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Elections législatives du 10 juin 2012 dans la 4ème circonscription de l’Eure : ma réponse à la FCPE de l’Eure

Monsieur le Président,
Candidate écologiste à la députation sur la 4ème circonscription de l'Eure, je suis professionnellement engagée comme enseignante du second degré depuis 15 ans, dans des zones rurales d'abord, puis, par choix, dans un quartier populaire de Val de Reuil. J'ai mené plusieurs combats syndicaux pour la défense d'un enseignement de qualité pour tous. J'ai également une expérience de parent d'élèves et d'élue municipale, qui m'a fait me mobiliser contre les fermetures de classes et contre le passage à la semaine de quatre jours.
On le sait les derniers indicateurs de l'OCDE sont mauvais pour la France : de nombreux élèves sortent du système scolaire sans qualification ; des inégalités criantes sont constatées selon l'origine sociale des élèves ; les élèves sont stressés, et peinent à donner sens à leur parcours scolaire.
Comme écologiste, je promeus des valeurs de coopération, qui s'opposent à la compétition et à la « sélection » des élèves par le système scolaire.
A l'instar du pédagogue et écologiste Philippe Meirieu, nous voulons remettre l'élève au centre du système scolaire, en individualisant des parcours dont l'objectif ne serait plus la course à la note dans un système à l'orientation sélective, mais la réussite de chaque enfant.
Chaque enfant a son rythme, il faut donner du temps à l'enseignement, avec des journées moins chargées et un temps mieux réparti sur la semaine et l'année scolaire. En outre, le système uniforme du passage de classe en classe est en perte de sens aujourd'hui, nous le constatons dans le premier comme dans le second degrés, où de nombreux élèves décrochent et se retrouvent à la fin de leur scolarité obligatoire « sans solution », pendant que d'autres (parfois les mêmes !) attendent que l'on nourrisse leur envie d'aller plus loin, ou de faire un pas de côté sur le chemin de la connaissance et de la formation.
Pour cela, nous ne prônons pas la sortie précoce du système scolaire par l'apprentissage : nous le constatons, à 14 ans, un jeune n'est pas mûr pour aborder le monde du travail, il ne connaît pas encore suffisamment ses aptitudes et il est prématuré de lui demander de choisir une voie professionnelle où il restera bloqué avec un diplôme a minima. Nous prônons au contraire l'allongement de la scolarité, mais d'une scolarité différente, de la maternelle indispensable (dès 2 ans) jusqu'à 18 ans.
Lire cet extrait de l'accord PS-EELV du 19 novembre 2011 (« 2012-2017, Socialistes et écologistes, ensemble pour combattre la crise et bâtir un autre modèle de vivre ensemble ») :
« Bâtir l’école du 21ème siècle suppose de repenser son organisation et ses missions. Dix ans de politiques incohérentes, de diminution du nombre de jours de classes dans le primaire, d’atteinte à la formation pratique des professeurs ont abîmé l’école et accru les inégalités. [...] La personnalisation des réponses éducatives avec des pédagogies différenciées et une refonte des rythmes scolaires pour alléger les journées de travail et mieux les répartir dans l’année sera notre méthode. »
Enseigner est un métier, un beau métier, un métier exigeant, qui nécessite une formation et la transmission entre pairs de cet art subtil qu'est la pédagogie.
Il est frustrant ensuite de se voir confier de lourdes classes, où l'objectif est d'atteindre un « palier » de compétences et une orientation calculée sur des notes - sans que soit donnée la possibilité d'individualiser réellement le suivi, d'accorder du temps à chacun, d'apprendre à apprendre, d'apprendre autrement, en mettant la main à la pâte, en participant à des projets individuels et collectifs, en donnant la possibilité à l'enfant d'être acteur de sa formation, et non spectateur passif, démotivé et démoralisé de son échec, ou consommateur de points dans un parcours digne d'un jeu vidéo.
La mission de l'école est une mission de civilisation : c'est la société de demain que nous formons.
Quel-le-s citoyen-ne-s voulons-nous former ? Des consommateurs individualistes et stressés ? Ou bien un tissu social basé sur la connaissance de soi et des autres ?
La mixité est l'équivalent de la parité à l'école, elle vaut pour les genres comme pour les classes sociales, c'est l'une de nos valeurs fondamentales. L'accès de tou-te-s à une éducation de qualité doit être garanti, quels que soient son origine sociale, ou par exemple aussi son handicap,...
Les parents sont les premiers éducateurs, c'est en partenariat avec eux, dans une école ouverte, que la réussite des enfants se construit. Un statut devrait pouvoir leur permettre d'être présents à toutes les commissions paritaires même en journée.
La santé est un préalable indispensable à l’épanouissement et à la réussite de tous les enfants. La médecine scolaire est un élément nécessaire à l’éducation à la santé, à la formation aux gestes de premiers secours.
Concernant le coût des frais de scolarité, nous prônons la généralisation du quotient familial.
En ce qui concerne les transports, les écologistes ont vivement réagi à la rentrée 2011 face à l'augmentation forte des tarifs du transport scolaire en Seine-Maritime.
Je cite le communiqué de presse de Myriam Toulouse, porte-parole EELV 76 (publié le 4 septembre 2011 dans Communiqués de presse Mots-clefs conseil général, transport) :
"Les parents d’élèves de Seine-Maritime ont reçu, début juillet, un courrier du président du Département, annonçant une hausse importante de leur participation aux frais de transports scolaires : multiplication par 4 des tarifs – qui passent de 30 à 130€ – pour les collégiens et les lycéens.
Pris de court par cette annonce tardive, les élus des collectivités locales ont été contraints d’improviser des mesures compensatoires pour alléger, en partie, la part des familles qui reste en forte augmentation (plus de 100% de hausse par rapport à l’année précédente).
Europe Ecologie – Les Verts 76 s’associe aux parents d’élèves et élus locaux qui se mobilisent aujourd’hui contre ce désengagement du Conseil Général, dont les répercutions sont sociales mais aussi environnementales. Car loin d’être exemplaire en matière de lutte contre le réchauffement climatique, cette mesure risque au contraire d’encourager de nombreux parents à se rabattre sur des modes de transports individuels pour accompagner leurs enfants au collège et au lycée. Les bus, beaucoup moins remplis, circuleront alors au milieu de voitures toujours plus nombreuses, atténuant gravement l’efficacité économique attendue par cette mesure.
Certes, le contexte actuel (augmentation des dépenses obligatoires et diminution des recettes, induites à la fois par la crise économique et la politique menée par l’Etat) nécessite de prendre des mesures pour assurer l’équilibre du budget du Département. Mais ce choix nous semble particulièrement inopportun alors que d’autres arbitrages étaient possibles comme nous l’avions proposé dans notre programme pour les dernières élections cantonales.
Pour Europe Ecologie – Les Verts, il est indispensable de rendre les transports collectifs plus attractifs que les déplacements individuels afin de réduire l’empreinte énergétique de nos territoires, limiter les émissions en CO2 et l’utilisation de carburant qui épuise les ressources naturelles."
Rappelons qu'avec EELV, nous soutenons l'idée d'une carte de transport unique et la gratuité des transports en commun.
Je vous remercie, Monsieur Suire, de m'avoir posé ces questions. Je veux vous témoigner mon respect pour la vigilance et la capacité de dialogue dont fait preuve votre fédération, qui exerce une mission salutaire au service de l'éducation de tous nos enfants.
Bien cordialement,
Laetitia Sanchez
candidate pour Europe Ecologie Les Verts
Dans la 4ème circonscription de l'Eure

Elections législatives 2012 : Laetitia Sanchez, candidate pour Europe Ecologie Les Verts, écrit aux maires des 101 communes de la 4ème circonscription de l’Eure

Cher-e ami-e,
Vous êtes maire sur la quatrième circonscription de l’Eure. Vous vous engagez au quotidien au service de vos administrés et j’admire votre dévouement.
Vous rencontrez aujourd’hui différentes problématiques : le maintien des services publics de proximité, l’accès à la santé, à l’éducation, aux transports, au logement, à l’énergie, et surtout à l’emploi.
Les factures sont de plus en plus lourdes pour les ménages. La perte de confiance et le sentiment d’isolement expliquent en partie la montée du vote pour l’extrême droite au premier tour de l’élection présidentielle.
Lire à ce sujet les très bonnes analyses de Rue89 et de Médiapart :
Conseillère municipale de mon village de Saint Pierre du Vauvray, mère de jeunes enfants, enseignante dans un quartier populaire de Val-de-Reuil, je perçois et je partage au quotidien ces difficultés.
J’agis, comme élue, comme enseignante, mais aussi comme syndicaliste et comme membre de nombreuses associations (AMAP, SDN27, RERS, Toumaï). Le dialogue, l’échange, les liens de proximité, sont les points communs de mes différentes activités.
Cet ancrage dans la réalité concrète de notre territoire m’amène aujourd’hui à vouloir m’engager plus avant.
Avec Europe Ecologie Les Verts, je veux porter à l’Assemblée Nationale ces préoccupations d’actrice du service public, d’élue de terrain, d’habitante d’un village, de femme. Ma jeunesse (j’ai 39 ans) et mon implication dans la société ne sont pas des handicaps: au contraire, je veux en faire des atouts, et porter au sein des institutions mon bagage de citoyenne engagée, d’actrice de terrain et d’usagère.
Mes priorités seront la défense des services publics de proximité, pour l’éducation, la santé, la sécurité et les transports. Nous soutenons que la richesse d’une société moderne passe par l’éducation, facteur de progrès et de paix, et le droit de chacun à bénéficier d’une égale dignité : le droit de se soigner, de se loger et de se déplacer.
Pour l’emploi et le pouvoir d’achat, avec les écologistes, nous agirons en faveur de la transition énergétique : nous proposerons un plan massif de rénovation des logements anciens et la promotion des énergies renouvelables. Ce sont deux gisements importants d’emplois non-délocalisables, qui nous permettront en outre d’assurer notre sécurité et notre indépendance énergétique.
La consommation d’énergie pour le secteur du bâtiment (résidentiel et tertiaire) représente aujourd’hui 43% de la consommation totale d’énergie sur notre territoire.
La facture énergétique de la France (solde entre les importations et les exportations d’énergie) représente, elle, 90% du déficit de la balance commerciale française.
Enfin, près de 4 millions de nos concitoyens sont en situation de précarité énergétique : à savoir qu’ils dépensent plus d’1/10ème de leurs ressources en factures d’énergie, sans compter ceux qui renoncent à chauffer leur logement mal isolé.
Les écologistes proposeront un chèque vert destiné à financer les travaux d’isolation des foyers les plus modestes.
Dans le domaine de l’emploi, nous soutiendrons également la "charte sur l'industrie" adressée fin mars 2012 aux candidats à la présidentielle par les syndicats de Pétroplus, après l’adoption au Parlement de la loi dite "Petroplus" le 29 février (cette charte a été signée par notre candidate Eva Joly le 5 avril 2012).
  • Taxation de "toute marchandise hors matière première" entrant en France sans respecter les mêmes normes environnementales ou sociales ;
  • Obligation de cession, contraignant une entreprise qui veut fermer un site et licencier à vendre si un repreneur "solide" se présente, au risque d'être exproprié ;
  • Responsabilité du cédant, obligeant un groupe se séparant d'un site à s'assurer que le repreneur peut "assumer les responsabilités sociales et environnementales » ;
  • Externalisation des comptes sociaux, pour "sécuriser la dette sociale des entreprises et prévenir toute impossibilité de paiement", notamment sur les congés payés, les comptes épargne-temps ou encore les engagements liés à la pénibilité.
Dans le domaine des transports, avec le débat de l’automne sur le Schéma National des Infrastructures de Transports (SNIT), nous nous engagerons là encore en faveur des usagers du quotidien, qui se trouvent eux aussi confrontés à l’augmentation inéluctable du prix du pétrole, depuis que nous avons dépassé le « Peak oil » en 2006 (lorsque la consommation mondiale a dépassé la production).
Nous soutenons que la dépense publique doit favoriser les déplacements du quotidien, en offrant le plus possible des alternatives à la voiture individuelle, partout où cela est possible. Les investissements prioritaires doivent être engagés dans l’amélioration et le développement des services existants, pour plus de transports en commun. C’est le sens de notre proposition d’un scénario alternatif dans le débat de sur la Ligne Nouvelle Paris Normandie :
Avec les régions Ile de France et Basse Normandie, nous avons proposé d’investir prioritairement dans l’amélioration de la ligne existante, avec le doublement des voies entre Paris et Mantes, qui permettra de désengorger le trafic : cela permettra à plus de trains de circuler et de s’arrêter dans les gares de nos régions, avec une meilleure régularité et une plus grande fréquence.
Nous proposons également une amélioration des liaisons inter-régionales et intra-régionales : la question de la liaison ferroviaire entre Rouen et Evreux doit être considérée, en prenant en compte les contraintes liées à l’ancienne ligne - sans s’interdire si cela est nécessaire d’envisager une nouvelle ligne sur ce tronçon. Notre objectif, sur ce sujet comme sur tous les autres, doit être l’amélioration de la qualité de vie des habitants, avec le moins de nuisances possible, le moins de destruction des paysages, et le plus de service possible.
En ce qui concerne les territoires ruraux, nous proposerons de faire évoluer notre modèle agricole pour encourager les pratiques respectueuses de l’environnement, redonner du sens au métier d’agriculteur et préserver les terres cultivables menacées par l’urbanisation diffuse.
Un nouveau pacte passé entre les agriculteurs et la société devra permettre de :
  • garantir des revenus équitables aux paysans ;
  • favoriser des circuits courts entre producteurs et consommateurs ;
  • veiller à la transparence des prix de la grande distribution ;
  • imposer une diminution de l’emploi des pesticides.
La conversion vers une agriculture biologique sera créatrice d’emplois, durables et non délocalisables, dans les campagnes.
Nous ne nous résignons pas à la mort lente des territoires ruraux. Des solutions durables doivent y être apportées pour répondre aux difficultés de la vie quotidienne des habitants : mettre en œuvre des réseaux de transports collectifs pour contrer les effets de la hausse des coûts de carburants ; permettre l’accès de tous aux services publics dans des conditions satisfaisantes. Personne ne doit être privé de la possibilité de se former ou de se soigner, ni d’accéder au haut débit et à la culture.
Je suis persuadée que ces priorités rejoignent vos préoccupations d’élu-e de terrain et je vous remercie de l’attention que vous voudrez bien leur accorder.
Je me mets à votre disposition pour échanger sur ces sujets et pour entendre vos priorités. N’hésitez pas à me contacter.
Dans l’attente, je vous prie d’accepter l’expression de mon amitié et de ma considération pour votre engagement quotidien.
Laetitia Sanchez
Candidate pour Europe Ecologie Les Verts
4ème circonscription de l’Eure

Hollande gagne. C’est fini, ou ça commence, c’est selon les français. En tous cas, fini les mallettes, ils font les valises.

51,90% des français ont dit non au renouvellement de Sarkozy. Non à l'austérité, non à la xénophobie, non au bouc émissaire et aux promesses non tenues. La croissance, même en allant la chercher avec les dents, elle a fait pschiiit.
C'est donc le parti socialiste, loin devant, et la gauche qui l'emportent.
C'est la gauche qui l'emporte, et c'est l'heure de la fête, profitons-en. Dès demain, au boulot. Il faut redonner la dignité aux français qui ont honte de leur situation. Il faut redonner la chance aux françaises et aux français de travailler, dans des conditions correctes. Il faut qu'ils puissent se loger comme tout le monde, qu'ils ne crèvent plus de froid, de faim, de honte.
Maintenant, la gauche et le PS n'ont plus le droit de décevoir les espoirs des citoyens. Le citoyens français en premier. Mais la France n'est pas une île, et notre pays doit profiter de son aura pour faire bouger l'Europe, et l'Europe et la France ont la responsabilité de faire bouger le monde.
J'ai entendu les engagements : jeunesse et éducation, emploi, solidarité, union et transition écologique.
Evidemment, justice et jeunesse sont des sujets très importants. Nous en sommes complètement solidaires.
Finissons-en avec les inégalités, la liberté surveillée et une fraternité accordée selon la carte ou le revenu.
Ce soir, on fait la fête ! On célèbre le changement, tant on a eu peur, et peur que cela s'aggrave. Tant les initiatives citoyennes ont été ignorées, tant les syndicats et les journalistes - les corps intermédiaires - ont été mis à l'index.
Et puis, et puis... Nous souhaitons, tout contents que nous le sommes, nous écologistes, de voir les portes s'ouvrir enfin vers une solidarité à l'échelle du pays et de l'Europe. Et plus, faisons résonner notre voix, ou raisonner notre voix, à l'international : le dérèglement climatique, la sécurité des populations, la préservation de l'environnement, la nature et du vivant, sont des sujets incontournables pour les responsable d'aujourd'hui. Ils engagent les générations futures. Nos enfants, nos petits-enfants, et leurs enfants à leur tour.
Nous, écologistes, prendront part aux débats de demain matin. Mais ce soir, on fait la fête avec les amis !
Bravo au vainqueur, et réconcilions toute la population autour de projets d'avenir. Ce sera moins bling-bling, ce sera moins médiatique peut-être, mais j'espère, nous espérons tous, que ce sera plus responsable, et, je le répète plus solidaire.
Ce soir, je n'ai pas du tout envie de vous parler du front national, on fait la fête, et surtout, le FN, il faut le rendre ringard.
Ce soir champagne, même si c'est virtuel. Cher-e-s camarades, le changement commence ce soir, et il n'a pas fini de continuer.

Portrait de campagne d’une militante écologiste dans Madame Figaro

Un portrait de Laetitia Sanchez, secrétaire régionale d’Europe Écologie-Les Verts en Haute-Normandie, par Madame figaro. Crédit photo : Photo DR
"Il y a encore deux ans, elle n’était qu’une sympathisante écolo. Aujourd’hui, Laetitia Sanchez est secrétaire régionale d’Europe Écologie-Les Verts en Haute-Normandie. Cette professeure de français de 39 ans, qui a toujours voté vert et croit en l’émergence d’un monde plus juste, met son optimisme au profit du parti pour combattre des sondages en berne."
C'est ainsi que commence l'article consacré à la candidate écolo de la 4ème circonscription de l'Eure, secrétaire régionale EELV.
Je vous invite à lire ce portait, où Laetitia décrit le parcours qui l'a conduit à se présenter à la candidature aux élections législatives, et à accepter d'assumer ses responsabilités au sein du mouvement écologiste.
"Elle commence par le petit bain : suppléante aux élections cantonales. Puis, la secrétaire régionale d’EELV en Haute-Normandie quitte son poste et Laetitia est sollicitée pour prendre sa place", cite le magazine. Une vingtaine de mois après avoir payé sa première cotisation, elle est donc élue : « J’ai d’abord été très surprise, mais les Verts sont plutôt favorables aux nouvelles têtes. » Son engagement consiste surtout en un travail de coordination. Quand Eva Joly vient en Seine-Maritime, c’est elle l’interlocutrice. Elle vient la chercher à la gare, fixe l’heure de la rencontre avec les syndicats d’une usine en grève, comme ce fut le cas en janvier, à Pétroplus. « Cécile Duflot est venue un jour où j’avais six heures de cours. J’ai dû les rattraper la semaine suivante ! »

Mon optimisme, c’est ce qui me motive

Mon rôle, c’est de remotiver les gens. Le discours que je tiens aux militants correspond à ma philosophie de vie. Mon optimisme, c’est ce qui me motive. » Si elle prépare déjà les élections législatives, elle dit ne pas y penser encore : « On ne va pas renoncer au 22 avril parce qu’on a de mauvais sondages. » Laetitia Sanchez est persuadée que le monde est dans une période charnière et qu’il faut se tenir prêt : « Il faut que des gens soient là pour porter d’autres valeurs. Et pour cela, il faut garder ses convictions bien ancrées. »
Je vous invite à lire l'intégralité de l'interview ici : http://madame.lefigaro.fr/societe/faut-recreer-collectif-100412-227853

Avec le Collectif pour un audit citoyen de la dette publique, interrogez le budget de votre collectivité

En cette période de l'année où les collectivités locales s'apprêtent à voter leur budget primitif, le Collectif pour un audit citoyen de la dette publique lance une opération d'interpellation des collectivités sur la nature de leurs emprunts.
En septembre dernier, le quotidien Libération publiait la carte de France des collectivités locales ayant contracté des produits financiers fournis par Dexia - les fameux "prêts toxiques" distribués dans les années 2000 aux collectivités locales par les banques, et principalement par Dexia Crédit local.
Selon le quotidien, pas moins de 1800 communes de moins de 10.000 habitants auraient ainsi été piégées par ces emprunts toxiques. Au total, pas moins de 10.688 contrats ont été signés en France depuis début 2000 par les collectivités, hôpitaux et offices HLM.
Parmi les mécanismes de ces emprunts toxiques, le quotidien cite les emprunts pour partie à taux fixe et pour partie à taux variable, indexés sur des paramètres très volatils, tel que le cours du pétrole.
Le 6 décembre dernier, la très sérieuse Commission d’enquête parlementaire sur les produits financiers à risque, a adopté un rapport selon lequel les banques sont les premières responsables de cette dérive financière.
Ces emprunts toxiques n'ont pas fini de ternir la vie des collectivités et des contribuables, sur qui pèse une double menace : l'augmentation des impôts locaux et un déficit de services publics.

Coluche, 10 mai 1981 : c’est l’histoire d’un mec qui avait voulu être président…

On s'apprête à commémorer le 10 mai 1981, le trentième anniversaire de l'élection de François Mitterrand. Dieu, ou Tonton, comme l'appellent les tontonmaniaques qui le vénèrent encore, et qui iront encore honorer sa mémoire le 10 mai prochain, avait réussi à faire l'union de la gauche, à écarter la concurrence, et à mettre la gauche au pouvoir pour deux septennats. Toute la gauche ? Il a eu le talent de rassembler les forces de gauche, de rallier les partis frères, avant de les réduire façon peau de chagrin, et d'installer le PS, parti hégémonique à gauche, dans les ors et les couloirs de la République.
Oh ! Ils ont fait peur au début, et moult bourgeois ont dû fuir dans des berlines bardées de lingots vers les coffres-forts helvètes.
Il y a eu Mitterrand
Les fermes n'ont pas été collectivisées, les chars russes n'ont pas défilé aux portes de Paris. Il y a eu l'abolition de la peine de mort, les 39h hebdomadaires, la retraite à 60 ans, la cinquième semaine de congés payés, les nationalisations. Honnies à droite, mais largement indemnisées, les nationalisations permettront de se refaire un peu de gras au cours des privatisations qui s'ensuivront. Et puis il y aura la lutte contre l'inflation, l'annonce de la pause à l’annonce des réformes, puis l'annonce des efforts à faire, et enfin le terme de rigueur s'imposera pour la première fois dans le langage politique français. L'austérité qui s'installe durablement. Le chômage qui augmente, les dévaluations. La France et les socialistes découvrent et s'ouvrent à la mondialisation, la France apprendra la désindustrialisation. Et Mitterrand et Kohl continueront la construction européenne.
Il y a eu la passation de pouvoir à tous les niveaux : industrie, finance, politique extérieure, sécurité, immigration, le PS a su évoluer dans le monde en évolution, pragmatiquement. On a fait la guerre pour de bonnes raisons, et merde à Jaurès. Les guerres qu'on a menées, on les a conduites au nom de la liberté, de la civilisation, dans l'esprit républicain, dans la laïcité, dans l'intérêt de la nation.
L'esprit de progrès est resté, il est même une des constituantes du socialisme. Progrès social et machinisme vont de paire. Alors nous avons accentué nos efforts dans le nucléaire, jusqu'à l'absurde. Nous avons continué à défendre les pesticides, amiante, nous avons su conserver les chars, les avions, et les mines, et les grenades françaises. Mais malgré le progrès, le chômage reste une plaie béante de notre société.
Mitterrand avait été l'homme de l'ombre et du secret. Il y a eu les écoutes élyséennes, le Rainbow Warrior coulé par la DGSE. Et puis viendra la polémique sur son passé à Vichy, ses relations avec Bousquet.
Il y a eu d'autres polémiques, concernant ses proches, et aussi son cancer caché. Ce qui est une leçon de l'Histoire. Il sera très difficile pour un président de cacher son état de santé dorénavant. La politique a évolué, le journalisme aussi. Le secret et l'auto-censure au nom de la raison d'Etat on changé avec les mœurs. Et tout fuite si vite avec internet.
Mitterrand avait été le candidat des socialistes, il sera LE président. Il a lié son destin à celui de la République, les socialistes à celui DU président.
Il a été le président de la gauche, puis le président de la France, une image drapée dans la dignité et les ors de la République. Deux jours après l'allocution de fin de mandat de Giscard d'Estaing, et de sa sortie qui se voulait emplie de noblesse, mais qui passa pour hautaine, François Mitterrand avait été déposer une rose sur la tombe de Jaurès, de Jean Moulin et de Victor Schoelcher au panthéon, dans un souci d'apparat, dans un geste emprunt d'une grande théâtralité. Mitterrand a rétabli la garde républicaine, dissoute par Giscard, qui escortait le chef d'Etat en grande pompe et équipage rutilant, et s'il a été décrié en son temps, il est apparu, surtout depuis sa disparition, comme l'incarnation du chef d'Etat. Le faste est royal. Son successeur sera plus populaire, mais les français peuvent-ils comprendre qu'un président se fasse photographier en slip kangourou au fort de Brégançon ? Le roi est nu, le peuple est déçu, le roi est déchu. Son vizir prendra sa place. Mais les français aiment les rois, pas les vizirs.
Le parti socialiste a réussi à se débarrasser de son image sulfureuse. Il n'effraie plus les bourgeois aujourd'hui. Bien avant la droite bling-bling, il y a eu la gauche caviar. Au prix d'un pragmatisme et au bénéfice de la realpolitik, le PS a fait sa mutation libérale. On a eu la "tonton génération", la "bof génération", la "lol génératiion", où on est obligé d'être ptdr. Et Mitterrand reste encore l'icône du socialisme de notre Vième République, il est la nostalgie des membres de son parti, la nostalgie du temps où ils avaient le pouvoir.
Mitterrand reste aussi dans le souvenir des français comme l'incarnation d'un chef d'Etat, au service de l'Etat, qu'il a mis à son service.
Notre société a évolué, elle est totalement mondialisée. La Vième s'est essoufflée, elle ne correspond plus aux attentes, elle ne fait ni rêver, ni même se déplacer jusqu'aux urnes. Il faut changer, moderniser, rêver encore...

Et il y a eu Coluche.

Je me souviens d'un mec, affublé d'un nez rouge. Le 30 octobre 1980, il se présente aux élections présidentielles de 1981. "Le seul candidat qui n'a pas de raison de mentir". Il sera le candidat des exclus, des marginaux, des minorités, de toutes celles et de tous ceux dont la politique ne s'occupe pas.
Coluche avait voulu mettre un pied au cul de la politique spectacle. Coluche avant-gardiste ? Activiste bouffon ? Il a déstabilisé pendant quelques mois une mise en scène bien préparée. Et puis PAF ! 16% des intentions de vote ! C'est un gros coup de pied dans les reins ça.
Il y a Mitterrand, à qui il fait peur, de façon justifiée. D'abord à 16%, les projections mettront un Coluche à 12,5 % des intentions de vote, contre 18 % pour Mitterrand, et 32 % pour Giscard. Cela mettait Mitterrand dans une situation difficile pour le second tour.
Et puis il y a le président Giscard d'Estaing. Coluche lui taille quotidiennement des costards sur mesure, et il ravage son image sous les rires et les applaudissements des petits comme des grands.
Loin de rire des bouffonneries de Coluche, l'Elysée demandera l'interdiction d'antenne du dangereux comique. Le candidat à la présidence de la République est interdit du PAF, censuré, mais Coluche résiste. Alors la surveillance, les pressions et les menaces vont s'intensifier contre le candidat. Sous la pression continue, après la mort de son collaborateur, René Gorlin, Coluche renonce à l'élection. Il retire sa candidature le 6 avril 1981, "déçu de ses droits civiques".
Plus drôle qu'un Zemmour (enfin, drôle quoi), il rêvait de fraternité, d'égalité et de liberté. Il pensait que le système était orienté bizarrement, et croyait que tout le système pouvait être horizontalisé, plutôt qu'obliquement pyramidalisé, ou que verticalisé.
Le mec tout en haut est un citoyen comme moi, et le mec tout en bas est aussi un frère ! Alors, il a appelé... rappelé :
"J'appelle les fainéants, les crasseux, les drogués, les alcooliques, les pédés, les femmes, les parasites, les jeunes, les vieux, les artistes, les taulards, les gouines, les apprentis, les Noirs, les piétons, les Arabes, les Français, les chevelus, les fous, les travestis, les anciens communistes, les abstentionnistes convaincus, tous ceux qui ne comptent pas pour les hommes politiques, à voter pour moi, à s'inscrire dans leurs mairies et à colporter la nouvelle."
Pour les présidentielles, l’État, l'Elysée, les média lui ont fait fermer sa gueule. Il s'est ressaisi. Il a fait les restos du cœur. Il a fait devenir possible la loi Coluche. Il a mis son nom dans l'histoire, avec un petit h : l'histoire d'un mec. Des mecs comme ça, qu'est-ce qu'on aimerait bien rigoler encore avec eux.
Coluche n'a pas fait son entrée au Panthéon, il ne figurera peut-être pas grand chose dans les livres d'histoire.
Mitterrand, certains lui voueront encore un culte ce soir. On le honnira encore. On se louera de lui. On l'aura croisé, on lui aura serré la main, ou croisé son chemin. On s'en rappellera. Et on se drapera dans ses oripeaux.
Coluche, on l'a aimé, on l'aime encore. Et à cause de tout cet amour, on le regrette. Sans se préoccuper de la couleur de peau, du niveau d'étude ou des CSP, il nous a dit : aujourd'hui, on n'a plus le droit, ni d'avoir faim, ni d'avoir froid. Et si c'était ça la gauche ?
Mais alors, qu'est-ce qu'on regrette de plus se fendre la poire avec ce copain. Tiens, bah ce soir, j'irai boire une bière à ta santé, avec des potes. En souvenir d'un 10 mai qui ne sera jamais arrivé ;)
Merci mon pote, putain d'camion !

Résultats du second tour des cantonales 2011 dans le canton de Louviers-Nord, à Louviers, Saint Pierre du Vauvray, et les environs…

Le taux de participation est resté faible, dans le canton, avec un taux de participation de 40,27%.
Voici les résultats des votes, par commune dans le canton de Louviers-Nord :
Cantonales 2011, résultats du second tour dans les communes du canton nord de Louviers, : participation, et pourcentages des votes exprimés dans le duel qui opposait Leslie Cléret, PS, à Nathalie Saclier, FN.
Commune participation FN (en %) PS (en %)
Andé 45,90% 43,86% 56,14%
Heudebouville 47,79% 29,49% 70,51%
Incarville 50,28% 47,00% 53,00%
Louviers 33,92% 31,65% 68,35%
Saint-Etienne du Vauvray 50,56% 26,44% 73,56%
Saint-Pierre du Vauvray 46,22% 30,57% 69,43%
Vironvay 55,60% 57,52% 42,48%
Tous les cantons 40,27% 34,98% 65,02%
La victoire va à Leslie Cléret, qui avait reçu le soutien de tous les autres candidats éliminés au second tour, avec "seulement" 65 %.
Vironvay obtient la meilleure participation du canton, avec 55,6 % de participation, et le record de votes (en %, car il y a eu 113 voix exprimées), avec 57,52 % pour le FN.
Saint-Etienne du Vauvray, outre un bon taux de participation, de 50,56 %, est la commune où les électeurs ont le plus massivement voté pour Leslie Cléret et le front républicain : 73,56 %.
Je vous invite à lire l'article de mediapart, si vous y êtes abonnés : Ces fractures françaises que révèle la percée du FN
Pour médiapart, la percée du FN est la conséquence de fractures sociales béantes: chômage, peur du déclassement des ouvriers et des employés, précarisation du marché du travail, et angoisses par rapport à la mondialisation.
Et il est aussi le résultat d'un clivage territorial toujours plus marqué entre les grandes villes et les zones périurbaines et rurales qui déclinent en silence, à coup de fermetures d'usines, de trésoreries, de tribunaux et de services publics...
La fracture est salée, et on n'a pas fini de la payer.

Les enseignants et les magistrats défendent le service public (Evreux, 10 février 2011)

M. Châtel, parce que nous le valons bien !
Evreux, 14h30 : deux lieux hautement symboliques du service public ont servi de points de départ à deux manifestations parallèles.
Devant le palais de Justice, plusieurs dizaines de magistrats en robe noire sont sortis manifester leur malaise face aux allégations répétées du pouvoir exécutif : non content de leur supprimer les moyens de fonctionner, on les accuse à présent de manquements à leur mission. Sur son site Internet, le Nouvel Observateur révèle plusieurs cas de suicides de magistrats ces dernières années, accablés par la charge de travail : "On dit que je suis incompétent pour gérer mon cabinet alors qu’avec la meilleure volonté du monde, il est impossible de faire face à la charge de travail", témoignait l'un d'eux, Philippe Tran-Van, la veille de son acte. “Pour lui, avoir à établir des priorités, devoir choisir, abandonner des gens à leur détresse, c’était insupportable“.
Dans l'Education nationale, avec 16000 suppressions de postes, la situation devient également intolérable. Formation des maîtres supprimée, professeurs non-remplacés, effectifs surchargés, travail en groupes supprimé, suppression de l'aide aux enfants en difficultés (RASED) : les élèves sont malheureusement en première ligne - eux qui formeront la société de demain. Ce matin, sur France Inter, un collègue témoignait : "Avant j'avais en charge environ 250 élèves. Aujourd'hui, j'en suis à 330." Comment, dans ces conditions, peut-on honnêtement prétendre à une individualisation du suivi des enfants ? Alors oui, les mines étaient graves devant l'Inspection d'académie. Car l'heure l'est, pour le service public.

Liberté, j’écris ton nom !

la blogueuse
J'ai été frappée, sur internet, à la radio, à la télévision, par ces témoignages de Tunisiens, enfin libérés après 23 ans de surveillance et de délation : "On avait pris l'habitude, lorsqu'on parlait de se retourner pour voir si quelqu'un nous écoutait." Les témoignages abondent d'opposants privés d'emploi, arrêtés arbitrairement, harcelés psychologiquement...
Brrr ! Heureusement, nous avons la chance de vivre dans un état démocratique, où la liberté d'expression et d'opinion sont des droits humains imprescriptibles. Où les bafouer constitue une discrimination. Où l'opposition politique est légitime, et non contrôlée par un Etat policier.
Souhaitons ne plus jamais revivre les heures sombres de la Collaboration, où l'on épiait son voisin, le dénonçait au besoin, puis laissait la Gestapo l'emmener, sans bousculer son petit train train quotidien ni sa bonne conscience.
Heureusement, si "Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant / (...) à l'heure du couvre-feu des doigts errants / Avaient écrit sous vos photos MORTS POUR LA FRANCE / Et les mornes matins en étaient différents" (Aragon, "Strophes pour se souvenir", en hommage aux membres de l'Affiche Rouge, des immigrés engagés dans la Résistance et tués pour cela).
Rappelons-nous ce poème, écrit au camp de Dachau en 1942 et attribué au pasteur Niemöller :
Quand ils sont venus chercher les communistes
Je n’ai rien dit
Je n’étais pas communiste.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes
Je n’ai rien dit
Je n’étais pas syndicaliste.
ils sont venus chercher les juifs
Je n’ai rien dit
Je n’étais pas juif.
Quand ils sont venus chercher les catholiques
Je n’ai rien dit
Je n’étais pas catholique.
Quand ils sont venus chercher les francs-maçons,
je n’ai rien dit
Je n’étais pas franc-maçon.
Quand ils sont venus me chercher
Il ne restait plus personne pour protester.

Europe Ecologie et la Tunisie : des positions claires dès le début

Europe Ecologie et la Tunisie : des positions claires dès le début.
Je me souviens du meeting d'Europe Ecologie à Montreuil, il y a tout juste un an (le 14 janvier 2010), et de l'intervention vibrante d'Azza Zarrad, la femme du journaliste et opposant Taoufik Ben Brik, alors emprisonné par le régime de Ben Ali. A l'initiative des eurodéputés écologistes, dont Hélène Flautre (impliquée depuis plusieurs années dans la défense des Droits de l'homme en Tunisie), un débat sur la Tunisie avait été organisé le 19 janvier 2010 au Parlement européen.
Dans une interview donnée au journal Mediapart le 15 janvier 2010, Azza Zarrad confiait : "Les Verts, et plus généralement la gauche française, ont pris leurs responsabilités, ce qui n’est pas le cas de l’UMP. C’est donc vers ce parti que se concentrent nos efforts. Certains membres de l’UMP ont tenu des propos impardonnables. Au regard des souffrances qu'endure le peuple tunisien, ce n’est plus possible !
Je vais demander à être reçue par Carla Bruni et Nicolas Sarkozy. Le président doit contraindre une bonne fois pour toutes le président Ben Ali à se conformer aux engagements qu’il a pris en matière de droits de l’homme devant la communauté internationale.
Et puis, il y a ce débat au Parlement européen, une première, que Ben Ali a d'ailleurs cherché à faire échouer par tous les moyens. Que ce débat ait lieu, c’est déjà une victoire pour nous comme pour tous les démocrates tunisiens. Il est temps que le masque tunisien tombe." (Mediapart, 15 janvier 2010)
Dans un tchat du Nouvelobs, dix jours après sa libération, le 7 mai 2010, Taoufik Ben Brik lui-même, interpellé sur la position de la France vis-à-vis du régime tunisien, confiait : "C'est une liaison dangereuse, incestueuse. La France croit que son intérêt est dans un Ben Ali pépère et surtout un Ben Ali 'perpète'. Un Ben Ali, un Ben A vie. La France se goure. Comme toujours". Ayant à son tour demandé à rencontrer Nicolas Sarkozy, il ajoutait : "C'est la dernière fois que je frappe à la porte de l'Elysée. En cas d'échec, je frapperai à la porte des étoiles, à l'Amérique. Rencontrer le président des présidents, Barak Hussein Obama. Ils disent qu'il est disponible pour les troubadours." (Claire Fleury - Nouvelobs)
A l'instar de Claude Taleb sur Facebook hier, je veux saluer la clairvoyance et l'engagement de notre députée européenne Hélène Flautre : "Quand personne ne voulait voir et entendre, LN Flautre honorait son mandat parlementaire, allant en Tunisie soutenir Moncef Marzouki, Sihem Bensédrine, Radhia Nasraoui, l'ami Taoufik Ben Brik... les aidant en dépit des menaces, des coupures de téléphone, des calomnies ordurières des flics de Ben Ali, en dépit, aussi, du silence des ministres français des aff étrangères. Je suis heureux pour Taoufik. Bravo LN!"
Et bravo encore surtout au peuple tunisien, pour s'être libéré - dans la douleur... - du joug de Ben Ali. En souhaitant, à l'instar de Samira Abed (@Khaffousa) sur Twitter hier : "...ON VEUT UN ETAT LAÏQUE POUR TOUTES LES TUNISIENNES ET TOUS LES TUNISIENS "JUIFS & MUSULMANS & CHRÉTIENS & ATHÉE " #SidiBouzid. En passant par une assemblée constituante ? "Il est fini le temps des sauveurs et des héros, nous avons atteints la majorité, nous voulons l’autonomie !" clamait Shiran Ben Abderrazak le 15 janvier dernier sur nawaat.org, l’un des principaux sites de la contestation tunisienne.

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