vie politique

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A genoux les grecs, debout les libéraux !

La démocratie s'est exprimée. C'est le second référendum pour la Grèce? Syriza incarne l'avenir. La vieille Europe n'a jamais été aussi vieille. Oxi, ça veut dire non. Non à la seule politique de l'offre, sans tenir compte de la demande, des populations, des gens.
La position géographique et géopolitique de la Grèce ne nous permet pas de nous passer de ce pays. La Grèce met l'Europe devant ses responsabilités : l'Europe est politique, elle n'est pas qu'une union bancaire, ou économique. On sauve la Grèce, ou bien on coule la Grèce ? Et on prend le risque de couler avec, à court ou moyen terme ?
mur-de-berlin
L'Allemagne, d'abord, veut préserver un euro fort. L'Allemagne est exportatrice (51% de son PIB), championne en construction mécanique, métallurgie, machines-outils, électrotechnique, et automobiles, avec des groupes très forts, et des PMI très performantes. En attendant que l'Asie acquiert leur savoir-faire, quelle que soit la valeur de l'euro, ils vendent. En Europe, aux USA, en Chine, en Inde... On peut comprendre que pour l'Allemagne, l'euro doit être le plus fort et stable possible.
Mais il n'en n'a pas toujours été ainsi : par deux fois, après la guerre, et après la chute du mur, quand l'Allemagne était qualifiée d'"homme malade de l'Europe", l'Allemagne a sollicité la solidarité européenne.
Après guerre, en 1953, l'Allemagne avait vu sa dette allégée de 62%, un moratoire sur les intérêts de la dette et un rééchelonnement de sa dette sur 30 ans.Et le pays pouvait arrêter les remboursements si les sommes dues représentaient plus de 5% des recettes des exportations.
Après la réunification allemande, l'Europe des 15 avait accepté une forte hausse des taux d'intérêts, une dette publique augmentée de plus de 20 points dans une Europe rentrée en crise.
Michel Barnier a averti les nouveaux dirigeants grecs :
Il y a un règlement de copropriété dans la zone euro, c'est ce que tous les pays doivent comprendre. La difficulté de l'un devient le problème de tous. C'est la leçon de cette crise. Je ne crois pas que ce soit une bonne idée de dire Vous faîtes des dettes, vous faîtes des emprunts et vous ne remboursez pas. On doit toujours rembourser ses emprunts.
Michel Barnier, conseiller spécial pour la politique de défense et de sécurité auprès de la Commission européenne

C'est l'esprit de cette copropriété qui est en cause : "selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir." La Grèce semble bien noire.
Et surtout, au delà d'un poids du PIB européen presque insignifiant, on ne veut pas qu'un sauvetage de la Grèce ne serve d'exemple et ne fasse un appel d'air pour les autres nations endettées. Entre autres l'Espagne, l'Italie, le Portugal, l'Irlande et la France.
Alors on s'apprête à sacrifier la Grèce.
Le ministre des finances, Yanis Varoufakis a du mettre sa tête sous le billot, après un exercice démocratique massivement en sa faveur.
Cela ne suffit pas : il faudrait une convergence fiscale, sociale, et, disons-le, politique.
Et, disons-le encore, le nouveau gouvernement grec est de gauche, dans une Europe conservatrice et libérale. Cela semble inacceptable.
M. J-C Junker a fait campagne pour le "oui" et "nouvelle démocratie" (droite). C'est le non et Syriza qui ont fait 61% qui ont été plébiscités. Le non a du mettre sa tête sous le billot (même pas de cravate). M. Junker reste.
La troïka (Commission européenne, BCE, FMI) a mis à genoux la Grèce. Même si aujourd'hui le FMI a changé de fusil d'épaule, en demandant d'investir 61,9 milliards €, et de réduire la dette.
Mais la Grèce n'est pas l'Allemagne. Vendeurs d'olives et de soleil contre fabricants de berlines et de robots...
Les efforts grecs ont porté leurs fruits (avec un excédent primaire faible, mais qu'on aimerait bien avoir), les propositions sont là - fiscales, anti-corruption, sociales - mais pas assez libéro-orthodoxes.
Que la Grèce meure : elle a choisi la gauche, elle est faible, elle ne fait peur à personne. Pour l'exemple. Malgré son intérêt géopolitique, malgré l'Europe.
Où voulons-nous aller ? Vers l'Union Européenne Bancaire ? Ou bien vers les États Unis d'Europe ?

EPR : les responsables d’AREVA savaient. Qui d’autre ?

Le canard enchainé a révélé une note de 32 pages : elle dévoile que les responsables d'Areva avaient conduit des études sur l'acier du couvercle de la cuve de l'EPR en 2006. Ces études ont fait état des fragilités de l’acier qui compose le couvercle du réacteur en construction à Flamanville.
Ce n'est que 9 ans plus tard qu'Areva révèlera ces défauts à l'ASN. On savait en 2006, mais la loi n'obligeait pas Areva à communiquer ces résultats à l'ASN. Ce dossier a donc été caché toutes ces années.
En 2006, l'EPR était censé coûter 3,3 milliards €, et le démarrage du réacteur était prévu pour 2012 !
Le chantier a maintenant 5 ans de retard et ne démarrera probablement jamais. Il en coûte aux français 9 milliards d'euros.
Cette dissimulation est scandaleuse : les responsables d'Areva, tous les techniciens et ingénieurs - qui encore ? -, qui connaissaient la dangerosité de l'installation, ont laissé les travaux se poursuivre pendant 9 ans. 9 ans d'une litanie d'aberrations, de malfaçons et d'accidents.
Si l'ASN n'avait pas ordonné une série d'analyses sur la résistance de l'acier de la cuve, aurions-nous démarré le réacteur en connaissance de cause, et en sachant le risque d'accident ?
L'abandon envisagé en 2014 de l'EPR - pour sauver l'entreprise de cette hémorragie financière - est-elle en lien avec ces risques connus depuis des années ?
Nous apprenons de plus, par cette note, que "la technologie de fabrication retenue pour les calottes de cuve du réacteur Flamanville 3 est en régression technique par rapport à celles utilisées pour le parc en exploitation."
Nous sommes coincés entre un parc vieillissant ruineux à rénover, dangereux à rénover, et des EPR dangereux et ruineux. A quand la transition énergétique ? L'EPR est condamné.
Maintenant, la question que pose cette note révélée à l'ASN : Qui savait ? Quels sont les responsables - décideurs de l'entreprise ou politiques - qui connaissaient ces défaillances et les ont étouffées ?
Quels sont les responsables de cette gabegie, du risque encouru par la population, de la faillite d'une entreprise soutenue par la dette française ?
Seront-ils condamnés ?

49.3

Le 49.3 est une brutalité,
le 49.3 est un déni de démocratie,
le 49.3 est une manière de freiner ou d'empêcher le débat parlementaire, mais il va se poursuivre ce débat parlementaire, d'une manière ou d'une autre.
François Hollande - 2006
Si le gouvernement prenait au prétexte de préoccupations d'urgence, de peur, la décision de recourir au 49.3, ce serait une violation des droits du Parlement.
[Le gouvernement] avait déjà fait passer le contrat nouvelle embauche par voie d'ordonnance. S'il s'aventurait à faire passer le contrat de première embauche par le 49.3, il ajouterait au mépris du dialogue social dont il a fait preuve, la violation du débat parlementaire
François Hollande - février 2006
Et puis ensuite il y a un vote. Je n'ai pas à présupposer qu'il serait tellement difficile qu'il conviendrait d'utiliser des méthodes contraignantes.
François Hollande - janvier 2015 sur la loi Macron
Bilan des courses ?
Des atteintes au droit de l’environnement en usant d'ordonnances qui contournent le débat public, l'usage des 49.3 répétés pour imposer la loi liberticide sur le renseignement et la loi fourre-tout Macron (300 articles non débattus quand même), applaudie par le Medef qui estime en outre que le "49.3 est un bon choix".
49.3 :
  • Brutalité,
  • déni de démocratie,
  • violation du débat parlementaire,
  • mépris du dialogue social,
  • mépris de la parole donnée.

Indignons-nous contre les violences policières, et trouvons de vraies solutions pour les réfugiés.

Ils viennent d’Érythrée, un pays où règne la peur et la terreur, ils viennent du Soudan, un pays ravagé par la guerre civile, ils fuient les massacres de masse, les viols de masse, le "nettoyage" ethnique, les détentions arbitraires, la torture, la famine.
Ils ont marché des mois ou des années pour chercher à trouver un lieu où échapper à la mort, ils ont traversé les déserts et les mers au péril de leurs vies, franchi frontière après frontière, ils sont arrivés à Paris, au pays des droits de l'homme et du citoyen, en route vers le Royaume-Uni.
Ils sont venus pour survivre, dans la misère, mais survivre.
Quel accueil pour ceux qui ont survécu à l'exil forcé ? L'indignité !
Ils ont souffert, sont marqués, ils ont déjà souffert tant et tant, ont dormi sur les routes, sur des ponts, sous les ponts, sans soins, sans manger, sans boire, sans sanitaires, avec juste l'espoir d'un peu de paix, d'un peu de repos, l'espoir d'un tout petit peu d'espoir.
Ce sont des enfants, des jeunes, des femmes, des hommes. Ils ne sont pas des animaux.
Et même des animaux seraient mieux traités, mieux protégés, sans coups de matraques, sans lacrymos.
Ces violences, contre les réfugiés, contre les associatifs et élus présents, contre les riverains venus prêter main forte - pas de quartier ! -, les CRS les commettent, mais aux ordres de la préfecture, aux ordres du ministère et du gouvernement.
Certes, on ne peut pas laisser perdurer des occupations sur la voie publique, en totale insalubrité, sans les équipements adéquats. Aussi faut-il des occupations légales, des lieux d'accueil pour ces réfugiés qui ne peuvent pas rentrer dans un pays où ils seraient tués. C'est le droit d'asile, ce sont nos valeurs, nous en sommes fiers, et c'est surtout une obligation de l'État français, du fait des lois françaises et des traités internationaux.
À quoi servent ces violences ?
La théorie de l'invisibilité, que Mediapart nous explique, c'est que pour parer au plus pressé, les pouvoirs publics cassent les regroupements, quittes à les voir se reformer un peu plus loin, un peu plus tard, en dispersant les migrants, dans un grand déchaînement de violence qui impressionnera sûrement les migrants.
Circulez, il n'y a rien à voir.
Mais cela casse aussi le travail des associations, et cela met en danger les personnes migrantes, que l'on cherche à isoler. Les associatifs sont des bénévoles, qui mettent toutes leurs forces pour aider un État qui n'a plus les moyens d'assurer cette mission, pour aider ces services pour la logistique, l'aide humanitaire, l'assistance aux droits, et même tenter d'assurer une hygiène et l'accès à l'eau et la nourriture.
Ce devrait être le rôle de l'État. Mais si on devait faire quelque chose, ce serait bien de rendre le retour, et même simplement le droit de rester chez soi possibles. Il n'y a guère de richesses à défendre là-bas, aussi les États démocratiques et riches sont-ils sûrement moins pressés d'agir.
Il faut mettre la communauté internationale autour de la table pour solutionner les problèmes de ces pays en guerre civile, apporter des solutions de développement et remplacer les juntes militaires qui forcent les populations à l'exil.
Faute de quoi, les milliers de migrants s'ajouteront aux milliers de migrants.
On ne pourra pas les tabasser sans cesse, car ils préfèreront toujours la violence et la souffrance à la mort.
D'urgence, il faut un lieu d’accueil, où les services de l'État et les collectivités locales s'associeront aux associations et ONG pour trouver des solutions pérennes. Et arrêter de tabasser ces membres d'associations (et autres élus), et habitants, témoins de ce déferlement de violence, qui sont là pour aider l'État à assurer ces missions obligatoires.
Du fait de l'indignation nationale et juste contre ces exactions, Anne Hidalgo, maire de Paris, semble s'engager à développer ce lieu d’accueil, c'est une première et bonne chose.
Mais faute d'organiser la possibilité aux populations de continuer d'habiter dans leurs pays d'origine, nous sommes condamnés à voir les corps des migrants s'amonceler sur nos côtes et les survivants être tabassés, emprisonnés en camps, ou pire, sur nos territoires.
Ils sont réfugiés politiques, économiques, climatiques. Les solutions doivent être politiques, économiques et climatiques, et rien ne se règle à coups de matraques ou de lacrymos. Ce sont les victimes qui sont matraquées.
Il est encore temps d'agir, nationalement, d'abord, et internationalement, et de mettre fin à cette indignité commise en notre nom.

Incapables d’apporter des solutions aux français, le gouvernement multiplie les atteintes à la vie privée et aux libertés

Arguant de la lutte contre le terrorisme suite à l'attentat contre Charlie, justifiant l'espionnage - dite intelligence - économique, le gouvernement s'apprête à mettre en place une loi sur le renseignement préparée de longue date, en procédure accélérée.
"Mais enfin écoutez face à la menace que nous connaissons, dans le monde particulièrement trouble dans lequel nous vivons, menaces terroristes, drames migratoires en Méditerranée, défis climatiques, défis économiques, un pays comme le nôtre qui en plus s'est construit à travers un État fort mais qui garantie les libertés, doit se donner les moyens de lutter notamment contre le terrorisme. C'est quoi ce débat sur les libertés ?", s'était insurgé Manuel Valls.
1 - lutter contre la terreur en espionnant tous les suspects (tout le monde).
Le 1er ministre a ajouté : "Je n'ai pas peur de ce débat, au contraire, puisque c'est la liberté que les terroristes ont voulu atteindre, mais là nous avons un cadre qui nous permet de donner plus de moyens à nos services de renseignements tout en garantissant nos libertés."
Le gouvernement, l’Élysée, les entreprises françaises, et aussi les citoyens français sont espionnés. L'affaire de l'espionnage allemand pour le compte de la NSA n'a semble-t-il pas ému les dirigeants français plus que ça. Sans doute, un prêté pour un rendu.
Mais que diable aller espionner les messages les plus secrets et les plus intimes de toute la population, au travers d'une surveillance massive, à l'instar de ce qui se fait la NSA qui espionne les citoyens américains comme le reste du monde ?
Tout sera traqué : mails, conversations téléphoniques, déplacements, cercles de connaissances, vie privée et professionnelle, intime - qui couche avec qui ? - médicale, politique, syndicale...
Ouf pour eux, les parlementaires qui votent la loi en seront exclus. Mais quasiment tous les français seront suspects. On ne se méfie jamais assez de son prochain !
Bernard Cazeneuve, le front tout plissé et l'air grave, admet qu'il y aura atteinte à la vie privée, mais pas aux libertés fondamentales, qui sont de pouvoir aller et venir.
Nous risquons, en prime, de voir s'enfuir nombre d'entreprises des TIC hors de France, et de voir de plus en plus de citoyens se tourner vers les dispositifs d'anonymisation (TOR, P2P, proxys, PGP..., VPN, etc).
Au lieu d'une aiguille dans une meule de foin, nous la chercherons dans un champ de meules...
2 - supprimer les manifestations en interdisant les manifestants :
Las ! Les proctologues de nos pensées intimes ont décidé de pouvoir revenir sur ces libertés fondamentales, justement, en limitant la liberté de manifester, en introduisant un dispositif interdisant à un ou plusieurs individus de manifester.
Les proctologues de nos pensées intimes ont décidé de pouvoir revenir sur nos libertés fondamentales: aller et venir, et manifester...
C'est à la suite de la mort de Rémi Fraisse que les écologistes ont obtenu une commission d'enquête parlementaire, que présidait Noël Mamère. Et selon Mediapart, le rapporteur PS Popelin a réussi à imposer une vision plus sécuritaire, suivi par le PS, l'UMP, et l'UDI.
La droite, en quelque sorte...
Manifester, même pacifiquement, même pour les libertés et nos droits est dangereux désormais.
Pour Noël Mamère, "il y aurait dès lors un contrôle a priori et systématique de toutes les manifestations, ce qui entraînerait une restriction manifestement disproportionnée du droit de manifester."
Du point de vue des autorités, c'est plus sûrement la seule présence des manifestants qui est responsable de leur propre mort : Rémi Fraisse serait mort parce qu'il se trouvait sans autorisation pile-poil sous une grenade offensive.
3 - la hausse du chômage est due au nombre de chômeurs. Supprimons-les !
La préoccupation première des français, c'est la lutte contre le chômage. Les gouvernements PS et UMP (RPR, UDF) successifs ont été incapable de trouver une solution contre le chômage. La nouvelle solution pourrait être de réduire le chômage... administrativement.
C'est une chose en passe d'être accomplie, grâce à la création de 200 postes de surveillants pour contrôler que les 5,6 millions de chômeurs sont bien occupés à trouver un emploi.
Au fait, qu'en est-il de la promesse de créer 1 million d'emplois du Medef, et de celle de l'inversion de la courbe du chômage (ou de la baisse tendancielle de l'augmentation du nombre de chômeurs) ?
Il suffirait que ces contrôleurs aient accès à nos données et nos métadonnées pour prouver que les demandeurs d'emploi ne travaillent pas à plein temps à chercher leur emploi perdu. Pire, il s'écrivent des conneries entre amis, en pleine journée, se téléphonent, et même passent du temps sur internet sur d'autres sites que pôle emploi. Va-t-on les désinscrire ?
Toutes ces lois sont liberticides, inégalitaires, et fratricides.
Face à la dérive inquiétante de ces néo-cons, agitant la peur, la xénophobie et la suspicion pour s'assurer l'alternance du pouvoir au motif de sécurité nationale, c'est la langue de bois, la menace de la terreur, le mode accusatoire contre les plus démunis, le sourcil froncé, le ton bravache et accusatoire, le poing levé et la mâchoire en avant qu'il conviendrait de limiter. Pas interdire, juste se contrôler.
Le rôle de l'État, c'est de protéger les citoyens, pas les espionner. Libérer, pas contraindre ni empêcher.
Apprendre, comprendre, inventer, vivre, laisser vivre et vivre ensemble.
4 - les français votent de moins en moins pour le PS ou l'UMP : doit-on interdire le vote à certains votants ou empêcher des candidatures ?
Peut-être à l'étude ?.. Déjà, le non-cumul des mandats a du plomb dans l'aile.
Sinon, dirigeants au pouvoir ou s'apprêtant à l'être, vous n'aviez pas évoqué des priorités ?
  • défi climatique,
  • guerre et terrorisme,
  • défi économique,
  • drames migratoires...
Ce à quoi j'ajoute quelques "petits" oublis :
  • chômage et emploi,
  • éducation, formation, conditions de travail, retraite,
  • réforme fiscale, disparition des services publics,
  • pic pétrolier,
  • pollution, santé, transports,
  • risque nucléaire, déchets,
  • démographie,
  • disparition des insectes pollinisateurs, de la paysannerie, etc, etc.
Ah oui, c'est pour après 2017, quand on aura voté pour vous, vous n'aviez pas le temps pour cette fois-ci.
Mais promis, dès 2017, celui qui sera président...

Le rapport de l’ADEME sur les énergies renouvelables dérange

Alors que la ministre de l'écologie, Ségolène Royal, explique qu’il « faut programmer la construction d’une nouvelle génération de réacteurs qui prendront la place des anciennes centrales lorsque celles-ci ne pourront plus être rénovées » (« Pour faire du renouvelable, il faut pouvoir s’appuyer sur une énergie pas chère, stable, fiable, non émettrice de CO2, c’est-à-dire sur le nucléaire » - Jean Bizet, sénateur UMP de la manche), l'ADEME a publié un rapport qui explique qu'au même prix que le nucléaire, on peut produire 100% de l'électricité par des sources renouvelables.
L'ADEME nous explique simplement que pour faire du renouvelable en 2050, il faut investir dans les énergies renouvelables.
Et que 100% de l'électricité peut être produite par des sources renouvelables.
Les 3 mix possibles 100 % renouvelable, permettant de répondre à la demande « sans défaillance », sont aptes à satisfaire la consommation à tout moment du jour et de la nuit.
Avec un mix composé de 40 % d'ENR (énergies renouvelables) et 50 % de nucléaire, le coût de l'énergie consommée serait de 117 €/MWh, contre 119 €/MWh avec un mix 100% renouvelable. Sans les coûts de démantèlement du nucléaire, ni la gestion de déchets radioactifs supplémentaires.
Dans le cas d'un mix avec 95 % d'ENR, le prix au MWh serait même inférieur au mix avec 50 % d'énergie atomique : 116 €/MWh.
Tout le monde sait désormais que c'est réalisable, profitable, vertueux et sans danger.
Il n'était pas nécessaire de tenter de glisser ce rapport sous le tapis.
C'est maintenant que cela se décide pour être réalisé en 2050. Le responsabilité de la ministre de l'écologie et du gouvernement est d'intégrer ces scénarios aux scénarions énergétiques qui vont être étudiés par la direction générale de l'énergie et du climat, cet été, avant la COP21.
Les énergies renouvelables sont la seule source d'énergie indépendante pour notre pays. Du vent, du soleil et des courants français. La vraie indépendance énergétique pour laquelle nous n'aurons pas à guerroyer ailleurs.
Aux générations présentes et futures, vous pourrez dire que vous ne vouliez pas changer de politique ni de modèle énergétique, mais vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas.
Nous pouvons sortir de tous les risques liés au nucléaire, pour les hommes, l'environnement, et l'économie. Sans compter les risques liés au terrorisme, guerres, accidents ou catastrophes naturelles.
La responsabilité, c'est maintenant !
Qui ne connaît la vérité n'est qu'un imbécile. Mais qui, la connaissant, la nomme mensonge, celui-là est un criminel !
Berthold Brecht

Maryannick Deshayes, 1ère conseillère départementale EÉLV en Normandie

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Maryannick, il n’y a jamais eu d’écologiste élu-e dans un département de Normandie. Tu es la première, et la seule élue, ici dans l’Eure.
Qu’est-ce que cela représente pour toi ?
C’est le fruit d’un travail mené sur le terrain depuis 2001. Je suis fière de cette reconnaissance par les électrices et électeurs de notre canton de Pont-de-l’Arche.
Une écologiste dans une département normand, c’est une nouveauté. Cette alliance elle-même est une nouveauté.
Le mode de scrutin choisi par l’UMP et validé par le PS, ainsi que la tentation du vote « utile », ont rendu cette élection difficile pour les écologistes.
Tous les binômes écologistes ont obtenu de bons scores, malgré là encore les appels au vote « utile », des scores sans comparaison avec les sondages qui nous mettaient à 2%.
Sur le canton de Pont-de-l’Arche, avec Gaëtan Levitre pour le Front de Gauche, et moi pour EÉLV, nous avons formé un binôme gagnant, avec un programme écologiste et solidaire pour les habitants et pour le territoire, qui nous a permis d'obtenir une avance de plus de 10 points sur la liste de droite.
Justement, beaucoup d’électeurs se posent la question de l’union entre les écologistes, partisans d'une sortie complète du nucléaire, et le Front de Gauche, notamment le PCF, favorables, eux au nucléaire ?
Notre union a fait notre force. L’élection départementale est d’abord une élection locale [...]

Loi Macron II : pourquoi le ministre se fait retoquer sa loi

Valls et Macron : robotiser pour créer plus d'emplois, faciliter les licenciements pour développer l'employabilité !
une petite vidéo parodique avant de rentrer dans le lourd du sérieux (ça repose d'avance)...
Pierre Gattaz et le Medef se sont engagés à créer 1 million d'emplois net d'ici 2020 contre le pacte de responsabilité.
Alors que le million d'emplois n'est pas là, malgré un financement public de 41 milliards € en allègements de charges, baisses de cotisations sociales et impôts pour les sociétés (41 000 € pour pour chaque emploi supposé), le Medef applaudit le pacte de responsabilité, et avance une nouvelle plateforme de revendications :
  • pouvoir licencier en cas de stagnation ou de baisse du chiffre d'affaires, en cas de rupture technologique, de problème de trésorerie et de résultat ;
  • mettre en place des contrats de projets, où l'employé serait embauché pour la durée d'un chantier, et automatiquement débauché à la fin du projet ;
  • réduire les indemnités chômage en durée comme en montant ;
  • des incitations fiscales aux entreprises par l'amortissement accéléré (*) ;
  • une baisse de la fiscalité aux entreprises pour améliorer la compétitivité et l'attractivité pour les capitaux étrangers ;
  • simplifier toutes les réglementations sociales et fiscales ;
  • Pierre Gattaz : "Monsieur l'État, gardez votre argent, mais baissez le coût du travail, mais baissez la fiscalité, mais baissez les charges !" ;
  • réduire les dépenses publiques ("la mère des réformes", sic) ;
  • pour les salariés au smic, une rémunération plus faible mais compensée par une sorte de RSA, pour que cette rémunération ne soit pas toute prise par l'entreprise ;
caisse-expressQu'est-ce que l'amortissement accéléré ?
C'est une niche fiscale qui permet aux entreprises bénéficiaires de défiscaliser l'investissement en transformant les amortissements qui se déprécient dans le temps en charge exceptionnelle que l'entreprise fait passer dans son bilan. Le bénéfice de l'entreprise baisse du montant de la charge, l'entreprise ne paie pas d'impôts sur les bénéfices pour le montant de l'investissement.
Prenons l'exemple d'un supermarché qui souhaite robotiser ses caisses, dont l'usage se généralise : la caisse automatique ne sera plus amortie et dépréciée dans le temps, mais passera en directement en charge, et baissera le bénéfice du montant de l'investissement.
Imaginons maintenant qu'on permette de licencier les salarié-es en cas de baisse des bénéfices, il ne reste plus qu'à utiliser cette mesure pour licencier les caissières, qui, si l'on réduit le chômage en durée et en montant comme le souhaite le Medef, devront retrouver très vite un autre job de caissière dans une entreprise qui n'a pas robotisé.
Les entreprise qui ne réalisent pas, ou peu de bénéfice ne trouveront pas d'intérêt en cette niche fiscale, et subiront une concurrence exacerbée de leurs concurrents plus riches.
En 1996, le ministre de l'économie et des finances de l'époque, Jean Arthuis avait instauré une telle mesure d'amortissement accéléré avant de la retirer l'année suivante du fait de son coût prohibitif.
emmanuel-macron
Face à cette avalanche de revendications patronales, et alors que la loi Macron I n'est pas encore passée, le ministre proposait de voter une loi macron II.
Prévue initialement pour cet été (pendant les chassés-croisés, peut-être en 49-3, ou avec l'apport des voix de droite), elle est finalement retoquée.
Cette loi reprenait les principales idées de Pierre Gattaz et du Medef :
  • l'amortissement accéléré,
  • la réforme du marché du travail en élargissant le nombre d'entreprises habilitées à négocier des accords de maintien de l'emploi, permettant de diminuer les salaires et le temps de travail ou d’augmenter le temps de travail sans augmenter les salaires ou encore de prévoir une nouvelle répartition des horaires de travail,
  • Et enfin, l'idée de réformer le code du travail, avec des contrats de mission, les CDI "sécurisés" où l'on peut licencier en cas de baisse des bénéfices (au cas où l'on utiliserait la niche fiscale de l'amortissement accéléré, par exemple).
Il n'y manquait que le financement des salaires par "une sorte de RSA" pour contenter pleinement le patron du Medef...
sens-interdit
Pourquoi cette loi ne passera pas :
  • Parce que les élus du PS, et surtout leurs électeurs ont déjà dû avaler bien des couleuvres au nom de la réforme du PS face à la gauche archaïque : parti socialiste en 2012, il est devenu social-démocrate avec François Hollande, social-libéral à l'arrivée de Valls, et le voilà qui arrivait à se transformer en ultra-libéral avec Emmanuel Macron. Les élu-es et leurs électeurs auraient eu du mal à accepter ce qui n'est plus une réforme, mais une volte-face.
  • Parce que pour réformer les mesures sociales concernant le marché du travail, il fallait passer par une négociation entre partenaires sociaux, comme c'est inscrit dans la loi Larcher. Cela rendait la loi caduque d'avance. Et en cas de réussite, c'est tout le marché de l'intérim qui était totalement court-circuité. Et bien sûr, des plans de licenciements à n'en plus finir, quittes à réembaucher aux nouvelles conditions ensuite.
  • Parce que les niches fiscales relancent effectivement la croissance et l'investissement en ce cas, mais d'une part, ruineraient plus encore l'État l'année suivante, ne favorisent que les entreprise en bonne santé, et la robotisation concurrence directement les salariés humains. Financer totalement l'investissement par la fiscalité, pour des moyens de production exemptés de charges revient à tendre encore plus le marché du travail, et si la compétitivité des entreprises est effectivement augmentée, c'est par l'augmentation de la dépense publique, et au détriment d'une compétitivité en baisse pour les salarié-es humain-es.
  • Parce que reprendre directement les propositions du patron du Medef dans une loi socialiste, ça finit pas se voir...
François Hollande se voulait Gerhard Schröder, Valls pouvait se prendre pour Tony Blair, et Macron a dû rêver d'être Thatcher, sauce camembert.
Ce sera pour une prochaine fois, il ne reste que 2 ans avant les présidentielles, et il y a des alternatives !

Départementales 2015 dans l’Eure, nous comptons sur Maryannick Deshayes et Gaëtan Levitre pour le canton de Pont-de-l’Arche

pont-de-l-arche
Maryannick Deshayes et Gaëtan Levitre ont fait une alliance écologiste et solidaire pour apporter un peu de couleurs à un Conseil départemental qui sera bien bleu, bleu UMP et bleu marine peut-être.
Et surtout pour apporter toutes leurs compétences pour les habitant-es, l'économie, la défense et l'amélioration de nos modes de vie, de transports, d'accès aux services publics, et l'amélioration de l'environnement.
En face d'eux, un binôme d'extrême-droite et un binôme de droite.
Le programme de l'extrême-droite, tout le monde le connait, il est national, et est de faire du FN le 1er parti de France.
Pour l'autre nuance de bleu, l'argument massue de leur concurrent de droite, c'est le clientélisme.
Guy Auzoux l'a avoué à la presse et dans ses tracts :
il vaut mieux avoir un élu de la majorité, qui peut les aider. Notamment pour avoir des subventions.
Guy Auzoux
Ah qu'il sera beau le département sous la droite : les habitants et les collectivités locales, qu'ils et elles soient de gauche, écologistes, ou même de droite ne bénéficieront plus de subventions si ce sont des élu-es écologistes ou de gauche qui sont conseillers départementaux.
Tous les habitant-es du canton seront puni-es pour avoir voté à gauche, voté écolo, ou simplement ne pas avoir voté suffisamment à droite.
Ils paieront tout de même leurs impôts, mais n'en n'auront pas le retour. Vous n'avez pas voté pour nous, tant pis pour vous !
Qu'il sera laid ce monde où des candidats préviennent qu'ils puniront tous les autres, tous ceux qui portent d'autres espoirs et d'autres convictions, et veulent aider les gens, les jeunes, les travailleurs, les vieux, et aussi les abeilles.
En tant qu'écolo, je refuse cette politique : comme si les inégalités territoriales ne stigmatisaient pas assez les ruraux, on va en plus faire de l'inégalité entre territoires ruraux, selon que j'ai trop de voisins qui ont voté à gauche !
Le travail disparait, les terres naturelles et agricoles disparaissent, les services publics sont une peau de chagrin, et on privilégie les grands projets autoroutiers qui passent les champs sous le bitume pour venir faire encore des bénéfices sur les contribuables-usagers.
Jean-Michel Bérégovoy, Stéphane Martot et Maryannick Deshayes
STOP ! On fait une pause, on respire, et au lieu de menacer, on demande aux gens ce qu'ils veulent, et comment ils veulent vivre ensemble.
Après, on dit aussi ce qui est possible de faire réellement, avec des départements et un Etat endettés jusqu'au cou.
Après, on peut lire avec délectation le candidat Auzoux promettre une boulangerie à la Haye-Malherbe dans 6 mois, aller se montrer au péage d'Incarville ("tiens, qu'est-ce qu'il fait là, celui-là ? On ne l'avait jamais vu auparavant...")
Ils n'ont même pas commencé que ça commence déjà.
Et j'ai appelé à voter à droite contre le FN ! Dois-je déjà m'en mordre les doigts ?
J'appelle ici du fond coeur à voter pour un peu de liberté, de respect de tous les habitants, de l'environnement, de la santé, et à ne pas brutaliser le monde plus encore : j'appelle à voter pour Gaëtan Levitre et Maryannick Deshayes parce qu'ils auront tous deux pour mission de défendre les intérêts du département, des habitants, et de l'environnement, sans faire de différence selon les cantons.
Je remercie énormément les écolos qui ont participé à cette semaine de campagne de 2nd tour : localement, Gilles Fraudin, Laetitia Sanchez, Alexis Fraisse, Jérôme Bourlet, moi-même (trop facile), et plus loin, Stéphane Martot, Jean-Michel Bérégovoy, Hervé Membrado et Henri Bonnot.
Merci pour ces bons moments avec les gens.
Merci, côté Front de gauche, à Bruno, Arnaud, Jacky, José, Patrice, Olivier, Fabien et tous les autres.
Dimanche, votez pour vous, mais votez pour tous, partout.

Deuxième tour des départementales 2015 dans l’Eure

Merci d'abord de votre confiance à vous toutes et tous qui avez voté pour la liste EELV, défendue par Alexis Fraisse et Nathalie Van Hoorne. Nous avons obtenu un bon score, 8,23%, et un très bon score à Saint-Pierre du Vauvray, avec 13,5% des voix.
C'est un bon score, mais insuffisant pour offrir au département deux jeunes élu-es talentueux et altruistes.
C'est toutefois assez pour nous mettre en face de nos responsabilités : nous n'avons aucune autorité élective ou morale pour donner des consignes aux citoyens, mais nous pouvons conseiller, c'est même notre devoir.
Dans le canton de Louviers, seuls les candidats de la droite UMP-UDI et les candidats du front national restent en lice.
N'ayant pas de question à poser aux candidats d’extrême-droite qui présentent le programme national de leur parti, nous avons posé des questions sur des sujets locaux aux deux candidat-es de droite.
Sur le contournement Est de Rouen, l'une et l'autre ont nous ont déclaré leur opposition à ce projet. Ce refus catégorique de ce projet autoroutier affirmé de madame Hafidha Ouadah et monsieur Daniel Jubert nous conduit naturellement à conseiller de voter pour ce binôme d'élus au département.
Nous nous engageons à vous demander de voter pour eux, car nous pensons sincèrement qu'il ne s'agit pas là de promesses trompeuses, et bien d'un engagement pour le territoire et ses habitants.
Pour la même raison, en raison de l'engagement de fond et de raison de Janick Leger-Lesoeur contre cette autoroute, et aussi pour ses qualités déjà connues et reconnues d'élue, nous appelons à voter pour la liste de Janick Léger et Jean-Jacques Coquelet sans l'ombre d'une hésitation.
Félicitations à Véronique Jullien-Mitsieno et Jérôme Bourlet qui ont réalisé près de 7%.
Nous nous mobilisons de toutes nos forces pour que le binôme écologiste et solidaire formé par Gaëtan Levitre et Maryannick Deshayes sur Pont-de-l'Arche redonne un peu de couleurs au département, avec une volonté de se mettre au service des citoyen-nes et de l'intérêt général.
On se bouge pour eux, et nous sommes à leurs côtés pour redonner de l'espoir aux habitants.
Le groupe local Europe écologie les verts Eure-Seine

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