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Avec le développement d’Ecoparc, un rond-point accidentogène sur la RD6015 remplacera-t-il un carrefour accidentogène ?

Un carrefour accidentogéne, et totalement inadapté au trafic routier actuel sur la RD6015

Avec le développement d’Ecoparc à Heudebouville, les riverains qui empruntent la RD6015 devraient vraisemblablement voir, sauf surprise, leurs voeux exaucés de remplacer le carrefour accidentogène, et totalement inadapté au trafic routier actuel, par un rond-point. Et ce, dès 2013 si tout va bien.
Avec le développement d’Ecoparc II, à Heudebouville, l’urgence sera de créer un rond-point à Heudebouville, à l’emplacement de l’actuel carrefour, qui facilitera la sortie de l’A13 pour les véhicules en provenance de Paris, l’entrée vers l’A13 en direction de Paris, et bien sûr qui évitera toutes les intersections avec la RD6015.
Après Ecoparc II, ce sont les chantiers de l’Ecoparc III et dans la foulée de l’Ecoparc IV qui commenceront. Le trafic routier actuel est encore composé à 85% de véhicules automobiles et 2 roues, et 15% de camions. Dès que l’Ecoparc II sera opérationnel, la proportion de trafic camions augmentera. Avec la mise en place des Ecoparcs III et IV, la proportion de camions explosera.
Evidemment, l’augmentation du trafic conduira le Conseil Général à procéder à des travaux sur le carrefour situé entre Saint Pierre et Louviers : si la situation est très dangereuse aujourd’hui, la dangerosité ne pourra qu’augmenter à mesure que le trafic augmentera.
La situation qui serait étudiée en ce moment pourrait ressembler à cela : décalé par rapport à l’actuelle tracé de la RD6015, il permettrait de récupérer un peu de plat pour les camions. Rappelons que le carrefour se situe tout en haut d’une route à forte déclivité, et que plus la pente est forte, plus les camions ont du mal à s’arrêter. Plus le trafic camions sera élevé, plus il faudra récupérer de plat. Il serait inconcevable de laisser des files de camions dans la pente, ce qui serait gênant pour les camions eux-mêmes, dangereux, surtout l’hiver dans les cas de verglas ou de brouillards givrants par exemple. On n’arrête pas un camion dans une pente l’hiver ! Et cela finirait par se ressentir sur le comportement des camions qui pourraient choisir de moins ralentir à l’entrée du rond-point…
C’est donc le volume du trafic camion qui garantira les bons comportements et la sécurité.
Un ouvrage comme celui-ci (le rond-point avec une intersection entre la D77 et le route de Paris), pourrait être estimé à 1,2 million d’€. L’étude est en cours, et les travaux des géomètres ont déjà eu lieu dès 2010. Les bornes des géomètres ont été posées en août 2010.
La charge de l’ouvrage incombera à 100% au Conseil Général. Une partie du terrain appartient déjà au Conseil Général, mais une partie nécessaire appartient à des propriétaires privés. Si le budget du CG est toujours disponible en 2013, l’ouvrage pourrait être réalisé à cette date. Faute d’accords entre le Conseil Général et les propriétaires pour une cession rapide, il faudrait compter 6 mois de plus pour réaliser les expropriations.
Voici une projection du nouveau rond-point sur la RD6015, entre Saint Pierre du Vauvray et Louviers. Il comblera les failles de sécurité existantes. Bien qu'il existe encore une intersection entre la D77, en direction de Sain Etienne du Vauvray et du Vaudreuil, et la route de Paris qui conduit à Saint Pierre du Vauvray, Andé,...Sur la même projection, si l'on supprimait l'intersection entre la D77 et la route de Paris, ce rond-point pourrait être encore plus sécurisé, pour un budget légèrement supérieur.
A comparer ces projections, le choix des riverains ne peut que se porter vers un scénario où il n’y aurait plus du tout d’intersection (entre la D77 en direction de Saint-Etienne du Vauvray et le Vaudreuil, et la route de Paris, empruntée par les habitants de Saint Pierre du Vauvray, d’Andé, et tous les automobilistes de la rive droite qui traversent le pont pour rejoindre l’A13, en direction de Paris.
Bien évidemment, on ne peut que se réjouir de voir se réaliser cet ouvrage le plus tôt possible, pour la sécurité de tous.
Mais si, dans les conditions actuelles de trafic routier, le giratoire offrira une sécurité suffisante, en sera-t-il toujours ainsi avec le développement d’Ecoparc II, puis III et IV et l’augmentation du trafic prévisible de poids-lourds sur la départementale ?
On doit au développement des Ecoparcs la prise en compte de la sécurité d’un des deux principaux axes qui les alimenteront : l’A13 et la RD6015.
Au niveau de la RD6015, 2 points noirs nuisent au développement des Ecoparcs : Le carrefour d’Heudebouville et le carrefour entre Saint Pierre et Louviers.
Le premier, à Heudebouville, sera traité prioritairement. Là, automobiles et camions peuvent entrer sur l’A13 direction Paris, et sortir de l’A13 en provenance de Paris. L’entrée se fait de façon un peu compliquée lorsque l’on vient d’Heudebouville, car il faut emprunter la D6155 (la départementale Heudebouville-Louviers), faire demi-tour au rond-point pour pouvoir accéder à la bretelle d’autoroute. Mais aucune desserte n’existe pour Rouen, Le Havre ou Caen. Ni en entrée, ni en sortie.
C’est bien là que le bât blesse. Car il semblerait que, pour le nouveau giratoire qui pourrait êre mis en chantier en 2011 à Heudebouville, la SAPN refuserait d’investir ans des bretelles d’accès en provenance et en direction de Rouen.
Si aucun accès n’est réalisé sur cet ouvrage dans ce sens, il sera impossible de dévier le flux de poids-lourds vers l’autoroute. La RD6015 sera alors le passage obligé de tout ce trafic poids-lourds, de façon captive !
Face aux flots de camions qui entreront et sortiront des Ecoparcs I, II, III et IV, la protection offerte par le giratoire à Saint Pierre, et qui conviendrait bien au flux actuels, ne mettrait-t-elle pas de nouveau en danger les usagers automobilistes, les 2 roues, les transports scolaires,… ?
Il existe déjà un flux de camions captifs : les transporteurs qui feront la liaison entre les entreprises de Val de Reuil et les entreprises logistiques d’Ecoparc II, qui travailleront en synergie. Pour eux, ce sera la seule route possible.
Mais si rien n’est fait pour dévier le trafic ouest des camions vers l’A13, c’est l’intégralité du flux de camions en provenance de Rouen, Le Havre et Caen qui devra emprunter cette “autoroute bis”, et l’on pourrait imaginer la longueur des files de poids-lourds, qui phagocyterait la circulation, et empêcherait les camions de ralentir dans le rond-point de Saint Pierre, avec le peu de plat retrouvé en haut de la côte. Nous passerions d’un carrefour accidentogène, qu’un giratoire permettrait de sécuriser dans les conditions actuelles, à un giratoire accidentogène si le flux n’est pas dévié vers ses voies “normales”, c’est-à-dire l’autoroute.
L’accès à l’autoroute en provenance et en direction de l’ouest constitue une condition préalable à la réalisation de l’ouvrage d’Heudebouville.
Le CG27 devra amener la SAPN à reconsidérer ses positions quant à la participation à la complétude de l’ouvrage. Notre sécurité en dépend.

Laetitia Sanchez

déjà 3 commentaires pour cet article

  1. Fév 2011
    25
    22 h 33

    Le fameux SCOT n’a rien prévu sur un sujet aussi crucial que celui de la circulation routière ?

    Et qui plus est dans une zone de développement clairement identifiée.

    Patrick ROBERT

  2. Fév 2011
    26
    16 h 22

    On parle là d’une compétence assumée à 100% par le Conseil Général.
    Attendons de lire ce qu’en pense le président du SCoT. La logistique de cette zone de développement s’est placée sur une zone autorouière, et donc une logistique qui se coupe du réseau ferré et la Seine, situés 2 km plus bas. Dès lors, Il y a fort à parier que Jérôme Bourlet nous dira qu’il faut assumer ce choix, et réaliser la complétude du giratoire d’Heudebouville, avec des accès vers l’ouest. Et que le territoire n’est pas qu’un bassin économique mais un bassin de vie, et que la sécurité des habitants doit être garantie.
    Au-delà de cette petite pique sur le SCoT, le carrefour entre Saint Pierre et Louviers est une préoccupation des automobilistes qui l’empruntent : il y a eu assez de morts et de blessés, il est temps d’agir.
    On peut être satisfaits du fait que les travaux pourraient se réaliser dans les 2/3 ans à venir. Mais j’avoue ne pas comprendre qu’on puisse même évoquer développer les écoparcs sans avoir l’assurance de la complétude de l’échangeur.
    Des négociations ont lieu sûrement entre CG et SAPN, simplement il faut dire : non on ne peut même pas envisager ne pas finir l’échangeur, et de laisser une route habitée et empruntée pas les piétons, 2 roues, autos et transports scolaires se transformer en “autoroute” à poids-lourds.

    nono

  3. Mar 2011
    13
    13 h 39

    Un de nos lecteurs nous a avertis : Après avoir contacté le Conseil Général, il n’y aurait plus de décalage sur les parcelles, et le carrefour se situerait désormais directement sur le tracé actuel de la RD6015, sans récupérer de plat donc, mais sans toucher aux terres agricoles.

    nono

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