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Lu sur le Paris-Normandie : «Nos solutions pour la 4ème circonscription»

René Bodineau et Laetitia Sanchez interviewés par le Paris-Normandie - crédit photo: S. Fillastre
"Les Verts (EELV) sont là parce qu'« il faut irriguer la société avec nos idées, développer nos thèmes qui constituent aussi une réponse à la crise sociale et environnementale », explique celle qui occupe le poste de secrétaire régionale."
"Elle est persuadée aussi que les propositions d'EELV constituent « une réponse au Front National qui a profité du désarroi des populations dans les zones rurales »."
"Elles offrent des solutions pour les transports, pour favoriser les circuits agricoles courts, gages d'une bonne alimentation, pour promouvoir les énergies renouvelables et des bâtiments performants sur le plan thermique. Tout cela est porteur « d'emplois locaux non délocalisables », assure encore Laëtitia Sanchez qui voit dans nos campagnes une population repliée sur elle-même qu'il est urgent de « remettre ensemble » [...]" (source : Paris-Normandie)
L'article du Paris-Normandie parle ensuite des thèmes plus locaux abordés la candidate EELV, comme la LNPN, et des sujets qui sont débattues au cours des réunions publiques.

Elections législatives 2012 : Laetitia Sanchez, candidate pour Europe Ecologie Les Verts, écrit aux maires des 101 communes de la 4ème circonscription de l’Eure

Cher-e ami-e,
Vous êtes maire sur la quatrième circonscription de l’Eure. Vous vous engagez au quotidien au service de vos administrés et j’admire votre dévouement.
Vous rencontrez aujourd’hui différentes problématiques : le maintien des services publics de proximité, l’accès à la santé, à l’éducation, aux transports, au logement, à l’énergie, et surtout à l’emploi.
Les factures sont de plus en plus lourdes pour les ménages. La perte de confiance et le sentiment d’isolement expliquent en partie la montée du vote pour l’extrême droite au premier tour de l’élection présidentielle.
Lire à ce sujet les très bonnes analyses de Rue89 et de Médiapart :
Conseillère municipale de mon village de Saint Pierre du Vauvray, mère de jeunes enfants, enseignante dans un quartier populaire de Val-de-Reuil, je perçois et je partage au quotidien ces difficultés.
J’agis, comme élue, comme enseignante, mais aussi comme syndicaliste et comme membre de nombreuses associations (AMAP, SDN27, RERS, Toumaï). Le dialogue, l’échange, les liens de proximité, sont les points communs de mes différentes activités.
Cet ancrage dans la réalité concrète de notre territoire m’amène aujourd’hui à vouloir m’engager plus avant.
Avec Europe Ecologie Les Verts, je veux porter à l’Assemblée Nationale ces préoccupations d’actrice du service public, d’élue de terrain, d’habitante d’un village, de femme. Ma jeunesse (j’ai 39 ans) et mon implication dans la société ne sont pas des handicaps: au contraire, je veux en faire des atouts, et porter au sein des institutions mon bagage de citoyenne engagée, d’actrice de terrain et d’usagère.
Mes priorités seront la défense des services publics de proximité, pour l’éducation, la santé, la sécurité et les transports. Nous soutenons que la richesse d’une société moderne passe par l’éducation, facteur de progrès et de paix, et le droit de chacun à bénéficier d’une égale dignité : le droit de se soigner, de se loger et de se déplacer.
Pour l’emploi et le pouvoir d’achat, avec les écologistes, nous agirons en faveur de la transition énergétique : nous proposerons un plan massif de rénovation des logements anciens et la promotion des énergies renouvelables. Ce sont deux gisements importants d’emplois non-délocalisables, qui nous permettront en outre d’assurer notre sécurité et notre indépendance énergétique.
La consommation d’énergie pour le secteur du bâtiment (résidentiel et tertiaire) représente aujourd’hui 43% de la consommation totale d’énergie sur notre territoire.
La facture énergétique de la France (solde entre les importations et les exportations d’énergie) représente, elle, 90% du déficit de la balance commerciale française.
Enfin, près de 4 millions de nos concitoyens sont en situation de précarité énergétique : à savoir qu’ils dépensent plus d’1/10ème de leurs ressources en factures d’énergie, sans compter ceux qui renoncent à chauffer leur logement mal isolé.
Les écologistes proposeront un chèque vert destiné à financer les travaux d’isolation des foyers les plus modestes.
Dans le domaine de l’emploi, nous soutiendrons également la "charte sur l'industrie" adressée fin mars 2012 aux candidats à la présidentielle par les syndicats de Pétroplus, après l’adoption au Parlement de la loi dite "Petroplus" le 29 février (cette charte a été signée par notre candidate Eva Joly le 5 avril 2012).
  • Taxation de "toute marchandise hors matière première" entrant en France sans respecter les mêmes normes environnementales ou sociales ;
  • Obligation de cession, contraignant une entreprise qui veut fermer un site et licencier à vendre si un repreneur "solide" se présente, au risque d'être exproprié ;
  • Responsabilité du cédant, obligeant un groupe se séparant d'un site à s'assurer que le repreneur peut "assumer les responsabilités sociales et environnementales » ;
  • Externalisation des comptes sociaux, pour "sécuriser la dette sociale des entreprises et prévenir toute impossibilité de paiement", notamment sur les congés payés, les comptes épargne-temps ou encore les engagements liés à la pénibilité.
Dans le domaine des transports, avec le débat de l’automne sur le Schéma National des Infrastructures de Transports (SNIT), nous nous engagerons là encore en faveur des usagers du quotidien, qui se trouvent eux aussi confrontés à l’augmentation inéluctable du prix du pétrole, depuis que nous avons dépassé le « Peak oil » en 2006 (lorsque la consommation mondiale a dépassé la production).
Nous soutenons que la dépense publique doit favoriser les déplacements du quotidien, en offrant le plus possible des alternatives à la voiture individuelle, partout où cela est possible. Les investissements prioritaires doivent être engagés dans l’amélioration et le développement des services existants, pour plus de transports en commun. C’est le sens de notre proposition d’un scénario alternatif dans le débat de sur la Ligne Nouvelle Paris Normandie :
Avec les régions Ile de France et Basse Normandie, nous avons proposé d’investir prioritairement dans l’amélioration de la ligne existante, avec le doublement des voies entre Paris et Mantes, qui permettra de désengorger le trafic : cela permettra à plus de trains de circuler et de s’arrêter dans les gares de nos régions, avec une meilleure régularité et une plus grande fréquence.
Nous proposons également une amélioration des liaisons inter-régionales et intra-régionales : la question de la liaison ferroviaire entre Rouen et Evreux doit être considérée, en prenant en compte les contraintes liées à l’ancienne ligne - sans s’interdire si cela est nécessaire d’envisager une nouvelle ligne sur ce tronçon. Notre objectif, sur ce sujet comme sur tous les autres, doit être l’amélioration de la qualité de vie des habitants, avec le moins de nuisances possible, le moins de destruction des paysages, et le plus de service possible.
En ce qui concerne les territoires ruraux, nous proposerons de faire évoluer notre modèle agricole pour encourager les pratiques respectueuses de l’environnement, redonner du sens au métier d’agriculteur et préserver les terres cultivables menacées par l’urbanisation diffuse.
Un nouveau pacte passé entre les agriculteurs et la société devra permettre de :
  • garantir des revenus équitables aux paysans ;
  • favoriser des circuits courts entre producteurs et consommateurs ;
  • veiller à la transparence des prix de la grande distribution ;
  • imposer une diminution de l’emploi des pesticides.
La conversion vers une agriculture biologique sera créatrice d’emplois, durables et non délocalisables, dans les campagnes.
Nous ne nous résignons pas à la mort lente des territoires ruraux. Des solutions durables doivent y être apportées pour répondre aux difficultés de la vie quotidienne des habitants : mettre en œuvre des réseaux de transports collectifs pour contrer les effets de la hausse des coûts de carburants ; permettre l’accès de tous aux services publics dans des conditions satisfaisantes. Personne ne doit être privé de la possibilité de se former ou de se soigner, ni d’accéder au haut débit et à la culture.
Je suis persuadée que ces priorités rejoignent vos préoccupations d’élu-e de terrain et je vous remercie de l’attention que vous voudrez bien leur accorder.
Je me mets à votre disposition pour échanger sur ces sujets et pour entendre vos priorités. N’hésitez pas à me contacter.
Dans l’attente, je vous prie d’accepter l’expression de mon amitié et de ma considération pour votre engagement quotidien.
Laetitia Sanchez
Candidate pour Europe Ecologie Les Verts
4ème circonscription de l’Eure

Mardi 29 mai 2012 à Gaillon : Protéger l’environnement, c’est protéger la santé des habitants. Quels impacts les pollutions ont-elles sur l’organisme ?

Au « Lido » 3, rue Yves Montand à Gaillon, de 20h à 22h.
Environnement et santé : « Protéger l’environnement, c’est protéger la santé des habitants. Quels impacts les pollutions ont-elles sur l’organisme ? »
Avec :
Joël SPIROUX, Médecin en santé environnementale. Membre du Pôle Risque MRSH/CNRS à l’Université de Caen. Elu à l’Union Régionale des Médecins Libéraux de Haute-Normandie où il a créé et présidé la première Commission Santé-Environnement, Joël Spiroux a organisé en 2005 le 1er congrès national , devenu européen en 2009, sur les pathologies environnementales. Grâce à sa double formation, l’auteur aborde de façon humaine et originale l’influence de l’environnement sur l’Homme.
Laetitia SANCHEZ, candidate aux élections législatives pour Europe Ecologie Les Verts sur la 4ème circonscription de l’Eure.

Vendredi 25 mai 2012 à Val de Reuil, à 20h au cinéma Les Arcades : La malbouffe n’est pas une fatalité (soirée autour du film “Fast Food Nation”)

Don Henderson a un vrai problème. Il est responsable marketing de la chaîne des Mickey's Fast Food Restaurants, et de la viande contaminée a été découverte dans les stocks de steaks surgelés du fameux Big One, le hamburger vedette de la marque. Quittant ses confortables bureaux de Californie du Sud, il va découvrir les abattoirs et leurs employés immigrés, les élevages surpeuplés et les centres commerciaux de l'Amérique profonde et que ce sont les consommateurs qui se font bouffer par l'industrie du fast food et non l'inverse !
Avec :

Mercredi 23 mai 2012 à Louviers : Remettre l’économie au service de l’humain, avec l’Economie sociale et solidaire

Salle Pierre Mendès France (mairie) de 18h30 à 20h30. Avec :
  • Claude TALEB, Vice-président EELV de la Région Haute-Normandie, chargé de l'économie sociale et solidaire, de l'économie des territoires (agriculture, pêche, tourisme, forêt), et de la coopération Nord Sud
  • Denis LANGLOIS, Président de l'Aneth, fondateur de l'Ecaux-centre
  • Laetitia SANCHEZ, candidate aux élections législatives pour Europe Ecologie Les Verts sur la 4ème circonscription de l’Eure.

Jeudi 10 mai 2012 à Louviers : la rénovation thermique, c’est bon pour le porte-monnaie, c’est bon pour l’emploi, c’est bon pour la planète

Au café "Couleur K’fé" de 18h30 à 20h30 (23 rue du Général de Gaulle). Venez débattre avec nous et participer à la réflexion sur la transition écologique.
Avec Pascal Séjourné, architecte bioclimatique.
La démarche écologique dans l’architecture et la rénovation, c’est :
  • Valoriser les apports bioclimatiques,
  • Rechercher des matériaux à faible nuisance environnementale,
  • Maîtriser la demande en énergie,
  • Construire avec un faible niveau d'énergie incorporée,
  • Avec une exposition la plus faible possible des occupants aux polluants chimiques,
  • Avec des bâtiments entièrement réutilisables ou recyclables à la fin du cycle de vie.
Avec Laetitia SANCHEZ, candidate aux élections législatives pour Europe Ecologie Les Verts sur la 4ème circonscription de l’Eure.

A Val de Reuil le 24 avril, les écologistes appellent à voter François Hollande le 6 mai 2012

Notre pays et de nombreux pays européens connaissent aujourd'hui une situation de crise et de tension à laquelle il est important et urgent d'apporter des solutions. Chômage, pouvoir d'achat en baisse, un écart de richesse entre les riches et les pauvres qui augmente encore et encore, crise du logement, crise de l'éducation et de la citoyenneté, crise écologique, crise financière et bancaire... Si toutes ces crises étaient connues, prévisibles, on les a laissées s'installer durablement.
Au cours de ces dix dernières années, la droite n'a pas su apporter de solutions, à part l'austérité pour les uns, et le bling bling pour les autres. C'est un ras le bol de nos concitoyennes et de nos concitoyens, mais c'est aussi la peur et le désarroi, qui ont été glissés dans les urnes dimanche 22 avril.
Tout cela conduit aujourd'hui à une crise démocratique, et à une perte de confiance entre les citoyen-ne-s et les élu-e-s. Il nous faut réconcilier notre pays et de nombreux changements vont être nécessaires.
Les promesses faites en 2007 par le candidat Sarkozy à tous nos concitoyens n'ont pas été tenues. Où sont les logements promis, alors qu'il ne devait plus y avoir un SDF dans la rue ? Où est cette France de propriétaires que nous promettait Sarkozy, candidat du pouvoir d'achat en 2007 ? Où est cette croissance qu'il devait aller chercher avec les dents ? Il y a une promesse qu'il peut encore tenir : il a promis qu'il ramènerait le taux de chômage à 5% à la fin de son mandat. Il nous avait dit que si le chômage atteignait les 10%, "c'est un échec et j'ai échoué. Et c'est aux français d'en tirer les conséquences".
L'échec est patent, tirons-en donc les conséquences.
Je suis triste de voir aujourd'hui notre pays déchiré, nos concitoyens divisés. Je regrette l'attitude du candidat qui, dans une grande fébrilité, entraîne son parti à adhérer à des thèses nationalistes qui ne font pas partie de notre patrimoine, ni de notre culture Républicaine. Et surtout, qui entraîneraient notre pays vers le repli, vers plus de division, sans apporter aucune solution. Nous ne voulons pas d'une droite réconciliée avec l'extrême droite, nous voulons une France réconciliée avec ses citoyens. Nous l'avons dit en 2002, en votant unanimement pour Jacques Chirac. Nous le redisons, et maintenant, c'est autour d'une gauche unie que la France peut retrouver son élan.
Les promesses faites doivent être tenues, seule façon de rétablir une relation de confiance entre ceux qui gouvernent et ceux qui vivent leur France au quotidien. Nous avions donné notre parole au candidat de le soutenir lors de ce second tour. Nous tenons notre parole. Nous appelons tous les écologistes, nous appelons toux ceux qui sont préoccupés par l'environnement, nous appelons plus largement tous nos concitoyens qui souhaitent que soit rétablie une République exemplaire, seule garante de ce nouvel élan pour le pays, à voter pour François Hollande le 6 mai 2012.
Le 24 avril à Val de Reuil, s'est tenu le meeting de soutien à François Hollande organisé par le parti socialiste, au stade Jesse Owens de Val de Reuil. Le gymnase était archi-comble, et aux côtés des très nombreux sympathisants socialistes, les plus modestes troupes des écologistes et du front de gauche ne faisaient pas pâle figure.
C'est Marc-Antoine Jamet, secrétaire fédéral du Parti Socialiste de l'Eure qui a introduit, avec humour et brio, le meeting. Puis je suis intervenue au nom d'Europe Ecologie Les Verts pour soutenir la candidature de François Hollande au second tour de l'élection présidentielle. Et c'est ensuite Jean-Luc Lecomte qui a pris la parole au nom du Front de gauche pour dire également que le vainqueur du second tour doit être François Hollande. Et c'est enfin Laurent Fabius qui longuement exposé ses raisons pour confier l'avenir du pays à François Hollande.
Voilà la teneur du discours que j'ai tenu devant les sympathisants de gauche présents à ce rassemblement organisé par les socialistes. Et que je veux adresser à toutes nos concitoyennes et tous nos concitoyens. Un autre avenir est possible, et le changement commencera le 6 mai...
Nous avons jubilé dimanche matin en allant voter. Nous nous sommes dit : « Ça y est, Nicolas Sarkozy, c’est fini ! »
5 ans de régression sociale, de coupe dans les services publics, d’injustice fiscale. 5 ans de refus du dialogue social, de décrets autoritaires. 5 ans de rejet des plus fragiles, de propos stigmatisants sur les Roms, l’homme africain ou les jeunes de banlieue. 5 ans de régression environnementale aussi, et de rejet de la démocratie participative. Après avoir fait un Grenelle qui a réuni tous les acteurs de l’environnement, Nicolas Sarkozy décrète subitement : « l’environnement, ça commence à bien faire ! »
Le bilan est lourd : avec Nicolas Sarkozy, c’est 1 million de chômeurs en plus et une dette publique qui n’a fait que croître depuis que la droite est au pouvoir. Les précarités, dans le travail, le logement, la santé, le transport, ou l’énergie n’ont jamais été aussi importantes, et la crise de l’environnement n’a jamais autant menacé l’humanité.
1 million de chômeurs en plus, et le candidat Sarkozy veut organiser une fête du VRAI travail. Enfin la droite dans la rue, aux côtés des travailleurs ? Qui y croira ! En réalité, on affirme là qu’il y aurait un vrai travail et un faux travail. Et donc il n’y aurait plus 1 million de chômeurs en plus, parce que dans le compte il y aurait eu de faux travailleurs ?
J’ai entendu aussi Frédéric Lefebvre dire que les jeunes sont aujourd’hui mûrs plus tôt qu’auparavant. Qu'ils pourraient être dans la rue. Qu’ils pourraient travailler à 13 ans aussi ? Je suis enseignante, ici, à Val-de-Reuil. Ce que veulent les enseignants, les parents, et c’est une volonté partagée par toute la gauche, c’est une meilleure éducation, une meilleure formation pour tous ces jeunes. On envoie déjà les jeunes en pré-apprentissage de 13 ans. Et ce qu’on veut, ce n’est pas qu'ils travaillent à 13 ans, c’est qu’ils puissent enfin trouver un emploi lorsqu’ils sortent de leur formation.
Heureusement, après ces 10 années de pouvoir de la droite, l’espoir du changement est enfin présent. C’est François Hollande qui incarne le président du prochain mandat.
La vigilance s’impose
Le désaveu de l’UMP au premier tour s’accompagne d’une poussée du Front National. Le rejet, l’exclusion, la peur de l’avenir ne conduisent qu’au repli et n’apportent pas de vraies solutions. C’est un signal, et nous devons montrer notre capacité à rénover une vie politique qui engendre un tel rejet.
Non la droite et la gauche, ce n’est pas la même chose. Si l’UMP drague à la droite de sa droite, la gauche, elle, elle se rénove et elle rénove. C’est à la gauche aujourd’hui de réhabiliter la politique. Nous devons prouver aux françaises et aux français qu’ils seront représentés, et qu’ils peuvent tous participer à la vie politique, et que nous travaillerons, avec eux, pour leur avenir.
Il faut redonner aux citoyens le pouvoir de s’exprimer, et pas seulement par les urnes. Par leur travail, par leurs talents, par toutes les choses que chacun peut apporter c’est un nouveau contrat social qui sera signé dès le 6 mai. Un programme qui nous engage, un projet pour tous les citoyens, et pour les générations futures.
Je me félicite de l’accord programmatique que nos deux partis ont su signer. Nous imposons déjà un peu de proportionnelle. Nous anticipons les réformes des scrutins que nous avons élaborées ensemble, et que nous appliquerons ensemble après la victoire de la gauche et des écologistes. Avec la victoire de François Hollande, nous pouvons enfin montrer que nos institutions sont plus représentatives, plus proches de la population. Et que nous avons de vrais projets, des projets collectifs, des projets pour les années qui viennent. Travaillons ensemble, pour apporter des solutions qui changeront notre société. Nous la voulons plus juste, plus solidaire, plus durable. De simples promesses ne suffiront pas, ce sont les chantiers qui s’ouvrent à nous qui permettront à tous de croire de nouveau en l’avenir. C’est maintenant que nous commençons à transformer la société.
Il y a une crise économique. Nous devons réformer la fiscalité, nous devons en finir avec la financiarisation de notre économie. Arrêtons le monopoly ! Les citoyens reprendront la main sur le système bancaire. Et les solutions pour sortir de la dette, elles ne passeront pas par l’austérité qui aggraverait nos déficits.
Nous sommes aussi confrontés à une crise sociale, qui s’accompagne d’une crise écologique et d’une crise énergétique. L’emploi et le travail devront être valorisés, et partagés. Et les réponses à la crise écologique sont aussi des réponses à la crise sociale. L’isolation thermique des bâtiments et le développement du renouvelable sont des sources d’emplois durables, et elles permettront de changer notre modèle énergétique.
Les transports en commun et l’agriculture biologique, c’est aussi plus d’emploi, et ce sont des réponses pour en finir avec la précarité énergétique, la précarité dans les transports, la précarité alimentaire, la précarité dans le travail. Et ce sont des réponses aux enjeux de demain sur le climat et l’environnement.
L’élection de dimanche dernier est manifeste d’une vraie crise démocratique : les électeurs qui votent pour le rejet expriment leur désarroi face à des politiques qu’ils ne comprennent plus. Si l’avenir du front national passe aujourd’hui par la défaite de Sarkozy, et si l’élection de la gauche est confortée par un report des voix frontistes, il n’en sera peut-être pas de même dans cinq ans. L’accord PS-EELV est là pour montrer que nous n’avons pas besoin de l’extrême droite pour gagner. Avec cet accord, nous avons donné notre parole. Les écologistes n’ont qu’une parole, et ils la tiendront.
Nous appelons donc les écologistes, toutes les françaises et tous les français à voter François Hollande au second tour : pas seulement pour battre Sarkozy, pour faire gagner la gauche et pour faire gagner les Français.
C'est avec humour et brio que Marc-Antoine Jamet introduit le meeting. Il en appelle à l'union de la gauche et des français pour commencer le changement le 6 mai en votant François Hollande au deuxième tour.Devant une salle archi-comble, j'avais la responsabilité d'annoncer le soutien des écologistes et du mouvement EELV pour appeler à voter François Hollande le 6 mai.Les facéties de Jean-Louis Destans ne sont là que pour rendre la soirée plus sympathique. Le sens des responsabilités était bel et bien présent parmi les personnes présentes ce soir-là...La bonne humeur est bien présente et l'espoir est visible que l'on va changer les choses dans deux dimanches. Claude Taleb et Jérôme Bourlet sont aux premier rang, et confirment la volonté de travailler ensemble, dans la joie et l'esprit de responsabilité partagée.Tout le monde est présent sur scène pour le clap de fin de cette soirée. Avec Estelle Grelier et Leslie Cléret, nous n'étions que trois femmes seulement au milieu d'une assemblée de beaucoup d'hommes. Mais ceci aussi viendra à s'équilibrer dans l'avenir...Avec Rebecca Armstrong, Jean-Pierre Lancry et Fatima El Khili, on voit que le militantisme, le sens des responsabilités des écologistes, et leur volonté d'ouverture se marient avec la joie. Merci au élus et aux militants socialistes pour la qualité de leur accueil et leur esprit d'ouverture. Votez le 6 mai !

Portrait de campagne d’une militante écologiste dans Madame Figaro

Un portrait de Laetitia Sanchez, secrétaire régionale d’Europe Écologie-Les Verts en Haute-Normandie, par Madame figaro. Crédit photo : Photo DR
"Il y a encore deux ans, elle n’était qu’une sympathisante écolo. Aujourd’hui, Laetitia Sanchez est secrétaire régionale d’Europe Écologie-Les Verts en Haute-Normandie. Cette professeure de français de 39 ans, qui a toujours voté vert et croit en l’émergence d’un monde plus juste, met son optimisme au profit du parti pour combattre des sondages en berne."
C'est ainsi que commence l'article consacré à la candidate écolo de la 4ème circonscription de l'Eure, secrétaire régionale EELV.
Je vous invite à lire ce portait, où Laetitia décrit le parcours qui l'a conduit à se présenter à la candidature aux élections législatives, et à accepter d'assumer ses responsabilités au sein du mouvement écologiste.
"Elle commence par le petit bain : suppléante aux élections cantonales. Puis, la secrétaire régionale d’EELV en Haute-Normandie quitte son poste et Laetitia est sollicitée pour prendre sa place", cite le magazine. Une vingtaine de mois après avoir payé sa première cotisation, elle est donc élue : « J’ai d’abord été très surprise, mais les Verts sont plutôt favorables aux nouvelles têtes. » Son engagement consiste surtout en un travail de coordination. Quand Eva Joly vient en Seine-Maritime, c’est elle l’interlocutrice. Elle vient la chercher à la gare, fixe l’heure de la rencontre avec les syndicats d’une usine en grève, comme ce fut le cas en janvier, à Pétroplus. « Cécile Duflot est venue un jour où j’avais six heures de cours. J’ai dû les rattraper la semaine suivante ! »

Mon optimisme, c’est ce qui me motive

Mon rôle, c’est de remotiver les gens. Le discours que je tiens aux militants correspond à ma philosophie de vie. Mon optimisme, c’est ce qui me motive. » Si elle prépare déjà les élections législatives, elle dit ne pas y penser encore : « On ne va pas renoncer au 22 avril parce qu’on a de mauvais sondages. » Laetitia Sanchez est persuadée que le monde est dans une période charnière et qu’il faut se tenir prêt : « Il faut que des gens soient là pour porter d’autres valeurs. Et pour cela, il faut garder ses convictions bien ancrées. »
Je vous invite à lire l'intégralité de l'interview ici : http://madame.lefigaro.fr/societe/faut-recreer-collectif-100412-227853

LA TRIBUNE, en difficultés financières et actuellement en procédure de sauvegarde, est menacée de se faire couper le jus

Depuis l'abandon du titre par LVMH, et malgré des tentatives de relance, La Tribune connaît des difficultés financières. Le journal est actuellement en procédure de sauvegarde. Le tribunal de commerce statuera sur son sort le 19 janvier prochain.
Et si l'avenir de La Tribune ne tenait qu'à un fil
C'est dans ces condtions dfficiles que le titre a fait paraître en ligne un article indiquant que l'électricien français se préparait à abandonner le modèle EPR.
Aussitôt paru, aussitôt démenti par le PDG d'EDF, M. Proglio : "EDF n'a pas l'intention d'abandonner l'EPR, les équipes sont pleinement mobilisées" sur Flamanville et à l'international, "l'EPR est un atout et une formidable opportunité de développement"...
Et les sanctions de suivre : "le 14 novembre, la direction de La Tribune est informée par Euro RSCG (Havas), l'agence de publicité d'EDF, que l'électricien 'souhaite annuler toutes ses communications dans La Tribune jusqu'à la fin de l'année du fait de l'article paru dans le quotidien'", nous dit Libération. "EDF aurait même fait savoir qu'il ne souhaitait 'plus être présent dans le titre'."
Une campagne annuelle en cours annulée, avec manque à gagner de 80.000 € (?) pour La Tribune, selon le journal.
La presse est prise en sandwich entre la nécessité d'informer ses lecteurs, et celle d'assurer sa survie en louant ses espaces publicitaires. Les deux sont apparemment inconciliables pour EDF.
Il faut dire que la situation n'est pas facile pour EDF et AREVA : avec deux chantiers en cours dont les coûts ont explosé, et les retards accumulés. Le chantier finlandais d'Olkiluoto, qui devait être achevé en 2009, ne devrait être mis en service à pleine puissance qu'au deuxième semestre 2013. Et déjà TVO a qu'il était possible que cette mise en service n'intervienne qu'en 2014. L'impact financier de ce nouveau retard n'est pas encore connu.
EDF et son PDG, M. Proglio, font donc feu de tout bois :
Ensuite en prenant des sanctions financières contre LA TRIBUNE pour un article trop incisif.
C'est aussi EDF et AREVA qui interviennent dans les accords politiques, selon mediapart.
"[...] Deux sources socialistes ayant participé aux négociations nous ont confirmé que le texte a été volontairement «trappé» durant le BN socialiste. Et d'expliquer qu'il s'agirait d'une intervention forte téléguidée par Henri Proglio, président d'EDF, et acteur de pointe du lobby nucléaire. «Nous avons tous reçu des textos en plein BN, nous demandant de retirer le texte. On n'a pas réussi à se mettre d'accord, donc on a retiré le paragraphe à la hussarde, après le vote…»
Henri Proglio affirmera n'être «absolument pas intervenu de quelque manière que ce soit dans la rédaction du programme EELV/PS.
C'est une dépêche AFP qui indiquera qu'Areva reconnaît «avoir appelé le responsable socialiste Bernard Cazeneuve, porte-parole de François Hollande, et député-maire de Cherbourg-Octeville, pour lui faire part "des conséquences économiques, sociales, industrielles, environnementales très graves, qui conduiraient aussi à la disparition du leadership de la France dans le nucléaire civil"». (source mediapart)
Et c'est l'accord EELV/PS qui est mis en danger pour caviardage au sujet du chapitre concernant le traitement du MOX.
EDF nous doit plus que la lumière. Plus que la lumière... la transparence ?

Jeudi 20 octobre 2011 à Rouen : venez débattre de la sortie du nucléaire avec Bernard Laponche, physicien nucléaire et expert en politique énergétique

Dans le cadre des "Jeudis de l'écologie", Europe Ecologie Les Verts invite le public à venir débattre de la sortie du nucléaire avec le physicien nucléaire Bernard Laponche et des animateurs d'associations écologistes et anti-nucléaires locales. Rendez-vous au café "LE TROIS PIÈCES" - 49bis, place du Général de Gaulle à Rouen, de 18h30 à 20h30.

Sortir du nucléaire, ça commence maintenant !

Bernard LAPONCHE est physicien nucléaire, expert en politique énergétique, ex-conseiller de Dominique Voynet au Ministère de l'Environnement, ancien directeur de l’Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (Ademe) et auteur du livre «En finir avec le nucléaire», co-écrit avec Benjamin Dessus (édition Seuil)
L’urgence de la transition énergétique n’est plus à démontrer, son évidence s’impose de jour en jour.
Mais les changements dans les manières d’agir et de penser tardent à se concrétiser.
L’objectif est double :
  • Trouver les alternatives permettant de sortir de la dépendance aux énergies fossiles et nucléaire
  • Agir pour que les retombées de ces nouvelles sources bénéfi cient aux territoires et aux habitants, notamment à travers la créations de filières spécialisées, d’emplois nouveaux et de solutions économes pour l’habitat.
Ce «jeudi de l’écologie» apportera des éléments d’informations précis sur la situation énergétique actuelle, et sur les alternatives concrètes existantes.

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