Archives de 2010

Conseil municipal : mercredi 29 décembre 2010 à 18h

Nous rappelons que le public peut assister au conseil municipal : il suffit de se rendre à la mairie de Saint Pierre du Vauvray.
Ordre du jour :
  1. CASE : rapport d'activité 2009 : rapport sur les transports, rapport sur l'eau potable, rapport annuel sur la qualité du service public d'élimination des déchets, rapport annuel contrat de délégation de service public - crèche attitude Cascadine SARL ;
  2. SIEGE : Enfouissement France Télécom et distribution publique d'électricité Grande Rue ;
  3. SIEGE : Effacement et renforcement des réseaux rue Gourdon ;
  4. Enquête société VALDEPHARM à Val de Reuil ;
  5. Tarification de la cantine et périscolaire 2011 ;
  6. Recensement de la population 2011 ;
  7. Instauration d'un droit de préemption sur les baux et fonds de commerce ;
  8. Informations diverses.

Tiken Jah Fakoly : Ma Côte d’Ivoire

Politique, la politique
t’as gâté mon pays
la Côte d' Ivoire mon beau pays
pays d'hospitalité
pays de fraternité
mais les politiciens ont décidé
de te transformer
Ma Côte d' Ivoire
je ne veux plus te voir en larmes
ma Côte d' Ivoire
je ne veux plus te voir prendre les armes
J' ai en mémoire 2 frères sous le même toit
l'un venait du nord
et portait le croissant des hommes qui chantent
Bissimilah
je me rappelle l' autre portait autour du cou
une croix de Yamoussoukro
ils s'en allaient pour travailler la terre
sans partage égal c'est la guerre
et puis les 2 frères
chacun de leur côté
l'un cultivant sa différence
et l’autre l'ivoirité
Toute famille divisée
ne pourra jamais prospérer
alors frères et sœurs
notre avenir se trouve dans l'unité
tout reste à faire sur notre continent en jachère
il attend d'être travaillé
et c'est sur qu' il va beaucoup donner
il est temps pour nous de nous unir
sinon nous allons tous périr
Ma Côte d' Ivoire
je ne veux plus te voir en larmes
ma Côte d' Ivoire
je ne veux plus te voir prendre les armes
Extrait de l'album "L'Africain" (2007)

Les bibliothèques se mettent en place à Tabagne

Le 8 décembre dernier, Adayé Kouakou, notre contact ivoirien, nous a envoyé des nouvelles de Tabagne, accompagnées de photographies.
"Pour les ouvrages concernant les élèves du primaire, les dépouillements ont été effectués. Ils ont été répartis entre les quatre écoles primaires de la ville qui les gèrent dans les bibliothèques d'école, comme l'attestent les photos ci-jointes." Une liste des directeurs des 4 écoles et des chargés de bibliothèques est jointe au message, avec des contacts téléphoniques.
Pour les ouvrages du Collège, ils sont en attente d'une salle à transformer en bibliothèque. Il est proposé d'utiliser une partie du bureau des éducateurs. N'ayant pas pu rencontrer le Principal du collège, Adayé ne peut nous en dire plus pour le moment.
On le voit, le projet de bibliothèques scolaires pour lequel nos collégiennes avaient oeuvré depuis 2008 se concrétise. Bravo et encore merci à tous !

Pour éviter d’avoir les boules en mars, inscris-toi sur les listes électorales !

Pour éviter d'avoir les boules en mars, inscris-toi sur les listes électorales !

Qu’est-ce que le care ?

Tous, à différents moments de notre vie, nous avons été, nous sommes ou nous serons dépendants des autres.
Vous connaissez le care ? C'est ce qui a valu des moqueries à Martine Aubry au printemps dernier, grossièrement caricaturé comme « nunucherie américaine », « considérations pseudo-philosophiques » ou encore « maternalisme réactionnaire » - par le journaliste Jean-Michel Aphatie, le philosophe Michel Onfray, mais aussi des collègues masculins du PS comme Manuel Valls ou Jack Lang... Plus habilement, à droite, on a préféré envoyer une femme en la personne de Nathalie Kosciusko-Morizet : "Rien de nouveau sous le soleil, sinon le retour à un discours de l'assistanat social et des bons sentiments, dont je doute qu'il rende justice aux femmes".

Care : qu'y a-t-il exactement derrière ces 4 lettres ?

Le mot care, très courant en anglais, est à la fois un verbe qui signifie « s’occuper de », « faire attention », « prendre soin », « se soucier de », et un nom qui, selon le contexte, peut être traduit par « soins », « attention », « sollicitude ». Sous la forme négative – I don’t care –, il indique une indifférence, un refus de responsabilité : je m’en fiche, ça ne me concerne pas ! Mais aucune de ces traductions prises isolément ne traduit parfaitement l'idée de care, qui renouvelle profondément depuis une vingtaine d’années les façons de penser l’éthique, le politique, et pourquoi pas l'économie...
Le concept de care vient effectivement du mouvement féministe américain des années 1960. En 1982, dans son livre In a Différent Voice, l'universitaire Carol Giligan définit le care comme une forme de "moralité des femmes", centrée autour du soin donné aux autres, qu'elle souhaitait enseigner à l'ensemble de la société et aux hommes.
La théorie de C. Gilligan a fait l'objet de débats passionnés. Elle a été qualifiée de "différentialiste" - y compris dans les milieux féministes -, parce qu’elle soutiendrait qu’il y aurait une nature féminine différente de celle des hommes, en valorisant des « vertus » attachées aux stéréotypes féminins – l'amour, la compassion, la sollicitude, le souci d’autrui... Ces débats mèneront ensuite à de nouvelles compréhensions du care.
La notion a notamment été modernisée en 1993 par une autre universitaire américaine, Joan Tronto, dans son livre Un monde vulnérable, pour une politique du care. Joan Tronto a voulu sortir la notion de care de la sphère du "genre" pour la replacer dans la sphère de l'éthique et de la politique.
Elle s’appuie sur une analyse des conditions historiques qui ont favorisé une division du travail cantonnant les activités de soins dans la sphère domestique, traditionnellement réservée aux femmes, et donc exclues de la sphère publique et socialement dévalorisées. Il s'agit de toutes ces activités humaines ignorées, sous-estimées voire méprisées parce que privées, intimes, quotidiennes, banales, sans importance ou encore « sales » : soins aux enfants, aux malades, aux personnes dépendantes, mais aussi ménage, traitement des déchets, bref tout ce qui concourt à rendre notre monde vivable. "Prises en considération, ces activités se révèlent centrales et il apparaît que leur invisibilité ou leur discrétion est aussi le lot de ceux, et surtout de celles, femmes, étrangères, travailleurs des classes pauvres, qui les effectuent." (source : Delphine Moreau, De qui se soucie-t-on ? Le care comme perspective politique)
Prendre la mesure de l’importance du care pour la vie humaine suppose de reconnaître que la dépendance et la vulnérabilité sont des traits de la condition de tout un chacun. Brisant l'image monolithique et fausse d’une société constituée d’adultes compétents, égaux, autonomes et en bonne santé, l'éthique du care nous pousse à reconnaître que tous, à différents moments de notre vie, nous avons été, nous sommes ou nous serons dépendants des autres : lorsque nous avons été enfants, lorsque nous serons vieux, lorsque nous tombons malade, lorsque quelqu'un prend en charge nos enfants, nettoie, traite nos déchets ou nous permet de nous déplacer... Collectivement, nous sommes tous interdépendants. "L'autonomie" n'est qu'un mythe politique, accouplée aux péjoratifs "assistanat" et "dépendance"...
Ces services dont nous bénéficions tous à différents moments doivent être pris en charge collectivement : les cantonner dans la sphère privée du travail gratuit est un déni de responsabilité. L'accueil des jeunes enfants, l'accompagnement du handicap, de la maladie, de la vieillesse, sont des responsabilités collectives, qui font qu'une société se porte bien, dans le respect de la dignité de chacun. Cela correspond d'ailleurs à la définition que l'OMS, l'Organisation Mondiale de la Santé, donne de la santé elle-même, comme "état de complet bien-être physique, mental et social".
On pourrait y ajouter "environnemental" : Joan Tronto définit le care comme « une activité générique qui comprend tout ce que nous faisons pour maintenir, perpétuer et réparer notre « monde » de sorte que nous puissions y vivre aussi bien que possible. Ce monde comprend nos corps, nous-mêmes et notre environnement, tous les éléments que nous cherchons à relier en un réseau complexe en soutien à la vie ». Ne croirait-on pas une très belle définition de l'écologie ?

La semaine de quatre jours, tant plébiscitée, a été choisie par les seuls adultes alors qu’elle est préjudiciable aux apprentissages…

La semaine de quatre jours, tant plébiscitée, a été choisie par les seuls adultes alors qu’elle est préjudiciable aux apprentissages…
Une journée scolaire « délirante », « mauvaise » et « aberrante », trop peu de jours d'école et des journées de 6 heures bien trop remplies.
S’agissant de la semaine de quatre jours, elle devrait être interdite. [cette mesure] enverrait un signal fort de prise en compte de l’intérêt de l’enfant. Car la semaine de quatre jours, tant plébiscitée, a été choisie par les seuls adultes alors qu’elle est préjudiciable aux apprentissages et entraîne, selon les chercheurs entendus par la mission, une désynchronisation des rythmes biologiques des enfants.
La Mission d'Information de l'Assemblée nationale sur les rythmes scolaires a rendu son rapport ce mercredi 8 décembre.
Vous pourrez lire le constat et les préconisations apportés par la mission parlementaire sur saintpierre-ecole.fr. Parmi ces préconisations, voilà celles qui sont le plus discutées.
  • Il faudrait réduire la durée de la journée scolaire en fixant un plafond quotidien horaire.
  • La semaine de quatre jours devrait être interdite.
  • La mission souhaite que soit respectée l’alternance de sept semaines de classe et de deux semaines de vacances prévue par le législateur, ce qui impliquerait d’allonger les vacances de la Toussaint et de réorganiser le troisième trimestre.
  • Les vacances d’été devraient être raccourcies de deux ou trois semaines.
  • Il faudrait alors passer à deux zones de vacances, car les trois zones actuelles rendent impossible l’alternance prévue entre semaines de classe et semaines de repos.
Pour lire toutes les préconisations, rendez-vous donc ici, où vous pourrez aussi consulter le rapport de synthèse de la mission.

Eure : Interdiction de transports scolaires le 2 décembre 2010

Les usagers de la route sont appelés à limiter au strict nécessaire leur déplacement.
Fabienne Buccio, Préfète de l’Eure, en accord avec Jean-Louis Destans, Président du Conseil Général de l’Eure, a pris la décision d’interdire les transports scolaires le jeudi 2 décembre 2010 dans le département de l’Eure.
Cette décision est motivée par les difficultés de circulation prévisionnelles annoncée pour la nuit du mercredi 1er décembre au jeudi 2 décembre, et sur l’ensemble de la journée du 2 décembre pour tout le département de l’Eure.
Pour plus d’informations sur l’état des routes départementales et la situation météorologique sur le Département un répondeur, mis à jour à 17h00, est à la disposition de tous au : 02 32 31 97 98.
Les usagers de la route sont appelés à limiter au strict nécessaire leur déplacement et à observer la plus grande prudence. Réduisez votre vitesse, vérifiez la pression des pneus ainsi que le bon fonctionnement de vos feux de signalisations.
Plus largement, pour toutes informations sur les conditions de circulation, contactez le centre régional d’informations et de circulations routières (CRICR) au 0 800 100 200.

A Louviers les 3 et 4 décembre 2010 : pour un Noël équitable avec Artisans du Monde

Pour un Noël équitable avec Artisans du Monde
Salle du Moulin
Le Vendredi 3 décembre de 18h à 22h
Le Samedi 4 décembre toute la journée

Mercredi 24 novembre 2010 : Festival Migrant’scene organisé par la Cimade au cinéma l’Ariel de Mont Saint Aignan (76)

Festival Migrant'scene organisé par la Cimade au cinéma l'Ariel de Mont Saint Aignan (76)
Au temps de la mondialisation et du développement du commerce international, alors que certains d'entre nous peuvent se déplacer sans visa, sans difficultés, d'autres se voient interdits de voyage, expulsés, renvoyés dans leur pays et même, avec la nouvelle loi Besson, bannis, parce que considérés, traités, comme des citoyens de seconde zone, de deuxième catégorie dont les droits sont moindres.
C'est dans ce contexte que la Cimade organise, comme chaque année, dans la deuxième quinzaine de novembre, dans toute la France, un festival culturel consacré aux migrations, un "regard croisé sur les migrations".
Cette année la thématique choisie pour le festival est celle-ci :
Alors que, de tout temps, les régions d'Afrique du Nord et du Centre/Ouest ont été marquées par la mobilité de leurs populations, aujourd'hui, les politiques migratoires européennes cherchent à confiner les populations africaines à l'intérieur de leurs propres frontières, risquant à terme de détériorer les réseaux historiques de solidarités et de mobilité.
Des systèmes de surveillance, coûteux et sophistiqués ont été mis en place par l'union européenne dans certains de ces pays, pour les inciter à renvoyer chez eux, par tous les moyens, ceux qui traversent leur pays. Quitter son pays n'est plus choisir la route de l'aventure, mais celle d'une mort risquée, anonyme, par des chemins de plus en plus périlleux, en contournant les espaces contrôlés.
C'est cette histoire que vous présente le film "Barcelone ou la Mort !" de Idrissa Guiro (Sénégal/2008)
le 24 novembre 2010 à 20 heures au cinéma L'ARIEL à Mont saint Aignan
La projection sera suivie d'une discussion animée par Gérard ROSSET (responsable des relations avec l'Afrique sud Sahara au pôle "Solidarités Internationales" de la Cimade).
Venez nombreux.
La CIMADE
P/ Geneviève AMPE
45 rue de Buffon ROUEN

Soirée “L’Afrique en mouvement” à Louviers

Ce soir, au cinéma de Louviers, nous avons vécu une "expérience africaine". La soirée a commencé avec la projection d'un très beau film documentaire de Laurent Chevallier : il nous raconte l'aventure de collégiens de la section Jazz du collège de Marciac, qui ont eu la chance de rencontrer, et surtout de jouer avec les musiciens d'un groupe guinéen traditionnel, Fôlifö, invités du célèbre festival de la ville. L'aventure a mené les jeunes élèves jusqu'à Conakry, sur les traces du grand Momo Wandel Soumah. Le poète Léopold Sédar Senghor avait raison lorsqu'il disait que "Le métissage est l'avenir de l'homme !"


Une table ronde a suivi, animée par Rebecca Armstrong, chargée des Politiques Publiques Durables à la CASE. Elle réunissait quatre acteurs de terrain :
  • Luc Atrokpo, maire de Bohicon au Bénin (4ème ville du pays),
  • Albert Agossou, ambassadeur du Bénin en France,
  • Camille Jouhair, délégué du festival "Regards sur le cinéma du monde"
  • Bruno Angsthelm, chargé de mission Afrique du CCFD (Comité catholique contre la faim et pour le développement)-Terre Solidaire, la 1ère ONG de développement en France.
Rebecca a orienté les débats autour des questions suivantes :
  • Quel est le rôle de la société civile dans l'évolution des politiques africaines ?
  • Quelle est la place des femmes dans ces évolutions ?
  • Quel est le rôle du micro-crédit ?
  • Quelle place a la culture ?
  • La culture c'est la musique, omniprésente dans le film de Laurent Chevallier.
La culture c'est aussi le cinéma : Camille Jouhair a évoqué la situation préoccupante de cette industrie, avec l'absence de lieux de formation pour les acteurs, les monteurs, et tout le personnel technique. Le africains finissent par ne plus connaître leur propre cinéma. Heureusement, Camille a conclu sur une note d'optimisme, avec l'avènement de la caméra numérique, qui offre plus d'autonomie aux nouveaux cinéastes.
Merci pour cette belle soirée d'ouverture et d'optimisme. Dommage que Claude Taleb, que ces sujets intéressent au plus haut point, n'ait pas été invité.

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