écologie

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La Haute-Normandie, 22ème au palmarès des régions les plus vertes

La cuiller de plastique (et ouaih, pour ce palmarès, c'était pas du bois, que l'on préfère réserver à l'usage de la langue) pour notre région, la Haute-Normandie, qui arrive bonne dernière de ce palmarès des régions les plus vertes
Terra eco a épluché le bilan des 22 régions françaises métropolitaines, et nous sommes fiers de vous annoncer que nous sommes... la 22ème région sur 22 !!!
Le chemin est long, et une certaine vision de l'écologie "positive" nous rappelle à notre rôle de cancre, au fond de la classe, près du radiateur...
Allons, ne nous affligeons pas, ils nous reste une chance d'infléchir les choses : vous faites quoi, vous, dimanche ?

Révélations d’une source interne à EDF : l’EPR risque l’accident nucléaire !

l'EPR risque l'accident nucléaire !

Le Réseau "Sortir du nucléaire" révèle des documents confidentiels, divulgués par une source anonyme interne à EDF. Ces documents démontrent que la conception de l’EPR implique un sérieux risque d’accident majeur – risque pris en conscience par EDF pour des raisons de calcul économique. Potentiellement sujet à un emballement dont les conséquences seraient incontrôlables, l’EPR s’avère donc extrêmement dangereux.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" a constitué un groupe d’experts pour analyser de façon approfondie ces documents. Voici les premiers enseignements que l’on peut en tirer.

Certains modes de pilotage du réacteur EPR peuvent provoquer l’explosion du réacteur à cause d’un accident d’éjection de grappes (qui permettent de modérer, d’étouffer la réaction nucléaire). Ces modes de pilotage sont essentiellement liés à un objectif de rentabilité économique, qui implique que la puissance du réacteur puisse être adaptée à la demande électrique. Ainsi, dans le but de trouver une hypothétique justification économique à l’EPR, ses concepteurs ont fait le choix de prendre le risque très réel d’un accident nucléaire. De plus, l'essentiel des arguments en faveur de l'EPR (puissance, rendement, diminution des déchets, sûreté accrue) s'avèrent faux.

EDF et Areva ont tenté de modifier le pilotage du réacteur : ces efforts n'ont pas abouti à des parades éliminant cette classe d'accidents. L'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) a semble-t-il été tenue à l'écart de ces questions.

Il semble donc bien que la conception de l’EPR accroisse le risque d’un accident de type Tchernobyl, qui entraînerait la destruction de l’enceinte de confinement et la dispersion massive de radionucléides dans l’atmosphère.

Les 8 et 9 mars, Paris accueille une conférence internationale pour inviter 65 pays à se doter de la technologie nucléaire. Cette conférence sera ouverte par Nicolas Sarkozy et animée par le Directeur Général de l’AIEA. Il est scandaleux que la France continue ainsi à faire la promotion du nucléaire en général, et de l’EPR en particulier, alors même que la dangerosité de ce réacteur est aujourd’hui démontrée. Il faut donc abandonner immédiatement la construction de l’EPR en Finlande, en France et en Chine, et annuler impérativement le projet prévu à Penly. Le meilleur moyen d'éviter l'accident nucléaire reste la sortie du nucléaire.

Pour plus de détails, consultez les documents confidentiels révélés par le Réseau "Sortir du nucléaire", divulgués par une source anonyme interne à EDF, téléchargeables sur le site : www.sortirdunucleaire.org

Sarkozy envisage de suspendre les mesures du Grenelle de l’environnement

Sarkozy envisage de suspendre les mesures du Grenelle de l'environnement. Que nos sols reposent en paix.
L’environnement, "ça commence à bien faire" !
“Je crois à une agriculture durable... d’ailleurs les agriculteurs seraient les premières victimes des pesticides mais il faut que nous changions notre méthode de mise en œuvre des mesures environnementales en agriculture...”.
Le président a cédé aux sirènes du FNSEA, et envisage de suspendre les mesures du Grenelle de l'environnement. C'est le faire-part de l'enterrement de 1ère classe du Grenelle 2.
De larges pans de l'industrie, dont des entreprises qui émettent fortement du co2, sont déjà exonérées de taxe carbone. C'est au tour de l'agriculture "raisonnée" de bénéficier des largesses dus président : il a demandé aux deux ministres, Bruno Le Maire et Jean-Louis Borloo, de tenir, “dès la semaine prochaine, un premier groupe de travail autour d’une nouvelle méthode d’analyse des mesures environnementales en agriculture.”
Les mesures concernées :
  • Promouvoir l’agriculture biologique, dont la surface agricole utile devrait atteindre 6% en 2012 et 20% en 2020. Le crédit d’impôt en faveur du bio sera doublé en 2009 pour favoriser la conversion des exploitations.
  • Développer une démarche de certification environnementale des exploitations, dont la moitié devront y être engagées en 2012.
  • Généraliser des pratiques agricoles durables et productives. L’objectif est de réduire de moitié l’utilisation les produits phytopharmaceutiques en dix ans et d’interdire leur épandage aérien.
Les derniers payeurs resteront les particuliers, qui eux sont désorganisés, n'ont pas de gros tracteurs pour bloquer les préfectures, et finalement n'ont qu'un moyen de se faire entendre : leur bulletin de vote.
Que nos sols reposent en paix...

Claude Allègre est écologico-positif

Le dimanche 28 février, la nature nous a lancé un message d’alerte. Xinthia a dévasté les régions littorales atlantiques, ravageant dramatiquement la Charente-Maritime, la Vendée, et les Côtes-d’Armor, et laissant nombre d’habitants dans la peine et la douleur.
Pourtant, une onde de joie et d’espoir a illuminé ce sombre dimanche : Monsieur Claude Allègre lançait, dans la joie, son réquisitoire dans la dernière émission hebdomadaire politique du paf, c politique. Il dénonce l’imposture climatique, la fausse écologie, et l’Europe : « Il faut s’occuper des vrais problèmes et non des problèmes mythiques. On fait peur aux gens, mais on doit s’occuper des sujets d’espoir, et non pas des sujets de désespérance… »
Petite (dé)charge contre les écolos d’abord : Ils sont tristes, ils font peur, ils sont imbéciles.
Lui est joyeux.
Tiens c’est marrant ça, ça se voit pas ! Encore plus curieux : l’auditoire, au lieu de se fendre la pêche, à l’air de se contenir. Sûrement pour éviter de se faire pipi dessus à force de rire. Alors pas l’ombre d’un sourire, bravo le self-control ! Ou alors ce sont des écolos, et c’est pour ça qu’ils ne rient pas. Ou alors… Peut-être que pour Claude Allègre (ah de la joie encore), les personnes dans le public sont écolos, et les écolos sont tristes quand ils le voient. Tristes ou peinés. Et si ça se trouve, le public n’est pas écolo ? Alors peut-être l’allégresse est moins communicative que notre ce joyeux lutin ne le croit…
En tous cas c’est parti pour une heure de poilade ! Youpi !!!
clic-clic-clic- hourrah !!!

Halte à la France moche !

Halte à la France moche !

Le dossier du télérama de la semaine, sur les dégâts des politiques d'urbanisation de ces dernières décennies : centres commerciaux dénaturant les paysages, lotissements pavillonnaires proliférants, centres-villes muséifiés, règne du tout-voiture...

Et une conclusion en forme de rêve : "L'impératif écologique supplantera-t-il l'impéritie politique ? (...) (R)êvons un instant à ce que pourrait être une "ville passante" (...), une ville désintoxiquée de la voiture, désenclavée (...), une ville de faubourgs dont les fonctions - habitat, travail, commerce, loisirs - seraient à nouveau mélangées, une ville hybride, métissée..."

Une reconversion écologique de l’industrie … ou pas

Une reconversion écologique de l’industrie ... ou pas
Le Ministre Jean-Louis Borloo vient de retenir l’unité de Biomasse Energie d’Alizay située dans l’usine M-Real. Nous ne pouvons que nous réjouir de la mise en place d’une unité d’énergie renouvelable en Haute–Normandie qui produit seulement 0,3% de ce type d’énergie actuellement.
Car il y a un “mais ...”
Mais ce choix ne doit pas masquer la réalité de la situation sur le site d’Alizay où un centaine d’emplois va être supprimée. Après une table ronde à la Préfecture de l’Eure, le plan social est retardé de deux mois et les premiers licenciements sont prévus pour le 22 juillet.
Et pourtant ...
Des solutions immédiates de reprise seraient réalisables :
  • En revendant son électricité. L’Arrêté du 28 décembre 2009 fixe les conditions d'achat de l'électricité produite par les installations utilisant, à titre principal, l'é- nergie dégagée par la combustion de matières non fossiles d'origine végétale. Ceci permet ainsi le rachat de l’électricité produite à un prix plus élevé que dans le contrat actuel.
  • En se diversifiant et en produisant de la ouate de cellulose et/ou de la plaquet- te de bois pour les réseaux de chaleur.
  • L’usine de Mreal est donc le parfait exemple du maintien et de la création d’em- plois qui seraient possibles dès lors que l’on applique les principes de la recon- version écologique de l’industrie.

Jérôme Bourlet

Gaz de Normandie suspend pour six mois son projet de terminal méthanier à Antifer (AFP)

Non au terminal méthanier !

Une première victoire pour les écologistes et les habitants du Grand Havre !

LE HAVRE, 19 jan 2010 (AFP) - Gaz de Normandie (GDN), une filiale de Poweo, a annoncé mardi la suspension pour six mois de son projet de terminal méthanier à Antifer, près du Havre, le temps de trouver de nouveaux partenaires pour en "consolider" le financement.

"Nous restons convaincus qu'il s'agit d'un excellent dossier, qu'il nous faut consolider en trouvant de nouveaux partenaires", a indiqué à l'AFP Bruno Leredde, directeur adjoint du projet. Il a précisé que GDN se donnait six mois pour trouver ces "partenaires" qui pourraient être français ou étrangers. Selon lui, le coût du projet, initialement estimé à 500 millions d'euros, approche aujourd'hui le milliard.

"Il présente toutefois l'avantage d'avoir un coût de raccordement au réseau de gaz national inférieur à d'autres projets et d'avoir peu d'impact sur l'environnement car il sera installé dans l'enceinte du port pétrolier d'Antifer", a précisé Bruno Leredde.

Cette suspension a été accueillie avec satisfaction par les opposants au projet mobilisés depuis son annonce en 2006.

"Nous avons gagné une bataille et je ne vois pas comment, avec le climat concurrentiel qui règne dans le domaine de l'énergie aujourd'hui, ils pourraient rebondir dans six mois", s'est réjouit François Auber, le maire DVG de Saint-Jouin-Bruneval où se situe Antifer.

Trois autres projets comparables ont été annoncés ces dernières années sur le littoral français, dans l'orbite des ports de Dunkerque, Bordeaux et Marseille. L'Etat a décidé en novembre de ne pas donner suite à celui de Bordeaux, porté par le Néerlandais 4Gas, pour des motifs environnementaux.

AFP 19/01/10

Meeting d’Europe Ecologie à Montreuil : the place there was to be !

branchés ? cablés ? euh... linkés !

Il est loin le temps où mes parents écolos n'avaient ni voiture ni télé ni téléphone... Samedi dernier à Montreuil, si de nombreux militants avaient utilisé les transports en commun, c'était en revanche une vraie débauche de technologie ! Ca twittait sec dans tous les coins et les blogueurs s'étaient joints aux nombreux journalistes pour filmer les personnalités écolos. Laure rend bien l'ambiance dans son blog, avec des clins d'oeil à ses camarades de la sphère (blogdebix, Seb Musset, reversus, piratages, intox2007).

Oui, mais sur le fond ?

J'ai bien aimé (comme toujours d'ailleurs, je suis fan !) le regard critique d'Olympe sur la parité au sein des têtes de listes régionales : Europe ecologie, peut mieux faire !

J'ai été émue par l'intervention de la femme du journaliste et opposant tunisien Taoufik Ben Brik, emprisonné par le régime du président Ben Ali. Pour que la liberté et la fraternité se conjuguent au présent.

J'ai adoré évidemment Eva Joly, admirable comme toujours ! "Nous ne travaillerons pas avec les banques qui ne quittent pas les paradis fiscaux" ; "Les régions gouvernées par EE ne traiteront pas avec les banques qui donnent des bonus indécents aux traders" : Avec Eva, yes we can !

Car maintenant camarades, c'est le moment de se jeter dans la mêlée, avec nos programmes, nos projets, notre courage et notre volonté, pour prouver qu'enfin nous vivons au présent et opérer la conversion écologique... du rêve en réalité !

Bruno Le Maire s’oppose à l’interdiction de la pêche au thon rouge.

le bluefin géant (ou thon à nageoires bleues), qui peut atteindre 3 mètres et peser jusqu'à 800 kg. Le nec plus ultra des 500 000 tonnes de poisson cru que le Japon consomme chaque année
"Si nous interdisons la commercialisation du thon rouge, c'est-à-dire pour être très concret, si nous inscrivons le thon rouge (en) annexe 2 de la CITES, nous interdisons 90% des exportations de l'Union européenne vers l'extérieur, donc je crois que ce sera déjà un progrès important.". C'est ainsi que le mercredi 13 janvier, le ministre de l'agriculture et de la pêche, candidat de l'UMP aux régionales en Haute-Normandie en 2010, s'est exprimé sur France 2..
C'est donc une opposition à l’inscription du thon rouge en annexe 1, seule solution pour sauvegarder les thons rouges restant en Méditerranée, selon les ONG. L'annexe 2 de la CITES concerne les espèces dont la survie n'est pas menacée à l'heure actuelle, mais qui pourrait le devenir...
La Commission Européenne avait proposé aux 27 Etats européens (L’UE demande l’interdiction de la pêche du thon rouge. Qui l’eût cru ?), en septembre 2009, de soutenir une telle inscription lors de la conférence de la CITES(*) à Doha en mars prochain.
Mais la France, l'Espagne, l'Italie, la Grèce et Malte ont refusé de soutenir cette proposition (Le thon : suite et fin (de l’espèce)).
Pourtant les dernières évaluations de l'ICCAT (Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique) sont plus qu'alarmantes : La population de thons rouges aujourd’hui a chuté à moins de 15 % de la population d’origine, critère scientifique retenu pour un classement en annexe 1, sans délai.
La position du gouvernement français semble bien confuse :
La veille, Jean Louis Borloo déclarait qu’il n’avait « pas de doute », sur le soutien de la France à l’inscription du thon rouge en annexe 1.
Le 16 juillet 2009, le président Sarkozy affirmait que "les menaces qui pèsent sur certaines espèces comme le thon rouge ne peuvent plus être ignorées". Il annonçait "le soutien de la France à l'inscription du thon rouge à l'annexe de la convention internationale sur les espèces sauvages, pour en interdire le commerce."
Aujourd'hui, c'est une inscription à l'annexe 2 qui est préconisée par le ministre Bruno Le Maire.
Nicolas Sarkozy devrait annoncer en début de semaine prochaine la position officielle. Le thon rouge, on le sauve ? On le laisse s'éteindre ?
(*) Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages.

La terre, pour quoi faire ? Pro-bio at anti-bio ont débattu à Fleury sur Andelle…

La terre, pour quoi faire ? Pro-bio at anti-bio ont débattu à Fleury sur Andelle...L'association saveurs et savoirs nous invitait à un café philosophique sur le thème : La terre, pour quoi faire ? Lotissements ? Routes ? Zones d’activités ? Cultures ? Nature ? Biodiversité ? Comment partager ?
Pour information, je ne suis venu à cette réunion que comme "consom'acteur", sans connaissances techniques préalables suffisantes. Je suis donc là pour me faire une idée...
La présidente de saveurs et savoirs et Céline, la coordinatrice de l'association, sont rentrées tout de suite dans le débat, en parlant des difficultés du retour à la terre, et des problèmes d'accession aux terres. Surtout pour les agriculteurs(trices) bio.
Pour en débattre, elles ont invité :
Emmanuel Hyest, président de la FDSEA et de la SAFER,
Gaël Louesdon, co-fondateur de la Foncière Terre de Liens,
Jean-François Dufaux, chargé de mission au Conservatoire des Sites Naturels de Haute-Normandie.
Avant de donner la parole à M. Hyest, la présidente rappelle les difficultés que recontrent les maraîchers bio, en citant les cas de plusieurs maraîchers, dont un seul a bénéficié de l'attribution d'une terre, et encore s'agissait-il d'une terre qui appartenait à sa famille.
Elle évoque le cas d'un maraîcher bio, qui a bénéficié d'un avis technique positif sur son projet, mais n'a pas obtenu la parcelle qu'il souhaitait.
M. Hyest rebondit aussitôt, car il connaît bien le dossier, pour l'avoir instruit, et nommera cet agriculteur M. B. Or, Benoît Lelièvre, puisque c'est de lui dont il s'agit, a effectivement reçu un avis favorable, mais la Safer lui a accordé une surface, car on n'accorde pas de parcelle. La parcelle que M. Lelièvre souhaitait a été accordé à un éleveur, et une autre surface, une parcelle en plein milieu de labours, sans haies, et plus éloignée d'un point d'eau, lui a été accordée.
Là nous sommes entrés dans la polémique. Pour les agriculteurs bio, le choix de la parcelle est important pour la qualité de leur production. Cette parcelle avait été choisie. Pour M. Hyest et la Safer, une parcelle est équivalente à une autre, et de plus, selon lui, cette parcelle est trop humide pour pouvoir y faire du maraîchage. Et la forme, en pointe, ne permet pas d'y effectuer l'activité de maraîchage. Pour philippe Brière, éléveur bio, au contraire, le choix de la parcelle est des plus importants.
Sur ce choix, il m'a semblé comprendre que déjà agriculteurs bio et agriculteurs intensifs (on parlait d'agriculture intensive, maintenant d'agriculture raisonnée, et bientôt, pour la même activité et les mêmes méthodes, d'agriculture à haute valeur environnementale) s'opposent déjà. Ca va être chaud ?
C'est M. Hyest qui, après ce préambule, prendra la parole pour rappeler l'histoire de l'agriculture depuis 1955 et présenter la Safer et son rôle pour les agriculteurs... lire la suite

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