Archives de 2014

Demi-tour social-libéral pour une partie des député-e-s écolos ? Un-deux, un-deux, un-deux…

Le parlement a voté la confiance au gouvernement.
En janvier, le président avait tombé le masque, en assumant qu’il n’était pas socialiste, mais social-démocrate.
Il annonçait le pacte de responsabilité : réduction des dépenses publiques, réduction des taxes et des cotisations sociales, l’ennemi n’est plus la finance.
Même Jersey n’est plus un paradis fiscal aujourd'hui ! Qu’il est loin le discours du Bourget. Fini donc la réforme bancaire, aux oubliettes la transition écologique.
Si certains pensaient que l’Europe ne pouvait être que sociale, écologique et solidaire, ils se sont mis le doigt dans l’œil. L’Europe ne serait qu’une économie de marché comme une autre.
Avec Valls aux commandes du gouvernement, et avec un gouvernement resserré autour de Hollande, on assiste au tournant social-libéral de la politique du PS.
L’analyse qu'a fait le président de la défaite électorale des municipales l'a conduit à durcir sa politique : suppression de la contribution de solidarité des sociétés, baisse de l’impôt sur les sociétés, baisse des charges sur les bas salaires – suppression de toutes les charges au niveau du SMIC - et baisse des cotisations famille jusqu’à 3,5 fois le SMIC (90% des salariés), afin de permettre aux entreprises exportatrices, les grandes entreprises, d’augmenter leurs marges.
C’est la politique de l’offre : les entreprises créent la croissance, la croissance crée de l’emploi.
Le risque, c’est que, comme ces baisses de charges se font sans contrepartie, l’augmentation des marges des entreprises se traduise en augmentation des dividendes, et non en embauches. Même si cela permet d’augmenter l’actionnariat et le renforcement des fonds propres.
A contrario de la politique de la demande qui propose d’augmenter la consommation, et donc directement d’augmenter les carnets de commandes, la production, et l’investissement.
Comment financer les 30 milliards d’euros de cadeaux aux entreprises, redisons-le, aux grandes entreprises, alors que nous restons dans le carcan du TSCG, qui n’a pas été renégocié comme le candidat Hollande l’avait promis, la règle d’or, et l’inflexibilité de la politique monétaire européenne ?
Le gouvernement prévoit 50 milliards d’économies.
Elles seront drastiques pour les particuliers. 10 milliards d’économies sont prévues sur la sécurité sociale et les prestations sociales.
C’est la mise à bas de l’Etat providence.
19 milliards devront être économisés par l’Etat et les opérateurs.
C’est donc un effondrement prévisible de la demande, et des économies dans l’emploi. Donc plus de chômage, moins de services publics, et le renoncement aux investissements. Notamment dans les transports et la transition énergétique.
10 milliards devront être trouvés par les collectivités locales, alors même que les dotations de l’Etat, au titre des compensations financières pour les transferts de compétences vers celles-ci, sont en baisse. Et, qu’accessoirement, la réforme des rythmes scolaires vient peser supplémentairement sur elles...
10 + 10 + 19 = 39
Il manque encore 11 milliards, il faudra tout de même arriver à renégocier un report de l’objectif des 3%.
Le gouvernement tourne le dos à la politique de la demande, pratique celle de l’offre, au profit de seulement 10% des entreprises, rompt avec le service public, va peser sur les ménages qui devront supporter ces mesures d’austérité, avec une promesse de 5 milliards de baisses d’impôts pour les foyers modestes, qui ne sont pas, eux, financés.
Ne manquerait que l’introduction de la TVA « dite » sociale pour finir d’achever la demande !
La réforme territoriale ? Elle ne prendra effet qu’en 2021. Un horizon bien lointain pour des économies aujourd’hui. Et l’occasion de pratiquer un exercice de bonneteau en matière de compétences et, surtout, de dotations...
Avec l’abandon de la transition énergétique, l’abandon d’investissements indispensables tant pour les transports que pour les économies d’énergie, avec une politique de l’offre qui ne tient compte ni de la demande, ni des PME, avec une casse annoncée des services publics, le chômage de masse et de longue durée, l’austérité promise aux français, est-ce bien la bonne réponse au message que les électeurs ont voulu faire passer au gouvernement ?
Dix députés écologistes ont validé ce choix politique en votant pour la confiance, alors qu’ils auraient pu s’abstenir de façon bienveillante, sans quitter la majorité.
Les deux ministres écolos ont choisi de renoncer aux maroquins dorés à l’or fin : N° 2 du gouvernement, écologie ET énergie, et même un stylo quatre couleurs en prime. Sauf qu’il n’y avait pas de mines verte ni rouge. Duflot parlait, elle, d’un couteau sans lame...
Il faudra bien que les 10 députés écolos s’expliquent sur leur choix, d’autant qu’ils viennent compenser les 11 députés socialistes qui se sont abstenus. Une première dans la République.
L’écologie est-elle miscible dans le social-libéralisme adepte de la politique de l’offre ?
Si oui, comment ? Pour faire quoi, si ce n’est une énième conférence autour d’un constat, partagé par tous désormais, d’une crise climatique majeure qui nous attend (économique et financière, environnementale, humaine en termes sanitaire, d’insécurité, de pauvreté, de conflits à venir…) ?
Je veux bien essayer de comprendre, mais il faut m’expliquer.

Le peuple a choisi la droite. Le Président a entendu le message : le gouvernement vire à droite.

Louviers bascule à droite. Sincères félicitations à François-Xaviers Priollaud et Anne Terlez pour leur victoire qui leur permet de remporter la municipalité, ainsi que 13 conseillers communautaires sur les 80 qui composent l’assemblée de l’agglomération.
La défaite est parfois cinglante par chez nous. A Vernon, la liste PS de M. Nguyen Than ne recueille que 17,05% des voix. Le refus de l’ouverture n’a pas été payant.
Evreux est passé à droite.
Le PRG perd les deux villes qu’ils administraient dans le département, et les agglomérations Seine-Eure et Grand Evreux.
Je leur souhaite de reconstruire dans la sérénité, dans la recherche des solutions les meilleures pour eux et pour les gens, et avec les meilleurs partenaires possibles.
Vae victis. Je souhaite tout de même rendre hommage à Franck Martin et à tous ceux qui l’ont accompagné au cours des années. Oui la communication, oui l’agressivité qu’il a pu avoir envers certains, alors qu’on peut se disputer sans tomber dans la caricature.
Et oui à nombre d’actions municipales. Comités de quartiers, associations ont pu s’exprimer, parce qu’il y a bien une qualité à reconnaître à Franck Martin, c’est d’être capable de laisser travailler les gens, quitte à s’en attribuer le résultat. S’attribuer les résultats, c’est une posture politique. Laisser travailler les gens pour la communauté, et faire travailler les services pour sa commune, c’est une vraie qualité.
Merci pour votre travail et de vrais résultats, même si nous avons été en désaccord sur de nombreux points. Nous avons été en accord sur d’autres.
Les méthodes n’ont pas plu apparemment, au vu de tout ce qui a été fait. Et toutes les villes n’ont pas basculé à droite non plus. A méditer...
Pour les avoir rencontrés ou écoutés, FXP et Anne Terlez sont des personnes intelligentes et responsables.
Ils devront reprendre le flambeau. Sans trop critiquer, ce ne sera pas facile, et il est logiquement politique de le faire.
N’oubliez pas ceux qui bossent au cœur de la ville et des quartiers. Les élections vont et viennent, et la ville, c’est aux gens qu’elle appartient.
N’oubliez pas l’écologie, non plus. C’est pour demain.
A Rouen, la fusion sans problèmes entre le PS et EELV – qui a réalisé un score de plus de 11% au 1er tour – et PC a permis de reconduire la liste d’Yvon Robert.
Mais Caen, Montivilliers, Fécamp tombent à droite. Plus près de chez nous, Les Andelys passe à droite, avec tout de même un score impressionnant pour le FN. Laure Dael, PS, ne réalise que 22,53% des voix.
Gisors tombe aussi, malgré la figure emblématique de Marcel Larmanou.
Mais ce n’est pas que l’Eure ou la Normandie qui ont basculé. C’est toute la France qui a basculé.
Quelle claque ! Une énorme claque ! Et 155 villes de plus de 9000 hab. qui basculent à droite.
Qu’en penser ? C’est bien sûr une défaite de la politique du gouvernement. Mais pas seulement.
Les électeurs sont adultes et responsables. Il faut accepter la sanction, pas d’autre choix.
Il faut répondre aux gens. Ils n’ont pas fait que voter contre le gouvernement : ils ont dit non à leurs maires. Non à leurs maires de gauche. Sont-ils plus nuls que les maires de droite ? Parfois, oui. Mais à ce point, la gifle magistrale est tout de même une gifle infligée à un gouvernement de gauche qui semble avoir complètement abandonné le peuple de gauche. Le petit peuple. Les petites gens, qui cherchent même des solutions dans les extrêmes qui n’ont que l’exclusion à proposer pour protéger. Comme si on pouvait exclure les problèmes.
Devise shadok : s’il n’y a pas de solution il n’y a pas de problème.
Devise extrême shadok : s’il y a problème, supprimons les gens qui ont des problèmes, il n’y aura plus de problème.
Notre président a entendu les électeurs. Les gens ont voté à droite. Donc ils veulent la droite. Ce sera Valls.
Ce n’est pas un syllogisme, c’est une fatalité.
C’est une adhésion à l’opinion publique, ce n’est pas une réponse. Au delà de la question de l'homme, c'est bien la question de la politique qui est mise en cause. Nous aurons un pacte de solidarité...
PS (post-scriptum :-) Une bonne nouvelle quand même dans tout ça, c’est la victoire de M. Piolle et toute sa liste à Grenoble. Résultat d’un gros travail de fond, d’un énorme travail de chacun et d’aspirations à faire autrement. Merci, Eric. Je te souhaite, comme à chacun, de la réussite. Et à toi en particulier, dans ce game over de la gauche.

Merci aux 280 électeurs qui ont voté pour notre liste, et félicitations aux habitants de Saint-Pierre du Vauvray pour leur participation record.

Les habitants de notre commune ont choisi de reconduire M. Loëb dans ses fonctions de maire, avec 57% des voix
Nous nous inclinons.
Nous remercions chacun et chacune de l'accueil chaleureux qui nous a été fait. Et nous voulons remercier particulièrement tous les habitants qui l'ont voulu d'avoir participé activement à cette campagne.
Au nom de toute notre équipe, nous vous remercions pour avoir contribué à bâtir notre programme à nos côtés.
Nous vous remercions d'avoir répondu, nombreux, à notre questionnaire.
Nous vous remercions d'avoir participé, toujours plus nombreux, à nos cafés-citoyens qui ont été des moments d'échanges et d'effervescence, où nous avons discuté, un à un, de chacun des projets que nous allions présenter aux habitants. Un projet tout autant ambitieux, qu'il est réaliste.
Nous vous remercions de votre présence au grand jeu que nous avons organisé le 8 mars. Nous comptons bien qu'il y aura d'autres moments festifs comme celui-là.
Nous vous remercions de nous avoir accompagné-e-s, de bout en bout, tout au long de ces six mois. Ils nous ont semblé très, très courts.
Nous pourrions regretter de ne pas avoir gagné ces élections, mais nous respectons le choix des électeurs.
Avec 57% d'un côté et 43% de l'autre, certains pourraient croire que la commune pourrait être coupée en deux. Il n'en n'est rien : les habitants se sont prononcés sur des projets, nous l'espérons, et ils ont choisi celui de M. Loëb.
Nous en partageons nombre d'aspects : d'abord la promesse, que nous avions également faite de ne pas augmenter les taux d'imposition durant le mandat à venir.
La revalorisation du centre bourg, des trottoirs accessibles aux PMR, nous sommes pour, tout comme la réhabilitation du site Labelle. C'est là que se trouve l'avenir du village.
Et aussi pour la création d'une aire de jeux au coeur du village, la rénovation des courts de tennis, et tant qu'à faire, celui de basket. Nous sommes aussi très favorables à une aire de jeux à l'école, avec la pause du midi allongée.
Nous avons entendu la volonté de soutenir et développer le commerce local, ainsi que d'accompagner et adapter les rythmes scolaires. Nous souhaitons ardemment que ce soit fait au cours des années qui viennent.
La ligne de bus pour Val-de-Reuil était également dans notre projet, comme la sécurisation du centre bourg, des entrées de village, la signalétique et la zone 30.
Enfin, nous avons entendu la volonté des Saint-Pierrois de voter pour la réhabilitation et l'agrandissement de la salle des fêtes.
Ils ont voté pour ce projet, et nous ne pouvons décemment qu'accepter ce choix. Nous serons très heureux d'assister à son inauguration.
Nous avons entendu avec plaisir la volonté d'associer les habitants aux projets majeurs du conseil municipal, et la volonté affichée de consulter le public lors des décisions touchant notre cadre de vie. Tout comme la volonté de faire un effort accru de communication et d'éditer un bulletin mensuel. Nous le lirons chaque mois avec intérêt.
Tous ces projets, hormis la réhabilitation de la salle des fêtes que nous avions voulu moins onéreuse - mais démocratie oblige -, figuraient dans notre programme. Nous les abondons évidemment.
Nous souhaitons au conseil municipal de réussir en chacun d'eux. Nous adressons nos félicitations à M. Loëb et sa liste, d'avance, pour la réussite de tous ces projets, ainsi que pour leur élection.

Débat public, et enfin, nous rencontrons la liste complète de M. Loëb. Mais ils ne sont que trois à parler.

C'est le lièvre et la tortue. Le lièvre part en campagne ce soir, et nous explique son programme.
Après avoir refait l'histoire, expliquant que tous les maires précédents n'avaient rien fait en 30 ans, nous apprenons que M. Loëb a fait bouger sa commune en 6 ans.
Ouah ! Que d'animation à Saint-Pierre, que d'investissements. La commune en est révolutionnée...
Après un coup sur Jérôme Bourlet et son opposition, qui leur en aurait fait voir de toutes les couleurs - ben tiens -, on apprend que c'est l'opposition qui l'a empêché de réaliser quelque point de son programme.
Mais il a toujours eu la majorité (sinon, il ne serait plus maire). il a donc pu faire ce qu'il voulait. La question lui a été posée. Pas de réponse.
S'il ne l'a pas fait... c'est qu'il ne l'a pas fait. C'est tout.
Ils vont refaire les trottoirs, avec même des accès handicapés. D'accord. Pourquoi donc ne l'ont-ils fait en 6 ans ?
Ils ne pouvaient pas. Il fallait d'abord faire l'enfouissement des réseaux (sans le fourreau pour la fibre, c'était idiot, mais passons).
Pourtant, j'ai bien peur que les trottoirs, la circulation (et j'en profite pour tordre le cou à la rumeur qui dit qu'on mettrait un sens unique rue grande) et le centre commercial n'aient pas été étudiés sérieusement. Je n'ai jamais vu quoi que ce soit au conseil municipal !
Salle des fêtes, polyvalente, ou intergénérationnelle comme on veut : Ils auraient même la subvention (?!.). Il y a même un courrier de la Préfecture qui leur promettrait une subvention de 151.000 euros (il ne manquerait donc plus que 350 000 euros). A condition que?.. Je n'ai pas compris la condition.
Je demande à voir ce document agité devant nous. Mais le candidat à sa succession me dit qu'il ne le montrerait pas à moi. J'aime pourtant les documents, je les scrute, habituellement. "On va la faire circuler dans le public, mais pas à vous." Bien sûr, le document n'ira pas jusqu'au public !
Etonnamment, il n'est pas non plus sur le site internet de la commune, et nous n'avons rien sur le site du Conseil Général quant à l'obtention de quoi que ce soit.
S'il n'obtient pas la subvention, il n'y aura pas de travaux. Ce que j'en ai compris : il n'y aura pas de subvention, donc, dans la salle des fêtes, il n'y aura pas de travaux !
Ses adjoints et conseillers nous l'ont affirmé : "C'est du bla-bla électoral", pour l'un, et "c'est vrai, ils l'ont pas", pour l'autre.
Miroir aux alouettes !
Aires de jeux. Celle de M. Bourlet - qui avait les subventions - : on ne l'a pas faite pour des questions de garantie décennale. A cause des fondations.
Donc ils demanderont des subventions avec des sols permettant une garantie décennale.
Question : "La subvention, vous l'avez ?" Réponse embarrassée : non.
Encore un miroir aux alouettes.
L'école. Ecole et réforme scolaire !
Chauffage. Il est vieillissant.
Equipement ? Pas sa faute.
La réforme des rythmes scolaires ? Pas prête et il n'y a pas de plan. Il y a aura des personnes compétentes et formées, puisque c'est la loi. Mais les personnes ne sont pas prévues et les personnels n'ont pas reçu de formation.
La faute ? A nous sûrement ?
Un sujet torride et d'actualité, sur lequel Jérôme est très, très compétent : l'assainissement.
Jérôme explique comment les choses vont se passer pour les résidents qui vont devoir se raccorder. Soit ils le font eux-mêmes, soit ils signent un engagement qui leur permet de répartir les frais entre les habitants qui ont, pour les uns 5 ou 10 mètres de distance pour se raccorder, pour les autres, 50 mètres.
Jérôme a expliqué les aides, les modalités, le financement.
Le candidat Alain Loëb a expliqué aux électeurs qu'ils pouvaient se dédire de leur engagement. Si, à l'issue de l'étude, le coût était plus élevé pour eux que de le faire eux-mêmes.
Bien entendu, le cabinet d'études et les entrepreneurs iront en justice pour ne pas être floués. Nous parlons ici de mutualisation des coûts.
Les habitants qui sortiront du groupement auront un coût plus élevé et moins de subventions.
Un candidat, et maire, doit-il tromper la collectivité, ne serait-ce que par ignorance ?
Le discours est unique, et il n'existe sûrement pas une autre commune où un candidat, maire de surcroit, oserait avancer de tels arguments.
Dois-je revenir sur le fait que les intervenants extérieurs, nous, mais d'autres comme Adolphe Lamot, se sont vus couper la parole par M. Loëb, équipé d'un micro et d'une sono ?
Au cours de nos débats et réunions, nous les avons laissé intervenir à leur convenance. Question de style. Question de respect. Simple question de politesse.

Le lièvre et la tortue.

bulletin-thumb
Un tout petit rectificatif sur l’article de la Dépêche du jeudi 20 mars : le nom de la liste emmenée par Jérôme Bourlet, (et Linda, Claude, Laetitia, Pierre, France, Lydie, Jean-Luc, Pascale, Claude, Martine, Jorge Aminata, Benoît, et moi-même) n’est pas « Tous pour Saint-Pierre » mais « Avançons ensemble ».
Les lecteurs auront corrigé par eux-mêmes.
On lit dans la presse que la campagne est restée assez soft.
Sereine même, et agréable.
Nous étions les seuls candidats sur le terrain, depuis plusieurs mois. Nous avons pris le temps de questionner et d’écouter les habitants.
Nous avons pris le temps d’échanger ensemble, de faire des propositions, d’en débattre, et de préparer notre programme, en concertation avec toutes les personnes qui ont voulu y participer.
Nous continuerons de vous informer et de vous consulter lorsque vous nous aurez élu, si c'est là votre choix.
En allant à la rencontre des Saint-Pierrois, nous avons entendu beaucoup d'entre vous proposer des solutions, parfois à des petits problèmes, parfois à des problèmes plus complexes. Et toujours des solutions raisonnables et raisonnées. Nous sommes habitants et contribuables.
Ces solutions, nous sommes prêts à les mettre en place, d'autant que beaucoup ne relèvent que du simple bon sens, et ne sont pas forcément coûteuses.
Nous sommes prêts à nous mettre au travail et agir dès notre arrivée.
Au cours de cette campagne, nous sommes allés au contact des habitants, nous avons arpenté les quartiers, organisé des rencontres citoyennes.
Et il y a une chose que l'on a entendue : "nous sommes exclus de Saint-Pierre, on ne s'occupe pas de nous".
Nous l'avons entendu aux Longchamps. Nous l'avons entendu à l'île du bac, et nous l'avons entendu au Vieux-Rouen.
Ce n'est pas normal. Evidemment, le centre bourg mérite une attention toute particulière, car c'est le coeur du village. Et c'est là que se déroule l'activité commerciale, il y a l'école, et l'essentiel de la vie associative.
En tout point du village, on est Saint-Pierrois. Sans exclusion. Nous sommes allés vous y rencontrer parce qu'il s'agit de Saint-Pierre du Vauvray. Et nous y resterons présents, car il s'agit de Saint-Pierre du Vauvray. A l'écoute. Comme nous l'avons fait durant la campagne.
Je lis dans l'article de presse que pendant ce temps-là, le maire communiquait assez peu. Est-il à ce point coupé de ses administrés qu’il a voulu ne présenter sa liste qu’à la limite légale ? Que les membres de sa liste aient été si absents pendant toute la campagne. On ne les rencontrera tous que ce soir, 2 jours avant l’élection !
Ils n’ont même pas eu à rédiger de programme, il n’y avait qu’à se servir dans le nôtre.
Pas eu même de textes à écrire, il n’y a eu qu’à se servir sur un site camarétois.
Le maire prédit : « C’est l’histoire du lièvre et de la tortue ».
Oubliant sans doute que la morale que nous tirons de cette histoire, c’est que « rien ne sert de courir, il faut partir à point ».
Le maire revient sur le passé, 2008, lorsqu’il a retiré les délégations de ses adjoints, ceux-là mêmes qui l’avaient mis en place.
Ils ont payé leur erreur. Cash. Et pourtant, ils ont continué leur travail, celui pour lequel ils ont été élus.
Est-ce une trahison de voter contre des décisions lorsqu’elles ne sont pas bonnes, ou bien de demander d’en prendre, lorsqu’elles ne sont pas prises ? Et aussi de voter pour lorsqu’elles sont justifiées...
Nous ne ressassons pas le passé, nous sommes tranquillement et résolument tournés vers l’avenir.
Nous avons bâti un programme, ambitieux et raisonnable. Et nous aurons besoin de beaucoup de travail et de concentration pour le mettre en place, en accord avec les habitants.
Le mot de la fin ? Lorsqu’il faudra travailler avec d’autres après les élections, pour Jérôme, « cela ne posera pas de problèmes ». Pour Alain Loëb, « ce sera difficile ». Tout est dit.
depeche-20-mars

Et pendant ce temps-là, les shadoks pompaient, pompaient…

Nous avions vu que le programme était copié-collé. Le programme, c'est une partie du nôtre, qu'on avait distillé au cours de la campagne, puis distribué bien avant celui du maire sortant. Pour le programme, le maire a donc été piocher ses idées chez nous. Et pour le texte des articulations, il a été sur servir sur une liste d'opposition de Camaret, en Bretagne. Ca ne se verrait pas trop, pensait-il.
Ils savent pourtant qu'une simple recherche sur Google ne prend que quelques instants, et qu'on le verra. Le maire en a fait l'expérience lors de ses voeux, quand, à 2 reprises, il pompe allègrement ses collègues, changeant juste le nom de la commune, mais sans bouger une virgule.
J'aurais moins l'impression d'être pris pour un imbécile si les mots étaient plus simples, certes, mais s'adresseraient à moi.
C'est un peu comme les vacances : on écrit des cartes postales à ses amis, sa famille. Et on fait toujours attention toujours d'avoir une petit mot différent et personnel pour chacun des destinataires.
C'est l'heure de la profession de foi. Attrapé pour attrapé sur le programme, il n'y a plus de raison de le cacher !
Et pendant ce temps là, les shadoks pompaient, pompaient...
Ecrit par la liste de Camaret : Une forte démocratie locale.
[...] Un soutien financier, technique et humain à toutes les associations qui dynamisent notre Commune, dans tous les secteurs et relaient les attentes des habitants.
Un effort accru de communication pour faire circuler l’information, expliquer les décisions, recueillir les propositions.
Repris sur la profession de fois de M. Loëb : Une démocratie locale.
avec Un soutien financier et une aide technique à toutes les associations, [avec votre participation à nos projets majeurs (aménagement du centre bourg), avec une consultation de la population lors de décisions touchant votre cadre de vie (éclairage public)], avec un effort accru de communication pour expliquer les décisions, recueillir les propositions et faire circuler l’information.
C'est vrai qu'au milieu du texte de Camaret, le maire à inséré 2 de nos propositions. Ce n'est donc pas entièrement pompé sur le site de Camaret.
Ecrit par la liste de Camaret : nous élaborerons une solide stratégie budgétaire et économique, soucieuse de la bonne gestion, à court, moyen et long terme, des finances communales, tout en répondant aux besoins essentiels et immédiats de l’ensemble des habitants.
Repris sur la profession de fois de M. Loëb : Une solide stratégie budgétaire et économique soucieuse de la bonne gestion des finances communales tout en répondant aux besoins essentiels et immédiats des habitants.
Ecrit par la liste de Camaret : une politique du cadre de vie ambitieuse, réfléchie et concertée en matière de voirie, d’eau et d’assainissement, de transports, de logements de développement économique, du maintien du commerce et de l’artisanat local.
Repris sur la profession de fois de M. Loëb : Une politique du cadre de vie ambitieuse, réfléchie et concertée pour permettre le traitement des dossiers en matière d'eaun d'assainissement, de transport, de maintien du commerce local, [de sécurisation du centre bourg est des entrées de village et de la valorisation de notre patrimoine et de notre environnement naturel.]
Pompé. Entre crochets, les arguments ajoutés, sortis tout droit de notre programme.
Ecrit par la liste de Camaret : La solidarité bien sûr : Afin d’ apporter aux Camarétoises et Camarétois les solutions les plus appropriées à leurs problèmes, tout en assurant le lien et le dialogue entre les générations (petite enfance, scolarité, adolescence, vie familiale et sociale, troisième âge).
Repris sur la profession de fois de M. Loëb : Une continuité de la solidarité, pour vous apporter les solutions les plus appopriées qui accompagnent chaque étape de la vie : petite enfance, scolarité, adolescence, vie familiale, troisième âge.
Les électeurs peuvent-ils douter de l'insincérité du candidat à l'élection ?
Ce sont juste des mots copiés sur le web, et des idées piochées dans notre programme qui nous sont servis. On fait une campagne et on présente un programme. On ne vend pas de la soupe aux électeurs...
On peut douter de la sincérité, et aussi de la capacité de travail...
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« L’expérience, la confiance » On pourrait ajouter : la compétence. C’est important aussi, la compétence…

Sur notre liste, quatre ex-adjoints, dont deux premiers adjoints, et un conseiller municipal, qui ont bien compris les erreurs à ne pas répéter.  Nous travaillons en équipe et nous nous répartirons les compétences pour le conseil municipal.
Il n’y aura qu’une seule adjointe aussi : nous ne sommes pas là pour des places.
Nous sommes là pour faire avancer la commune, ensemble.
Je cite l’ami Denis : « Le fait de ne savoir ni parler, ni écrire, d’être dans l’incapacité d’exprimer une pensée structurée, de prendre une décision constitue en soi un handicap insurmontable. »
Jérôme et Laetitia seront nos représentants à la CASE. Ils savent s’exprimer sans s’emporter, ni balbutier, animer un débat, négocier avec les autres maires, les institutions, les entreprises, et tous les partenaires. Ils savent prendre la parole en public, et nous l’avons tous constaté, sont plutôt doués pour faire des discours, c’est une chose, écrire et traiter les dossiers. Ils savent écrire, structurer leurs pensées et mettre en avant leurs arguments.
La CASE, son président Patrice Yung le rappelait cette semaine, c’est 75% de la vie des gens.
Nos représentants à la CASE ont deux rôles à jouer. Et il est intéressant de constater que sur le bulletin de vote, ces 2 rôles sont très clairement séparés :
  • Ils seront élus par les habitants pour défendre les intérêts des habitants et de la commune, faire avancer les projets pour Saint-Pierre du Vauvray, et défendre les intérêts des Saint-Pierrois. Nous avons développé un programme que nous avons élaboré avec les Saint-Pierrois. Parce qu’une fois élu, on devient le maire de tous les habitants.
    Et évidemment, l’agglomération a un rôle prééminent à jouer pour aider la commune dans son développement.
    Les élus de la commune sont aussi à pour être des médiateurs entre les habitants de la commune et l’agglomération, le Conseil Général ou la Région. On se doit de les aider dans leurs démarches, ou leurs dossiers.
  • Le deuxième rôle, c’est l’élu du conseil communautaire. Là, l’élu agit dans l’intérêt de tous les habitants de l’agglomération. Ce qui profite aux uns doit profiter à tous.
    Patrice Yung a posé de bonnes questions : la compétence jeunesse doit elle revenir à la CASE pour aider les petites communes à réussir la réforme des rythmes scolaires ?
    Comment aider à l’égal accès pour tous, sur tout le territoire, à la santé ?
    Faut-il reprendre en régie publique le service de l’eau ?
    Faut-il instaurer un bonus pour ceux qui produisent moins de déchets ?
    D’autres questions se poseront, sur l’énergie, et l’aide aux économies d’énergie, sur les transports aussi, où le rôle de conseiller est de réfléchir globalement aux transports pour les habitants du territoire ; et celui de l’élu local qui est un travail de proximité et de terrain, qui connaît les besoins des habitants de la commune et doit défendre leurs intérêts. Et bien d’autres questions encore...
Quelle expérience, et quelles qualités sont requises pour nos élus, à la mairie et à la CASE ?
Jérôme a été adjoint, mais très vite, Alain Loëb avait retiré toutes les délégations et tous pouvoirs d’agir à ses 3 adjoints. Depuis plus de 5 ans, il a néanmoins assumé son rôle au sein du conseil municipal. Comme Laetitia, comme Pierre, Jorge et Benoît. Les choses de la commune, ils les connaissent très bien.
Pour avoir voulu mettre en œuvre le programme pour lequel ils ont été élus en 2008, ils ont été soit démis de leurs délégations, soit démissionnés de leurs postes d’adjoint. Malgré cela, ils ont choisi de continuer à défendre les affaires de la commune. En désaccord avec les méthodes du maire. Mais qu’a fait le maire en 6 ans ?
A la CASE, il a été Président du SCoT jusqu’à la fusion CASE-Seine-Bord.
Lorsque le maire a voulu prendre la présidence du SCoT, à la place de Jérôme Bourlet, c’est le Président de la CASE, Franck Martin, qui s’y est opposé. Non par choix politique, mais uniquement pour une raison de compétence. Bien lui en a pris. On se souvient de l’opposition que le SCoT avait soulevé. Jérôme a écouté. Il a fait œuvre de pédagogie, il a négocié, il a pris en compte les intérêts de tous. Et le SCoT a effectivement été voté, et mis en place.
De quelles qualités Jérôme a-t-il fait preuve ? D’abord d’une grande capacité de travail, la maîtrise des dossiers, et l'écoute, qui lui ont permis de jouer son rôle de médiateur et de négociateur.
Ces qualités d’ouverture, d'écoute et de compréhension, nous en avons vraiment très, très, besoin aujourd’hui.
Laetitia Sanchez est à l’aise dans les réunions, et elle travaille énormément (plus que de raison, à mon humble avis). Habile en résolution de conflit – normalement -, elle y échoue étonnamment à Saint-Pierre. On verra pourquoi… rien qu’en regardant les vidéos en bas du billet.
J’ai dit plus haut qu’elle s’en sortait très excellemment, même en débat avec des pointures, ou bien lors de grands congrès, où elle peut, où elle sait se faire applaudir, à l’instar de personnes plus connues qu’elle, devant des centaines de personnes..
Mais regardez ces vidéos de France 3 pour vous convaincre. Qui est le plus à même de défendre les intérêts de la commune ?

Oui pour la CASE, mais pour la commune et ses habitants ?

Première et seule adjointe, Linda Lamot fait preuve d'une très grande capacité d'écoute et d'empathie.
C'est une femme de caractère, elle est très organisée, attentive et au service des autres. Aujourd'hui, son temps libre elle l'offre à l'école maternelle où elle réalise bénévolement des ateliers informatiques avec les petits.
Elle connaît le village, elle en connaît les gens, elle a le sens de l'équipe et du partage. Son esprit d'écoute, sa cordialité, son sens de l'organisation, elle veut les mettre désormais au service de tous les habitants. C'est tout naturellement que nous lui avons demandé de bien vouloir être l'adjointe de Jérôme. Nous sommes heureux qu'elle ait accepté.
Nous l’avons dit : cette mandature sera placée sous le signe de l’équipe. Nous ne sommes pas là pour des places, mais pour nous mettre au service de la commune et de ses habitants. Chacun de nous a des aptitudes et des qualités diverses.
Il n'y aura pas d'autre adjoint, car chacun d'entre nous pourra orienter chaque personne vers l'élu qui sera le plus à même de résoudre une situation.
Nous profiterons des compétences de chacun, en matière de gestion, de communication, de négociation, en matière de gestion des ressources humaines, d'éducation, d’urbanisme, de connaissance du territoire et des institutions, pour relancer l'élan de la commune.
C’est vrai, on a des projets. On peut ne pas être d’accord, mais les compétences pour les mettre en place sont avérées. Nous vous promettons la transparence, et l'ouverture. Nous ne mènerons pas nos projets seuls, nous vous inviterons à en débattre et à y participer si vous le voulez. Et nous les mènerons à terme.
Dimanche, nous élirons un maire pour les six ans à venir. Le maire se doit d’être respectueux, poli, et à l'écoute de tous les habitants. Nous voterons aussi pour une équipe et des personnes capables de monter des dossiers, de les défendre, et de les faire aboutir, et qui ont envie d'animer le village. Nous en avons tous envie. Nous tisserons des liens entre les habitants, nous créerons des solidarités, en respectant les libertés de chacun.
Ce n'est pas un pari, c'est un pacte que nous passons avec nos concitoyens. Nous prenons nos responsabilités.
Bravo si vous avez réussi à tenir jusqu'à ces lignes.
Si vous aviez besoin d'une piqure de rappel pour vous rappeler le mandat précédent, et le pourquoi du fait qu'on n'ai rien obtenu et que tout soit enlisé, je vous invite à regarder, dans l'intégralité, ces vidéos issues du dernier conseil municipal. C'est long, certes. Mais ça ne dure pas 6 ans !

Alain Loëb (et sa liste ?) sortent leur programme… copié collé !

copie-colle
"L'argument, les personnages, le détail des aventures, le titre même, j'avais tout emprunté à un récit en images paru le trimestre précédent. Ce plagiat délibéré me délivrait de mes dernières inquiétudes : tout était forcément vrai puisque je n'inventais rien."
Jean-Paul Sartre (Les mots)
On connaît le goût du maire pour ne pas se fatiguer à écrire ses discours. Il avait peu apprécié qu'on le remarque la première fois, ce qui ne l'a pas empêché de récidiver. Un hommage au maire UMP de Gif-sur-Yvette, vraisemblablement.
Et pour le lancement de son programme, Alain Loëb a tenu à rendre hommage à notre programme : à force de nous suivre, de nous lire, de nous écouter, il a finalement compris la justesse de nos arguments.
Je ne peux que l'en féliciter !
Il y a une conseillère municipale qui avait indiqué à Jorge qu'ils savaient qu'ils n'avait pas la subvention pour la salle des fêtes. Cela a été confirmé par un autre adjoint proche de M. Loëb.
La même lui avait aussi confié qu'ils n'avaient pas fait de programme, et que c'était grosso-modo le même que le nôtre.
Considérons cela comme un hommage du maire à nos idées. Pas grave M. Loëb, vous avez apprécié notre programme, nous vous en remercions.
Le joli petit port de Camaret, où l'on peut distinguer la tour Vauban près de la jetée. image © Ouest-France
Et puis un programme, ce n'est pas que des idées : c'est aussi des titres, une mise en page, et une façon de se présenter dans les rues, aux portes des habitations, avec toute son équipe rassemblée et unie...
Dring ! dring !... Ah, c'est mon pote Google en qui me dit que non, les titres ne viennent pas de chez nous. Mais... de Camaret.
Camaret est une jolie petite ville de Bretagne, popularisée par ses alignements de menhirs, son joli petit port et la tour Vauban - qu'on distingue en arrière-plan sur la photo, et une chanson, disons-le, quelque peu grivoise.
Dans cette jolie petite ville, il y a une jolie petite liste qui a fait un ... site de campagne : une alternative pour Camaret Qu'y peut-on lire ?
Sur le site de Camaret : "[...] nous élaborerons une solide stratégie budgétaire et économique, soucieuse de la bonne gestion, à court, moyen et long terme, des finances communales, tout en répondant aux besoins essentiels et immédiats de l’ensemble des habitants."
Sur le programme de M. Loëb : "Notre stratégie budgtaire économique. Une stratégie soucieuse de la bonne gestion des finances communales tout en répondant à vos besoins essentiels et immédiats".
Sur le site de Camaret : "[...] une politique du cadre de vie ambitieuse, réfléchie et concertée en matière de voirie, d’eau et d’assainissement [...]"
Sur le programme de M. Loëb : "Une politique de cadre de vie ambitieuse réfléchie et concertée qui permet de : suivre les dossiers en matière d'eau, d'assainissement (gérés pas la CASE) afin de vous servir au mieux.".
Sur le site de Camaret : "La solidarité bien sûr : Afin d’apporter aux Camarétoises et Camarétois les solutions les plus appropriées à leurs problèmes, tout en assurant le lien et le dialogue entre les générations [...]"
Sur le programme de M. Loëb : "Une continuité de la solidarité. Pour vous apporter les solutions les plus appropriées à vos problèmes particuliers qui accompagnent chaque étape de votre vie.".
Il n'y a pas écrit "Camarétoises et Camarétois", ça se serait vu . En même temps, ça s'est vu !
Sur le site de Camaret : "Une forte démocratie locale."
"Un soutien financier, technique et humain à toutes les associations qui dynamisent notre Commune, dans tous les secteurs et relaient les attentes des habitants."
"Un effort accru de communication pour faire circuler l’information, expliquer les décisions, recueillir les propositions."
Sur le programme de M. Loëb : "Une démocratie locale."
"Favoriser le bon fonctionnement de la vie associative en lui assurant notre soutien financier et technique."
"[...] faire un effort accru de communication pour expliquer nos décisions."
"faire circuler l'information par l'édition d'un bulletin municipal mensuel déposé chez nos commerçants."
Pour une bonne nouvelle, c'est une bonne nouvelle ! Après près de 2 ans sans le recevoir, nous en avons reçu 2, coup sur coup, à l'orée des élections. Et désormais, on va en recevoir un tous les mois.
Par simple politesse, j'aurais trouvé plus juste d'écrire : "Comme à Camaret, nous élaborerons une solide stratégie budgétaire et économique, soucieuse de la bonne gestion, à court, moyen et long terme, des finances communales, tout en répondant aux besoins essentiels et immédiats de l’ensemble des habitants. Comme à Camaret, etc, etc."
Pour le reste du programme, nos propositions ont été saluées par le maire sortant. Puisqu'il les reprend à son compte.
Toutefois, toutefois, il y a des différences derrière les propositions des uns ou de l'autre. Et pas seulement sur le fait de ne l'avoir pas fait durant 6 ans, et de proposer de le faire dès l'élection passée. Le diable est dans les détails :
  • Pour ce qui est de suivre les dossiers en matière d'eau et d'assainissement, c'est tout de même un minimum pour une municipalité.
    Mais ça ne suffit pas. il faudra faire voter à la CASE une compétence qui est peut-être un détail pour vous, mais qui pour certains veut dire beaucoup (oui, moi aussi je plagie... Michel Berger - mais je le dis) : le service public d’assainissement non collectif (SPANC).
    Tant que la compétence du SPANC sur la réhabilitation n'est pas votée par la CASE, l'Agence de l'Eau se trouve dans l'incapacité à venir aider à la rénovation de l'assainissement non collectif, autrement dit l'assainissement individuel (fosse septique). Des aides qui peuvent atteindre 60% pour la réhabilitation d'un assainissement individuel.
  • Demander une ligne de bus Herqueville-Andé-SaintPierre du Vauvray-Val de Reuil, c'était une demande très forte de Jérôme Bourlet. Content de voir que le maire sortant adhère enfin à cette idée.
    Alain Loëb s'y était opposé à la commission déplacements de la CASE. ("La demande est trop faible pour une ligne régulière. Une ligne de transport en commun ne suffira pas à créer une croissance urbaine.")
  • Ca, c'est une idée originale, pas à nous : veiller à la reconduction des aides dont peuvent bénéficier nos commerces.
    Il serait tout de même assez farfelu d'aller s'opposer à ces aides, en même temps ;-)
    Ah ! Mais c'est sa seule proposition pour le commerce. Mince !
  • Des fois on se demande qui est le maire du village !
    Le maire sortant est tout de même maire depuis 6 ans. Et il nous propose de faire dans une semaine ce qu'il n'a pas fait en 6 ans.
    Sécuriser le centre-ville et les entrées du village. Centre-bourg, mais bon, je chipote.
    Zone 30 : il y était opposé lors de ses voeux en janvier. En février, nous avons sorti le résultat du questionnaire, c'était la sixième priorité des habitants... Et il en vient à proposer d'"engager une réflexion" sur l'entrée en zone 30... Le temps de compter Π (Pi) jusqu'à la dernière décimale, 2 fois de suite ?
    Supprimer le sens interdit du pont submersible... Ben facile : il reste une semaine pour le faire. Un arrêté, une scie à métaux (un sac plastique noir ?). Ca peut être fait dans la journée. Ce sera bon pour 17h ?
    Arrêts-minutes, signalétique, et pour l'île du bac, prévoir un passage piéton aussi, pour aller à l'arrêt de bus. Et dans la montée un minuscule ouvrage pour que les voitures ne puissent pas verser dans le fossé en cas de verglas. Vous aimez nos idées ? Votez pour nous.
  • Réhabilitation de nos bâtiment communaux. Promesse de 2008, tout de même. On en est où, cela devrait être fini, non ?
    Au lieu de dire : pour l'école, c'est pas la peine, je vais construire une nouvelle école dans le champ au bout de la rue Gourdon - et puis quoi, elle est où ? - ; ensuite la rénovation de la salle de fêtes, on fait pas comme vous dîtes parce que ça va coûter, et de vouloir trouver une subvention d'un demi million d'euros qu'on a pas - forcément ! - pour rénover simplement une petite salle des fêtes ; de totalement isoler la mairie qui est une passoire thermique, et au final il y a quoi ? Un algéco dans la cour ? Allons...
  • Restaurer la salle polyvalente (salle des fêtes).
    Confirmé, pas de subvention. Oups, pas d'aérothermie à 86 000 euros. Oups, pas de cuisine à 112 000 euros. On repart sur ce qu'on disait : isoler, changer le chauffage, mettre peut-être des puits de lumière, réaménager, restaurer, et le faire en collaboration avec les parties prenantes.
    Réinventer l'occupation des lieux aussi. Et donner un lieu, une maison des associations.
  • sortir du mode pause
    Alain Loëb veut poursuivre la pause de mobilier urbain. Cette proposition est plaisante, et même contraire à la nôtre : nous, nous proposons d'installer des bancs et des poubelles, retirées par la municipalité.
    Nous, nous voulons très vite quitter le mode "pause" pour passer au mode "play" et très vite, en réaliser la pose. Il n'y a pas de lapsus sans révélation...
  • Le fleurissement ? On est pour. Regardez nos propositions. Paillage, des légumes aussi, et puis surtout, quand je vois ce que font les habitants - et Jérôme, patron de la Teurgoule, sans aide, sans prêt de matériel... Sans remerciements. Euh, si : merci Jérôme :-)
    Mais quid des jardins familiaux. Zut, pas copiés-collés.
    Les fleurs ne doivent pas cacher la misère, non plus.
  • Des aires de jeux au coeur de notre village. C'est fort de café !
    C'était impossible. On pourrait pas le faire. Et c'est devenu une promesse du maire sortant. Il est ?
    Ah, oui : maire depuis 6 ans !
  • Adapter les rythmes scolaires !..
    Comme quoi ils ne sont pas bons. Et pourtant ! On avait réussi à travailler sur un projet ambitieux, et pas ruineux. Enseignants, parents, associations, tous ensemble nous étions d'accord. On a eu des réunions efficaces. Nous avons tous fait des compromis, toujours dans le seul objectif de l'intérêt des enfants.
    Monsieur le maire, vous aviez dit qu'enseignants et parents n'avaient pas le droit d'inviter les associations (et la CASE, l'éducation nationale, et vous-même et les élus), que vous les "convoqueriez vous-même. Ni invités, ni "convoqués".
    Vous avez dit que vous présenteriez un projet : Rien ! pas une ligne. Vous avez juste contré tous ceux qui ont bossé. Dans l'intérêt des enfants et de la collectivité. Il y en a eu de l'intelligence, et de la compréhension des uns et des autres, autour de la table.
    Mais vous avez contré, seul, toutes nos propositions. L'école n'est pourtant pas l'ennemie de la mairie, au contraire.
    Désolé de vous le dire : sur le sujet de la réforme, sur l'école et la jeunesse en général, vous n'êtes pas, ou plus, crédible.
  • Rénover un terrain de tennis. De qui se moque-t-on, depuis le temps qu'on en fait la demande ! Que ce ne sont pas de gros travaux, et qui sont indispensables. On le propose, et là, vous faites la proposition dans votre programme.
    Et oui, nous, citoyens, sommes vraiment des gogos.
  • Une dernière pour la route : activer les relations avec les services sociaux pour aider les familles en difficulté ou les parents isolés.
    Mais ça existe : vous ne cessez de diminuez le budget tous les ans, par 2 par an, parfois. Il est caché, inutilisé, et nous en parlons souvent. Cela s'appelle : le C.C.A.S., centre communal d'action sociale. Vous l'avez mis à terre, monsieur le maire.
Nous vous avons proposé un débat, vous l'avez refusé.
Je vous ouvre donc mes colonnes pour répondre. Comme elles sont toujours ouvertes, d'ailleurs.
Vous avez eu un comportement inadmissible en distillant vos courriers de corbeau, et en utilisant le compte et les fichiers de la mairie. Ce n'était pas signé, mais c'était vous.
Ayez ici la courtoisie de faire amende honorable, et répondez. Vous n'avez pas eu le courage de faire un site, ni votre propre programme. Je vous promets que votre réponse sera intacte dans les commentaires. Sinon...

Monsieur Le maire, puisque vous appréciez nos idées et nos propositions, et puisque vous n'avez pas su les mettre en place durant 6 ans, si vous voulez qu'elles voient le jour dans notre commune : votez pour nous le 23 mars !

L’association “Non à l’autoroute” A28-A13 a fait salle comble pour son débat public : les prochaines actions

Il a fallu rajouter des chaises, et de nombreuses personnes sont même restées debout, dans l’Auditorium de l’école de musique de Val de Reuil, ce mercredi 12 mars 2014.
A l’invitation de l’association « Non à l’autoroute », environ 250 personnes se sont déplacées pour avoir des informations et débattre du projet de liaison A28-A13.
Merci à tous les militants de l’association qui depuis des semaines ont distribué des milliers de tracts, dans les communes, à la gare, sur les marchés.
L'association 'Non à l'autoroute' A28-A13 a fait salle comble pour son débat public : les prochaines actions. Droit à l'image : © Olivier Sinombre

Un projet ressorti des cartons il y a quelques mois.

En juin dernier, la parution du Schéma National des Infrastructures Terrestres a placé la liaison A28-A13 dans le premier lot des investissements d’infrastructures prioritaires.
Or, le dernier débat public sur le sujet date de 2005.
La validité d’un débat public est normalement de 5 ans.
Pourtant, nous avons appris il y a quelques semaines qu’il n’y aurait pas de nouveau débat public, mais 9 réunions de concertation, vraisemblablement au début de l’été.
Avec une différence de taille entre un débat public et une concertation :
  • le débat a pour objet de se prononcer sur l’opportunité et l’acceptabilité d’un projet ;
  • la concertation est une information sur la mise en place du projet, avec les « compensations » éventuelles à y adjoindre.
L’association « Non à l’autoroute » dénonce cette absence d’un nouveau débat public : les données ont évolué depuis dix ans, avec notamment un nouveau tracé, et un projet autoroutier global, en lieu et place de la rocade et du « barreau eurois » dont il était question en 2005.
C’est à ce titre que l’association a souhaité organiser elle-même un débat. Nous remercions Denis Cheyssous, l’animateur de l’émission de France Inter « CO2 Mon Amour », pour l’intérêt qu’il porte à ce sujet. Nous le remercions d’avoir accepté notre invitation à venir animer le débat, à titre de « citoyen engagé ». Il a ainsi rappelé à la salle mobilisée les deux pollutions majeures qui minent nos sociétés modernes : l’indifférence et la résignation.
Les élus locaux, informés de cette réunion, ne se sont pas déplacés, hormis le maire de Val de Reuil, Marc-Antoine Jamet, la conseillère générale Janick Léger (la conseillère générale Leslie Cleret s’est excusée), plusieurs membres du conseil municipal de Léry, et des candidats à l’élection municipale des communes de Val de Reuil, Louviers, Léry, Igoville, Pitres…
Plusieurs intervenants ont répondu aux questions de Denis Cheissoux et de la salle :
  • Francis Bia, administrateur de « Haute-Normandie Nature Environnement », mobilisé depuis de très longues années sur le sujet du contournement Est de Rouen ;
  • René Hamon, président d’honneur de l’association ;
  • Jérôme Bourlet, conseiller régional et membre actif de l’association ;
  • Jean-Luc Léger, membre du CESER de Haute-Normandie et vice-président de l’association ;
  • François Merle, élu à la Communauté d’agglomération Seine-Eure et membre de l’association ;
  • Sophie Ozanne, membre de l’association ;
  • Christine Buquet-Collen, membre de l’association ;
  • La présidente de l’association « Non à l’autoroute », Valérie Demoget, n’a pu être présente pour raisons de santé. Remets-toi bien, Valérie.

Les diaporamas des intervenants.

Pour répondre aux questions de la salle sur le tracé, une carte a été montrée. A la question de l'emprise de 300 mètres, qui sera inscrite dans les PLU, Marc-Antoine Jamet a expliqué que l'autoroute ne serait pas centrée, induisant le fait qu'à un endroit du tracé un riverain de gauche pourrait être à 5m et celui de droite à 295m !

Après les questions de la salle, nous nous sommes mis d’accord sur les actions suivantes :

  • Un rendez-vous le 15 avril à l’installation du nouveau conseil de l’agglomération Seine-Eure-Bord, pour questionner les nouveaux élus sur leurs intentions de voter le financement du futur projet A28-A13 ;
  • La volonté de porter un recours en justice, en s’appuyant sur l’article 1 de la loi Grenelle de 2009 ;
  • La stratégie à adopter pour les réunions de concertation du début de l’été ;
  • La participation à différentes manifestations, notamment sportives (trail des 2 Amants) ;
  • Une nouvelle action au péage d’Incarville.

Et n’oubliez pas, plus nous serons nombreux, plus nous serons entendus !

Pour cela vous pouvez :
Pour la préservation de notre cadre de vie. Merci.

Samedi 15 mars, à 10h30, débat public à la salle polyvalente. Ordre du jour : le budget.

Samedi 15 mars, à 10h30, débat public à la salle polyvalente. Ordre du jour : le budget.
Venez rencontrer les membres de la liste "Avançons Ensemble" à la salle polyvalente le samedi 15 mars à 10h30. Nous vous avons rencontré déjà dans les cafés de Saint-Pierre, pour des débats citoyens :
Le 24 janvier au Central Bar, nous avons présenté le résultat de l'enquête aux citoyens, et les priorités qui se sont largement dégagées.
Le 5 février, nous avons débattu sur les aménagements à la Teurgoule, où nous avons fait salle comble et enfin nous avons échangé sur la vie du village le 14 février au Bon Accueil, où la encore, la salle était pleine à craquer.
Au cours de nos échanges et des débats, fructueux, vivants, et qui se sont déroulés dans une excellente ambiance, nous avons écouté nos contictoyens, et bâti ensemble notre programme que nous avons résumé dans un tract que nous sommes allés vous remettre. Là encore, cela a été l'occasion d'échanger encore.
La réhabilitation du centre-bourg, des trottoirs, et des accès, et aussi la sécurité routière, le plan de circulation et les stationnement, la zone 30. Nous avons parlé aussi des lieux pour les jeunes et pour les séniors, des aires de repos, des aires de jeux, de sport, et des chemins, négligés durant des années. Et aussi des lieux d'avenir pour Saint-Pierre, avec le site Labelle.
Nous avons parlé de mobilité et de transport : des déplacements sécurisés, des arrêts de bus dans les différents quartiers, d'une ligne directe vers Val-de-Reuil, du raccordement à la voie verte.
Nous avons parlé du soutien à la vie associative, et des lieux dédiés aux associations. Et nous avons parlé de la réforme scolaire que l'on doit réussir sereinement, dans l'intérêt des enfants.
Et nous avons parlé de l'indispensable distributeur de billets.
Et comme on ne rase pas gratis, et que nous vous avons pour objectif de ne pas augmenter les taux d'imposition, nous vous proposons de venir participer à notre débat sur le budget, et le financement des projets.
Nous répondrons à vos questions. Venez nombreux samedi.
Samedi 15 mars, à 10h30, débat public à la salle polyvalente. Ordre du jour : le budget.

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