Notre territoire a la chance d’être traversé par une boucle de la Seine, restée ici magnifiquement sauvage – loin de l’image du fleuve industriel souvent représentée. L’industrie aujourd’hui se porte très mal, ici comme ailleurs. Le fleuve, son chemin de halage, ses paysages de coteaux, représentent un patrimoine naturel dont la valorisation apporterait une véritable plus-value touristique et économique à notre région.
C’est dans ce sens que la CASE a inauguré il y deux ans les trois haltes fluviales qui jalonnent cette portion du fleuve, à Poses, à Saint-Pierre du Vauvray et à Heudebouville.
Aujourd’hui, la valorisation de ces haltes fluviales est à l’œuvre avec la création d’une Maison des Plaisanciers à Poses. A l’avant, une salle d’accueil, d’information et d’exposition donnera sur le paysage magnifique de la Seine. A l’arrière, des sanitaires hommes et femmes (alimentés en eau chaude par 3 panneaux solaires) et un local technique avec laverie assureront le confort des plaisanciers. A l’extérieur, un verger, une aire de jeux et un parking auto et vélo pourront accueillir les amateurs de promenade sur le chemin de halage. Le chantier devrait s’achever fin juin et l’inauguration aura vraisemblablement lieu lors de la désormais traditionnelle Fête de l’Eau du premier weekend de septembre.
Un peu plus loin, à la halte de Saint-Pierre du Vauvray, les plaisanciers peuvent effectuer leur ravitaillement, grâce aux nombreux commerces du bourg. Là aussi, une valorisation des bords de Seine pourrait à la fois attirer les visiteurs dans notre village et, par là-même, dynamiser les commerces.
Vous connaissez le Sentier des Douaniers en Bretagne ? Vous connaissez le mythique GR20 en Corse ? Pourquoi ne pas rêver d’une valorisation équivalente de notre magnifique chemin de halage, qui pourrait mener… jusqu’à Paris !
Emmanuelle Portier est conseillère municipale déléguée au CCAS à Saint-Etienne du Vauvray et directrice du CCAS de Val-de-Reuil. Nous la remercions chaleureusement d’avoir accepté de répondre à ces quelques questions, afin de mieux cerner le rôle des CCAS communaux.
Emmanuelle précise ce qu’est le CCAS et quelles sont ses missions.
Chaque commune a un CCAS. Quel en est le rôle ?
Comment est composé le conseil d’administration du CCAS ?
Quel est l’intérêt d’un CCAS communal ?
Emmanuelle insiste sur le rôle de proximité du CCAS. Le CCAS essaie de repérer les besoins et de faire passer les informations. Pour cela un petit fascicule a été distribué à tous les habitants de la commune et une permanence est assurée chaque semaine. Le CCAS agit également en lien avec les écoles…
L’intérêt du CCAS, c’est la proximité. Et la connaissance de la population. Car ceux qui ont besoin ne poussent pas forcément d’eux-même les portes de la mairie. Cela nécessite l’analyse, le repérage des besoins. Il faut communiquer, et accompagner les personnes en difficulté. Le rôle de la commune est de repérer, communiquer, informer – par exemple en tenant une permanence -, accompagner, et aussi de mener des actions sur les besoins qu’elle a pu repérer.
Quelles sont les missions du CCAS ?
Emmanuelle évoque les missions obligatoires du CCAS (aide sociale, hébergement, obligations alimentaires), en liaison avec la Préfecture et le Conseil Général.
Elle évoque également les actions que la municipalité peut mettre en place localement, en fonction des besoins repérés. Ces actions peuvent viser les seniors, mais aussi les jeunes et les enfants, en liaison avec les écoles, et d’autres acteurs (Police Secours, Conseil Général,…). C’est non seulement apporter l’aide, mais c’est ausi une façon d’animer la commune, au travers d’ateliers, de repas/débats. Emmanuelle donne quelques exemples d’actions menées auprès des jeunes ou des seniors. Elle évoque aussi les actions plus individuelles qui peuvent être menées auprès des personnes en difficultés.
Toutes ces actions menées pour aider les personnes sont donc aussi des animations qui relient les membres de la population de la commune. Enfants, adultes, seniors, tout le monde est concerné. On l’a vu, l’école est amenée à y participer, et le médecin de la PMI. Il y a les actions collectives. Et évidemment des actions plus individuelles. De l’accompagnement et de l’orientation. Et aussi aides financières qui sont décidées par le conseil d’administration. Merci à Emmanuelle Portier de nous donner ces exemples et ces informations.
Emmanuelle insiste sur le fait que le CCAS est un relais avec les professionnels des institutions
C’est le Conseil Général notamment, qui assure les missions de protection de l’enfance, d’aide aux personnes âgées ou handicapées, de lutte contre la précarité (dispositif RSA).
Emmanuelle précise que la confidentialité est de règle, au cours des entretiens comme au sein du conseil d’administration.
Il n’est pas facile, de surcroît dans les petites communes, où tout le monde se connaît, de parler de ses problèmes.
L’obligation de confidentialité est garantie à ceux qui demandent une aide, même ponctuelle.
Merci beaucoup Emmanuelle Portier de nous avoir reçus et pour ces précieuses informations.
Nous espérons que son combat quotidien fera de nombreux émules. Surtout dans les petites communes où le CCAS, on l’a compris, peut être un vecteur de cohésion sociale, et permet aussi d’animer la commune.
Les habitants de Saint-Pierre du Vauvray l’auront senti : un vent pestilentiel s’est installé dans notre commune. Il s’agit de l’entreprise Holcim, qui n’avait plus fait beaucoup parler de lui depuis les travaux entrepris en 2005 ans pour empêcher ces particules et odeurs nauséabondes de ruiner la tranquillité et la santé des riverains. C’est le grand retour des nuisances industrielles dans notre petit bourg rural.
Cela fait 3 nuits aujourd’hui que l’entreprise HOLCIM (ex SOVRAC) empuantit notre commune. Cela commence le soir, vers 23 heures, persiste la nuit durant, et loin de s’estomper au matin, cette odeur insupportable continue de nous empoisonner la vie, en extérieur, comme à l’intérieur des maisons, où elle semble s’accrocher durablement à chaque vêtement, rideau ou meuble.
Avec Jérôme Bourlet, élu de la commune, Conseiller Régional, et Président du SCoT, nous nous sommes rendus le vendredi 23 avril de bon matin dans les locaux de l’entreprise afin d’obtenir des explications.
En l’absence des dirigeants, nous avons été reçus par les secrétaires et un technicien.
C’est donc lui qui nous a expliqué la raison de ces nuisances : des usines du groupe étant momentanément fermées, l’usine de Saint-Pierre du Vauvray a accepté de traiter une citerne qui devait être traitée ailleurs. De l’eau nous explique le technicien. Ils ont procédé au dépotage et au stockage de cette « eau », et le personnel constatant l’odeur, la décision a été prise de remettre le liquide nauséabond dans la citerne et de la renvoyer.
Mais voilà, la citerne de l’usine (et non du camion), équipée d’un capteur de COV, en avait conservé la puanteur. Et les conditions climatiques ont du jouer, selon le technicien, entraînant le dépôt des particules odorantes sur les habitations Saint-Pierroises.
Mais voilà encore, le soir même : patatras ! A 23 h, la puanteur envahit de nouveau nos rues et nos jardins. Pas de taux d’humidité particulièrement préoccupant, il faisait plutôt bon, l’air était sec, le vent était faible, mais les odeurs reviennent. Comme les autres soirs.
Cela pue donc du soir au matin, puis cela s’estompe dans le courant de la matinée. Dès que l’odeur a disparu, il nous faut à notre tour aérer nos maisons qu’imprègne le tenace remugle.
Nous avons entendu les explications de l’employé d’Holcim. Mais j’avoue ne toujours pas comprendre pourquoi, si la citerne de l’usine est bien équipée d’un capteur de COV et si l’incinération fonctionne en continu – comme le demande l’arrêté préfectoral -, les odeurs persistent à se déclarer dans la soirée et la nuit durant.
Constatant également le stockage à l’air libre de « bigs bags », on peut aussi se demander si ceux-ci ne participent pas aux émanations ?
Nous avons contacté la DREAL (ex DRIRE et Diren) pour les alerter de cette situation préoccupante. Une main courante a été déposée en mairie de Saint-Pierre du Vauvray, et et nous avons appris que d’autres habitants de la commune ont également contacté la DREAL et la mairie par téléphone pour les avertir de la pollution…
C’est en allant me promener sur l’excellentissime @rrêt sur images que j’apprend la nouvelle. Jean-Luc Mélanchon terrasse Aphatie pendant son interview sur RTL. J’étais passé totalement à côté de l’info…
Cela se passe à 5min30 de l’interview.
Apathie pose sa question :
« Les retraites des fonctionnaires sont calculées aujourd’hui sur les 6 derniers mois, celles des salariés du secteur privé sur les 25 dernières années. Ceci peut-il rester en l’état Jean-Luc Mélanchon ?«
Le sourire de Jean-Luc Mélanchon en dit long, il attendait avec impatience cette question. Il sourit, s’apprête à dégainer son information, il vise… « Mais bien sûr que ça peut rester en l’état.«
Apathie répond : « c’est inégalitaire. »
Mélanchon : « Non ce n’est pas inégalitaire. »
Mais c’est quelques instants plus tard, lorsque le journaliste demande si on ne pourrait pas calculer la retraite des fonctionnaires sur les 10 dernières années que Mélanchon abat sa carte :
« il y a une chose qu’il faut que vous sachiez, M. Apathie. C’est impossible. Vous savez pourquoi ? » « Non », répond Apathie. « Parce rien n’a été saisi informatiquement, si bien qu’on ne peut pas remonter au-delà de 6 mois. Vous savez pourquoi ? Parce que comme c’était la règle des 6 mois, personne n’a pensé à le faire ! » [...] « Les services publics sont sauvés par les manques d’équipements informatiques du service public, j’ai pas fini de rigoler… »
On imagine la mine abattue de M. Apathie…
Le lendemain, Eric Woerth réfute en bloc :
« Tout ça est complètement faux, vous croyez que l’administration française ne peut pas reconstituer la carrière d’un fonctionnaire ? J’ai été ministre du budget, je suis toujours ministre de la fonction publique et j’ai créé sur le plan des retraites un organisme centralisé qui monte en charge et qui sera l’interlocuteur unique pour les carrières des fonctionnaires. Quand vous regardez dans les ministères, il n’y a pas de problème pour reconstituer la carrière d’un fonctionnaire, donc c’est vraiment pas le sujet«
@si enquête…
Tout d’abord, comment peut-on être dans l’incapacité de retracer les carrières des fonctionnaires, alors qu’il a été possible de passer la méthode de calcul des retraites du secteur privé des 10 dernières années au 25 dernières années ? La réponse est simple : La réforme à été votée en 1993, mais n’est entrée que pleinement en vigueur qu’en 2008. Allonger la période de calcul de 15 ans aura donc pris 15 ans.
Qui a raison alors, Eric Woerth ou Mélanchon ?
Henri Sterdyniak, économiste à l’OFCE, estime que la vérité situe plutôt entre les deux. Le salaire des fonctionnaires est composé d’un traitement indiciel et de primes. Elle représentent en moyenne 20% du revenu, mais ce chiffre varie de 5 à 60% selon les fonctionnaires. L’Etat conserve bien-sûr les traitements indiciaires, mais ne conserve pas obligatoirement les primes. Si on voulait intégrer les primes, ce serait impossible dans la quasi totalité des cas. Si on veut prendre le temps de faire une réforme équitable, ce sera au mieux pour septembre 2011.
Septembre 2011, c’est à dire en pleine campagne présidentielle. Mélanchon n’a pas fini de rigoler…
Le 1er avril s’est tenu le conseil municipal de Saint-Pierre du Vauvray, portant sur le budget. Un nouveau conseil municipal a eu lieu le 15 avril pour revoter ce budget suite à une erreur repérée par le Receveur Municipal, M. Beaujard, dans le calcul des taux des trois taxes. Ce dernier conseil a eu lieu à huis-clos, après un vote majoritaire du conseil municipal.
C’est une commune en bonne santé financière que l’on retrouve en 2010. Une commune que M. Beaujard qualifie de pas du tout endettée. Certes, la capacité d’auto-financement est faible, mais les comptes restent dans le vert : l’excédent de fonctionnement de clôture est de 213.000,12 €, quand le déficit d’investissement reste de 89.398,07 €.
La différence entre la capacité d’autofinancement (67.000 €) et le remboursement de la dette (45.000 €) laisse une marge de manoeuvre de 22.000 € pour investir (la CAF nette). C’est une marge de manoeuvre qui n’est pas énorme, mais qui a le mérite d’exister. Et bien sûr, par son faible taux d’endettement, la commune conserve une capacité à contracter un emprunt.
Félicitaions donc à l’équipe municipale.
Ce conseil municipal aborde donc la présentation des comptes 2009, et la proposition du budget pour l’année 2010.
La présentation du projet de budget municipal, et à fortiori son vote, c’est aussi la présentation de la politique municipale qui y est inscrite en filigrane.
Bien sûr, nous savons tous que la CASE a une place de plus en plus prépondérante dans la gestion des affaires communales. Environnement, urbanisme, transports, entretien, collecte des déchets, assainissement, environnement, les responsabilités de la communauté d’agglomérations sont larges, et prennent de plus en plus d’importance.
Il y a bien sûr la gestion des écoles. C’est une grande mission des petites communes rurales, afin que celles-ci restent attractives.
Et pour fournir aux enfants le plus de confort et chances dans leur vie scolaire. En partenariat avec l’Education Nationale et les équipes pédagogiques, et également en partenariat avec les parents d’élèves, la mairie joue un rôle essentiel en mettant à disposition les locaux scolaires, les fournitures scolaires, les personnels d’entretien et les Atsem (agents spécialisés des écoles maternelles).
Le rôle de la mairie va plus loin, puisque la commune est aussi amenée à financer des projets (ENR, jardin pédagogiques, sorties scolaires, …).
L’établissement d’un PLU fait aussi partie du rôle des petites communes. Pour l’instant, Saint-Pierre ne s’est pas encore dotée d’un PLU.
Remplaçant le POS (plan d’occupation des sols), le PLU continue le droit des sols applicables à chaque terrain. Mais dorénavant, en cohérence avec le SCoT (schéma de cohérence territoriale, dont la présidence est assurée par Jérôme Bourlet), le PLU a surtout vocation à exprimer le projet d’aménagement et de développement durable des communes.
Plus exigeant pour les élus que le POS, mais plus lisible pour les citoyens, il obligera la concertation. Les documents du PLU (rapport de présentation, projet d’aménagement et de développement durable, règlement, documents graphiques et annexes) seront désormais systématiquement soumis à la concertation citoyenne lors des projets d’aménagement.
Enfin, les dispositions du PLU devront être compatibles avec le SCoT, comme dit plus haut, et aussi le PLH (Plan Local de l’Habitat), et le PDU.
La commune peut intervenir soit en partenaire dans de nombreux domaines : l’aide sociale (le CCAS – Centre Communal d’Action Sociale -, la cantine, la garderie, …), l’économie locale, le développement du commerce, et bien entendu l’animation de la vie sociale, sportive et culturelle.
La commune est propriétaire de biens du « domaine public » (rues, trottoirs, jardins, parcs, terrain de sport, cimetière,…) et également du « domaine privé » (locations,…). A ce titre, elle a en charge l’éclairage, la voirie, l’eau potable…
Avant de rentrer dans le débat sur le budget, il est peut-être utile de préciser les rôles de chacun :
Le rôle des élus est bien défini dans les communes. Le maire, Alain Loëb, et son 1er adjoint, Bernard Houssaye, représentent la municipalité. Le maire, Alain Loëb, a été, rappelons-le, élu à l’unanimité par le conseil municipal.
Le maire peut déléguer une partie de ses compétences à des adjoints ou conseillers délégués.
Le rôle des conseillers municipaux est de discuter et de voter, pour accepter ou refuser les délibérations, sur les projets qui leur sont soumis, au cours de séances du conseil municipal qui sont publiques.
Le débat qui concerne le budget est un des plus importants de l’année. C’est ce budget qui prévoit les recettes et les dépenses, en accord avec les priorités de la politique municipale. C’est un budget prévisionnel, qui pourra faire l’objet de décisions modificatives.
Ce budget engage la commune, et donc les habitants, contribuables, les employés communaux, et tous les partenaires de la commune.
Et les débats en vidéos donc…
Comptes de gestion 2009
Tout d’abord, ce sont les comptes de gestion de l’année 2009 qui sont étudiés. M. Damien Beaujard, Receveur Municipal, présente les comptes.
Quelques chiffres-clés :
Excédent de fonctionnement sur l’exercice : 67.720,73 €
Déficit d’investissement sur l’exercice : 81.601,93 €
Il faut tenir compte en fin d’exercice des résultats antérieurs :
Pour les déficits d’investissement :
Déficit d’investissement sur l’exercice au 31 décembre 2008 : 7.796,14 €
Le résultat de clôture au 31 décembre 2009 est donc pour le déficit d’investissement de : 89.398,07 €
Pour les excédents de fonctionnement :
Excédent de fonctionnement sur l’exercice : 67.720,73 €
A cet excédent il faut rajouter l’excédent antérieur : 145.279,39 €
L’excédent de fonctionnement de clôture est donc de 213.000,12 € au 31 décembre 2009
Immobilisations corporelles (matériels, travaux réalisés par la commune)
62.048,49 €
114.969,07 €
Les recettes d’investissement 2009 :
10
Dotations diverses
24.367,14 €
13
Subventions d’investissement (Conseil Général)
9.000,00 €
33.367,14 €
Débats sur la transparence…
Jérôme évoque les votes sur les dépenses. Les dépenses sont présentées par chapitres, et non par opérations. Pour Alain Loëb, Jérôme a eu toute la transparence voulue. M. Bourlet « ferait son jeu de claquettes comme d’habitude », puisqu’il est filmé (!).
Jérôme évoque alors le Val-au-Queu, pour lequel une opération de 40.000 € a été reportée en 2010, et donc l’investissement qui a été voté sur ce chapitre est parti ailleurs. Le maire évoque alors d’autres opérations comme l’informatique qui ont été votées.
Pour Jérôme, quand le conseil a fait des décisions comme l’informatique, il a été procédé à des décisions modificatives. Pour Alain Loëb, le reste a été de l’entretien, de la maintenance et des réparations. Le maire passe au vote concernant l’approbation des comptes 2009…
Une abstention sur ce vote.
Qui est pour ? Pour 2009.
Après un exposé de la situation, Alain Loëb propose de procéder au vote pour 2009.
1 abstention et 3 votes contre. Selon le maire, les 4 conseillers considèrent que les comptes ne sont pas corrects. Manifestement, il s’agit plutôt d’un déficit d’informations. Le maire juge qu’ils ont eu toutes les explications en large et en travers…
Quelques chiffres-clés:
Capacité d’auto-financement (CAF) d’environ 67.000 € pour la commune, soit environ 50 € par habitant
La moyenne départementale est de 100 € par hab. C’est une capacité d’auto-financement moyenne.
Le remboursement de la dette est d’environ 45.000 €. La CAF nette est donc de 22.000 €.
L’encours de la dette est de 182.000 € environ, soit 134 € par habitant de la commune.
La moyenne départementale est de 369 €, la moyenne régionale 348 €.
La commune est en fin de désendettement.
On compare la dette (182.000 €) avec la capacité d’auto-financement (67.000 €).
Si la commune voulait se désendetter complètement, il faudrait consacrer 2,5 années de CAF, ce qui est un bon ratio : la moyenne départementale est de 3,5. La commune n’est pas du tout endettée.
Le maire remercie les collègues qui le soutiennent, et ceux qui participent au fonctionnement de la commune.
Le maire remercie ceux qui le soutiennent, ceux qui participent à la vie de la commune, et juge inacceptables les attaques permanentes sur le fonctionnement. Pour Jérôme ce ne sont pas les actions, mais la façon dont c’est fait. Ils ont été élus sur une façon de fonctionner. Pendant la 1ère année, les choses étaient débattues en commissions.
Le maire est désolé, ce n’est pas la commission financière qui gère la commune. Au début, ils se sont beaucoup réunis parce qu’ils venaient d’arriver, mais ne vont pas se réunir tous les jours.
On passe au budget 2010.
Pierre Denis revient sur le rôle des élus, et les débats, de façon posée, et sans polémique…
Proposition de budget 2010.
M. Damien Beaujard présente dans le détail les propositions de budget…
Enveloppe globale pour les associations et CCAS
Des question sont posées sur les subventions accordées aux associations, qui sont présentées sous la forme d’une enveloppe globale. Une réunion spécifique aura lieu pour voter ligne par ligne les budgets accordés aux associations.
Le budget du CCAS a été amputé de 40% dans le prévisionnel 2010. Benoît en demande la raison.
Pour le maire, la raison en est que la municipalité n’a pas consommé sont budget. Ca ne sert à rien de voter une somme qu’on ne va pas consommer.
Benoît s’interroge sur le fait que le CCAS n’est pas sollicité dans cette période de crise et de difficulté financière. Pour Alain Loëb, c’est le département qui est sollicité, les communes ne sont sollicitées qu’à la marge.
Jérôme pose la question sur les 2 postes d’adjoints prévus au budget. Ne vaut-il pas mieux, dans la forme, voter d’abord les délégations ? Le maire pense qu’il vaut mieux avoir d’abord une somme pour pouvoir donner les délégations. Ce n’est pas M. Bourlet qui va désigner les délégations et les adjoints…
Proposition de budget 2010, en fonctionnement et en investissement
Immobilisations corporelles (matériels, travaux réalisés par la commune)
128.309,31 €
265.460,38 €
Les recettes d’investissement 2010 :
021
Virement de la section de fonctionnement
114.787,07 €
10
Dotations diverses
93.673,31 €
16
Emprunts et dettes
57.000,00 €
265.480,38 €
Questions sur les imputations
Jérôme s’interroge sur l’imputation de sommes. Ayant voté pour l’achat d’ »autres terrains EPFN », il apprend qu’on y a affecté des achats de peinture et de chauffe-eau. « Et en même temps, le remplacement des projecteurs du tunnel, qui ont été réclamés par un… des habitants de Saint-Pierre », ajoute Pascal Schwartz [NdR : j'avais effectivement envoyé des mails pour que la municipalité nettoie les morceaux de verre brisés, dangereux pour les passants. souvenez-vous]
Jérôme ne reproche pas les dépenses, mais l’imputation. Pour le maire, ça peut être une erreur d’imputation.
Hausse des bases
[NdR : A mon tour de faire un erratum : le titre de la vidéo devrait être "hausse des bases", et non "erreurs d'imputation", titre précédent. Excusez cette erreur.]
Chiffres-clés :
[NdR : les taux ont été corrigés lors d'une séance du conseil municipal du 15 avril. Nous donnons les nouveaux taux, qui ne correspondent pas à ceux que l'on entend dans la vidéo, qui ont été votés ce jour. Sur proposition du maire, ce dernier conseil a eu lieu à huis-clos.]
La hausse des taux sera de 1,5 %
La taxe d’habitation passe de 9,49% à 9,63% en 2010 (et non 9,59 comme entendu dans la vidéo)
La taxe foncière (bâti) passe de 13,77% à 13,98% (et non 13,91%)
La taxe foncière (non bâti) passe de 83,40% à 84,65% (et non 84,25%)
Le maire justifie cette augmentation car la municipalité équilibre tout juste le budget, et qu’on a des bases faibles.
Benoît ouvre le débat. Il ne vote pas le budget, ni l’augmentation de taxes, pour plusieurs raisons :
Il n’a pas de visibilité des projets nouveaux,
On baisse le budget du CCAS, sous prétexte qu’il n’y en n’a pas besoin, mais à son avis parce qu’il ne fonctionne pas,
Il n’a pas l’impression que les commerces soient défendus,
Il ne veut pas voter des taxes pour justifier des dépenses de fonctionnement
Le maire répond en invoquant les travaux d’enfouissement des lignes qui vont améliorer l’image de marque du centre-bourg, et concernant le CCAS, le maire indique qu’il va aider les familles pour que les enfants partent en voyage scolaire.
Voir la suite dans la vidéo ci-dessus…
Où l’on reparle des bords de Seine…
Saint-Pierre du Vauvray a reçu le label Ville Seine. Jérôme avait déposé un projet pour l’obtention de ce label. Il est heureux que ce projet ait reçu une récompense. Le projet concernait la mise en valeur touristique du village et l’aménagement des berges de la Seine.
Il semblerait que la CASE ait voté une ligne budgétaire. Mais ne toutes façons, la commune ne financera pas le reste.
Vote de l’augmentation…
L’augmentation de 1,5 % est votée.
Le maire et M. Schwartz parlent d’orchestration et d’un moment filmé qui n’est pas très… démocratique.
[NdR : au contraire, je juge ce moment comme un moment très démocratique. J'invite même le maire à reprendre ces vidéos sur le blog de la mairie, s'il le souhaite. Et les commentaires sont ouverts sur ce blog si les élus veulent y participer. Les habitants de Saint-Pierre du Vauvray peuvent, par ce compte-rendu vidéo, participer à la vie citoyenne de la commune. Je m'en étais déjà expliqué ici.]
Après quelques échanges houleux entre Alain Loëb et Jérôme Bourlet, le budget primitif est voté.
C’est enfin à Pierre Denis de s’exprimer sur le travaux de la commission jeunesse-éducation.
Dans nos sociétés obsédées par la vitesse, la productivité, le speed, le fast, le burn… qu’il est bon de s’arrêter un moment et de reconsidérer notre façon de vivre.
Nous sommes tous pris entre de multiples impératifs, la famille, le boulot, les amis, les activités associatives ou militantes… Les journées, les semaines, les mois, s’enchaînent et s’apparentent parfois à de véritables parcours du combattant ! Pour quoi faire ? Pour le bien de qui ?
Etre consciencieux, engagé, oui, bien sûr ! Mais ne jamais perdre de vue l’important : soi et les autres, le partage, le bien qu’on se fait et qu’on apporte aux autres.
Dans la vie, il y a l’urgent et l’important : commençons toujours par l’important !-)
Vivre plus lentement, c’est faire des choix de vie : comment j’organise mon temps ? comment je consomme ? comment je me déplace?
On le voit, derrière ces choix individuels, ce sont des choix collectifs éminemment modernes (…et politiques !) qui sont proposés :
partager le travail en réduisant les horaires ;
rapprocher les lieux de travail des lieux d’habitation (en incluant le télétravail) ;
raccourcir les circuits de consommation ;
organiser ses déplacements et privilégier quand on le peut la marche, le vélo ou les transports en commun.
Allez, c’est dimanche ! Prenons le temps d’un repas de famille en plein air, suivi d’une promenade avec les enfants.
Le Centre communal d’action sociale (CCAS) est un établissement public autonome, qui dispose d’un budget propre alloué par la municipalité lors du vote du budget (Lire Budget 2010 de la commune de Saint-Pierre du Vauvray). Le CCAS est administré par un conseil d’administration, composé d’élus et d’habitants de la commune, dont le maire est président. Le CCAS assure différentes missions directement orientées vers la population : aide et accompagnement aux personnes âgées ou handicapées, aux enfants et familles en difficulté, lutte contre les exclusions, accès au droit (procédure de domiciliation administrative, aide aux démarches administratives…)
L’action du CCAS se décline dans deux domaines : la prévention et le développement social dans la commune.
Outre ses compétences obligatoires, il met en place la politique sociale de la commune.
Ses missions obligatoires
Solidarité envers les personnes âgées et handicapées (aide et accompagnement) ;
Transmission des demandes d’aide sociale légale aux autorités ayant le pouvoir de décision (conseil général, préfecture, sécurité sociale,…) : le CCAS reçoit les demandes et participe à l’instruction des dossiers ;
Lutte contre les exclusions, accès aux droits : procédure de domiciliation administrative, aide aux démarches administratives, accompagnement social, etc.
Le Centre Communal d’Action Sociale est chargé d’informer les habitants sur les démarches qui relèvent de dispositifs départementaux ou nationaux : Les personnes âgées, les personnes handicapées, les personnes en difficultés, la justice, le RMI, la santé.
Ses missions facultatives : quelques exemples mis en place dans d’autres communes
Intervention au moyen de prestations en nature : aide alimentaire ; aide au transport (sur présentation d’une convocation d’un médecin ou d’un employeur) ; aide à l’accès, au maintien et aux impayés d’énergie et de téléphone ; distribution d’entrées piscine, cinéma et spectacles…
Prise en charge des difficultés financières rencontrées par les personnes en situation de précarité ;
Politique de Prévention Santé sur la commune ;
Distribution de bons d’achats aux personnes âgées de plus de 70 ans ;
Bons d’accès aux activités sportives et culturelles pour les jeunes ;
Exercice de compétences déléguées par convention avec le Conseil Général.
Accès aux droits
L’aide à l’accès aux droits consiste à offrir, dans le cadre de l’accompagnement personnalisé, des services :
d’information sur les droits et devoirs des personnes;
d’orientation vers les organismes, les services ou professionnels chargés d’assurer ou de faciliter l’exercice des droits;
d’aide à l’accomplissement des démarches nécessaires à l’exercice d’un droit ou l’exécution d’une obligation;
d’assistance au cours de procédures non juridictionnelles.
Au regard de ces objectifs, l’aide à l’accès aux droits contribue à réduire les tensions sociales, les risques d’exclusion et elle permet de prévenir les litiges. A ce titre, elle est un facteur de cohésion sociale.
Des informations locales très pratiques sur le site de la commune voisine de Saint-Etienne du Vauvray.
Adressez vos demandes au secrétariat de mairie, à l’attention du CCAS.
Bonne surprise dans l’hebdomadaire départemental La Dépêche ce vendredi 16 avril : une pleine page y est consacrée à la pollution lumineuse. C’est un sujet dont nous débattons à Saint-Pierre du Vauvray depuis… novembre 2008 ! Lire Saint-Pierre s’engage contre la pollution lumineuse sur le blog municipal.
L’hebdomadaire eurois donne la parole à Christophe Quetel, conseiller municipal dans la commune d’Irreville et par ailleurs vice-président de l’ANPCEN (Agence Nationale Pour la Protection du Ciel et de l’Environnement Nocturne).
Le Conseil général vient de récompenser d’un label 5 étoiles les efforts de la petite commune en matière de gestion d’énergie. Fontaine-Bellanger et La Vacherie ont également été récompensées. « En effet, ce sont souvent les petites communes qui indiquent la marche à suivre. » Dans l’Eure, sur 675 communes, environ 15% observent les préceptes de l’ANPCEN : extinctions nocturnes, recours à l’éclairage passif, absence de mise en lumière du patrimoine naturel et bâti, marginalisation des lampes au mercure.
Et de pointer du doigt l’exemple catastrophique donné par Evreux, le chef-lieu du département : « Le Long-Buisson (Zone d’Activité Commerciale), c’est une véritable catastrophe. Malheureusement, on est en train de reproduire la même chose à Nétreville. Pourtant, j’avais placé énormément d’espoirs en l’arrivée de Champredon. Mais à regret, je constate que l’environnement ne fait pas partie de ses priorités. »
Le vice-président de l’Agence Nationale s’en prend également aux lobbies qui font la loi sur le marché de l’énergie, prenant l’exemple du SIEGE. Si le Syndicat d’Electricité et du Gaz de l’Eure affiche sa volonté de réduire les pollutions lumineuses, il passe dans le même temps des marchés avec des fournisseurs de matériel gloutons en énergie : « Il y a un vrai travail à faire sur le catalogue ! »
Les impacts de la pollution lumineuse sont bien sûr naturels (disparition du ciel étoilé, biodiversité nocturne, qualité du sommeil), mais aussi économiques : en France, l’éclairage public représente dans le budget des communes 23% de la facture globale d’énergie et 38% de la facture d’électricité. En 10 ans, on serait passé de 71 à 91kWh/an/habitant (contre 43 kWh/an/habitant en Allemagne).
A Saint-Pierre du Vauvray, une étude avait été commandée en 2008 par M. Bourlet, qui montrait que 1500€ pouvaient être économisés en coupant l’éclairage de 1:00 à 4:00 du matin ; 2400€ pour une coupure de 0:00 à 5:00 ; 3300€ pour une coupure de 23:00 à 6:00.
En ces temps de crise, n’aurions-nous pas de quoi employer utilement ces sommes ?
Merci à l’hebdomadaire La Dépêche pour ces données très utiles ;-)