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Rentrée scolaire 2011 à Saint Pierre du Vauvray : Pas de RGPP, mais 2 emplois supprimés par la municipalité

Une ambiance bon enfant à l’école de Saint-Pierre du Vauvray, sous le soleil de septembre. Tous les élèves étaient là pour leur rentrée, et même les “anciens” profitaient de leur journée pour accompagner les petits frères et les petites soeurs. On retrouve ses amis dans la joie, et aussi son instituteur !
Pour les parents, avant de reprendre les petites habitudes, cela a été l’occasion aussi de se retrouver. Et on raconte à toute allure les vacances, la moitié qui était au soleil, l’autre sous la pluie…
En cette rentrée scolaire, ce sont les écoles qui sont visées par des restructurations qui diminuent les services offerts et suppriment des emplois.
On a perdu Djamila comme ATSEM, dans les conditions à la fois rocambolesques et dramatiques que l’on connaît. Une suppression de poste que nous redoutions, nous parents et enfants, après 12 ans au service de la commune, et plus de 10 ans à l’école maternelle. Djamila, merci encore pour ton dévouement au service de nos enfants. J’espère que d’autres enfants profiteront de tes compétences. Ils auront beaucoup de chance.
Cela fait un peu plus de deux ans que le poste est remis en cause, toujours officieusement. Depuis le début, l’agent a toujours eu le soutien des parents d’élèves et des enseignantes qui travaillent avec elle à l’école depuis près de 10 ans.
Il y a deux ans, l’employeur municipal a demandé à l’agent de passer son CAP Petite Enfance, ce qu’elle a fait. Bravo ! Au bout d’un an, sa période de stage a été prolongée d’un an. Raison invoquée ? Peu probant !
En juin 2011, au bout de la deuxième année de stage, et alors qu’elle avait obtenu sa VAE (Validation des Acquis de l’Expérience), sa titularisation a été refusée par son employeur. Ni les enseignants, ni le conseil municipal n’ont eu à se prononcer.” Le Maire a l’entière compétence de la gestion du personnel municipal”. Présenté au Comité Technique Paritaire du Centre de Gestion départemental, le recours de l’agent a obtenu gain de cause, avec l’unanimité des votes (parmi les membres du Comité Technique, il y a aussi des maires…). Quelques jours plus tard, l’employée recevait sa lettre de licenciement de la mairie.
Et nous avons appris que c’est désormais au tour de Linda de ne pas voir renouveler son poste. Après 4 ans au service des enfants et de l’école. Linda la joviale, Linda la posée, Linda le p’tit mot qui le fait bien, Linda, l’oeil qui embrasse tout, pour surveiller, encadrer et aider nos enfants, Linda qui assistait les enfants à la cantine, Linda qui suppléait Djamila aux transports scolaires, va donc devoir à son tour trouver un poste ailleurs.
Avec deux emplois supprimés à l’école maternelle, la municipalité envoie deux femmes grossir les rangs des demandeurs d’emploi.
Avec ces deux emplois supprimés, il va être difficile d’assurer la qualité de service et la sécurité que nous avons connues jusqu’à lors
Le service de transport scolaire a perdu des usagers du fait des changements d’horaires. Avec 20 minutes supplémentaires d’attente pour les enfants à la sortie de la journée de classe, les parents qui le peuvent viendront les chercher eux-mêmes. Résultat : ce sont plus de voitures qui engorgent les abords de l’école matin et soir – malgré le “pédibus” informel mis en place par quelques parents des Longchamps, de la rue de Portejoie et de l’avenue de la Gare.
Contrairement à ce que l’on semblait penser à la CASE et à la mairie de Saint-Pierre, cela ne venait au départ de petits arrangements que nous, parents, aurions fait avec le personnel et les chauffeurs successifs.
Rien de cela ! Nous n’avons jamais connu d’autres horaires que les anciens horaires. Nous n’avons découvert ces “anciens” nouveaux horaires que lors de leur mise en place l’hiver dernier.
Le flexibus qui transportait les 4 enfants utilisant les transports scolaires à Andé a été supprimé. En conséquence, c’est le car scolaire qui fait le transport à Saint-Pierre du Vauvray qui a été dévolu au transport à Andé. Les horaires de fin de classe qui ont été communiqués à la CASE n’étant pas les bons horaires, la CASE a dès lors choisi de repousser les horaires de transport effectifs pour effectuer le transport des enfants d’Andé avant ceux de Saint-Pierre. Cela a conduit à une désaffection du service pour certains élèves, avec, à terme, le risque existe de voir adapter l’offre à la demande. La situation est toujours au statu quo pour cette rentrée scolaire.
Le service de restauration scolaire connaît aussi une restructuration (sans concertation en conseil d’école), qui fera désormais déjeuner tous les enfants en un seul service. Un seul service, c’est moins de calme pour les enfants, et une surcharge de travail pour le personnel, moins nombreux et plus sollicité.
Pour répondre à cette surcharge, le réglement propose que “le service de restauration scolaire [soit] réservé aux enfants dont les parents ne peuvent en assurer la prise en charge le midi.” Des pratiques qui rappellent celles du maire UMP de Thonon-les-Bains.
Une rentrée bon enfant, par respect pour les enfants eux-mêmes, pour les enseignants, et pour le personnel municipal. Et pourtant, c’est une rentrée scolaire pour une année qui s’annonce tendue, si des solutions ne sont pas apportées rapidement. Nous connaissons l’importance de l’école dans la vie du village.

Laetitia Sanchez

déjà 3 commentaires pour cet article

  1. Sep 2011
    5
    22 h 33

    A-t-on conscience que la vie de l’école fait battre le coeur du village ?
    Mépriser les gens et réduire les emplois à des coûts, si légers soient-ils – car 954 € le salaire d’ATSEM supprimé, c’est 60% du salaire médian, soit pile-poil la limite de la pauvreté -, c’est oublier la richesse du service : des classes ouvertes et non surchargées pour les enfants, avec des familles qui sont des clients potentiels, qui ont besoin des commerces, des services, un village qui va bien, dont les habitants sortent et se rencontrent, c’est une qualité de vie, pour les enfants, les parents, les enseignants et les personnels qui y travaillent. Cela veut aussi dire pour les habitants que leurs maisons ont une valeur ! Supprimons l’école, les commerces peineront, et s’ils tombent, y aura-t-il autant d’intérêt à habiter là ?
    Si l’on abaisse la qualité de service, des habitants pourraient vouloir partir. Mais encore faudra-t-il qu’ils vendent leurs maisons ? C’est moins facile, quand on a moins de services,
    L’école est la dernière prérogative des élus municipaux des petites communes. Quand il l’abandonnent, c’est le reste qui est voué à l’abandon.
    Nous avons l’énorme chance d’habiter un village qui a tout : des écoles, des transports, une poste, des commerces de bouche, de distribution, restauration, bars, presse, bien-être, et j’en passe. Battons nous pour garder tous ces services, dans le meilleur état. en commençant par l’école et les transports. Faisons en sorte d’avoir toutes les raisons et l’envie de rester.

    nono

  2. Sep 2011
    6
    16 h 05

    Peut-être un maire qui n’aime pas l’école, qui a peur des agents (ou des élus…) compétents qui pourraient porter un regard critique sur une politique (ou sur l’absence d’une politique) éducative ??? Des agents (ou des élus, encore !!!) qui remettraient en cause une vision étriquée de la vie d’une Commune ou d’une école, qui n’accepteraient pas l’autorité du “bon père de famille” ?

    Non ?!?! Rien de tout cela ???? Il s’agit en fait d’une question de budget ? Le poste de Linda sacrifié sur l’hôtel d’une bonne gestion comptable ? C’est donc cela : la nécessaire, l’indispensable maîtrise des dépenses de l’argent public !!! Il en va donc de la survie de notre petit village…. Ce maire n’agit en réalité que dans l’intérêt général (et dans l’intérêt, aussi, de son premier adjoint dont il a augmenté, en 2011, l’indemnité au maximum autorisé… et, c’est vrai, oui, contre l’intérêt de ce blog puisque M. Loeb prévoit, me semble-t-il, une action en justice. Avec le budget de la Commune ?).

    Allez, plus sérieusement, au delà de l’aberration que représente le non renouvellement et la non titularisation de Linda et de Djamila (en clair : ces 2 femmes de qualités sont aujourd’hui sans emplois en ne font plus profiter à nos enfants de leurs compétences), je crois qu’il est du devoir d’un employeur public, en ces temps difficiles, de sauvegarder l’emploi quand c’est possible, et c’était possible !!!!

    Benoît

  3. Sep 2011
    6
    16 h 28

    M. Loeb a été interrogé à plusieurs reprises avant l’été sur les raisons qui le poussaient à ne pas titulariser Djamila alors même que les parents d’élèves, les enseignantes et certains conseillers municipaux s’y opposaient. Djamila est compétente, appréciée et aujourd’hui qualifiée pour occuper ce poste.

    La commission du centre de gestion s’est prononcée à l’unanimité pour une titularisation. Mais, à nouveau, le Maire, va à l’encontre d’une décision, cette fois-ci, prononcée par ses pairs…

    M. Loeb avait promis des explications, nous les attendons toujours !

    Il nous a expliqué à plusieurs reprises qu’il était seul à décider de la gestion du personnel. Il est à espérer, puisque la Commune semble traverser des difficultés financières (Cf. commentaire précédent), qu’il en assumera personnellement les conséquences financières en cas de recours de l’agent et ne fera pas peser sur le budget de St Pierre le poids d’une éventuelle remise en cause de sa décision par le tribunal administratif (indemnités, ré-intégration de l’agent, …).

    Benoît

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