
Paulina (12 ans, collège Barbey d’Aurevilly), Zenel et Erblina (11 ans et 9 ans, école Marie Houdemare) ont fui le Kosovo avec leurs parents car leur vie y était menacée. Ils se sont arrêtés dans un premier pays européen trop proche du leur. Encore menacés, ils ont dû le quitter pour se réfugier à Rouen.
Ce qui se passe derrière le mur
Manifestation pour l’Education aujourd’hui à Paris : contre les suppressions de postes et la réduction des moyens dans l’Education nationale. Une manifestation corporatiste ?
Dans mon collège ZEP, les indicateurs sont là : 80% de catégories socio-professionnelles (CSP) défavorisées.
Que se passe-t-il aujourd’hui ? La DHG (dotation horaire générale) pour la rentrée prochaine vient de tomber. Résultat : 56h d’enseignement en moins.
Par conséquent, des choix devront être faits entre les enseignements proposés dans notre établissement.
On envisage alors des scénarios :
Dans de telles conditions, nos élèves seront victimes d’une double inégalité : des conditions d’enseignement dégradées et moins d’offre d’enseignement.
Est-ce cela le service public ? Est-ce cela une école qui respecte les principes républicains : liberté, égalité, fraternité ?
Donner moins à ceux qui ont le moins : une nouvelle définition de l’égalité à la Coluche…
Fadela Amara, au fait, à quand votre Plan Marshall pour les banlieues ?
Le site de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) est une source précieuse d’informations. Ainsi peut-on y lire chaque semaine le dernier bilan concernant la pandémie de grippe A/H1N1. Au 4 décembre, elle aurait fait 8.768 morts à travers le monde.
En France, la pandémie annoncée a justifié la mise en œuvre de moyens humains et financiers considérables, avec notamment l’achat de vaccins, la promotion des médicaments « antiviraux », les masques, les campagnes de prévention, la logistique, soit un total d’au moins 1,5 milliards d’euros.
Le Ministre de la santé a fait son travail me direz-vous. Admettons.
Mais alors il faut admettre aussi que d’autres ne le font pas.
Parce que sur le même site de l’OMS, mais à la rubrique « Paludisme », on peut lire : « un enfant en meurt toutes les trente secondes ». Toutes les trente secondes ? En huit mois, depuis que le virus A/H1N1 a capté toute notre attention, cela fait combien d’enfants morts du paludisme ? Dans une indifférence presque générale, alors que les médicaments pour soigner ce fléau existent, sont réellement efficaces et auraient pu sauver ces enfants.
Nous faisons pourtant tous partie du même monde. Pour reprendre le terme du Professeur Marc Gentilini, il y a vraiment beaucoup d’ « indécence » dans toute cette affaire.
Roseline Péluchon
Plus de 200 élus, toutes tendances politiques confondues, se sont rassemblés le samedi 24 octobre à Etretat pour dire publiquement leur opposition au terminal méthanier en projet aux portes de la célèbre station touristique.
Les parlementaires nationaux et européens, les conseillers régionaux et généraux, les maires… ont posé en ce jour les fondements d’un collectif d’élus qui refusent l’implantation d’une zone industrielle et gazière.
« Les porteurs du terminal méthanier méprisent la responsabilité fondamentale des élus en matière d’aménagement du territoire. Et pourtant qui mieux que nous connaît la force et la richesse de notre territoire », expliquent les élus.
Pour le président du département de la Seine-Maritime, Didier Marie, qui a rejoint le collectif «Les élus servent à porter la parole des citoyens. La démocratie est bafouée quand un projet est imposé par la force à des gens qui n’en veulent pas ».
Aujourd’hui, mercredi 4 novembre à 11h, Frédéric de Maneville, 3e président de Gaz de Normandie en 2 ans, et Laurent Castaing, président du GPMH, viendront présenter conjointement le projet de terminal méthanier d’Antifer dans les salons de l’hôtel Novotel, à Saint Etienne du Rouvray. Ils prônent le dialogue à 120 kilomètres des communes concernées.
A cette occasion, le Collectif d’élus, les membres des Associations et les habitants de Saint-Jouin Bruneval seront accueillis par la municipalité de Saint Etienne du Rouvray. Ils tiendront une conférence de presse à 10h 30, au centre socio-culturel Jean Prevost.
Les élus de l’agglomération rouennaise (et de Haute-Normandie) sont invités à rejoindre le collectif et à signer le texte fondateur. A l’issue de la conférence de presse, les opposants à ce projet du passé se rendront à l’hôtel Novotel à 11h.
SI GAZ DE NORMANDIE NE VIENT PAS A NOUS, NOUS ALLONS A LUI (appel du collectif d’élus contre le méthanier aux portes d’Etretat)
Elus, vous qui aimez notre territoire et notre littoral, défendez ce joyau de la Normandie. Allez dire votre opposition à ce projet de terminal méthanier aux portes d’Etretat, et au gazoduc qui traversera le territoire.
Rendez-vous à la conférence de presse à 10h30, au centre socio-culturel Jean Prevost, à Saint-Etienne du Rouvray, ou à l’hôtel Novotel de Saint-Etienne du Rouvray à 11h.
La population haut-normande vous en remerciera durablement.
Contact :
Maria Bergeron, membre du collectif
m.bergeron@st-jouin-bruneval.fr
Site mairie : http//www.st-jouin-bruneval.fr
Communiqué de presse des Verts de Haute-Normandie :
La société Gaz de Normandie (Powéo) confirme son intention de construire à Saint-Jouin-de-Bruneval un terminal méthanier destiné à l’importation de 9 milliards de m3 de gaz par an.
Ce choix ne répond à aucune stratégie européenne d’approvisionnement. D’ailleurs, récemment, l’Etat demandait l’abandon du projet de Méthanier du Verdon à cause de la surcapacité française en approvisionnement en gaz. Ce qui est valable en Aquitaine ne le serait pas en Haute-Normandie ?
Ce choix est un pur produit de la libéralisation du secteur de l’énergie qui favorise les opérateurs opportunistes indépendamment des besoins collectifs. Au risque de ruiner les objectifs européens et nationaux de diminution des émissions de gaz à effet de serre. Il ne pourra se réaliser qu’au prix de nouvelles destructions de la flore et de la faune terrestres et marines de la valleuse classée d’Antifer (site classé des falaises d’Etretat) et de la zone Natura 2000 en mer.
Les élections municipales de 2008 et le débat public ont révélé l’opposition massive des habitants et des élus du littoral. Ils imaginent un autre avenir pour leur territoire : un développement touristique raisonnable et un pôle des énergies renouvelables marines en lieu et place du port pétrolier en fin de vie.
L’acharnement à vouloir imposer un tel projet, est un véritable déni démocratique.
Le Port du Havre qui avait il y a 30 ans fait casser la falaise pour construire un port pétrolier dont il reconnaît aujourd’hui qu’il fut une « erreur de stratégie » est de nouveau à la manoeuvre : vendeur du site à l’industriel. Le soutien indéfectible du maire du Havre explique sans doute la chaîne de décisions inexplicables de l’Etat : l’opportun et inique déclassement de la zone marine Natura 2000 signé le 27 mai 2009 par Jean Louis Borloo, Chantal Jouanno et.. Hervé Morin, le classement en « Projet d’Intérêt Général » (PIG!) d’une installation qui amènera plus de pollutions et de mal vivre aux habitants!
La Haute Normandie est gavée d’industries sur productrices d’énergie. Au prix de tous les gaspillages et de la santé des habitants ; une pollution de l’air qui nous met au dernier rang, une surmortalité qui atteint 15% dans la région havraise. Et cela ne nous protège ni du chômage, ni des emplois précaires, ni des bas salaires, plus nombreux qu’ailleurs ! Le combat des habitants et des élus du littoral concerne tous les haut normands désireux de sortir d’un mode de développement non choisi, insoutenable.
(*) projet de centrale nucléaire combattu par la population bretonne et abandonné suite à la victoire de la gauche en 81!
Véronique BEREGOVOY Claude TALEB
«On va leur pourrir la semaine», clame le groupe socialiste.
Nicolas Galepides, représentant du Comité national contre la privatisation de la Poste (CNPP) ajoute : «On sera nuit et jour dans les tribunes pour faire une lecture critique de chaque amendement».
A l’UMP, on veut rester sereins : «Le groupe est mobilisé et très consensuel».
Les groupes sont en ordre de marche pour l’étude d’un texte qui comporte 2 volets :
Le changement de statut permettra de récolter les 2,7 Mds d’€ nécessaires à la modernisation du groupe La Poste. Mais c’est bien le changement de statut qui inquiète la gauche, qui voit dans ce changement de statut, le pré-requis nécessaire à une privatisation, même partielle.
Le groupe socialiste a donc déposé vendredi 620 amendements sur les 26 articles, s’apprête à défendre 3 motions de procédures, et 1 « motion référendaire » qui visera à soumettre le texte à référendum.
Et c’est le ministre de l’économie, Christian Estrosi, qui décoche la première flèche :
«Non seulement, il est inscrit dans le texte que La Poste restera 100% publique et que nous mettons les moyens de la moderniser. [...] Mais en plus je vais faire ajouter dans le texte, qu’en application du préambule de la Constitution de 1946, La Poste ne sera pas privatisable».
Pour la petite histoire, on y apprend aussi que le ministre a envoyé des amis voter 10 fois Louis de Funès à la votation sur la modification du statut de La Poste organisée le 3 octobre (bah, c’est du propre…).
Plus sérieusement, le ministre annonce que la Poste sera encore moins privatisable après l’adoption du texte, et ce, malgré le changement de son statut. Si celui-ci est adopté, bien sûr. Le ministre entend ainsi rendre « imprivatisable » La Poste même au cas où, comme dans le pire de ses cauchemars, les socialistes revenaient au pouvoir.
M. Estrosi revient aussi dans cette interview sur la fronde des Sénateurs UMP contre le vote de la Taxe Professionnelle (la réforme de la taxe professionnelle, actuellement proposée par l’exécutif, ne peut être votée en l’état).
Pour Christian Estrosi, il est inacceptable qu’on n’ait pas supprimé la taxe professionnelle sur les investissements productifs avant le 1er janvier 2010. Lui-même a parlé à Jean-Pierre Raffarin, et Christine Lagarde apportera des simulations en milieu de semaine aux Sénateurs, bien que les compétences de chacun des niveaux de collectivités territoriales, département, commune, région ne soient pas encore connues.
Les sénateurs UMP vont-ils capituler ?
Bonne lecture…
Après Juppé qui nous disait : «C’est tout de même se foutre du monde», après Balladur qui a estimé que [l']«on ne peut pas faire une véritable réforme fiscale avant de savoir quelles sont les compétences de chacun des niveaux de collectivités territoriales, département, commune, région. Il faut savoir qui doit dépenser quoi avant de savoir comment on le finance», c’est au tour de Raffarin de s’eprimer contre la réforme de la TP : «la réforme de la taxe professionnelle, actuellement proposée par l’exécutif, ne peut être votée en l’état».
Après que l’Assemblée Nationale ait voté le texte, et que les députés UMP aient renoncé à leurs exigences, face à la colère du Medef, c’est donc Jean-Pierre Raffarin et 23 sénateurs UMP qui osent le bras de fer avec le gouvernement.
Jean-Pierre Raffarin s’explique : «L’actuelle proposition n’est ni claire, ni juste, ni conforme à nos convictions d’élus enracinés». «Le principe de réalité nous conduit à penser qu’il est nécessaire de voter d’abord la réforme des collectivités territoriales, puis la réforme de la taxe professionnelle».
Il propose un amendement visant à donner le temps nécessaire au bon ordre des réformes.
Jean-Pierre Raffarin conclue : «Les élus ont besoin des simulations financières et fiscales que Bercy est dans l’impossibilité de fournir dans les délais impartis. Nous voulons des simulations avant les décisions. Il s’agit de nous donner le temps pour une réforme plus juste, plus efficace».
Rappelons la position de d’Alain Juppé sur la TP : «le président Sarkozy avait promis une compensation euro par euro, mais il avait oublié de dire : pendant un an. Résultat : dès la deuxième année, la communauté urbaine de Bordeaux perdrait plusieurs millions. C’est tout de même se foutre du monde. Quant à la suppression de la taxe professionnelle versée par les entreprises, la seule explication est que «le gouvernement cherche la provocation». «C’est toujours pareil avec Sarkozy», explique Alain Juppé : «on vous dit que c’est une rupture avec tout ce qu’on a fait par le passé», et à l’arrivée «ce n’est pas un bouleversement».