Pascal Schwartz

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Le budget voté à Saint-Pierre du Vauvray à 1 seule voix. «Tu prends une photo en 2008, tu reprends une photo du village en 2012, on a fait quoi ? Voilà. C’est tout.» (Jorge Pinto)

Le vote du budget de la commune, le compte administratif comme le budget primitif - c'est à dire les prévisions pour l'année à venir.
Je ne vais pas trahir le suspens en disant que le budget administratif a été voté par 6 voix contre 4, et le budget primitif 2013 par 6 voix contre 5. Une voix.
Ce conseil aura été, encore une fois, assez agressif. Différemment de d'habitude. Peut-être du fait du passage de Jorge Pinto à l'opposition ? La majorité se réduit comme peau de chagrin ? Les adjoints, habituellement moins loquaces, viennent l'épauler dans son registre pour faire feu de concert. Les conseillers en face gardent leur calme.
Vous trouverez l'intégrale de ce conseil en vidéo. Sauf une partie à huis-clos, qui concerne encore une fois, la politique en matière de gestion du personnel.
C'est parti.
Les principaux sujets abordés au cours de ce conseil sont :
  • la gestion du personnel - raison pour laquelle Jorge Pinto a démissionné de sa fonction de 1er adjoint -, et une demande de Jorge pour instaurer une mutuelle ;
  • le budget lui-même, avec un delta entre les dépenses prévues et les dépenses effectivement réalisées assez énorme (27,65 % soit 219.000 euros), et les sommes que la mairie thésaurise année après année ;
  • les subventions aux associations - budget affecté en baisse pour les associations - avec 2000 € non affectés ;
  • un projet ou pas d'école, on ne sait toujours pas - et ce n'est pas ce conseil qui va nous éclairer, c'est plutôt non. Enfin oui. Puis non... -, et le contrat d'agglomération sur les friches Labelle ;
  • enfin, la question de la politique municipale sera posée. Que Jorge Pinto résumera en une phrase : «Tu prends une photo en 2008, tu reprends une photo du village en 2012, on a fait quoi ? Voilà. C’est tout.» ;
  • Des micro-sujets aussi, mais qui font fortement réagir la majorité : l'augmentation des indemnités des adjoints - qu'ils justifient en donnant les chiffres cumulés des indemnités de Laetitia, Jérôme et Benoît (!) -, l'augmentation du budget fêtes et cérémonies, une petite leçon de comptabilité que nous infligent le maire et son second adjoint sur un point technique comptable, etc.
«Tu prends une photo en 2008, tu reprends une photo du village en 2012, on a fait quoi ?Voilà. C’est tout.»
Vous pouvez accéder aux principaux sujets débattus en cliquant ci-dessous :
Et pour les plus masochistes plus courageux d'entre vous, vous pouvez avoir accès à l'intégrale en vidéo. Je sais, mais "ils" râlent quand je le fais pas, parce que je cacherais des morceaux... Mais bon, "ils" râlent quand même parce que je le fais, parce que ce serait bien que saintpierre-express ferme - ou la ferme. Alors voilà, c'est là, bon courage :
Cliquez ici pour voir le tableau que je vous ai brossé de ce conseil municipal consacré au budget 2013. Qu'en penser ?
Il a été voté par 6 voix contre 5, et une abstention. Autrement dit, la moitié des conseillers municipaux n'est pas d'accord avec la politique de la municipalité. Je ne parle pas d'orientations car je ne sais pas où on va.
Jorge a très bien résumé les cinq ans de politique municipale : «Tu prends une photo en 2008, tu reprends une photo du village en 2012, on a fait quoi ? Voilà. C’est tout.»
27,65 % d'erreurs dans les prévisionnels de dépenses, voilà aussi qui laisse songeur. 219.000 euros. Belle plantade, ce qui n'empêche pas de laisser nos impôts augmenter. "Pour les citoyens, c’est quand même bien d’avoir de l’argent", nous a dit Pascal Schwartz... oui mais sur le compte de la mairie. Peut-on, année après année, se tromper dans les prévisionnels à ce point, ne pas investir et laisser les impôts augmenter alors qu'on les thésaurise ?
Année après année, il fallait soit investir pour la collectivité, soit baisser l'impôt, puisqu'il n'est pas utilisé.
Quand on m'explique que 30% d'erreur, c'est de la bonne gestion...
Quand la municipalité m'explique que 30% d'erreur dans un prévisionnel, c'est de la bonne gestion.et que les citoyens sont contents de payer des impôts inutilisés, thésaurisés, mis en banque...mais pas la leur.
C'est l'autre point qu'on "découvre" au cours de cette séance : Alors que Jorge Pinto ne cesse de dénoncer le comportement du maire envers certains personnels municipaux - il a démissionné de sa fonction de 1er adjoint pour ça -, on s'aperçoit que le personnel titulaire diminue pendant que le budget du personnel non titulaire est triplé. Des économies dans les dépenses donc, mais on s'aperçoit en plus, qu'on ne fait pas appel à du personnel du Centre de Gestion, mais que la municipalité s'adresse à une agence d'intérim.
Pas très durable comme gestion des ressources humaines. Peut-être pour éviter de les stagiairiser, le stage pouvant n'être qu'un ascenseur vers la sortie ?
On a eu le droit au jeu de "y a une école, y a plus d'école".
On a de quoi s'inquiéter : Ils disent vouloir construire une nouvelle école un peu plus loin, puis revendre l’ancienne école, tellement elle sera bien isolée, puis on ne la revend plus, on utilise les locaux pour nos activités, je ne sais pas lesquelles. Tout cela m’a l’air bien brouillon et confus.
Cette école ne verrait pas le jour dans les 3-4 ans, mais on croit entendre plutôt cinq. Et patatras, tout ça s'effondre encore dans la suite du débat.
Quelques instants plus tard, quand on évoque investissement et cohérence territoriale, on entend : "De quoi ? J'ai pas parlé d'école au niveau de la rue Gourdon." "C'est un projet..." Et le maire de ne pas répondre à une question claire et nette de Jérôme : "Est-ce que vous avez décidé, dans les années qui viennent, de construire une école rue Gourdon, au fond, sur l'ex-propriété Lacarrière ?"
Après un long silence (qui en dit long aussi), le maire rétorque : "Je suis pas là pour me faire interroger par monsieur Bourlet de la Vallée en permanence."
Non, mais sans rire, peut-on savoir où on va ? Une école, un projet ou du vent.
Et enfin, ce contrat d'agglomération qui concerne la friche Labelle, vous le trouverez en bas de cette page, on a vu que le maire ne poussait pas ce dossier. D'ailleurs, il ne semblait pas en savoir plus que ça. Alors y a-t-il volonté de ne pas pousser le dossier, ou bien simplement, ce dossier n'a pas été poussé... bah, simplement comme de nombreuses autre choses, parce que c'est trop compliqué, ou que ça demandait de faire trop de choses, que sais-je encore ?
Voilà, je vous en souhaite bonne lecture, en vous rappelant que c'est l'un des conseils les plus importants de l'année.
Bonjour chez vous.

Le JVI lance un pavé dans la mare : “Y a-t-il vraiment une volonté municipale de conserver une activité sportive pour les enfants des communes du Vauvray ?”

fete-de-fin-d-annee-judo
Le club et judo a été secoué, et l'association mise en péril. Je n'invente rien, je lis le bilan moral de l'année 2012 du JVI, Judo Vauvray Incarville.
Depuis 6 ans, Eric Delannoy le dit aux municipalités du Vauvray : "le manque d'équipements sportifs dans nos communes est préjudiciable à la vie associative."
Eric Delannoy tire le signal d'alarme sur le Vauvray : "Il nous manque un équipement pour pratiquer du sport. Cet équipement pourrait servir pour "temps libre", "judo", "écoles" et voir accueillir d'autres disciplines telles que le "renforcement musculaire" - aujourd'hui disparu de Saint-Etienne."
Le constat est sévère. Et Eric Delannoy le rappelle : "J'espère de tout coeur que je serai entendu à la veille d'élections municipales. Car si l'on ne peut accueillir correctement et suivant les normes de sécurité, ce sont vos enfants qui en pâtiront. Il faudra faire des kilomètres pour qu'ils puissent se défouler (et au prix où sont les carburants...)."
Comment en est-on arrivés à ce constat alarmant en six ans ?
Soulignons d'abord la chute des effectifs, avec 158 licenciés en 2010, et 128 licenciés en 2012.
Des départs de professeurs : Yvain Delannoy est parti entraîner l'élite du judo français. L'annonce tardive de la Ligue de Normandie de la création de son poste, et l'interdiction qui lui a été faite de continuer à s'occuper du club ont compliqué l'arrivée de Yann Le Boulch.
François Langlet a pris la suite de son professeur - qui prend sa retraite - à Pîtres et Alizay. Il lui était impossible de continuer sur Incarville pour des raisons d'horaires.
Ses cours ont été repris par Yann, et sur les trois cours il n'y a eu aucune baisse d'effectifs. Au contraire, ils ont augmenté.
Plus grave, Laurent Gringoire, un professeur très apprécié de ses élèves, a décidé d'arrêter à la fin de la saison. Ses raisons : les difficultés de plus en plus grandes à dispenser un enseignement convenable. Parmi ses raisons, des salles inadéquates.
Le plus terrible est que très peu de candidats se sont manifestés pour travailler avec des tapis qui bougent, et, pour Saint-Pierre, dans une salle mal configurée, avec des gros poteaux en bordure des tatamis.
Les cours ont donc été supprimés le jeudi, et reportés sur les mardis et vendredis.
partir à la reconquête de nouveaux adhérents
Partir à la reconquête de nouveaux adhérents.
Des actions de communication :Comme tous les ans, Eric et des bénévoles ont procédé à une opération de boîtage fin août. Cette année, a eu lieu en plus une campagne d'affichage dans les abribus.
Une présence dans les manifestations sportives, associatives et commerciales : le club a répondu présent aux championnats de France de canoë-kayak handisport à Val-de-Reuil, au forum des associations à Louviers, à la fête du sport de VDR ou dans le hall du supermarché Leclerc.
Un stage technique de haute volée : Patrick Roux est un technicien reconnu dans le monde entier. C'est un homme de terrain dont l'objectif est de transmettre les bases techniques et les principes, et d'aider les professeurs et les ceintures noires à découvrir tout le patrimoine qu'a laissé Jigoro KANO - l'inventeur du Judo - à travers ses écrits et ceux de ses élèves.
Les adhérents ont peu suivi ce stage qui a été sauvé par des clubs eurois, normands et picards...
L'élément fondamental qui conditionnera l'avenir de l'activité sportive et du judo, c'est l'équipement.
Le sujet n'est pas nouveau, nous en parlions il y a 3 ans déjà : la municipalité condamne-t-elle la pratique du judo sur son sol ?
A l'époque, le maire avait tenu à rappeler que la municipalité avait voté une subvention de 300 euros, qui était exactement la même que celle qu’a accordé la commune de Saint-Etienne du Vauvray pour l'achat de tapis (sur un total de 1.710 € d'investissement). Si la volonté de la municipalité était de ne pas payer plus que son voisin parce que l'association est intercommunale, en mettant en péril l'association, la question se repose aujourd'hui dans les mêmes termes :
C'est Eric Delannoy qui la pose. "Y a-t-il vraiment une volonté municipale de conserver une activité sportive pour les enfants des communes du Vauvray ?"
La réponse de la municipalité a été assez laconique lors de la présentation de ce bilan morose . L'adjoint Pascal Schwartz a demandé si le problème de ces pertes d'adhérents ne venait pas plutôt du mauvais choix des horaires des cours par les responsables de l'association ?
C'est un refus de voir la réalité. La salle n'est pas adaptée aux pratiques sportives. Elle n'est physiquement pas adaptée. On a entendu la volonté de la municipalité de rénover la salle des fêtes au prix du neuf, ce qui ne résoudra pas le problème d'une forme inadaptée, de la présence de ces gros piliers dans la pièce qui gênent certaines pratiques sportives, l'absence de vestiaires, la difficulté d'accueillir du public pour y réaliser des manifestations ou compétitions. C'est du mercurochrome sur une jambe de bois.
Il est urgent d'écouter les associations, et de comprendre qu'elles sont indispensables pour le bien-être des habitants, le développement des enfants, et aussi l'attractivité de notre commune.
Et il est nécessaire d'avoir une vision cohérente pour le développement de la commune, de la vie associative et la vie du village. A l'heure où nous nous apprêtons à vivre une petite révolution avec la loi de refondation de l'école, nous savons qu'il y aura besoin d'inventer de nouveaux services, de mobiliser toutes les compétences et les énergies, et de développer une synergie entre associations, services municipaux, services publics et habitants.
Cela ne passera sûrement pas par l'éclatement géographique de tous les services, dans des endroits disparates et des structures inadaptées, mais plus sûrement en recentralisant nos structures, des structures adaptées aux activités qui s'y déroulent, et s'y dérouleront ; en favorisant la coopération et la mutualisation, et en créant des ponts entre les services, activités et habitants, et avec l'école.
Est-ce si aberrant de penser qu'un gosse qui va faire du sport ou de la musique dans un lieu enfin adapté, voudra aussi s'arrêter pour emprunter un livre à la bibliothèque à côté ? Est-ce sidérant de penser que des professeurs dans les associations viennent aussi intervenir dans les écoles pour un enseignement de la musique, ou du sport, des activités culturelles ou artistiques, et parce qu'ils y ont été sensibilisés, que les enfants puissent aller exercer ces activités en sortant de l'école ?
Pour pouvoir recentraliser toutes les activités et services, les friches Labelle seraient idéales, en plein coeur de ville, en bordure de Saint-Etienne, avec des possibilités d'accès, de parking - à voitures et à vélos pour une fois ? Et si on faisait un peu preuve d'écoute et d'inventivité ?
Et en attendant que cela se fasse, trouver, avec les responsables d'associations, les solutions d'urgence pour éviter que la situation ne se dégrade encore, et même redresser la situation. En attendant des équipements qui permettront de vraiment pouvoir développer un vie associative et une offre de services la plus complète et efficace possible. Six ans de surdité, c'est long...

Saint-Pierre du Vauvray : le premier adjoint démissionne et accuse les méthodes du maire, Alain Loëb [mise à jour : réponse des adjoints Juliette Kaaouche, Pascal Schwartz et Claude Laroche. © La Dépêche du 8 mars 2013.]

Suite à la réponse des adjoints Juliette Kaaouche, Pascal Schwartz et Claude Laroche, j'ai mis à jour le billet en publiant la réponse parue sur la Dépêche du 8 mars 2013. Merci à la Dépêche.
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Après seulement 6 mois, Jorge Pinto donne sa démission. Il l'avait annoncé à Alain Loëb lors de la cérémonie des voeux, et ce dernier refuse d'y croire : "Ce sont des bruits de couloirs de l'opposition", répond-il à la journaliste de la Dépêche.
Euh ? C'est quoi ce truc d'opposition ? Son ex-premier adjoint lui a annoncé directement, il ne le croit pas. La presse lui annonce, il ne la croit pas plus. Donc, Alain Loëb accuse son opposition. Il faut assumer.
Pourtant, Jorge Pinto dénonce les méthodes. Il explique qu'il démissionne parce que "[ses] valeurs, [ses] engagements ne sont plus compatibles avec avec monsieur le maire qui agit seul et prend des décisions sans aucune concertation avec ses adjoints et de façon autoritaire."
Mais la goutte qui a fait déborder le vase du premier adjoint, c'est la gestion du personnel. Les six mois passés dans le rôle de premier adjoint lui auront permis de se rendre compte des méthodes managériales du maire. Il tire sa révérence. Mais ne démissionne pas de son rôle de conseiller municipal, dans un souci de responsabilité. Respect. On sait ce qu'il en coûte de démissionner et de se retrouver, de facto, dans l'opposition. Parce qu'il n'y a pas de solution intermédiaire, pas de nuances de gris, c'est noir ou blanc : soit on est pour le maire, loués soit-on, soit on se retrouve dans l'opposition, et voué(e) aux gémonies.
Enfin, à part l'irrespect du maire envers son opposition, ses attaques permanentes contre Jérôme Bourlet, la dernière raison que l'ex-premier adjoint donne à la journaliste est la façon dont le maire transforme ce qui s'est passé lors des conseils pour bricoler ses compte-rendus. On en a parlé, ici, , ou encore là.
Et encore, par chance, la caméra qui est présente permet de rétablir la vérité de ce qui s'est dit ou fait. Mais dès que celle-ci n'est plus là, peut-on dire ou écrire ce qu'on veut ? Suffit-il de disposer de l'autorité du titre de maire - et du pouvoir de police - pour réécrire l'histoire ?
En attendant, le maire nie la démission, Alain Loëb nous dit : "Je n'ai pas de commentaire à faire. je ne connais pas tous les tenants et aboutissants [...]".
N'est-ce pas clair ? Ou bien faudra-t-il trouver un autre responsable ?
La journaliste prédit un prochain conseil municipal agité. Peut-être que cela pourrait, hypothétiquement, être l'occasion de enfin faire un conseil normal, sans autoritarisme, un minimum de respect, un soupçon de politesse, de l'écoute, de l'intelligence, et de la bonne intelligence ? J'ai, c'est vrai, un peu de mal à y croire, mais pourquoi pas ?..

Conseil municipal du 12 juillet 2012 : changement de serveur de communication (standard téléphonique)

Pascal Schwartz présente les devis pour des solutions de remplacement du serveur de communication. 2 offres sont proposées aux élus municipaux qui les découvrent sur place. Et oui, les documents ne parviennent encore aux élus d'opposition qu'au dernier moment. Que ce soit le budget : votez, on vous dira pour quoi vous avez voté... ultérieurement ! Ou que ce soit pour cette délibération, et où la documentation est livrée en cours de débat encore... Et le maire dira : "C'est bien marqué, il faut lire hein ?" Et bien il suffit de donner le temps de lire. Lisez donc la doc que je vous joins en lien en bas du billet, vous avez trois minutes... Quant aux explications sur place, livrées par Alain Loëb lui-même - lui a eu le temps de lire : je ne comprends rien aux explications, ni aux termes. Enfin, je suis obligé d'interpréter. Suis-je trop idiot ? Ou bien... Bref.
Alain Loëb explique que le contrat arrivant à expiration, il l'a dénoncé et et a fait appel des offres de Nextiraone et 3LI.
Les besoins d'un serveur de communication sont essentiellement l'attente téléphonique (petite musique et message qui dit "bienvenue à la mairie de Saint-Pierre du Vauvray, vous allez être redirigés...", ou bien, selon l'heure "La mairie est fermée, les horaires d'ouverture sont..."), les transferts d'appels, en interne ou en externe, les renvois d'appel, la gestion des doubles appels. A cela s'ajoute la messagerie vocale (Chaque poste possède sa propre messagerie vocale et peut stocker les messages vocaux) et la messagerie unifiée (fax - mailtofax et faxtomail - et messages vocaux sont gérés via le compte mail, économisant en outre du papier).
Toutes les solutions de serveurs de communications rendent ces services à minima : les PABX, destinés à la base pour des lignes de téléphone traditionnelles (analogiques), mais qui sont équipés aujourd'hui de cartes VOIP (téléphonie illimitée par internet), les IPBX, 15% plus chers à l'achat mais bien plus économiques à l'utilisation (maintenance et communications), et les centrex, services externalisés, bien trop chers pour une si petite structure.
Le choix qui est fait est celui du PABX avec une carte IP. Pascal Schwartz explique qu'en cas de panne d'électricité, une ligne commutée est indispensable pour pouvoir téléphoner. Je suis tout à fait d'accord avec lui, et j'en avais fait la demande pour l'école maternelle, lorsque les institutrices se sont trouvées sans possibilité de téléphoner pour prévenir les parents de venir chercher leurs enfants pour raison médicale. Pour l'école cela avait été un NIET, c'était téléphone OU internet.
Pour la mairie, par contre, c'est oui. Je suis d'accord pour la mairie. Et je suis toujours d'accord, pour les mêmes raisons, pour l'école. Et on parle bien de la sécurité des enfants, là. Mais, avec les mêmes arguments, c'est la municipalité qui n'est pas d'accord. 2+2=3
Juste une chose : en cas de panne d'électricité, comme je l'entends comme argument, le PABX sera éteint. Un serveur a besoin d'énergie pour fonctionner. Il faudra se résoudre à utiliser un bon vieux téléphone, celui qui n'a pas besoin d'être branché sur le réseau électrique, ou un portable... -1 pour le PABX.
Dans la présentation des services téléphoniques, on glisse vers le réseau informatique, Alain Loëb introduisant la confusion lorsqu'il parle de wifi. Je pense qu'il voulait dire sans-fil, une partie des téléphones étant DECT (téléphones sans fils numériques) ? A moins que la [le, dsl] WIFI ne représente l'accès internet ? Ainsi que l'IP qui semble aussi désigner l'accès internet. Va savoir, Charles.
S'ensuit un débat un peu surréaliste où Jérôme et le maire parlent de WIFI et de filaire, ce dernier disant "on ne m'a pas proposé de filaire pour la WIFI". L'échange qui suit ne sera sûrement validé ni par numérama, ni par pc-inpact :-)
Pour ce qui est de la connexion des ordinateur au réseau local, les tours sont connectées au réseau par du cable cuivre, j'avais même donné du câble et des prises ethernet RJ-45 legrand à la mairie en 2008 pour relier l'étage au réseau. Le wifi est néanmoins utilisé par le macbook du maire et, j'imagine, les smartphones. Enfin, pour des solutions distantes, il est possible à très peu de frais d'équiper le réseau de prises CPL, qui sont des prises qui permettent de connecter un ordinateur à internet en se branchant directement sur le réseau électrique, en toute sécurité et avec des débits très confortables.
La question de Laetitia concernant la mise à disposition d'un poste relié à internet pour les habitants, c'était dans le programme de 2008. J'avais donné un ordinateur multimedia dans ce but à la mairie, mais cela ne s'est jamais fait. Comme tant d'autres choses.
Alain Loëb répond : "Beaucoup de gens on l'IP. Beaucoup de gens ont internet."
"C'était dans notre programme", dit Jérôme.
"Oui, oui, mais il faut de la place et caetera", rétorque le maire, "et dans les conditions où l'on traite l'utilisation."
Beaucoup de gens ont internet. C'est un fait. Beaucoup de gens ne l'ont pas, c'est est un autre.
Mettre un poste à disposition du public dans la mairie est une chose facile à faire, c'est peu coûteux - nul besoin d'une station de travail hyper moderne -, utile, avec par exemple une liste de liens utiles pour toutes les démarches et l'information des citoyens (tiens, avec un lien vers saintpierre-express, pourquoi pas ? eh, eh ;-) Ils pourraient voir en mairie les conseils municipaux).
Mais si beaucoup n'ont pas internet, c'est aussi parce que son usage n'est pas facile pour beaucoup. cela nécessite de la formation.
Que la mairie mette à disposition une salle et du matériel, et je me propose bénévolement de faire des formations à l'informatique, à internet et aux services web, et à la messagerie, à l'attention des habitants qui le désirent.
Pour revenir au vote, ce sera à l'unanimité. La solution est certes Rolls pour les besoins. La liste de fonctionnalités dépasse ce dont a besoin la mairie (nombre d'abonnés possibles impressionnant : 36 en analogique, 24 en numérique, 96 en IP, nous sommes prêts pour un regroupement de communes, pléthores de fonctions pour la communication, VPN pour le travail à domicile en toute sécurité...). Les téléphones sont haut de gamme. Il y a même possibilité d'ajouter un casque sf, comme on en voit à l'accueil des entreprises, où les hôtesses répondent sans cesse au téléphone. Ici, je ne pense pas que ce soit utile. Si on a l'argent, si cela améliore les conditions de travail des employés de mairie, et bien tant mieux.
Le matériel coûtera, dans le cas où c'est la solution de Nextiraone qui est retenue, 3.500€ H.T., auquel il faudra ajouter 384€ de maintenance/an.

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