Archives de 2012

Après l’accident du Pont Mathilde à Rouen, mettons l’imagination au pouvoir pour les déplacements du quotidien !

Quand la crise est là, quelle attitude adopter ?
  • S'enfermer dans la négation du réel n'apporte aucune solution : c'est crier à #Sandy, "l'environnement ça commence à bien faire !"
  • Se replier sur soi dans une dépression auto-destructrice fait craindre les remèdes extrémistes du passé : quand la crise des années 30 débouchait sur le fascisme et les génocides atroces du XXème siècle.
  • Se soumettre avec la confiance béate que le progrès scientifique et technique résoudra tout, et qu'il ne faut surtout rien changer au modèle, c'est nier l'accélération incontrôlée des changements et courir vers le précipice avec le sourire de Pangloss.
  • Profiter dans un consumérisme triste des derniers voyages à l'autre bout du monde, du dernier thon rouge à 1 million d'euros, du dernier gadget technologique produit à bas coût dans des conditions sociales imbattables, est-ce tout ce qui nous reste ?
On peut aussi refuser de se soumettre, se recentrer sur ce qui compte vraiment pour nous, et faire preuve enfin de créativité joyeuse et courageuse.
Je prends l'exemple d'un accident regrettable, comme celui qui a enflammé le Pont Mathilde à Rouen sous des milliers de litres d'hydrocarbures lundi 29 octobre dernier. Résultat : le pont principal qui relie les 2 rives de la Seine est rendu impraticable, pour de longs mois sans doute, occasionnant des perturbations majeures dans la circulation d'une rive à l'autre.
Mercredi, la Préfecture de Seine-Maritime a fait paraître un plan de circulation et promis d'"étudier des solutions", tout en encourageant les automobilistes à faire preuve de débrouillardise et de civisme. Dans le communiqué de presse de la ville, Yvon Robert dit : « le caractère exceptionnel et inédit de la situation appelle aussi à la solidarité et au civisme : chacun doit changer ses comportements en matière de déplacements quotidiens. C’est une urgence et une obligation ».
Pendant la réunion à la Préfecture, je me suis amusée à suivre un fil twitter original, qui demandait aux internautes de proposer leurs solutions, sous le hashtag #solupont. Agacement et esprit potache (J'adore comme toujours les délires pertinents du Major : "La Seine vous emmerde, supprimez-la !"... en utilisant le lit du fleuve (détourné) pour la création d'une autoroute est-ouest avec embranchement nord-sud...) côtoyaient une vraie réflexion sur des solutions alternatives. Celles-ci passaient notamment par le renforcement des transports en commun, voire leur gratuité ; l'utilisation de la Seine pour les franchissements ; mais aussi les déplacements au long du fleuve ; sans oublier le vélo.
Dans la foulée, le 2 novembre, le magazine Grand Rouen s'amusait à imaginer les déplacements dans Rouen, six mois après la fermeture du Pont Mathilde (dans la journée, le billet récolte plus de 300 "J'aime" sur Facebook et 40 partages sur Twitter, de quoi rendre envieux tout bon blogueur ;-)
Après le communiqué que les élu-e-s écologistes ont fait paraître le 31 octobre, nous avons aujourd'hui envie de répondre "Chiche !" - et de faire de cette crise l'occasion d'apporter des solutions innovantes et pratiques, où les politiques se feraient le relais des propositions citoyennes.

Caméra diagonale : tweet and shout

J'avais délaissé caméra diagonale, pour cause de bugs à répétition dans les commentaires.
Je commets un commentaire dimanche. En réponse à Franck Martin et ses chars à boeufs.
Le commentaire n'est pas repris. Lundi midi, je téléphone à José Alcala, ainsi qu'il m'en avait prié.
Il me dit qu'il y a eu bug. Il me propose de republier, je lui propose de lui envoyer par mail. Tout cela se passe correctement, nous restons aimables.
Dans l'entretemps, laetitia twitte. Attention, pas n'importe quel tweet. Un tweet assassin. Un tweet accusateur.
@cameradiagonale se targue d'indépendance journalistique, mais censure les commentaires sur son blog (on a des photos ;-) #TéléMartin
Connaissant le patron du blog, je demande à Laetitia de retirer son tweet. Trop tard.
José Alcala déclenche son enquête et découvre la provenance de ce message tordu.
L'ire du blogueur se déclenche et il publie un billet dans lequel il dénonce le complot.
Deux trois petites choses, m'sieur Alcala:
Tu me fais trop d'honneur pour croire que je parle au nom d'EELV. Je parle en mon nom, c'est déjà bien.
Je ne me suis pas insurgé contre cette censure. Tu m'a dit bug. Je veux bien te croire.
Je te rappelle que j'ai été cordial. Et toi aussi d'ailleurs. Au téléphone.
Ces quoi ces foutaises de petit clan, des écolos de Saint-Pierre, et autres fadaises.
Caméra Diagonale ne diffusera pas le commentaire. Que dire ? Na !? C'est pas bien grave José.
Enfin le coup de l'oppression : "Ce média n'obéira pas aux pressions et aux prétentions de personnages folkloriques qui entendent donner des leçons à la terre entière."
Comme je te l'ai écrit, j'ai jamais eu l'impression que je pouvais t'effrayer ou te coller des pressions. Pas plus que je ne tremble.
C'est quoi ces formules à l'emporte-pièces ?
Personnage folklorique ? Je préfère être folklorique qu’irascible. Quant aux leçons qu'on donne à la terre entière, c'est l'ancien journaliste qui parle au blogueur padawan. Pas la peine non plus se monter le bourrichon.
Dernière chose : nous ne sommes pas en pétard. C'est toi qui es en pétard. Je ne suis pas en pétard. Je suis... consterné :-;
Au moins suis-je officiellement tricard du site.
chmod("http://www.cameradiagonale.com", 0750); Pour se calmer :-)

Conseil municipal du 5 septembre 2012, du côté de Saint-Pierre du Vauvray

Les quatre vont-ils continuer à perdre leur temps dans des conseils municipaux stériles, ou vont-ils démissionner ?
Les séances du conseil municipal commencent toutes un peu de la même façon : "Je vous demande de retirer votre pied professionnel", "vous vous mettez pas là", "reculez-vous"...
On passe ensuite à l'ordre du jour des délibérations, puis le conseil approuve le compte-rendu. Quelques sornettes qui soient écrites dedans.
Je suis de plus en plus interpellé publiquement au cours des séances de conseil, sans pouvoir répondre ; Laetitia, Jérôme, Benoît et Pierre sont la cible de l’agressivité du maire, et ses adjoints disent que s'ils n'ont pas d'informations, c'est parce qu'ils ne veulent plus travailler avec eux. Ils se font couper la parole, on ne tient compte en rien de leurs remarques ou de leurs propositions.
Quoiqu'il arrive, quelle que soit la délibération, le maire a sa majorité derrière lui et fait le plein de ses voix. S'ils dérogent, il y a suspension de séance, et ils se rangent dans le rang. Ou bien, Alain Loëb ne tient pas compte des demandes de sa propre majorité, comme au cours du scrutin qu'on verra à la fin de ce conseil.
Et les compte-rendus, Loëb y écrit ce qu'il veut. Ça ne le dérange pas de tordre la vérité pour faire sa promo. Ils seront reproduits sans doute dans le journal de la commune, et on peut penser qu'il doit déjà réfléchir à l'écriture de ses voeux.
Au final, les anciens adjoints et conseillers qui ont aidé à faire élire le maire, ont été virés pour une majorité plus docile. Ils ont accepté de rester dans l'opposition pour apporter leur contribution au développement des projets de la commune et la conduite des affaires de la commune.
Peine perdue. Non seulement ils ne sont pas écoutés, non seulement leurs propositions ne sont pas prises en compte, mais en plus on entend que la majorité actuelle aimerait bien qu'il n'y ait plus d'opposition pour pouvoir travailler.
L'heure des comptes est peut-être arrivée pour les conseillers d'opposition ? Vont-ils continuer à perdre leur temps dans des conseils municipaux stériles, ou vont-ils démissionner ? Ils seraient peut-être plus utiles à formuler leurs propositions et leurs projets avec des gens ouverts au dialogue.
Zut ! A défaut d'être sympas, ne pourraient-ils être courtois ? Et à défaut d'être courtois, ne pourraient-ils être au moins respectueux ? Rien. Pas sympas, pas courtois, pas respectueux, ils s'adressent à nous par voie de recommandés avec avis de réception, mais ne répondent pas. A part envoyer les gendarmes ou les avocats de temps à autres. Les insultes, le mépris, l'incorrection, les réponses aux avocats (j'ai pas les moyens de la mairie, c'est moi qui répond à son avocat),les emmerdes pour dire court, si le maire a l'habitude de citer Sarkozy qui cite Mitterrand - je ne suis pas votre élève -, je vais citer Chirac : "cela m’en touche une sans faire bouger l’autre".
Ce qui me chagrine, ce sont les ratés de la commune. L'ambiance de plomb. Les classes qui ferment. Le peu de soutien à l'école, c'est un euphémisme. Les trottoirs refaits à neuf pour l'enfouissement des réseaux, tout rikiki, dans un état pas possible. Sans la fibre en plus. L'état des berges. La gabegie. Le peu de collaboration du pôle de communes. L'abandon des projets. L'absence de communication, ou presque. Et quand ils communiquent, c'est pour dire ça. Enfin, tout plein, tout plein de choses, mais son antipathie envers moi et les amis, je m'en fous un peu.
Des compte-rendus de conseils municipaux
Il n'y a bien qu'un compte-rendu de séance. Mais il y a deux documents qui sont édités. Il y en a un qui ne contient que les délibérations, il est tamponné par la mairie, le maire certifie que les délibérations qui y figurent ont été déposées en Préfecture. Il contient le minimum.
Et il y en a un qui est destiné aux habitants, et qui est seulement tamponné des initiales AL pour Alain Loëb.
Les remarques lui sont remontées par courrier pour les intégrer dans le compte-rendu pour corriger "les erreurs". Il ne ne répond pas. Il ne corrige pas. Il écrit ce qu'il veut.
Il le droit d'écrire ce qu'il veut mais il écrit surtout n'importe quoi lorsqu'il qu'il dit qu'il veut éviter un recours comme Monsieur Bourlet de la Vallée en a l'habitude. C'est faux.
Lorsque Benoît préfère s'abstenir pour un vote. Un scrutin secret pour une suppléance avec un seul candidat. Bigre ! « Y a un vote à bulletin secret, vous devez respecter votre fonction. »
Le conseil ne voulait pas du scrutin secret, son premier adjoint le premier.
Ce sera l'occasion pour le maire de s'en prendre un peu à Benoît et pour ça, il fera une implacable démonstration par l'absurde :
"C'est que comme y avait un vote à bulletin secret, monsieur Benoît Geneau ne peut pas s'abstenir. Soit qu'il allait voter... [Laetitia dit que c'est une abstention, le maire poursuit] Nan, c'est un refus de vote. Nan, nan. Nan, nan. Vous... Nan, nan, vous interprétez mal l'article. Vu qu'il a pas voté, qu'il a pas été dans l'isoloir, si il voulait s'abstenir, il allait voter, et dans ces cas là, il mettait un blanc ou une enveloppe vide, donc il ne participait pas au vote. Là on avait un vote à bulletin secret, on est obligé d'aller à l'urne sinon, c'est un refus de vote. Le citoyen qui ne vient pas voter, c'est un refus de vote. Je suis désolé, c'est pas de l'abstention."
Exit l'abstention en france, Il ne faut plus parler de taux d’abstention, de records d’abstention, ou autres abstentionnistes. Nous avons des taux de refus de vote, des records de refus de vote, et autres refuseurs de voter. CQFD.
Y en a d'autres des comme ça au cours du conseil et dans le compte-rendu ? Des omissions de choses qui sont bien présentes, des additions de choses qui n'y figurent pas, on est dans l'interprétation très libre.
Vous pourrez découvrir une séquence des plus cocasses là encore : Jérôme avoue là son ignorance. Plutôt que de passer pour un imbécile à donner son avis sur des questions qu'il n'a pas comprises, il s'enquiert de savoir ce que cela veut dire. Effectivement il connaît les logements locatifs sociaux ou le prêt locatif social, mais il en ignorait les acronymes. Dans ce cas là on demande pour éviter de dire n'importe quoi.
Réponse cinglante du maire : "Alors monsieur Bourlet de la Vallée, vous siégez en tant que Président du SCoT à ces commissions, je vous ai vu régulièrement. Je vais pas faire le glossaire, monsieur, mes collègues me l'ont pas demandé. Vous connaissez parfaitement la réponse."
"Non", dit Jérôme. (Quoi ! Il ne sait pas tout ?)
"Je suis pas votre élève, donc j'ai pas à vous répondre là-dessus. Vous connaissez parfaitement le sujet, alors expliquez-le."
"Mais non", répond Jérôme, "quand je ne connais pas les choses, ça ne me dérange pas de le dire. Je vous demande, je ne connais pas. Je ne connais pas"
"Bah si vous connaissez, vous connaissez."
Jérôme continue d'affirmer qu'il ne connait pas.
Le maire se tourne alors vers son premier adjoint, qui hoche la tête négativement en disant à voix basse "Je connais pas."
Je m'attends donc à ce qu'Alain Loëb donne publiquement une leçon à l'élu. Mais ça ne vient pas...
Il trouvera finalement la réponse sur le web... Allez, c'est ici, et vous trouverez aussi les vidéos, qui elles, ma foi, ne disent pas tout à fait la même chose que le compte-rendu officiel du maire.
On dirait bien que la campagne du maire est bel et bien lancée, et j'ai comme dans l'idée qu'en guise de projets, on risque d'avoir le droit à de l'attaque personnelle. Le conseil, c'est par là...

Ordre du jour et approbation du précédent compte-rendu.

Cherchez Charlie (une question à huis-clos, sa réponse à lui clot)


Claude Bourguignon, agronome, fait un constat sur les sols et l’agriculture, et donne les clés pour l’agriculture de demain.

Je vous invite aujourd'hui à découvrir, ou redécouvrir une passionnante intervention de Claude Bourguignon, lors d'une table ronde sur l'écologie et le monde qui s'est déroulée en décembre 2010 à l'initiative d'Yves Cochet.
Claude Bourguignon est agronome, il a quitté l'INRA en 1989 pour fonder le seul institut dans le monde qui étudie les sols sur les plans physique, chimique et biologique.
Premier constat : depuis 20 ans, son laboratoire constate une chute constante et réguilère de l'activité biologique dans les sols.
Claude Bourguignon nous explique comment nous en sommes arrivés là, et surtout, comment rétablir les équibres, et redonner des chances pour une agriculture qui pourra nourrir le monde demain.
Je vous invite vivement à l'écouter sur cette vidéo...
Le sol, c'est quoi ?
Le sol, la terre qui est spécifique à notre monde et lui a donné son nom, représente une couche qui n'est que de 50 centimètres en moyenne sur toute la planète.
Et le sol héberge 80% de la biomasse mondiale. Un seul chiffre : les vers de terre représentent à eux seul le poids de tous les autres animaux et humains réunis. Dans une de nos prairies, on en compte de 1 à 4 millions par hectare.
Or, en Europe, nous sommes passés de deux tonnes de vers de terre à l'hectare, à moins de cent kilos à l'hectare.
Deux tonnes de vers de terre à l'hectare remontent chaque jour deux tonnes de terre.
Ils évitent le lessivage des sols, ils remontent à la surface, en permanence, l'azote, la potasse, le phosphore...
Le sol est organo-minéral. C'est la vie qui transforme le minéral en argile, une matière unique dans notre système solaire. Et cet argile est lié par les humus. Alors que les molécules ont des attaches atomiques, stables et solides, c'est un lien électrique et fragile qui permet la cohésion de nos sols, et qui les rendent fragiles et faciles à détruire.
En 6.000 ans d'agriculture, nous avons dégradé 2 milliards d'hectares de terres agricoles. La moitié de cette surface, 1 milliard d'ha, a été dégradée au seul cours du vingtième siècle.
Quand au début de l'agriculture les déserts représentaient 11% de la surface de la planète, c'est aujourd'hui 32% de sa surface qui est désertifiée.
Quels sols cultivons-nous ?
Nous cultivons aujourd'hui 1,5 milliards d'hectares de sols (à mettre en relation avec les 2 milliards d'ha dégradés). Cela représente moins de 2.200 m2 par habitant.
Nous détruisons les sols à la vitesse de 10 millions d'hectares par an, et nous bétonnons 5 millions d'ha/an (en France, cela représente 1 département tous les 7 ans).
Comment continuer à conserver la même surface agricole tous les ans ?
Nous déforestons 15 millions d'hectares par ans ! Essentiellement les forêts tropicales, celles qui régulent la température entre l'équateur et les pôles.
La population croît de 70 millions de personnes par ans. La production agricole reste pourtant stable depuis 1984. Ainsi deux milliards de tonnes de céréales sont produites tous les ans depuis 1984.
C'est quoi l'équilibre, comment l'avons nous perdu ?
Les Etats ont transféré la production agricole à l'industrie agro-alimentaire.
Cette industrie a délaissé le modèle agro-sylvo-pastoral pour la simplifier.
C'est quoi l'équilibre agro-sylvo-pastoral ?
Il fallait de la forêt qui fait du bois, et des haies pour empêcher les bêtes de vaquer dans la nature, du bois pour la consommation, pour fournir du bois raméal fragmenté pour fertiliser les sols.
Nous pratiquions l'assolement, et nous laissions nos sols reposer sous la prairie.
La prairie était broutée par le bétail, ce qui donnait du fumier pour refertiliser les sols.
C'est le modèle le plus productif au monde par mètre carré.

Lettre à Monsieur le Président de la République, la République exemplaire et le TSCG

Monsieur le Président de la République,
Je vous ai écouté ce soir, lorsque vous vous êtes adressé à tous nos concitoyens, dont je fais partie.
Je ne vais pas vous tutoyer comme un simple camarade ou militant, je vais vous vouvoyer parce que vous êtes le Président de notre Vème République. Nous sommes égaux, surtout certains. Nous avons pu être camarades pendant la campagne. Je ne crois pas avoir eu l'occasion et l'honneur de battre le pavé directement à vos côtés, pour les combats sociaux ou pour réclamer la sortie du nucléaire. j'ai eu l'occasion de côtoyer certains de vos camarades, aux termes d'un accord entre écologistes et socialistes et au cours d'une campagne où l'on a connu le meilleur, comme le pire. Pas de chance localement, car dans notre cinquième circonscription, nous avons connu le pire. Mais aussi des meilleurs, merci Martine et les militants PS qui ont vraiment bossé.
Les écolos et les socialistes sont donc devenus partenaires pour entamer une transition écologique de la société, pour s'engager dans la transition énergétique, en faisant passer la part du nucléaire dans la production d'électricité de 75% à 50% à l'horizon 2025, et en oeuvrant pour rénover le logement socialement et énergétiquement. C'est un compromis.
Vous avez été candidat, vous êtes désormais Le Président. Je vous ai écouté ce soir, et je comprends que vous soyez très attentif, sinon atterré par les chiffres du chômage en France. Et que vous souhaitez que la crise permanente dans laquelle nous vivons connaisse une accalmie. C'est le voeu de la plupart des français. Mais ce n'est pas la dure réalité.
Comme candidat à la plus haute fonction de l'Etat, vous aviez dit, à propos du traité européen, le TSCG : "Le traité en l'état ne sera pas ratifié par la France".
Je ne vous ai pas entendu en parler ce soir, peut-être ai-je manqué d'attention.
Vous nous avez dit que la maîtrise de la dette était indispensable. Elle le reste.
Vous avez mis des conditions pour signer ce traité : "la création d'eurobonds, non pas pour mutualiser les dettes, mais pour financer des projets industriels, d'infrastructures dont les Etats détermineront l'ampleur", "la création d'une taxe sur les transactions financières avec les Etats qui en décideront", "la libération de davantage de possibilités de financements de la Banque européenne d'investissement", "la mobilisation de tous les reliquats des fonds structurels européens aujourd'hui inutilisés" pour accompagner des projets "qui auront des retombées sur les entreprises".
En outre, "la BCE devait pouvoir intervenir en premier et dernier ressort auprès des Etats".
Vous êtes désormais Président de la République, Monsieur le Président. Nous sommes bien loin du compte, Monsieur le Président. Car ce traité reste en l'état où vous le combattiez lorsque vous étiez candidat à l'élection et que les françaises et les français ont voté pour vous.
Je n'ai pas vu ce qui dans nos comptes ou nos prévisions de croissance peut laisser croire que nous échapperons aux sanctions automatiques qui s'appliqueront aux pays qui ne respecteront pas là règle "d'or".
Mais c'est vous, Monsieur le Président, qui êtes à la tête d'une armée de spécialistes.
Ces experts sont à même de vous avertir du risque d'une récession qui risque d'être longue et douloureuse. Le cas des pays européens à qui on a apporté des remèdes lourds doit nous alerter.
Parmi notre peuple, beaucoup doutent de la possibilité de respecter les promesses électorales, dont l'embauche de 60.000 enseignants, en même temps que le redressement économique, la transition énergétique, le logement, la sécurité pour tous, la lutte contre le dérèglement climatique, la sauvegarde des acquis sociaux, la retraite...
Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, avait annoncé l'objectif d'un retour à l'équilibre budgétaire en 2017, lors de son discours de politique générale. Nous devons donc réduire le déficit public à 4,5 % du PIB cette année, 3% en 2013 avant d'atteindre cet objectif de 0% en 2017. L'hypothèse de croissance était surestimée.
C'est encore le Premier ministre qui a annoncé qu'il fallait réduire "un peu" l'hypothèse de croissance prévue pour le budget 2013, fixée à 1,2%.
Ce soir, vous l'avez réévalué, à 0,8%. Je crois me rappeler, contredisez-moi, qu'un dixième de pourcent correspond à peu près à 1 milliard d'euros. Que des économistes que vous jugerez trop pessimistes, d'autres les jugeront trop optimistes, estiment ce chiffre trop élevé, 0,5% serait plus juste si la situation ne s'aggrave pas.
Cette réévaluation, entre 0,8 et 0,5%, nous laisse-t-elle un espoir de remplir les engagements du traité, autrement que par la douleur, le chômage, et toujours plus d'inégalité ? Nous sommes certes tous égaux, mais beaucoup le sont moins que les autres.
Alors pourquoi ne pas demander au peuple son avis sur un tel traité, Monsieur le Président ? Le peuple est-il devenu idiot et incapable de choisir son destin ?
Le peuple a voté pour la renégociation du traité en votant pour vous, Monsieur le Président de la République. Vous changez d'idée. Vous êtes heureux de constater qu'il n'y a pas besoin de changer la constitution pour le signer. Ni de modifier le traité que l'on ne peut ratifier en l'état.
Mais avons-nous changée d'idée, nous les gens, les citoyens ?
Modestement, Monsieur le Président de la République, comme simple citoyen, je vous soumets une idée que j'ai eu, et qui pourrait ravir à plusieurs égards votre ministre du redressement productif :
Le non-remplacement d'un Président de la République sur deux à l'issue de votre mandat.
Je ne veux pas caricaturer en disant qu'il suffirait de vendre "Air Pizza One", l'avion présidentiel, pour payer quelques milliers de SMIC annuels, ou de récupérer au profit du redressement productif ou de l'écologie le fastueux budget élyséen.
Je vous rends grâce de votre projet de loi d'interdiction de cumul des mandats. Ce sera une vraie évolution déjà.
La marche de l'Europe ne peut s'arrêter maintenant. Notre avenir, nous allons le construire au sein de l'Europe. Y a-t-il d'autre choix démocratique que le fédéralisme ?
Force est de constater qu'il y a un vrai problème démocratique dans le fonctionnement européen, celui des États nations, et aussi celui de la décision de sanctions envers les États lorsque les sanctions économiques sont administrées alors qu'aucun budget fédéral n'existe encore. Et que les décisions sont incompréhensiblement prises par des commissions auxquelles personne ne comprend rien.
A-t-on mis la charrue avant les boeufs, Monsieur le Président, lorsqu'on signe en traité de stabilité sans se donner les moyens de quelque péréquation, sans se donner d'investir et de s'investir pour réaliser notre mutation politique, économique, écologique, sociale, et solidaire ?
Peut-on faire avancer l'Europe sans que le fonctionnement de celle-ci ne devienne transparente et contrôlable par le peuple ?
Vous avez parlé de patriotisme, Monsieur le Président. Patriote c'est faire confiance au peuple qui gouverne. A travers vous, puisqu'il vous a désigné. Et aussi pour un programme qui lui est apparu préférable.
Sans vouloir vous fâcher, Monsieur le Président, peut-être l'assentiment du peuple est nécessaire sur le traité. Comme il le sera pour d'autres sujets. Le peuple gouverne.
Sans doute, notre société doit évoluer, comme nos institutions.
Nous serons à vos côtés parce que nous sommes le peuple, tant que vous restez aux côtés du peuple, que vous lui donnerez la parole, que celle-ci sera entendue, et que sa volonté sera respectée.
Je vous souhaite, Monsieur le Président, et je nous souhaite à tous de la réussite et de la solidarité.

A partir de septembre 2012, un S.E.L. (Système d’Echange Local) se met en place à Louviers et dans l’agglomération

A partir de septembre 2012, un S.E.L. se met en place à Louviers.
"Le Système d’Echange Local (S.E.L), c’est échanger autrement et librement, en recevant et en donnant, sans argent."
Pour devenir membre, il suffit de s’inscrire sur le site Croqu'en sel et de venir à l'un des lieux de rencontre pour signer la charte et recevoir un carnet d’échanges.
Chaque adhérent reçoit un carnet sur lequel sont notées par les deux parties la nature de l’échange et sa valeur en radis.
Une minute = 1 radis / 60 minutes = 60 radis
L’adhérent détenteur d’un compte peut, seul, autoriser un débit ou un crédit d’unités de son compte.
L’adhérent a le droit de connaître les soldes et les mouvements de tous les autres comptes du système, par souci de transparence.
L’adhérent peut refuser toute proposition d’échange qui ne lui convient pas ou qui ne respecte pas la charte Croqu’en sel.
Chaque adhérent s’engage à équilibrer ses offres et ses demandes.
Chaque adhérent s’engage à ramener son compte à zéro, avant de quitter Croqu’en sel.
Si vous voulez vous renseigner et participer :
  • le mercredi de 18h à 19h30 place de la Poissonnerie à Louviers (avec l’AMAP) ;
  • le mercredi de 13h à 14h et le samedi de 17h à 18h au « Grain de Café », 39 rue du Matrey à Louviers.

Samedi 8 septembre 2012 : “Nuit européenne de la chauve souris” à partir de 19h à la mairie de Saint Etienne du Vauvray (27430)

La première partie de la soirée sera consacrée à la présentation d'un diaporama sur ces petits mammifères volant. Ensuite il est prévu un parcours à pied (à adapter selon la météo et les participants) autour du village pour mieux les comprendre et les localiser à l'aide de "Bat-box".
Selon la météo prévoir vêtements et chaussures adaptés à la marche et aux chemins.
Vous pouvez signaler votre participation à l'adresse suivante : Vanessa.Flambard@wanadoo.fr ou à l'aide du numéro de téléphone figurant sur l'affiche : 02.32.40.53.41 ou 06.25.72.88.33
Enfin vous êtes invités à noter la date du vendredi 12 octobre au soir : soirée "pelotes" prévue à Louviers. Nous apprendrons ensemble à rechercher les petits ossements dans les pelotes de chouettes et à reconnaitre de quels petits mammifères ils proviennent.
Pour d'autres informations, quelques liens internet :
Plus localement vous pouvez également consulter le blog de Virginie CULLICCHI qui animera cette soirée.
Bonne fin d'été à tous.
Nous comptons sur vous pour faire circuler cette information
Merci et cordialement,
Pascal FLAMBARD, Virginie CULICCHI, Jeremy BOSSAERT

A Saint-Pierre du Vauvray, la municipalité change d’avis sur la fibre optique. Mieux vaut tard que jamais…

A Saint-Pierre du Vauvray, la municipalité change d'avis sur la fibre optique. Mieux vaut tard que jamais...
Cette question est portée par Laetitia depuis le début des travaux d'enfouissement des réseaux. Elle a été posée à plusieurs reprises depuis 2010, par Laetitia ou Jérôme, sans qu'ils soient écoutés, entendus ou compris.
Bien qu'il ne s'agisse pas dès maintenant de passer la fibre, il s'agit de coller au plan de l'Etat, de la région et de la communauté d'agglomération en matière d'infrastructure numérique. Pour l'instant, on plante des fourreaux vides, très peu coûteux, prêts à recevoir la fibre quand la question sera posée : "voulez-vous la fibre ?" [oui] "Où sont les fourreaux pour la poser ? [euh ?]
Ces plans sont en quelque sorte des poupées gigognes, où quand on ouvre un plan, il y en a un autre à l'intérieur, plus petit, imbriqués, toujours un peu moins disant, et pourtant, ils restent complémentaires.
La dernière poupée, c'est la commune, celle qui s'ouvre ou ferme le réseau. Par méconnaissance, on peut ne pas comprendre l'intérêt de la fibre optique, parce que l'ADSL semble déjà bien suffisant à l'heure actuelle pour tous les besoins numériques.
Si aujourd'hui, l'offre et le débit semblent suffisants, les besoins de demain seront bien moins couverts, et la fracture numérique coupera de nouveau les territoires, les plus denses bénéficiant des avantages du réseau THD (très haut débit), les zones moins denses ou les communes rurales restant en retrait quand elles ne se seront pas préparées. Et elles ne répondront plus aux critères de choix d'implantation, tant des particuliers, que des entreprises.
Quels services quand on a accès déjà à Google, aux sites internet, au réseaux sociaux, à la vidéo, et qu'on peut regarder la télé via sa box, téléphoner, et même échanger avec ses collègues ou sa famille via skype, ou autre outils de communication et de partage ?
La télévision, déjà pas encore entièrement en HD, et les services vidéo réclament toujours plus de débit pour plus des résolutions toujours plus hautes, la 3D. Pas seulement pour la TV, pour les vidéos on-demand, en streaming, les vidéos sur internet, les communications, la messagerie unifiée,... On a besoin de débit pour les images, dont les résolutions et les tailles augmentent aussi, pour la télémédecine, le télétravail, la visioconférence, pour l'internet, les réseaux sociaux, les échanges de documents, le stockage en ligne, la télésurveillance, les jeux, le e-learning, l'éducation, les ENT, le e-commerce, les services administratifs... Et tout cela ne vaut que pour les services actuels, d'autres services verront le jour d'ici 2025, qui nécessiteront des débits toujours plus importants.
Tout élu ou responsable du territoire doit prendre ces données en compte pour que les habitants, comme les professionnels, ne soient pas des exclus du numérique demain, pour que nos communes ne soient pas défavorisées, en perte de valeur.
Le 3 mai dernier, donc, pour la municipalité, les arguments en défaveur de la fibre, selon la municipalité, étaient :
  • Non. Pour l’instant ce n’est pas prévu. Alain Loëb, maire, pensait que si France Telecom avait prévu de faire de la fibre, c’est France Telecom qui aurait prévu de faire des réserves.
  • "Je pense que ce sont pas les municipalités qui ont la main-mise sur la fibre optique", avait-t-il ajouté.
  • "la fibre optique arrive là [Alain Loëb désignait les baies outdoor, NdR], et en général, la fibre optique, ils l’amènent pas chez les particuliers. Ils l’amènent sur les têtes de centrales."
  • “Vous êtes ingénieur en telecom ?”, avait-il demandé à Laetitia et Jérôme, moi je suis pas ingénieur en telecom, j’ai posé la question aux techniciens des centraux.
    C'est donc un technicien s'occupant de ces baies qui aura fourvoyé le maire, lui laissant accroire que la fibre n'avait pas vocation à venir jusque chez les particuliers.
Aujourd'hui, ça évolue, et "il y a une volonté des conseils d'adopter la ... fibre optique"
Pour suivre la teneur du débat, et constater comment on rate une opportunité, vous pouvez faire clic-clic ici...

Saint-Etienne du Vauvray et Saint-Pierre du Vauvray doivent procéder au regroupement scolaire entre les deux communes pour sauver une classe de la fermeture.

Saint-Etienne du Vauvray et Saint-Pierre du Vauvray doivent procéder au regroupement scolaire entre les deux communes pour sauver une classe de la fermeture.
Les parents d'élèves de Saint-Pierre du Vauvray, comme les élus de Saint-Pierre, ont été prévenus lors du dernier Conseil d'école : Les classes sont actuellement sur deux niveaux, en sous-effectif par rapport aux statistiques de l'Education Nationale. En conséquence, s'il n'est pas procédé à un regroupement scolaire entre les deux communes jumelles de Saint-Pierre et Saint-Etienne, une classe fermerait en primaire à la rentrée 2013 !
Lors du dernier conseil d'école de primaire, nous avons reçu une très mauvaise nouvelle : dans les conditions actuelles, si rien n'est fait, une classe sera définitivement fermée à la rentrée 2013.
Mais nous avons reçu une bonne nouvelle : il y a une solution pour sauver la classe ! Pour ça, il faut opérer un regroupement scolaire entre les deux communes de Saint-Pierre du Vauvray et Saint-Etienne du Vauvray.
Les deux communes sont en parfaite continuité territoriale, c'est dans l'intérêt bien compris des familles des deux communes que ce regroupement doit s'effectuer : d'un côté, à Saint-Etienne du Vauvray, l'école compte des classe très chargées, en multi-niveaux, et la population continue de s'accroître par la création de nouvelles habitations.
De l'autre côté, à Saint-Pierre du Vauvray, les classes, à deux niveaux, sont moins chargées, et on recense peu d'opportunités de développer de nouvelles habitations. La commune doit compter sur la rotation des habitants dans le parc existant.
Pour ça, encore faut-il que les services soient à la hauteur des attentes des familles pour qu'elles viennent s'installer : quand on veut s'installer, particulièrement dans une commune rurale ou rurbaine, les besoins de base d'une famille sont
  • une école de proximité,
  • un médecin,
  • et de l'internet à haut-débit (bientôt du très haut débit).
Les besoins "secondaires" sont ensuite la boulangerie, le service postal et bancaire, le boucher-charcutier, le commerce de proximité, la pharmacie,... Que des avantages que cumule Saint-Pierre du Vauvray.
On le constate, l'école est un de ces services indispensables lors de la décision de s'implanter dans une commune. Faute de ces trois besoins de base - école, médecin, haut-débit -, on cherche ailleurs.
C'est donc ce qui donne de la valeur aux maisons, lorsque les propriétaires, dont les enfants ont quitté le foyer, souhaitent revendre leurs biens pour aller habiter dans un appartement ou une maison plus adaptée aux besoins.
Sauver une classe, c'est donc essentiel pour les enfants, c'est essentiel pour les habitants qui souhaitent changer de mode d'habitation, et très profitable pour l'offre commerciale.
La solution du renouvellement de population dans les habitations - les familles qui n'ont plus d'enfants revendent leurs biens pour aller dans des habitations plus adaptées, et les populations soit en transit, soit installées le temps de la scolarité - pourrait passer pour un cercle vertueux. Parce que les couples revendent, parce qu'on construit. Mais le temps vient faire capoter cet édifice. A l'échelle micro-locale, ça ne marche plus. Le renouvellement et la construction créent des effets de vague, au lieu de lisser les inscriptions année après année. En nous appuyant sur une démographie un tout petit plus importante que l'échelle communale, on peut assurer l'avenir de l'école de proximité, et aplanir les temps de renouvellement du parc, ou de construction de logements.
Que penser du regroupement scolaire ? Dans l'absolu, pour les communes rurales, le regroupement peut passer pour une catastrophe : On éloigne les enfants, leur infligeant des temps de transport supplémentaires, donc plus de fatigue. C'est aussi la fin de rapports privilégiés entre les enseignants des petites communes et les parents. Dans les écoles rurales, les retards scolaires sont moins importants que dans les villes, et beaucoup moins qu'en ZEP. Malgré, ou à cause, des niveaux multiples.
Pourtant, dans notre cas, ce qu'on nous propose, c'est de saisir la chance de pouvoir organiser ce regroupement localement, sans les transports fatigants pour les enfants, sans couper les relations entre les enseignants et les parents, entre des communes dont les habitants partagent les mêmes préoccupations.
Ce regroupement sera(it) supervisé par l'inspecteur de circonscription. C'est un homme - puisqu'il faut bien parler des hommes, l’Éducation Nationale n'est pas qu'une grande machine anonyme -, doté d'un grand sens de la diplomatie, qui est conscient des spécificités des écoles rurales. Son expérience et sa compétence en font un homme très respecté à la fois par les enseignants, les parents et les élus. Et même s'il a pour mission d'appliquer les directives de l'Académie et du ministère, il met son intelligence, son expérience et son discernement au service des populations locales pour que s'applique la mission éducative et pédagogique dans les meilleures conditions possibles. Il sera le partenaire idéal pour expliquer les enjeux, et apporter des solutions justes et équilibrées, si on l'écoute.
Quelle est la position de nos élus ? Ceux dont les décisions vont sceller l'avenir de nos communes. Une classe fermée, est définitivement fermée. Alors ? Veulent-il sauver une classe, ou seulement sauver les apparences ?
Jérôme Bourlet dit qu'il a "eu l'écho d'une fermeture de classe à l'école de Saint-Pierre du Vauvray à la rentrée 2013. [il voudrait] savoir où en est la convention avec Saint-Etienne du Vauvray pour être sûrs d'avoir assez d'élèves".
Juliette Kaaouche, nouvellement adjointe à la jeunesse et l'éducation : "Ils envoient. Ils envoient des enfants."
Jorge Pinto essaie de retoquer la question en disant : "On doit se réunir prochainement sur le sujet." [Se réunir ? Réunir la commission jeunesse-éducation, qui inclue Pierre Denis, très au fait de la situation des écoles de nos communes, et Benoît Geneau ? Pierre Denis est au fait de la situation des écoles, comme habitant de Saint-Pierre et professeur des écoles à Andé. Il avait rappelé sa motivation à participer à ces commission sur le sujet de l'école. Son avis est précieux.]
Mais Juliette Kaaouche continue pour expliquer qu'ils envoient des enfants. Il y a le problème des fratries [les frères et soeurs sont regroupés dans les mêmes écoles], mais les classes de maternelle se retrouvent avec des effectifs et 25 et 26 élèves [surtout des toutes petites sections - moins de trois ans -, ceux-ci n'étant pas pris en charge à Saint-Etienne, NdR]. Il y a deux élèves en primaire. "Tout ce qui est possible, même s'il y a un enfant de plus en maternelle, c'est d'accord", conclut-elle.
On constate donc que la convention est inefficace pour le problème des sous-effectifs en primaire à Saint-Pierre. Et n'empêchera en rien une fermeture de classe si elle advient.
La municipalité et les adjoints n'évoquent pas le regroupement scolaire dont il avait été question lors du conseil d'école. Laetitia pose donc la question du regroupement scolaire. [Il faut vraiment insister pour avoir des informations sur des sujets qui concernent tous les habitants, surtout les familles qui ont des enfants à l'école. A priori encore plus pour ceux qui sont à la fois habitants, élus, enseignants, et parents d'élèves à l'école de Saint-Pierre du Vauvray, et en capacité de monter des dossiers : l'opposition.]
Juliette Kaaouche : "Et le regroupement scolaire, on est en train d'étudier la question du regroupement scolaire."
Laetitia demande s'il y a un calendrier qui est prêt [le calendrier, c'est la date butoir de septembre 2013, tout devra être finalisé avant, NdR]
Alain Loëb répond : "On n'a pas de calendrier, on a sollicité déjà notre collègue [Dominique Delafosse, maire de Saint-Etienne du Vauvray, NdR], qui va en parler avec son conseil, nous on va commencer à interroger l'Inspecteur d'Académie, qu'il donne les éléments comment ça se met en place, et puis après on fera une réunion de travail."
Jérôme demande si le maire garantit le fait qu'il n'y aura pas de fermeture ?
"Oui, le pouvoir, moi je veux bien. [...] Le pouvoir, oui mais il faut être deux, c'est comme un mariage. Hein ?", répond le maire, Alain Loëb. "C'est à l'étude puisqu'on a commencé à porter le problème auprès de notre collègue qui est à l'écoute [...]".
"C'est à l'étude", dit Jorge Pinto.
"C'est à l'étude", renchérit Alain Loëb. "Je vais pas parler en son nom."
"Après, il y a une réunion à avoir avec les instits", dit Juliette Kaaouche.
"Il s'est engagé auprès de vous [les adjoints, NdR] à en parler auprès de son conseil, moi, je vais pas parler en son nom."
Laetitia commence à parler des enseignants des deux côtés [suite à la réunion avec les instituteurs qu'évoquait Juliette Kaaouche] et des niveaux multiples, l'adjointe à l'éducation lui répond aussitôt :
"Et bah, elles [les enseignantes de Saint-Etienne, NdR], elles garderaient leurs multiples niveaux, chargés, alors bon, c'est dingue, moi aussi je suis étonnée, mais c'est comme ça. Les instits là-bas sont très contentes d'avoir des multi-niveaux chargés."
"Mais on n'est pas à Saint-Etienne, le problème c'est qu'on n'est pas à Saint-Etienne. On peut pas parler à la place des parents de Saint-Etienne", dit Alain Loëb.
"Nous en tous cas, on a lancé la perche", lance alors le premier adjoint Jorge Pinto. "Voilà, on a tendu la perche. On l'a [fait ?] dans le cadre de la convention."
"On demande un rendez-vous avec l'inspecteur, M. Beaudoin", conclut Juliette Kaaouche pour la municipalité.
Je reviens un instant ce qui vient d'être posé et répondu :
  • Tout le monde connaît les risques d'une fermeture de classe pour la rentrée 2013. Ce serait inéluctable sauf en cas de regroupement entre les deux communes qui se jouxtent.
  • Aucun mail, aucune communication n'a été faite, aucun compte-rendu n'a été remis, que ce soit à l'attention des parents d'élèves ou des autres élus. C'est le pré carré du maire et de son équipe.
  • La commission jeunesse-éducation n'a pas été réunie, même pour évoquer le sujet, pour prévenir, à défaut de chercher des solutions et de bâtir un dossier ou un projet.
  • La municipalité a sollicité leur collègue, maire de Saint-Etienne, qui s'est engagé à en parler à son conseil.
  • La municipalité va interroger l'inspecteur de circonscription pour savoir comment faire.
  • Le pouvoir de réaliser ou non ce regroupement est entre les mains du maire de Saint-Etienne.
  • Ce dernier ne manifesterait pas de volonté de faire jouer la solidarité. ("c'est comme un mariage, il faut être deux." Lors du conseil d'école, il avait prononcé cette même phrase, sans rien ajouter derrière qu'un silence lourd de sens.)
  • Le sujet est à l'étude, bien qu'aucune étude n'ait été citée ou montrée. Ce serait plutôt à l'étude à Saint-Etienne (" C’est à l’étude puisqu’on a commencé à porter le problème auprès de notre collègue qui est à l’écoute [...]", "Je vais pas parler en son nom").
  • Les institutrices de Saint-Etienne garderaient leurs multiples niveaux. Il y aurait donc blocage à ce niveau.
  • On ne peut pas parler à la place des parents de Saint-Etienne. [Sans parler pour eux, ne serait-il pas possible de communiquer avec eux ? En présentant le constat, les solutions, et l'étude en cours ? NdR]
  • La majorité municipale a fait son travail en tendant une perche à leur collègue de Saint-Etienne. Le travail serait donc fait côté Saint-Pierre...
Nous avons assisté ici à une sortie de parapluies, c'est pas nous, nous, on a tendu la perche. Si ça capote, la faute en incombera donc au maire de Saint-Etienne qui ne voudrait pas "se marier". La faute aux institutrices de Saint-Etienne qui bloqueraient pour garder leurs effectifs chargés. Même les parents de Saint-Etienne sont cités. C'est pas moi, c'est l'autre...
La gestion des écoles est la dernière prérogative des maires. Les autres compétences sont prises en charge par la communauté d'agglomération.
Au lieu de voir la majorité municipale rejeter les responsabilités sur les autres, j'aurais voulu voir le problème pris à bras le corps. J'aurais déjà aimé que la mairie diffuse l'information, au moins auprès des parents d'élèves et de tous les élus. j'aurais compris que la commission jeunesse-éducation soit réunie d'urgence, afin de travailler sur le sujet et de chercher des solutions. Et j'espère que dorénavant l'information sur l'avancement, ou sur les blocages, sera mise en place. Il y a un blog, qu'ils l'utilisent pour montrer l'avancement du travail, plutôt que de remiser le problème sous le tapis. Dans le cas des fermetures de classes, ce n'est pas en étouffant le problème qu'on le règle. Au contraire, parents, enseignants et élus mettent leurs écoles en lumière, et communiquent à fond sur les risques et les actions de chacun. Communiquer pour ne pas fermer dans l'ombre, à l'insu de tous.
J'en appelle à la responsabilité des maires, pour qu'au moins la solidarité entre les communes devienne une réalité.
Il n'y a pas de mur entre les communes. On le voit avec les associations comme l'IMA ou le judo Vauvray-Incarville. Les parents vont de l'une à l'autre des communes. Il peut en être de même pour l'école, et en tous cas, la fermeture d'une classe dans l'une ou l'autre des communes est une perte pour les deux communes.
Parce qu'aucune des communes n'a la taille suffisante pour s'adapter à des politiques nationales, qui traitent des données avant tout comptables, parce qu'on ne brasse pas assez de population pour passer les effets de vagues générés par le renouvellement des habitants dans les lotissements existants, ou la construction de nouveaux lotissements, nous avons au moins les moyens de nous unir pour résister à une RGPP aveugle qui ne prend pas assez en compte les spécificités de l'école rurale.
Oui, les écoles représentent un lieu d'échange et de vie dans les villages et les bourgs, et elles participent à la vie commerciale, au développement économique, à l'urbanisme et aux plans de déplacements mêmes des communes.
Mais c'est avant tout aux enfants que vous devez penser, pour que dans un avenir proche, ils ne se retrouvent pas dans des classes trop chargées, et en passant de deux à trois niveaux.
Pour ce qui et des classes à trois niveaux à Saint-Etienne, j'avais rencontré les enseignantes lors d'un docu-débat qui s'était déroulé à la mairie de Saint-Etienne. Il m'avait semblé que c'était une équipe soudée, qui était justement intéressée par une démarche de pédagogie Freinet, sujet du débat du soir. Peut-être qu'à si peu de distance, nous ne nous connaissons pas encore assez. Peut-être la solution vient-elle de la communauté éducative dans son ensemble, et les débats qui auront lieu cette année permettront de mieux nous connaître, et peut-être est-ce par l'école que la solution avancera. Avec pour objectif de conserver les meilleures conditions d'enseignements dans nos communes de Saint-Pierre, Saint-Etienne, et Andé.
Rappelons-nous les nombreuses semaines de combat des familles, enseignants, élus, pour éviter une fermeture de classe à Andé. La solidarité entre les communes de notre pôle n'avait pas joué, et la classe a fermé, au détriment des enfants.
J'espère que l'on saura faire jouer la solidarité cette fois-ci. J'espère qu'à l'avenir, on saura éviter des regroupements scolaires plus importants et lointains, avec des temps et des coûts de transports plus importants, et une fatigue supplémentaire.
Oui c'est possible, oui c'est du travail, et oui c'est dans l'intérêt des familles. Mesdames et messieurs les élus, et mesdames et messieurs les enseignants, vous pouvez empêcher une fermeture de classe, qui serait nuisible pour la collectivité. La balle est dans votre camp.
Vous pouvez compter sur nous, comme nous comptons sur vous.

Conseil municipal du 12 juillet 2012 : Val Liard, une voie privée sera entretenue par la collectivité

Nous avons vu que la voirie et des parcelles des Longs Champs passaient en domaine communal, et que la charge de celles-ci en revenait à la collectivité désormais.
Celle-ci est justifiée, comme je l'ai écrit ici : des rues ouvertes à la circulation pour les habitants du lotissement et aussi du village, le villabus, qui sert autant aux habitants du lotissement qu'à ceux des environs, les bus scolaire des écoles et collège, les manifestations, comme le cirque, et c'est tout autant une place qu'un parking utilisé par des camions et engins...
"Voirie Val Liard : domaine Communal", introduit Alain Loëb.
Cette délibération vise à classer une sente rurale en voie communale, afin qu'elle puisse être rendue carrossable par la communauté d'agglomération.
Mais contrairement à la voirie des Longs Champs, ce chemin n'est pas ouvert à la circulation, il n'est pas utilisé par les habitants de Saint-Pierre du Vauvray, ni pour se promener, circuler, ou se garer. C'est une voie marquée en impasse, avec un panneau marqué voie sans issue, et un panneau de sens interdit qui en barre l'accès. Comme on peut le voir sur la carte Google Map, en lien sur la carte à gauche, il s'agit d'un ancien chemin qui reliait au plus court le centre du village, sur la rue de l'église à la route au sommet de la colline.
Contrairement aux Longs Champs, cette parcelle ne dessert qu'une seule maison. Et ce chemin donne accès à un des réservoirs d'eau. Plus accessible selon les explications de Claude Laroche par le haut que par le bas.
Seule la parcelle qui va jusqu'à la maison sera rendue carrossable.
Jérôme demande qu'il y ait une étude de foncier prouvant que la commune est bien propriétaire de la parcelle.
"On est dans le domaine trentenaire, c'est pareil", répond Alain Loëb. "Il y a des parcelles à un moment donné, des parcelles en longueur qui appartiennent à des propriétaires. Ils en ont jamais rien fait dessus, ils l'ont jamais cultivée, en fin de compte c'est devenu un chemin parce que ça les arrangeait de l'utiliser en chemin, pour tout le monde, pour l'accès des habitants et de la collectivité, aujourd'hui, ce chemin il est utilisé pour donner accès à des habitations..."
"A UNE habitation", corrige Jérôme.
"Le château d'eau, une habitation, mais c'est un citoyen qui paie ses impôts comme les autres", répond le maire.
Claude Laroche nous parle alors de son expérience, lorsqu'il avait accompagné la CGE (compagnie Générale des Eaux) Vivendi : Il était alors intervenu sur les trois réservoirs. Le château d'eau ne posait pas de problème, le second réservoir non plus, mais pour le réservoir intermédiaire, l'accès semble moins facile. Selon l'adjoint, Claude Laroche, il faudrait rencaisser et rendre carrossable, au moins jusqu'au réservoir intermédiaire. Le maire de son côté ne parle de rendre le chemin carrossable que jusqu'à la maison.
S'agit-il donc de rendre le chemin carrossable pour l'habitation, ou pour l'accès au réservoir intermédiaire ? C'est bien ce qui sera difficile de démêler dans ce débat. Car les arguments tournent autour du droit de la personne de disposer d'une route carrossable jusqu'à son habitation, du fait que le maire s'y est rendu et il n'est pas facile de faire demi-tour (il dira plus loin, on ne peut pas faire demi-tour) ; du fait que celui-ci paye des impôts.
Alain Loëb revient ensuite, pour comparaison, aux gabegies qui ont pu être commises : le chemin de halage, dans le cadre de la voie verte, qui au bout d'un an et demi était complètement détruit.
Il comparera ensuite ces travaux à venir avec ceux de l'île du Bac. En voies privées depuis 1954, elle est devenue depuis, par le fait de constructions, une voirie où la collectivité a participé.
Jérôme est d'accord, parce que sur l'ile du bac, cela concernait un nombre important d'habitants.
Jérôme parle plutôt d'une convention avec Veolia (qui est en charge des réservoirs), qui permettrait d'en faire l'entretien et de reboucher les trous, plutôt que de classer la desserte de cette maison en voie communale. Il pointe du doigt le risque de voir les demandes s'accumuler, et parle des responsabilités de la collectivité, que l'on prend lorsqu'on classe une voie privée en voie communale.
Alain Loëb intervient alors pour expliquer qu'historiquement, on a laissé construire, puis s'agrandir, et donc qu'il faut aujourd'hui le régler à un moment. "on peut pas rester et dire : oui, ça risque de nous coûter cher, et caetera".
Il y a une question qui n'a pas été posée, et que je trouve importante à ce niveau de dépense : la maintenance de ce réservoir intermédiaire est effectuée combien de fois par an ? S'agit-il de 2 allers-retours par an ? Le jeu en vaut-il la chandelle (et pas de bouts de chandelle) ?
Après avoir entendu les arguments, Jorge Pinto propose de reporter la délibération.
Le maire dit alors à Jorge Pinto : "Suspension de séance. On en discute. Suspension de séance !"
La majorité s'isole pour recadrer les positions. Il semble que le débat autour de cette délibération n'intéresse ni le public, ni l'opposition. Et si même le premier adjoint, après avoir écouté les arguments, est prêt à remettre la délibération à plus tard, le maire n'entend pas cela de cette oreille. L'autorité, avec un grand T, va donc devoir s'exercer...
Au bout de quelques instants, "L'audience est reprise. On a pris bonne note de vos remarques", dit Alain Loëb, avant même que tous les conseillers de la majorité aient pu regagner leur siège. "Et on va passer maintenant à la délibération."
"Qui est contre ? Trois. Qui est pour ? A l'unanimité !" Quel optimisme ! "A la majorité, excusez-moi", dit le maire.
Jérôme posera enfin la question d'une famille de Saint-Pierrois, qui habite tout au bout de l'Allée du Roule, et dont l'accès n'est absolument pas carrossable. Même les véhicules de secours font demi-tour, tant les ornières rendent l'allée impraticable.
"Là, c'est différent", répond le maire.
"Pourquoi c'est différent ?", demande Jérôme.
Alain Loëb : "Là, c'est même pas un chemin... [...] Nan, c'est pas un chemin communal. On regardera, [...], j'en suis presque sûr"
Enfin, c'est juste l'allée du Roule !..
Le classement en voie communal est donc voté. Repassons la liste des arguments pour ou contre la délibération :
Les arguments pour passer la desserte en voie municipale :
Concernant le réservoir intermédiaire :
Pour les partisans du oui à la délibération :
  • Le réservoir doit être accessible par Véolia. L'opérateur y fait au moins 2 allers-retours par an.
  • Il est accessible par le bas, mais serait plus accessible par le haut, et pour cela, il faudrait rencaisser la voie et la rendre carrossable au moins jusqu'au réservoir intermédiaire.
Pour ceux qui mettent en question la délibération :
  • Il n'est pas prévu de rendre la voie carrossable jusqu'au réservoir intermédiaire, seule la desserte de la maison est prévue. Cela ne résoud pas le problème de l'accès au réservoir.
  • Pour si peu d'allers-retours par an (deux minimum), est-il nécessaire d'investir une somme importante ?
Concernant l'habitation (puisque le débat et les arguments ont porté pour l'essentiel sur l'habitation elle-même)
Pour les élus favorables au classement en voie communale :
  • C'est un citoyen qui paie ses impôts comme les autres.
  • "On" a laissé la maison se construire et s'agrandir, il faut régler cela.
  • Il est difficile de faire demi-tour en rendant visite à la propriété.
  • Le chemin de halage, dans le cadre de la voie verte, était complètement détruit au bout d’un an et demi et a coûté beaucoup plus cher.
  • La collectivité a participé à la voirie pour l'île du bac.
  • Ce n'est pas pareil que l'habitation de la famille qui habite au 153, allée du Roule. Ce n'est même pas un chemin, ce n'est pas un chemin communal, le maire en est presque sûr.
  • "On est dans le domaine trentenaire, c'est pareil" [Par Alain Loëb : que les Longs Champs, délibération précédente, NdR]
Pour ceux qui posent des questions :
  • C'est une voie fermée à la circulation, qui ne dessert qu'une seule habitation. Cela n'a rien à voir avec les Longs Champs.
  • Si "on" a laissé se construire et s'agrandir une maison, cela s'est fait en connaissance du statut privé de l'accès.
  • La charge va passer du privé à la collectivité, même si le citoyen paie ses impôts comme tout le monde.
  • Cela va monopoliser les fonds de la CASE pour Saint-Pierre du Vauvray, est-ce LA priorité alors qu'on pourrait désenclaver et sécuriser les Longs Champs, par exemple ?
  • Rencaisser la desserte jusqu'au réservoir intermédiaire pourrait se faire au travers d'une convention qui serait passée avec Véolia pour rencaisser la desserte, épargnant la dette publique à la collectivité.
  • Ce qui est fait pour un habitant est refusé pour un autre, pour une voie dans un état encore plus délabré. Le maire ne situe pas la localisation de cette habitation (allée du Roule). Ou qu'il estime que l'allée du Roule à cet endroit n'est "même pas un chemin", "pas un chemin communal".
  • Accepter qu'une voie soit classée en voie communale, et y effectuer des travaux pour la desserte d'un seul particulier, c'est aussi accepter de prendre la responsabilité, et d'avoir dans l'avenir d'autres demandes, parce que la parcelle sera devenue voie communale, comme le dit Jérôme.
  • Ce n'est pas parce que la collectivité a participé à la voirie de l'île du bac, ou des Longs Champs qu'il s'agit de la même situation. Dans les autres cas, il s'agissait de nombreuses habitations et d'une voirie libre à la circulation.
  • On ne peut pas justifier des travaux de voirie important du fait que l'on a dépensé 150.000 euros pour refaire le chemin de halage entre Lormais et Saint-Pierre du Vauvray, et qu'il a été détruit (à propos, qui l'a détruit ?).
  • Au-delà du plaisir compréhensible que l'on a à faire plaisir à un habitant, quels sont les avantages qu'en tire la collectivité ?
La question n'est pas tant de savoir si la maison du Val Liard serait plus pratique et confortable pour ses habitants, ou prendrait de la valeur avec ce classement et la réfection de l'accès. Ce serait tant mieux pour tout le monde, tant qu'on a de l'argent pour effectuer les travaux. La question est bien de savoir si c'est la priorité pour la collectivité. Le classement de la voie engage la commune et la communauté d'agglo, et ces travaux monopoliseront des fonds indisponibles pour d'autres opérations, et qui sont déjà dans le domaine municipal.
Lorsque j'entends "on ne peut pas rester, oui ça risque de nous coûter cher et caetera", je pense que les coûts devraient bien être envisagés et pris en compte dans toutes les décisions. Elles engagent les habitants de notre commune, mais aussi tous les contribuables de la CASE.
Évidemment, il est agréable de faire plaisir à un habitant de Saint-Pierre. C'est toujours préférable d'être remercié et apprécié pour des travaux qui seront payés par l'agglomération. C'est une situation bien plus enviable que de mettre en question cet investissement. Mais est-ce bien l'intérêt général  ? (Où ai-je entendu cette phrase : "l'intérêt général n'est pas l'addition des intérêts particuliers" ?)
La décision a été prise par la majorité. Enfin, par le maire, puisque, à un moment, la délibération a failli être reportée, à la demande du premier adjoint, Jorge Pinto, avant que la séance ne soit immédiatement suspendue. Tant mieux pour cet habitant, qui pourra remercier le maire. Et comme quoi, on peut se poser des questions.
Au fait, combien cela coûtera-t-il ? Nous n'avons eu aucune projection, aucune estimation.

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