Accueil > commune > Conseil municipal de Saint-Pierre du Vauvray du 3 mai. Alain Loëb avait jugé ses adjoints dès 2008. Il refuse depuis de travailler avec ces personnes. Jorge Pinto lit un discours expliquant que le conseil ne leur a servi que de tremplin pour se lancer dans la politique.

Conseil municipal de Saint-Pierre du Vauvray du 3 mai. Alain Loëb avait jugé ses adjoints dès 2008. Il refuse depuis de travailler avec ces personnes. Jorge Pinto lit un discours expliquant que le conseil ne leur a servi que de tremplin pour se lancer dans la politique.

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La séance commence avec le traditionnel vote sur le compte-rendu du précédent conseil.
Je vous ai mis deux vidéos à gauche. Le vote du compte-rendu de conseil, et le vote du compte administratif juste en dessous.
Il y aura des abstentions pour émettre des réserves quant à la façon dont s’est déroulé le vote du budget : des documents n’ont pas été remis avant le conseil, comme d’habitude. Après avoir voté à l’unanimité le compte de gestion 2011, on passe au vote du compte administratif 2011.
Habituellement, le document est au moins remis au début du conseil, le document est projeté, et le commissaire aux compte liste les détails de ce compte administratif. Lorsque les conseillers d’opposition ont demandé le détail de ces comptes, il leur est répondu qu’il y a eu une réunion le lundi précédent. Lors de cette réunion, cependant, le compte administratif n’a pas été remis.
Règles de vote(source : Direction Générale des Collectivités Locales) : Lorsque le compte administratif du maire est débattu, le conseil municipal désigne un président ; le maire peut assister à la discussion (même s’il n’est plus en fonction) mais il doit se retirer au moment du vote du compte.
Outre qu’il est difficile de débattre sans disposer des documents, ce n’est pas au maire de présider les débats. Ce qu’il a fait. Ne se retirant et ne désignant le président de séance que pour procéder au vote… prévu pour être expéditif. Ecoutant derrière la porte, le maire reviendra pour s’exprimer et influer sur le déroulement du vote : “J’ai posé la question tout à l’heure, en tant que président de séance, s’il y avait des questions à poser, sinon on aurait pas passé au vote, non ? Qu’est-ce que c’est que ces façons de poser les questions après, quand on dit qu’on va voter. Soit que vous les posez avant et puis on s’explique, et le président et le maire est présent, mais on n’attend pas que…”
Jorge Pinto propose de voter, et de transmettre le document après le vote ! On demande à des élus à qui l’on ne fait pas confiance de faire un vote de confiance.
Le document de 50 pages leur sera finalement remis en un exemplaire et ils auront quelques minutes pour le lire avant le vote.
Voilà pour la transparence pour les élus comme pour les citoyens lors de cette grand messe démocratique qu’est le vote du budget. les élus doivent voter, il sauront plus tard sur quoi ! Comme je rappelais précédemment, le maire peut assister à la discussion, mais il ne peut plus être président de séance, c’est bien le seul moment, ce serait bien de le respecter. Je ne sais pas trop si c’est règlementaire que le maire, qui donne la présidence au seul moment du vote et décide de sortir de la salle, a le droit d’écouter aux portes et de rentrer de son propre chef pour intervenir devant les conseillers. En tous cas, c’est comme ça que ça se passe à Saint-Pierre.
Et cela explique grandement les réserves de l’opposition quand à ce vote.
La première délibération concerne les travaux de renforcement et d’enfouissement des réseaux : la distribution publique, l’éclairage public et France Telecom.
La première question de Laetitia Sanchez porte sur les fourreaux capables d’héberger dans l’avenir la fibre optique.
Pour rappel, le plan de la Région (276) est de connecter par fibre optique 70 % de la population en 2025.
Le plan de l’Etat dans le cadre du volet numérique pour le grand emprunt était plus ambitieux, puisqu’il visait une couverture intégrale du territoire français en FTTH (Fiber to the home) pour remplacer le vieillissant réseau téléphonique commuté (et donc l’ADSL). Notre bonne vieille prise téléphonique pourrait donc disparaître pour être remplacée par la fibre, dans tous les foyers.
L’investissement initialement prévu était de 30 milliards, laissant aux opérateurs l’investissement sur les zones les plus denses, les plus rentables, et permettant, en s’appuyant sur les schémas directeurs territoriaux d’aménagement numérique (SDTAN, à l’instar des SCoTs pour la cohérence territoriale), de préparer l’infrastructure réseau de l’avenir.
Avec la fibre, il s’agit de ne pas rater un virage technologique, comme nous l’avions fait à l’échelle le pays en loupant le virage de l’internet parce que nous disposions de notre minitel national.
Pour Franck Martin, l’aménagement numérique du territoire est primordial pour l’égalité d’accès de nos concitoyens aux services publics qui, de plus en plus, sont « en ligne » [NdR : j’ajouterais aux services publics… et privés, bien plus nombreux et utilisés par nos concitoyens]. “Mais c’est aussi un enjeu pour l’emploi ! Si nous voulons que les entreprises continuent à irriguer l’ensemble des territoires dits périphériques ou ruraux, il faut qu’elles puissent avoir accès aux dernières technologies nécessitant des connexions de Très Haut Débit”, ajoute Franck Martin.
Pour Nathalie Kosciusko-Morizet, il faut déclencher un effet de levier pour stimuler l’investissement privé et éviter une nouvelle fracture numérique.
Les schémas directeurs se mettent en place dans notre région (276) et dans le département.
Pour que l’installation de la fibre optique soit financièrement possible, il faut profiter de tous les travaux de voirie ou d’enfouissement et installer fourreaux et chambres de tirage qui permettront une installation aisée et économique lors du déploiement.
Nous reviendrons plus tard sur le sujet, en attendant, lisons ce qu’écrit Franck Martin, président de la CASE « Oui, dans toutes nos opérations d’aménagement (voirie, eau, assainissement), il faudra anticiper et prévoir les équipements nécessaires au passage ultérieur de la fibre (fourreaux, chambres de tirage. C’est déjà le cas, dans la plupart des opérations où la CASE est maître d’ouvrage.(source le blog de Franck Martin).
Saint-Pierre du Vauvray, commune de la CASE, va-t-elle donc profiter des travaux d’enfouissement des réseaux pour faire passer les fourreaux et installer les chambres de tirage ? C’est une question qui a déjà été posée lors des travaux de la grande rue, sans réponse claire. Laetitia Sanchez la repose à l’occasion des travaux dans la rue Gourdon (la rue des écoles) ?
En images…
“Non. Pour l’instant ce n’est pas prévu”. Alain Loëb, maire, pense que si France Telecom a prévu de faire de la fibre, c’est France Telecom qui aura prévu de faire des reserves (?). Pour l’instant il y a une demande de SFR de mettre une baie, nous dit-il, et il pense que ce n’est pas une municipalité qui aura la main-mise sur la fibre optique.
C’est un discours, c’est un discours, madame Sanchez, c’est un discours que vous avez, parce que je pense que les services publics qui traitent ces dossiers là, ils savent à quell endroit ils vont mettre de la fibre ou pas.”
Lorsque Laetitia évoque la fracture numérique, il revient sur la baie SFR, ce qui n’a rien à voir avec la question de se préparer pour pouvoir accueillir dans l’avenir la fibre optique.
Alain Loëb n’est pas que maire de Saint-Pierre du Vauvray, il est aussi rapporteur à l’urbanisme à la CASE. Il ne devrait donc pas pouvoir ignorer que la CASE souhaite anticiper et prévoir les équipements nécessaires au passage ultérieur de la fibre ?
Jérôme rappelle qu’il a participé, comme Conseiller Régional, aux différentes réunions sur les projets d’implantation de la fibre en Haute-Normandie, et que l’incitation est faite aux collectivités de penser, lors des travaux d’enfouissement, à cette opportunité d’avenir.
Pour Alain Loëb, “la fibre optique arrive là, et en général, la fibre optique ils l’amènent pas chez les particuliers. Ils l’amènent sur les têtes de centrales.”
“Vous êtes ingénieur en telecom ?”, demande-t-il à Laetitia Sanchez, “moi je suis pas ingénieur en telecom, j’ai posé la question aux techniciens des centraux.”
A Jérôme cette fois : “On est Conseiller Régional, on est pas ingénieur en telecom, hein.”
Sur les travaux finis ou pas finis, et beaucoup de s’esclaffer lorsque Laetitia, parlant pourtant bien des telecom, demande quand ils vont commencer, “ils sont faits, ils sont faits, ils sont pas finis, ils sont pas finis, je vous donnerai les explications, puisque vous posez la question, ils sont pas finis parce que France Telecom dit qu’ils ont plus de sous pour faire ces travaux-là, et ils attendant une autre enveloppe pour nous effacer nos poteaux de telecom. C’est ça le service public”, poursuit-il, “on l’a en partie détruit, et bah voilà, ce que je suis un peu étonné, c’est que pour des petits travaux on puisse pas nous effacer nos réseaux telecom et qu’on retire les poteaux. Je suis très désolé mais on fera le changement en son temps. Pour que ça s’améliore ces systèmes là, mais je trouve ça anormal pour qu’à force de relancer pour les poteaux, Tournedos est dans le meme cas que nous, elle m’a donné les coordonnées des gens à contacter, mais ils disent nous on n’a pas de sous. Alors que ce sont des enveloppes qui sont ridicules pour une commune comme nous. Donc ils vont faire ça en septembre.”
Je reviens un instant sur le discours sur la disparition du service public, que le maire déplore autant qu’il se félicite de l’arrivée de la concurrence SFR pour ressouder la fracture numérique. Là on est dans le discours. Je ne reviendrai même pas sur le gouvernement qui a commencé la privatisation de france Telecom.
Pour la fibre, toutefois, ce ne sera pas un seul opérateur qui sera amené à proposer ses services. SFR, Bouygues, Orange, Free et tous les opérateurs pourront faire leurs offres et prendre les marchés. Ils ne semblent pas très pressés de le faire, pour diverses raisons, parmi les dernières ne figurant pas les bénéfices qui sont fait actuellemnt sur l’accès à la boucle locale, ou les profits générés par l’ADSL qui est amorti. Pourquoi se précipiter à proposer un service que les particuliers ne veulent pas forcément payer plus cher que l’adsl tant que la saturation du réseau n’est pas encore là ? Lorsque ce sera le cas, les consommateurs seront alors prêts à payer plus cher.
Mais ce n’est pas là le rôle des collectivités et du gouvernement. Les élus aux responsabilités sont là pour préparer le futur et les infrastructures dont les citoyens auront besoin.
Le temps du printemps du téléphone est révolu, point n’est besoin de se morfondre dans la nostalgie d’une époque où un unique opérateur créait et installait le réseau. Cette vision passéiste d’Alain Loëb pour qui c’est à l’opérateur historique de faire les travaux, pour qui la fibre n‘a pas vocation à rentrer dans les foyers, pour qui c’est à France Telecom de se préoccuper de ce qui ne le concerne plus en tant que société privée, n’est pas à la mesure des enjeux de demain.
Acceptons le monde d’aujourd’hui dans sa réalité, avec ses acteurs multiples, des enjeux de compétitivité plus prégnants que par le passé, et c’est désormais aux collectivités de prendre en main leur destin et d’appuyer sur les boutons. Personne ne le fera à leur place. Les opérateurs s’installeront sur le territoire si la possibilité leur est donnée.
C’est donc à eux, aux élus en responsabilité, qu’il convient de préserver et préparer l’avenir du territoire.
Comme rapporteur à l’urbanisme, Alain Loëb ne peut ignorer que c’est désormais une directive, ou tout au moins une direction de la CASE que de se préparer.
Sans cette mise à disposition des fourreaux sur le territoire, les opérateurs ne viendront simplement pas. On peut le regretter si on veut, mais c’est comme ça. C’est le monde réel.
J’attends le rapport de du SDAN27, pour l’instant il ne s’agirait encore que de 23 km de cable, du raccordement des zones d’activité et du dégroupage de 3 centraux via une délégation de service public accordée en affermage pour 12 ans à Euraseine, filiale de SFR. Ce n’est pas là non plus à la hauteur des enjeux. Mais il feront mieux, pour l’intérêt général, j’en suis persuadé.
Si on veut plus, pour les citoyens et pour l’emploi, il ne faut pas se boucher les yeux et les oreilles en rebouchant – fort mal au demeurant – les trous.
Après ce petit accrochage sur les compétences réseaux de chacun, la question sera reposée quant à l’extinction de l’éclairage public.
Il y a eu investissement d’une horloge astronomique au début du mandat. Jérôme demande s’il y a eu des comparatifs entre ce qu’il y avait comme gain en éteignant la nuit, en ayant ce nouvel investissement.
Alain Loëb le dit : “je pense que la révolution qu’on fait va nous permettre de retrouver la meme capacité d’énergie, parce que vous savez très bien, et vous l’avez reconnu, que c’est l’abonnement qui coûte le plus cher. Et c’est pour ça qu’en effet, la réduction est très faible. C’est pas vous qui présidez la séance, pour l’instant, je vous redonne pas la parole, j’ai donné des chiffres, on a déjà délibéré sur ces travaux-là, vous avez déjà fait ce discours-là, je sais que vous êtes filmés, vous avez fait venir la presse, donc moi ça me dérange pas, simplement ce débat on l’a déjà eu. Il est récurrent avec vous […]”. Plus loin : “Faites, vous avez tous les éléments, vous dîtes que vous êtes très amis avec tous les gens de France Telecom, ou de la Poste…
Le maire répondra que Jérôme a déjà fait cette étude en début de mandat.
Alain Loëb : “Moi, je vous empêche pas de parler, je vous ai donné la parole, mais à un moment donné, le président, le maire, est le président de la séance, quand vous êtes au Conseil Régional, à un moment on vous dit, Monsieur Bourlet, arrêtez vous êtes trop long, là je vous dit, arrêtez, vous êtes trop long, on a compris votre question, c’est pas en répétant que vous allez me convaincre, donc aujourd’hui, on a enregistré ce que vous avez demandé, voilà. Et aujourd’hui je vous redonne pas la parole, je fais voter.”
Grâce à l’intervention de Pierre, Jérôme Bourlet pourra formuler sa question, floue selon le maire. Il dit d’abord “on a compris votre question”, puis après, il admet “la question, c’est… qu’est-ce qu’il veut comme calcul ? euh… je sais pas, parce que c’est un peu flou ce qu’il nous raconte.”
Elle sera prise en compte, après reformulation avec la précision demandée. Nous attendons donc la réponse. Il s’y est engagé. Cochon qui s’en dédit ! Mais bon, il y a déjà tant de choses sur lesquelles il s’était engagé dans le passé, et sur lesquelles on a fait des croix…
Vous vous êtes pour l’économie d’énergie absolue, on pourrait arrêter de respirer. [NdR : on n’en demande pas tant, monsieur le maire] “Je pense qu’il y a des habitants qui ne sont pas d’accord pour qu’on coupe l’éclairage.”
Soit ! Il serait peut-être utile d’organiser un débat public en conviant les habitants ? A force de trop penser, il n’y a guère d’actions…
Laetitia Sanchez évoque les communes euroises labellisées «Villes et villages étoilés». L’Eure est le département le plus récompensé avec 25 communes labellisées.
J’ai une pensée émue pour les habitants de ces 25 communes qui vivent en apnée toute la nuit.
Sur l’étude réalisée par Jérôme en début de mandat, peut-être est-ce nécessaire de la réactualiser : les coûts énergétiques depuis ont un tantinet augmenté, et surtout, il n’y a pas eu d’étude comparative avec ces nouvelles ampoules révolutionnaires.
La question, déjà posée lors des travaux sur l’éclairage public de la grande rue, trouve ici sa réponse. Nous étions dans le noir, nous voici éclairés : ce sont donc des ampoules à régulation. Elles baissent en intensité, consommant 30% de moins, au bout d’un “certain temps” d’utilisation.
C’est semble-t-il une révolution par rapport aux lampes d’éclairage public à décharge, avec ballasts électroniques.
Cela ne règle toutefois pas les éclairages publics autres que dans les rues Gourdon et Grande rue, et cela ne résoud en rien les nuisances dues à la pollution lumineuse. Et aussi, si elles consomment moins, combien de lampadaires ont été ajoutées – ou supprimés – sur une même distance ? Cela fait aussi partie des économies.
D’autre part, les réponses appellant toujours questions : quel est le surcoût de ces ampoules, est-ce que l’incidence des modifications dans deux rues seulement allègera la facture ?
Quelle est au final l’économie réalisée ? Et quid de toutes ces lampes au sodium qui inondent le reste du bourg ? Cela n’est en rien une réponse à la pollution lumineuse, ni à la consommation des éclairages publics hormis ces deux rues.
Y a-t-il possibilité de régler différemment les réseaux de ces deux rues de celui du reste du village ? Peut-on réfléchir autrement ?
Je vous laisse découvrir second étage de le notre bolide spatial en cliquant sur les numéros de pages en haut ou en bas à droite…
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déjà 4 commentaires pour cet article

  1. Mai 2012
    26
    22 h 47

    Le couillonné de l’affaire n’est-il pas ce pauvre maire ?

    Le “preux” Jérôme s’est fait élire président du SCOT et a exigé une rémunération de 900 euros par mois, a réussi à devenir élu au Conseil Régional et à se faire investir à la députation par le PS !

    Magnifique !

    Et tout cela en gardant son job d’enseignant !

    Et en passant son temps à emmerder le monde sans rien proposer de constructif dans son délire écolo-bobo !

    Voir son aberration de SCOT.

    Il y a des limites, on comprend que ce “petit maire” en ait ras le bol !

    Patrick ROBERT

  2. Mai 2012
    27
    8 h 18

    Salut Patrick,
    Je sais quelle dent tu as contre le SCoT, pour les préconisations sur le liaison Rouen-Evreux. Il y a Rouen-Evreux passant par Serquigny, que tu préconises pour ne pas passer par la Vallée de l’Iton, et deux préconisations dans le SCoT une la faisant passer par la Vallée de l’Iton, une longeant la RN154. La vallée de l’Iton vous n’en voulez pas, les maisons se sont construites trop près de la ligne.
    Donc, tu en veux terriblement à Jérôme pour avoir conservé la possibilité d’emprunter l’ancienne ligne de l’Iton. Il ne peut en être autrement. Il est nécessaire de l’envisager, puisque la SNCF elle-même l’a envisagée.

    Je rappelle que le SCoT est un document important, mais qu’il n’a vocation qu’à assurer la cohérence territoriale. S’il y a un jour une décision d’établir la ligne Rouen Evreux, le SCoT sera consulté, mais la décision de viendra pas de ce document, pas plus que de la CASE. S’il y a volonté au niveau de la Région et de la métropole de relier Rouen à Evreux, c’est là que la décision se prendra. Et je crains que l’avis de RFF et de la SCNF valent plus que le SCoT dans le choix de la prise de décision.

    Il a exigé une rémunération de 900 euros. J’imagine Jérôme tenant entre ses serres d’acier le président Martin. Je pense plutôt qu’on a choisi un homme de talent pour présider ce dossier. Mais il fallait qu’il s’y colle à fond, et qu’il baisse son salaire pour le faire.
    Il a réussi à se faire élire Conseiller Régional. Comme quoi, sa capacité de travail, comme sa valeur ont été prises en compte.

    Candidat à la députation soutenu par le PS. Oui.
    J’ai compris ton engagement pour des valeurs de droite, j’ai noté ton engagement pour Sarkozy, mais tu as bien vu que les électeurs ont fait un autre choix. On regardera quel sera le choix des électeurs aux législatives, il y a de grandes chances pour que des changements s’opèrent. Quoi qu’il en soit, le pays ne doit pas être bloqué, ce serait catastrophique dans la période actuelle.
    La décennie qui nous attend ne va pas être facile. Pas qu’en France, aussi en Europe, dans le monde.
    Alors on a besoin de bons. Apparemment, Jérôme est plutôt bon, puisqu’on lui confie de plus en plus de responsabilités.
    Même s’il n’enseigne plus en ce moment.

    Pour ce qui est de notre commune, c’est à un autre niveau. On fait quoi à Saint-Pierre ?
    La commune n’est plus un bassin d’emplois depuis que Labelle a fermé. Il nous en reste des friches, à gérer. Nous avons Holcim, avec sa filiage Geocycle, une entreprise de valorisation des déchets, Cedest Engrais, ces deux entreprises étant situées sur le territoire de Saint-Etienne du Vauvray, mais de “l’autre côté de la rue” pour nous. Holcim, on s’était un peu fâchés contre eux. On a fait une pétition, on a été les tarabuster un peu, la DRIRE à l’époque, et Air-Normand avait procédé des campagnes pour mesurer les COV. Ils ont été à l’écoute et ont procédé à de grandes améliorations. Je ne connais pas les perspectives du site dans la politique du groupe industriel.

    Nous avons des artisans et des commerçants.
    Nous sommes donc un bassin de vie, plus qu’un bassin d’emplois. Heureusement, nous faisons partie de la CASE.
    D’ailleurs,avec le président du SCoT et trois délégués, nous ne pesons pas pour rien avec nos 1300 habitants.

    Et Saint-Pierre fait partie d’une pôle de communes qui a bien des choses à partager. Si un pont nous sépare d’Andé, nous sommes de fait en totale continuité territoriale avec Saint-Etienne du Vauvray.

    Mais on est en France, et en France c’est encore une mairie, un clocher, une histoire.

    A Saint-Pierre, les commerces sont essentiels. A eux seuls, ils représentent l’essentiel de l’attractivité de la commune. C’est impressionnant le nombre de magasins et services proposés aux habitants, et pas qu’aux habitants de Saint-Pierre, car nous sommes le centre de ce pôle de communes. Médecin, pharmacie, commerces alimentaires, avec un boucher, une épicerie, boulangerie, superette. Nous avons des bars, bar-tabacs, restaurants, hôtel, camping; et d’autres commerces encore, fleuriste, linge, j’en passe. Et on a même un peu d’agriculture, et même bio. Et la poste.

    C’est une offre pléthorique, et on peut juste regretter que l’accessibilité ne soit pas optimale. Les minuscules trottoirs ne prêtent pas à la flânerie. Alors que les trottoirs viennent d’être rebouchés, on les dirait faits de bric et de broc. Et c’est là la rue de nos commerces.

    L’attractivité, c’est aussi paysager notre commune. Rien n’est fait pour le piéton, ni pour les vélos. Le seul parking à vélo étant placé à un arrêt de bus décalé. Mais quand on va prendre le bus ou le car scolaire, on n’y va pas en vélo.
    Dans la zone commerciale, pas un : ça prendrait sûrement de la place aux voitures, alors les vélos, on doit les poser le long des murs sur les minuscules trottoirs.

    On a la Seine qui peut-être un atout formidable. A condition de la rendre accessible. Pour les randonneurs, les promeneurs et aussi tous les habitants de la commune. On a la Seine, un pont classé, et même une halte fluviale. Mettons les en valeur pour le plus grand bonheur des habitants et des promeneurs.

    Pour ce qui est de l’échangeur d’Heudebouville, j’ai entendu Alain Loëb dire “C’est pas parce qu’on approche des législatives qu’il faut faire des voeux à tout va.” Mais on en parle, Jérôme le dit c’est une préconisation du SCoT, et notre position en tant que Saint-Pierrois, c’est bien que les habitants soient protégés. http://www.saintpierre-express.fr/avec-le-developpement-decoparc-un-rond-point-accidentogene-sur-la-rd6015-remplacera-t-il-un-carrefour-accidentogene/
    Jérôme l’a fait dans le SCoT, on l’a dit, on le redira. Il faut pas aller dire qu’on est contre un giratoire, on est pour. Mais pas pour que la départementale devienne une route à camions.
    Tous les élus devraient être pour ou contre, mais pas dans l’attente. Au moins ça a le mérite d’être dit ici.
    Quant à la fibre, ce n’est pas une polémique, c’est que celle-ci a vocation à remplacer les prises téléphoniques. Aussi, il faut y penser dès qu’on fait un trou, car c’est le trou qui compte. Ce sont des économies de bouts de chandelles aujourd’hui qui nous coûteront cher demain.

    Enfin on a une école, et si on veut que notre commune reste attractive pour les familles, qu’elles veuillent s’installer, il faut qu’on puisse y mettre les enfants dans le plus grand confort possible. Les enseignants font un travail formidable, les taux de réussite sont exemplaires, les parents sont super contents de la qualité de l’enseignement.

    Là la mairie a des projets de construire une nouvelle école. Mais on a un risque de fermeture de classe. La seule solution se trouverait dans le regroupement scolaire avec la commune de Sant-Etienne du Vauvray. C’est un sujet déjà ancien, mais qui à force devient brûlant. L’inspecteur de circonscription avait tenté de faire asseoir autour d’une même table les deux municipalités. Mais c’est la faute de l’autre. Il y a une commune dont les lotissements s’agrandissent, et les besoins en matière d’école vont dans le même sens. De l’autre, parce que lorsqu’on fait des lotissements, et qu’une classe d’âge arrive en rangs serrés, mais vieillit ensemble, on a une école avec moins d’élèves pour l’instant. Donc nous avons des sous-effectifs d’un côté, et une école en sur-effectifs de l’autre. Avec une totale continuité territoriale, on pourrait penser que les choses pourraient être simples à gérer. Et bien ça ne l’est pas.
    Nous risquons donc une fermeture de classe, et ce seraient alors deux écoles en sur-effectifs que nous aurions. Là ce ne serait plus simple du tout. Avant de vouloir construire une école, il faudrait savoir comment va se construire le projet scolaire. C’est à dire là maintenant, quels sont les perspectives et les projets à court, moyen et long termes.

    Tu dis “Le couillonné de l’affaire n’est-il pas ce pauvre maire ?”.
    Les couillonnés dans l’affaire, ce seront toujours les habitants. Si Jérôme a une indemnité de la CASE, que crois-tu qu’il en soit pour le maire, à la commune et à la CASE ?
    Et en plus nous avons trois délégués au pôle métropolitain. Crois-tu que les rollivalois ne sont pas couillonnés eux-aussi ?

    Ce que les habitants pourraient souhaiter, c’est qu’il y ait de la transparence sur les projets, les actions, et les développements en cours. La transparence est au moins due lors des conseils municipaux. Que ce soit les projets directement conduits par la commune, ou ceux de la CASE. Quel est l’état du projet de la CASE pour les friches Labelle par exemple ?
    La transparence et la publicité sur les projets, s’il y en a, c’est aussi la manière la plus efficace pour les défendre.

    La mairie dispose d’un site internet. Lorsqu’il dit “La vérité, c’est que quand madame Sanchez a démissionné, elle a dit : vot’blog, on vous le laisse et on s’en occupe plus, donc moi j’ai pris acte[…]”, ce n’est pas la vérité, non.
    Effectivement on a laissé la disponibilité du blog. Pour qu’il puisse continuer le travail qui y avait été commencé. Pas pour supprimer nos comptes, nos noms, et même les mentions des commissions pour les anciens adjoints. Toute mention. Ça, ce n’est pas très honnête.
    On a souhaité qu’ils conservent la capacité de commenter, car le site a été fabriqué dans un esprit d’ouverture et de débat.

    Et surtout, j’aimerais qu’il soit rendu compte des actions et des projets de la commune. S’il y a volonté de parveir au regroupement scolaire, qu’on soit tenus au courant, parents, habitants de Saint-Pierre ou d’ailleurs des engagements pris, des actions réalisées, nous verrons alors qui n’y met pas du sien. et alors on sort plus fort de l’assentiment et de l’adhésion des habitants.

    Là, http://www.saintpierreduvauvray.com/, je vois en home quelques choses interessantes pour les saint-pierrois, il y a la foire à tout du 19 (tiens, il faut s’inscrire au café de la poste de Muids ?), un concert jazz au moulin, les sapeurs pompiers et toutes les annonces qui remplissent les boites mails des mairies, mais de projets, point.
    Dans la catégorie CASE : EMMAÜS dans votre déchèterie en Mars, ARCHITECTE CONSEIL PERMANENCE et Moulin d’ANDE 21 décembre 18 heures. 3 billets en tout…

    Moi je veux bien qu’il refuse notre blog. Qu’il dise qu’il sert à nuire, non. Je voudrais bien qu’il parle des transports, autres sujet capital pour nous. On a une gare avec huit voies. Et le cadencement a tué notre gare. On n’a toujours pas de ligne directe pour Val-de-Reuil. Si on doit se rendre à la trésorerie, à la piscine, au cinéma, on doit téléphoner la veille, et tant mieux s’il y a de la place. En gros, sans auto, point de salut.

    J’en ai assez dit, et sur le comportement, avec une constance certaine, on ne peut qu’admirer le résultat.

    nono

  3. Mai 2012
    27
    9 h 49
  4. Juil 2012
    16
    22 h 13

    Voici le compte-rendu de la municipalité de cette séance municipale qui vient de sortir sur le site saintpierreduvauvray.

    Compte-rendu du conseil municipal du 3 mai 2012

    Soit c’est moi qui ment, et j’ai truqué les vidéos, soit c’est ce compte-rendu qui est un tissu de fadaises :

    je lis donc dans le compte-rendu : “Monsieur le maire tiens à rappeler que lors du budget, il y avait été fait état de la réunion préparatoire dont Madame Sanchez était absente”
    Dans la vidéo, la première en haut, j’entends : “Madame Sanchez, vous êtes pas là pour faire un discours, je demande si on vote le compte-rendu, vous dîtes que vous vous abstenez, oui on l’a compris, vous l’avez déjà exprimé la dernière fois au moment du vote, donc euh…”
    C’est pas la même retranscription, et là, nous ne sommes qu’au début du document !

    Sur la fibre optique, la première question posée, je lis : “Mr le maire répond que ne ce sont pas les municipalités qui ont ce pouvoir de décision sur ce genre d’installations, que la.fibre optique arrive au niveau de la centrale de France télécom. Monsieur le maire fait remarquer que cette question m’ait déjà été posée lors de la délibération de l’acceptation de ces travaux. Madame Sanchez fait valoir que ne pas prévoir dès maintenant la fibre optique cela entraîne de rouvrir la voirie.”

    Et oui, Laetitia pose la question depuis 2010, avant les travaux du SIEGE. La vidéo est ci-dessus, et les citations extraites sont fidèles (mais vérifiez quand même).

    “Vous êtes ingénieur en telecom ? Moi je suis pas ingénieur en telecom, j’ai posé la question aux techniciens des centraux”, disait Alain Loëb.

    Il y a une chose dont je peux témoigner, c’est qu’en ce domaine Alain Loëb, et les représentants de sa majorité, ne sont ni ingénieurs en télécom, ni visionnaires en ce domaine. Ni planificateurs. Ni au courant des débats et des enjeux actuels en ce domaine encore. On va pas droit dans le mur, mais droit dans le trottoir.

    La suite est aussi grossièrement déformée et mensongère. Sur le giratoire de la RD6015,, sur lequel nous sommes d’accord, je lis : “elle demande qu’une étude soit faite avant de valider le projet”. C’est faux, c’est dans la vidéo.
    J’entends, à propos du giratoire et de l’échangeur : “c’est lié. [le maire acquiesce : “c’est lié”] Est-ce que ça va être suspendu à cette décision là ?”
    Elle demande ensuite de mettre comme remarque [Nota bene: comme remarque] qu’il faut que ce soit lié à ce péage d’Heudebouville.

    Et comme on l’avait lu, elle connaissait le calendrier, et les montants en février 2011. Au courant des enjeux donc…

    Je n’entend nulle part “vu le nombre de blessés de tués sur ce croisement, le projet ne peut pas attendre”.

    Je constate l’hostilité du maire dans la vidéo, avec le “je suis pas votre élève monsieur Bourlet, hein ? et ce qui s’ensuit à la fin de la vidéo sur le giratoire”. C’est assez pénible.

    Pour ce qui est de monsieur Pinto qui est dans “l’obligation de lui rappeler qu’il ne lui a pas coupé la parole.”
    C’est après que’Alain Loeb ait dit ” Ecoutez, aujourd’hui, aujourd’hui madame Sanchez, je vous demande de vous taire, puisque maintenant vous passez à l’autre point de l’ordre du jour.”
    Mais loin de passer à un autre sujet, c’est pour se lancer dans une diatribe vaine, insultante et mensongère sur l’opposition.
    Je lis encore : “Madame Sanchez, vous êtes la conséquence de la situation.»
    Il dit, texto : “Je t’ai pas coupée, j’ai coupé la parole à personne. Nan, mais toi, c’est une conséquence, c’est une suite d’événements…”
    Puis du n’importe quoi…

    bref, je lis dans le compte-rendu des choses qui ne se sont pas passées, je vois déformer la réalité alors qu’on peut la voir en vidéo. Au contraire, je vois passer des sujets à la trappe. Comme la question diverse sur l’échangeur d’Heudebouville, qui a disparu.

    Oups, les questions diverses ont disparu. Après tout, un compte-rendu est libre, on y écrit ce qu’on veut. Il y a l’officiel, et puis il y a le vrai en vidéo dans cet article.

    L’officiel, ce sont des interprétations très libres de la réalité, à la gloire de la majorité qui fait sa communication.

    Quant à la démission de Laetitia, qui revient sur le tapis en permanence, je rappelle les paroles de Chevenement : “Soit on ferme sa gueule, soit on démissionne.”

    Elle a choisi de ne pas la fermer !..

    nono

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