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Conseil municipal du 12 juillet 2012, prescription trentenaire pour les Longs Champs

Dans cette délibération, il s'agit de la cession des parcelles des Longs Champs pour prescription trentenaire. Ceci ne fait qu'entériner un état de fait depuis des années où la commune prend en charge les travaux de voirie.
La voirie est privée, et les habitants souhaitent la transférer à la commune.
Est-il juste pour la collectivité qu'une voie privée passe du domaine privé vers le domaine public ?
Dans le cas des Longs Champs, et de ses nombreux habitants, la voirie est utilisée par tous les habitants du lotissement.
Et aussi par les autres habitants de la commune : Les rues sont ouvertes à la circulation pour tous. Les parents qui amènent leurs enfants aux assistantes maternelles les empruntent.
Il y a le villabus, qu'empruntent les habitants des Longs Champs et les habitants des environs, il y a le bus scolaire.
Et puis, il y a les manifestations dans la commune, comme le cirque qui s'y installe. C'est aussi sur le parking des Longs Champs que se garent les engins de chantier qui font des travaux dans les parages, ou les camions qui peuvent y stationner.
Oui la voirie des Longs Champs est utilisée par la collectivité, pas seulement par les habitants du lotissement. Alors je pense que c'est juste pour les actuels propriétaires.
Lorsque le maire dit : "[les habitants des Longs Champs] ne se considéraient pas vraiment des Saint-Pierrois, parce qu'ils étaient dans une propriété privée", je pense pour ma part que c'est plus du fait de la mise à l'écart du lotissement, au niveau géographique, sans accès piéton, à part la chaussée pour accéder au centre bourg.
Les assistantes maternelles avec une poussette qui vont au centre bourg doivent donc partager la chaussée avec les deux-roues, les voitures et les camions, comme les petits qui marchent aux côtés de leurs parents, ou qui font du vélo. Du fait de la dangerosité, cela n'incite pas à quitter le lotissement !
Pas de trottoir non plus pour les habitants qui vont prendre le villabus, ni pour les élèves qui descendent du car scolaire, comme Muriel Pionnier le dira plus tard, "A la limite, il est moins dangereux de prendre la route, euh...". En voiture ! Parce qu'à pied, c'est dangereux, et ils en sont conscients dans la majorité municipale.
Il y a un problème entre les Longs Champs et la départementale : pas de trottoir, pire il y a un morceau de trottoir, mais qui est utilisé par les poteaux d'éclairage public, EDF et telecom. On ne passe pas avec une poussette. Il y a donc problème de sécurité, d'autant que nombre de véhicules dépassent, parfois allègrement, la vitesse autorisée. Il y a un sentiment d'exclusion des habitants du lotissement. La solution consiste donc à effacer les réseaux, procéder à la réfection du trottoir pour qu'on puisse l'emprunter. Pourquoi emprunter ce trottoir, quand il faut en descendre à chaque poteau ? Et le trottoir disparait dès qu'il n'y a plus de poteaux. C'est... un trottoir à poteaux ! Si on veut relier les gens, c'est sûrement plus en les invitant à la promenade, qu'en les "obligeant" à prendre leur voiture pour aller acheter une baguette de pain.
Il existe aussi une mesure, préconisée dans d'autres quartiers, dont certains bien moins piétonniers, de la commune : il s'agit de la zone 30, qui donne la priorité aux piétons, puis aux deux roues, etc. Elle existe aussi dans la grande rue, et peut-être faudrait-il mieux le signaliser ?
Un petit coup d'oeil sur ce trottoir à poteaux. Et là on est dans le domaine communal...
Un trottoir à poteaux...Un trottoir à poteaux...
Cela ne retire rien aux propos de Jérôme qui dénonce le fait que les promoteurs vendent leurs projets de façon à payer le moins de taxe à la commune lors de la construction, et puis le syndic fait faillite, et la charge en revient ensuite à la collectivité.
Je retiens ce que dit Alain Loëb :" Sur les taxes, ce qui se faisait il y a 10-15 ans, aujourd'hui, ça se fait plus difficilement parce que... [Jérôme dit : il faut être vigilants] ... on est vigilants, et l'agglomération, comme c'est sa compétence, elle est très vigilante [...]".

LNPN : L’Etat abandonne des projets d’infrastructures inutiles et ruineux. Il faut à présent engager les chantiers nécessaires à la transition énergétique dans les transports.

source : parisbanlieue.blog.lemonde.fr
Le projet Paris-Le Havre en 1h15, pour un investissement d'environ 15 milliards d'€, tombe à l'eau.
En 2010, sous le Grenelle 1, Jean-Louis Borloo alors ministre de l'écologie et du développement durable, présentait son avant-projet du schéma national des infrastructures de transports (SNIT), qui prévoyait une quinzaine de nouveaux tronçons LGV, pour un coût de 260 milliards.
Le 3 juillet dernier, dans son rapport sur l'état des finances publiques, la Cour des Compte a pointé du doigt les projets d'infrastructures de transport lancés sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy et dont 33% seraient à la charge de l'Etat et 38% à la charge des collectivités territoriales. Elle cible plus particulièrement le programme ferroviaire : les nouvelles lignes TGV prévues "ne sont pas budgétairement soutenables" et "ni (leur) rentabilité financière, ni (leur) rentabilité socioéconomique, ni (leur) intérêt environnemental ne sont établis", écrit-elle. La Cour déplore en outre un manque de hiérarchisation des projets, et rappelle avoir déjà recommandé en 2011 aux pouvoirs publics d'accorder la priorité à la modernisation et à l'entretien du réseau ferroviaire existant.
Le 11 juillet, le ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac, est interrogé à ce sujet sur France 2. Il a alors remis en cause l'intérêt de prolonger certaines lignes de TGV "pour un gain de temps marginal", alors que, selon lui, il serait peut-être plus urgent de consacrer cet argent à l'entretien des lignes ferroviaires secondaires. "On peut se demander si prolonger telle ou telle ligne TGV pour un gain de temps marginal est préférable à l'entretien du réseau secondaire de transport ferroviaire, indispensable car utilisé par beaucoup". Il a indiqué que "le gouvernement n'aura pas d'autre choix que d'abandonner certains projets", sans toutefois préciser lesquels. "L'Etat, ceux qui le dirigeaient en son nom, ont prévu une multitude de projets sans avoir le début du commencement du moindre financement. Il y a eu un effet d'affichage".
Le ministre délégué aux Transports, Frédéric Cuvillier, a précisé qu'aucune ligne TGV ne serait supprimée et que les projets engagés seraient menés à terme. Trois des 14 lignes TGV prévues ont déjà été lancées, avait rappelé la Cour des comptes dans son rapport. Le gouvernement aura en revanche à faire un arbitrage sur les projets qui n'ont pas encore été engagés. "Il faut regarder quels sont les critères pour les choix, notamment lors de la rentrée où il y aura un débat sur les transports : quelle est la plus-value des choix qui seront opérés en terme d'aménagement du territoire, de fracture territoriale, d'éléments de terme de croissance ?", a ajouté Frédéric Cuvillier.
Et le 13 juillet, c'est au tour du patron de la SNCF, Guillaume Pepy de dcéclarer : "Ce que le gouvernement a annoncé me paraît raisonnable, réaliste. Il faut prendre tout ces projets, les examiner du point de vue de l'environnement, de l'énergie, de leur utilité, de leur urgence et il y aura à ce moment-là des priorités définies". "Ma conviction, c'est que la priorité de la SNCF ça doit être les trains de la vie quotidienne c'est à dire les RER en Ile-de-France, les TER en province et le réseau existant", a-t-il assuré.
Ces priorités sont celles des écologistes, telles qu'elles ont été définies dans le cahier d'acteur rédigé par les régions Haute et Basse Normandie et Ile de France, au moment du débat public sur la LNPN : Pour un train du quotidien, solution à l’urgence sociale et environnementale. Oui, les solutions proposées par les écologistes sont réalistes, adaptées aux enjeux environnementaux, économiques et sociaux.
Nous saluons le souhait du gouvernement de privilégier l’amélioration des réseaux ferroviaires de proximité (qualité du service, entretien du parc ferroviaire actuel…), qui se sont dégradés ces dernières années. Nous partageons la volonté de la majorité gouvernementale de garantir un service ferroviaire de proximité efficace et cohérent. Comme le promettait le candidat François Hollande en novembre dernier, "la France doit aujourd'hui réussir sa transition énergétique (...) en sortant progressivement du tout-pétrole pour les transports". C'est en ce sens qu'il s'agit aujourd'hui d'améliorer le service ferroviaire existant, pour tous - et pas seulement pour quelques cadres pressés, en délaissant les dessertes intermédiaires.
Dans notre région, cela passera par le doublement urgent des lignes entre Paris et Mantes-la-Jolie, véritable goulet d'étranglement aux sillons sursaturés.
Cela passera aussi par la réouverture urgente d'une ligne entre les deux préfectures haut-normandes, Evreux et Rouen, sans négliger l'important bassin de vie et de déplacements de Louviers-Val de Reuil. Une ancienne ligne existe, sujet de houleuses prises de positions. Une concertation permettrait d'établir un dialogue avec les habitants de la vallée de l’Iton, pour évaluer s’il serait ou non possible d’installer un transport doux, un tram-train, dans la vallée au service des habitants. Bien entendu, un tel projet ne peut se faire qu’avec l’adhésion et la participation active des habitants.
On peut aussi imaginer une alternative, plus directe et plus rapide, faisant passer la ligne vers Evreux le long de la N154, l’autoroute Louviers-Evreux - sans desservir les habitants de la vallée de l’Iton, mais sans traverser de village... L’idée a fait son chemin, des terres ont été acquises le long de la nationale, cette voie a été intégrée au SCoT de la CASE, et l’idée continuerait de se bâtir à la Région si le projet de LNPN n’avait gelé tous les autres projets ferroviaires. Relisons le scénario des écologistes, qui propose la construction d’une section nouvelle entre Acquigny et Gravigny, en utilisant le corridor de la N154, avec un doublement de voie sur 5km entre Hondouville et Acquigny et un doublement de la voie au raccordement de la ligne avec la ligne Mantes-La-Jolie – Rouen, ce qui permettrait de satisfaire également la capacité de la ligne avec une utilisation fret. Aujourd'hui, alors que le projet de LNPN va être enterré, n'est-il pas temps de réouvrir enfin le dossier de la ligne Rouen-Evreux ?
Sur ce sujet comme sur d'autres, les écologistes ont tout simplement été réalistes. Vernon train de vie l'a été aussi, avec tous les usagers : car ce sont eux qui utilisent la ligne jour après jour pour aller travailler.
Nous avons perdu beaucoup de temps à tergiverser sur des projets irréalistes, il faut dès maintenant plancher sur de vraies solutions pour les habitants. Nous y sommes prêts. La Région l'est, l'Etat l'est, et la SNCF est également d'accord. Quant aux usagers, ils ne demandent que cela. Avançons.

Conseil municipal du 12 juillet 2012 : changement de serveur de communication (standard téléphonique)

Pascal Schwartz présente les devis pour des solutions de remplacement du serveur de communication. 2 offres sont proposées aux élus municipaux qui les découvrent sur place. Et oui, les documents ne parviennent encore aux élus d'opposition qu'au dernier moment. Que ce soit le budget : votez, on vous dira pour quoi vous avez voté... ultérieurement ! Ou que ce soit pour cette délibération, et où la documentation est livrée en cours de débat encore... Et le maire dira : "C'est bien marqué, il faut lire hein ?" Et bien il suffit de donner le temps de lire. Lisez donc la doc que je vous joins en lien en bas du billet, vous avez trois minutes... Quant aux explications sur place, livrées par Alain Loëb lui-même - lui a eu le temps de lire : je ne comprends rien aux explications, ni aux termes. Enfin, je suis obligé d'interpréter. Suis-je trop idiot ? Ou bien... Bref.
Alain Loëb explique que le contrat arrivant à expiration, il l'a dénoncé et et a fait appel des offres de Nextiraone et 3LI.
Les besoins d'un serveur de communication sont essentiellement l'attente téléphonique (petite musique et message qui dit "bienvenue à la mairie de Saint-Pierre du Vauvray, vous allez être redirigés...", ou bien, selon l'heure "La mairie est fermée, les horaires d'ouverture sont..."), les transferts d'appels, en interne ou en externe, les renvois d'appel, la gestion des doubles appels. A cela s'ajoute la messagerie vocale (Chaque poste possède sa propre messagerie vocale et peut stocker les messages vocaux) et la messagerie unifiée (fax - mailtofax et faxtomail - et messages vocaux sont gérés via le compte mail, économisant en outre du papier).
Toutes les solutions de serveurs de communications rendent ces services à minima : les PABX, destinés à la base pour des lignes de téléphone traditionnelles (analogiques), mais qui sont équipés aujourd'hui de cartes VOIP (téléphonie illimitée par internet), les IPBX, 15% plus chers à l'achat mais bien plus économiques à l'utilisation (maintenance et communications), et les centrex, services externalisés, bien trop chers pour une si petite structure.
Le choix qui est fait est celui du PABX avec une carte IP. Pascal Schwartz explique qu'en cas de panne d'électricité, une ligne commutée est indispensable pour pouvoir téléphoner. Je suis tout à fait d'accord avec lui, et j'en avais fait la demande pour l'école maternelle, lorsque les institutrices se sont trouvées sans possibilité de téléphoner pour prévenir les parents de venir chercher leurs enfants pour raison médicale. Pour l'école cela avait été un NIET, c'était téléphone OU internet.
Pour la mairie, par contre, c'est oui. Je suis d'accord pour la mairie. Et je suis toujours d'accord, pour les mêmes raisons, pour l'école. Et on parle bien de la sécurité des enfants, là. Mais, avec les mêmes arguments, c'est la municipalité qui n'est pas d'accord. 2+2=3
Juste une chose : en cas de panne d'électricité, comme je l'entends comme argument, le PABX sera éteint. Un serveur a besoin d'énergie pour fonctionner. Il faudra se résoudre à utiliser un bon vieux téléphone, celui qui n'a pas besoin d'être branché sur le réseau électrique, ou un portable... -1 pour le PABX.
Dans la présentation des services téléphoniques, on glisse vers le réseau informatique, Alain Loëb introduisant la confusion lorsqu'il parle de wifi. Je pense qu'il voulait dire sans-fil, une partie des téléphones étant DECT (téléphones sans fils numériques) ? A moins que la [le, dsl] WIFI ne représente l'accès internet ? Ainsi que l'IP qui semble aussi désigner l'accès internet. Va savoir, Charles.
S'ensuit un débat un peu surréaliste où Jérôme et le maire parlent de WIFI et de filaire, ce dernier disant "on ne m'a pas proposé de filaire pour la WIFI". L'échange qui suit ne sera sûrement validé ni par numérama, ni par pc-inpact :-)
Pour ce qui est de la connexion des ordinateur au réseau local, les tours sont connectées au réseau par du cable cuivre, j'avais même donné du câble et des prises ethernet RJ-45 legrand à la mairie en 2008 pour relier l'étage au réseau. Le wifi est néanmoins utilisé par le macbook du maire et, j'imagine, les smartphones. Enfin, pour des solutions distantes, il est possible à très peu de frais d'équiper le réseau de prises CPL, qui sont des prises qui permettent de connecter un ordinateur à internet en se branchant directement sur le réseau électrique, en toute sécurité et avec des débits très confortables.
La question de Laetitia concernant la mise à disposition d'un poste relié à internet pour les habitants, c'était dans le programme de 2008. J'avais donné un ordinateur multimedia dans ce but à la mairie, mais cela ne s'est jamais fait. Comme tant d'autres choses.
Alain Loëb répond : "Beaucoup de gens on l'IP. Beaucoup de gens ont internet."
"C'était dans notre programme", dit Jérôme.
"Oui, oui, mais il faut de la place et caetera", rétorque le maire, "et dans les conditions où l'on traite l'utilisation."
Beaucoup de gens ont internet. C'est un fait. Beaucoup de gens ne l'ont pas, c'est est un autre.
Mettre un poste à disposition du public dans la mairie est une chose facile à faire, c'est peu coûteux - nul besoin d'une station de travail hyper moderne -, utile, avec par exemple une liste de liens utiles pour toutes les démarches et l'information des citoyens (tiens, avec un lien vers saintpierre-express, pourquoi pas ? eh, eh ;-) Ils pourraient voir en mairie les conseils municipaux).
Mais si beaucoup n'ont pas internet, c'est aussi parce que son usage n'est pas facile pour beaucoup. cela nécessite de la formation.
Que la mairie mette à disposition une salle et du matériel, et je me propose bénévolement de faire des formations à l'informatique, à internet et aux services web, et à la messagerie, à l'attention des habitants qui le désirent.
Pour revenir au vote, ce sera à l'unanimité. La solution est certes Rolls pour les besoins. La liste de fonctionnalités dépasse ce dont a besoin la mairie (nombre d'abonnés possibles impressionnant : 36 en analogique, 24 en numérique, 96 en IP, nous sommes prêts pour un regroupement de communes, pléthores de fonctions pour la communication, VPN pour le travail à domicile en toute sécurité...). Les téléphones sont haut de gamme. Il y a même possibilité d'ajouter un casque sf, comme on en voit à l'accueil des entreprises, où les hôtesses répondent sans cesse au téléphone. Ici, je ne pense pas que ce soit utile. Si on a l'argent, si cela améliore les conditions de travail des employés de mairie, et bien tant mieux.
Le matériel coûtera, dans le cas où c'est la solution de Nextiraone qui est retenue, 3.500€ H.T., auquel il faudra ajouter 384€ de maintenance/an.

Conseil municipal à Saint-Pierre du Vauvray le 12 juillet 2012, remarques – indemnités des adjoints -, et ordre du jour

Un conseil municipal s'est tenu le 12 juillet 2012 à Saint-Pierre du Vauvray.
A l'ordre du jour, trois délibérations :
  • Le changement de standard téléphonique,
  • la voirie des longs Champs qui est passée en domaine communal par prescription trentenaire,
  • et l'affectation d'une voie privée, située au Val Liard, en voirie communale.
Au cours des questions diverses, plusieurs points seront abordés :
  • Le risque d'une fermeture de classe à l'école des coteaux à la rentrée 2013, avec pour conséquences des classes qui passeraient en triple niveau, et les mesures qui sont prises pour éviter cette catastrophe au niveau local. Le regroupement scolaire avec Saint-Etienne du Vauvray sera évoqué.
  • Laetitia pose la question de la réservation d'un fourreau lors de l'enfouissement des réseaux pour le passage ultérieur de la fibre optique. C'est une question qu'elle a posée de multiples fois depuis 2010.
  • D'autres questions seront posées sur un parc, les déplacements dans le village, l'aménagement du centre bourg, ou l'aménagement des voies entre les Longs Champs et le centre du village, notamment à pied ou à vélo.
Pour commencer les conseil, on passe aux remarques sur le précédent conseil...
Jérôme était absent lors du précédent conseil. Celui-ci se déroulait le dernier jour de campagne pour le premier tour des élections législatives ! Jérôme félicite les nouveaux adjoints. Il ajoute qu'il y a obligation, pour la transparence envers le citoyen, à côté du taux de l'indice, d'indiquer la somme..."
"On l'a dit", répond le maire, Alain Loeb. "[...] Quand on a versé vos indemnités au niveau de la CASE, pour le SCoT, on ne m'a pas transmis le tableau. Donc, vous voyez, il y a carence partout", ajoute-t-il.
L'autre point que signale Jérôme est l'arrêté qui permet l'indemnité, par rapport aux délégations. Il constate que sur la délégation de M. Laroche, l'intitulé de la délégation est "eau, assainissement et propreté" et participe à la commission "appels d'offres". Or, il n'y a pas de délégation "eau, assainissement et propreté" dans la commune, et pas plus de commission "d'appels d'offres".
C'est Claude Laroche qui répond qu'il fait partie de cette commission au niveau de la CASE.
Jérôme rappellera que l'a délégation donnant droit à une indemnité doit l'être pour un travail soumis directement à la collectivité de rattachement.
Le maire indique que Claude Laroche a une délégation de signature en cas d'absence du maire et du [1er] adjoint. Il ajoute que Jérôme interprète mal la délégation. [???]
« Les fonctions de maire, d’adjoint et de conseiller municipal sont gratuites », dit le Code général des collectivités territoriales, mais elles donnent lieu au versement d’indemnités de fonction, destinées en partie à compenser les frais que les élus engagent au service de leurs concitoyens.
L’indemnité de fonction « ne présente le caractère ni d’un salaire, ni d’un traitement, ni d’une rémunération quelconque » précise la circulaire du 15 avril 1992."
Après un tacle personnel du maire à l'encontre de Laetitia, Jérôme rappelle la différence entre ce qui est public et privé au cours d'une réunion publique...
Les deux points soulevés par Jérôme pourront être facilement corrigés à postériori, j'imagine. Il suffira de donner une délégation à Claude Laroche, ce qui ne doit pas être difficile à trouver, parce que délégation de signature est un peu juste à mon avis. Et en affichant les sommes dans les tableaux sur les panneaux d'affichage municipal.
Cela ne sera alors plus opposable.
Chacun des points sera publié au fil des jours...

Communiqué de presse EELV Haute-Normandie – Elections législatives 2012 : satisfactions et amertumes

A l’issue de la longue séquence électorale qui vient de se dérouler en France et au lendemain du résultat des élections législatives, Europe Ecologie-Les Verts de Haute-Normandie se réjouit de la formation d’un groupe de 18 député-e-s EE-LV à l’Assemblée Nationale (9 hommes / 9 femmes).
Ce groupe parlementaire a été obtenu suite à un accord programmatique et électoral avec le Parti Socialiste dont l’objectif était double : anticiper l’introduction de la proportionnelle, afin que la diversité du paysage politique soit mieux représentée au sein des institutions, et définir un programme d’actions commun à mettre en œuvre.
Cette structuration de la présence des écologistes au Parlement est une étape importante pour la construction et la diffusion de l’écologie politique dans notre pays. C’est aussi une chance pour le renouvellement et la parité dans la représentation nationale. Mais surtout, ce résultat fera progresser la prise en compte des préoccupations comme des solutions environnementales dans le débat législatif.
Dans notre région pourtant, malgré l’importance et l’urgence des thèmes que nous défendons ici, malgré l’infatigable courage et la qualité de nos deux candidats d’union, nous n’aurons pas encore, cette fois-ci, de député-e EE-LV pour porter les couleurs de l’écologie haut-normande.
Le score de Véronique MOINET (47,77%) dans la deuxième circonscription de Seine-Maritime est néanmoins une très belle surprise, bien que trop juste pour emporter la victoire. C’est le résultat d’une campagne de rassemblement dynamique et d’une union réussie avec nos partenaires de gauche et donc une perspective intéressante pour l’avenir.
Dans la cinquième circonscription de l’Eure, en revanche, nous regrettons amèrement la présence de deux candidatures de division ; deux conseillères régionales PS, exclues depuis du parti. Cette multiplication des postulants, illisible pour les électeurs, a fragilisé Jérôme BOURLET DE LA VALLEE, candidat officiel de l’union EELV-PS-PRG et provoqué l’élimination de la Gauche dès le premier tour de l’élection. La place ainsi « offerte » par les dissidentes à un duel UMP/FN pour le second tour, ne fut une bonne nouvelle, ni pour les électeurs ni pour les forces de changement dans la région. Et pour EELV, l’occasion manquée de dépêcher un représentant efficace et combatif à l’Assemblée Nationale.
Nous voyons aussi dans ce scrutin deux signes d’inquiétude : le fort taux d’abstention, sur une élection majeure, ainsi que l’ancrage du front national dans nos territoires. Cela montre que les citoyens et les citoyennes de ce pays ne se reconnaissent pas tous dans les partis traditionnels. Les écologistes devront donc, plus que jamais, confirmer que les solutions qu’ils proposent sont innovantes et audacieuses. Seules de vraies réponses aux crises économiques, sociales, environnementales et culturelles pourront démontrer que la voie de haine et de discrimination du FN, relayée par une frange opportuniste de l’UMP, est sans issue pour le pays.
Le mouvement remercie tous les candidat-e-s autonomes qui, épaulé-e-s par les militant-e-s, ont fait progresser le vote et les idées écologistes dans les territoires. Ils ont contribué, au second tour, à la victoire de la Gauche dans huit circonscriptions de Seine-Maritime et deux circonscriptions de l’Eure. C’est dans cette majorité, maintenant, que nous pouvons proposer des solutions alternatives et engager un processus de transformation de la société vers plus de justice, de solidarité et de durabilité.
Myriam TOULOUSE Porte parole EELV - 76 Thierry LAVALLE Porte parole EELV - 27

Législatives 2012 : Dis maman, le changement, c’est quand ?

Dimanche, c'est le premier tour des législatives, qui conduira, ou reconduira 577 député-e-s à l'Assemblée Nationale. Assemblée Nationale et Sénat composent le parlement. C'est ce parlement qui vote la loi :
Si les députés peuvent prendre l'initiative de la loi en déposant des propositions de loi, ou en déposant des amendements, ceux-ci restent très encadrés par l'article 40 de la constitution. Les députés n'interviennent donc qu'à hauteur de 2% dans les propositions de loi, l'essentiel est de la responsabilité du gouvernement.
Ces dernières années, nous avons vu les blocs des deux principaux partis s'affronter, mais la très large majorité présidentielle n'a permis que de transformer l'Assemblée en "chambre d'enregistrement". Après un débat obligatoire, et réduit dans le temps pour éviter les blocages, la majorité vote comme le gouvernement. La loi est adoptée telle que le gouvernement la souhaite, et la rue n'a plus rien à dire. Ce n'est pas la rue qui gouverne. Elle subit.
Les électeurs français s'apprêtent à conduire une nouvelle majorité à l'Assemblée Nationale. Pour beaucoup de députés, ce seront des sortants. Nous allons vraisemblablement reconduire l'Assemblée la plus âgée de la Vème République, reconduire des députés dont beaucoup candidatent pour leurs 3ème ou 4ème mandat, et certains beaucoup plus : ce sera leur 5ème, 6ème, 7ème et même huitième mandat.
L'Assemblée n'est plus la représentation des citoyens, mais d'hommes politiques qui font carrière.
Une Assemblée composée à 80% d'hommes, et une Assemblée composée à 97% de cadres supérieurs, avocats, médecins.
Pour combattre cet état de fait, la loi sur la parité devrait compenser cette sous représentativité, au moins des femmes. Mais à droite comme à gauche, les circonscriptions susceptibles d'être remportées par l'un ou l'autre des grands partis sont réservées aux hommes. La parité est-elle une volonté de changer affublée d'une fausse barbe ?
La parité, c'est un pas pour plus de représentativité du peuple à l'Assemblée. Et ce n'est pas suffisant. Il faut aussi que la diversité des idées soit représentée sur les bancs de l'Assemblée. Il faut que toutes les classes sociales y soient représentées.
Il est bien entendu qu'un gouvernement qui veut agir doit avoir les moyens de faire voter la loi. Redonner la majorité législative à la droite n'aboutirait qu'à un blocage de deux ans, et le pays ne peut pas se le permettre.
Donner une majorité absolue au Parti Socialiste seul pourrait transformer de nouveau l'Assemblée en chambre d'enregistrement. Le groupe socialiste ne s'opposera pas à des mesures du gouvernement socialiste.
Avec une majorité plurielle, le gouvernement devra travailler en amont pour proposer une politique innovante, comprise et acceptée par tous. Avec de nouvelles idées, qui viennent de tout le peuple, de la société civile, et de tous les secteurs économiques.
La solution est de donner la majorité au Gouvernement, avec une majorité plurielle, plus représentative du peuple français. Le débat sera riche et ouvert et conduira à une politique ambitieuse et innovante pour la France. Une participation avec un droit de regard et un droit de question, et de nouvelles propositions. Il n'y aura pas de mesures alibi, pas de demi-mesures trompeuses, mais une vraie volonté de réformer le pays, ensemble, avec un parlement représentatif du pays qu'il représente.
Les écologistes sont de fervents défenseurs de la biodiversité. Dans la nature et dans la société, nous prônons la mixité et le respect de la diversité. Nous le savons, un écosystème est fait d'équilibres, et la richesse des variétés présentes fait la santé de l'ensemble. Les chercheurs se sont de tous temps inspiré de la Nature pour inventer : faisons de même en politique. Inventons une nouvelle gouvernance, faite de dialogue, d'échanges et de coopération : entre les composantes écologistes, de la gauche et du centre ; entre la sphère politique et la société civile, toutes ces associations qui tous les jours travaillent sur le terrain.
Le Grenelle de l'Environnement a donné l'exemple de cette gouvernance et de ce dialogue. Nicolas Sarkozy a montré le risque d'un trop fort regroupement des pouvoirs : En une phrase, il a annihilé des mois et des années de travail. "l'environnement, ça commence à bien faire !"
Voter pour des écologistes et leur assurer un groupe parlementaire, c'est offrir à la gauche cette diversité constructive, et ouvrir des perspectives de co-construction des mesures nécessaires à la vitalité de notre écosystème social.
Je vous appelle à voter dans toute la France pour des candidat-e-s écologistes, qui ont adopté la parité parfaite dès le premier tour, en donnant les moyens aux femmes écologistes de prendre leurs responsabilités dans des circonscriptions gagnables.
Comme Secrétaire Régionale EELV Haute-Normandie, j'appelle à voter pour les candidat-e-s EELV de Haute Normandie.
Nous avons deux circonscriptions, dans l'Eure et la Seine-Maritime, qui ont fait l'objet d'un accord avec le Parti Socialiste.
Dans l'Eure, c'est un homme, Jérôme Bourlet, suppléé par Martine Séguéla pour le PS, qui est le candidat officiel du PS pour la cinquième circonscription.
Dans la deuxième circonscription de Seine-Maritime, c'est une femme, Véronique Moinet, suppléée par Jacques-Antoine Philippe, qui est désignée par EELV et le PS pour accompagner cette politique d'ouverture. Cette ouverture, nous en avons fait preuve jusque-là.
Je comprends qu'humainement, on puisse vouloir se présenter en dissidence contre son parti. C'est à vous électeurs de dire que vous souhaitez que cet accord soit respecté. C'est à vous de dire ce que vous voulez, et si c'est une majorité plurielle et d'ouverture.
Ainsi, dans l'Eure, nous avons retiré notre candidat pour soutenir la candidature de Michel Champredon, PRG, sur la 1ère circonscription - dans le cadre de l'accord PS-PRG-EELV. Le PRG a apporté son soutien à Jérôme Bourlet dans la 5ème circonscription.
Dans les autres circonscriptions, nous présentons des candidates et des candidats pour porter les idées écologistes dans le débat électoral : Ludovic Lesage et Catherine Fenault sur la deuxième circonscription ; Rebecca Armstrong et Frédéric Lamblin sur la 3ème. En Seine-Maritime, les candidats écologistes sont Stéphane Martot et Marie-Hélène Lemoine sur la 76-1 ; Jean-Pierre Lancry et Fatima Khili sur la 76-3 ; Claire Lutz et Guillaume Blavette sur la 76-4 ; Marie-France Persil et Jean-Louis Michaux sur la 76-5 ; Frédéric Weisz et Evelyne Detournay sur la 76-6 ; Marie-Hélène Boileau et Michel Coletta sur la 76-7 ; Pierre Dieulafait et Catherine Mocquard sur la 76-8 ; Alain Plantaz et Régine Debris sur la 76-9 ; Jolanta Avril et Daniel Pitteloup
Je suis personnellement candidate avec René Bodineau pour Europe Écologie Les Verts dans la quatrième circonscription de l'Eure. J'espère que vous voterez pour une candidate nouvelle en politique, et très engagée pour l'avenir de nos territoires et de notre pays. Si vous me faites l'honneur de m'élire, je respecterai mes engagements. Je resterai à votre écoute et je communiquerai mes actions, dans la transparence.
Le changement, c'est quand ? Il commence dimanche.
Pour ces élections, ne jouez pas les utilités, faites-vous plaisir !
Dans la quatrième circonscription de l'Eure, votez Laetitia Sanchez.

RIO+20, la Conférence des Nations unies sur le développement durable se tiendra du 20 au 22 juin 2012

RIO+20, la Conférence des Nations unies sur le développement durable se tiendra du 20 au 22 juin devant 80  chefs d'Etat.
"La Terre doit s'apprêter à accueillir, et nourrir, 9 milliards d'humains, et la raréfaction des ressources naturelles, l'état de la planète se dégrade à grande vitesse."
C'est le constat que fait le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE).
Le sommet de la Terre de 1972 à Stockholm a donné naissance au Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE).
En 1992, le sommet de Rio a permis de lancer la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC).
En 1997, le sommet de Kyoto a abouti sur un protocole, traité international visant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, dans le cadre de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques.
En 2009, le fiasco de Copenhague n'a pas permis de mettre en place des politiques pour lutter contre le réchauffement climatique. Ce sommet est une régression par rapport au protocole de Kyoto.
En 2012, c'est l'occasion de rattraper le retard accumulé lors de ce sommet RIO+20.
Les objectifs de ce sommet sont :
  • renouveler l'engagement politique international en faveur du développement durable,
  • valuer les progrès réalisés et les lacunes qui persistent dans la mise en œuvre des engagements préalablement convenus,
  • relever les nouveaux défis qui ont émergé.
90 objectifs avaient été définis comme prioritaires : changement climatique, protection de la biodiversité, protection des réserves halieutiques, lutte contre la désertification, contrôle et la réduction de la pollution de l'eau douce, la réduction de la production et de l'usage des métaux lourds,...
La plupart de ces objectifs n'a abouti à aucune amélioration, et pire, la situation s'est aggravée dans de nombreux cas.
C'est le constat et la base de travail auxquels doivent s'atteler les chefs d'Etat qui doivent aujourd'hui s'entendre.
Lisez la synthèse du rapport à l'attention des décideurs sur "l'avenir de l'environnement durable", Geo-5
les grands thèmes de ce sommet sont :
  • Economie verte et inclusive
  • Gouvernance
  • Biodiversité
  • Développement humain
  • Eau et assainissement
  • Energie
  • Financements innovants pour le développement
  • Villes et territoires durables
  • Résilience aux catastrophes naturelles
  • Sécurité alimentaire
Pour Steven Stone, responsable de la branche économie et commerce du PNUE, en charge de l'économie verte, "certains gouvernements ont des programmes remarquables pour développer les emplois verts mais cela ne débouche pas au niveau mondial, parce que dans le cadre de la concurrence exacerbée par la mondialisation, les problèmes de leadership se posent."
Autrement dit : les constats sont sans appel, les solutions sont possibles, mais les égoïsmes nationaux risquent fort de faire capoter ce nouveau sommet.
En 2009, à Copenhague, l'Europe et la France ont été parmi les principaux moteurs de ce sommet, aux côtés des ONG et des écologistes.
Nous devons continuer de promouvoir un développement durable pour la planète, et l'Europe et la France doivent continuer à prendre toute leur place dans les accords internationaux, doivent convaincre les États qui avaient été les principaux adversaires des accords. Il faut rendre possible un avenir pour une planète respectueuse de ses habitants et de son environnement, pour les générations futures.

Jean-Marie Le Pen à Andé le 5 juin 2012

Après 10 ans de politique sarkosyste sécuritaire qui ont alimenté les idées du FN et la xénophobie, le FN s'est banalisé. Pour certains, «il n’y a plus de honte à voter FN». Marine Le Pen avance masquée avec des arguments démagogiques. Elle annonce des mesures qui se contredisent les unes les autres.
Le vote FN prospère sur la misère sociale, l’isolement et la peur du déclassement. Les personnes se sentent abandonnées par les politiques lorsqu’elles vivent en ville, mais plus encore parfois lorsqu’elle en sont éloignées et donc précarisées. Le chômage a augmenté de 25% les 5 dernières années. De plus en plus de personnes vivent en grande précarité.
Nous pensons qu’il faut absolument combattre la misère sociale, le chômage et la précarité.
Ce qu’EELV propose, c’est la création d’1 million d’emplois non délocalisables sur 5 ans : 600 000 dans la transition énergétique, et 400 000 pour politiques de solidarité.
Pour ce qui est de la précarité, nous voulons agir sur le coût de la vie en diminuant les dépenses contraintes. On pense pouvoir agir ainsi sur la moitié des dépenses contraintes des ménages :
  • le logement par le plafonnement des loyers,
  • les déplacements avec personne à moins de 10 min d’un système de déplacement collectif (y compris covoiturage, taxis intercommunaux…) et des emplois plus proches des lieux d’habitations
  • l’énergie : avec la réhabilitation énergétique des logement permettant de fortes économies.
Enfin, nous voulons repenser l’aménagement des territoires pour plus d’égalité : redonner plus de place aux petites communes, stopper le développement à tout va des grandes métropoles au détriment du reste du territoire.
Et nous nous réjouissons de la nomination de Cécile Duflot comme Ministre de l’égalité des territoires et du Logement !
Concrètement, cela signifie :
  • attirer l’emploi sur les territoires par des mesures incitatives (entreprises, commerces,…),
  • diminuer le coût des transport : avec le rapprochement de l’emploi et de meilleurs services de transport, ce coût doit diminuer.
  • Remettre plus de services publics dans les zones rurales : il est anormal qu’aujourd’hui des citoyens doivent parcourir de nombreux kilomètres pour se rendre qui à La Poste, qui à Pôle Emploi.
  • Donner plus de voix aux citoyens avec plus de démocratie locale.
Par ailleurs, nous pensons que pour mieux vivre ensemble, il est primordial de redonner toute sa place à une école où l’on apprend à réfléchir et non juste à « bachoter » pour les notes. L’éducation civique y a toute sa place. On doit aussi permettre le développement des initiatives d’éducation populaire.
Les 10 et 17 Juin prochain,
Votez Europe Ecologie Les Verts !

Mercredi 6 juin à Pont de l’Arche : « Se déplacer demain, mais à quel prix ? »

Retrouvez-nous pour aborder ce sujet et poser toutes vos questions :

le mercredi 6 juin 2012 à Pont de l’Arche de 18h30 à 20h30
salle Ambroise CROIZAT, place du maréchal Leclerc
  • Avec Gilles FRAUDIN, Responsable de la commission Transports régionale d’EELV, cheminot retraité, responsable syndical et rédacteur du cahier d'acteur du groupe local Eure-Seine : "Des trains pour les déplacements du quotidien"
  • et Laetitia SANCHEZ, candidate aux élections législatives pour Europe Ecologie Les Verts sur la 4ème circonscription de l’Eure.

LNPN : les candidats de droite et de gauche s’opposent au tracé AB, et plébiscitent le tracé B. Quels impacts pour la quatrième circonscription de l’Eure ?

Le débat public sur la Ligne ferroviaire nouvelle Paris-Normandie (LNPN) s'est déroulé du 3 octobre 2011 au 3 février 2012.
Trois scénarii ont été proposés. Il ont été appelés tracés A, B et C. Un quatrième scénario a été proposé par les écologistes. Celui-ci était basé sur l'amélioration de l'existant, et sur le phasage du projet, en réalisant prioritairement le doublement du Mantois, qui est le point noir entre Paris et la Normandie, occasionnant les retards dont souffrent tous les usagers au quotidien, toutes des personnes qui vont travailler quotidiennement, et pour qui, jour après jour, le train devient un train d'enfer.
Ce doublement devra être réalisé, que la LNPN se fasse ou pas. Ou que l'amélioration de l'infrastructure actuelle se fasse ou non. L'avenir du voyage ferré Paris-Normandie, et le présent et le quotidien des habitants passe par ce doublement du Mantois.
Au cours du débat, le scénario C, le plus coûteux, a été éliminé d'emblée. Et au cours de ce débat s'est construit un nouveau scénario, le scénario AB, qui était sensé être une réponse de RFF à une synthèse qu'ils ont faite des demandes et des questions posées au cours de ces débats. Finalement, très controversé, celui-ci est renvoyé au cimetière des fausses bonnes idées. On aura perdu notre temps lors du débat à élucubrer sur une impasse, au lieu de poser les seules bonnes questions, celle qui concernent les tracés non écartés par RFF ou les politiques.
Il nous reste donc le scénario A (point de bifurcation vers Caen d’un côté et Rouen de l’autre, proche de Rouen) et le scénario B (point de bifurcation proche d’Evreux).
Les impacts seront énormes. 700 hectares artificialisés pour l'Eure ! Mais aussi des territoires et des paysages impactés, avec son lot d'expropriations, et tous les habitants devant vivre à l'orée d'une nouvelle frontière, celle des voies de la LGV. Tant pis pour eux.
Dans l'Eure, la Chambre de Commerce et d'Industrie, le Medef, le Conseil Général et l'agglomération d'Evreux plébiscitent unanimement le scénario B.
Il faut rappeler que la proposition de Dominique Bussereau avait fait l'unanimité de tous les acteurs politiques et économiques en 2009. Lorsque Nicolas Sarkozy a annoncé sa volonté de faire un TGV entre Paris et Le Havre, dans le cadre du Grand Paris. L'unanimité a volé en éclats lorsque l'opportunité d'inaugurer d'inaugurer le train majuscule est venue.
Pour des problèmes de financement cependant, la LGV Paris-Normandie pourrait ne rester qu'un projet. C'est une hypothèse qui est très vraisemblable. Le doublement du Mantois serait toutefois réalisé du fait du choix du phasage du projet LNPN, Mantois/LGV Normandie. C'est ce doublement du Mantois qui est indispensable pour les usagers au quotidien.
Au demeurant, tant que le projet LNPN n'est pas écarté, on ne peut pas écarter non plus les débats.

Qu'en est-il dans la 4ème circonscription de l'Eure ?

A examiner les déclarations et professions de foi des différents candidats aux élections législatives, on constate là encore une unanimité, à droite comme à gauche pour la LNPN. François-Xavier Priollaud (UMP-Nouveau Centre) écrit : "La LNPN est une chance unique pour le développement économique de notre territoire" et il insiste sur "la réalisation nécessaire d'infrastructures nouvelles comme la ligne à grande vitesse". Quant à François Loncle (PS), suite à la mobilisation de l'association "Non à la LNPN sur le plateau du Neubourg", il déclare "s'opposer résolument au projet inacceptable de Réseau Ferré de France : le tracé AB de la ligne nouvelle ferroviaire Paris Normandie". Cela ne signifie pas pour autant qu'il s'oppose à la Ligne Nouvelle Paris Normandie en elle-même, mais seulement au tracé AB. Ni qu'il croit à la pérennité de ce projet.
Malgré un débat public avec une participation très forte des habitants comme des élus, malgré des études poussées, des techniciens brillants, le projet LNPN reste flou.
Tout d'abord, les cartes fournies ne permettent pas d'établir les tracés qu'empruntera la ligne. Les cartes des deux tracés encore en lice, le A et le B, proposent des faisceaux si larges que la ligne pourrait passer pratiquement n'importe où. C'est tout à fait normal : au cours de l'élaboration du tracé, les faisceaux se réduiront. Là où les faisceaux font encore 30 km de large, ils se réduiront au fil des études à 1 km, et nous saurons alors précisément les risques que le territoire et les habitants encourront. Vous trouverez les cartes ci-dessous, avec quelques agrandissements pour bien voir la taille disproportionnée des faisceaux par rapport au territoire. Ces cartes sont disponibles ici, en haute-définition.
financement de la LNPN (source débat public LNPN)
Il est intéressant de comprendre ce que représente la LNPN pour notre région. L'emprise d'une ligne LGV représente 80 mètres jusqu'à 90 mètres à certains endroits. La ligne elle-même n'emprunte que 14 mètres. Il faut y ajouter les remblais ou déblais nécessaires à la stabilisation de la ligne. Et au-delà de cette zone, les habitations se situant à moins de 25 mètres de l'entrée en terre seront expropriées. Les autres, celles qui se situeront au delà des 25 mètres, se verraient devenir voisines de la LGV, mais leurs propriétaires ne recevront pas de dédommagement, même si la propriété a perdu beaucoup de valeur.
Représentons-nous cette emprise : il s'agit là de tranchées larges comme près de la longueur de deux piscines olympiques, sur 210 à 215 km de lignes nouvelles selon le scénario retenu. Du fait qu'une ligne à grande vitesse n'a pas vocation à être un tortillard, la ligne sera la plus droite possible. Aussi, on peut comprendre qu'il n'y a pas possibilité ou volonté d'arrêter un tracé plus précis, afin de calculer le tracé le moins onéreux, expropriations comprises, et d'éviter en même temps de mobiliser une opposition trop précocement.
Si le contenu est flou sur les tracés, la question du financement n'est pas réglée loin s'en faut. Au cours du débat, la SNCF - acteur tout de même essentiel en France lorsque qu'on évoque le rail - n'est pas présente sur scène et ne participe au débat... que dans le public. La SNCF ne se présente que comme opérateur potentiel, parmi d'autres, et n'assure pas de son engagement sur les sillons.
RFF, Réseau Ferré de France n'assure une contribution que "de 15 à 30%" du montant global. "La règle est que RFF ne peut s’engager au-delà des perspectives de péage que lui verseront les opérateurs ferroviaires." Ils ne se sont pas engagés. Les usagers paieront plus cher, les contribuables seront mis à contribution, mais l'investissement n'est pas garanti. De même qu'il n'y a pas d'engagements fermes des opérateurs.
La question du prix du billet, nous l'avons posé plusieurs fois, sans réponse claire au début. Sur le document pdf tiré du débat public, concernant le financement, on peut lire : "A titre informatif, le maître d’ouvrage a précisé que, sur la liaison à grande vitesse Paris-Reims, le prix du billet a été majoré de 17 centimes par minute gagnée à la mise en service de la ligne. Transposée à la ligne nouvelle Paris-Normandie, cette augmentation représenterait une hausse moyenne du prix des billets d’environ 20%."
Est donc là ce dont les habitants ont besoin ? Un train plus cher, qui sera certes plus rapide, mais à quel prix ? Un train qui n'aura plus vocation à s'arrêter dans les gares intermédiaires, c'est le prix de la rapidité, et au prix d'artificialisation de terres agricoles et d'expropriations sur 700 hectares dans l'Eure.
Les impacts sur les paysages, le terres agricoles et les modes de vie des habitants différeront selon le scénario retenu : si l'on est sûr du viaduc sur la vallée de l'Iton, à peu près sûrs des impacts sur le plateau sud du Neubourg, dans le cas du tracé B, les habitants attendent le tracé définitif pour constater qui sera effectivement concerné par la construction de la ligne. Quels seront les impacts sur la forêt de Bord, avec un projet de gare à l'entrée de la forêt, au niveau du rond-point des Clouets, près d'Incarville ? Les communes riveraines de l'A13 seront-elle concernées ? Lesquelles ? Jusqu'où ? Tous les habitants sont dans l'incertitude. Sur leur avenir, sur la valorisation de leurs propriété, sur la qualité de leurs paysages et du cadre de vie.
Pour quels objectifs ?
C'est encore là que les divergences se sont fait sentir entre le public d'une part, composé surtout d'usagers, et aussi d'habitants ou exploitants agricoles inquiets.
RFF et élus parlent de vitesse. Bien que celle-ci nous concerne peu, les temps de transports dans l'Eure ne varieront que très peu.
Les préoccupations des usagers se sont portées sur la fiabilité et la régularité du transport, et le confort - la station debout étant déjà peu propice à la préparation d'une bonne journée de travail - et donc au nombre de places disponibles dans les trains. Il ne suffit pas que le train soit plus rapide, il faut qu'il puisse emporter tout le monde. Les usagers sont de plus préoccupés par l'augmentation du prix du billet dans des circonstances économiques qui ne s'y prêtent pas.
C'est un dialogue de sourds.
Sur ce sujet de la LNPN, que proposent les écologistes ?
Tout d'abord, il n'est pas sûr que la LNPN voit le jour. Le schéma national d’infrastructures de transport (SNIT) ne place qu'en 16ème priorité la LNPN. Estimé selon le SNIT à 7 à 9 milliards, la LNPN coûtera vraisemblablement plus. 16ème priorité sur 19 projets, avec un budget total estimé à 75 millliards d'euros, le risque existe de voir gelés les projets ferroviaires sur notre territoire, sans qu'aucune alternative ne voit le jour.
La ligne Rouen-Evreux reste une priorité. Nous ne cessons de le dire. Nous aurions voulu pouvoir établir un dialogue avec les habitants de la vallée de l'Iton, pour évaluer s'il était ou non possible d'installer un transport doux, un tram-train, dans la vallée au service des habitants. La méthode était l'écoute et la concertation, mais les opposants au train dans la vallée ont été fermés à toute invitation ou discussion.
Nous ne pouvons leur en vouloir, c'est une belle occasion manquée. Un tel projet ne peut se faire qu'avec l'adhésion et la participation active des habitants, de tous les habitants concernés.
Les écologistes ont donc imaginé une alternative, plus directe et plus rapide : la ligne vers Evreux passera le long de la N154, l'autoroute Louviers-Evreux, sans desservir les habitants de la vallée de l'Iton, mais sans traverser de village. L'idée a fait son chemin, des terres ont été acquises le long de la nationale, cette voie a été intégrée au SCoT de la CASE, et l'idée continuerait de se bâtir à la Région si le projet de LNPN n'avait gelé tous les autres projets ferroviaires.
Le scénario des écologistes propose la construction d’une section nouvelle entre Acquigny et Gravigny, en utilisant le corridor de la N154, avec un doublement de voie sur 5km entre Hondouville et Acquigny et un doublement de la voie au raccordement de la ligne avec la ligne Mantes-La-Jolie – Rouen, ce qui permettrait de satisfaire également la capacité de la ligne avec une utilisation fret.
Si le projet de LNPN n'aboutit à rien, nous n'aurons rien.
Pour revenir à la LNPN : depuis l'été 2011, nous sommes les seuls à avoir travaillé avec l'Ile de France et la Basse-Normandie à la rédaction d'un cahier d'acteur inter-régional : "Pour un train du quotidien", pour répondre aux vrais enjeux, qui sont de répondre aux besoins des usagers, pour rendre le train attractif et efficace.
En janvier 2012, nous obtenions une réunion publique supplémentaire pour présenter un nouveau scénario, réalisé par le cabinet d'experts BG, intitulé : "Alternative à la LNPN par la ligne classique". Chiffré à 8 milliards au lieu de 10 ou 11, ce scénario propose une amélioration de la ligne existante, en limitant l'infrastructure nouvelle à la section entre Paris et Mantes-la-Jolie, seul partie de la ligne actuelle dont le trafic justifie à ce jour et pour longtemps encore de tels travaux. Cela permettra d'améliorer la fréquence, la régularité et le nombre de dessertes des trains. Face à la flambée du prix du pétrole, il est urgent de proposer des transports fiables et réguliers aux usagers, qui sinon n'ont d'autre choix que la voiture individuelle et ses charges de plus en plus lourdes pour le budget des ménages. Le scénario BG reprend aussi à son compte la gare nouvelle rive-gauche de Rouen St Sever, parfaitement justifiée - dont il faut cependant appréhender le coût considérable du très long tunnel sous fluvial.
Le rapport de l'expert insiste sur les avantages que présente ce scénario. L'impact territorial (notamment agricole) est très nettement inférieur à la LNPN, surtout dans l'Eure. Le scénario BG présente une grande offre de dessertes et de correspondances et des temps de parcours compétitifs. A contrario, il faut bien rappeler dès aujourd'hui aux usagers mécontents ce qui a été précisé lors des débats: La construction de la LNPN aurait pour conséquence l'abandon de toute amélioration de la desserte voyageur sur la ligne classique.
Le 5 avril dernier, Le conseil d’administration de Réseau Ferré de France a délibéré en faveur de la poursuite du projet de ligne nouvelle entre Paris et la Normandie et a décidé de lancer les études préalables à l’enquête d’utilité publique. Il a fait apparaître des points de convergence, notamment sur la nécessité de construire de nouvelles gares dont une à Rouen (rive gauche) sur le site de Saint-Sever. Réseau Ferré de France a pris bonne note des points d’améliorations souhaités et va approfondir ses études sur plusieurs scénarios (A, B et AB), excluant le scénario C, afin de définir le tracé de la ligne nouvelle entre Mantes, Le Havre et Caen. Souhaitons que la voix des écologistes ait été entendue au cours de ce débat et soit prise en compte par RFF !
Rappelons enfin que ce projet de LNPN s'inscrit dans le projet de développement du Grand Paris (dans l'objectif de faire du Havre le port d'une grande mégapole parisienne et normande), et que ce dossier incombe désormais à la nouvelle Ministre en charge de l'Egalité des territoires... l'écologiste Cécile Duflot. Gageons qu'elle sera sensible aux questions de consommation d'espaces naturels et agricoles, et soucieuse d'apporter une amélioration efficace et rapide des transports pour tous !
Le Fret ferriviaire dans tout ça :
Rappelons que le fret ferroviaire représentait 3 fois plus de tonnage en 1974 qu'aujourd'hui. De même que le fret fluvial, le fret ferroviaire souffre de son manque de compétitivité face au routier.
Même avec un prix du pétrole qui ne cesse d'augmenter, les camions n'ont pas à payer de taxe pour emprunter les sillons, comme les opérateurs le font à RFF. La seule taxe qu'ils vont payer est le péage sur les autoroutes, et dans le cas où les poids-lourds empruntent d'autres routes, la taxe à l'essieu, qui (ne) rapporte (que) 220 millions d'euros par an, et qui a été baissée au taux minimum pour la France par Dominique Bussereau, ministre en charge des transports.
Si l'on veut développer le transport fluvial et le fret ferroviaire, il serait nécessaire d'aligner les coûts des opérateurs pour les mettre en situation d'équité. Alors le développemment des plateformes bi et tri-modales aura un sens.
Le rejet du projet alternatif écologiste viendrait en partie du fait qu'il ne libère pas le réseau actuel pour le développement du fret. Mais il y a possibilité de tripler le fret actuel avec les mêmes sillons. Et le projet comprend la rénovation de la ligne Serqueux - Gisors pour acheminer le fret dans la zone parisienne, ce qui permet d'augmenter encore la capacité du fret.
Mais celui-ci n'est toujours pas compétitif. Il faut changer les choses !

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le mercredi 6 juin 2012 à Pont de l’Arche de 18h30 à 20h30
salle Ambroise CROIZAT, place du maréchal Leclerc
"Se déplacer demain, mais à quel prix ?"
  • Avec Gilles FRAUDIN, Responsable de la commission Transports régionale d’EELV, cheminot retraité, responsable syndical et rédacteur du cahier d'acteur du groupe local Eure-Seine : "Des trains pour les déplacements du quotidien"
  • et Laetitia SANCHEZ, candidate aux élections législatives pour Europe Ecologie Les Verts sur la 4ème circonscription de l’Eure.

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