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La commission Energie d’#EELV publie une note d’information suite aux déclarations de M. Henri Proglio dans un article du Parisien le 9 novembre 2011

Les déclarations de M. Proglio dans l’interview publiée le 9 novembre 2011 dans Le Parisien appellent des réponses détaillées. Le patron d’EDF n’hésite pas à déformer la réalité et à manipuler les chiffres pour défendre une énergie à l’agonie. Le débat sur l’avenir énergétique de la France mérite mieux que cela.

1. Concernant les emplois et le nucléaire

M. Proglio agite la crainte de la perte d’emploi par des mensonges objectivement indéfendables. C’est la transition énergétique avec sortie du nucléaire qui est source d’emplois (+ 500 000 emplois nets au moins), pas l’inverse.
Le Parisien titre : « Sortie du nucléaire : ‘un million d’emplois mis en péril’ selon le PDG d’EDF ».
M. Proglio affirme en effet :
« une telle décision [sortir du nucléaire, ndlr] menacerait 400.000 emplois directs et indirects de la filière nucléaire, 500.000 emplois dans les entreprises actuellement localisées en France et très gourmandes en énergie, comme l’aluminium, qui risquerait de partir à l’étranger. Il faut y ajouter 100.000 emplois futurs provenant du développement du nucléaire mondial à partir de la France. Au total, 1 million d’emplois seraient mis en péril et cela coûterait entre 0,5 et 1 point de PIB. Rien de tout cela n’est inimaginable. »
M. Proglio annonce 1 million d’emplois perdus, en mélangeant emplois nucléaires directs, indirects et induits, emplois industriels, hypothétiques emplois futurs pour le développement à l’étranger.
1.1. Emplois nucléaires directs, indirects et induits
D’après une étude du cabinet PriceWaterhouse réalisé pour AREVA, voici la structure de l’emploi relative au nucléaire en France :
Emplois directs (Activité spécialisée dans le nucléaire) 125.000
Emplois indirects (Sous-traitants) 114.000
Emplois induits (Dépenses des employés du nucléaire (directs et indirects) créant une fraction d'emploi) 171.000
Total 410.000
  • en France, 239 000 personnes sont employées directement et indirectement dans la filière nucléaire (qui représente 75% de la production d’électricité) ;
  • en Allemagne, les énergies renouvelables électriques représentent déjà aujourd’hui 370.000 emplois directs et indirects (pour une part de 20% de la production d’électricité).
Production 2010 (GWh) Emplois Ratio Emploi/GWh
Nucléaire France 428 000 239 000 0.6
Renouvelables Allemagne 103 000 370 000 3.6
M. Proglio trouve une potentielle destruction de « 500 000 emplois » à cause d’une augmentation du prix de l’énergie.
De manière plus générale, la transition énergétique (avec sortie progressive du nucléaire et des énergies fossiles) créera bien plus d’emplois qu’elle n’en détruirait (cf. infra). Les difficultés de reconversion des employés du nucléaire sont également réduites pour deux raisons :
Il ne s’agit en aucun cas de « tuer » la filière nucléaire. Même en cas de sortie, celle-ci aura encore pour longtemps besoin de nombreux emplois qualifiés, que ce soit pour l’exploitation et la maintenance ou encore pour le développement d’un pôle d’excellence en matière de gestion des déchets et de démantèlement des réacteurs. Cette excellence, d’ailleurs, sera prisée au niveau international tant l’expertise manque crucialement.
Au-delà des chiffres, il faut s’interroger sur la nature des emplois du nucléaire.
La transition énergétique créerait de manière nette au minimum plus de 500 000 emplois d’ici 2020 :
  • de l’ordre de 300 000 emplois dans la rénovation du bâti (hypothèse de 900 000 logements rénovés par an en 2020) ;
  • au moins 300 000 emplois dans les énergies renouvelables (en 2020 : 40% d’électricité renouvelable et 40% de chaleur renouvelable) .

2. Sur le « coût » des scénarios électriques

M. Proglio affirme qu’« En France, cela [la sortie du nucléaire, ndlr] impliquerait aussi un investissement de 400 milliards d’euros pour remplacer le parc existant par des moyens de production alternatifs, ce qui se traduirait par un doublement de la facture d’électricité. »
2.1. Investissements
toutes les études prospectives – y compris celles pilotées par le lobby nucléaire – montrent qu’il faudra investir à peu près autant pour le maintien que pour la sortie du nucléaire. Selon les études, la différence entre les deux cas de figure varie peu dans un sens ou dans l’autre (+ ou - 25%). En revanche, l’incertitude liée au coût du nucléaire est bien plus importante que l’incertitude liée aux EnR, sans évoquer le risque d’un accident majeur et les dégâts humains, matériels et environnementaux associés.

3. Les émissions de gaz à effet de serre et la sortie du nucléaire

La sortie du nucléaire de l’Allemagne (ou de la France) va-t-elle conduire à une augmentation des émissions de gaz à effet de serre ? M. Proglio affirme « D’abord, cela augmenterait probablement de 50% les émissions de gaz à effet de serre à cause de l’utilisation du charbon, du gaz et du pétrole pour remplacer le nucléaire. C’est ce que fait l’Allemagne. »

4. L'EPR de Flamanville

Le coût actuel estimé de l’EPR a été revu à la hausse, pour un total de 6 Mds€ aujourd’hui, dont environ 3 Mds€ resteraient à dépenser. On remarquera que M. Proglio ne s’engage pas à ce qu’il n’y ait pas de nouvelle augmentation et ne donne aucun élément chiffré sur cette question.

5. Fukushima


6. Compétitivité du nucléaire et des énergies renouvelables


7. Prolongation des centrales


8. Risque de black-out et indépendance énergétique


CONCLUSION

EELV demande que le débat relatif à l’avenir énergétique de la France soit enfin mené : d’autres stratégies que celle des écologistes peuvent être envisagées et débattues.
En revanche, il est impossible de construire un échange démocratique serein et éclairé dès lors que l’une des parties s’autorise à manipuler les données.
EELV appelle la presse à jouer son rôle de vérification des faits afin de permettre l’émergence d’une discussion constructive sur l’avenir énergétique, environnemental, économique et social de la France et de l’Europe.

Denis Baupin et Hélène Gassin, élus EELV, répondent au patron d’EDF, Henri Proglio

Le PDG d'EDF, Henri Proglio, affirme au cours d'un entretien paru dans le Parisien, que la sortie du nucléaire coûterait 1 million d'emplois.
"[...] une telle décision menacerait 400.000 emplois directs et indirects de la filière nucléaire, 500.000 emplois dans les entreprises actuellement localisées en France et très gourmandes en énergie, comme l’aluminium, qui risquerait de partir à l’étranger. Il faut y ajouter 100.000 emplois futurs provenant du développement du nucléaire mondial à partir de la France. Au total, 1 million d’emplois seraient mis en péril et cela coûterait entre 0,5 et 1 point de PIB. Rien de tout cela n’est inimaginable. Techniquement, c’est faisable et on peut très bien choisir de le faire, voilà ce que cela impliquerait."
Denis Baupin et Hélène Gassin, élus Europe Ecologie Les Verts, lui répondent :
La fébrilité du lobby nucléaire franchit un nouveau stade. Dernier exemple en date, l'édition du 9 novembre du Parisien donne une tribune au patron d'EDF. Jamais avare d'approximations, M. Proglio avance des chiffres sans commune mesure avec la réalité et les études existantes. Il prétend ainsi qu'un million d'emplois seraient condamnés par une sortie du nucléaire. Plus c'est gros...
Rétablissons la vérité des chiffres: le nucléaire aujourd'hui en France, c'est 100.000 emplois directs et 300.000 emplois indirects, soit 400.000 emplois, chiffre cité par le patron d'EDF. Mais en plus, M. Proglio invente 500.000 délocalisations d'emplois sorties du chapeau et qui ne sont étayées par aucune démonstration ou étude sérieuse. Pour faire bonne figure, il ajoute 100.000 «futurs» emplois à l'export qui ne seraient pas créés, sans doute pour atteindre le chiffre symbolique du million.
Ce que montrent les exemples étrangers de sortie du nucléaire est strictement inverse. D'une part, les emplois directs seront préservés sur une longue période dans le cadre d'une sortie progressive du nucléaire. Il y a un avenir pour les salariés du nucléaire dans une hypothèse de sortie: il faudra gérer les centrales en fin de vie, démanteler le parc, garantir la sécurité des installations et de l'héritage radioactif que la politique énergétique française passée et actuelle lègue pour des milliers d'années, et notamment traiter et stocker les déchets. Or cela nécessite non seulement de préserver les emplois, mais aussi de former de nouveaux salariés.
D'autre part, et l'exemple allemand le prouve largement, sortir du nucléaire, c'est entrer dans une économie d'efficacité énergétique, et faire émerger enfin des modes de production d'énergie réellement respectueux de l'environnement. Et cela représente la bagatelle de 600.000 emplois à créer, dans la filière des énergies renouvelables et du bâtiment notamment. Donc, en regardant la réalité en face, sortir du nucléaire, c'est créer de l'emploi en France, qui plus est non délocalisable !
Reconnaissons malgré tout à M. Proglio l'honnêteté d'avouer implicitement que le modèle nucléaire dépérissant un peu partout dans le monde, les hypothèses largement surévaluées de création de 100.000 emplois pour l'exportation atomique se révèlent totalement caduques. La responsabilité n'en revient pas aux seuls écologistes, mais aussi aux gouvernements et peuples du monde entier qui ont tiré les leçons de Fukushima. Il y a par contre un domaine où la France pourrait encore devenir leader mondial si elle le décidait, celui de la constitution d'une filière d'excellence dans le démantèlement.
La seule véritable démonstration de cet entretien est qu'EDF n'a pas anticipé les changements mondiaux. De nombreux pays dans le monde, comme nos plus proches voisins, ont décidé de sortir du nucléaire. Ils vont en connaître les bénéfices pour leur développement industriel et la dynamique de l'emploi localement. Le train du développement énergétique soutenable pour la planète a commencé à avancer sans nous, et plutôt que de chercher à le rattraper, les nucléocrates de tout bord veulent nous faire rester à quai. Il n'est pas trop tard pour nous tourner vers l'avenir.
Denis Baupin (EELV), maire adjoint de Paris chargé du développement durable, de l'environnement et du plan climat
Hélène Gassin (EELV), vice-présidente de la région Île-de-France chargée de l'environnement, de l'agriculture et de l'énergie.

Le progrès aujourd’hui, c’est de sortir du nucléaire

"S'accrocher au nucléaire, c'est comme s'accrocher au Minitel alors qu'il y a Internet"

(Eva Joly, de retour de Fukushima, le 24 octobre 2011)
Aujourd'hui, tout autour de nous, des démocraties européennes prennent la décision politique de sortir du nucléaire : d'abord l'Allemagne en mai 2011, puis la Suisse et l'Italie en juin. Et depuis dimanche, le 30 octobre 2011, c'est au tour de la Belgique de prendre cet engagement historique.

En période de crise, avons-nous les moyens de sortir du nucléaire ?

L'Allemagne, la première puissance d'Europe, est en train de le prouver : "La révolution énergétique accélère la sortie de crise". La révolution énergétique est bien une révolution industrielle. Si en 1999, les Allemands avaient la même consommation par habitant que les Français, ils consomment aujourd'hui 28 % d'électricité de moins que les consommateurs français. Cela passe par une meilleure isolation des bâtiments, une meilleure efficacité des appareils électriques, et une politique tarifaire privilégiant les économies d'énergie.
Les consommateurs allemands sont parvenus au même budget que les français, avec un tarif plus élevé qui leur permet d'investir dans le développement des énergies renouvelables. C'est un formidable débouché d'emplois, durables et non-délocalisables. C'est un pari industriel pour une nation qui a décidé d'investir et d'exporter les nouvelles technologies liées au renouvelable.
En dix ans, depuis que la loi allemande garantit aux producteurs d'énergies renouvelables un tarif d'achat préférentiel, 300.000 emplois ont été créés dans le secteur. Aujourd'hui Siemens, par exemple, investit des milliards dans le renouvelable.
En France, c'est l'inverse qui se produit depuis 2008, depuis que le gouvernement a d'abord décidé de baisser le prix de rachat de l'électricité solaire photovoltaïque, puis de réduire de moitié le crédit d'impôt (ramené à 25%) accordé pour l'installation de panneaux solaires par la loi de finances de 2011, et enfin de décréter un moratoire en décembre 2010.
Franck Le Borgne, gérant de la société One Networks Energies, spécialisée dans l’installation de panneaux photovoltaïques, - qui en juillet 2011 est devenu le porte-parole des victimes des volte-face du gouvernement en matière d’énergie photovoltaïque en menant une grève de la faim -, s'insurge : « On nous a dit que les tarifs étaient trop élevés et qu’il fallait remettre à plat la filière. Le résultat, c’est qu’après nous avoir encouragés dans ces technologies innovantes, le gouvernement a obligé des dizaines d’entreprises à mettre la clé sous la porte ». L’association « Touche pas à mon panneau solaire » considère qu’une société sur deux serait affectée par les effets du moratoire, entraînant le licenciement de 14 000 personnes !

Sortie du nucléaire nous coûtera cher. Et pourtant cela coûtera bien moins cher que de s'accrocher à cette vieille technologie.

Il faut le comparer, comme le fait très justement le physicien Bernard Laponche, avec le coût du maintien du nucléaire. Les coûts seraient équivalents (lire le limpide "En finir avec le nucléaire : pourquoi et comment" paru en octobre 2011)
Il restera de toute façon la question du démantèlement, de la gestion des déchets, et plus que tout, le coût inassurable du risque d'accident majeur. C'est à l'Etat, au contribuable, et à la population qu'il reviendra alors de prendre en charge ce coût, incalculable, d'un accident majeur : "Ce coût cumule en effet des coûts de vie humaine et de santé, des coûts de stérilisation de surfaces agricoles, des coûts d'atteinte à la biodiversité, des cous industriels, etc., qu'il n'est pas simple de déterminer sans conteste."
"Les scénarios de sortie du nucléaire par contre, ne supportent que les aléas économiques beaucoup plus faibles de l'apprentissage industriel des filières de production d'électricité renouvelable ou d'économie d'électricité."
"S'affranchir du nucléaire au profit de l'économie d'électricité et des renouvelables ne revient donc pas à lâcher la sécurité économique, comme on le croit souvent, mais bien au contraire à réduire les marges de risque économique et financier pour les décennies qui viennent."
"Finalement, concluent Bernard Laponche et Benjamin Dessus (ingénieur et président de l'association de scientifiques Global Chance), contrairement à ce que l'on pourrait croire, les scénarios de poursuite du nucléaire présentent plus d'aléas économiques et financiers que les scénarios de sortie du nucléaire."
Le mythe de l'électricité en abondance et bon marché est en train de s'éloigner du quotidien des français. Comme le mythe de la sécurité des installations nucléaires, qui a volé en éclats à Fukushima. Bien entendu, tous les écologistes font de ce thème un enjeu phare.
C'est désormais une vision qui est partagée par des pays de plus en plus nombreux : Le Japon dans les conditions terribles de la catastrophe qui le ruine et laisse le pays dévasté pour des décennies. L'Allemagne sort du nucléaire, l'Italie sort du nucléaire, et maintenant c'est au tour de la Belgique de sortir. C'est une responsabilité historique qui est prise par les gouvernements et les populations, qui voient là l'occasion de sortir par le haut et d'investir dans un, dans LE secteur d'avenir.

La méthanisation n’est pas la solution au problème des algues vertes

Le 7 juillet 2011, en visite dans le Finistère, Nicolas Sarkozy évoquait le problème des algues vertes, en refusant "de désigner des coupables, de montrer du doigt les agriculteurs", et en dénonçant les "intégristes" de l'écologie.
La veille de la visite du chef de l'Etat, l'association écologiste "Eaux et Rivières de Bretagne" avait dénoncé un projet d’assouplissement de la réglementation sur les épandages d’azote agricole contenu dans les déjections animales (notamment de porcs), à l’origine de nitrates. "Personne ne peut comprendre qu'au moment où des millions d’euros vont être investis à l’amont des baies à marées vertes pour réduire les fuites de nitrates vers les eaux, le gouvernement s’apprête à relever les seuils d’épandage et à décourager la culture de l’herbe", écrivait dans une lettre ouverte le président de l’association, Jo Hervé.
Pour Nicolas Sarkozy, la solution aux excès de nitrates provenant des lisiers se trouverait dans la méthanisation : « On va privilégier les appels à projets, notamment concernant les unités de méthanisation, ce qui permettra aux agriculteurs à la fois de protéger l’environnement, et de créer des sources de revenus ».
"Créer des sources de revenus" sous forme de subventions, c'est tout simplement mettre en œuvre un principe "pollué-payeur/pollueur-payé" : les contribuables, victimes de la perte de qualité de l'eau et du littoral, paieront les subventions aux pollueurs.
En outre, laisser croire que la méthanisation serait une solution au problème des nitrates est une contre-vérité. La méthanisation est le processus naturel biologique de dégradation de la matière organique (matière carbonée) en absence d'oxygène. Dans une interview publiée dans Le Monde du 15 juillet 2011, Alain Menesguen, directeur de recherche à l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer), démontre la contre-vérité : "Le méthane se compose d’un atome de carbone et de quatre atomes d’hydrogène, il ne contient pas d’azote ! La méthanisation extrait le carbone du lisier pour produire du biogaz, mais l’intégralité de l’azote se retrouve dans le résidu liquide répandu dans les champs. La méthanisation peut même accroître la quantité finale d’azote, car on ajoute des végétaux pour améliorer le processus…"
Selon l'avis du Comité Scientifique "algues vertes" : "La méthanisation a de nombreuses vertus qu’il ne s’agit pas de contester mais, dans un contexte d’urgence où la priorité clairement désignée est la gestion de l’azote (voire, très secondairement, du phosphore), l’utilité n’est pas avérée de développer cette technique qui ne va traiter que le carbone, sans apporter de contribution à la résorption des excédents d’azote ou de phosphore (si l’on excepte la minéralisation de l’effluent présumée améliorer ses qualités d’usage agronomiques, mais qui va intervenir tout à fait à la marge dans le contexte présent).
Qui plus est, compte tenu du faible pouvoir méthanogène des effluents animaux, il est toujours nécessaire d’ajouter aux lisiers différents substrats carbonés qui vont aussi, dans la plupart des cas, apporter de l’azote supplémentaire dans une situation déjà en excédent."
Jetons un coup d’oeil sur un tableau établissant l’aptitude du lisier à donner du méthane (source : Potentiel Méthane)
methanisation
methanisation2
Que ce soit de porcs ou de bovins, le lisier est pauvre en carbone. Or pour faire du méthane, CH4, il faut du carbone. Pour le lisier de porcs, d’autres études font même état de chiffres de l’ordre de 5m3 de méthane par tonne de lisier. A comparer aux déchets d’abattoirs qui, eux, en sont au minimum 10 à 20 fois plus riches.
Selon le scientifique Alain Menesguen - l’un des premiers à démontrer la responsabilité des épandages agricoles dans la prolifération des algues vertes : "La seule vraie solution, c'est d'émettre moins d'azote à la source !
Les scientifiques estiment à 2 ou 3 mg/l la quantité "naturelle" de nitrate dans les rivières bretonnes. En 1971, date des premières mesures, on était déjà à 4,4 mg/l.
Aujourd'hui on atteint 30 mg/l en moyenne. Chaque année, c'est l'équivalent d'un Amoco Cadiz de nitrates qui se déverse sur les côtes bretonnes ! C'est désagréable à entendre, mais redescendre à 20 mg/l n'aura aucun effet sur les marées vertes. Il faudra passer sous la barre des 10 mg/l pour commencer à rendre la quantité d'algues vertes acceptable. Cela demande un effort considérable."
En conclusion, le « modèle agricole breton » est bien en crise. Et ce n’est pas en industrialisant davantage l’élevage breton que l’on répondra aux enjeux environnementaux et sociaux. Sur la décennie 1990-2000 ce sont plus de 30000 exploitations agricoles qui ont disparu en Bretagne. C’est d’un autre modèle agricole dont la Bretagne a besoin, un modèle qui respecte l'environnement, l’homme et l’animal.

Un incendie spectaculaire dans la centrale nucléaire du Tricastin, sans victimes, et sans conséquence radiologique pour l’environnement

Un incendie spectaculaire dans la centrale nucléaire du Tricastin sans victime et sans conséquence radiologique pour l'environnement.
L'incendie s'est déclenché vers 15H00 pour une raison inconnue. Il "s'est déroulé dans la partie non nucléaire des installations et n'a aucune conséquence radiologique sur l'environnement et la population", a précisé EDF dans un communiqué.
L'incendie a été maitrisé, et il n'y a pas eu de victimes.
Heureusement, l'unité de production N°1 était en arrêt pour sa maintenance annuelle.

Fukushima, gros coup de gueule d’un expatrié français

No comment !

Le ministère de l’agriculture autorise le cruiser OSR, vous pouvez vous engager dans le programme A.S.E.

Le ministère de l'agriculture autorise le cruiser OSR
Le groupe suisse Syngenta Agro commercialise le Cruiser OSR. Ce produit, qui attire les foudres des agriculteurs, contient deux fongicides et un insecticide, le thiaméthoxam. Ce dernier se retrouve dans la sève jusque dans les fleurs des plantes. Il reste dans la terre pendant trois ans, et contamine les cultures suivantes.
"Cette autorisation fait suite à l'avis favorable de l'Agence nationale de sécurité sanitaire du 15 octobre 2010 qui conclut que l'usage de la préparation Cruiser OSR sur les semences satisfait à l'ensemble des conditions de sécurité requises."
Ce Cruiser OSR est déjà utilisé dans l'Union européenne sur plus de 2.800.000 hectares, soit 40% des cultures, et il a permis de "supprimer un à deux traitements insecticides des feuilles de plein champ."
L'abeille est en danger, et avec elle, 20.000 espèces végétales sont menacées d'extinction.
Depuis plus de 10 ans, l’abeille disparaît de nos campagnes. Utilisation de pesticides puissants, développement de la monoculture, disparition des haies et des prairies fleuries, urbanisation grandissante, assèchement des zones humides détériorent les ressources en nectar et pollens nécessaires au développement de l’abeille. Avec de nouveaux prédateurs, comme le frelon asiatique, et désormais le cruiser, l'abeille s'éteint doucement.
Les abeilles butinent 700 fleurs par jour, assurant la fécondation, la reproduction et la survie des plantes à fleurs. 80% des plantes sont pollinisés grâce aux abeilles. 40% de notre alimentation dépendent directement de la pollinisation des abeilles.
Mais depuis 1995, près de 30 % des colonies d’abeilles disparaissent chaque année. En 10 ans, 15 000 apiculteurs ont cessé leur activité. Et la production nationale a chuté de 30 %. C'est encore plus catastrophique pour le abeilles sauvages ! En moins de 50 ans la qualité et la quantité des pollens se sont considérablement amenuisés. 2/3 des pollens, abondants il y a à peine 50 ans, ont aujourd’hui disparus.
Peut-on laisser les abeilles s'éteindre sans rien faire ?
L'UNAF, union nationale de l'apiculture française, vous propose de signer une pétition pour interdire les pesticides toxiques.
L'UNAF vous propose des partenariats, que vous soyez élu(e), particulier, collectivité ou entreprise, le programme Abeille, sentinelle de l'environnement vous permettra de vous sensibiliser sur :
  • La disparition massive des abeilles et des pollinisateurs sauvages en France et dans le monde
  • L’urgente nécessité de sauvegarder la biodiversité végétale et plus largement notre environnement
  • L’indispensable évolution vers une agriculture durable et raisonnable
  • La préservation du lien homme-nature et l’information du public
Ce programme s’adresse aux collectivités (Région, Département, Ville, Communauté d’agglomération) et aux entreprises privées. Si vous êtes une association ou un particulier, vous êtes invités à contacter les syndicats apicoles proche de chez vous pour soutenir des actions locales.
Engageons-nous.

La Haute-Normandie classée région la plus pollueuse de France par l’Insee en juin 2011

Dans son Cahier d'Aval n°91 de juin 2011, l'Insee publie une étude révélatrice sur les indicateurs du développement durable en Haute-Normandie. Notre région y apparaît comme la région la plus pollueuse de France, du point de vue de l'impact sur le climat, de la consommation énergétique, des risques industriels et de la production de déchets. La biodiversité y apparaît peu respectée. Parallèlement, les indicateurs sociaux apparaissent préoccupants en ce qui concerne l’espérance de vie et la mortalité prématurée. Région jeune et fortement industrialisée, elle apparaît enfin comme une région où les jeunes sont plus souvent touchés par la précarité, moins diplômés, avec une insertion plus difficile. Il est cependant noté que, face à cette situation, l’effort régional en faveur de la formation continue est le plus élevé parmi les régions métropolitaines.
Cette étude est le fruit de 12 années d'observation menée par l'Arehn (Agence régionale de l'environnement de Haute-Normandie), qui a mis en place un observatoire regroupant une batterie d'indicateurs régionaux sur le développement durable. Un important travail a été réalisé au niveau national entre l'Insee et le SOeS (service statistique du ministère de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement) pour la mise à disposition d'indicateurs du développement durable. Le choix des indicateurs s'appuie sur la stratégie nationale du développement durable (SNDD) d'août 2010 qui définit 9 défis du développement durable.
La stratégie nationale de développement durable a été adoptée par le Gouvernement pour la période 2010-2013 dans le cadre de la loi de programmation du Grenelle de l’Environnement. Des indicateurs ont été définis et répartis dans 9e défis sur les thèmes environnementaux, économiques et sociaux propres au développement durable. Cette classification en 9 défis a été utilisée dans cette publication pour comparer la Haute-Normandie avec les autres régions françaises.
L'objectif de cette étude en partenariat entre l'Arehn et l'Insee de Haute-Normandie est de sensibiliser et de mobiliser les décideurs régionaux, en réponse à la nécessité de mieux positionner les enjeux du développement durable en Haute-Normandie.
Voici les conclusions de l'étude détaillée menée par l'Insee :
"Le poids important de l’industrie dans l’économie de la Haute-Normandie pénalise la région en matière de développement durable : impact sur le climat, consommation énergétique, risques industriels, production de déchets. La Haute-Normandie est ainsi la 1ere région qui émet le plus de gaz à effet de serre par habitant et la 2e par rapport à son PIB : presque deux fois plus que la moyenne de la métropole.
La région est également une grosse productrice de déchets par habitant. Les entreprises haut-normandes produisent le plus de déchets dangereux par habitant : 3 fois plus que la moyenne de la Métropole en 2008.
Elle est aussi la 2e région avec la plus forte densité de sites Seveso : ceux-ci se concentrent dans les zones industrielles de la vallée de Seine. Il faut cependant noter la part plus importante de l’investissement industriel haut-normand consacré à la protection de l’environnement : 8 %, soit la 4e région de métropole. Le secteur des éco-entreprises est dynamique, la Haute-Normandie compte la plus forte part d’emplois dans ce domaine.
Les caractéristiques de l’agriculture, à la fois plus intensive et, toutes proportions gardées, plus présente sur le territoire haut-normand que dans d’autres régions, pèsent également fortement, en particulier sur la biodiversité.
L’agriculture biologique est peu développée : 0,5 % de la surface agricole en 2008 contre 2,1 % en Métropole. D’une façon générale, le territoire haut-normand se caractérise par une faible part de sa surface couverte par des sols naturels : 23 % contre 39 % du territoire métropolitain en 2008. Cela s’explique par la géographie de la région : il y a moins de zones non habitables ou non cultivables que dans d’autres régions. Les zones artificialisées couvrent 12 % du territoire. La Haute-Normandie est une région où l’urbanisation et la périurbanisation sont plus fortes qu’ailleurs.
Les indicateurs sociaux sont très contrastés : préoccupants en ce qui concerne les écarts de salaires entre hommes et femmes, l’espérance de vie, la mortalité prématurée, la formation et l’insertion des jeunes et la densité de médecins, mais bons en matière de logement social. La Haute-Normandie est une région où les jeunes sont nombreux, mais aussi plus souvent touchés par la précarité. Ils sont moins diplômés et leur insertion est plus difficile. Face à cette situation, l’effort régional en faveur de la formation continue est le plus élevé parmi les régions métropolitaines."
Jeudi 16 juin 2011 (à partir de 14h), l'Arehn, l’Agence régionale de l'environnement de Haute-Normandie, organise un colloque à l'Hôtel de Région de Rouen sur ces indicateurs du développement durable en Haute-Normandie. Ce sera l'occasion d'apporter aux collectivités haut-normandes un outil de connaissance et d’aide à la décision dans le domaine du développement durable. Cette demi-journée sera l’occasion, pour les élus, les agents de collectivités, les responsables d’association, les institutionnels, les chefs d’entreprise, les citoyens, de débattre et d’échanger sur cette thématique. Rebecca Armstrong, responsable du service des politiques durables à la Communauté d’agglomération Seine-Eure, y apportera son témoignage.

Appel à mobilisation – Le trafic de déchets nucléaires néerlandais entre les Pays-Bas et la France reprend en catimini

Arrêtés officiellement depuis 2006, les transports de déchets néerlandais vers l'usine AREVA de La Hague vont reprendre cette semaine. Cette reprise fait suite à la signature d'un nouvel accord entre les gouvernements français et néerlandais entré en vigueur le 1er juillet 2010.
Dès aujourd'hui des activités de Greenpeace et des militants antinucléaires ont manifesté leur refus des transports nucléaires : marquons notre refus de tels convois en répondant à l'appel du Réseau.
Entre le mardi 7 et le mercredi 8 juin 2011, un train transportant du combustible usé néerlandais hautement radioactif devrait quitter Borssele, au Pays-Bas pour rejoindre le terminal ferroviaire de Valognes (Manche). Il traversera une partie des Pays-Bas, ainsi qu'une partie de la Belgique et passera la frontière franco-belge à Mouscron aux alentours de 13h30 le 7.
En France, il traversera 11 départements (Le Nord, l'Aisne, l'Oise, la Seine-et-Marne, la Seine St Denis, le Val d'Oise, les Yvelines, l'Eure, la Seine Maritime, le Calvados et la Manche) et empruntera les voies du RER grande couronne en région parisienne. Une fois arrivés au terminal de Valognes, ces déchets seront acheminés par la route à l'usine AREVA de La Hague pour y être - selon le terme employé par l'industrie - "traités".
Les municipalités sont-elles informées ?
Savent-elles comment réagir au cas ou un accident surviendrait ?
Contact : 06 70 39 97 45

le trajet et les horaires

Mercredi 8 juin 2011
2h22 Le Bourget faisceau formation
2h29-2h54 Bobigny
2h59 La Courneuve-Dugny
3h03 Stains
3h17 Argenteuil Grande Couronne
3h19-3h27 Argenteuil Local
3h36 Sartrouville
3h37 Maisons-Laffitte
3h41 Achères-Grand-Cormier
3h45 Poissy
3h48 Villennes-sur-Seine
3h49 Médan
3h52 Vernouillet-Verneuil
3h54 Les Clairières-de-Verneuil
3h57 Les Mureaux
4h00 Aubergenville-Elisabethville
4h04 Epône-Mezières
4h12 Mantes-la-Jolie
4h17 Rosny-sur-Seine
4h20 Bonnières
4h23 Port-Villez
4h28 Vernon
4h36 Gaillon-Aubevoye
4h44 Saint-Pierre-du-Vauvray
4h48 Val-de-Reuil
4h52 Pont-de-l'Arche
6h25 Saint-Étienne-du-Rouvray
6h32 Tourville-la-Rivière
6h36 Elbeuf/Saint-Aubin
6h55 Bourgtheroulde-Thuit-Hébert
7h06 Glos-sur-Risle Monfort
7h14 Brionne
7h23 Serquigny
7h32 Bernay
7h50 Lisieux Saint-Paul
7h59 Lisieux bifurcation Trouville
8h12 Lisieux Lécaude
8h23-9h19 Mézidon-Canon
9h31 Moult Argences
9h42-9h45 Caen
10h14 Bayeux
10h24 Le Molay-Littry
10h33 Lison
10h46 Carentan
11h10 Valognes
11h30 Terminal Areva

La commune de Saint-Pierre du Vauvray signe une charte d’éco-engagement

Dans le cadre de l'Agenda 21, la Communauté d'Agglomération Seine-Eure souhaite impliquer les communes dans un projet de "territoire durable". Le 29 mars 2011, 10 communes de l'agglomération ont signé une charte d'éco-engagement : La Vacherie, Louviers, Val de Reuil, Amfreville sur Iton, Saint Pierre du Vauvray, Heudebouville, Pont de l’Arche, Le Mesnil Jourdain, Herqueville, Le Vaudreuil.
Selon le cadre de référence du développement durable, élaboré par le ministère avec le concours du comité de pilotage de l’Agenda 21 national, les finalités générales de l'Agenda 21 sont à la fois environnementales et humaines. Il s'agit, chacun à sa mesure, de contribuer à la lutte contre le changement climatique, à la préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources, mais aussi à la cohésion sociale, à la solidarité entre les territoires et les générations, à "l’épanouissement de tous les êtres humains" et à une dynamique de développement en suivant des modes de production et de consommations responsables.
Localement, l'Agenda 21 de la Communauté d'Agglomération Seine Eure s'est donné "4 défis", votés à l’unanimité par le conseil communautaire de l’agglomération au mois de mai 2009 :
  • Une agglomération du partage et de la solidarité
  • Une agglomération économiquement attractive, pariant sur le local
  • Une agglomération soucieuse des équilibres planétaires
  • Une agglomération qui se construit avec les forces vives du territoire
Dans ce cadre, la Charte d’Eco-Engagement se définit comme une appropriation par les communes de l’Agenda 21, afin que "chaque maire, chaque conseiller municipal, que chaque habitant puisse toucher du doigt les messages, les objectifs durables poursuivis". Elle se veut "un maillon entre des objectifs et actions d’assise intercommunale et les communes, au plus proche des préoccupations de la population".
La Charte d’EcoEngagement est organisée en trois rubriques :
  • Actions de sensibilisation au développement durable : 5 actions au choix.
  • Actions structurantes : 9 actions au choix.
  • Bonnes pratiques : 14 actions au choix.
Chaque commune volontaire choisit 6 actions, dont au moins une dans chaque rubrique. Ces actions peuvent pour certaines être déjà en cours et d’autres sont des actions nouvelles. En signant la charte, la commune s’engage à mettre en œuvre ces actions sur l’année. Tous les ans, un temps d’échanges, de type « club des communes », sera l’occasion de dresser un bilan et d’échanger sur les opérations menées.

Exemple d’EcoEngagement d’une commune grâce à la Charte.

Actions de sensibilisation :
  • Sensibilisation des habitants au développement durable (ex. mise en place d’une exposition à l’occasion de la semaine du développement durable / articles dans le journal communal / …)
Actions structurantes :
  • Maîtriser la demande en énergie dans les bâtiments publics (ex. adhésion au dispositif de Conseil en Energie Partagé de la CASE / …)
  • Mettre en place des instances de participation citoyenne (ex. ateliers participatifs sur des dossiers tels que les documents d’urbanisme, des opérations d’aménagements ou d’équipements, … / création d’un conseil des jeunes / …)
Bonnes pratiques :
  • Mettre en place le tri sélectif dans les bâtiments communaux (ex. écoles, salle des fêtes, …)
  • Utiliser des essences locales pour les plantations sur les espaces verts de la commune
  • Lutter contre les pollutions lumineuses (ex. extinction des lampadaires la nuit)
La charte est signée, c'est dans la boîte, YAPUKA.
La commune de Saint-Pierre a la chance d'accueillir une des deux espèces végétales endémiques de la vallée de Seine, avec  la Violette de Rouen (Viola hispida) : Il s'agit de la Biscutelle de Neustrie (Biscutella neustriaca). Une espèce qu'il faudrait protéger et mettre en valeur...
Parmi la liste des actions proposées, c'est bien évidemment celles qui concernent les actions structurantes et les bonnes pratiques qu'il faut surtout mettre en place. J'encourage très vivement les maires à s'engager dans cette démarche de réflexion sur les pratiques communales. Cette démarche ne peut être que suivie d'actions concrètes.
La commune de Saint Pierre du Vauvray a la chance d'accueillir une des deux espèces végétales endémiques de la vallée de Seine, avec la Violette de Rouen (Viola hispida) : Il s'agit de la Biscutelle de Neustrie (Biscutella neustriaca), en photo. Il faudrait peut-être protéger et mettre en valeur cette espèce que l'on trouve sur nos berges ?
Maîtriser la demande en énergie dans les bâtiments publics doit être une préoccupation constante, d'autant plus avec la hausse des prix de l'énergie. Cette même hausse des tarifs de l'électricité, avec une hausse attendue de 30% encore, ne peut qu'encourager la municipalité de St Pierre du Vauvray à lutter contre les pollutions lumineuses, et enfin éteindre nos lampadaires la nuit.
Évidemment, la perspective de voir mettre en place des instances de participation citoyenne ne peut que me réjouir : une partie des promesses électorales sera enfin réalisée. On pourrait imaginer se réjouir de la constitution d'un conseil des jeunes, qui se sentiront plus écoutés et impliqués dans la vie de la cité. Le lien entre les générations en serait renforcé, comme le respect, des autres et de l'environnement.
Quant aux ateliers participatifs sur les documents d’urbanisme, les opérations d’aménagements, c'est là encore une marque de respect envers les citoyens, qui ont plein d'idées pour le développement de leur commune, et s'ils ont l'envie de la voir avancer et d'y participer, il faut les y encourager et en profiter.
Si ces actions concrètes sont proposées, et surtout mises en place, tout le monde, élus, commerçants, citoyens de tous âges, touristes et promeneurs, entrepreneurs, tout le monde sera gagnant.
C'est ce qui fera la différence avec une simple opération de communication, où nous ne verrions, en guise d'amélioration de l'environnement, que des élus jouer aux éoliennes en brassant de l'air dans les bacs à fleurs...

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