagères, formation des personnels de maintenance des équipements. Le coût global de l’opération s’élève à 169 000 €.
Hubert Zoutu souligne que la CASE peut orienter les associations vers d’autres sources de financements (appels à projets, fondations, …). Il est important que les associations qui soumettent des projets présentent un plan de financement équilibré, faisant apparaître des fonds propres / cofinancements.
Rebecca Armstrong insiste sur le fait que les projets doivent répondre à un objectif de développement local.
Enfin, M. Anthony Goyat, professeur du collège Le Hamelet de Louviers évoque le projet pédagogique des classes Afrique.
Les élèves travaillent sur deux axes :
  • découverte du continent (musique, histoire, géographie, cultures …)
  • sensibilisation au développement durable et au commerce équitable
Des activités sont programmées cette année : correspondance avec un établissement de St-Louis au Sénégal, initiations danse, percussions, contes. Ces animations mobilisent différentes professeurs.
La CASE propose que les associations qui bénéficient d’un financement de l’agglomération se mettent en lien avec M. Goyat pour contribuer au projet pédagogique du collège, sorte de contrepartie de la subvention allouée.
En novembre 2011 aura lieu la Semaine de la solidarité internationale (du 12 au 20 novembre 2011). Les élus de l’agglomération proposent deux opérations :
  • réalisation d’une plaquette recensant les animations proposées par les associations locales. Pour ce faire, il est impératif que les associations qui souhaitent apparaître dans ce document transmettent les informations utiles (lieu, date, horaire, prix le cas échéant, court descriptif, visuel) au plus tôt, et au plus tard pour début septembre.
  • mise en place d’un partenariat avec le festival « Regards sur le cinéma du monde » : projection-débat, ateliers avec des scolaires, … Une réunion de travail sur ce sujet sera organisée fin mai. Les personnes intéressées seront conviées.
La prochaine réunion des acteurs locaux de la solidarité internationale (finalisation de la plaquette, événements CASE de la semaine de la solidarité internationale) aura lieu le mercredi 14 septembre à 18h.
Merci à Rebecca Armstrong pour son compte-rendu de la réunion, sur lequel je me suis largement appuyé. Merci à l'association Dougoura So pour la photo du billet.
Et bravo encore à tous ces bénévoles associatifs qui s'engagent et œuvrent chacun à leur mesure, pour un monde plus juste et un partage entre les pays du Nord et du Sud.

Attaque à main armée à Saint-Pierre du Vauvray

Vendredi soir, vers 19 h, trois mineurs armés, descendus d'une voiture volée, on tenté de braquer le bar-tabac de la grande rue à Saint-Pierre du Vauvray, afin de s'emparer de la caisse.
Le propriétaire ne s'est pas laissé faire. Bien qu'un coup de feu ait été tiré d'un pistolet à grenaille, il a chassé les trois malfaiteurs à coups de barre de fer.
Ceux-ci ont aussitôt pris la fuite dans la kangoo volée. Avec la description du véhicule et des trois individus, ils ont été rapidement interpellés par les gendarmes, arrêtés au moyen d'une herse, alors qu'ils s'enfuyaient sur la RD6015 en direction de Gaillon.
Les trois mineurs ont été présentés samedi à un juge, et deux d'entre eux ont été écroués. Le troisième fait l'objet d'un contrôle judiciaire durant lequel il devra se soigner contre ses addictions.

Résultats des cantonales 2011 pour Louviers Nord, à Saint-Pierre du Vauvray

Le taux de participation est faible, même s'il n'atteint pas les taux alarmants que l'on peut constater dans certaines communes, à travers la France : 44,44%, soit 400 votants sur 900 inscrits.
Voici les résultats des votes, par ordre décroissant :
Saint Pierre du Vauvray, cantonales Louviers nord 2011, résultats du 1er tour : nombre de votes exprimés, et pourcentages.
Candidat nbre %
Leslie Cléret, PS 140 35%
Nathalie Saclier, FN 89 22,25%
Olivier Aubert, UMP 78 19,5%
Alexis Fraisse, EELV 41 10,25%
Jacky Bidault, PRG 26 6,5%
Zahir Mechkour, FG 10 4%
Alexis Rousselin, NPA 10 4%
La victoire va au PS et à Leslie Cléret.
Pour Jacky Bidault et Franck Martin, la pilule va être dure à avaler. Gageons qu'il s'en expliquera sur son blog.
Pourtant, sur Saint-Pierre, Jacky Bidault était suppléée par une habitante bien connue et respectée de tous, Anne-Marie Ashbrook. Mais cela n'a pas suffit à emporter l'adhésion.
EELV, avec 10,25% réalise le score attendu, surtout avec 2 candidats à gauche, pour le PS et le PRG.
Le NPA, comme le front de gauche, ex-aequo, est à 4%.
La grosse suprise, et en même temps qui n'en n'est pas une, tant on voit les sondages du FN grimper, c'est que la candidate FN, Nathalie Saclier, passe DEVANT le candidat UMP, Olivier Aubert.
Le FN n'avait même pas eu besoin de développer un programme pour les cantonales, et il s'agissait pour eux d'un vote test pour la présidentielle 2012. L'objectif du FN est gagné.
Etant démocrate, je ne peux qu'accepter le scrutin des urnes, et sincèrement, du fond du coeur, j'espère que le pacte républicain sera respecté pour le second tour. Je ne connais pas les consignes pour tous les candidats, à gauche, chez les verts, et à droite, mais votez au second tour !
Bienvenue en 2012 !
Addendum : les résultats du canton :
Cantonales Louviers nord 2011, résultats du 1er tour, en pourcentage.
Candidat %
Leslie Cléret, PS 26,37%
Nathalie Saclier, FN 21,83%
Olivier Aubert, UMP 19,32%
Jacky Bidault, PRG 15,58%
Alexis Fraisse, EELV 10,05%
Zahir Mechkour, FG 3,82%
Alexis Rousselin, NPA 3,3%
Ca fait mal ! Tous les candidats de droite et de gauche appellent à voter pour Leslie Cléret et le PS au 2ème tour, pour le duel PS-FN.
et surtout : votez !

Suivez nous

suivez-moi sur facebooksuivez-moi sur twitterabonnez-vous en RSS
Europe écologie les verts - EELV