pollution lumineuse

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5 communes euroises labellisées «Villes et villages étoilés». L’Eure est le département le plus récompensé avec 25 communes labellisées.

La France vue du ciel la nuit. Comment faire des économies d'énergie la nuit ? La réponse est lumineuse.
L'article est sur L'Eure en ligne. L'Eure s'est engagée dans le processus d'amélioration de la qualité de la nuit avec 18 municipalités signataires de la charte de protection de l'environnement nocturne de l'ANPCEN et d'autres sont à l'étude.

On peut y lire : "Depuis 3,7 milliards d'années, la vie terrestre est réglée par l'alternance du jour et de la nuit.

En moins de 50 ans, l'homme a bouleversé cette alternance vitale par une utilisation exponentielle des éclairages extérieurs artificiels. Cette lumière, en excès, génère une nouvelle pollution : la pollution lumineuse. La pollution lumineuse est une forme de pollution récente mais en fort développement.

Ses impacts sur la santé humaine et la biodiversité sont maintenant connus et répertoriés. L'excès de lumière artificielle extérieure contribue aussi au gaspillage énergétique et au dégagement de gaz à effet de serre. L'ANPCEN collecte les études scientifiques et diffuse l'information auprès du grand public, des élus et des professionnels de l'éclairage." (source : L'Eure en ligne)

l'occasion de rêver encore en contemplant les étoiles...
Jean Louis Destans, Président du Conseil général de l’Eure, et Christophe Quétel, délégué régional de l'Association Nationale pour la Protection du Ciel et de l'Environnement Nocturnes (ANPCEN) ont donc remis les labels à 5 communes :
Dame-Marie et Irreville ont reçu la note maximum, 5 étoiles,
Criquebeuf-la-campagne a obtenu 3 étoiles,
Francheville bénéficie de 2 étoiles pour son engagement,
Venon est également récompensée et a reçu sa première étoile.
Nous applaudissons l'initiative, c'est la protection de l'environnement nocturne, et ce sont des économies d'énergie. Et c'est aussi la possibilité de rêver un peu en contemplant les étoiles...
Nous espérons que cette initiative fera beaucoup d'émules dans les communes euroises, et peut-être même à Saint-Pierre du Vauvray...

La commune de Saint-Pierre du Vauvray signe une charte d’éco-engagement

Dans le cadre de l'Agenda 21, la Communauté d'Agglomération Seine-Eure souhaite impliquer les communes dans un projet de "territoire durable". Le 29 mars 2011, 10 communes de l'agglomération ont signé une charte d'éco-engagement : La Vacherie, Louviers, Val de Reuil, Amfreville sur Iton, Saint Pierre du Vauvray, Heudebouville, Pont de l’Arche, Le Mesnil Jourdain, Herqueville, Le Vaudreuil.
Selon le cadre de référence du développement durable, élaboré par le ministère avec le concours du comité de pilotage de l’Agenda 21 national, les finalités générales de l'Agenda 21 sont à la fois environnementales et humaines. Il s'agit, chacun à sa mesure, de contribuer à la lutte contre le changement climatique, à la préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources, mais aussi à la cohésion sociale, à la solidarité entre les territoires et les générations, à "l’épanouissement de tous les êtres humains" et à une dynamique de développement en suivant des modes de production et de consommations responsables.
Localement, l'Agenda 21 de la Communauté d'Agglomération Seine Eure s'est donné "4 défis", votés à l’unanimité par le conseil communautaire de l’agglomération au mois de mai 2009 :
  • Une agglomération du partage et de la solidarité
  • Une agglomération économiquement attractive, pariant sur le local
  • Une agglomération soucieuse des équilibres planétaires
  • Une agglomération qui se construit avec les forces vives du territoire
Dans ce cadre, la Charte d’Eco-Engagement se définit comme une appropriation par les communes de l’Agenda 21, afin que "chaque maire, chaque conseiller municipal, que chaque habitant puisse toucher du doigt les messages, les objectifs durables poursuivis". Elle se veut "un maillon entre des objectifs et actions d’assise intercommunale et les communes, au plus proche des préoccupations de la population".
La Charte d’EcoEngagement est organisée en trois rubriques :
  • Actions de sensibilisation au développement durable : 5 actions au choix.
  • Actions structurantes : 9 actions au choix.
  • Bonnes pratiques : 14 actions au choix.
Chaque commune volontaire choisit 6 actions, dont au moins une dans chaque rubrique. Ces actions peuvent pour certaines être déjà en cours et d’autres sont des actions nouvelles. En signant la charte, la commune s’engage à mettre en œuvre ces actions sur l’année. Tous les ans, un temps d’échanges, de type « club des communes », sera l’occasion de dresser un bilan et d’échanger sur les opérations menées.

Exemple d’EcoEngagement d’une commune grâce à la Charte.

Actions de sensibilisation :
  • Sensibilisation des habitants au développement durable (ex. mise en place d’une exposition à l’occasion de la semaine du développement durable / articles dans le journal communal / …)
Actions structurantes :
  • Maîtriser la demande en énergie dans les bâtiments publics (ex. adhésion au dispositif de Conseil en Energie Partagé de la CASE / …)
  • Mettre en place des instances de participation citoyenne (ex. ateliers participatifs sur des dossiers tels que les documents d’urbanisme, des opérations d’aménagements ou d’équipements, … / création d’un conseil des jeunes / …)
Bonnes pratiques :
  • Mettre en place le tri sélectif dans les bâtiments communaux (ex. écoles, salle des fêtes, …)
  • Utiliser des essences locales pour les plantations sur les espaces verts de la commune
  • Lutter contre les pollutions lumineuses (ex. extinction des lampadaires la nuit)
La charte est signée, c'est dans la boîte, YAPUKA.
La commune de Saint-Pierre a la chance d'accueillir une des deux espèces végétales endémiques de la vallée de Seine, avec  la Violette de Rouen (Viola hispida) : Il s'agit de la Biscutelle de Neustrie (Biscutella neustriaca). Une espèce qu'il faudrait protéger et mettre en valeur...
Parmi la liste des actions proposées, c'est bien évidemment celles qui concernent les actions structurantes et les bonnes pratiques qu'il faut surtout mettre en place. J'encourage très vivement les maires à s'engager dans cette démarche de réflexion sur les pratiques communales. Cette démarche ne peut être que suivie d'actions concrètes.
La commune de Saint Pierre du Vauvray a la chance d'accueillir une des deux espèces végétales endémiques de la vallée de Seine, avec la Violette de Rouen (Viola hispida) : Il s'agit de la Biscutelle de Neustrie (Biscutella neustriaca), en photo. Il faudrait peut-être protéger et mettre en valeur cette espèce que l'on trouve sur nos berges ?
Maîtriser la demande en énergie dans les bâtiments publics doit être une préoccupation constante, d'autant plus avec la hausse des prix de l'énergie. Cette même hausse des tarifs de l'électricité, avec une hausse attendue de 30% encore, ne peut qu'encourager la municipalité de St Pierre du Vauvray à lutter contre les pollutions lumineuses, et enfin éteindre nos lampadaires la nuit.
Évidemment, la perspective de voir mettre en place des instances de participation citoyenne ne peut que me réjouir : une partie des promesses électorales sera enfin réalisée. On pourrait imaginer se réjouir de la constitution d'un conseil des jeunes, qui se sentiront plus écoutés et impliqués dans la vie de la cité. Le lien entre les générations en serait renforcé, comme le respect, des autres et de l'environnement.
Quant aux ateliers participatifs sur les documents d’urbanisme, les opérations d’aménagements, c'est là encore une marque de respect envers les citoyens, qui ont plein d'idées pour le développement de leur commune, et s'ils ont l'envie de la voir avancer et d'y participer, il faut les y encourager et en profiter.
Si ces actions concrètes sont proposées, et surtout mises en place, tout le monde, élus, commerçants, citoyens de tous âges, touristes et promeneurs, entrepreneurs, tout le monde sera gagnant.
C'est ce qui fera la différence avec une simple opération de communication, où nous ne verrions, en guise d'amélioration de l'environnement, que des élus jouer aux éoliennes en brassant de l'air dans les bacs à fleurs...

éclairage nocturne : les mentalités évoluent dans l’Eure

éclairage nocturne : les mentalités évoluent dans l'Eure
Bonne surprise dans l'hebdomadaire départemental La Dépêche ce vendredi 16 avril : une pleine page y est consacrée à la pollution lumineuse. C'est un sujet dont nous débattons à Saint-Pierre du Vauvray depuis... novembre 2008 ! Lire Saint-Pierre s’engage contre la pollution lumineuse sur le blog municipal.
L'hebdomadaire eurois donne la parole à Christophe Quetel, conseiller municipal dans la commune d'Irreville et par ailleurs vice-président de l'ANPCEN (Agence Nationale Pour la Protection du Ciel et de l'Environnement Nocturne).
Le Conseil général vient de récompenser d'un label 5 étoiles les efforts de la petite commune en matière de gestion d'énergie. Fontaine-Bellanger et La Vacherie ont également été récompensées. "En effet, ce sont souvent les petites communes qui indiquent la marche à suivre." Dans l'Eure, sur 675 communes, environ 15% observent les préceptes de l'ANPCEN : extinctions nocturnes, recours à l'éclairage passif, absence de mise en lumière du patrimoine naturel et bâti, marginalisation des lampes au mercure.
Et de pointer du doigt l'exemple catastrophique donné par Evreux, le chef-lieu du département : "Le Long-Buisson (Zone d'Activité Commerciale), c'est une véritable catastrophe. Malheureusement, on est en train de reproduire la même chose à Nétreville. Pourtant, j'avais placé énormément d'espoirs en l'arrivée de Champredon. Mais à regret, je constate que l'environnement ne fait pas partie de ses priorités."
Le vice-président de l'Agence Nationale s'en prend également aux lobbies qui font la loi sur le marché de l'énergie, prenant l'exemple du SIEGE. Si le Syndicat d'Electricité et du Gaz de l'Eure affiche sa volonté de réduire les pollutions lumineuses, il passe dans le même temps des marchés avec des fournisseurs de matériel gloutons en énergie : "Il y a un vrai travail à faire sur le catalogue !"
Les impacts de la pollution lumineuse sont bien sûr naturels (disparition du ciel étoilé, biodiversité nocturne, qualité du sommeil), mais aussi économiques : en France, l'éclairage public représente dans le budget des communes 23% de la facture globale d'énergie et 38% de la facture d'électricité. En 10 ans, on serait passé de 71 à 91kWh/an/habitant (contre 43 kWh/an/habitant en Allemagne).
A Saint-Pierre du Vauvray, une étude avait été commandée en 2008 par M. Bourlet, qui montrait que 1500€ pouvaient être économisés en coupant l’éclairage de 1:00 à 4:00 du matin ; 2400€ pour une coupure de 0:00 à 5:00 ; 3300€ pour une coupure de 23:00 à 6:00.
En ces temps de crise, n'aurions-nous pas de quoi employer utilement ces sommes ?
Merci à l'hebdomadaire La Dépêche pour ces données très utiles ;-)

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