Laetitia Sanchez

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Olivier Razemon : comment la France a tué ses villes, à Évreux

Qu'on se rassure, le dernier chapitre s'intitule "Comment la France peut sauver ses villes."
Olivier Razemon est journaliste, notamment au Monde, et auteur de plusieurs ouvrages sur les transports, la ville et leurs rapports avec les citoyens. Il est invité Par Laetitia Sanchez, EELV, avec Françoise Martin, PRG, et Timour Veyri, PS. Avant un débat autour de son livre "Comment la France a tué ses villes", une déambulation d'une heure dans Évreux sera l'occasion de faire le constat de la vacance commerciale en centre-ville qui s'aggrave chaque année. Près de 1% supplémentaire chaque année, nous en sommes à près de 10% de vacance commerciale en moyenne en ville.
Des vitrines vides, mais aussi, de plus en plus de logements vacants.
En 15 ans, la vacance commerciale a été multiplié par 4. Seules les métropoles et les très grandes villes réussissent à maintenir un vacance aux alentours de 6%. Une moindre perte.
Mais où vont donc les commerces ? Les gens consomment-ils moins du fait de la crise ?
La consommation augmente de 1,5% par an. C'est beaucoup déjà, plus que l'inflation.
Mais c'est en périphérie que vont les consommateurs. En auto. dans la grande distribution : hypermarchés, centres commerciaux accueillant la plupart des enseignes qui résidaient en centre-ville auparavant.
Le parc progresse de 3% par an, le double de l'augmentation de la consommation.
La guerre, ou la concurrence, fait rage maintenant entre zones d'activités commerciales. Et elles tombent, les unes après les autres, des friches commerciales qui rouillent là où il y avait encore des champs il n'y a pas bien longtemps.
Les centres-villes et les petits et moyens commerces sont les 1ère victimes. Est-ce inéluctable ?
Non. Mais il faut combattre les à-aprioris. Le mode de vie des Français est focalisé sur l'auto. Et les commerçants des centres-villes sont encore une majorité à penser qu'il faut toujours plus de place à la voiture, alors même que 20% des foyers n'ont pas de voiture. Des clients semble-t-il piégés à l'intérieur des villes. Oui, si les commerces disparaissent. Mais si l'on rend de nouveau la ville praticable et respirable, les clients auront du bonheur à s'y promener et s'y rencontrer.
Il faut cesser de se plaindre du fait qu'on ne trouve plus de superette pour acheter quelques commission, et en même temps faire toutes les courses dans les hypers.
Cesser de se plaindre de la pollution quand on est coincé dans une file de voitures, parce qu'on y est soi-même bloqué en voiture.
Cesser de pester contre un monde qui se tue à la recherche de ressources rares lorsqu'on change de smartphone dès que la mode de la dernière version le dicte.
Mais le maître-mot, c'est la place de l'automobile en ville. Et dans les villages. On prend la voiture pour quelques centaines de mètres, parfois moins, et on râle parce qu'il n'y a pas de place libre.
Or, les villes qui réussissent à survivre et à limiter leur taux de vacances commerciales, ce sont les métropoles, comme Rouen qui prend de plus en plus conscience de la nécessité de réserver de la place aux piétons. Merci les écolos. Mais qui peine encore à traiter la circulation à vélo, quand dans nombre de grandes villes, le vélo a surpassé l'auto.
Pour les commerçants, ce sont des clients qui portent moins de volume et de poids qu'un gros 4x4, mais beaucoup plus souvent, sans polluer, en quête de qualité de vie. Et d'économie, quand 15% du budget des ménages passe dans la voiture.
Et ce sont des clients qui reviennent plus souvent, qui se fidélisent.
Comment la France a tué ses villes, Olivier Razemon
Je vous invite à lire cette étude passionnante - "comment la France a tué ses villes"Comment la France a tué ses villes, Olivier Razemon -, où les diagnostics font froid dans le dos, mais qui reste parfaitement optimiste, tans les solutions sont à porté de main.
Elles arriveront tout ou tard, par le remplacement des vieux briscards de la politique qui voient leurs villes mourir en allant inaugurer leurs prédateurs en périphérie des villes, et aussi par l'évolution des modes de vie en ville. On change, mais on ne le voit pas encore assez.
Mais on change, inéluctablement, et nous allons devoir nous adapter aussi. Très vite.

Le diagnostic en vidéo, avec Olivier Razemon et Laetitia Sanchez :

Les solutions, on les connaît, elles font du bien, mais... ça change les habitudes :


liaison A28-A13 : 5 candidats aux législatives donnent leurs positions

Vendredi 26 mai 2017, vendredi de l'ascension en pleine canicule. On en parlera du climat, d'ailleurs, lorsque l'on parlera de l'intérêt général.
A28-A13 : préfère-t-on construire une autoroute qui nuit au climat, comme aux hommes et à la nature, ou bien veut-on sauver le climat, et les hommes avec ?
Erratum : suite à la lecture des programmes des candidats, j'ai corrigé les positions de R. Jacquet, qui se trouve Pour l'autoroute, et celui du FN, qui a compris l'opposition des habitants et se positionne contre.
Non à l'autoroute a invité tous ceux qui le voulaient à une soirée film + débat au cinéma de Val-de-Reuil, avec le film "l'intérêt général & moi" de Sophie Metrich et Julien Milanesi. Merci à Jean-Claude Bourbault et à l'équipe pour l'accueil chaleureux, comme à l'habitude.
Peu de monde était présent. Mais, considérant la une de la Dépêche (comment les remercier, sinon en étant à la hauteur de la tâche), 5 candidats aux législatives étaient présent-e-s.
Pour Europe-Écologie-les Verts, deux candidat-e-s : Laetitia SANCHEZ et Alexis FRAISSE, infatigables militants de l'intérêt général, et opposants à cette autoroute depuis le commencement.
Pour France Insoumise, le candidat PCF Arnaud LEVITRE s'est fait représenter par Pierre VANDEVOORDE du NPA.
Pour EN MARCHE, c'est Bruno QUESTEL qui donne sa position.
Pour le PS, c'est Richard JACQUET qui était présent.
Disons le tout net : il n'y a aucune alternative pour cette liaison A28-A13 : ni 2x1 voies, ni gratuit sur un tronçon. C'est le projet accepté par l'Enquête publique, et présenté à la concertation en 2014. le projet présenté est définitif.
C'est ce projet (dont les usagers, les habitants et les Eurois ne veulent pas), ou rien. Ainsi que le promoteur n'a cessé de le répéter. Soit on est pour, soit on est contre. La seule alternative, c'est Non à l'autoroute.
L'A28-A13, c'est le continument du contournement autoroutier du bassin parisien, à 100 km de Paris.
Nous avions fait le choix dans les années 2000 d'un contournement à 200 km en Normandie.
Les camions ne l'empruntent pas. Trop cher. Alors qu'ils l'ont réclamé.
Comme ils n'empruntent pas l'A150, entre Barentin et Rouen. Trop cher pour eux. Les routiers en ont demandé le boycott après en avoir réclamé la réalisation - jurant à l'époque qu'ils l'utiliseraient.
Pour nous, Non à l'autoroute, on nous propose la même chose : une autoroute pour cadres pressés et privilégiés, sans aucune obligation aux poids-lourds de l'emprunter. Merci Monsieur le Préfet !
Les routiers évitent les autoroutes, comme les automobilistes normaux, qui ne peuvent, et ne veulent pas payer 80 euros par mois pour avoir le droit d'aller travailler dans la métropole.
Pour moi, écologiste, cette autoroute sera payée au prix du sang de la biodiversité et de la terre qui nous nourrit.
Les habitants payent. Les usagers du quotidien payent. Les paysans payent. On paie sur le paysage, et on paie en péages. Et on paie en camions qui reviennent sur les petites routes pour ne pas payer le péage - normal, on ne les oblige pas ! - et traversent encore et plus encore les petites routes et les communes, avec les automobiles. Devant les écoles, les cafés, les églises. Pollution, danger routier, tout ce qu'on ne veut pas.
erc : éviter réduire compenser
L’intérêt général, la volonté du peuple comme certains la conçoivent. Dans ce cas, elle n’est pas là.
On évalue les risques et des destructions face aux apports, est-il là ?
Le projet est alors présenté au public au travers d'un débat public. Dans notre cas il n'y a pas eu de débat public, le promoteur considérant que le projet avait déjà passé l'étape du débat public 10 ans auparavant.
il y a donc eu concertation publique avec une écrasante opposition du public.
Mais l'avis du public n'est qu'informatif, les élus ont fait leurs choix, en opposition à la population, en faveur du promoteur.
Rappelons qu’en matière de destructions environnementales, la directive ERC s’applique dans l’ordre : ERC, Éviter-Réduire-Compenser.
  1. D'abord tout faire pour éviter ! C'est ce qu'a demandé le public : pas d'autoroute.
  2. Si on pense que les apports sont supérieurs, pas seulement les promoteurs, le promoteur et les actionnaires du BTP, on fait tout pour réduire au maximum les destructions de la nature et les pollutions, et la casse humaine et sociale.
  3. Enfin, si on ne peut pas réduire, on compense. Mais la nature ne peut être compensée dans ce cas. Il y a 516 ha de destructions de terres naturelles, et nous n'en n'avons plus. Les paysages cassés, il faudra casser à nouveau pour restaurer, et cela coûte. On ne le fait pas. Les nappes phréatiques et les captages sont fragiles et menacés par ce projet inutile (parti pris partagé), mais les nappes et les captages, on les ferme les uns après les autres. Faute aux pesticides d'abord, et aussi aux grands projets routiers qui polluent sols et et eau potable.
    On compense donc avec des sommes versées aux victimes, des regroupements de parcelles pour les agriculteurs, mais avec perte de terres globalement (si, si, réfléchissez), mais aussi des merlons anti-bruit et autres aménagements qui prouvent que cela va être un enfer pour les habitants.
    Et puis des subventions possibles pour des associations ou fondations qui repeignent le monde en vert. Le vert, c'est aussi la couleur du dollar.
Enfin, la rentabilité du projet, au moment où l'argent public est aussi d'intérêt général pour payer la sécurité, l'éducation, la médecine, les transports collectifs, la défense, la justice, et j'en passe : le promoteur a estimé que cette autoroute allait générer 1 milliard 507 millions €... en gains de temps !
Ce que bien sûr nous avons contesté, car les temps de transports présentés actuellement ne correspondent aucunement à ceux révélés par les études de terrain, comme aucun des outils qui donnent précisément les temps de transports aux heures demandées. On l'a montré là.
Les enquêteurs publics m'ont affirmé que si la rentabilité n'était pas au rendez-vous, c'est le concessionnaire qui paierait. Sauf à faire jouer la clause de déchéance au moment opportun, et les bénéfices sont engrangés par les entreprises du BTP, le concessionnaire qui préfère contracter un emprunt plutôt que les fonds propres, payer dès le début les dividendes aux actionnaires et laisser grossir la dette qui reviendra à l'État et les collectivités locales et territoriales.
Sauf que les collectivités n'auront pas encaissé la TVA au passage, elles seront les grosses perdantes.
La dette étant considérée comme charge financière, et que le rabot fiscal n'existe pas pour les PPP, elles échappent de plus à l'impôt.
L'impôt, c'est pour les citoyens et usagers.
Les positions des candidats aux législatives sur l'A28-A13, en vidéo :
Bruno Questel, la République en Marche, dans la Dépêche du 26 mai 2017Bruno Questel, la République en Marche
J'ai été étonné, le candidat LREM a coché toutes les bonnes cases, vertes et de gauche, allant jusqu'à défendre les positions défendues par les écologistes, en se positionnant pour le contournement Ouest de Rouen, tel que l'ont proposé les écologistes.
Chapeau l'artiste, malin Monsieur le candidat, peut-être futur député !
• Gratuité d'Incarville : Nous ne nous satisferons pas de promesses à la Destans, il nous faut des élus véritablement déterminés à combattre avec courage cette autoroute et soulager les Eurois qui prennent l'A13 pour aller travailler. Par contre attention à la concurrence déloyale de Tourville-la-Rivière pour les commerçants du centre-ville. On garde la promesse sous le coude, comme on a gardé celle de M. Destans en 2005. La voilà d'ailleurs :
Ça, c'était une promesse à la Destans, de celles qui n'engage que ceux qui veulent bien y croire.
Espérons que les propos de M. Questel ne soient pas du même acabit, car nous avons besoin de combattants de notre pays, de ses habitants, et aussi de sa nature et de ses paysages.
• Criquebeuf-sur-Seine : c'est la SANEF qui bloque tout aménagement qui permettrait de faciliter l'accès et amenuiser la dangerosité. Le budget nécessaire, 3,7 millions €, a été budgété 3 ans de suite par le département (sous-entendu grâce à lui). La SANEF a pu s'y opposer parce qu'elle possède le foncier autour de ce noeud autoroutier. Malheureusement, pas d'Alexandre le Grand dans nos élus pour tailler dans ce noeud Gordien lors des négociations avec les concessionnaires.
La dernière négociation s'est déroulée sous le ministère de M. Macron. Le jour où il y aura une catastrophe, SANEF sera responsable. Macron et son gouvernement n'auront pas su anticiper ce qui est, non du futur, mais du passé déjà ancien. J'imagine que M. Questel saura les en prévenir ?
• A28-A13 ! Outre le doute sur les questions du financement (mais un financement, ça se trouve quand on veut  on coupe un tuyau, on en ouvre un autre, on fait un peu de dette, on met un peu plus de privé...), M. Bruno Questel se positionne pour le scénario des écologistes sur le contournement Ouest de rouen (j'ai entendu Est, mais je pense qu'il a confondu à ce moment) passant par le pont Flaubert.
Eût-il dit séparation des flux de voitures et de camions (via le boulevard maritime) qu'il aurait checké 100 % des cases. Et bien sûr séparation des flux routiers et collectifs et mobilité active...
Rien à dire au niveau promesses. Reste que son parti est clairement dans la mouvance du continument de la privatisation et de l'autoroute à gogos.
Les partis qui le composent ont voté 100% pour l'autoroute à la Région.
Je veux bien croire les positions du candidat, mais nous ne l'avons guère entendu que ce soit au débat public de 2005, à la concertation publique de 2014, lors de l'Enquête publique, mais aussi au Conseil général lorsqu'il était administrateur à la SANEF. Il s'en explique : le CG ne l'aura pas laisser aborder la question, il a donc démissionné de son poste d'administrateur.
Que peut-il promettre ?
Arnaud Levitre, France insoumise, dans la Dépêche du 26 mai 2017Pierre Vandevoorde pour Arnaud Levitre, PCF France Insoumise
"Le moindre kilomètre d'autoroute est en trop aujourd'hui, alors que nous somme de plain pied dans la catastrophe climatique !"
C'est donc un gros non à l'A28-A13, mais c'est aussi la demande de la suppression du péage d'Incarville qui créée des bouchons qui est prioritaire pour Pierre Vandevoorde, et qui résoudrait tous les problèmes de circulation, notamment celui de Criquebeuf.
Pour nous écologistes, ce n'est même plus une question de priorité, il y a urgence à contrecarrer le projet de nouvelle autoroute A28-A13.
C'est ultra-méga-prioritaire, puisque la situation de d'Incarville-Pont de l'Arche--Criquebeuf est gelée depuis des années par le concessionnaire qui a toutes les billes en main, qui vit de la rente de cette autoroute largement amortie, et qui refuse toute concession aux usagers et aux habitants. Le concessionnaire, c'est lui, pas les autres.
Alors que l'on se doute que Sanef va "conquérir" le marché A28-A13 (l'A13, c'est Sanef, l'A28 c'est Sanef), quel intérêt aurait Sanef de céder là dessus et de prouver qu'il n'y a pas besoin d'A28-A13 ?
Par contre, il y a urgence à faire cesser le Grand Projet autoroutier Inutile, Imposé et ruineux pour le citoyen, Sanef et sa filiale SAPN auront un intérêt de moins à défendre le péage d'Incarville et d'interdire l'aménagement de Criquebeuf.
Et ils n'auront plus d'alternative soi-disant sécuritaire à proposer hormis l'aménagement, et la gratuité d'Incarville. C'est l'intérêt général.
C'est aussi le sens de la directive ERC : 1 éviter, 2 - réduire, 3 - compenser.
le groupe communiste a voté contre l'autoroute, et contre le financement de la Région de 122 millions €.
Arnaud Levitre, France insoumise, dans la Dépêche du 26 mai 2017Richard Jacquet pour le Parti socialiste : tout faux !
Richard Jacquet est POUR le contournement Est de Rouen (aujourd'hui appelé liaison A28-A13), mais contre l'A28-A13 dans l'Eure. La pédagogie, c'est l'art de la répétition. Il n'y a pas de plan B : c'est l'A28-A13 tel qu'il a franchi les étapes, ou rien. Richard Jacquet est POUR l'autoroute. C'est écrit en toutes lettres dans son programme.
Attention au message fallacieux envoyé aux électeurs, je suis pour là-bas, mais contre ici, c'est totalement hypocrite puisqu'il n'y a qu'un seul projet, non amendable !
• Selon Richard Jacquet, le projet d'autoroute peut avoir un intérêt pour désengorger Rouen du trafic autoroutier. Ce que nous, à Non à l'autoroute, et ce que les écologistes contestent. Au regard d'abord des rapports des services de l'État et des collectivités. (CEREMA, Ponts et Chaussées, CREA, Cour des comptes, Haute Autorité de la concurrence, etc, etc...)
• La liaison est déjà existante avec les circuits existants, il ne manque que le viaduc Les Authieux-Rond point des vaches.
[Sauf que le viaduc n'est pas prévu sans l'autoroute et le reste. Aujourd'hui, on descend très bien par la départementale des coteaux des Authieux vers Oissel. Il n'y a personne. Allez...: pas grand monde.]
• Utiliser l'agent économisé (Ben... 1 milliard !) permettrait d'investir sur l'a13.
[Je préfère le scénario d'Arnaud Levitre et de Pierre Vandevoorde, mais je recommande et je plébiscite surtout celui des écologistes. Nous avons 1 milliard ? Investissez-le dans les transports collectifs et la mobilité active, la marche le vélo. Et le ferré. Ouvrez les yeux : l'engorgement de Rouen ce sont les Rouennais en auto. Et les camions. 50% des Rouennais font moins de 3 kilomètres en auto. A moins de 10 kilomètres je gagne du temps et du plaisir à vélo. Investissons dans des pistes et des transports collectifs confortables, rapides, pas cher. Et pas en réseau en étoile obligeant à passer par l'hyper-centre. Des transports et des lignes pour là où l'on va. Vous n'aurez plus de congestion, c'est assez simple à comprendre ? Enfin, si Richard Jacquet oublie de citer le contournement Ouest de Rouen, via les aménagements des sorties du pont Flaubert et du Boulevard maritime, j'imagine qu'il en sera d'accord avec les propositions écologistes ? Oui ? Ah bah non : autoroute à péage.]
• Les barreau autoroutier Eurois ne profitera pas aux habitants, ils n'en veulent pas (constat partagé).
• La question de l'aménagement de Criquebeuf est à la marge, la question est celle de la gratuité d'Incarville.
[Assez d'accord là-dessus, mais on oublie que le bazar généré, c'est par la volonté de l'État de céder au lobby autoroutier, de fabriquer des autoroutes à riches, de ne pas obliger les camions à les emprunter, de ne pas faire la taxe poids lourds et de nous en faire payer quand même le prix, de cette "écotaxe". Le Préfet ne peut pas obliger les camions en transit à prendre l'autoroute ? État faible ou État lobbitimisé ? Voire complice. Au prix de l'aménagement de Criquebeuf, l'État et les collectivités peuvent se le payer. Mais le foncier appartient à la SAPN...]
Pour les transports ferrés, le train, Richard Jacquet déclare forfait, il ne connait pas le sujet. Un sujet majeur pourtant : 10.000 personnes font le trajet en voiture quotidiennement. Ou en car, la classe ouvrière du transport.
La ligne Rouen-Évreux, cette arlésienne combattue par les élus et notables (lisez ce billet que j'ai écrit il y a près de 10 ans) locaux qui ne jurent que par le TGV, est suspendue à la réalisation d'une LNPN qui ne se fera heureusement jamais. C'est Inoui !
le groupe socialiste a voté pour l'autoroute, et pour le financement de la Région de 122 millions €, à l'exception de Marc-Antoine Jamet qui s'est courageusement abstenu.
Si vous voulez des combattants de la mobilité, contre le grand déménagement du territoire, contre cette autoroute en particulier, mais aussi contre les autres Grands Projets Inutiles Imposés (GPII), écoutez la vision futuriste des candidats écologistes de la 1ère et la 4ème circonscriptions. Limpide !
Mais avant, place aux absents, on dit qu'ils ont toujours tort. C'est vrai !
François-Xavier Priollaud, UDI, dans la Dépêche du 26 mai 2017François-Xavier Priollaud pour l'UDI. Tout faux. François-Xavier Priollaud pour l'UDI. Tout faux.
Ben, on est dans les cas compliqués... Il sait très bien que le projet c'est le plan A, et qu'il n'y a pas de plan B.
Soit c'est l'autoroute, payante dans l'Eure et le projet rejeté unanimement par la population et les élus locaux, mais validé par l'enquête publique.
Soit c'est rien, on recommence à zéro, et c'est ce que ne veulent pas le promoteur et les lobbies du BTP. On en reprendrait pour des années, ce que ne souhaite pas la droite pompidoulienne. Ni la gauche mitterrandienne. Ni les ni-ni qui ont un intérêt dans le business autoroutier, au détriment des usagers et des contribuables.
Comme si de rien n'était, François-Xavier Priollaud reconnait l'utilité de l'autoroute. Le promoteur ne réclame rien de plus. Ce qui dépasse, c'est des mots diplomatiques, et pas juridiques.
Les bétonneurs veulent entendre "utilité publique", le reste, ce sont des mots ambigus auxquels on veut bien croire. C'est oui, ou c'est non.
M. Priollaud accorde l'utilité, et viendra dire plus tard qu'il voulait négocier pour les Eurois. Promesse de gascon.
Gratuit pour les Eurois ? Mensonge.
Requalifié en 2x1 voie ? Même pas en rêve.
Garanties et compensations financières pour les Eurois ? Ce sont eux qui paieront le plus.
Partie euroise gratuite ? Stop, il suffit de mentir ! La seule solution serait de prendre l'impôt des Eurois pour verser une compensation. Il y a un contrat, si on le signe, il faut respecter les termes du contrat.
Si M. Priollaud et la droite, après avoir signé une motion à l'unanimité à l'agglomération contre l'autoroute et le principe autoroutier dans l'Eure tourne casaque, c'est une traîtrise envers les administrés qui ont cru aux paroles des élus, et à la valeur d'une motion votée à l'unanimité.
C'était juste des mots couchés sur le papier, malheureusement sans valeur. Les promesses n'engageant que ceux qui veulent bien y croire, il y aura désillusion et colère. Il n'y aura aucun pardon. Et pas mon vote, quoi qu'il arrive. Désolé, je l'aime bien humainement, mais nous sommes trop opposés sur ce sujet.
M. Priollaud, comme tout son groupe, a voté pour l'utilité de l'autoroute à la Région Normandie. Il est conseiller de la majorité régionale, accessoirement maire, et candidat à la députation. Le groupe, largement majoritaire, a voté à 100% pour l'autoroute. 122 millions de la Région de subvention. Y compris, bien sûr, le péage eurois, le 2x2 voies, les destructions de terres naturelles et agricoles, de paysages, et de l'eau et du climat.
doris-perreaux, FN, dans la Dépêche du 26 mai 2017FN et Doris Perreaux : pas si faux, pas si vrai.
Bon, là on est dans le grand écart, et on n'évite pas l'autoroute mais le débat. D'abord favorables à l'autoroute, les voilà favorables au contournement de Rouen par l'Est, et non par l'Ouest (?), mais contre le barreau Eurois désormais.
Donc c'est non pour eux.
C'est la notion d'impôt pour le contribuable, et le prix du péage, qui sont les moteurs de leur "contestation". Reste qu'on ne les a jamais vus dans le débat public (sauf internet) et concertations publiques.
Le message, c'est on vous matraque d'impôts, également cela n'arrangera pas le trafic dans le secteur (merci à notre travail opiniâtre), et, et, et...
"je suis pour un tarif préférentiel pour les habitants du secteur." (Doris Perreaux) Cela n'empêchera pas les camions de continuer à échapper à l'autoroute en prenant la déviation de Pont-de-l'Arche.
Et le tarif préférentiel, ce sont les impôts locaux qui vont le financer. A un moment où le Département veut fermer des collèges pour raison financière.
A la Région, le groupe FN s'est abstenu : pour le contournement, mais contre le barreau Eurois. Dans un choix oui/non, c'est courageux de voter "peut-être"...
Contre l'autoroute, donc. Ils ont compris la colère des gens...
Un peu d'air : les écologistes il y a deux candidat-e-s :
Ce dont vous parler les candidats écologistes, ce n'est pas la belle vie des actionnaires, mais celle des habitants. Niveau de vie, qualité de vie, mobilité, et leur vision de l'intérêt général.
Alexis Fraisse, EELV, dans la Dépêche du 26 mai 2017Alexis Fraisse pour les Écologistes. Évident.
Ce que dit Alexis : "J'ai une très haute idée de l'intérêt général. La plupart du temps on a l'impression que ce sont des intérêts généraux, mais qui restent un peu particuliers.
Les aménagements autoroutiers, il n'y a même pas de question à se poser. L'intérêt le plus général, c'est quelque chose qui touche le monde entier, et qui nous touche personnellement, tous, un par un.
Le réchauffement climatique et la disparition des espèces naturelles et espaces agricoles qui nous nourrissent, on ne peut pas mettre ça en balance avec quelques minutes gagnées pour quelques privilégiés ou quelques milliards de profit.
La question ne devrait même pas se poser à l'heure actuelle. On pouvait se la poser il y a 50 ans, parce qu'on ne savait pas, parce que le réchauffement climatique, les gens ne connaissaient pas, n'y croyaient pas. La biodiversité, on s'en fichait. On s'aperçoit que les espèces sont fragiles. A force de tuer espèces animales et végétales, nous n'aurons plus de quoi manger.
Le contournement Est de Rouen, c'est quelque chose qui ne devrait plus avoir lieu de nos jours. On ne devrait même plus avoir à en parler."
La mobilité actuelle est entièrement basée sur l'automobile et les énergies fossiles.
Nous avons un des réseaux routiers les plus denses du monde. L'argent qu'on peut investir dans le transport, il faut l'investir dans le ferroviaire, la mobilité active, le vélo, les transports collectifs. Ils sont l'alternative au contournement Est.
Le (petit) groupe EELV à la région Normandie a voté contre l'autoroute, et contre les 122 millions de subvention de la Région.Contre les destructions de terres naturelles et agricoles, de paysages, et de l'eau et du climat. Pour les gens.
Laetitia Sanchez, candidate aux législatives dans la 1ère circonscription. Crédit photo : Photo DR le FigaroLaetitia Sanchez pour les Écologistes et le climat.
Le climat, l'eau et la santé, c'est ce que Laetitia a défendu, alors que l'autoroute A28-A13 a été introduite dans le plan santé régional, au nom de la santé, de la lutte contre la pollution, et même de l'étalement urbain. Alors qu'on sait que les infrastructures autoroutières sont les 1ères pourvoyeuses d'étalement urbain, et donc de pollution par l'augmentation du trafic induit, et donc de morts prématurées supplémentaires (48 000 morts par an dues à la pollution). Et la saturation du trafic revient au galop après. Au lieu de régler les problèmes de congestion urbaine, les autoroutes les aggravent. C'est bien ce que Laetitia Sanchez expliquait à la Région Normandie où elle est chef de groupe EELV.
Elle nous parle aussi de ces personnes qu'elle a rencontré pendant ses porte-à-portes, et qui se sentent assignées à résidence parce que les petites gares ont fermé, et que ces personnes, âgées, ou pauvres, ou handicapées, ne disposent pas de voiture. Double peine.
Elles prennent les transports collectifs, mais lorsque les vacances scolaires arrivent, des lignes disparaissent. Ou bien ceux qui sont coincés en banlieue après 20 h, lorsque les transports en commun s'arrêtent. Le restaurant, c'est chez eux. Les concerts, le cinéma, c'est la télé.
On parle LNPN, l'attrait de la vitesse, la LGV mais qui devrait fonctionner en omnibus, car les élus locaux veulent leur desserte. Un ligne avec des gares éloignées des centres-villes, qui'il faut rallier en voiture, alors que les gares du centre sont accessibles à pied, à vélo, en bus ou en métro dans le cas des métropoles. Rouen-Evreux est une ligne arrêtée, mais pas déclassée.
Cette ligne serait un remède à la congestion urbaine, mais aussi au fret pour les céréales si on la rouvrait jusqu'à Orléans. Les internes de l'hôpital d'Évreux, par exemple, ne souhaitent pas y rester lorsqu'ils deviennent médecins, par manque de train notamment.
Rouen est le 1er port céréalier européen. Et la Beauce est le grenier à blé de la France. 86% du fret passe par la route, alors qu'il transitait auparavant sur les rails. "La France m'a tuer", c'est le constat de la politique ferroviaire. Avec moins de pollution, sans risque pour le fret comme pour les usagers, et des villes qui respirent. C'est ce que font les allemands, où les camions ne représentent plus que 40%. La compétitivité, ils ont été la chercher dans le férroviaire et le fluvial. Idem à Rotterdam ou Anvers, quand nous avons choisi de laisser couler le fluvial, de faire dérailler le ferroviaire et de faire tousser nos villes.
On ne peut plus construire une autoroute, mais on doit s'occuper de la mobilité du futur.
Ferroviaire Fluvial camions tonnage (millions t) EVP (en millions)
Le Havre 5% 9% 86% 63,51 2,3
Rouen 5% 9% 86% 21,16 0,12
Dunkerque 4,99% 4,37% 90,62% 47,62 0,26
Rotterdam 11% 30% 59% 441,52 11,86
Anvers 8% 32% 60% 184,13 8,63
Hambourg 45,3% 13,6% 41,1% 130,93 8,86
Des grands projets inutiles, chez nous, on en a. L'A28-A13 est sans doute le plus marquant. Mal nommé "contournement Est de Rouen", il est en fait la finitude du grand projet de contournement autoroutier du bassin parisien à 100 km de Paris. C'est le grand projet de la DATAR, qui s'y accroche, au détriment des territoires et de tous les aménagements qui ont été réalisés depuis les années 60 où il a été conçu.
Un projet technocratique, hyper profitable aux concessionnaires et géants du BTP, mais une catastrophe financière pour les habitants et les collectivités.
Doublée d'une catastrophe écologique et humaine.
Triplée pour les salariés et les usagers d'un quittance supplémentaire quotidienne pour pouvoir aller travailler, comme s'ils avaient besoin de ça, ou bien plus de difficultés et de détours pour s'y rendre qu'auparavant.
Et le climat dans tout ça direz-vous ?
Dans un monde où Trump peut être élu président d'un des États les plus pollueurs du monde, et riche, et qui peut envoyer promener les accords de Paris comme on se débarrasse de ses vieilles godasses (en les jetant dans la nature), faire l'autoroute n'est pas plus cynique. Pareil, on fait péter le climat, les enfants répareront nos délits ou délires environnementaux.
Ou pas.
Je dis bien les collectivités vont payer, et les habitants, et les usagers, et la nature et le climat.
Une question a été posée après la séance sur la clause de déchéance, l'article 40-2 des contrats de concession. Ce monsieur explique ce qu'il a compris : "Pour le concessionnaire, c'est pile je gagne, face tu perds. Pour l'État, c'est le contraire, c'est pile je perds, et face tu gagnes." Il se posait la question de savoir s'il y avait la possibilité d'attaquer ce contrat de concession, rédigé entre Bercy et les concessionnaires et le BTP.
Malheureusement, on a vu le combat de Raymond Avrillier pour consulter ce contrat négocié entre M. Macron lorsqu'il était ministre de l'économie et les concessionnaires. Chaque citoyen en a le droit, mais dans les faits, M. Macron, notre actuel président, s'y est opposé. Citoyens, allez engorger vos files et vos campagnes.
La transparence est légale sur le sujet. Elle n'existe pas dans les faits parce qu'on ne parle pas d'intérêt général, ou parce qu'on dit que les intérêts de certains groupes privés sont d'intérêt général. Il y a eu concertation, c'est une immense majorité qui a dit non au projet fantasque d'A28-A13. Ce sont ces gens qui déterminent, après avoir écouté les arguments des uns et des autres, que ce n'était pas l'intérêt général. Ce sont eux qui vont le payer et mal le vivre.
Totalement sourds à la population, les élus de Seine-Maritime et de l'Eure, mais aussi le président de Région et les conseillers régionaux dans leur très grande majorité défendent ce projet pour l'intérêt régional. Et aussi de l'intérêt de l'Île-de-France, et aussi de l'intérêt européen, soyons fous.
Une délibération a été votée à la Région Normandie qui valide l'utilité régionale et permet d'affecter 122 millions d'euros pour cette autoroute. Les groupes écologiste et communiste ont voté contre. La droite et le PS ont voté pour à l'unanimité sauf une voix. Le FN s'est abstenu, car il est pour ce contournement mais affiche son refus du barreau eurois.
Courageusement, Marc-Antoine Jamet s'est abstenu : ni pour l'autoroute, ni contre son groupe.
En tous cas, l'intérêt Eurois n'est pas là, pas plus qu'il n'y a d'intérêt pour les plateaux Est. Destructions, bitume, pognon.
Mais cela dit, le vrai perdant n'est pas l'État. Ce sont les collectivité locales et territoriales. Et donc les habitants du crû.
L'État, lui, va récupérer la TVA sur la construction de l'autoroute, soit 20%.
L'État investit donc un peu plus de 25% de l'investissement, récupère 20%, il en reste 5%. Ces 5%, c'est la TVA sur les péages.
Sur 55 ans de concession, même à perte, cela finit par rapporter plus.
Pour les collectivités territoriales et locales - Région, départements, agglomérations et communes, c'est une tout autre chanson.
La clause de déchéance les obligera à endosser la dette en cas de faillite. Mais elles n'ont rien à en tirer, à part des investissement supplémentaires, pour l'accès à l'autoroute, une potentielle sortie à péage qui permettrait à la collectivité de faire construire une zone d'activité logistique ou commerciale, avec à terme de l'emploi relocalisé. Relocalisé d'où ? D'à côté, de quelques kilomètres tout au plus. Mais les autoroutes ne créent pas d'emplois. Au mieux, ils les déplacent.
Sans compter que les emplois créés le temps de la construction ne sont même pas locaux : le plus souvent, ils sont détachés pour nombre d'entre eux.
Le BTP et le concessionnaire annoncent que cela sera rentable.
Oui. Pour eux. Ils construisent, fabriquent les ponts, il y a plus d'un milliard de travaux. Les profits commencent là.
Après, ce sont les péages, et puis ceintures et bretelles, la clause de déchéance.
La clause de déchéance s'applique en plein pour les collectivités, celles-là mêmes qui n'ont rien gagné et au contraire subissent les conséquences de plus de transit, de pollution, de destructions de nature.
Pour Raymond Avrillier, la lutte contre la corruption est essentielle pour "éviter que les services publics soient gérés par certains élus comme des intérêts privés."
Nous devrions nous-même nous y intéresser pour que nos impôts aillent bien là où l'on veut qu'ils aillent. Pas dans de juteux bénéfices de grandes compagnies, qui en plus ne payent pas, ou peu d'impôts, parce que l'investissement est payé par la dette (tout est emprunté), et qu'un amendement judicieusement passé comme une lettre à la Poste à l'Assemblée leur permet d'être exempté d'impôt en ce cas. Les PPP, les concessionnaires échappent au rabot fiscal. De la dette et des dividendes, et la rente à vie. La belle vie pour certains. La mort prématurée pour d'autres.

Région Normandie : la santé c’est l’autoroute. De qui se moque-t-on ? 48 000 morts prématurées en France du fait de la pollution !

Les constats sont déjà établis, avec des indicateurs de santé défavorables, qui se traduisent par une surmortalité et une mortalité prématurée supérieure à la moyenne nationale, notamment dans l’Eure et la Seine-Maritime : cancers du sein, des bronches, de la trachée, du poumon, mélanomes...
La solution : plus de pollution grâce à l'autoroute, plus de routier, et des risques sur l'eau potable de l'agglomération rouennaise !
Que trouvons-nous dans le plan santé de la Région ? LNPN et autoroute A28-A13. Nous marchons sur la tête !
On va intoxiquer encore plus les habitants, supprimer des pans de territoire, supprimer des zones agricoles et des forêts, des prairies, des accès, pour fabriquer des trucs à pognon. Pas public, mais privé celui-là.
Mais financé quand même par le public et l'impôt, qu'il soit local, régional ou d'État.
Le beurre, l'argent du beurre, et le cul de la crémière.
La LNPN, ou comment inventer le TGV pour faire 200 bornes. Mais pas d'une traite, en omnibus en plus. Une catastrophe économique et écologique à venir. Et qui obligera les citadins à se rendre à la gare en voiture.
Oui, puisqu'en dépit du bon sens, ils veulent construire une ligne LGV qui s'arrête dans les villes. On en voit les effets sur toutes les lignes TGV qui plongent la SNCF dans les pertes financières. Alors même que la ligne "concurrente" Le Havre-Rouen-Paris est la plus rentable de France, et les gares sont implantés dans les coeurs de villes, avec les transports collectifs ou actifs (marche et vélo) en rabattement.
Plus obscur, la volonté d'insérer l'autoroute A28-A13 comme une préconisation pour la santé ! A la bonne vôtre !
Évidemment : la région avait présenté cette autoroute comme d'intérêt européen et francilien. Difficile de lui trouver un intérêt régional, vu l'opposition quasi unanime de la population dans l'Eure, et massif en Seine-Maritime.
Alors la santé, imaginez l'aubaine, c'est imparable. C'est bon pour ce que t'as. Cancer des bronches ? Des camions. Cancer du poumon ? Des autos. Cancer de la trachée ? Ben justement, on va vous faire une grande tranchée dans le territoire. Comme le remarque avec justesse Bernard Leroy, président d'agglo de Louviers.
Ah, flûte et corne flûte, on parlait de cancer de la trachée, j'avais compris tranchée...
La région se propose de financer 122 millions pour cette autoroute. La région n'a pas la compétence route. Alors tout est bon pour justifier. Ce coup-ci, c'est la santé. À la bonne vôtre ! Le trafic routier est bon pour la santé. Et hop, on a la compétence. Les contribuables normands ont donc une bonne raison de financer l'autoroute : la santé. Le TGV ? La santé. Le nucléaire, c'est la santé... Ben non, ça va se voir à la fin ? Mais non les rayons contre le cancer...
Et ça, pour les Normands, c'est en plus des impôts des collectivités et de leur impôt sur le revenu, TVA, TIPP et autres.
L'autoroute, la pilule miracle pour la santé. La périurbanisation, sans doute souhaitée en secret par bien des élus, du foncier, du foncier, au détriment de plus de pollution, est présentée comme bénéfique pour des populations suffisamment inintelligentes pour n'avoir pas compris le pourquoi du comment.
Pensez-donc : ils étaient venus en masse pour protester contre cette autoroute, contre la pollution, pour conserver leur qualité de vie.
Sauf que la périurbanisation, c'est l'augmentation des pollutions même en agglomération : des transports multipliés par 3 ou 4, et des distances multipliées par 3. En agglomération. 60% des gens utilisent leur auto pour moins de 6 km. 40% pour moins de 3 km. En vélo, en roulant peinard à 20 km/h, cela représente un trajet de 10 minutes, sans avoir besoin tourner en ville pour chercher une place de parking. Et sans payer le parking qui plus est.
Les rapports des administrations sont pourtant là pour attirer l'attention et prévenir des pollutions accrues du fait de la périurbanisation induite par les autoroutes.
Aucun rapport avec la santé donc. Autoroute = moins de santé, surtout sur les maladies des bronches dont souffrent déjà les Normands. Bonjour l'attractivité du territoire ! Keuf, keuf...
Et puis le reste du rapport sur les déserts médicaux. Mettre fin aux déserts médicaux. Quand les maisons médicales sont vides, et que les politiques d'alternance gauche-droite veillent au grain pour que le numerus clausus n'augmente pas, quand les médecins prennent leurs retraites sans barguigner.
Pourtant, il y a beaucoup de médecins parmi les parlementaires. Alors ce numerus clausus, pourquoi ne pas l'augmenter ? Concurrence ? Là-dessus, pas de solution concrète, un appel aux voeux, sinon un appel aux dons fiscaux et imposés qui finiraient dans les grands projets inutiles.
La demande, c'est de réaliser une étude hydrogéologique du système karstique autour de ce tracé avant de procéder à toute dégradation (le mot est poli) de la ceinture verte autour de la métropole.
Faute de quoi, c'est l'accès à l'eau potable de cette métropole qui est en jeu. Urgent !
J'ai le droit de dire guignols ? Non, je n'ai pas le droit, je me tais, donc.

A Saint-Pierre du Vauvray, la municipalité change d’avis sur la fibre optique. Mieux vaut tard que jamais…

A Saint-Pierre du Vauvray, la municipalité change d'avis sur la fibre optique. Mieux vaut tard que jamais...
Cette question est portée par Laetitia depuis le début des travaux d'enfouissement des réseaux. Elle a été posée à plusieurs reprises depuis 2010, par Laetitia ou Jérôme, sans qu'ils soient écoutés, entendus ou compris.
Bien qu'il ne s'agisse pas dès maintenant de passer la fibre, il s'agit de coller au plan de l'Etat, de la région et de la communauté d'agglomération en matière d'infrastructure numérique. Pour l'instant, on plante des fourreaux vides, très peu coûteux, prêts à recevoir la fibre quand la question sera posée : "voulez-vous la fibre ?" [oui] "Où sont les fourreaux pour la poser ? [euh ?]
Ces plans sont en quelque sorte des poupées gigognes, où quand on ouvre un plan, il y en a un autre à l'intérieur, plus petit, imbriqués, toujours un peu moins disant, et pourtant, ils restent complémentaires.
La dernière poupée, c'est la commune, celle qui s'ouvre ou ferme le réseau. Par méconnaissance, on peut ne pas comprendre l'intérêt de la fibre optique, parce que l'ADSL semble déjà bien suffisant à l'heure actuelle pour tous les besoins numériques.
Si aujourd'hui, l'offre et le débit semblent suffisants, les besoins de demain seront bien moins couverts, et la fracture numérique coupera de nouveau les territoires, les plus denses bénéficiant des avantages du réseau THD (très haut débit), les zones moins denses ou les communes rurales restant en retrait quand elles ne se seront pas préparées. Et elles ne répondront plus aux critères de choix d'implantation, tant des particuliers, que des entreprises.
Quels services quand on a accès déjà à Google, aux sites internet, au réseaux sociaux, à la vidéo, et qu'on peut regarder la télé via sa box, téléphoner, et même échanger avec ses collègues ou sa famille via skype, ou autre outils de communication et de partage ?
La télévision, déjà pas encore entièrement en HD, et les services vidéo réclament toujours plus de débit pour plus des résolutions toujours plus hautes, la 3D. Pas seulement pour la TV, pour les vidéos on-demand, en streaming, les vidéos sur internet, les communications, la messagerie unifiée,... On a besoin de débit pour les images, dont les résolutions et les tailles augmentent aussi, pour la télémédecine, le télétravail, la visioconférence, pour l'internet, les réseaux sociaux, les échanges de documents, le stockage en ligne, la télésurveillance, les jeux, le e-learning, l'éducation, les ENT, le e-commerce, les services administratifs... Et tout cela ne vaut que pour les services actuels, d'autres services verront le jour d'ici 2025, qui nécessiteront des débits toujours plus importants.
Tout élu ou responsable du territoire doit prendre ces données en compte pour que les habitants, comme les professionnels, ne soient pas des exclus du numérique demain, pour que nos communes ne soient pas défavorisées, en perte de valeur.
Le 3 mai dernier, donc, pour la municipalité, les arguments en défaveur de la fibre, selon la municipalité, étaient :
  • Non. Pour l’instant ce n’est pas prévu. Alain Loëb, maire, pensait que si France Telecom avait prévu de faire de la fibre, c’est France Telecom qui aurait prévu de faire des réserves.
  • "Je pense que ce sont pas les municipalités qui ont la main-mise sur la fibre optique", avait-t-il ajouté.
  • "la fibre optique arrive là [Alain Loëb désignait les baies outdoor, NdR], et en général, la fibre optique, ils l’amènent pas chez les particuliers. Ils l’amènent sur les têtes de centrales."
  • “Vous êtes ingénieur en telecom ?”, avait-il demandé à Laetitia et Jérôme, moi je suis pas ingénieur en telecom, j’ai posé la question aux techniciens des centraux.
    C'est donc un technicien s'occupant de ces baies qui aura fourvoyé le maire, lui laissant accroire que la fibre n'avait pas vocation à venir jusque chez les particuliers.
Aujourd'hui, ça évolue, et "il y a une volonté des conseils d'adopter la ... fibre optique"
Pour suivre la teneur du débat, et constater comment on rate une opportunité, vous pouvez faire clic-clic ici...

Conseil municipal du 12 juillet 2012 : changement de serveur de communication (standard téléphonique)

Pascal Schwartz présente les devis pour des solutions de remplacement du serveur de communication. 2 offres sont proposées aux élus municipaux qui les découvrent sur place. Et oui, les documents ne parviennent encore aux élus d'opposition qu'au dernier moment. Que ce soit le budget : votez, on vous dira pour quoi vous avez voté... ultérieurement ! Ou que ce soit pour cette délibération, et où la documentation est livrée en cours de débat encore... Et le maire dira : "C'est bien marqué, il faut lire hein ?" Et bien il suffit de donner le temps de lire. Lisez donc la doc que je vous joins en lien en bas du billet, vous avez trois minutes... Quant aux explications sur place, livrées par Alain Loëb lui-même - lui a eu le temps de lire : je ne comprends rien aux explications, ni aux termes. Enfin, je suis obligé d'interpréter. Suis-je trop idiot ? Ou bien... Bref.
Alain Loëb explique que le contrat arrivant à expiration, il l'a dénoncé et et a fait appel des offres de Nextiraone et 3LI.
Les besoins d'un serveur de communication sont essentiellement l'attente téléphonique (petite musique et message qui dit "bienvenue à la mairie de Saint-Pierre du Vauvray, vous allez être redirigés...", ou bien, selon l'heure "La mairie est fermée, les horaires d'ouverture sont..."), les transferts d'appels, en interne ou en externe, les renvois d'appel, la gestion des doubles appels. A cela s'ajoute la messagerie vocale (Chaque poste possède sa propre messagerie vocale et peut stocker les messages vocaux) et la messagerie unifiée (fax - mailtofax et faxtomail - et messages vocaux sont gérés via le compte mail, économisant en outre du papier).
Toutes les solutions de serveurs de communications rendent ces services à minima : les PABX, destinés à la base pour des lignes de téléphone traditionnelles (analogiques), mais qui sont équipés aujourd'hui de cartes VOIP (téléphonie illimitée par internet), les IPBX, 15% plus chers à l'achat mais bien plus économiques à l'utilisation (maintenance et communications), et les centrex, services externalisés, bien trop chers pour une si petite structure.
Le choix qui est fait est celui du PABX avec une carte IP. Pascal Schwartz explique qu'en cas de panne d'électricité, une ligne commutée est indispensable pour pouvoir téléphoner. Je suis tout à fait d'accord avec lui, et j'en avais fait la demande pour l'école maternelle, lorsque les institutrices se sont trouvées sans possibilité de téléphoner pour prévenir les parents de venir chercher leurs enfants pour raison médicale. Pour l'école cela avait été un NIET, c'était téléphone OU internet.
Pour la mairie, par contre, c'est oui. Je suis d'accord pour la mairie. Et je suis toujours d'accord, pour les mêmes raisons, pour l'école. Et on parle bien de la sécurité des enfants, là. Mais, avec les mêmes arguments, c'est la municipalité qui n'est pas d'accord. 2+2=3
Juste une chose : en cas de panne d'électricité, comme je l'entends comme argument, le PABX sera éteint. Un serveur a besoin d'énergie pour fonctionner. Il faudra se résoudre à utiliser un bon vieux téléphone, celui qui n'a pas besoin d'être branché sur le réseau électrique, ou un portable... -1 pour le PABX.
Dans la présentation des services téléphoniques, on glisse vers le réseau informatique, Alain Loëb introduisant la confusion lorsqu'il parle de wifi. Je pense qu'il voulait dire sans-fil, une partie des téléphones étant DECT (téléphones sans fils numériques) ? A moins que la [le, dsl] WIFI ne représente l'accès internet ? Ainsi que l'IP qui semble aussi désigner l'accès internet. Va savoir, Charles.
S'ensuit un débat un peu surréaliste où Jérôme et le maire parlent de WIFI et de filaire, ce dernier disant "on ne m'a pas proposé de filaire pour la WIFI". L'échange qui suit ne sera sûrement validé ni par numérama, ni par pc-inpact :-)
Pour ce qui est de la connexion des ordinateur au réseau local, les tours sont connectées au réseau par du cable cuivre, j'avais même donné du câble et des prises ethernet RJ-45 legrand à la mairie en 2008 pour relier l'étage au réseau. Le wifi est néanmoins utilisé par le macbook du maire et, j'imagine, les smartphones. Enfin, pour des solutions distantes, il est possible à très peu de frais d'équiper le réseau de prises CPL, qui sont des prises qui permettent de connecter un ordinateur à internet en se branchant directement sur le réseau électrique, en toute sécurité et avec des débits très confortables.
La question de Laetitia concernant la mise à disposition d'un poste relié à internet pour les habitants, c'était dans le programme de 2008. J'avais donné un ordinateur multimedia dans ce but à la mairie, mais cela ne s'est jamais fait. Comme tant d'autres choses.
Alain Loëb répond : "Beaucoup de gens on l'IP. Beaucoup de gens ont internet."
"C'était dans notre programme", dit Jérôme.
"Oui, oui, mais il faut de la place et caetera", rétorque le maire, "et dans les conditions où l'on traite l'utilisation."
Beaucoup de gens ont internet. C'est un fait. Beaucoup de gens ne l'ont pas, c'est est un autre.
Mettre un poste à disposition du public dans la mairie est une chose facile à faire, c'est peu coûteux - nul besoin d'une station de travail hyper moderne -, utile, avec par exemple une liste de liens utiles pour toutes les démarches et l'information des citoyens (tiens, avec un lien vers saintpierre-express, pourquoi pas ? eh, eh ;-) Ils pourraient voir en mairie les conseils municipaux).
Mais si beaucoup n'ont pas internet, c'est aussi parce que son usage n'est pas facile pour beaucoup. cela nécessite de la formation.
Que la mairie mette à disposition une salle et du matériel, et je me propose bénévolement de faire des formations à l'informatique, à internet et aux services web, et à la messagerie, à l'attention des habitants qui le désirent.
Pour revenir au vote, ce sera à l'unanimité. La solution est certes Rolls pour les besoins. La liste de fonctionnalités dépasse ce dont a besoin la mairie (nombre d'abonnés possibles impressionnant : 36 en analogique, 24 en numérique, 96 en IP, nous sommes prêts pour un regroupement de communes, pléthores de fonctions pour la communication, VPN pour le travail à domicile en toute sécurité...). Les téléphones sont haut de gamme. Il y a même possibilité d'ajouter un casque sf, comme on en voit à l'accueil des entreprises, où les hôtesses répondent sans cesse au téléphone. Ici, je ne pense pas que ce soit utile. Si on a l'argent, si cela améliore les conditions de travail des employés de mairie, et bien tant mieux.
Le matériel coûtera, dans le cas où c'est la solution de Nextiraone qui est retenue, 3.500€ H.T., auquel il faudra ajouter 384€ de maintenance/an.

Législatives 2012 : Dis maman, le changement, c’est quand ?

Dimanche, c'est le premier tour des législatives, qui conduira, ou reconduira 577 député-e-s à l'Assemblée Nationale. Assemblée Nationale et Sénat composent le parlement. C'est ce parlement qui vote la loi :
Si les députés peuvent prendre l'initiative de la loi en déposant des propositions de loi, ou en déposant des amendements, ceux-ci restent très encadrés par l'article 40 de la constitution. Les députés n'interviennent donc qu'à hauteur de 2% dans les propositions de loi, l'essentiel est de la responsabilité du gouvernement.
Ces dernières années, nous avons vu les blocs des deux principaux partis s'affronter, mais la très large majorité présidentielle n'a permis que de transformer l'Assemblée en "chambre d'enregistrement". Après un débat obligatoire, et réduit dans le temps pour éviter les blocages, la majorité vote comme le gouvernement. La loi est adoptée telle que le gouvernement la souhaite, et la rue n'a plus rien à dire. Ce n'est pas la rue qui gouverne. Elle subit.
Les électeurs français s'apprêtent à conduire une nouvelle majorité à l'Assemblée Nationale. Pour beaucoup de députés, ce seront des sortants. Nous allons vraisemblablement reconduire l'Assemblée la plus âgée de la Vème République, reconduire des députés dont beaucoup candidatent pour leurs 3ème ou 4ème mandat, et certains beaucoup plus : ce sera leur 5ème, 6ème, 7ème et même huitième mandat.
L'Assemblée n'est plus la représentation des citoyens, mais d'hommes politiques qui font carrière.
Une Assemblée composée à 80% d'hommes, et une Assemblée composée à 97% de cadres supérieurs, avocats, médecins.
Pour combattre cet état de fait, la loi sur la parité devrait compenser cette sous représentativité, au moins des femmes. Mais à droite comme à gauche, les circonscriptions susceptibles d'être remportées par l'un ou l'autre des grands partis sont réservées aux hommes. La parité est-elle une volonté de changer affublée d'une fausse barbe ?
La parité, c'est un pas pour plus de représentativité du peuple à l'Assemblée. Et ce n'est pas suffisant. Il faut aussi que la diversité des idées soit représentée sur les bancs de l'Assemblée. Il faut que toutes les classes sociales y soient représentées.
Il est bien entendu qu'un gouvernement qui veut agir doit avoir les moyens de faire voter la loi. Redonner la majorité législative à la droite n'aboutirait qu'à un blocage de deux ans, et le pays ne peut pas se le permettre.
Donner une majorité absolue au Parti Socialiste seul pourrait transformer de nouveau l'Assemblée en chambre d'enregistrement. Le groupe socialiste ne s'opposera pas à des mesures du gouvernement socialiste.
Avec une majorité plurielle, le gouvernement devra travailler en amont pour proposer une politique innovante, comprise et acceptée par tous. Avec de nouvelles idées, qui viennent de tout le peuple, de la société civile, et de tous les secteurs économiques.
La solution est de donner la majorité au Gouvernement, avec une majorité plurielle, plus représentative du peuple français. Le débat sera riche et ouvert et conduira à une politique ambitieuse et innovante pour la France. Une participation avec un droit de regard et un droit de question, et de nouvelles propositions. Il n'y aura pas de mesures alibi, pas de demi-mesures trompeuses, mais une vraie volonté de réformer le pays, ensemble, avec un parlement représentatif du pays qu'il représente.
Les écologistes sont de fervents défenseurs de la biodiversité. Dans la nature et dans la société, nous prônons la mixité et le respect de la diversité. Nous le savons, un écosystème est fait d'équilibres, et la richesse des variétés présentes fait la santé de l'ensemble. Les chercheurs se sont de tous temps inspiré de la Nature pour inventer : faisons de même en politique. Inventons une nouvelle gouvernance, faite de dialogue, d'échanges et de coopération : entre les composantes écologistes, de la gauche et du centre ; entre la sphère politique et la société civile, toutes ces associations qui tous les jours travaillent sur le terrain.
Le Grenelle de l'Environnement a donné l'exemple de cette gouvernance et de ce dialogue. Nicolas Sarkozy a montré le risque d'un trop fort regroupement des pouvoirs : En une phrase, il a annihilé des mois et des années de travail. "l'environnement, ça commence à bien faire !"
Voter pour des écologistes et leur assurer un groupe parlementaire, c'est offrir à la gauche cette diversité constructive, et ouvrir des perspectives de co-construction des mesures nécessaires à la vitalité de notre écosystème social.
Je vous appelle à voter dans toute la France pour des candidat-e-s écologistes, qui ont adopté la parité parfaite dès le premier tour, en donnant les moyens aux femmes écologistes de prendre leurs responsabilités dans des circonscriptions gagnables.
Comme Secrétaire Régionale EELV Haute-Normandie, j'appelle à voter pour les candidat-e-s EELV de Haute Normandie.
Nous avons deux circonscriptions, dans l'Eure et la Seine-Maritime, qui ont fait l'objet d'un accord avec le Parti Socialiste.
Dans l'Eure, c'est un homme, Jérôme Bourlet, suppléé par Martine Séguéla pour le PS, qui est le candidat officiel du PS pour la cinquième circonscription.
Dans la deuxième circonscription de Seine-Maritime, c'est une femme, Véronique Moinet, suppléée par Jacques-Antoine Philippe, qui est désignée par EELV et le PS pour accompagner cette politique d'ouverture. Cette ouverture, nous en avons fait preuve jusque-là.
Je comprends qu'humainement, on puisse vouloir se présenter en dissidence contre son parti. C'est à vous électeurs de dire que vous souhaitez que cet accord soit respecté. C'est à vous de dire ce que vous voulez, et si c'est une majorité plurielle et d'ouverture.
Ainsi, dans l'Eure, nous avons retiré notre candidat pour soutenir la candidature de Michel Champredon, PRG, sur la 1ère circonscription - dans le cadre de l'accord PS-PRG-EELV. Le PRG a apporté son soutien à Jérôme Bourlet dans la 5ème circonscription.
Dans les autres circonscriptions, nous présentons des candidates et des candidats pour porter les idées écologistes dans le débat électoral : Ludovic Lesage et Catherine Fenault sur la deuxième circonscription ; Rebecca Armstrong et Frédéric Lamblin sur la 3ème. En Seine-Maritime, les candidats écologistes sont Stéphane Martot et Marie-Hélène Lemoine sur la 76-1 ; Jean-Pierre Lancry et Fatima Khili sur la 76-3 ; Claire Lutz et Guillaume Blavette sur la 76-4 ; Marie-France Persil et Jean-Louis Michaux sur la 76-5 ; Frédéric Weisz et Evelyne Detournay sur la 76-6 ; Marie-Hélène Boileau et Michel Coletta sur la 76-7 ; Pierre Dieulafait et Catherine Mocquard sur la 76-8 ; Alain Plantaz et Régine Debris sur la 76-9 ; Jolanta Avril et Daniel Pitteloup
Je suis personnellement candidate avec René Bodineau pour Europe Écologie Les Verts dans la quatrième circonscription de l'Eure. J'espère que vous voterez pour une candidate nouvelle en politique, et très engagée pour l'avenir de nos territoires et de notre pays. Si vous me faites l'honneur de m'élire, je respecterai mes engagements. Je resterai à votre écoute et je communiquerai mes actions, dans la transparence.
Le changement, c'est quand ? Il commence dimanche.
Pour ces élections, ne jouez pas les utilités, faites-vous plaisir !
Dans la quatrième circonscription de l'Eure, votez Laetitia Sanchez.

Lu sur le Paris-Normandie : «Nos solutions pour la 4ème circonscription»

René Bodineau et Laetitia Sanchez interviewés par le Paris-Normandie - crédit photo: S. Fillastre
"Les Verts (EELV) sont là parce qu'« il faut irriguer la société avec nos idées, développer nos thèmes qui constituent aussi une réponse à la crise sociale et environnementale », explique celle qui occupe le poste de secrétaire régionale."
"Elle est persuadée aussi que les propositions d'EELV constituent « une réponse au Front National qui a profité du désarroi des populations dans les zones rurales »."
"Elles offrent des solutions pour les transports, pour favoriser les circuits agricoles courts, gages d'une bonne alimentation, pour promouvoir les énergies renouvelables et des bâtiments performants sur le plan thermique. Tout cela est porteur « d'emplois locaux non délocalisables », assure encore Laëtitia Sanchez qui voit dans nos campagnes une population repliée sur elle-même qu'il est urgent de « remettre ensemble » [...]" (source : Paris-Normandie)
L'article du Paris-Normandie parle ensuite des thèmes plus locaux abordés la candidate EELV, comme la LNPN, et des sujets qui sont débattues au cours des réunions publiques.

Mardi 29 mai 2012 à Gaillon : Protéger l’environnement, c’est protéger la santé des habitants. Quels impacts les pollutions ont-elles sur l’organisme ?

Au « Lido » 3, rue Yves Montand à Gaillon, de 20h à 22h.
Environnement et santé : « Protéger l’environnement, c’est protéger la santé des habitants. Quels impacts les pollutions ont-elles sur l’organisme ? »
Avec :
Joël SPIROUX, Médecin en santé environnementale. Membre du Pôle Risque MRSH/CNRS à l’Université de Caen. Elu à l’Union Régionale des Médecins Libéraux de Haute-Normandie où il a créé et présidé la première Commission Santé-Environnement, Joël Spiroux a organisé en 2005 le 1er congrès national , devenu européen en 2009, sur les pathologies environnementales. Grâce à sa double formation, l’auteur aborde de façon humaine et originale l’influence de l’environnement sur l’Homme.
Laetitia SANCHEZ, candidate aux élections législatives pour Europe Ecologie Les Verts sur la 4ème circonscription de l’Eure.

Portrait de campagne d’une militante écologiste dans Madame Figaro

Un portrait de Laetitia Sanchez, secrétaire régionale d’Europe Écologie-Les Verts en Haute-Normandie, par Madame figaro. Crédit photo : Photo DR
"Il y a encore deux ans, elle n’était qu’une sympathisante écolo. Aujourd’hui, Laetitia Sanchez est secrétaire régionale d’Europe Écologie-Les Verts en Haute-Normandie. Cette professeure de français de 39 ans, qui a toujours voté vert et croit en l’émergence d’un monde plus juste, met son optimisme au profit du parti pour combattre des sondages en berne."
C'est ainsi que commence l'article consacré à la candidate écolo de la 4ème circonscription de l'Eure, secrétaire régionale EELV.
Je vous invite à lire ce portait, où Laetitia décrit le parcours qui l'a conduit à se présenter à la candidature aux élections législatives, et à accepter d'assumer ses responsabilités au sein du mouvement écologiste.
"Elle commence par le petit bain : suppléante aux élections cantonales. Puis, la secrétaire régionale d’EELV en Haute-Normandie quitte son poste et Laetitia est sollicitée pour prendre sa place", cite le magazine. Une vingtaine de mois après avoir payé sa première cotisation, elle est donc élue : « J’ai d’abord été très surprise, mais les Verts sont plutôt favorables aux nouvelles têtes. » Son engagement consiste surtout en un travail de coordination. Quand Eva Joly vient en Seine-Maritime, c’est elle l’interlocutrice. Elle vient la chercher à la gare, fixe l’heure de la rencontre avec les syndicats d’une usine en grève, comme ce fut le cas en janvier, à Pétroplus. « Cécile Duflot est venue un jour où j’avais six heures de cours. J’ai dû les rattraper la semaine suivante ! »

Mon optimisme, c’est ce qui me motive

Mon rôle, c’est de remotiver les gens. Le discours que je tiens aux militants correspond à ma philosophie de vie. Mon optimisme, c’est ce qui me motive. » Si elle prépare déjà les élections législatives, elle dit ne pas y penser encore : « On ne va pas renoncer au 22 avril parce qu’on a de mauvais sondages. » Laetitia Sanchez est persuadée que le monde est dans une période charnière et qu’il faut se tenir prêt : « Il faut que des gens soient là pour porter d’autres valeurs. Et pour cela, il faut garder ses convictions bien ancrées. »
Je vous invite à lire l'intégralité de l'interview ici : http://madame.lefigaro.fr/societe/faut-recreer-collectif-100412-227853

Eva Joly visite l’usine M-Real d’Alizay pour y défendre l’emploi

Eva Joly visite l'usine M-Real d'Alizay pour y défendre l'emploi
M-REAL est une usine qui a prouvé sa rentabilité et son utilité publique. On y fabrique près de 5% du papier vendu en France, on y fabrique un papier recyclé de grande qualité, et la filière pourrait être encore améliorée, de façon écologique et économique. Si Véolia voulait trier le papier plutôt que de sous-traiter le recyclage du papier en Chine. Si les propriétaires de l'usine, le groupe Metsäliitto ne s'acharnait pas à fermer cette usine, alors qu'elle est rentable, et que ce même groupe, par l'intermédiaire de son PDG, M. Mikko Hellander, empêche toute possibilité de reprise du site. Des repreneurs, le français Fin Activ, et le Thaïlandais double A acceptent toutes les conditions imposées pare le groupe finlandais. Le groupe finlandais s'obstine à ne pas laisser cette usine survivre.
C'est une catastrophe pour les familles des ouvriers de l'usine d'Alizay, mais aussi pour toute la vallée de l'Andelle, les collectivités, les commerces... Y avait-il lieu plus emblématique pour venir défendre l'emploi, défendre l'usine d'Alizay, aux côtés des syndicalistes et des ouvriers, et présenter le plan pour l'emploi des écologistes ? Objectif, 1 million d'emplois en créés d'ici 2020.
Il n'y a pas de fatalité du chômage. Il y a la volonté de certains groupes industriels de délocaliser des activités qui peuvent être rentables ici, mais qui le sont plus encore ailleurs, avec des contraintes sociales et environnementales bien plus souples. Alors on ferme. Tout le monde est touché. Quand un grand groupe ferme une usine, c'est d'abord les salariés qui le payent. Mais rapidement, ce sont les partenaires de l'usine, des myriades de petites entreprises, les commerces, les collectivités locales et les régions qui en ressentent les effets, comme un jeu de domino.
La volonté des États, de la collectivité, des salariés, des habitants doit être plus forte que celle de ces groupes qui vont travailler plus loin pour gagner plus encore.
Une usine comme celle d'Alizay n'est-elle qu'un outil de production sur lequel le groupe qui la possède dispose aussi du pouvoir de vie et de mort du site ? Pourtant les collectivités ont aussi investi, en argent, en infrastructures pour que cette usine puisse s'installer. Les employés y ont leurs habitations autour. Leurs vies, leurs relations se sont construites autour de leur usine. Ils y ont investi leur argent et leurs vies. L'usine n'est pas qu'un lieu de travail, c'est aussi un lieu de vie et d'échange. Comme l'a rappelé Eva Joly au cours de la visite : "L'écologie, ce n'est pas la science de l'environnement. L'écologie c'est la préservation de l'homme dans son environnement."
C'est pour cela que les écologistes sont aux côtés des salariés de M-REAL. C'est pour ça qu'après Karima Delli - qui a porté au parlement européen la question de la compatibilité du comportement de l’entreprise avec le droit européen à la concurrence -, c'est Eva Joly qui vient à son tour apporter son soutien aux salariés dans leur combat pour sauver leur usine.
Au côté des syndicalistes (Thierry Philippot pour la CGT et Eric Lardeur pour la CFE-CGC), Eva Joly a dénoncé la financiarisation de l'industrie et l'impuissance des pouvoirs publics. Le site d'Alizay est un site viable, que son propriétaire finlandais préfère laisser mourir plutôt que de le céder à des concurrents. Eva Joly s'est engagée à faire porter par les députés et sénateurs écologistes un projet de loi d'urgence qui forcerait un groupe à vendre un site lorsqu'il a prouvé sa viabilité. Elle s'est également prononcée pour une mesure exceptionnelle d'expropriation du site par l'Etat, dans l'attente d'une reprise par un nouveau propriétaire, "parce que c'est dans ce cas une mesure d'intérêt général". Les salariés ont jusqu'au 2 avril : après, pour eux, ce sera trop tard...

"travailler mieux pour travailler tous"

A 100 jours du premier tour de l'élection présidentielle, et quelques jours avant le Sommet Social pour l'Emploi de Nicolas Sarkozy, Eva Joly a choisi le site industriel haut-normand pour annoncer un thème majeur de sa campagne : le pacte écologiste pour l'emploi. Par un chiffrage très précis, Eva joly démontre que la création d'1 million d'emplois est possible par la conversion écologique de l'économie.
A l'heure même où la France perd son triple AAA, Eva Joly veut démontrer que ce n'est pas en fermant plus de sites industriels que notre dette s'allègera. On ne fait que reporter la dette sur la collectivité en arrêtant l'activité et en supprimant des emplois.
En tout premier lieu, les écologistes ont toujours prôné les circuits courts : moins de transport, c'est moins d'émissions de CO2. C'est bon pour la planète où nous vivons, et c'est bon pour nos emplois. Dans l'industrie aussi, nous croyons qu'il faut empêcher les délocalisations, et relocaliser la production. C'est pour cela qu'à Petroplus mardi dernier (lors de sa première visite de la semaine en Normandie), Eva Joly a soutenu que Karima Delli - qui a porté tant que nous utiliserons des produits pétroliers raffinés, il valait mieux les raffiner ici plutôt que de les importer.
Eva Joly prône les emplois non-délocalisables. Chiffres à l'appui, elle décline les emplois qui pourraient être créés par un plan massif de rénovation thermique des bâtiments, par le développement des énergies renouvelables, et par celui des transports en commun.
Cela permettra de compenser les pertes d'emplois dans d'autres secteurs aujourd'hui en crise, comme le secteur de la construction automobile, en permettant en outre une reconversion des savoir-faire. Ce n'est pas en mettant sous perfusion les industries du passé que l'on prépare l'avenir, c'est en organisant leur reconversion en industries d'avenir. Il en va de même pour le développement des énergies renouvelables, qui permettrait de sortir progressivement du nucléaire, en compensant là encore les pertes d'emplois (des emplois nécessaires en outre pour assurer le démantèlement des centrales).
A la question du coût du plan de rénovation thermique des bâtiments, Pascal Canfin, responsable du programme économique, répond en expliquant que le coût de l'investissement (financé par un "livret vert") sera compensé par les économies d'énergies que permettra ce plan. C'est en outre un moyen de réduire la précarité énergétique. Car comme l'a rappelé Eva Joly le 9 janvier dernier lors du meeting « Urgence contre le logement cher ! » co-organisé par la Plateforme des mouvements sociaux pour le logement, l’association Droit Au Logement et la Fondation Copernic, "sortir de la crise du logement, c'est aussi sortir de la précarité énergétique."
Un deuxième axe fort de son programme pour 1 million d'emplois réside dans ce que les écologistes appelent le "vivre-mieux" : la prise en charge de la petite enfance, de la dépendance, du handicap, en sont des exemples. Créer 400.000 places supplémentaires en crèches en 5 ans aura certes un coût pour les collectivités, mais il s'agit là d'un choix politique. C'est le choix de permettre à tous de concilier vie de famille et vie professionnelle et de maintenir dans l'emploi nombre de femmes qui en sortent au moment d'avoir des enfants. C'est là aussi un moyen de réduire la précarité, quand on sait, d'après les chiffres de l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion que ce sont les familles monoparentales les plus touchées par cette précarit.
C'est la volonté affichée par Eva Joly, de ne laisser "personne sur le côté de la route". C'est la volonté d'égalité, de dignité et de fraternité de la candidate des écologistes à la présidence de la République.
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(*)Merci à tou-te-s les salarié-e-s pour leur accueil et pour la qualité de leur écoute. Nous savons que pour eux l'heure est grave et nous leur réitérons tout notre soutien.
Merci aussi à tou-te-s les militant-e-s et aux élu-e-s qui ont pu se rendre disponibles pour venir à la rencontre d'Eva et des salariés de M-Real : Véronique, Marie-Hélène, Claire, Marie, Manue, Alexis, Gilles, Guillaume, Jérôme, René, Yves, Julien, Francis, Jean-Marie, Stéphane, Claude, Pierre, Yann, Régis, Achard, Pascal, et les autres !

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