PRG

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Et vous, vous ferez quoi le 9 octobre ?

Et vous, vous ferez quoi le 9 octobre ?
Au début il y avait DSK. Seul héros de l'île de la tentation, il faisait seul course en tête.
La faillite de l'homme a changé la donne au PS. Désormais, la primaire au PS devrait au parti de se doter d'un candidat légitime. Ou d'une candidate.
Le parti socialiste ne désigne pas sa primaire comme une primaire du parti. Présentée comme une élection citoyenne, "l'élection citoyenne à gauche", les candidats à la primaire socialistes voudront voir la légitimité de ce grand parti de centre gauche s'étendre à tous les partis de gauche.
Tout d'abord, il faut qu'un étranger au PS participe à l'élection pour que celle-ci dépasse les seules limites du PS. Et c'est Jean-Michel Baylet qui s'y est collé. Un qui colle, deux qui s'y collent, et pourtant le candidat du PRG ne décolle pas. Mais il fallait bien que le parti radical acquît une quelconque visibilité. C'est chose faite. Mission accomplie pour Jean-Michel Baylet, et mission réussie pour le PS qui a ouvert une porte aux forces de gauche, dont le PRG, et à part toutes les autres.
Nous voici à la veille du 1er tour éliminatoire de cette soft story, où les candidates et candidats font, doivent faire preuve de toutes les qualités nécessaires pour accéder à la finale, et pourquoi pas l'accession directe au rôle de candidat au poste suprême.
Il faut être résistant, mordant, cinglant, combattif, inattaquable, intraitable et autoritaire, tout en restant digne, ouvert, spirituel, un tribun issu du peuple, le candidat qui a hérité du glorieux passé, capable d'assumer les fautes collectives, et de transformer les erreurs en expérience suffisante pour porter le destin du pays sur des épaules, qui pourtant nous dépasse tous.
L'élu(e) sera en mesure de concurrencer le tout puissant président sortant...
Que de séances de média training il aura fallu pour trouver toutes ces qualités dans les candidates et candidats, chacune et chacun dans son rôle, et tous guettant la moindre faute de l'adversaire. Dans l'unité, la joie et la bonne humeur, youpi.
Évidement, le spectacle ainsi offert au public, la réalité en 1080p avec ses émotions plein écran est une aubaine à la fois pour les média et pour le parti. Ce dernier qui s'offre un show permanent et réussit à s'emparer de la vedette, face à une UMP muette, coincée dans les affaires, avec un candidat désigné sans suspens, sans désir et sans émotion.
Mais tout ce spectacle offert au public a un prix. On a privilégié l'image, les sondages et l'assurance. Et les socialistes ont fait l'impasse sur la vision et la programmatique.
On aura donc peut-être l'alternance à Sarkozy. Mais pour quoi faire ?
Il reste un espoir cependant. Que face à ce manque de vision, que faire face aux tempêtes que nous devront affronter : tempêtes financières, tempêtes économiques, tempêtes sociales, tempêtes écologiques, climatiques, énergétiques et crises de l'eau et de la faim, il reste quelque chose. Dans une société impréparée, sans vision, quelle modernité nous offre encore le PS ?
Il en est une encore. Une femme présidente.
Éliminer toutes les femmes de toutes les compétitions politiques importantes ne peut plus durer. Le sort réservé à une époque à Simone Veil, mais à tant d'autres femmes, jusqu'à Catherine Tasca ces derniers jours, pour démontrer par a+b que les femmes ne pèsent rien dans le monde politique, dans le monde des affaires. Les femmes ne pèsent rien dans le monde.
Prouvez le contraire, messieurs les socialistes. Prouvez que pour la première fois dans notre Histoire, vous pourrez offrir plus que le droit des femmes de voter pour des hommes. Les femmes sont égales aux hommes en droit. Et en fait.
Vous pourriez avoir la volonté de nous refaire le coup des chefs de bande et de celui qui crache le plus loin, a les meilleures fringues et le plus de copains, mais ce jour de 2ème tour, si vous êtes déçus, dîtes-vous bien que j'aurai été au bord du lac au lieu d'aller à la mairie.
Et j'y aurai été avec des copines. Ne venez nos dire ce jour-là que la faute nous en incombe : aujourd'hui, je ne vote pas, vous êtes libres de vos choix. Soyez sûrs cependant que la transformation arrivera, quoiqu'il arrive. Bonne chance.

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