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M-Real lancera-t-il le plan de fermeture du site d’Alizay pour une fermeture définitive en mars 2012 ?

Le mardi 3 mai, en réunion de CE exceptionnelle, D. Beauséjour, directeur du sites d’Alizay, a annoncé officiellement que le site était à vendre, et que M-Real, multinationale finlandaise, demandait à tout groupe intéressé de se faire connaitre.
Si aucun acheteur crédible ne se faisait connaître avant fin septembre, M-Real lancera le plan de fermeture du site d'Alizay pour une fermeture définitive en mars 2012...
M-Real pourrait lancer un plan de fermeture du site d'Alizay pour une fermeture définitive en mars 2012
Quel gâchis. Et surtout quelle dérive de la vision de l’industrie où seule une rentabilité financière pour les actionnaires est recherchée.
Comment expliquer qu’une maison mère laisse depuis plusieurs année un site qui perd plusieurs dizaines de millions d’euros en exploitation, sans orientations stratégiques, sans investissements pour rendre le site plus rentable. Je crois que pour comprendre cette pratique qu’il faut ce tourner vers la fiscalité des grands groupes :
En recourant à des avocats conseils, ces groupes disposent des ressources humaines et financières adaptées pour maîtriser la complexité juridique, et les utilisent à leur profit et « construire » leur taux d’imposition.
taux implicite d'imposition par tailles d'entreprise
Alors, les propos de la maison mère, qui confirme aussi la fermeture des usines de Gohrsmühle et Düren en Rhénanie-du-Nord-Westphalie (Allemagne) où travaillent 880 salariés, pour réorienter le groupe sur l’emballage , nous montre combien il serait utile d’avoir une politique fiscale unique en Europe , nous évitant ainsi de penser que ces fermetures ne correspondent qu’à des opportunités fiscales.
Un retour en 2009 est nécessaire pour comprendre combien la direction de ce groupe n’a jamais crue aux propositions alternatives de reprise proposé par le collectif pour l’emploi
La solution validée par une étude de 70 000 €, payée par le conseil général de l’Eure et le conseil régional, a conclu que :
  • La solution est de rouvrir l’unité de fabrication de pâte et d’y associer d’autres productions comme la viscose ou des agrocarburants de deuxième génération
D’autres potentiels :
  • Le site est situé sur l’axe Seine. Cela permettrait, avec la création d’un pôle bio-masse, de fournir la région Ile-de-France et Normandie en plaquettes et pelets. En utilisant le fleuve comme moyen de transport.
  • La création d’une chaudière bio masse en cogénération (chaleur et fabrication d’électricité), projet qui a été validé par la CRE, commission de régulation de l’énergie.
  • Dans les deux à trois ans avenir, cela permettrait de mettre place d’une filière de fabrication de papier recyclé en installant une unité de désencrage pour retraiter le papier.
Ces solutions ont été balayées d'un revers de main, estimant qu'elles n’étaient pas viables économiquement, par rapport à d'autres projets à bas coûts.
C'est toujours et encore cette même vision qui, ne prend en compte que la rentabilité à cours terme. Sans tenir compte du coût social, économique et écologique, sur les courts, moyens et long termes.
C'est ce que prouve le projet de l’usine d’Uruguay, et son impact sur la forêt primaire d’Amazonie.
Maintenant, que faisons-nous ?
On peut bien sûr attendre que les promesses électorales de Mr Lemaire se réalisent. En 2010, pendant la campagne des régionales il connaissait déjà un repreneur.
Peut-on laisser commettre la suppression de 1800 emplois sur notre secteur ?
Peut-on laisser les recettes des communes baisser, en diminuant de fait les services publics ?
Peut-on laisser un site pollué, et dont la charge de la dépollution retombera à la fin sur les contribuables ?
Peut-on laisser une multinationale s'en aller, alors qu'elle a profité de l’argent public, sans lui demander de rembourser ?
Utiliser du papier qui aura fait le tour du monde avant d’être de finir dans nos tiroirs ?
La mobilisation recommence sur le site. Un collectif de salariés, d’élus, et de représentants de partis politique (EELV, PS, PC et NPA) est déjà actif.
Le collectif a rencontré la préfète et le ministre Lemaire...
A Helsinki, une délégation syndicale a rencontré Mikko Helander, PDG de M-Real. Sans suite.
Le combat reprend ! Rendez-vous le lundi 23 mai à 16h devant le Zenith de Rouen avec le collectif, pour signer la pétition, rencontrer le collectif, et comprendre et défendre la seule solution possible.

Agglomération Seine Eure : des associations solidaires avec l’Afrique

Pour la deuxième année, l'agglomération Seine Eure s'engage dans la coopération décentralisée, sous la présidence de M. Hubert Zoutu. Mercredi 13 avril 2011, les acteurs locaux de la solidarité internationale sont venus présenter leurs projets.
Nous connaissons l'engagement de l'association Artisans du Monde partout en France, en faveur du commerce équitable et de l'éducation à une autre façon de consommer. A Louviers, la présidente Jacqueline Le Bras et les bénévoles de l'équipe se lancent cette année dans un projet de tourisme solidaire, avec la création d'un centre de tourisme équitable dans le village de N'Dem au Sénégal. Suite à la visite d’un représentant du village dans le cadre de la quinzaine du commerce équitable en 2007, des liens se sont créés avec les bénévoles d’ADM Louviers. Face au constat de la volonté des habitants de N’Dem de développer et diversifier les filières de commerce équitable du village, l’idée est née d’un axe de travail autour du tourisme (Nord-Sud et Sud-Sud). Le projet s’est affiné en 2009. Un partenariat avec l’association Authentik Aventure et le groupe ADM (niveau régional) a permis de consolider le projet. A ce jour, le terrain est clos, l’achat du matériel a été effectué. Le chantier va s’étendre sur trois mois (8 paillotes, bâtiment restauration-animation, …). La CASE a accordé un financement de 4 950 € fin 2010.
Un autre projet de tourisme solidaire est porté par l'association lovérienne Dougoura So au Mali. Les liens entre l’association française et la communauté de Dioulafondo au Mali existent depuis 2006. Les habitants ont souhaité développer un site d’accueil touristique afin d'attirer les touristes qui circulent dans la région. Un terrain a été choisi et mis à disposition par les habitants. En 2007, la construction du campement a démarré (sanitaires, hébergements, cuisine, …). Le site est construit avec des matériaux et techniques locales, par les habitants eux-mêmes. Cet équipement permettra par ailleurs de poursuivre les échanges interculturels avec la France, notamment autour de l’apprentissage des percussions, des teintures traditionnelles, des techniques agricoles locales, … Le site va être équipé de panneaux solaires, d’un four à pain, d’un magasin de stockage et d’un accueil. La CASE a accordé fin 2010 une subvention de 5 500 €.
Au Niger, l'association Les Amis de Timia intervient dans un village du Sahara nigérien. En 2010, l'association avait bénéficié d'un financement exceptionnel d'urgence pour apporter une aide alimentaire aux villageois touchés par la sécheresse et une situation politique conflictuelle. En 2011, l’association porte un projet de réhabilitation d’un puits, actuellement hors d’usage du fait d’une crue soudaine. La CASE accorde une aide de 4 500 € pour ce second projet.
Présidée par Thérèse Zoutu, l'association locale du Collectif Tiers Monde concentre son action au Bénin, avec le soutien de la fondation Véolia. Le projet actuel vise à améliorer les conditions d’hygiène d’un centre de santé (maternité et dispensaire) à proximité de Cotonou. Un incinérateur a été construit et les sanitaires sont réhabilités. La CASE a accordé en 2010 une subvention de 4 600 €.
A Madagascar, l'association Jeunes Ecoliers du Monde intervient depuis 2005, à travers des actions portant sur l’alimentation et l’hygiène, en plus des échanges culturels et éducatifs. Quatre écoles sont ciblées par ces actions : aujourd'hui, ce sont 1 030 enfants qui ont ainsi pu disposer de cantines. Des mamans bénévoles assurent l’ensemble du service (préparation, service, entretien). Les cantines sont équipées de cuiseurs solaires. Les repas sont financés par des parrainages individuels et collectifs. Pour ce faire, l’association organise des manifestations comme la Marche solidaire annuelle à Louviers ou encore des partenariats avec des établissements scolaires de la ville. L’hygiène n’est pas oubliée avec des actions de prévention : lavage des mains, acquisition et utilisation de brosses à dents. L’eau y est également rare. Depuis 2005, 3 puits ont été creusés. Dernièrement un puits d’une profondeur de 27m et de 2m de diamètre a été creusé à la main. A terme, il doit être raccordé à une citerne de récupération des eaux de pluie ainsi qu’à la cantine. Une pompe manuelle a été installée. A l’avenir, l’association souhaite travailler à l’installation de bacs sanitaires extérieurs (sous préau). L’association a bénéficié en 2010 d’une aide de l’agglomération de 5 000 € et en 2011, un soutien de 10 000 € a été accordé par la CASE.
Monsieur Kane, de l’association Danthiady (ARDF) évoque également un projet qui sera présenté aux élus lors de la prochaine commission Coopération Décentralisée. Cette association rolivaloise est en partenariat avec un village situé au Nord Est du Sénégal : Danthiady. Depuis 1997, des chantiers jeunes sont organisés sur place (équipement scolaire, jardins maraîchers, espace multimédia, centre de santé (inauguré en février 2011). Aujourd’hui, une nouvelle action va être lancée autour de l’enjeu de l’eau et de l’assainissement : réhabilitation d’un forage, extension d’un réseau d’eau vers les nouveaux quartiers, bassin de rétention, gestion des eaux pluviales et des ordures ménagères, formation des personnels de maintenance des équipements. Le coût global de l’opération s’élève à 169 000 €.
Hubert Zoutu souligne que la CASE peut orienter les associations vers d’autres sources de financements (appels à projets, fondations, …). Il est important que les associations qui soumettent des projets présentent un plan de financement équilibré, faisant apparaître des fonds propres / cofinancements.
Rebecca Armstrong insiste sur le fait que les projets doivent répondre à un objectif de développement local.
Enfin, M. Anthony Goyat, professeur du collège Le Hamelet de Louviers évoque le projet pédagogique des classes Afrique.
Les élèves travaillent sur deux axes :
  • découverte du continent (musique, histoire, géographie, cultures …)
  • sensibilisation au développement durable et au commerce équitable
Des activités sont programmées cette année : correspondance avec un établissement de St-Louis au Sénégal, initiations danse, percussions, contes. Ces animations mobilisent différentes professeurs.
La CASE propose que les associations qui bénéficient d’un financement de l’agglomération se mettent en lien avec M. Goyat pour contribuer au projet pédagogique du collège, sorte de contrepartie de la subvention allouée.
En novembre 2011 aura lieu la Semaine de la solidarité internationale (du 12 au 20 novembre 2011). Les élus de l’agglomération proposent deux opérations :
  • réalisation d’une plaquette recensant les animations proposées par les associations locales. Pour ce faire, il est impératif que les associations qui souhaitent apparaître dans ce document transmettent les informations utiles (lieu, date, horaire, prix le cas échéant, court descriptif, visuel) au plus tôt, et au plus tard pour début septembre.
  • mise en place d’un partenariat avec le festival « Regards sur le cinéma du monde » : projection-débat, ateliers avec des scolaires, … Une réunion de travail sur ce sujet sera organisée fin mai. Les personnes intéressées seront conviées.
La prochaine réunion des acteurs locaux de la solidarité internationale (finalisation de la plaquette, événements CASE de la semaine de la solidarité internationale) aura lieu le mercredi 14 septembre à 18h.
Merci à Rebecca Armstrong pour son compte-rendu de la réunion, sur lequel je me suis largement appuyé. Merci à l'association Dougoura So pour la photo du billet.
Et bravo encore à tous ces bénévoles associatifs qui s'engagent et œuvrent chacun à leur mesure, pour un monde plus juste et un partage entre les pays du Nord et du Sud.

Attaque à main armée à Saint-Pierre du Vauvray

Vendredi soir, vers 19 h, trois mineurs armés, descendus d'une voiture volée, on tenté de braquer le bar-tabac de la grande rue à Saint-Pierre du Vauvray, afin de s'emparer de la caisse.
Le propriétaire ne s'est pas laissé faire. Bien qu'un coup de feu ait été tiré d'un pistolet à grenaille, il a chassé les trois malfaiteurs à coups de barre de fer.
Ceux-ci ont aussitôt pris la fuite dans la kangoo volée. Avec la description du véhicule et des trois individus, ils ont été rapidement interpellés par les gendarmes, arrêtés au moyen d'une herse, alors qu'ils s'enfuyaient sur la RD6015 en direction de Gaillon.
Les trois mineurs ont été présentés samedi à un juge, et deux d'entre eux ont été écroués. Le troisième fait l'objet d'un contrôle judiciaire durant lequel il devra se soigner contre ses addictions.

Résultats des cantonales 2011 pour Louviers Nord, à Saint-Pierre du Vauvray

Le taux de participation est faible, même s'il n'atteint pas les taux alarmants que l'on peut constater dans certaines communes, à travers la France : 44,44%, soit 400 votants sur 900 inscrits.
Voici les résultats des votes, par ordre décroissant :
Saint Pierre du Vauvray, cantonales Louviers nord 2011, résultats du 1er tour : nombre de votes exprimés, et pourcentages.
Candidat nbre %
Leslie Cléret, PS 140 35%
Nathalie Saclier, FN 89 22,25%
Olivier Aubert, UMP 78 19,5%
Alexis Fraisse, EELV 41 10,25%
Jacky Bidault, PRG 26 6,5%
Zahir Mechkour, FG 10 4%
Alexis Rousselin, NPA 10 4%
La victoire va au PS et à Leslie Cléret.
Pour Jacky Bidault et Franck Martin, la pilule va être dure à avaler. Gageons qu'il s'en expliquera sur son blog.
Pourtant, sur Saint-Pierre, Jacky Bidault était suppléée par une habitante bien connue et respectée de tous, Anne-Marie Ashbrook. Mais cela n'a pas suffit à emporter l'adhésion.
EELV, avec 10,25% réalise le score attendu, surtout avec 2 candidats à gauche, pour le PS et le PRG.
Le NPA, comme le front de gauche, ex-aequo, est à 4%.
La grosse suprise, et en même temps qui n'en n'est pas une, tant on voit les sondages du FN grimper, c'est que la candidate FN, Nathalie Saclier, passe DEVANT le candidat UMP, Olivier Aubert.
Le FN n'avait même pas eu besoin de développer un programme pour les cantonales, et il s'agissait pour eux d'un vote test pour la présidentielle 2012. L'objectif du FN est gagné.
Etant démocrate, je ne peux qu'accepter le scrutin des urnes, et sincèrement, du fond du coeur, j'espère que le pacte républicain sera respecté pour le second tour. Je ne connais pas les consignes pour tous les candidats, à gauche, chez les verts, et à droite, mais votez au second tour !
Bienvenue en 2012 !
Addendum : les résultats du canton :
Cantonales Louviers nord 2011, résultats du 1er tour, en pourcentage.
Candidat %
Leslie Cléret, PS 26,37%
Nathalie Saclier, FN 21,83%
Olivier Aubert, UMP 19,32%
Jacky Bidault, PRG 15,58%
Alexis Fraisse, EELV 10,05%
Zahir Mechkour, FG 3,82%
Alexis Rousselin, NPA 3,3%
Ca fait mal ! Tous les candidats de droite et de gauche appellent à voter pour Leslie Cléret et le PS au 2ème tour, pour le duel PS-FN.
et surtout : votez !

Avec le développement d’Ecoparc, un rond-point accidentogène sur la RD6015 remplacera-t-il un carrefour accidentogène ?

Un carrefour accidentogéne, et totalement inadapté au trafic routier actuel sur la RD6015
Avec le développement d'Ecoparc à Heudebouville, les riverains qui empruntent la RD6015 devraient vraisemblablement voir, sauf surprise, leurs voeux exaucés de remplacer le carrefour accidentogène, et totalement inadapté au trafic routier actuel, par un rond-point. Et ce, dès 2013 si tout va bien.
Avec le développement d'Ecoparc II, à Heudebouville, l'urgence sera de créer un rond-point à Heudebouville, à l'emplacement de l'actuel carrefour, qui facilitera la sortie de l'A13 pour les véhicules en provenance de Paris, l'entrée vers l'A13 en direction de Paris, et bien sûr qui évitera toutes les intersections avec la RD6015.
Après Ecoparc II, ce sont les chantiers de l'Ecoparc III et dans la foulée de l'Ecoparc IV qui commenceront. Le trafic routier actuel est encore composé à 85% de véhicules automobiles et 2 roues, et 15% de camions. Dès que l'Ecoparc II sera opérationnel, la proportion de trafic camions augmentera. Avec la mise en place des Ecoparcs III et IV, la proportion de camions explosera.
Evidemment, l'augmentation du trafic conduira le Conseil Général à procéder à des travaux sur le carrefour situé entre Saint Pierre et Louviers : si la situation est très dangereuse aujourd'hui, la dangerosité ne pourra qu'augmenter à mesure que le trafic augmentera.
La situation qui serait étudiée en ce moment pourrait ressembler à cela : décalé par rapport à l'actuelle tracé de la RD6015, il permettrait de récupérer un peu de plat pour les camions. Rappelons que le carrefour se situe tout en haut d'une route à forte déclivité, et que plus la pente est forte, plus les camions ont du mal à s'arrêter. Plus le trafic camions sera élevé, plus il faudra récupérer de plat. Il serait inconcevable de laisser des files de camions dans la pente, ce qui serait gênant pour les camions eux-mêmes, dangereux, surtout l'hiver dans les cas de verglas ou de brouillards givrants par exemple. On n'arrête pas un camion dans une pente l'hiver ! Et cela finirait par se ressentir sur le comportement des camions qui pourraient choisir de moins ralentir à l'entrée du rond-point...
C'est donc le volume du trafic camion qui garantira les bons comportements et la sécurité.
Un ouvrage comme celui-ci (le rond-point avec une intersection entre la D77 et le route de Paris), pourrait être estimé à 1,2 million d'€. L'étude est en cours, et les travaux des géomètres ont déjà eu lieu dès 2010. Les bornes des géomètres ont été posées en août 2010.
La charge de l'ouvrage incombera à 100% au Conseil Général. Une partie du terrain appartient déjà au Conseil Général, mais une partie nécessaire appartient à des propriétaires privés. Si le budget du CG est toujours disponible en 2013, l'ouvrage pourrait être réalisé à cette date. Faute d'accords entre le Conseil Général et les propriétaires pour une cession rapide, il faudrait compter 6 mois de plus pour réaliser les expropriations.
Voici une projection du nouveau rond-point sur la RD6015, entre Saint Pierre du Vauvray et Louviers. Il comblera les failles de sécurité existantes. Bien qu'il existe encore une intersection entre la D77, en direction de Sain Etienne du Vauvray et du Vaudreuil, et la route de Paris qui conduit à Saint Pierre du Vauvray, Andé,...Sur la même projection, si l'on supprimait l'intersection entre la D77 et la route de Paris, ce rond-point pourrait être encore plus sécurisé, pour un budget légèrement supérieur.
A comparer ces projections, le choix des riverains ne peut que se porter vers un scénario où il n'y aurait plus du tout d'intersection (entre la D77 en direction de Saint-Etienne du Vauvray et le Vaudreuil, et la route de Paris, empruntée par les habitants de Saint Pierre du Vauvray, d'Andé, et tous les automobilistes de la rive droite qui traversent le pont pour rejoindre l'A13, en direction de Paris.
Bien évidemment, on ne peut que se réjouir de voir se réaliser cet ouvrage le plus tôt possible, pour la sécurité de tous.
Mais si, dans les conditions actuelles de trafic routier, le giratoire offrira une sécurité suffisante, en sera-t-il toujours ainsi avec le développement d'Ecoparc II, puis III et IV et l'augmentation du trafic prévisible de poids-lourds sur la départementale ?
On doit au développement des Ecoparcs la prise en compte de la sécurité d'un des deux principaux axes qui les alimenteront : l'A13 et la RD6015.
Au niveau de la RD6015, 2 points noirs nuisent au développement des Ecoparcs : Le carrefour d'Heudebouville et le carrefour entre Saint Pierre et Louviers.
Le premier, à Heudebouville, sera traité prioritairement. Là, automobiles et camions peuvent entrer sur l'A13 direction Paris, et sortir de l'A13 en provenance de Paris. L'entrée se fait de façon un peu compliquée lorsque l'on vient d'Heudebouville, car il faut emprunter la D6155 (la départementale Heudebouville-Louviers), faire demi-tour au rond-point pour pouvoir accéder à la bretelle d'autoroute. Mais aucune desserte n'existe pour Rouen, Le Havre ou Caen. Ni en entrée, ni en sortie.
C'est bien là que le bât blesse. Car il semblerait que, pour le nouveau giratoire qui pourrait êre mis en chantier en 2011 à Heudebouville, la SAPN refuserait d'investir ans des bretelles d'accès en provenance et en direction de Rouen.
Si aucun accès n'est réalisé sur cet ouvrage dans ce sens, il sera impossible de dévier le flux de poids-lourds vers l'autoroute. La RD6015 sera alors le passage obligé de tout ce trafic poids-lourds, de façon captive !
Face aux flots de camions qui entreront et sortiront des Ecoparcs I, II, III et IV, la protection offerte par le giratoire à Saint Pierre, et qui conviendrait bien au flux actuels, ne mettrait-t-elle pas de nouveau en danger les usagers automobilistes, les 2 roues, les transports scolaires,... ?
Il existe déjà un flux de camions captifs : les transporteurs qui feront la liaison entre les entreprises de Val de Reuil et les entreprises logistiques d'Ecoparc II, qui travailleront en synergie. Pour eux, ce sera la seule route possible.
Mais si rien n'est fait pour dévier le trafic ouest des camions vers l'A13, c'est l'intégralité du flux de camions en provenance de Rouen, Le Havre et Caen qui devra emprunter cette "autoroute bis", et l'on pourrait imaginer la longueur des files de poids-lourds, qui phagocyterait la circulation, et empêcherait les camions de ralentir dans le rond-point de Saint Pierre, avec le peu de plat retrouvé en haut de la côte. Nous passerions d'un carrefour accidentogène, qu'un giratoire permettrait de sécuriser dans les conditions actuelles, à un giratoire accidentogène si le flux n'est pas dévié vers ses voies "normales", c'est-à-dire l'autoroute.
L'accès à l'autoroute en provenance et en direction de l'ouest constitue une condition préalable à la réalisation de l'ouvrage d'Heudebouville.
Le CG27 devra amener la SAPN à reconsidérer ses positions quant à la participation à la complétude de l'ouvrage. Notre sécurité en dépend.

Pierre Mendès France, Val de Reuil : négociations pour la survie du collège

Des parents inquiets pour l'avenir de leurs enfants.
Ce matin du mercredi 16 février 2011, Frédéric De Bellis, le principal du collège Pierre Mendès France de Val de Reuil, était accompagné d'une nombreuse escorte pour son entrevue avec Jean-Louis Destans, le Président du Conseil Général de l'Eure.
Depuis plusieurs semaines, la rumeur court : le Conseil Général voudrait fermer PMF et répartir ses 305 élèves sur les 2 autres collèges du secteur (le collège Montaigne du Vaudreuil : 460 élèves prévus à la rentrée 2011 ; le collège Alphonse Allais de Val de Reuil : 350 élèves prévus à la rentrée).
Or, Val de Reuil est une ville jeune, en pleine expansion urbaine, tout comme les communes voisines. De nombreuses constructions sont programmées aux alentours du collège, dont un écoquartier dès 2011. De plus, c’est le seul collège desservi par le bus cadencé tous les quarts d’heure.
Serait-il raisonnable d'envisager de faire porter une charge de près de 1200 élèves répartis sur deux établissements ? La tendance actuelle est plutôt, à l'inverse, de casser les très gros établissements pour revenir à des structures à taille plus humaine. On sait que la gestion humaine d’un gros établissement de 600 élèves est très délicate avec une population en partie ZEP.
Après deux actions de blocage devant le collège les vendredi 4 et 11 février, les parents d'élèves ont donc décidé de poursuivre l'action, en accompagnant M. De Bellis à son rendez-vous au Conseil Général.
De leur côté, les professeurs du collège ont déposé un préavis de grève pour être présents eux aussi.
Marc-Antoine Jamet, maire de Val de Reuil, et Pierre Aubinais, maire de de Poses étaient également présents. Ils étaient accompagnés de plusieurs conseillers municipaux. Une motion de la section PS de Val de Reuil y était distribuée, pour interpeller le président... PS du Conseil Général. La défense du service public y était invoquée.
Parents, personnels d'éducation, habitants, tous avaient deux revendications :
  • L'assurance ferme et définitive du maintien du collège Pierre Mendès France ;
  • Un échéancier précis des travaux de réhabilitation du collège.
A l'issue de la rencontre, deux engagements ont été pris (compte-rendu de l'audience réalisé par M. De Bellis, principal du collège, et M. Lottin, son adjoint, également présent à l'audience).
Le maintien du collège Pierre Mendès France a été assuré par le président Destans.
Le calendrier suivant a été fixé :
  • mise à jour des plans du collège et audit sur la sécurité du collège d'ici juin 2011 ;
  • désignation d'un architecte et proposition de plusieurs scénarios d'ici octobre 2011.
Une assemblée générale devrait faire le point des avancées jeudi soir à 17h30 au collège.

Carnet de campagne des élections cantonales de mars 2011 dans l’Eure, sur Caméra Diagonale

Un nouveau venu en politique : Alexis Fraisse, candidat d'Europe Ecologie Les Verts sur le canton de Louviers Nord
Avec son "vidéo média" Caméra Diagonale, José Alcala est reporter de terrain. La politique, l'économie, et le développement du territoire sont ses sujets de prédilection. Il parle de la Normandie, et il parle de l'Eure. Son blog est un espace de débats reconnu...
En ce début d'année 2011, il livre les carnets de campagne des élections cantonales, qui renouvelleront fin mars 2011 (les 20 et 27) la moitié des conseillers généraux de l'Eure.
Dans notre canton de Louviers Nord, il a d'abord présenté le candidat du PRG Jacky Bidault. Ce week-end, c'est au tour d'Alexis Fraisse, le jeune candidat d'Europe Ecologie Les Verts.
Alexis est interviewé, accompagné de ses jeunes enfants, sur le marché de Louviers.
C'est l'occasion pour Alexis de parler commerce de proximité, agriculture en circuit court et transports, des sujets qui lui tiennent particulièrement à cœur.
Je cite José : "S'il est élu, il défendra les valeurs écologiques pour le Département. D'abord, avec le respect de l'environnement et la préservation des espaces naturels et des espèces animales et végétales qui y vivent. Lutter contre les gaspillages et préserver la qualité des ressources en eau. Pour Alexis Fraisse, ces propositions ne peuvent se réduire à un simple discours politique, elle doivent s'inscrire dans un processus de réalisation, immédiat. Le candidat parle aussi d'une vraie solidarité dans l'action sociale, ses missions d'accompagnement et de la responsabilité dans le soutien des initiatives pour l'emploi. Il prône l'équilibre entre les territoires pour maintenir des services publics de proximité, en milieu rural, lien indispensable entre les habitants."
Et encore : "Nouveau venu en politique, il attire l'attention par sa spontanéité et son goût prononcé pour l'écologie, loin des discours stéréotypés. (...) Un vrai écolo sans posture ni discours formaté".
Merci José pour ce reportage dynamique et plein de vie. Il colle bien à la personnalité spontanée du jeune candidat écologiste !

Saint Pierre du Vauvray : SOS digue en détresse

Vous avez noté comme en toute saison la Seine est belle ? En hiver, ce sont d'infinies nuances de gris, du jaune au rose, au gré des variations du ciel et du cours de l'eau. Vivre près d'un cours d'eau est un privilège quotidien, une bouffée de paix et de beauté propice à la rêverie des promeneurs solitaires. La Seine, dans l'Eure comme à Paris, est un morceau de nature qui coule dans le paysage façonné par l'homme. Vivre en bord de Seine est une chance.
C'est une chance pour les habitants, une chance pour le tourisme, une chance pour l'activité économique. Et plus encore à l'heure où la Seine va s'ouvrir à l'Europe, via le canal Seine-Nord Europe en 2012.
Mais être riverain de la Seine, c'est aussi être confronté aux risques d'inondations, aux pollutions ponctuelles ou diffuses, et ce sont des responsabilités, anciennes ou nouvelles, et notamment celles qui concernent la protection et l'aménagement des berges, et l'entretien des digues.
Pour les risques d'inondations, on pense tout de suite à la crue centennale. Peut-être avez vous vu le documentaire "Paris 2011, la grande indondation" diffusé le samedi 16 décembre sur Canal + ? Il commence ainsi : "L’histoire Janvier 1910. Paris est inondé. Bilan : 200 000 sinistrés, un milliard de francs de dégâts. Cette crue est centennale. Elle va se reproduire, les experts sont formels."
Qu'est-ce qu'une crue centennale ? Contrairement à ce que l'on pourrait croire, ce n'est pas une crue qui se reproduit tous les cent ans. C'est un risque d'inondation qui a 1 chance sur 100 de se produire chaque année. La dernière s'est produite en 1910. Cette année, comme tous les ans, nous rejouons au loto, attendant de tomber sur le bon numéro. A défaut de pouvoir l'éviter, il faut se prémunir du risque, et tenter de minimiser les effets pour la vie des habitants et l'activité humaine, et d'en réduire l'impact sur l'environnement.
Voici la Seine telle qu'on la connaît, à sont niveau normal, sur la boucle qui couvre Pont de l'Arche, Poses Val de Reuil, Portejoie, Tournedos Saint-Pierre du Vauvray... Cliquez pour agrandirLa seine au niveau actuel
Depuis la crue de 1910, Des aménagements le long des berges on été réalisés. Des digues ont été construites, ainsi que des lacs de réservoirs en amont et sur les affluents de la Seine.
Ils permettent de réduire la montée des eaux de 70 cm, une goutte d'eau à l'échelle de la crue 1910 : 8m62 à Paris !
A l'heure où l'on évoque un Grand Paris - qui s'étendrait de la capitale jusqu'au Havre -, la Seine n'est pas évoquée.
La Seine est un élément structurant du paysage, artère vivante et vitale, axe de sédentarisation depuis des millénaires.
Le transport s'y développe, favorisant l'activité économique. En matière d’efficacité énergétique, le transport fluvial est en moyenne 3 fois plus efficace que le transport routier et, en termes d’émissions de gaz à effet de serre, sur une distance équivalente, les émissions unitaires de CO² du secteur fluvial sont 2 à 4 fois moindres que celles du transport routier (de 21.5 à 44.3 grammes de CO² par tonne et par kilomètre, alors que les poids lourds émettent 79g CO²/t.km).
L'augmentation du transport ne se fait pas qu'en volume, elle se fait en tonnage. Les péniches de 350 tonnes qui parcouraient le fleuve il y a 10 ans sont remplacées par des transporteurs de 1.500 tonnes, générant un batillage (déferlement des vagues produites par le sillage d'un bateau contre les berges) beaucoup plus important. Quant aux vitesses des bateaux, elles ne sont pas assez contrôlées, et si un bateau dépasse la vitesse autorisée, le batillage est encore plus important.
Le fleuve n'est pas un canal artificiel, c'est une entité vivante, un écosystème, entre eau et terre. Et c'est là qu'apparaît la question des berges, de leur érosion, de leur entretien. Cliquez sur un image pour l'agrandir, puis sur la droite pour la suivante (ou la gauche pour celle d'avant).
Halte fluviale de Saint Pierre du Vauvray : les travaux de reprise de la berge, la rénovation de la cale de mise à l’eau existante et l’installation d’un ponton pour les canoës-kayaks ont coûté 236.432 € HT, dont 118.216 € ont été financés par la Région.A quelques mètres seulement en amont, c'est un pan entier de la berge qui a été emporté par les eaux. C'est de 2 à 5 mètres de berge, selon les endroits, qui ont disparu en 10 ans.Le responsable de cette érosion, qui s'accélère, c'est en premier lieu le batillage. Et bien sûr c'est le manque d'entretien. Les vagues qui déferlent sur les parties érodées continuent leur travail de sape, passage après passage... Et le tonnage des bateaux ne cesse d'augmenter !Les contrôles de vitesses sont insuffisants, et les vitesses excessives de certains bateaux mettent plus encore les berges en danger. Mais c'est le manque d'entretien des berges auquel il faut apporter une solution urgente : quel que soit le trafic, avec l'ouverture du canal Seine Nord, le tonnage des bateaux va exploser !Comme on peut le voir, tous les équipements, embarcadères, pontons, etc, sont aussi partis à l'eau. Avec la destruction de la berge, tout ce qui se trouvait amarré a disparu ou est détruit.A titre d'exemple, mais c'est symptomatique, ce fil à linge se trouvait dans le jardin de M. Lamot il y a 10 ans. Il est désormais au bord de l'eau, et si l'on ne fait rien, l'an prochain il risque d'être détruit, et le cadavre de fer finira par rouiller dans le lit du fleuve.L'érosion des berges est présente tout le long du chemin de halage, emporté par les eaux, jour après jour, année après année, de la halte fluviale jusqu'au pont, au terrain de sport encore en amont et plus loin encore.Bien sûr, les aménagements des riverains ne sont pas les seuls à être emportés par les eaux : c'est aussi le cas de la végétation, roseaux et arbres sont avalés par le fleuve. Leur rôle était de consolider les berges, ils en emportent désormais des morceaux entiers lorsqu'ils partent.Ce que l'on voit, derrière cette mare de détritus, c'est la digue, qui est censée nous protéger pour une crue centennale. Selon le rapport du PATOUH (Pôle d'Appui Technique des Ouvrages Hydrauliques) en 2007, cette digue présente un doute quant à sa capacité de remplir son rôle de protection.Les aménagements de la berge ne sont pas faits. Mais son entretien laisse aussi à désirer, non ?
Le constat est effarant : à certains endroits, la berge a reculé de 2 à 5 mètres en 10 ans, au bas mot. Et dès que l'érosion a commencé, on constate une accélération du phénomène. Des pans entiers de terre limoneuse, c'est-à-dire de terre arable de la meilleure qualité, s'effondrent ainsi chaque année dans la Seine.
C'est une menace pour le chemin de halage, notre principal atout pour le développement touristique sur notre territoire.
C'est également un gâchis des efforts consentis par la communauté d'agglomération et de la Région pour développer le tourisme et l'attractivité des communes, notamment vis-à-vis des haltes fluviales. A St-Pierre du Vauvray, la CASE et la région Haute-Normandie ont investi près de 240.000 € HT pour construire une halte fluviale !
Un mille-feuilles de responsabilités
L’association la Seine en partagea travaillé à l’élaboration d’un «schéma de cohérence des aménagements de la Seine», indispensable et réclamée par tous les élus, même si elle soulève de nombreux problèmes : "Toutes les communes n’ont pas les mêmes souhaits, le même avenir, les mêmes impératifs, les mêmes possibilités. Mais toutes sont confrontées aux mêmes réalités."
La question est complexe et se révèle être une véritable "patate chaude" que tous les acteurs se rejettent... depuis deux siècles !
Merci à Monsieur Lamot pour toutes les précieuses archives qu'il a bien voulu nous transmettre sur ce sujet qui le passionne, et pour cause : Ancien marinier, Adolphe Lamot a été le premier président de la chambre des métiers de la batellerie, puis le président d'une association de défense et de protection des riverains de la Seine (l'Apure, fondée en 1999 et aujourd'hui présidée par Anne-Marie Ashbrook). Nous nous baserons notamment sur un Rapport du Service Navigation de la Seine, transmis par la sous-Préfecture des Andelys aux mairies et au président de l'Apure en date du 12 juillet 2007.
Sous le 1er Empire, une loi de 1807 stipule que "lorsqu'il s'agira de construire des digues à la mer, ou contre les fleuves, rivières ou torrents navigables ou non navigables, la nécessité en sera constatée par le Gouvernement et la dépense supportée par les propriétés protégées, dans la proportion de leur intérêt aux travaux; sauf le cas où le Gouvernement croirait utile et juste d'accorder des secours sur les fonds publics".
Interprétant ces dispositions de portée générale (applicables aux cours d'eau domaniaux ou non), la jurisprudence administrative en déduit de manière constante qu'"aucune disposition législative ou réglementaire n'impose aux collectivités locales d'assurer la protection des propriétés voisines des cours d'eau navigables ou non navigables contre l'action naturelle des eaux" et qu'il ressort au contraire de l'article 33 de la loi du 16 septembre 1807 que cette protection incombe aux propriétaires intéressés (à la condition de ne pas préjudicier à l'écoulement et de ne causer aucun dommage aux propriétés voisines).
Au niveau de Saint-Pierre, le recensement des digues, réalisé par les services en charge de la police de l'eau en 2003, a permis d'identifier deux dispositifs de protection classés par la Préfecture de l'Eure comme intéressant la sécurité publique (ISP).
Le premier est constitué par la digue "historique" qui longe la Seine en rive gauche, entre Saint-Pierre du Vauvray et Poses, dont la date de construction (ou de reconstruction) se situerait vers 1823. Selon le rapport du PATOUH (Pôle d'Appui Technique des Ouvrages Hydrauliques) en Z007, cette digue "présente un doute quant à sa capacité de remplir son rôle de protection. Sa réhabilitation nécessiterait des travaux de réfection importants de la part du maître d'ouvrage."
Le second est constitué par la digue de protection de la Ville Nouvelle de Val de Reuil qui a fait l'objet d'un arrêté préfectoral en date du 2 juin 1978 au profit du syndicat mixte du Vaudreuil (SMV), dissout le 15 mai 2006.
Le Patouh a souligné la nécessité, pour le maître d'ouvrage, d'entreprendre une étude à l'échelle du bassin ou du sous-bassin visant à fournir les renseignements topographiques et hydrauliques nécessaires au recensement des désordres sur l'ensemble du linéaire des digues. Cette étude devrait notamment permettre d'identifier les risques et les enjeux, de définir les niveaux de protection efficaces, les moyens à mettre en œuvre, de réfléchir localement sur leur usage et de statuer sur la nécessité de leur maintien.
Depuis, 3 pistes ont été étudiées :
  1. Trouver une entité existante de substitution : le Syndicat Mixte de la base de Plein Air et de Loisirs de Lery-Poses qui se substitue au SMV, n'a pas la compétence hydraulique (courrier du 4 septembre 2006). Dès lors, la Communauté d'agglomération Seine-Eure (CASE) disposant de compétences hydrauliques sur ce territoire, semblait pouvoir récupérer la maîtrise d'ouvrage de cette digue. Cependant, la CASE n'a pas donné de suite favorable à la demande des services (réunion du 23 novembre 2006). Compte tenu de cette situation, cette solution a été abandonnée.
  2. Désigner chaque propriétaire concerné par les inondations comme maître d'ouvrage de son tronçon : la digue historique traverse de multiples parcelles. Leurs propriétaires apparaissent en premier chef responsables de la bonne tenue de l'ouvrage. Néanmoins, la propriété de cet ouvrage a fait l'objet de controverses au fil du temps et demeure floue. Concernant la digue de protection de la Ville Nouvelle de Val de Reuil, celle-ci pourrait également relever de gestionnaires multiples dans la mesure où elle devait être récupérée par les ex-membres du SMV aujourd'hui dissout. Certes, il est envisageable de trouver une solution dans le cadre de la création d'une association syndicale autorisée, conformément aux dispositions de l'Ordonnance n°2004-632 du 1er juillet 2004, relative aux associations syndicales de propriétaires, mais il s'agit là d'un dispositif long et lourd à mettre en œuvre. Il est de plus inapproprié, dans la mesure où le classement au titre des digues intéressant la sécurité publique, conformément à la circulaire du 6 août 2003, nécessite une gestion globale et cohérente, incompatible avec les propriétés multiples. Dès lors, l'identification d'un maître d'ouvrage unique (qui nécessite un regroupement) s'avère indispensable. Mais en 2007, cette solution complexe avait paru "difficilement envisageable".
  3. De ce fait, une troisième solution a été préconisée par le rapport de 2007 : le regroupement et la prise en charge par l'ensemble des communes concernées par la protection contre les inondations dans cette partie du bassin. Suite à la dissolution du SMV et considérant les obligations de prévention des risques naturels qui incombent aux maires, le regroupement des communes concernées apparaissait comme la solution la mieux adaptée pour assurer de façon juridique, opérationnelle et financière la maîtrise d'ouvrage de ces travaux.
Le sous-Préfet des Andelys a réuni à ce titre tous les acteurs concernés le mardi 8 février 2011.
Le 3 janvier 2011, j'avais interpellé la Ministre de l'Ecologie au sujet de la digue de Saint Pierre du Vauvray, afin de l'alerter sur l’état de la digue de Saint Pierre du Vauvray, située sur une boucle de la Seine. La propriété de cette digue est partagée entre l’Etablissement Foncier de Normandie qui avait acquis ce foncier pour le compte de l’Etat et des propriétaires privés. Je l'ai interpellée sur le fait que la digue n’est pas entretenue et des les risques encourus en cas de crue (regardez la carte au niveau de Val de Reuil, c'est éloquent !).
J'ai reçu de la Ministre un accusé de réception, sans proposition toutefois.
La crue centennale est un risque naturel que les collectivités doivent anticiper. Sur notre territoire, un lotissement (Les Longschamps) et une zone industrielle (Parc industriel du Vauvray) sont sensés être protégés par la digue.
Conformément à la Réglementation du 1er janvier 2008 en matière d'ouvrages hydrauliques, l’inspection de l’état des digues est une obligation légale. L’Etat est le garant du contrôle de cette obligation. Cette inspection a-t-elle été réalisée ? Quelles en sont les conclusions ?
Comme propriétaire de la digue, par le biais de l’Etablissement Foncier de Normandie, l'Etat peut-il nous dire si des travaux de mise en conformité sont envisagés. et quand ?
Jérôme Bourlet, Conseiller Régional Europe Ecologie et membre du comité de bassin Seine-Normandie, propose une autre piste : créer un EPTB (Etablissement public territorial de bassin), dédié spécifiquement à la politique de l'eau. Vingt EPTB sont déjà reconnus en France (*), dont deux sur le bassin Seine-Normandie. Les EPTB sont définis dans le cadre de la loi du 30 juillet 2003, relative à la prévention des risques technologiques et naturels : "Pour faciliter, à l'échelle d'un bassin ou d'un sous-bassin hydrographique, la prévention des inondations et la gestion équilibrée de la ressource en eau ainsi que la préservation et la gestion des zones humides, les collectivités territoriales intéressées et leurs groupements peuvent s'associer au sein d'un établissement public territorial de bassin."
La mise en place d'EPTB est également appuyée par le Grenelle de l'Environnement. Elle permet aux différents niveaux de collectivités territoriales et à leurs groupements, et à tous les acteurs de bassin de disposer d'outils pouvant mobiliser avec efficacité et souplesse.
Elle met à disposition des outils à l'échelle du bassin hydrographique, un appui technique, une maîtrise d'ouvrage, et des financements.
* VNF (Voies naviguables de france) accompagne la politique de développement des voies vertes en mettant à la disposition de tous, dans un cadre de partenariat, les chemins de halage.
* La création de l'EPB concerne tous les acteurs : elle doit inclure les riverains et les associations, tout autant que les instances responsables. Son périmètre commence à Mantes-La-Jolie, et doit intégrer les rivières de Haute-Normandie, dont l'Eure. Il faudra élargir les actions de l'EPTB, qui couvriront le développement économique, mais aussi la totalité du cycle de l'eau.
* Merci à Monsieur Adolfe LAMOT pour toutes ses informations précieuses. Il est "notre" mémoire du fleuve.
* Merci à l'association "la Seine en partage" dont nous avons extrait des informations et les photos sur le niveau de la Seine sur notre bassin, en 1910 et aujourd'hui.
* Nous ne remercions pas : tous ceux qui ne garantissent pas aux habitants d'aujourd'hui et de demain une protection contre les risques d'inondations, et la pertes de territoires indispensables. Après moi, le déluge...

Un colloque “L’Eure dans le Grand Paris” a rassemblé personnalités politiques et économiques pour aborder l’avenir de l’Eure.

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Le colloque "L'Eure dans le Grand Paris" a eu lieu le 17 janvier à l'hôtel du Département, à Evreux. Les personnalités politiques locales et régionales étaient présents (Jean Louis Destans, Laurent Beauvais, Alain Le Vern, Jean-Pierre Nicolas, Laurent Fabius, Antoine Rufenacht, Franck Martin, Michel Champredon, Philippe Nguyen Thanh,...), des personnalités du monde économique, représentant entre autres la CCI, SANOFI-Pasteur, la SNECMA... Et il y avait le préfet Jean-Pierre Duport, président du comité de pilotage pour le débat public pour la Ligne nouvelle Paris-Normandie. Puisque ce sujet sera au centre des échanges.
Les atouts et handicaps de l'Eure
Les atouts :
  • Territoire jeune, évolution démographique positive
  • Attractivité du territoire, solde migratoire positif
  • Filières économiques dynamiques (chimie-pharmacie, cosmétique, automobile, aéronautique et logistique)
  • L’axe séquanien, formidable atout et moteur potentiel du développement et de l’attractivité économique de l’Eure
  • Dynamiques intercommunales et partenariales propices à la réalisation de projets de développement local.
Les handicaps
  • Position «d’entre-deux ».
  • Absence de métropoles structurantes
  • Déséquilibre entre les «actifs entrants» et les «actifs sortants» quotidiennement du département
  • Risque de marginalisation géographique, notamment dans la perspective de la réalisation de la LNPN
  • Un département coupé en trois entre l’est et le nord sous forte influence métropolitaine (Paris et Rouen notamment), et l’ouest tourné davantage vers les espaces littoraux et ruraux.
Bassin parisien : de l'aménagement à la "coopétition". (Une analyse de Philippe Estèbe, directeur de l'institut des hautes études de développement et d'aménagement des territoires en Europe, et professeur à l'IEP Paris.)
Philippe Estèbe distingue 3 périodes au cours des 50 dernières années : 1. tout d'abord, l'Eure entre dans une "logique d'ateliers spécialisés" qui bénéficiera du desserrement industriel parisen. 2. Dans les années 80-90, le bassin parisien est conçu comme un frein au développement, et le département se repliera pour se protéger. 3. Puis nous sommes mis à concevoir le bassin parisien comme un territoire-ressource - c'est lui qui est chargé d'assurer les bonnes connexions avec les territoires périphériques dans l'enseignement, la recherche et la logistique - , avec lequel on fabrique une "métropolisation à double-sens". Pour profiter de la force du partenaire, nous valorisons les interdépendances territoriales, et non plus le seul développement local.
"le pilotage devient plus complexe", dit Philippe Estèbe, "mais plus intéressant dans la mesure où les collectivités se placent dans une logique de responsabilité territoriale générale."
Il parle alors de "coopétition" : "Quels sont les points sur lesquels j'ai intérêt à m'entendre avec mes voisins pour neutraliser la concurrence, et quels sont ceux sur lesquels j'ai intérêt à entrer en compétition avec mes voisins car cela permet un gain supérieur à la somme des stratégies localisées ?"
Stratégie partenariale
Le Département de l'Eure a défini 7 priorités de développement afin de bénéficier de la dynamique créée par le «Grand Paris» :
  1. Développer l'activité logistique entre Le Havre et Paris
  2. Développer des zones tertiaires à proximité immédiate des gares (en direction de Paris)
  3. S'inscrire dans les logiques économiques de métropolisation en confortant nos secteurs de recherche et développement
  4. Renforcer les investissements touristiques le long de l'axe Seine
  5. Développer une agriculture durable à valeur ajoutée
  6. Développer les territoires d'équilibre
  7. Conforter/développer les infrastructures indispensables à ce développement
On l'aura compris, même si l'accent est mis sur le cadre de vie et le bassin d'emploi, tout le débat tournait autour de la ligne grande vitesse qui reliera le Grand Paris au Havre. Je vous invite à lire le billet de José Alcala sur L'Eure veut sa part dans le grand Paris. Une ligne qui a largement oublié l'Eure, ce territoire "entre-deux", et qui ne bénéficie pas de métropole structurante...
Les réactions des acteurs économiques et politiques :
Les acteurs économiques sont globalement d'accord avec les 7 axes développés par le Département de l'Eure. Pour eux, les investissements dans l'infrastructure qui permettent les échanges, le train en particulier, et l'internet, est crucial [NdR : nous sommes assis sur un véritable fleuve numérique, avec notamment 3 datacenters, dont l'un des plus grands d'Europe, qui abreuvent Paris de données, là où nombre d'habitants et d'entreprises locales sont laissés à l'écart du très haut débit, voire du haut débit.]
Quelques réactions :
Bernard Boudot, directeur chez Sanofi Pasteur, à Val de Reuil : "Le cadre de vie est déterminant. 75% de nos 1.800 collaborateurs sur le site habitent dans l'Eure [...] La question des infrastructures est également importante car nous avons des flux de distribution physiques [...] Nous enregistrons également 3 000 déplacements professionnels de nos collaborateurs par an, d'où la nécessité de pouvoir compter sur de bonnes infrastructures [...]"
Thierry Delaporte, directeur d'établissement de Snecma Vernon : "L'une de nos ambitions est de pouvoir nourrir des échanges réguliers au quotidien, aux niveaux européen et mondial. Faciliter les communications dans la région de Vernon est donc crucial [...]"
Gilles Treuil, président de la CCI de l'Eure : "L'enjeu infrastructure est fondamental, qu'il s'agisse du routier, du ferroviaire ou même de l'accès au haut débit internet [...]
Nicole Orange, vice-président de l'Université de Rouen, directrice du laboratoire de microbiologie du froid à l'IUT d'Evreux : la formation, elle a été pensée en fonction du besoin industriel. Il faut maintenant regarder les métiers d'avenir et se tenir prêts [...]
Pour le préfet Jean-Pierre Duport, président du comité de pilotage pour le débat public pour la Ligne nouvelle Paris-Normandie, "tous les départements concernés par le Grand Paris avaient leur place dans la réflexion concernant la ligne nouvelle". "Les régions normandes doivent réagir. Le projet de ligne nouvelle à grande vitesse offre une occasion de se poser les bonnes questions et faire en sorte que les migrations quotidiennes qui sont aujourd'hui très importantes de Normandie vers Paris se fassent dorénavant de façon plus équilibrée."
Dans le même temps, il affirme qu'il respectera le cahier des charges qui lui a été soumis et dont l'objectif est de mettre Paris à 45' de Rouen et à 1h15 du Havre et de Caen. La LNPN (ligne nouvelle Paris-Normandie) ne sera pas qu'une ligne LGV, mais aussi une ligne LGE (ligne grand écart, avec des trains qui mettrons 45 minutes pour faire Paris-Rouen, tout en desservant notre département...)
"Cela ne nous empêche pas d'atteindre nos objectifs et c'est ce qui va conditionner la participation de la région à l'Ile-de-France, avec des améliorations induites pour Vernon et Evreux."
Quelques réactions parmi les personnalités politiques régionales présentes ;
Laurent Beauvais, président de la Région Basse-Normandie : Chacun des territoires apporte sa contribution pour échafauder une vision commune. [...] Il faut construire sur les questions portuaires, d'enseignement supérieur, économiques, environnementales. [...]
Alain Le Vern, président de la Région Haute-Normandie : "La notion de Grand Paris heurte mon esprit [...] La priorité pour nous à l'horizon 2020 est de régler la question du nœud ferroviaire de Rouen qui bloque l'ensemble du réseau haut-normand."
Michel Champredon, président du Grand Evreux Agglomération : "Je milite en tout cas pour la réalisation du «Y» dans l'Eure, de façon à permettre à la ville-préfecture du département d'être confortée, tout comme les autres pôles urbains de l'Eure."
Philippe Nguyen Thanh, maire de Vernon : "Je ne veux pas être simplement transpercé par cette voie mais en récupérer des bénéfices."
Franck Martin, président de la communauté d'agglomération Seine Eure : "Il n'y a pas de centre de décision global et unique pour la Normandie. [...] Il ne faut pas considérer la LNPN comme une ligne Paris/Rouen/Le Havre, mais comme une ligne Le Havre/Milan/Rouen/Düsseldorf."
Jean-Pierre Nicolas, député de l'Eure : "[...] Nous avons surtout besoin d'un meilleur cadencement et de trains qui partent et arrivent à l'heure et soient plus confortables."
Antoine Rufenacht, président du comité des élus de l'estuaire de la Seine : "L'ambition c'est de prendre acte de l'importance stratégique de nos ports. Il faut faire en sorte que l'axe Seine puisse se positionner et que notre pays ne soit pas seulement approvisionné par Anvers, Rotterdam et Hambourg. Nous n'aurions jamais parlé de LGV sans cet objectif portuaire."
Laurent Fabius, président de la communauté d'agglomération Rouen Elbeuf Austreberthe (CREA) : "[...] Mais ce projet ne peut être dissocié du contournement A28/A13. L'axe Rouen-Evreux ne doit pas non plus être oublié."

SCoT, la commune de Saint-Pierre du Vauvray vote son avis. C’est non.

Le débat sur le SCoT (Schéma de Cohérence Territoriale) a eu lieu lors du conseil municipal du jeudi 20 janvier 2010 à Saint-Pierre du Vauvray.
Parmi les conseillers, Jérôme Bourlet, Conseiller Régional, est le président du SCoT. Tandis que le maire, Alain Loeb, est rapporteur à l'urbanisme à la CASE (communauté d'agglomération Seine-Eure).
De nombreuses questions seront posés à Jérôme, qui répondra à toutes les questions et lèvera de nombreuses ambiguïtés. Transports, aménagement du territoire, logement seront au coeur du débat qui s'avèrera riche. En vidéo.
SCoT, la commune de Saint-Pierre du Vauvray vote son avis. C'est non.

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