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Jadot et Allègre débattent. Allègrement…

C’était le 31 mars à 8h40 sur France Inter (ça date un peu, mais c’est ça de louper les infos…).
Allègre se débat, s’emporte, peste et tape du poing sur la table.
Heureusement, la table est solide ! Heureusement que les arguments n’étaient pas posés sur la table aussi, ils eussent volé en éclats…
Allez, bon week-end à tous, et profitez bien du réchauffement printanier :)
nono

déjà 2 commentaires pour cet article

  1. Avr 2010
    27
    19 h 28

    mafia, totalitarisme : Allègre y va fort contre le GIEC !

    Refus du débat, insultes : monsieur, quelle image donnez-vous de la démocratie ?

    laetitia

  2. Avr 2010
    27
    20 h 47

    Pour moi au contraire c’est la démocratie. Sur @si, j’ai écouté le débat entre l’équipe @si et Henri Maler, d’acrimed. Ce dernier expliquait que le conflit était démocratique et le consensus mortifère. Je suis d’accord.
    Le consensus peut avoir raison, tout comme l’individu isolé, contre tous les autres. Et Galilée et Copernic ont senti des moments de solitude. Gandhi non plus ne s’est pas fait que des copains.
    Le problème ici est tout autre. Outre le lobbying pétrolier (Courtillot estime qu’il y a autant de lobbying des pétroliers que de l’autre côté. Pourquoi pas : les fous de nature sont dangereux et gravement félés, ils vont voir dans des coins sans intérêt des trucs qui passent sur le 102 cm, au chaud, et le toutim technologique autour. Bon soit, ce n’est pas le point de vue le plus intéressant du débat), il y a des chercheurs qui se font un nom, et un paravent, en se promouvant comme opposants et victimes. Je ne suis pas climatologue, et ma parole n’a que peu de portée lorsqu’elle concerne le GIEC.
    J’écoute et je lis les débats, et je vois tout d’abord les querelles sur les résultats. Les méthodes statistiques ont évolué, et Courtillot accuse le GIEC de n’en pas tenir compte. Jean Jouzel s’en défend, et estime que les travaux, et donc les rapports du GIEC prennent en compte les critiques et les évolutions des méthodes statistiques et des avancés scientifiques. “Dans les marges”, accuse Courtillot.
    Pourtant ses travaux sont également battus en brèche, et les erreurs dénoncées, mais il n’est pas le GIEC, donc les accusations qu’il porte sont relayées, tandis que les réponses sur ses travaux font plouf : on s’en fout un peu. Médiatiquement, s’entend.
    Plus loin que la méthode, il y a les principes. Le principe de liberté d’opinion, et le droit d’effectuer des travaux de son côté. Peut-être aussi d’avoir raison. Mais depuis Copernic et Galilée, notre société a avancé. Le débat existe, et doit continuer d’exister, mais les chercheurs se basent sur des données de plus en plus disponibles, ouvertes, et contributives. Lss bugs existeront toujours, et l’expérience collective apprendra à placer ces bugs dans la catégorie “ne plus faire, merci”.
    Ca me dérange effectivement, par contre, qu’on nie les travaux actuels, dans le détail, au nom de la liberté scientifique, et du fait établi que un seul peut avoir raison contre tous. Et alors on te sort Allègre du chapeau, lui qui a combattu des armées de vieux scientifiques sclérosés lorsqu’il était jeune. Il avait raison. Et même cause, mêmes effets, on le brandit en bannière de la vérité scientifique pour dénoncer le consensus mou des scientifiques et politiques (qui en profitent pour ne RIEN faire) du GIEC. Le diable est dans les détails…
    Malheureusement, Claude Allègre n’est plus l’étendard de la contestation scientifique qu’il a pu être ! Il n’est même pas climatologue. Ah oui : pour lui la climatologie n’existe même pas. La physique nucléaire n’existait pas jusqu’aux Curie, et la physique quantique au début du XXème traitait de la Grèce quantique.
    Donc, on le ressort pour les raisons mêmes de son combat sur la tectonique des plaques, et le voilà promulgué défenseur de la vérité scientifique d’une science où il n’a pas sa compétence.
    Laissons le parler, il n’a que peu à dire, et sa violence n’est que le refuge de sa compétence.
    Les médias adôôôôôôrent ces débats, où le nain s’oppose à Goliath. C’est du buzz. Allègre court derrière le buzz, il sera devant chaque micro, caméra, et aussi chaque fonction, pour être honoré des ors de la république. N’importe quel ministère lui ira, il sera compétent. Bref. Foin. Il est le repoussoir qui offre du spectacle.
    Pour Courtillot, c’est une autre histoire. Et lui aussi se goure, et n’assume pas ses erreurs.
    Pour les lobbies et les gouvernement, c’est pain beurré ET miel : le débat peut permettre de se faire mousser sans lâcher une thune. Voire continuer d’en gagner sans vergogne.
    Aussi je vous adresse un problème (méta)physique qui m’a été posé lorsque j’avais 16 ans, de mémoire :
    “Ceux qui ne savent pas sont des imbéciles, ceux qui savent et qui ne disent rien sont des criminels” (Berthold Brecht)
    Le risque est trop grand, le pari Pascalien impossible à éviter, et pour les criminels d’aujourd’hui dont le crime pourrait être commis demain, on les aura oubliés, et on risque d’avoir autre chose à faire que se préoccuper de leur sort. S’ils ont raison, ce qui ne peut être qu’en partie, on reporte le risque sur le développement de nouvelles technos, s’ils ont tort, qu’ils soient oubliés.
    D’un autre côté, quel est le risque ? Qu’ils soient oubliés aussi. C’est qui au fait le monsieur qui s’emporte ?

    nono

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