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Une victoire pour la survie des abeilles à l’Assemblée, une rude bataille parlementaire en perspective au Sénat

C'est une grande victoire pour l'environnement, pour les insectes pollinisateurs, et pour l'avenir de l'agriculture et des cultures : l'Assemblée nationale a voté l'interdiction des néonicotinoïdes en janvier 2016, contre l'avis du gouvernement et contre l'avis de la ministre de l'écologie.
Ces insecticides, « neurotoxiques de 500 à 10.000 fois plus que le DDT, qui est interdit », sont responsables de la disparition des abeilles et de nombreux insectes et papillons.
Un tiers de notre alimentation, fruits et légumes, est menacé de disparaître si les abeilles et autres insectes pollinisateurs disparaissaient. Il était urgent d'arrêter cette hécatombe, et l'Assemblée a réalisé un pas de géant pour la sauvegarde de la nature et de nos cultures.
C'est au Sénat désormais de se prononcer sur cet amendement. Les sénateurs avaient déjà dû se prononcer sur un projet de résolution visant à obtenir un moratoire européen sur l'ensemble des pesticides néonicotinoïdes.
248 sénateurs s'étaient exprimés contre cette proposition, seulement 64 sénateurs s'étaient prononcés pour.
Le débat parlementaire risque d'être de nouveau rude. Il décidera de la survie des abeilles, ou de l'extinction d'un grand nombre d'espèces.

Pétition pour une protection de l’apiculture et des consommateurs

COMMUNIQUE DE PRESSE
Paris, le 1er décembre 2011,
17 organisations apicoles, agricoles et environnementales appellent les citoyens à signer une pétition en ligne pour protéger l’apiculture européenne contre les OGM. En septembre dernier, la Cour de justice de l’Union européenne décidait que du miel contenant du pollen de maîs OGM MON810 ne pouvait être commercialisé faute d’autorisation de ce pollen dans le miel. Par cette décision, ce sont toutes les productions apicoles situées dans un rayon de 10km d’un champ d’OGM qui sont menacées : le miel, le pollen, ou tout complément alimentaire contenant du pollen. Depuis, les tractations vont bon train. Des manipulations juridiques qui permettraient de contourner cette décision dans le cas du miel sont à l'étude, au mépris de la transparence exigée par les consommateurs. Le 12 décembre prochain, la Commission devrait présenter aux Etats membres les pistes qu’elle retient.
La prise de conscience environnementale est devenue telle que la Commission Européenne ne peut prendre le risque de sacrifier délibérément l'abeille au profit des intérêts des multinationales. La coexistence des cultures OGM et de l'apiculture est impossible. L'abeille est un élément indispensable de l'environnement, de la biodiversité, et un atout incontournable pour la pollinisation de nombreuses cultures. Déjà mise à mal par la pression des pesticides, l’apiculture pourrait tout bonnement disparaître des campagnes européennes par décision politique, ou être accusée de disséminer les pollens OGM !
Face à ce risque inadmissible, les organisations apicoles, agricoles et environnementales appellent les citoyens à demander instamment à John Dalli, Commissaire européen à la Santé et à la Consommation, et aux décideurs européens et nationaux de protéger l'abeille et l'apiculture et de :
  • suspendre immédiatement et ne pas renouveler l'autorisation de culture en plein champ du maîs MON 810,
  • bloquer l'avancée de tous les dossiers de plantes génétiquement modifiées nectarifères ou pollinifères,
  • faire évaluer rigoureusement l'impact des plantes transgéniques sur les ruchers, notamment les couvains et les abeilles hivernales, et de rendre publics tous les protocoles et résultats,
  • respecter le droit à la transparence pour les consommateurs.
Contacts presse :
Jean-Marie Sirvins, Union nationale de l’apiculture française, 06 89 37 06 12 ou 04 73 35 88 68
Jean Sabench, Confédération paysanne, 06 73 91 23 78
Nicolas Guintini, Fédération Française d’Apiculture Professionelle, 06 60 61 79 28
Yves Vedrenne, Syndicat National de l’Apiculture, 06 08 46 31 43 ou 01 45 22 48 42
Daniel Evain, Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique, 06 84 06 64 38
Liste des organisations appelant à signer la pétition :

Le ministère de l’agriculture autorise le cruiser OSR, vous pouvez vous engager dans le programme A.S.E.

Le ministère de l'agriculture autorise le cruiser OSR
Le groupe suisse Syngenta Agro commercialise le Cruiser OSR. Ce produit, qui attire les foudres des agriculteurs, contient deux fongicides et un insecticide, le thiaméthoxam. Ce dernier se retrouve dans la sève jusque dans les fleurs des plantes. Il reste dans la terre pendant trois ans, et contamine les cultures suivantes.
"Cette autorisation fait suite à l'avis favorable de l'Agence nationale de sécurité sanitaire du 15 octobre 2010 qui conclut que l'usage de la préparation Cruiser OSR sur les semences satisfait à l'ensemble des conditions de sécurité requises."
Ce Cruiser OSR est déjà utilisé dans l'Union européenne sur plus de 2.800.000 hectares, soit 40% des cultures, et il a permis de "supprimer un à deux traitements insecticides des feuilles de plein champ."
L'abeille est en danger, et avec elle, 20.000 espèces végétales sont menacées d'extinction.
Depuis plus de 10 ans, l’abeille disparaît de nos campagnes. Utilisation de pesticides puissants, développement de la monoculture, disparition des haies et des prairies fleuries, urbanisation grandissante, assèchement des zones humides détériorent les ressources en nectar et pollens nécessaires au développement de l’abeille. Avec de nouveaux prédateurs, comme le frelon asiatique, et désormais le cruiser, l'abeille s'éteint doucement.
Les abeilles butinent 700 fleurs par jour, assurant la fécondation, la reproduction et la survie des plantes à fleurs. 80% des plantes sont pollinisés grâce aux abeilles. 40% de notre alimentation dépendent directement de la pollinisation des abeilles.
Mais depuis 1995, près de 30 % des colonies d’abeilles disparaissent chaque année. En 10 ans, 15 000 apiculteurs ont cessé leur activité. Et la production nationale a chuté de 30 %. C'est encore plus catastrophique pour le abeilles sauvages ! En moins de 50 ans la qualité et la quantité des pollens se sont considérablement amenuisés. 2/3 des pollens, abondants il y a à peine 50 ans, ont aujourd’hui disparus.
Peut-on laisser les abeilles s'éteindre sans rien faire ?
L'UNAF, union nationale de l'apiculture française, vous propose de signer une pétition pour interdire les pesticides toxiques.
L'UNAF vous propose des partenariats, que vous soyez élu(e), particulier, collectivité ou entreprise, le programme Abeille, sentinelle de l'environnement vous permettra de vous sensibiliser sur :
  • La disparition massive des abeilles et des pollinisateurs sauvages en France et dans le monde
  • L’urgente nécessité de sauvegarder la biodiversité végétale et plus largement notre environnement
  • L’indispensable évolution vers une agriculture durable et raisonnable
  • La préservation du lien homme-nature et l’information du public
Ce programme s’adresse aux collectivités (Région, Département, Ville, Communauté d’agglomération) et aux entreprises privées. Si vous êtes une association ou un particulier, vous êtes invités à contacter les syndicats apicoles proche de chez vous pour soutenir des actions locales.
Engageons-nous.

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