Archives de 2012

Portrait de campagne d’une militante écologiste dans Madame Figaro

Un portrait de Laetitia Sanchez, secrétaire régionale d’Europe Écologie-Les Verts en Haute-Normandie, par Madame figaro. Crédit photo : Photo DR
"Il y a encore deux ans, elle n’était qu’une sympathisante écolo. Aujourd’hui, Laetitia Sanchez est secrétaire régionale d’Europe Écologie-Les Verts en Haute-Normandie. Cette professeure de français de 39 ans, qui a toujours voté vert et croit en l’émergence d’un monde plus juste, met son optimisme au profit du parti pour combattre des sondages en berne."
C'est ainsi que commence l'article consacré à la candidate écolo de la 4ème circonscription de l'Eure, secrétaire régionale EELV.
Je vous invite à lire ce portait, où Laetitia décrit le parcours qui l'a conduit à se présenter à la candidature aux élections législatives, et à accepter d'assumer ses responsabilités au sein du mouvement écologiste.
"Elle commence par le petit bain : suppléante aux élections cantonales. Puis, la secrétaire régionale d’EELV en Haute-Normandie quitte son poste et Laetitia est sollicitée pour prendre sa place", cite le magazine. Une vingtaine de mois après avoir payé sa première cotisation, elle est donc élue : « J’ai d’abord été très surprise, mais les Verts sont plutôt favorables aux nouvelles têtes. » Son engagement consiste surtout en un travail de coordination. Quand Eva Joly vient en Seine-Maritime, c’est elle l’interlocutrice. Elle vient la chercher à la gare, fixe l’heure de la rencontre avec les syndicats d’une usine en grève, comme ce fut le cas en janvier, à Pétroplus. « Cécile Duflot est venue un jour où j’avais six heures de cours. J’ai dû les rattraper la semaine suivante ! »

Mon optimisme, c’est ce qui me motive

Mon rôle, c’est de remotiver les gens. Le discours que je tiens aux militants correspond à ma philosophie de vie. Mon optimisme, c’est ce qui me motive. » Si elle prépare déjà les élections législatives, elle dit ne pas y penser encore : « On ne va pas renoncer au 22 avril parce qu’on a de mauvais sondages. » Laetitia Sanchez est persuadée que le monde est dans une période charnière et qu’il faut se tenir prêt : « Il faut que des gens soient là pour porter d’autres valeurs. Et pour cela, il faut garder ses convictions bien ancrées. »
Je vous invite à lire l'intégralité de l'interview ici : http://madame.lefigaro.fr/societe/faut-recreer-collectif-100412-227853

Pôle métropolitain CREA-CASE : les représentants de la CASE ont été nommés, la réprésentation ne représente pas la communauté d’agglomération !

Aujourd'hui, c'est un jour spécial, c'est Pâques. On va pouvoir aller trouver les oeufs dans les jardins, croquer tout crus les petits lapins qui se cachent dans les fourrés, et on va voir les cloches voler en escadrille. Si, si. Levez le nez, et avec un peu de chance... Joyeuses Pâques.
Mais je ne suis pas venu pour vous parler des cloches de Pâques, je voulais vous parler de la représentation de la CASE au pôle métropolitain.
Les représentants de la CASE au pôle métropolitain CREA-CASE ont donc été nommés.
Marc-Antoine Jamet, maire de Val-de-Reuil ayant été écarté de la liste des délégués pour opposition, les élus de Val-de-Reuil ont boycotté cette élection.
Voici donc la liste des délégués de la CASE (roulements de tambour...) :
Commission développement économique :
Andé (1)
  • Jean Legoff
La Haye-Malherbe (2)
  • Olivier Desplats
  • Jean-François Laborde-Padie
  • Mathieu Traisnel
Léry (1)
  • Jacky Gasnier
  • Chantale Picard
  • Roger Leblond
Poses (1)
  • Didier Piednoël
  • Eric Jammet
Saint-Pierre du Vauvray (2)
    • Alain Loëb
    • Pascal Schwartz
    • Véronique Brethiez-Julia
    Commission tourisme :
    Andé (1)
    • Denise Vard
    Léry (1)
    • Dominique Douche
    • Pauline Blasquez
    • Isabelle Momplay
    • Marie-Hélène Gateau
    • Jacques Hue
    • Marie-Christine Calmon
    • Véronique Bertrand (Klepal)
    Saint-Pierre du Vauvray (1)
    • Claude Laroche
    • Agnès Halbout
    • Lauris Oberkampf de Dabrun
    • Sylvianne Loret
    Commission transports en commun :
    Andé (1)
    • Lionel Legrix
    • Paul Emaer
    Léry (1)
    • Jean-François Petit
    • Pauline Blasquez
    • Edwige Laquerrière
    • Dominique Hébert/li>
    Poses (1)
    • Thierry Jimonet
    • Eric Jammet
    Saint-Pierre du Vauvray (1)
      • Alain Loëb
      Surville (1)
      • Alain Renaux
      La Vacherie (1)
      • Jean-Claude Courant
      • Eric Bordet
      Un pôle métroplitain qui évacue Val-de-Reuil de l'agglo, c'est une farce ?
      Franck Martin avait prévenu : "la CASE est une structure un peu originale dans le domaine puisqu'effectivement, elle ressemble peut-être plus à un village gaulois. Il n'y a pas de structuration entre une majorité et une minorité, il n'y a pas de structuration politique à proprement parler, dans les instances de la CASE, c'est un "subtil" équilibre entre les représentations territoriales, et les compétences propres de chacun. Il fallait garder une place au chaud pour une représentation ultérieure de l'agglomération Seine-Bord, dans l'hypothèse d'un mariage heureux fin 2013."
      Il l'avait dit : "La CASE fera comme d'habitude, fera entre ceux qui sont intéressés, ceux qui ont une compétence particulière, ceux qui souhaitent s'investir parce qu'il sont dans la commission de développement économique, la commission tourisme,..."
      Val-de-Reuil, 2ème ville de la CASE en population et 1ère en terme économique, la ville qui héberge la gare SNCF, centrale donc en termes de transports, une ville qui possède des centres sportifs et de loisirs, des théâtres, salles de concerts, cinéma, des écoles, collèges et lycées, un pôle de compétitivité dont on connaît tous l'importance, quatre des plus grands data-centers de France, et j'en passe.
      Marc-Antoine Jamet a été éliminé. Cela nous conduit à cette situation ubuesque : Saint-Pierre du Vauvray a 4 délégations, deux au développement économique, une au tourisme et Alain Loëb aux transports en commun. Aucune délégation pour Val-de-Reuil ?! Pour les transports en commun, nous avons d'un côté un maire qui a présenté ici son PDU, qui pose la question de la nécessité d'une navette entre la gare de Val-de-Reuil et Saint-Pierre du Vauvray, lorsque la CASE proposait cette navette. D'un autre côté, le maire de Val-de-Reuil, présent lors du débat public de la LNPN, qui se bat pour sa gare et ses transports en commun. On peut-être d'accord sur de nombreux points avec Jamet, en désaccord sur d'autres, mais force est de constater que c'est une personne, et à priori, une équipe, qui connaît le sujet, qui a la connaissance des dossiers, et une vision pour sa ville et sa région en matière de transports en commun et qui a des arguments solides. On accepte dans la commission le maire de la Vacherie, qui s'opposera de toutes ses forces à ce qu'on étudie même une ligne Rouen-Evreux, mais pas de Jamet, capable pourtant d'échanger des arguments avec Guillaume Pepy, et de présenter une vision cohérente de transports pour le territoire.
      On élimine donc une commune qui est une cheville ouvrière de la communauté d'agglo, on élimine des acteurs écologistes qui déplaisent, mais capables, eux, de présenter un cahier d'acteur lors du débat sur la LNPN, de proposer un nouveau scénario qui sera retenu par RFF comme alternative sensée, et qui militent pour les transports en commun, pour présenter face à la CREA des délégués dont d'aucuns ne jurent que dans le déplacement individuel en automobile.
      On marche juste sur la tête. En face, au moins, côté CREA, ils sont capables de présenter des délégations représentatives des partis et des débats politiques, même si, au final, numériquement et par jeux d'alliances, c'est Fabius qui commande. Et même si je continue de penser qu'il ne s'agit là que d'une feuille supplémentaire ajoutées au mille-feuilles, contrairement à ce que dit Laurent Fabius.
      A la CASE, non, c'est... le fait du prince. Le pôle devait apporter soi-disant de la souplesse. En éliminant une Val-de-Reuil, qui est une des jambes de notre communauté d'agglo, et écartant des personnes compétentes et représentatives, ce n'est plus de la souplesse : c'est l'enterrement de 1ère classe du débat politique et d'un développement équilibré du territoire.
      Verra-t-on la CREA et Laurent Fabius aborder des dossiers avec la CASE comme si de rien n'était ? Ce n'est plus un pôle, c'est une farce !

      Penly, les incendies ont été éteints, tout comme la communication. EDF nous doit plus que la lumière ?

      Penly, les incendies ont été éteints, tout comme la communication. On a encore le choix.
      "Le 5 avril 2012, à 12h20, une alarme incendie s'est déclenchée suite à un dégagement de fumée dans un local situé dans le bâtiment réacteur de l'unité de production n°2 de la centrale nucléaire de Penly. Les systèmes de sécurité se sont enclenchés normalement et le réacteur s'est arrêté automatiquement. Il n'y a pas de blessés et les installations sont en sécurité."
      EDF nous doit plus que la lumière. Mais déjà, la lumière, ce serait pas mal.
      Selon une dépêche AFP, la CLI (commission locale d'information) a été prévenue, tout comme l'ASN, la préfecture et la sous-préfecture :
      "Le 5 avril 2012, à 12h20, une alarme incendie s'est déclenchée suite à un dégagement de fumée dans un local situé dans le bâtiment réacteur de l'unité de production n°2 de la centrale nucléaire de Penly. Les systèmes de sécurité se sont enclenchés normalement et le réacteur s'est arrêté automatiquement. Il n'y a pas de blessés et les installations sont en sécurité"
      Une alarme incendie, un dégagement de fumée, des système de sécurité qui s'enclenchent normalement, et un réacteur qui s'arrête automatiquement. Tout va bien donc, rien que de très normal... A tous les alarmistes qui pourrait arguer qu'il n'y a pas de fumée sans feu, on nous précisera :
      "Le président de la CLI, Serge Boulanger, a précisé à l'AFP avoir été informé en début d'après-midi par EDF "d'un dégagement de fumée au niveau d'une pompe d'alimentation d'eau qui se serait mise à fumer suite à un manquement d'huile, au niveau de l'enceinte du réacteur 2". Selon ces informations, "il y aurait eu de la fumée mais pas de flammes", a ajouté Serge Boulanger."
      Nous pouvions être rassurés... Pas de flamme, donc juste une pompe mal entretenue qui aurait un peu manqué d'huile. Tout est sous contrôle.
      Comme on peut être rassurés par le maire de Penly, Jean-Pierre Cacheux qui à 17h11 nous faisait un point presse sur BFMTV. Son expertise nous permet de savoir que ces dégagements de fumée ne représentaient aucun danger et qu'il n'y avait pas de conséquences sur l'environnement.
      Cet avis catégorique n'est pas forcément partagé par tous, et je ne sait pas si l'expertise de la CRIIRAD (Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité) vaut celle du maire de Penly, cependant on peut toujours Bruno Chareyron, Responsable du laboratoire de la CRIIRAD, ça ne mange pas de pain :
      Ainsi l'avis de la CRIIRAD est un peu plus nuancé et un peu moins optimiste que celui de messieurs Boulanger et Cacheux. Entre deux, nous avions toutefois appris que contrairement aux premières informations, deux incendies avaient bien eu lieu dans le bâtiment même du réacteur n°2 de Penly, mais avaient été maîtrisés. Les incendies sont donc sous contrôle, tout comme la communication du service de communication EDF.
      Rien à voir avec avec le service de communication d'EDF, reprenons notre souffle en visionnant ce petit diverstissement :
      Après ce petit moment de détente, revenons à nos moutons. Nous disions donc que tout est normal.
      Les systèmes de sécurité se sont arrêtés normalement, le réacteur s'est arrêté normalement, il n'y a donc que deux petits incendies dans le bâtiment du réacteur qui pourraient sembler un peu anormaux. Pour la CRIIRAD, un dysfonctionnement sur une pompe du circuit primaire du réacteur, avec projection d'huile, perte d'huile et incendies nucléaire est potentiellement grave. Et cela pose la question des causes. Est-ce un problème de maintenance ? Un problème de fabrication ? C'est un problème de sûreté. Outre les risques d'irradiation qui pourraient exister pour les intervenants, la CRIIRAD nous parle des conséquences sur l'environnement avec des fuites d'eau radio-active qui a été de 2 m3/h, en s'atténuant au fil du refroidissement du réacteur.
      Bruno Chareyron pose la question de la capacité des bacs de confinement. Combien de temps aurait-ils pu contenir ces fuites, si elles avaient duré plus longtemps ? Les eaux radio-actives devront être traitées avant d'être rejetées en mer. Dire que cela n'aura aucune conséquence, sur l'environnement est un peu rapide pour lui, mais il nous parle de choses compliquées, évoquant le tritium qui ne peut être filtré, l'iode, ou encore les gaz rares.
      Le discours d'EDF est lui beaucoup plus simple et compréhensible, en un mot, limpide : Il n'y a pas de conséquences sur l'environnement. Pas de danger, pas de conséquence, c'est un incendie incident mineur. Circulez, y a rien à voir.
      Les réactions n'ont pas été vives chez les candidats à l'élection présidentielle, qui avaient presque tous autre chose à faire que de discuter de ce problème de sécurité nationale. Comme l'a rappelé Eva Joly, "Un joint défaillant, une flaque d'huile et un départ de feu dans le bâtiment d'un réacteur nucléaire ne peuvent être considérés comme anodins. Nous parlons de nucléaire là, pas de la chaudière du gymnase du coin." "A peine l'incident de Penly maîtrisé, on apprend qu'un capteur défaillant a provoqué l'arrêt du réacteur N.2 de Saint Laurent", dans le Loir-et-Cher", a-t-elle ajouté.
      L'autre candidat qui s'est distingué du mutisme de ses concurrents est François Hollande. Interrogé dans la matinale il répondra : "C'est un incident, je n'utilise pas un incident pour défendre un point de vue."
      Certes il a été classé comme un incident par l'ASN, et les incendies ont été maîtrisés. Mais nous savons tous bien qu'en matière de technologie nucléaire, ce qui n'est qu'un incident au départ peut tourner à la catastrophe, et il est déraisonnable pour chaque citoyen, et à fortiori, ceux qui les représentent, de ne pas se poser les vraies questions sur la sûreté nucléaire.
      Rappelons-nous de la catastrophe de Fukushima. Rappelons-nous avec quelle désinvolture les messages les plus rassurants avaient été envoyés aux populations.
      Aujourd'hui on sait qie le gouvernement japonais avait envisagé le pire : la fin de Tokyo ! Qu'importe, , il a fallu nier jusqu'au bout, rassurer à tout prix, nier l'évidence et le risque jusqu'à expliquer que la situation était sous contrôle alors que le monde entier était en train de regarder le réacteur n°2 exploser devant nos yeux effarés. Nous avons tous dit plus jamais ça !
      Et bien, la mémoire humaine est bien volatile, car voici que l'on nous reparle d'incident, que cela ne change rien, qu'il n'y a rien à analyser, rien à voir, circulez et votez pour moi.
      Il ne nous reste qu'à espérer que nous ne subirons pas de catastrophe. Et que le service de communication ne viendrait pas nous dire à ce moment là que le réacteur a explosé normalement, et que la situation est sous contrôle, vous pouvez rester chez vous, mais pensez à vous munir d'un masque en papier par prudence.
      bref, on a encore le choix. Mais total désintérêt ou autocensure sur le sujet, l'encéphalogramme plat de la blogosphère de gauche sur le sujet ne remplit pas d'optimisme quant au débat public et aux solutions à trouver.
      Allez ! Le sujet n'est pas léger, léger, aussi, je vous propose un petit divertissement sur la technologie spatiale appliquée. N'y voyez aucune malice.

      Nettoyage des berges à Saint-Pierre du Vauvray, avec l’Apure, lors de l’opération berges saines

      Un gros merci à Anne-Marie et à tous les membres de l'APURE pour organiser encore une fois cette journée de nettoyage des berges. C'est utile, indispensable, amusant et amical. Bravo !
      Super journée ce samedi, pour une opération utile et même indispensable pour notre environnement, ici, dans notre village, pour l'état de la Seine, pour l'état de la mer : samedi on a nettoyé les berges.
      C'est Anne-Marie Ashbrook qui a organisé cette opération, avec tous les membres de l'APURE. Ils ont été formidables. Merci à vous pour l'accueil, merci pour l'organisation, et merci de cet enthousiasme, renouvelé chaque année maintenant.
      C'est avec la Seine en partage que l'opération "Berges saines" s'est déroulée dans 90 communes riveraines de la Seine.
      A Saint-Pierre du Vauvray, rendons à César ce qui est à César, c'est encore Anne-Marie qui cette année a pris l'organisation en main. Bravo et respect, Anne-Marie. Et j'adresse le même respect à tous les membres de l'APURE et tous ceux qui ont décider de chausser bottes et gants pour chasser la pollution, et valoriser des déchets qui iraient en mer si on ne faisait rien.
      Penser global et agir local, cela veut dire que des citoyens, des plus jeunes, très jeunes, aux plus anciens, tout le monde se tient la main parce que pour notre environnement, ici, on se bouge. C'est pédagogique, c'est agréable, ça fait chaud au coeur, et quand on supprime la pollution tout près de chez nous, cela a des impacts bien plus vastes : c'est une pollution qui n'atteindra pas la mer, qui n'ira pas s'accumuler à toutes les autres pour former des continents de plastique.
      Encore un mot sur la pédagogie : ce sont les enfants qui ont ramassé les déchets jetés par des adultes. Les adultes sont responsables et ont la mission d'éduquer les enfants. Ils apprennent à faire les choses par eux-mêmes, à partager, à ne pas polluer, à ranger. Et bien ce sont les petits qui nettoient les saletés de gens sensés être les responsables. Ça, c'est une leçon que les adultes peuvent recevoir en retour des leçons qu'ils donnent.
      Bravo, les enfants, vous avez mérité vos diplômes.
      Merci à tous ceux qui étaient là, soyons plus nombreux l'an prochain. Et soyons attentif au quotidien.
      J'ai mis un petit reportage photo, d'avant le grand ménage, et d'après. Pas de photos entre deux, on avait des gants, des sacs, et deux mains seulement par personne. Mais vous trouverez ici un court reportage de TF1 (4ème sujet), passé au 20 heures samedi pour sensibiliser les habitants sur l'état de leurs berges.
      Belle opération, même si on manquait un peu de bras. C'était fun, amical, et valorisant.
      Merci à tous. Merci aux enfants. Chouette moment :)

      Un gros merci à Anne-Marie et à tous les membres de l'APURE pour organiser encore une fois cette journée de nettoyage des berges. C'est utile, indispensable, amusant et amical. Bravo !Romuald, de l'association le chemin de halage, que tous les Saint-Pierrois connaissent bien maintenant, a mis à la disposition de l'opération 3 ânes équipés de poubelles de recyclage. Il explique aux enfants comment se comporter avec les animaux.Les membres de l'APURE ont pris en charge toute la logistique, la préparation de l'opération, l'encadrement, et aussi la réception, de l'accueil à l'apéro, biscuit et gâteaux pour le pot de l'amitié pour les braves qui ont mis les mains dans le cambouis. Du plus petit au plus grand.Les combattants de la dépollution se préparent dans le zen et la bonne humeur : gilets fluo pour les enfants, gants et bonnes chaussures pour tous. Manque un rayon de soleil, même pas grave...En attendant des volontaires, les petits conducteurs d'ânes apprennent leur mission sur le terrain de footbal. Tout à l'heure, il faudra les mener sur l'étroit chemin de halage.On attend encore des volontaires qui pourraient être retardataires, mais là c'est l'heure.Pour cette opération que nous menons humblement dans un tout petit village, les équipes de TF1 sont venus receuillir nos témoignages.Quelques tours de piste où les enfants qui ont pris la responsabilité de conduire les ânes mêlent joie et esprit d'équipe et de responsabilité.C'est au tour des grands d'écouter la passion de Romuald pour la nature et l'environnement. Ce ne sont pas de mots, mais des actions au quotidien qui permettront de présever et améliorer notre territoire et notre planète.Merci Henri-Pierre, c'était chouette, hein ?omuald donne ses dernières consignes quant à la sécurité avec les animaux, les carottes sont prêtes (on n'attire pas les ânes avec du vinaigre !)C'est au tout d'Anne-Marie de distribuer le matériel, et de donner les instructions pour le ramassage des déchets : on pose les encombrants sur le bas-côté en les signalant avec un fanion, les déchets dangereux seront ramassés par les adultes, les déchets recyclables triés, enfin les sacs seront rangés sur le bas-côté avant ramassage.Bon, c'est l'heure : toutes les consignes sont données, les enfants ont appris à conduire les bêtes, les sacs sont déployés...C'est parti ! Eh, la Seine, c'est à gauche ;-)Suivi - ou précédée - par l'équipe de TF1, je range l'appareil photo pour prendre les gants et le sac, on va aller redonner un peu de propreté à nos berges, à la Seine, et bien sûr à la mer... Penser global, agir local...Applaudi par Linda, Jean Gabin, oups !, Philippe fait ses premiers pas derrière la caméra. Lumière !Notre randonnée s'est déroulée formidablemnt, dans la bonne humeur, et on a bien bossé. Nous avons été galvanisés aussi par l'entrain des enfants. Ce sont eux qui sont félicités ici : ils ont ramassé, tout enfants qu'ils sont, les déchets jeté s par des adultes... responsables ! Bravo les enfants.

      Urgence climatique, urgence économique : les solutions de l’écologie, par Denis Baupin et Pascal Canfin, à Vernon le 12 avril 2012

      Sécheresse en Europe et en Afrique, pollution de l'air et de l'eau, abeilles décimées : tous ces signaux d'alerte mettent en évidence une crise écologique qui s'aggrave. Le changement climatique est incontestable, ses conséquences s'aggravent, et s'aggraveront encore si on ne change pas nos pratiques. Les ressources s'épuisent, mais là encore, on voudrait ne rien changer. C'est pourtant maintenant qu'il faudrait nous préparer, anticiper, agir.
      Notre économie financiarisée, incontrôlée, continue d'épuiser ces ressources, et les hommes. Un proverbe indien dit : "Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson pêché, alors vous découvrirez que l'argent ne se mange pas". Ne vous inquiétez pas, il n'y aura même plus d'argent à manger pour la plupart d'entre nous... si l'on continue à créer des crises financières qui habillent quelques heureux élus, mais déshabillent Pierre, Paul, Jacques, Corinne, Brahim, et tous les autres.
      Crise écologique, crise économique, crise sociale. Beaucoup veulent séparer ces crises. Comme si chacune avait ses solutions propres. Comme si l'on pouvait reporter les solutions aux enjeux environnementaux et climatiques à plus tard. Ou qu'il faille d'abord remettre l'économie d'aplomb, avant que de s'occuper des questions sociales.
      Il s'agit en réalité d'une même crise : celle de notre modèle de développement.
      Tant en matière d'économie, que d'écologie ou de justice sociale, il faudra faire preuve de volonté et de courage politique. Il faudra remettre des règles qui empêchent que, pour le profit de quelques grandes multinationales, on oblitère l'avenir commun de l'humanité. Pour cela, l'Europe sera le premier échelon pertinent.
      C'est ce que démontrent les écologistes Denis Baupin et Pascal Canfin.
      Denis Baupin est maire-adjoint de Paris depuis 2001, chargé des Transports et du Plan climat, fondateur de l'association Agir Pour l'Environnement, président entre 2004 et 2008 du Club des Villes Cyclables, vice-président du réseau Énergie-Cités depuis 2009, président de l'Agence Parisienne du Climat depuis 2010.
      Pascal Canfin est député européen, membre des commissions "Affaires économiques et monétaires" et "Marché intérieur et protection des consommateurs" ; co-fondateur de l'ONG "Finance Watch" contre les lobbys bancaires ; conseiller économique d'Eva Joly.
      Tous deux portent un discours basé sur l'expérience et l'action, et prouvent que l'écologie apporte une réponse globale aux crises qui ruinent notre système.
      Venez participer au débat organisé le jeudi 12 avril 2012 à Vernon, à 20h à l'Espace Philippe Auguste, 12 avenue Victor Hugo.

      Un club de lecture est créé à Tabagne, avec le soutien de l’association Toumaï

      Depuis le mois de décembre 2011, nous attendions des nouvelles de notre dernier envoi de livres en Côte d'Ivoire. Enfin, les livres vont bientôt pouvoir quitter le port d'Abidjan et, grâce à notre correspondant du Rotary Club d'Abidjan, parvenir au village de Tabagne.
      Pendant ce temps, les choses s'organisent au village. Lors de sa visite à Tabagne, Henri Sobowiec, alors président de "Lire et faire lire" sur Louviers-Val de Reuil, avait présenté l'action de l'association aux jeunes "encadreurs" du collège. Grâce au premier don de livres de 2010, une bibliothèque avait pu commencer à se mettre en place.
      Aujourd'hui, Jean Paul Sawiri Kouassi (un ancien élève du Collège Moderne, devenu à son tour "encadreur") nous informe de la création d'un Club de la Culture et des Arts, dont l'action passe par la sensibilisation au livre et à la lecture. Une quarantaine de lettres de collégiens nous sont parvenues, ce qui va nous permettre de renouer la correspondance initiée à l'origine du projet en 2008.
      Nous remercions la Région Haute-Normandie, le Rotary Club de Louviers, l'association "Femme 2000 " pour leur contribution à ce projet. Nous remercions également la mairie de Val de Reuil, qui met à notre disposition des locaux de tri et de stockage, et permet à la "Ferme des Jeunes" de nous apporter un précieux soutien logistique. Enfin, nous remercions tous nos donateurs, écoles, médiathèques, le Centre de Documentation Pédagogique de l'Eure, la FCPE et la PEEP de l'Eure, Amnesty International.

      Samedi 31 mars, dimanche 1er avril : un week end d’actions solidaires et conviviales à Saint Pierre du Vauvray (27430)

      Commencez par une balade en famille sur les berges de la Seine pour un grand nettoyage de printemps : rendez-vous à 9h samedi matin, sur le stade de football de Saint Pierre. Pensez à équiper toute la famille de gants, de bonnes chaussures et de sacs !
      Continuez en vous cultivant à la Foire aux livres d'Amnesty International : samedi après-midi (14h-18h) au lycée Marc Bloch de Val de Reuil.
      Et dimanche, c'est la foire aux livres et aux vieux papiers de l'école de Saint Pierre du Vauvray (salle des fêtes), qui permettra des sorties culturelles à moindre coût pour les enfants du village.
      Bon week end à tous !

      Alain Loëb trouve de l’occupation aux gendarmes

      Tout commence par un courrier recommandé à Laetitia, avec la sous Préfète en copie. Puis dans le bulletin municipal, enfin dans la presse locale, Alain Loëb affirme que Laetitia l'a traité de bouffon du fait qu'il la rappelait à l'ordre conformément aux pouvoirs du maire.
      Laetitia a relaté auprès de la sous-Préfète la scène telle qu'elle l'avait vécue, avec le maire en copie :
      Lors d'une délibération sur l'enquête publique Lafarge, comme elle disposait d'une heure pour consulter le dossier d'enquête en mairie, aucune des personnes présentes, dont le maire et M. Schwartz, n'avait pu lui présenter le dossier.
      Le 21 novembre 2011, en conseil municipal, lorsqu'elle a posé la question : "Sur quoi porte l'avis demandé : est-ce un avis sur l'enquête elle-même, ou faut-il se prononcer sur le renouvellement et l'extension des carrières de sables, ainsi que sur le pompage des nappes phréatiques ?", Alain Loëb lui a répondu : "Vous posez des questions idiotes." [NdR: Albert Einstein avait déclaré : "Il n'y a pas de question idiote, seulement une réponse idiote."]
      Elle a alors demandé qu'il arrête de la rabaisser. Et lui a répondu : "Vous vous rabaissez vous-même".
      Il est allé photocopier le courrier de la préfète informant de l'enquête...
      Laetitia constate en lisant le document que l'enquête était ouverte depuis le 23 octobre 2011 et serait close le 8 décembre. C'était alors le 21 novembre. Dans un courrier de la Préfète datant du 5 octobre, il était demandé de solliciter l'avis du conseil municipal sur ce dossier dès le début de l'enquête.
      Alain Loëb a alors répondu qu'il ne l'avait pas et qu'il fallait aller à Muids.
      C'est là que Laetitia a dit : "Voilà. Première délibération. Ce n'est pas sérieux, ce n'est pas professionnel, c'est bouffon".
      Le maire a demandé à la secrétaire : "Notez que madame Sanchez m'a traité de bouffon."
      Ben non, elle n'a pas dit "vous êtes un bouffon", mais "c'est bouffon".
      Bien entendu, le vote sera l'abstention à l'unanimité, faute de savoir sur quoi ils votaient. Très pro.
      Pas de quoi casser trois pattes à un canard, penseront beaucoup. C'est là que le bât blesse : Lundi matin, une estafette de la gendarmerie se présente à notre domicile, munie d'une convocation. Laetitia s'est donc rendue le lendemain à la gendarmerie. Les gendarmes ont été très accueillants et aimables. C'est là qu'elle a appris que le maire comptait l'envoyer au tribunal pénal pour l'avoir traité de bouffon, selon le maire. Vu l'importance de l'affaire, il y a heureusement des chances que le dossier soit classé sans suite...
      Cependant, avec toujours moins de personnel, mais toujours plus de missions, les gendarmes ont bien d'autres choses à faire que de se déplacer pour nous apporter une convocation, puis de prendre du temps à écouter les versions de l'un et de l'autre : ils ont la charge de la sécurité des personnes et des biens, la sécurité routière, la surveillance des écoles, des établissements publics et privés. Ils ont déjà bien assez à faire à assurer notre sécurité à toutes et tous. Quant aux tribunaux pénaux, ils sont déjà bien assez encombrés pour ne pas avoir à traiter sur des sujets aussi futiles. Je rappelle que les gendarmes avaient déjà été appelés pour me faire évacuer lors d'un conseil municipal, qui sont venus constater que je ne troublais pas l'ordre public. Ils ont été très sympathiques, mais ils avaient des missions bien plus importantes à accomplir.
      Je connais Laetitia depuis près de 20 ans. Et Laetitia ne jure pas, pas plus qu'elle n'insulte. Il m'arrive parfois à moi de jurer comme un charretier. Pas Laetitia. Tout le monde n'a pas la même éducation. Et puis mentir... Laetitia a des convictions. On les partage, ou pas. Mais elle s'y tient. Pour autant, elle tient compte des avis, et reste démocratique. Elle peut se tromper. Mais mentir, là encore, il y a des différences d'éducation entre les uns et les autres. Pour lâcher un "c'est bouffon", j'avoue qu'elle m'en bouche un coin. Les insultes qui précèdent, le fait qu'on nous ferme la porte à clef à notre nez a l'heure du début de séance, que la séance soit encore votée à huis clos irrégulièrement, n'y sont peut-être pas pour rien.
      Je profite de ce billet pour rappeler que dans le bulletin municipal, dans le résumé qui est fait du conseil municipal du 21 novembre 2011, celui-ci ne correspond pas à ce que l'on peut voir en vidéo. On peut ainsi lire : "Monsieur Binard se permettra de demander une suspension de séance à deux reprises". C'est idiot, je vais rappeler ce que j'ai déjà eu l'occasion d'écrire au maire en réponse à ses recommandés :
      Le maire a demandé de voter le huis-clos dans les conditions décrites ici.
      Or, je ne peux pas demander une suspension de séance à deux reprises, puisque la séance est forcément suspendue après le vote d'un huis clos, en attendant que tout le public soit sorti. Mais là dès que j'arrête de filmer, il reprend la séance sans même l'annoncer. Je suis en train de ramasser mon matériel, je vais demander les clés de la voiture, mais non, la séance reprend comme si de rien n'était.
      Je dis bien à la conseillère de demander la suspension, à 2 reprises, car on fait tomber de nouveau la séance dans l'illégalité si elle reprend à la suite du vote du huis-clos et que le public n'a pas eu le temps de sortir. La vidéo est bien là pour prouver que je ne demande pas de suspension de séance pendant la séance publique. On a donc un huis-clos qui est déclaré illégalement, et une séance qui continue de façon irrégulière : lorsque le huis clos est décidé, la présence de personnes étrangères au conseil constitue une irrégularité.
      Bon, je ne vais pas traîner le maire au pénal parce qu'il a écrit ces fadaises.
      Je reviendrai dans 3 semaines pour vous raconter la réponse de l'Afnic à la demande de d'Alain Loëb au système de régulation de litiges contre moi. Cela sera très intéressant quelque soit le résultat, et risque de beaucoup intéresser les internautes.
      Ah oui dernière chose : Monsieur Loëb, merci de ne plus envoyer de courriers aux employeurs de vos administrés pour essayer de ruiner leur réputation à leurs yeux, en écrivant des choses fausses. La méthode n'est pas jolie.
      Bref. Ça ne vole pas très haut tout ça...
      Bonjour chez vous.

      Nous sommes toutes des mères de Fukushima

      Il y a un an, une catastrophe naturelle et un accident nucléaire frappaient coup sur coup ce grand pays moderne qu'est le Japon, soufflant les certitudes. Après la sidération qui nous a tous frappés, partout dans le monde, des populations ont poussé leurs dirigeants à prendre leurs responsabilités, en engageant MAINTENANT la décision de sortir du nucléaire.
      Les scénarios existent, ils prouvent leur viabilité, conjuguant maîtrise des consommations et engagement en faveur des énergies renouvelables : c'est désormais une question de volonté politique, la volonté d'appuyer enfin sur le bouton STOP. Changer de modèle nécessitera la création de milliers d'emplois, dans l'isolation des bâtiments, les énergies renouvelables, le démantèlement des centrales.
      A Tokyo comme dans la vallée du Rhône, en Allemagne, au Brésil, aux Etats Unis... partout des chaînes humaines se forment aujourd'hui pour dire NON au nucléaire.
      Là où vous êtes, participez vous aussi à cette solidarité humaine avec le Japon, et interrogez vos dirigeants sur les choix énergétiques qui engagent notre avenir, l'avenir de nos enfants.
      Aujourd'hui, nous sommes toutes des mères de Fukushima et nous refusons ce risque insoutenable. Au Japon, un suivi médical est mis en place pour les trente années à venir : deux millions de personnes vont être interrogées, les 210.000 personnes évacuées vont être soumises à des bilans médicaux réguliers, et les enfants des 20.000 femmes enceintes lors du démarrage de la catastrophe vont faire l’objet d’un suivi particulier. 360.000 enfants vivant dans la préfecture de Fukushima bénéficieront d’une échographie de la thyroïde tous les deux ans jusqu’à leurs 20 ans, tous les cinq ans ensuite. L’ampleur de ce dispositif est révélateur des conséquences médicales potentielles – maladies génétiques et cancers – qui sont redoutées. Lire : Fukushima : l'anniversaire impossible.
      Risque insoutenable, technologie hors de prix : oui, changeons maintenant !

      Mardi 20 mars 2012 à Vernon : “Avenir radieux, une fission française”, un spectacle de Nicolas Lambert

      Un an après la catastrophe de Fukushima, la question du nucléaire se pose partout, dans le monde, en Europe, tout autour de nous, en Belgique, en Suisse, en Espagne, en Italie, en Allemagne... Et en France ? Fukushima, ça vous a choqué ? Choqué... dans quel sens ?
      A 20 h 30, à l'Espace Philippe Auguste de Vernon, venez découvrir le nouveau spectacle de Nicolas Lambert. Après "Elf, la pompe Afrique" consacré au pétrole et à la politique néo-coloniale de la France, « Avenir Radieux, une fission française » est le deuxième volet de la trilogie BLEU - BLANC - ROUGE de Nicolas Lambert, consacrée à «l’a-démocratie» française du point de vue de ses grandes sources de richesse : le pétrole, le nucléaire, l'armement... Il s’agit ici d’explorer le discours officiel du pouvoir, et la confiscation de la possibilité de débattre.
      2010 : la Commission Nationale du Débat Public organise une série de débats sur l'utilité et les modalités de la construction d'une deuxième centrale nucléaire de type EPR en France, sur le site de Penly. A partir des interrogations des rares citoyens présents, à partir des discours verrouillés d’EDF et de l’industrie nucléaire française en général, à partir du silence du donneur d’ordres, le spectacle remonte un fil de l’histoire du nucléaire français, ses ors républicains, ses non-dits étouffants.

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