François Loncle

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Coup de tonnerre aux voeux du maire de Saint-Pierre du Vauvray pour 2013 : le premier adjoint annonce sa démission

Coup de tonnerre aux voeux du maire de Saint-Pierre du Vauvray pour 2013 : le premier adjoint annonce sa démission
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Comme il n'y a pas eu de publicité autour des voeux du maire de Saint-Pierre du Vauvray, la commune n'a pas les honneurs de la presse. J'étais présent, je vais donc vous raconter cette soirée comme je l'ai vécue.
J'ai ressenti beaucoup de dépit lors de ces voeux du maire, samedi dernier. Du dépit parce que c'est une population séparée, coupée d'elle-même, parce que le maire a préféré limiter les personnes qui étaient présentes plutôt que d'inviter toute la population. Ces moments ne devraient-ils être l'occasion de rassembler toutes et tous, de tous âges ? De rassembler le village, simplement  Que reste-t-il de la volonté affichée en 2008 de créer du lien entre les générations ?
J'étais déçu de voir que le nombre de sièges était quasiment prévu pour les seuls avertis. J'étais désolé pour les 3 pauvres enfants qui étaient là, malheureusement un peu punis parce qu'il n'était pas prévu simplement qu'il pourrait y avoir des enfants.
Obligés de faire silence, avec rien à faire, pas une petite table avec des jeux, ou de la lecture, pas même de chaises prévues pour eux, c'est une purge pour les enfants. J'ai un souhait pour la prochaine municipalité : s'il vous plaît, si l'on veut que tous les habitants puissent être présents, il serait bien de prévoir l'accueil de tous, et aussi des enfants. certes ils ne sont pas électeurs. Ils sont cependant citoyens. Et bien sûr, d'assurer une publicité correcte. C'est ça aussi la solidarité, le respect et la convivialité.
J'étais dépité de voir que l'on coupait les liens entre les générations, et qu'on n'ait voulu qu'il n'y ait quasiment que les anciens du village, le personnel municipal et une équipe municipale en très petit nombre, et de voir que je figurais parmi les plus jeunes, à part quelques uns, très rares.
Ce n'était pas la fête du village, samedi soir. C'était une soirée électorale, une soirée politique, avec les invités politiques là aussi, François Loncle, député de la circonscription, Leslie Cléret, conseillère générale, les maires de Saint-Pierre, Saint-Etienne et Vironvay, et... on a un peu - euphémisme - oublié qu'il y avait un conseiller régional. Mais, qu'on ne s'inquiète, ce sera sa fête à lui.
Evidemment, les voeux sont un moment politique, où les élus expriment toute la satisfaction de ce qu'ils ont pu faire l'année passée, et de se donner des claques dans le dos, font des discours que le public souhaite les plus courts possibles...
Mais dans un petit village comme le nôtre, ce n'est pas que ça. Ou ça ne l'a pas toujours été. C'est aussi l'occasion de prendre le verre de l'amitié, de rencontrer les voisins, les parents, les enfants, les jeunes, un peu tout le monde quoi. Pas là. Alors, oui, déçu.
Un petit tremblement de terre s'est produit lors des voeux du maire à Saint-Pierre du Vauvray. Un tremblement de maire, devrais-je dire. Le premier adjoint, qui n'était pas présent dans l'assemblée des élus, a été présent parmi le public. A la fin des discours, on a appris qu'il démissionnait de son poste de premier adjoint.
Cela fait beaucoup d'adjoints ou de conseillers démissionnaires ou "démissionnés" depuis le début de ce mandat. M. Jorge Pinto ne démissionnant pas de son poste de conseiller municipal, il continuera d'assumer ses responsabilités au conseil municipal. Sa décision de démissionner est donc un geste responsable, pas un abandon.
Reste que, devant un parterre composé essentiellement de nos ainés, c'est un discours plutôt à leur intention qu'a fait Alain Loeb. Il a expliqué qu'il y avait eu deux départs en retraite au secrétariat de mairie.
"Madame Poudérou, une personne avec une grande expérience, qui vient nous donner un coup de main pour essayer de passer le relais sur certains dossiers, il y a des dossiers qui sont quand même plus sensibles que d'autres, notamment les dossiers concernant les cimetières, il faut avoir une bonne mémoire, et pas laisser ça à l'abandon. Même si certains trouvent pas ça normal de faire appel aux anciens, à des gens qui sont en retraite. Mais dans les contrats d'avenir, on fera appel à des anciens pour former des jeunes. Donc on est parfois contents de trouver des anciens qui ont de l'expérience [...]"
Je suis un peu étonné tout de même, car je n'ai pas entendu de personne qui ne trouvaient pas normal de faire appels aux ainés pour former les jeunes, et les faire profiter de leur expérience. Au contraire. On peut quand même aussi s'étonner, non pas de l'embauche d'une personne à la retraite pour passer le relais, mais que la jeune personne qui devait la remplacer n'a pas vu son contrat aboutir au stage qu'elle espérait. Pour passer le flambeau, faut-il encore une personne pour prendre le relais ?
Ce n'est pas à nous de juger de ses capacités, ni d'estimer si elle a commis des fautes, c'est la responsabilité du maire. De fait, il n'y a pas de relais pour l'instant. Et je n'ai constaté chez personne une quelconque volonté de s'opposer aux séniors, de les rejeter, ou je ne sais quoi...
Le maire a fait son bilan aussi : "on a fait l'île du bac". Tant mieux. Il est heureux qu'avec l'agglo, on rénove aussi la voirie, celle-ci en avait sacrément besoin.
Et puis il s'est félicité d'avoir eu la calèche au marché de noël (on se rappelle qui a mis en place ce marché de noël ?). Mais qu'il ne fallait pas être dans l'utopie, en parlant de ce projet d'asinobus qui était au programme en 2008. A Louviers, par contre, on a adopté ce modèle pour deux lignes, ce qui a permis de restaurer le pédibus dont l'usage s'effritait. Louviers est donc conduite par des utopistes.
Enfin, ce programme élaboré en 2008, Alain Loëb était présent lors de son élaboration. S'il s'agit de dire que c'était le fait des seuls Jérôme, Laetitia et Benoît, pourquoi pas ? Mais pourquoi se faire élire sur un programme pour le rejeter ensuite au motif qu'il faut avoir les pieds sur terre ? Aujourd'hui, on voit que les questions qui sont posées, les débats proposés par l'opposition, les propositions faites, sont des propositions concrètes, responsables, et d'avenir. Des réponses ? C'est plutôt : ce n'est pas le sujet du jour..., taisez-vous..., le sujet est clos..., vous faites de la politique politicienne... De l'esquive, donc.
Quoi d'autre ? Nous avons appris que l'étude urbaine du centre bourg serait rendue publique le 7 février à 18 h 00 à la salle des fêtes. Venez nombreux ! J'espère que cette étude fera une large part au reclassement des friches (l'usine) Labelle, cette verrue qui pourrait être l'agrafe entre Saint-Pierre et Saint-Etienne, et non plus une ligne de démarcation. Il y a un contrat d'agglomération 2011-2013 lié à ces friches industrielles que sont l'usine Labelle. J'espère qu'il sera mis en action. Nous y reviendrons après le 7 février, au vu de l'étude...
Nouvelle école ? De ce projet qui fleurit parfois dans les discours, fort à propos lorsqu'il s'agit de différer des travaux de l'actuelle école, il n'en sera pas fait mention. Alors, nouvelle école ?
Le maire remerciera le personnel municipal. Je les remercie aussi d'assurer du mieux qu'ils peuvent leurs missions quotidiennes.
Il félicitera les associations, citant l'IMA, Saint-Pierre pour tous, l'association de la municipalité, laquelle a tenu un stand de vente de crêpes à laquelle Leslie Cléret a participé lors du marché de noël, l'union commerçante, les anciens, l'atelier d'arts plastiques aussi, peut-être. J'ajouterai que je félicite aussi les assos sans lesquelles notre village serait bien tristounet. Et je remercie particulièrement celles qui agissent au quotidien pour les grands et les petits. Évidemment l'IMA fait un travail formidable pour l'animation et l'apprentissage de la musique. Mais je ne veux pas oublier les arts martiaux, le club de foot, la danse, la gym, qui sont là toutes les semaines. Et puis toutes les autres aussi. Merci aussi à l'Apure, pour ce qu'elle fait pour défendre nos berges, bien sûr, mais aussi pour les actions auprès des jeunes, comme berges en Seine qu'Anne-Marie organise tous les ans. C'est utile pour notre environnement et nos paysages, et c'est aussi une activité pédagogique, utile et ludique pour les enfants qui participent.
Et puis il y en a une que je voudrais remercier tout spécialement, parce qu'elle n'est jamais, jamais citée, et pourtant, elle est très utile pour le bon fonctionnement de nos écoles : l'association de parents d'élèves. Toutes nos actions, ventes de gâteaux, carnaval, loto, kermesse, tombolas nous permettent chaque année de reverser nos bénéfices aux écoles, et aussi d'offrir des cadeaux aux enfants lorsqu'ils quitte (un dictionnaire pour ceux qui quittent le CM2, et un livre pour ceux qui entrent en CP). L'an dernier, nous avons pu reverser plus de 2.000 € aux écoles. Si le loto est la plus grande rentrée d'argent - merci Magali -, toutes nos actions sont des petits plus pour créer de l'activité pour les familles et financer les projets des enseignants.
Nous avons organisé une tombola de noël. Et nous étions aussi présents sur le marché de noël pour vendre des boîtes de chocolat. Merci à tous, tous ceux qui ont acheté des boîtes, et toutes et tous qui ont aidé à l'organisation et à la vente des tickets de tombola. Alors merci les enfants et parents qui ont participé, merci à Jean-Luc et Aminata, à Magali, à Agnès, Sandra, tous les membres de l'association qui ont participé, et merci aux ados qui nous ont aidé à vendre des chocolats sur le marché de noël. Tout est parti, et nous avons réalisé plus de 500 € de bénéfice, qui sera intégralement reversé aux écoles.
Enfin, à la fin de son discours, Alain Loëb a voulu partager son émotion en évoquant la mémoire de Bernard Houssaye, qui a disparu l'an dernier. On a vu son émotion aux larmes qu'il n'a pu retenir. Nous respectons la douleur, mais fallait-il dans la foulée critiquer très vivement son opposition qui s'en prendrait à lui et son équipe, qui ferait de la politique politicienne, etc, etc.
Je n'ai pu m'empêcher de repenser à ces voeux de 2011, où étreint là encore par l'émotion du fait de la situation en Tunisie, il n'a pas pu retenir ses larmes. Avant de critiquer très fortement son opposition qui s'en serait prise à lui et à son équipe, qui aurait fait de la politique politicienne, etc, etc.
Après Alain Loëb, c'est Leslie Cléret, conseillère générale qui prend la parole.
Il y a deux sujets que je n'ai pas vraiment compris, seules pouvaient comprendre les personnes concernées, je pense. L'un concerne un discours réclamé au lendemain de l'inhumation de M. Houssaye, alors que la personne n'était pas présente lors de l'inhumation. "Ce n'est pas noble, ça ne se fait pas, ce n'est ni humain, ni respectueux", dira la conseillère générale.
L'autre est plus mystérieuse encore pour moi. Des propos d'une grande légèreté qui ont été transmis par téléphone relèvent du mépris à l'égard des élus. Qui, quand, quoi ? Mystère et boule de gomme. Mais bon, tout cela est trop privé pour que je m'y intéresse.
Madame Cléret nous donnera ensuite des informations sur deux sujets qui concernent la collectivité :
La salle des fêtes. Tout d'abord, la conseillère "regrette que l’État et le Département n'aient pas trouvé de solution, et surtout de réforme définitive. Ce projet a été bâti avec les élus et des professionnels, il a été adapté aux besoins de la population, adapté à l'accueil du public, et aussi aux normes environnementales." La conseillère générale continuera donc de défendre ce dossier auprès du Département, et elle souhaite qu'il aboutisse.
On peut néanmoins se poser des questions sur la nécessité de certains de ces travaux- pourquoi une cuisine en liaison froide ? -, comme sur le montant total des travaux estimés. 400.000 € pour une salle dont les principaux inconvénients ne seront pas résolus : accès, parking pour la salle principale, localisation au milieu des immeubles...
D'autant qu'apparemment, le Département ne peut pas cofinancer.
L'autre sujet que la conseillère aborde nous concerne tous : la RD 6015. Nous en avions parlé ici en 2011, et le sujet de la complétude de l'échangeur d'Heudebouville avait été rappelé en conseil municipal en mai 2012.
Pour la RD 6015, "ce ne sera pas le giratoire de Saint-Pierre, comme nous n'avons pas aménagé cette année le giratoire d'Heudebouville, les deux aménagements sont des aménagements intercommunaux, et même régionaux et départementaux puisqu'il s'agit d'une ancienne nationale 15, en très mauvais état. [...] Cet aménagement a été inscrit au budget primitif 2013 du Conseil Général, le dossier technique est aujourd'hui bouclé, validé. Un certain nombre d'enquêtes et de documents d'utilité publique sont en Préfecture et devraient être validés prochainement. Et il reste à acquérir 7 propriétés. 3 propriétés privées et 4 qui appartiennent à l'Etat. Cela demande des démarches et du temps, mais elles sont identifiées. Cela fait partie du noyau un peu difficile. En tous cas : Inscription au budget 2013, aménagement prévu, [dès qu'ils seront ?] validés par le Conseil Général. Moi, mon rêve, ce serait qu'on puisse inaugurer le giratoire 1, le giratoire d'Heudebouville, et de poser la première pierre de celui-là ensemble."
une année qui commence en fanfare
Pour moi, pour l'emprunter, le giratoire d'Heudebouville était quasiment terminé, même s'il manque encore l'aménagement paysager. A inaugurer très bientôt, donc. Son coût ? 700.000 €, dont 157.500 € pour la commune d'Heudebouville (22,5% de l'investissement). Celui de Saint-Piere du Vauvray coûtera moins du double, et prendra donc apparemment du retard.
Avant de laisser la place à François Loncle, Leslie Cléret voudra rappeler que la commune, comme le département, est une valeur refuge dont nous avons tous besoin. Le travail municipal, il faut à la fois le respecter et le défendre. et qu'il nous faut tous maintenir la confiance, la solidarité et la convivialité. Ici tout existe, a-t-elle dit. Il faut compter sur la Conseillère Générale pour rappeler s'il manquait par hasard une de ces trois valeurs.
J'entends tout cela. Sages paroles. Je me permets toutefois de relativiser ces propos : la commune n'est pas qu'une valeur refuge pour les habitants. C'est un territoire où l'on vit et où l'on vivra, où les gosses vivront. Vivre, ça veut dire défendre le présent, la démocratie, la convivialité, oui. Et bien je ne suis pas sûr qu'elle soit présente en ce moment, ne serait-ce qu'à voir le déroulement des conseils. L'avenir, c'est prévoir le développement de la commune pour le jour où nos enfants seront en mesure de prendre la relève. L'avenir, ça se prépare, et pas en glissant la poussière sous le tapis.
Respecter et défendre le travail municipal, c'est beau. Encore faut-il savoir ce qu'est le travail municipal. Respecter, c'est comprendre. Défendre, c'est être d'accord au moins sur une de ces choses : les objectifs, les moyens, la manière. N'est pas Voltaire qui veut, n'est-ce pas ?
A propos de manière, justement. Tout le monde est remercié. Ca s'appelle le protocole Républicain. Beaucoup d'élus semblent y être attachés. Pas à Saint-Pierre du Vauvray en tous cas. Si le président de l'agglomération a fait un discours, le député aussi, la conseillère Générale, le maire... mais pas le conseiller régional, le seul conseiller régional présent. Conseiller régional et conseiller municipal de la commune.
D'ailleurs, ce n'est pas que la prise de parole. Il n'est pas cité, pas remercié, pas salué. Juste ignoré, et c'est bien la seule commune où c'est le cas, et ignoré de tous les élus.
Cela s'appelle un vent républicain. Et ce qui est bien avec le vent : il tourne.
Allez, pour vous souhaiter une bonne journée, et une bonne année, et pour me faire pardonner de la piètre vidéo filmée avec mon smartphone, je vous offre celle qui suit. Bonne année à tous.

Hollande à Val de Reuil : Jamet, Destans, Loncle, Bachelay, Fabius et Montebourg sont sur le bateau ; Hollande à Louviers : Martin, Cléret, Destans, Nguyen Thanh, Bachelay, Le Vern, Loncle et… Jamet montent sur l’esquif… Qui qu’a gagné la régate ?

Le président de la République a fait l'honneur de sa visite aux deux villes "modestes" - c'est le président normal qui le dit - de la CASE : Louviers, et Val-de-Reuil, ou Val-de-Reuil et Louviers, selon le point de vue...
"Ce qui compte, au delà des paroles, ce sont les actes. Et y a pas de mise en scène", a dit François Hollande en sortant du musée de Louviers.
Franck Martin attend à son balcon que le président arrive de Val-de-Reuil - © Franck Martin
Pas de mise en scène, peut-être. Mais un casting, sinon de rêve ("le roi MAJ fait de l'intox. Hollande à Val de Reuil ? Pas en rêve", avait annoncé Franck Martin pour la visite à Val-de-Reuil), du moins serré. On n'est pas en 16/9ème, il va falloir se hisser sur la pointe des pieds, pencher la tête, jouer un peu des coudes pour avoir son nom sur le générique.
De la visite à la CASE, il reste un drôle de goût sur la langue : celle du perpétuel antagonisme des deux villes voisines, emmenées par la guerre de leurs chefs, Franck Martin et Marc-Antoine Jamet.
Bisque rage !
Non content d'avoir fait patienter son rival au balcon, et histoire de faire enrager un peu plus le président de la CASE, MAJ qui s'invitera à Louviers aux côtés du maire, ira écrire sur twitter : "Hollande en mairie de Louviers : "Val-de-Reuil est une réussite municipale exceptionnelle." Cela fait plaisir."
L'élection du 7 (pas celle d'Alain Le Vern, celle de Franck Martin) risque d'être un festival d'amabilités !
C'est tout ? Non. Un invité surprise sera présent à Val-de-Reuil : Pétroplus. Prudent, François Hollande ne fera aucune promesse aux salariés, mais il rappellera Shell à ses responsabilités. Shell qui s'est dégagée du site qu'elle a exploité durant 60 ans, laissant les employés aujourd'hui sur le carreau, et demain un site qui coûtera des centaines de millions à dépolluer.
François Hollande l'annonce donc : "[Shell] doit prendre sa part, non seulement de la reprise, ça, ce sera un autre industriel, mais de ce qu'on appelle la dépollution." Je rappelle les propos de Hollande à Louviers : "Ce qui compte, au delà des paroles, ce sont les actes."
Alors, qui qu'a gagné la régate ? On le saura demain lors de l'élection du président de la CASE. Il y a de fortes chances pour que Franck Martin, en bon navigateur qu'il est, pousse Marc-Antoine vers les récifs. Au fait, c'est qui le gars normal à côté de Martin et Jamet ? Qu'est-il venu faire dans cette galère ?

LNPN : les candidats de droite et de gauche s’opposent au tracé AB, et plébiscitent le tracé B. Quels impacts pour la quatrième circonscription de l’Eure ?

Le débat public sur la Ligne ferroviaire nouvelle Paris-Normandie (LNPN) s'est déroulé du 3 octobre 2011 au 3 février 2012.
Trois scénarii ont été proposés. Il ont été appelés tracés A, B et C. Un quatrième scénario a été proposé par les écologistes. Celui-ci était basé sur l'amélioration de l'existant, et sur le phasage du projet, en réalisant prioritairement le doublement du Mantois, qui est le point noir entre Paris et la Normandie, occasionnant les retards dont souffrent tous les usagers au quotidien, toutes des personnes qui vont travailler quotidiennement, et pour qui, jour après jour, le train devient un train d'enfer.
Ce doublement devra être réalisé, que la LNPN se fasse ou pas. Ou que l'amélioration de l'infrastructure actuelle se fasse ou non. L'avenir du voyage ferré Paris-Normandie, et le présent et le quotidien des habitants passe par ce doublement du Mantois.
Au cours du débat, le scénario C, le plus coûteux, a été éliminé d'emblée. Et au cours de ce débat s'est construit un nouveau scénario, le scénario AB, qui était sensé être une réponse de RFF à une synthèse qu'ils ont faite des demandes et des questions posées au cours de ces débats. Finalement, très controversé, celui-ci est renvoyé au cimetière des fausses bonnes idées. On aura perdu notre temps lors du débat à élucubrer sur une impasse, au lieu de poser les seules bonnes questions, celle qui concernent les tracés non écartés par RFF ou les politiques.
Il nous reste donc le scénario A (point de bifurcation vers Caen d’un côté et Rouen de l’autre, proche de Rouen) et le scénario B (point de bifurcation proche d’Evreux).
Les impacts seront énormes. 700 hectares artificialisés pour l'Eure ! Mais aussi des territoires et des paysages impactés, avec son lot d'expropriations, et tous les habitants devant vivre à l'orée d'une nouvelle frontière, celle des voies de la LGV. Tant pis pour eux.
Dans l'Eure, la Chambre de Commerce et d'Industrie, le Medef, le Conseil Général et l'agglomération d'Evreux plébiscitent unanimement le scénario B.
Il faut rappeler que la proposition de Dominique Bussereau avait fait l'unanimité de tous les acteurs politiques et économiques en 2009. Lorsque Nicolas Sarkozy a annoncé sa volonté de faire un TGV entre Paris et Le Havre, dans le cadre du Grand Paris. L'unanimité a volé en éclats lorsque l'opportunité d'inaugurer d'inaugurer le train majuscule est venue.
Pour des problèmes de financement cependant, la LGV Paris-Normandie pourrait ne rester qu'un projet. C'est une hypothèse qui est très vraisemblable. Le doublement du Mantois serait toutefois réalisé du fait du choix du phasage du projet LNPN, Mantois/LGV Normandie. C'est ce doublement du Mantois qui est indispensable pour les usagers au quotidien.
Au demeurant, tant que le projet LNPN n'est pas écarté, on ne peut pas écarter non plus les débats.

Qu'en est-il dans la 4ème circonscription de l'Eure ?

A examiner les déclarations et professions de foi des différents candidats aux élections législatives, on constate là encore une unanimité, à droite comme à gauche pour la LNPN. François-Xavier Priollaud (UMP-Nouveau Centre) écrit : "La LNPN est une chance unique pour le développement économique de notre territoire" et il insiste sur "la réalisation nécessaire d'infrastructures nouvelles comme la ligne à grande vitesse". Quant à François Loncle (PS), suite à la mobilisation de l'association "Non à la LNPN sur le plateau du Neubourg", il déclare "s'opposer résolument au projet inacceptable de Réseau Ferré de France : le tracé AB de la ligne nouvelle ferroviaire Paris Normandie". Cela ne signifie pas pour autant qu'il s'oppose à la Ligne Nouvelle Paris Normandie en elle-même, mais seulement au tracé AB. Ni qu'il croit à la pérennité de ce projet.
Malgré un débat public avec une participation très forte des habitants comme des élus, malgré des études poussées, des techniciens brillants, le projet LNPN reste flou.
Tout d'abord, les cartes fournies ne permettent pas d'établir les tracés qu'empruntera la ligne. Les cartes des deux tracés encore en lice, le A et le B, proposent des faisceaux si larges que la ligne pourrait passer pratiquement n'importe où. C'est tout à fait normal : au cours de l'élaboration du tracé, les faisceaux se réduiront. Là où les faisceaux font encore 30 km de large, ils se réduiront au fil des études à 1 km, et nous saurons alors précisément les risques que le territoire et les habitants encourront. Vous trouverez les cartes ci-dessous, avec quelques agrandissements pour bien voir la taille disproportionnée des faisceaux par rapport au territoire. Ces cartes sont disponibles ici, en haute-définition.
financement de la LNPN (source débat public LNPN)
Il est intéressant de comprendre ce que représente la LNPN pour notre région. L'emprise d'une ligne LGV représente 80 mètres jusqu'à 90 mètres à certains endroits. La ligne elle-même n'emprunte que 14 mètres. Il faut y ajouter les remblais ou déblais nécessaires à la stabilisation de la ligne. Et au-delà de cette zone, les habitations se situant à moins de 25 mètres de l'entrée en terre seront expropriées. Les autres, celles qui se situeront au delà des 25 mètres, se verraient devenir voisines de la LGV, mais leurs propriétaires ne recevront pas de dédommagement, même si la propriété a perdu beaucoup de valeur.
Représentons-nous cette emprise : il s'agit là de tranchées larges comme près de la longueur de deux piscines olympiques, sur 210 à 215 km de lignes nouvelles selon le scénario retenu. Du fait qu'une ligne à grande vitesse n'a pas vocation à être un tortillard, la ligne sera la plus droite possible. Aussi, on peut comprendre qu'il n'y a pas possibilité ou volonté d'arrêter un tracé plus précis, afin de calculer le tracé le moins onéreux, expropriations comprises, et d'éviter en même temps de mobiliser une opposition trop précocement.
Si le contenu est flou sur les tracés, la question du financement n'est pas réglée loin s'en faut. Au cours du débat, la SNCF - acteur tout de même essentiel en France lorsque qu'on évoque le rail - n'est pas présente sur scène et ne participe au débat... que dans le public. La SNCF ne se présente que comme opérateur potentiel, parmi d'autres, et n'assure pas de son engagement sur les sillons.
RFF, Réseau Ferré de France n'assure une contribution que "de 15 à 30%" du montant global. "La règle est que RFF ne peut s’engager au-delà des perspectives de péage que lui verseront les opérateurs ferroviaires." Ils ne se sont pas engagés. Les usagers paieront plus cher, les contribuables seront mis à contribution, mais l'investissement n'est pas garanti. De même qu'il n'y a pas d'engagements fermes des opérateurs.
La question du prix du billet, nous l'avons posé plusieurs fois, sans réponse claire au début. Sur le document pdf tiré du débat public, concernant le financement, on peut lire : "A titre informatif, le maître d’ouvrage a précisé que, sur la liaison à grande vitesse Paris-Reims, le prix du billet a été majoré de 17 centimes par minute gagnée à la mise en service de la ligne. Transposée à la ligne nouvelle Paris-Normandie, cette augmentation représenterait une hausse moyenne du prix des billets d’environ 20%."
Est donc là ce dont les habitants ont besoin ? Un train plus cher, qui sera certes plus rapide, mais à quel prix ? Un train qui n'aura plus vocation à s'arrêter dans les gares intermédiaires, c'est le prix de la rapidité, et au prix d'artificialisation de terres agricoles et d'expropriations sur 700 hectares dans l'Eure.
Les impacts sur les paysages, le terres agricoles et les modes de vie des habitants différeront selon le scénario retenu : si l'on est sûr du viaduc sur la vallée de l'Iton, à peu près sûrs des impacts sur le plateau sud du Neubourg, dans le cas du tracé B, les habitants attendent le tracé définitif pour constater qui sera effectivement concerné par la construction de la ligne. Quels seront les impacts sur la forêt de Bord, avec un projet de gare à l'entrée de la forêt, au niveau du rond-point des Clouets, près d'Incarville ? Les communes riveraines de l'A13 seront-elle concernées ? Lesquelles ? Jusqu'où ? Tous les habitants sont dans l'incertitude. Sur leur avenir, sur la valorisation de leurs propriété, sur la qualité de leurs paysages et du cadre de vie.
Pour quels objectifs ?
C'est encore là que les divergences se sont fait sentir entre le public d'une part, composé surtout d'usagers, et aussi d'habitants ou exploitants agricoles inquiets.
RFF et élus parlent de vitesse. Bien que celle-ci nous concerne peu, les temps de transports dans l'Eure ne varieront que très peu.
Les préoccupations des usagers se sont portées sur la fiabilité et la régularité du transport, et le confort - la station debout étant déjà peu propice à la préparation d'une bonne journée de travail - et donc au nombre de places disponibles dans les trains. Il ne suffit pas que le train soit plus rapide, il faut qu'il puisse emporter tout le monde. Les usagers sont de plus préoccupés par l'augmentation du prix du billet dans des circonstances économiques qui ne s'y prêtent pas.
C'est un dialogue de sourds.
Sur ce sujet de la LNPN, que proposent les écologistes ?
Tout d'abord, il n'est pas sûr que la LNPN voit le jour. Le schéma national d’infrastructures de transport (SNIT) ne place qu'en 16ème priorité la LNPN. Estimé selon le SNIT à 7 à 9 milliards, la LNPN coûtera vraisemblablement plus. 16ème priorité sur 19 projets, avec un budget total estimé à 75 millliards d'euros, le risque existe de voir gelés les projets ferroviaires sur notre territoire, sans qu'aucune alternative ne voit le jour.
La ligne Rouen-Evreux reste une priorité. Nous ne cessons de le dire. Nous aurions voulu pouvoir établir un dialogue avec les habitants de la vallée de l'Iton, pour évaluer s'il était ou non possible d'installer un transport doux, un tram-train, dans la vallée au service des habitants. La méthode était l'écoute et la concertation, mais les opposants au train dans la vallée ont été fermés à toute invitation ou discussion.
Nous ne pouvons leur en vouloir, c'est une belle occasion manquée. Un tel projet ne peut se faire qu'avec l'adhésion et la participation active des habitants, de tous les habitants concernés.
Les écologistes ont donc imaginé une alternative, plus directe et plus rapide : la ligne vers Evreux passera le long de la N154, l'autoroute Louviers-Evreux, sans desservir les habitants de la vallée de l'Iton, mais sans traverser de village. L'idée a fait son chemin, des terres ont été acquises le long de la nationale, cette voie a été intégrée au SCoT de la CASE, et l'idée continuerait de se bâtir à la Région si le projet de LNPN n'avait gelé tous les autres projets ferroviaires.
Le scénario des écologistes propose la construction d’une section nouvelle entre Acquigny et Gravigny, en utilisant le corridor de la N154, avec un doublement de voie sur 5km entre Hondouville et Acquigny et un doublement de la voie au raccordement de la ligne avec la ligne Mantes-La-Jolie – Rouen, ce qui permettrait de satisfaire également la capacité de la ligne avec une utilisation fret.
Si le projet de LNPN n'aboutit à rien, nous n'aurons rien.
Pour revenir à la LNPN : depuis l'été 2011, nous sommes les seuls à avoir travaillé avec l'Ile de France et la Basse-Normandie à la rédaction d'un cahier d'acteur inter-régional : "Pour un train du quotidien", pour répondre aux vrais enjeux, qui sont de répondre aux besoins des usagers, pour rendre le train attractif et efficace.
En janvier 2012, nous obtenions une réunion publique supplémentaire pour présenter un nouveau scénario, réalisé par le cabinet d'experts BG, intitulé : "Alternative à la LNPN par la ligne classique". Chiffré à 8 milliards au lieu de 10 ou 11, ce scénario propose une amélioration de la ligne existante, en limitant l'infrastructure nouvelle à la section entre Paris et Mantes-la-Jolie, seul partie de la ligne actuelle dont le trafic justifie à ce jour et pour longtemps encore de tels travaux. Cela permettra d'améliorer la fréquence, la régularité et le nombre de dessertes des trains. Face à la flambée du prix du pétrole, il est urgent de proposer des transports fiables et réguliers aux usagers, qui sinon n'ont d'autre choix que la voiture individuelle et ses charges de plus en plus lourdes pour le budget des ménages. Le scénario BG reprend aussi à son compte la gare nouvelle rive-gauche de Rouen St Sever, parfaitement justifiée - dont il faut cependant appréhender le coût considérable du très long tunnel sous fluvial.
Le rapport de l'expert insiste sur les avantages que présente ce scénario. L'impact territorial (notamment agricole) est très nettement inférieur à la LNPN, surtout dans l'Eure. Le scénario BG présente une grande offre de dessertes et de correspondances et des temps de parcours compétitifs. A contrario, il faut bien rappeler dès aujourd'hui aux usagers mécontents ce qui a été précisé lors des débats: La construction de la LNPN aurait pour conséquence l'abandon de toute amélioration de la desserte voyageur sur la ligne classique.
Le 5 avril dernier, Le conseil d’administration de Réseau Ferré de France a délibéré en faveur de la poursuite du projet de ligne nouvelle entre Paris et la Normandie et a décidé de lancer les études préalables à l’enquête d’utilité publique. Il a fait apparaître des points de convergence, notamment sur la nécessité de construire de nouvelles gares dont une à Rouen (rive gauche) sur le site de Saint-Sever. Réseau Ferré de France a pris bonne note des points d’améliorations souhaités et va approfondir ses études sur plusieurs scénarios (A, B et AB), excluant le scénario C, afin de définir le tracé de la ligne nouvelle entre Mantes, Le Havre et Caen. Souhaitons que la voix des écologistes ait été entendue au cours de ce débat et soit prise en compte par RFF !
Rappelons enfin que ce projet de LNPN s'inscrit dans le projet de développement du Grand Paris (dans l'objectif de faire du Havre le port d'une grande mégapole parisienne et normande), et que ce dossier incombe désormais à la nouvelle Ministre en charge de l'Egalité des territoires... l'écologiste Cécile Duflot. Gageons qu'elle sera sensible aux questions de consommation d'espaces naturels et agricoles, et soucieuse d'apporter une amélioration efficace et rapide des transports pour tous !
Le Fret ferriviaire dans tout ça :
Rappelons que le fret ferroviaire représentait 3 fois plus de tonnage en 1974 qu'aujourd'hui. De même que le fret fluvial, le fret ferroviaire souffre de son manque de compétitivité face au routier.
Même avec un prix du pétrole qui ne cesse d'augmenter, les camions n'ont pas à payer de taxe pour emprunter les sillons, comme les opérateurs le font à RFF. La seule taxe qu'ils vont payer est le péage sur les autoroutes, et dans le cas où les poids-lourds empruntent d'autres routes, la taxe à l'essieu, qui (ne) rapporte (que) 220 millions d'euros par an, et qui a été baissée au taux minimum pour la France par Dominique Bussereau, ministre en charge des transports.
Si l'on veut développer le transport fluvial et le fret ferroviaire, il serait nécessaire d'aligner les coûts des opérateurs pour les mettre en situation d'équité. Alors le développemment des plateformes bi et tri-modales aura un sens.
Le rejet du projet alternatif écologiste viendrait en partie du fait qu'il ne libère pas le réseau actuel pour le développement du fret. Mais il y a possibilité de tripler le fret actuel avec les mêmes sillons. Et le projet comprend la rénovation de la ligne Serqueux - Gisors pour acheminer le fret dans la zone parisienne, ce qui permet d'augmenter encore la capacité du fret.
Mais celui-ci n'est toujours pas compétitif. Il faut changer les choses !

Retrouvez-nous pour aborder ce sujet et poser toutes vos questions :

le mercredi 6 juin 2012 à Pont de l’Arche de 18h30 à 20h30
salle Ambroise CROIZAT, place du maréchal Leclerc
"Se déplacer demain, mais à quel prix ?"
  • Avec Gilles FRAUDIN, Responsable de la commission Transports régionale d’EELV, cheminot retraité, responsable syndical et rédacteur du cahier d'acteur du groupe local Eure-Seine : "Des trains pour les déplacements du quotidien"
  • et Laetitia SANCHEZ, candidate aux élections législatives pour Europe Ecologie Les Verts sur la 4ème circonscription de l’Eure.

Pascal Canfin : ce que peut apporter un ministre écologiste au Développement

Lorsque nous avions fait venir Pascal Canfin et Denis Baupin à Vernon le 12 avril dernier, nous avions intitulé cette conférence : "Urgence climatique, urgence économique : les solutions de l’écologie". Aujourd'hui, Pascal Canfin a été nommé Ministre délégué au Développement. Le jeune député européen de 37 ans est un spécialiste de la finance et des questions économiques, co-fondateur en 2010 de l'ONG "Finance Watch" (une ONG qui souhaite devenir à la finance ce que Greenpeace est à l'écologie) - qui mène des contre-expertises pour faire face aux lobbies de la finance dans l'élaboration des lois et des normes. Fin 2010, il a lancé avec le collectif "Sauvons les riches" un site Internet destiné à transférer "notre argent des banques les plus nuisibles vers celles les plus recommandables".
Pascal Canfin pourra apporter sa compétence dans 3 domaines cruciaux :
Volonté de changement, les ministères connaissent un changement de leurs intitulés : exit le Ministère de la Coopération (« ...trop marqué Françafrique » d'après un haut fonctionnaire cité par Libération), vive le Développement. «Il y avait une notion un peu condescendante dans [le terme de coopération]. Le développement, c’est l’idée d’un partenariat mutuellement profitable.»
Souhaitons au jeune ministre de réussir à prendre toute sa place aux côtés de son ministre de tutelle, le Ministre des Affaires Etrangères, numéro deux du gouvernement, M. Laurent Fabius - que Marc Ona Essangui, fondateur de l’ONG environnementale Brainforest et président du réseau des ONGs Gabon Environnement, a qualifié dans l'article de Libération de "dinosaure de la Françafrique". Je souhaite que la nomination de Pascal Canfin marque le tournant attendu dans les relations entre l'Europe et l'Afrique, et j'espère qu'on lui donnera les moyens d'impulser la nouvelle orientation de la France, vis-à-vis des Etats d'une jeune Afrique qui se développe, non sans chaos. Pascal Canfin sera attendu par beaucoup à ce tournant. Bonne chance.

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