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Une Europe détricotée, l’euro attaqué, le service public menacé

Une Europe détricotée, l'euro attaqué, et le service public menacé

La population européenne a découvert soudainement la situation catastrophique de l’économie grecque. La population grecque elle-meme tombe des nues. Le pays est en état de quasi-faillite, et personne ne l’avait remarqué ! Nous avions tous entendu parler des PIGS (Portugal-Italie-Grèce-Espagne) qui faisaient courir un risque excessif à la stabilité du mammouth européen. Certes ces pays sont endettés, mais il sont un des symboles du “miracle” européen : ces pays, comme l’Irlande, ont réussi un rattrapage historique face aux autres pays européens. Et le pacte de stabilité signé par tous les pays européens, et l’introduction de ces pays dans la zone euro, semblaient garantir l’équilibre, pendant que l’accès au marché international des capitaux offrait à ces pays des perspectives de développement et de croissance inédites.
La dette française : …en 2007 déjà, le 1er Ministre François Fillon avouait devant les journalistes être à la tête d’un Etat en situation de faillite sur le plan financier…
Pendant ce temps, les ménages se sont endettés, faisant largement appel au crédit à la consommation, stimulant une économie par une demande surévaluée. Et le miracle immobilier faisait rêver une Europe de propriétaires.
En France, Sarkozy faisait rêver les français en leur faisant miroiter que l’on pouvait emprunter pour acheter un bien immobilier, la valeur de ce bien garantissant le prêt. L’embellie économique permettrait de baisser les impôts, ce qui allait relancer la machine économique, et financerait les réformes qui allaient moderniser le pays. D’un côté enrichis par le prêt hypothécaire, les français seraient moins appauvris par une baisse de la fiscalité, et c’est une France conquérante qui allait vers la modernité.
Mais en 2007 déjà, le 1er Ministre François Fillon avouait devant les journalistes être à la tête d’un Etat en situation de faillite sur le plan financier. Il ne s’agit que de la dette publique, et non de la dette nationale. Et en 2007, le déficit public se situait sous la barre des 3% du PIB. Les critères de Maastricht imposent aux Etats membres de limiter leurs déficits publics à 3%. Aujourd’hui, la France atteint 8,5%. C’est évidemment énorme étant donné l’objectif de 3%. A titre de comparaison, le déficit public des Etats-Unis est de 11% en 2010.
Cela représente une dette de plus de 20.600 € par habitant…
Il faut aussi distinguer dette publique et dette extérieure. La dette extérieure nette, qui tient compte des dettes publiques et privées, ainsi que des créances sur l’étranger, est proche de zéro. Et avec une épargne forte et un endettement modéré des ménages et des entreprises françaises, nous sommes mieux placés que les USA, où l’endettement total représente 350% du PIB.
La dette publique française représente 84% du PIB. Cela représente une dette de plus de 20.600 € par habitant.
Elle existe depuis 1973, et depuis lors, ne cesse d’augmenter année après année. L’intégralité des impôts directs ne sert qu’à payer la charge de la dette (42,5 milliards € pour le seul paiement des intérêts de la dette).
A quoi sert la dette ? On considère les bonnes dettes – les investissements qui accroissent le patrimoine collectif de la nation – et les mauvaises dettes – qui ne servent qu’à assurer le fonctionnement des dépenses non financées par les recettes.
Pour l’essentiel, notre dette n’est composée que de “mauvaises dettes” : recherche, éducation, police, santé, retraites, administration, mais aussi plan de relance, et soutien à l’économie sont financés par la dette. Hors plan de relance, en 2010, les dépenses de l’Etat avoisineraient 357 milliards € (y compris le plan de relance de plus de 4 milliards €).
Il a fallu aller au secours du marché et du système bancaire….
Quand en 2008, patatras !, l’éclatement de la bulle financière met fin au miracle économique, la crise immobilière s’abat sur des pays dont le tourisme est un des atouts majeurs, et il a fallu aller au secours du marché et du système bancaire. Au Etats-Unis une foule de propriétaires se retrouvent ruinés et évincés de leurs maisons. Nous découvrions le système des subprimes. Et les faillites bancaires ont commencé. Face au risque de contagion galopante, nous n’avions pas le choix, c’était ça ou la faillite du système.
Tout cela a coûté fort cher au Etats et les dettes publiques ont explosé. Cela a été un coup de frein brutal sur l’économie, en Europe, comme aux Etats-Unis. Les entreprises ont été choquées, se sont repliées, et le chômage lui aussi a explosé. Les plans de relance ont plombé les comptes, pendant que les recettes fiscales ont baissé. Mais ces plans de relancent continuent d’être indispensables pour ne pas voir péricliter plus encore notre économie.
Il a fallu que les Etats viennent au secours du marché et du système bancaire. (le marché, c’est une sorte de planète finance qui flotte au-dessus de notre planète, une entité un peu indéfinie, et sans responsables clairement définis : on dit “les marchés demandent une baisse de…”, “les marchés s’inquiètent du non-respect de …”, et il faut obéir aux lois du marché. Mais lui n’est pas obligé de respecter forcément les lois “nationales” ou territoriales, puisqu’il n’a pas de territoire. C’est la loi du marché quoi !)
La Grèce, fragilisée depuis 2008, semble une proie facile. Le marché parie sur sa faillite…
Et là, justement, les marchés ont décidé de s’attaquer à l’Europe, en passant par la petite porte. La Grèce, fragilisée depuis 2008, semble une proie facile.
Le marché parie sur sa faillite. Et quand le marché parie à la baisse, les marchés s’emballent, et on l’a constaté à de multiples reprises dans le passé, lorsque souffle le vent de la panique, elle s’installe très rapidement.
De membre de notre Europe, la Grèce est devenue pestiférée, on nous montre soudainement la situation du pays : Travail au noir, corruption, fausses déclarations fiscales, la presse et les médias semblent découvrir ce que tous nous avions sous les yeux. L’argent n’afflue plus dans les caisse de l’Etat, et ses maigres ressources sont pillées, détournées, quand aux sociaux-démocrates au pouvoir, ils semblent faire preuve d’une grande prodigalité qui vise à assurer leur réélection. Une vraie gabegie nous assène-t-on tout au long de la semaine !
Ce n’est pourtant pas une découverte. L’Europe a fermé les yeux sur les mauvaises pratiques de la Grèce jusqu’à cette attaque. Et elle les a financées grâce aux fonds de développement.
Dans l’ombre est tapie la menace de l’effet domino sur les PIGS, et pourquoi pas l’attaque de la France, de l’euro, et on évoque le risque de l’effondrement de la zone euro, de l’euro et de l’Europe. Ca, quand la panique s’installe!..
Le plan de sauvetage, s’il coûte cher, on a encore les moyens de le mettre en oeuvre.
On aurait pu espérer une réponse immédiate et sans états d’âme des chefs d’Etats européens et de leurs gouvernements, en parfaite harmonie avec le parlement européen et le président du Conseil Européen, Herman Van Rompuy. Mais plutôt qu’une défense conjointe, on a commencer par tergiverser. Faut-il dégrècer le mammouth est une pensée qui en a effleuré plus d’un(e) ?
Après tout, si le traité de Lisbonne dispose que “l’Union et ses États membres agissent de manière solidaire si un État membre est la cible d’un attentat terroriste ou la victime d’une catastrophe naturelle ou d’origine humaine”, il prévoit aussi pour la première fois, la possibilité pour un État membre de se retirer de l’Union. La tentation a existé d'”offrir une porte de sortie” à ce pays, qui permettant de sauver ce nouvel emprunt, ajoutant, même momentanément, à la dette publique, afin de le revendre à la Grèce, on pouvait penser que la Grèce, libérée de son carcan monétaire, pourrait regagner de la compétitivité, en dévaluant de façon drastique, et ce, même aux risque d’une crise sociale et politique auquel jamais aucun pays européen n’a été confronté depuis son adhésion.
Si les libertés d’entités affranchies des lois et contraintes nationales ou territoriales, que l’on nomme le(s) marché(s), n’ont pas vocation à être morales ou immorales, tout juste n’ ne sont-elles qu’amorales, le désengagement des pays membres de l’union envers l’un des siens peut, lui, sembler immoral.
Le plan de sauvetage, s’il coûte cher, on a encore les moyens de le mettre en oeuvre. Dans les meilleures conditions, avec des garanties, et sinon une tutelle, au moins un accompagnement fort des autres pays membres. Par contre en faire un exemple pour les autres pays en le sortant de l’union pour mauvaises pratiques pourrait sembler choquant. Déplorable pour l’image. Un signe de faiblesse pour les marchés. Mais la négation de ce qu’être européen veut dire. Ce serait là, non sur décision des marchés, mais par décision politique, le retour des Etats-nations, une concurrence effrénée entre Etats autrefois alliés, et l’abandon d’un rêve de plusieurs décennies, pour simple souci budgétaire. Par radinerie en quelque sorte.
Nous avons fabriqué un nouveau continent : l’Europe.
Nous vivons en économie de marché, c’est un fait. Et nous y vivons dans une paix retrouvée sur les territoires européens. Nous sommes tournés vers l’avenir. Et même si nous acceptons, parfois avec mauvaise grâce, les contraintes du monde actuel, mondialisé, déréglementé, nous avons appris, et pour la plupart d’entre nous, accepté d’y vivre.
Et nous avons fabriqué des outils, dont les lois, les juridictions, les institutions européennes, ainsi que des traités qui nous engagent. Nous avons fabriqué un nouveau continent : l’Europe.
Mais l’Europe n’est pas qu’une vaste entreprise juridictionnelle, c’est aussi une idée. Et aussi un sentiment d’appartenance, une famille. Et quand on donne une claque à un petit frère dans une famille, le grand frère vient botter le cul de l’assaillant. A qui le grand frère en voudra si le coup de pompe dans le derrière n’a pas été donné ? A celui qui n’a pas donnée la baffe ? Ou à celui qui n’a pas accouru pour le sauver ?
On peut être énervé par l’adversité, le coup bas, la mandale. Mais on ne peut-être qu’écoeuré par la lâcheté.
Mais que les pays membres de l’Europe n’aient pas volé au secours de la Grèce immédiatement, c’est immoral. Que l’Europe n’ait pas donné un coup de pied au cul à l’agresseur, cela peut passer pour de la faiblesse ou de la lâcheté. Quel part de volonté y a-t-il eu de la part de la Grèce de se laisser décrocher pour que les autres pays membres viennent voler à son secours, là n’est pas le plus important. Que la commission européenne n’ait pas plus travaillé en amont, comme l’Etat grec, il y a, sinon une négligence, du moins une impréparation qui ne sera plus admisible dorénavant. S’il manque des outils, fabriquons les.
Le verdict est tombé : l’Europe soutiendra la Grèce…
Mais heureusement, au bout d’une semaine d’atermoiements, le verdict est tombé : l’Europe soutiendra la Grèce. Elle va mettre en place “une ligne de défense de la zone euro imperméable”. Barroso annonce : “Nous ferons tout ce qu’il faut pour défendre l’euro”. Le pacte de stabilité sera renforcé et ses sanctions rendues “plus efficaces”. Donc il y a une volonté de créer les outils, les modalités restent à venir.
L’orthodoxie budgétaire et politique rejoint l’idéal communautaire. Il aura fallu une semaine. Une semaine pendant laquelle nous avons regardé le sang couler sur nos écrans.
Cette attaque, et les réponses possibles à cette attaque devaient pourtant être modélisées. Comme beaucoup d’autres scénarios. La réponse n’aurait-elle pas pu être plus rapide ? J’ai tendance à penser que cette semaine aura été l’occasion de marteler des messages politiques, tous azimuts.
Le vent de panique qui a soufflé a aussi contribué à distiller la peur face à un possible démembrement de l’Europe, voire une disparition de l’euro. Effet domino, risques sur le Portugal, l’Espagne, et aussi une possible décote de la note de l’Etat français, qui aboutirait à faire rentrer notre pays dans les PIGS, par assimilation.
Année Dette publique en % du PIB Déficit public en % du PIB
1999 58,8 % -1,8 %
2000 57,3 % -1,5 %
2001 56,9 % -1,5 %
2002 58,8 % -3,1 %
2003 62,9 % -4,1 %
2004 64,9 % -3,6 %
2005 66,4 % -2,9 %
2006 63,7 % -2,4 %
2007 63,8 % -2,7 %
2008 67,4 % -3,4 %
2009 (prévision) 77 9 % -8,2 %
2010 (prévision) 84 0 % -8,5 %
Source wikipedia
Une réponse que l’on a presque cru lire sur les lèvres tellement le son était bas : la rigueur…
En France, cette semaine de véritable torpeur a amené une réponse que l’on a presque cru lire sur les lèvres tellement le son était bas : la rigueur. On préfère utiliser austérité, qui semble faire moins peur. Rigueur, austérité, repli, en quoi cela consistera-t-il, au moins nous, tel qu’on nous présente les choses.
• Gel des dépenses pendant 3 ans,
• gel des salaires des fonctionnaires,
• non-remplacement d’un fonctionnaire sur 2 partant à la retraite,
• suppressions de niches fiscales.
L’objectif est de ramener le déficit de la France à 6% en 2011 et 3% en 2013.
Les esprits chagrins pourront douter de l’efficacité des mesures sur les gels de dépenses pour combler les déficits, avec une inflation et une croissance si faibles qu’elles ne peuvent plus gommer les déficits.
Il faudra donc mettre la main à la poche, quoi que s’en défende le gouvernement, si l’on veut tenir ces engagement de réduction du déficit.
Les collectivités territoriales entendent également le message de rigueur qui leur est adressé. Pourtant, cette semaine, une commission parlementaire travaillait sur le “Rapport à M. le Premier Ministre sur les finances départementales” établi par Pierre Jamet, directeur général des services du département du Rhône.
Un déficit pour la Seine-Saint-Denis. Mais d’autres départements auront probablement à adopter des décisions budgétaires modificatives dans les mois à venir.
En préambule, on peut-y lire : “Croît progressivement le sentiment, pour nombre d’élus décideurs, que comme leurs agents, ils deviennent des « guichets » agissant pour le compte d’autrui, en l’occurrence l’Etat.”
Plus loin : “[le département] est la collectivité qui, depuis l’origine de la décentralisation et en dehors même de ce mouvement, a bénéficié du transfert de charges le plus lourd; cela a peu près dans l’indifférence générale.”
Concernant le constat financier : “Il ressort de la mission que plusieurs départements, pour parvenir à l’équilibre budgétaire, ont inscrits en dépenses des crédits insuffisants en cas d’augmentation en cours d’exercice du poids du RSA, de l’APA et de la PCH ; ce qui est probable. L’adoption des décisions budgétaires modificatives sera révélatrice de la situation réelle de crise.”
Dans le rapport, et au cours des discussions qui ont lieu au cours de cette commission, on ne met nullement en cause la gestion des élus. Et fait assez rare pour être mentionné, des Présidents des Conseils Généraux du Centre et de l’UMP se sont joints des des présidents de gauche dans une procédure contre l’Etat concernant les transferts financiers. Nous ne sommes pas là dans un jeu politique, mais un véritable enjeu de société. L’explosion du RMI, et surtout du RSA a vidé les caisses de la plupart des conseils généraux. Claude Bartolone a choisi d’afficher un déficit pour la Seine-Saint-Denis. Mais d’autres départements auront probablement à adopter des décisions budgétaires modificatives dans les mois à venir.
l’Etat devra, sur ce dossier, mettre la main à la poche.
Le RSA, c’est nous qui l’avons fait, a dit le gouvernement. Mais ce sont les départements qui les payent. Evidemment, certains départements, comme les Hauts-de-Seine, échappent à ces difficultés, tandis que d’autres, ceux qui connaissent des difficultés sociales, ou accusent un vieillissement de la population plus important, accumulent les difficultés. Ce qui pose en plus un problème quant à l’égalité territoriale.
Le rapport fait un constat sombre. Mais il apporte des solutions, avec 40 propositions. Et bien sûr l’Etat devra, sur ce dossier, mettre la main à la poche.
Il va être difficile dans ce cas de compter sur un assèchement du déficit par un gel des dépenses, et je pense que les calculettes vont bon train dans les ministères.
On a voulu chercher la croissance avec les dents, ce qui a échoué, et sûrement échoué en partie à cause de la crise (on voit dans le tableau l’explosion du déficit après 2008). Mais il ne faut compter ni sur l’inflation, ni sur la croissance pour gommer la dette et le déficit. Le gel des dépenses et celui des salaires sera insuffisant également. Cela paraît suffisant pour provoquer une grogne sociale, en donnant l’impression de taper toujours sur les mêmes, mais largement insuffisant pour venir à bout des déficits, et donc de rassurer à la fois les marchés, et les populations…
Le gouvernement se replie sur ses “fondamentaux”….
Le gouvernement affiche aujourd’hui une mine bien sombre. Mais tient à se replier sur ses “fondamentaux”. La majorité, qui n’a pu que constater sa cinglante défaite aux régionales, et continue d’assister à une courbe des sondage apocalyptique, tient à se replier sur le soutien de son électorat de base. Quand le gouvernement assure que tout le monde doit participer à l’effort, Raffarin estime qu’il faut conserver la cohésion sociale. Et celle-ci passe par le soutien aux agriculteurs et aux médecins.
Le soutien aux agriculteurs, le secteur connaissant de graves difficultés peut-il passer par un report des changements de pratiques agricoles ? On continuera d’accumuler de la dette pour payer le traitement de l’eau, ou ramasser les algues vertes pour ne pas mettre plus en péril encore à la fois le monde agricole et le tourisme. On revient rétro-activement sur les aides à l’équipement des foyers en photo-voltaïque, pour éviter que ne se forme une bulle financière sur l’obligation de racha d’électricité. Dans le même temps, les fermes photo-voltaïques se créent, pour compenser les pertes de revenus agricoles.
Le “tout le monde doit participer” est assez sélectif apparemment. Quant aux médecins, il y aura une disparité plus grande encore entre secteur privé et secteur public, pour qui les salaires seront gelés. Et si on augmente le secteur privé, c’est soit le déficit qui s’accroîtra, soit un déremboursement plus massif, soit le basculement vers le secteur privé des mutuelles. Et les plus pauvres et les retraités, dont on attend déjà beaucoup de sacrifices à venir, subiront une double peine, sur les coûts de santé.
On le voit, le gouvernement prend une attitude très politique, et électoraliste. Se recentrer sur ses fondamentaux consiste à cajoler son électorat de base, en ratissant dans les marges, et en expliquant que le gouvernement travaille, qu’il agit. Heureusement encore qu’il travaille !
Annoncer le vrai montant de la facture, personne, même à mi-mots ne s’y aventure encore, car le coût politique à court terme sera à la hauteur de la facture.
On l’a vu avec la Grèce et le gouvernement de Papandréou, à qui on reproche aujourd’hui d’avoir caché la situation à son peuple concernant la situation du pays. Aujourd’hui notre gouvernement peine à prononcer le mot d’austérité. Surtout ne pas prononcer le terme rigueur, catastrophique pour les élections prochaines !
Alors ! De là à annoncer le vrai montant de la facture, personne, même à mi-mots ne s’y aventure encore, car le coût politique à court terme sera à la hauteur de la facture. Et celle-ci sera très salée.
Mais peut-on attendre ? Je ne suis pas économiste, ni politique, je suis habitant. Pour les habitants, les fondamentaux c’est à manger, à boire, un toit, la santé, et la sécurité. Défense, sécurité intérieure, sécurité civile, sécurité sociale. Et pour garantir l’égalité qui honore les frontons de notre république, l’égalité des chances devant l’éducation et la formation.
Et pour tous les habitants de France et d’Europe, ces fondamentaux sont garantis par la bonne santé de nos institutions et de nos services.
L’Europe nous protège, et la zone euro nous protège. Il convient donc de protéger l’Europe, et de protéger l’euro.
Pour assurer la sécurité des Etats, les pays européens ont construit un rêve. Nous construisons une Europe, qui nous assure la paix, et un avenir. Ce rêve reste conditionné par un pacte de stabilité. L’Europe nous protège, et la zone euro nous protège. Il convient donc de protéger l’Europe, et de protéger l’euro.
Les mesures de la commission européenne seront présentées lundi. Il faudrait qu’elles soient assorties des obligations de chaque Etat. Il faudra aussi que les institutions européennes et ses membres fabriquent et présentent des outils qui permettront de se prémunir d’agressions financières contre l’un de ses membres. Et il faudra que chaque Etat, et chaque gouvernement ait le courage politique d’en annoncer le prix, et les moyens. Et il faudra dire qui paiera.

Foire à tout de Saint-Pierre du Vauvray, le 15 mai 2010

C’est la 34ème édition de la foire à tout (et à la brocante) de Saint-Pierre du Vauvray. Elle est organisée par l’association “Saint Pierre pour tous” et l’union des anciens.
Ce vide-greniers est ouvert aux amateurs et aux professionnels, sur réservation seulement. Prix : 3€ le mètre pour les particuliers, et 5€ pour les professionnels (3m minimum, par tranche de 3m). Vous pouvez réserver par téléphone au 02 32 59 91 06, ou au 06 22 60 67 38.
Comme tous les ans, cette foire à tout aura lieu sur le terrain de football.
Je sais pas pour vous, mais je me pose la question sur le lieu de cette manifestation.
Une foire à tout éloignée du centre, comme c’est le cas également à Andé, ou Saint-Etienne du Vauvray, c’est généralement le fait des bourgs qui n’ont pas de commerces.
Par contre, dans les villes ou les bourgs qui, comme Saint-Pierre du Vauvray, sont équipés d’un grand centre commercial, la foire à tout a lieu dans le centre, afin de dynamiser le commerce, attirer de nouveaux clients, et redorer le chiffre d’affaires.
C’est le cas au Vaudreuil, par exemple, et c’est une vraie réussite. Comme c’est le cas dans l’immense majorité des villes petites, moyennes ou grandes, ou les grands bourgs et villages qui veulent valoriser leurs commerces.
Et c’est une communauté unie qui participe alors à la fête. Cela vaut le coup d’y penser, non ?
A noter : Comme chaque année, l’école tiendra un stand de vente de livres au profit de la coopérative scolaire lors de cette foire à tout. Nous vous invitons à ne pas hésiter à chiner vos livres sur ce stand.
Et si vous avez un peu de temps libre, les enseignants volontaires accepteront votre concours pour les relayer au cours de la journée. Si vous êtes intéressé, vous pouvez vous inscrire ici, ou bien indiquer vos disponibilités auprès de M. Carré. Ce sera évidemment un moment convivial et apprécié.

Une nouvelle piscine à Louviers pour 2013

Une nouvelle piscine à Louviers pour 2013

Il a fallu modifier les statuts de la CASE pour ajouter une nouvelle compétence : “construction, aménagement, entretien et gestion des nouveaux centres aquatiques”.
Lors d’un précédent conseil d’agglomération, le projet de centre aquatique avait divisé les élus, certains se montrant inquiets sur les conséquences sur les autres compétences, la voirie, l’assainissement. Un tiers des élus s’étaient opposés, et l’abstention et l’absentéisme n’avaient pas permis de receuillir les 2/3 des voix nécessaires pour entériner cette modification.
C’est désormais chose faite. Il n’y aura eu que 9 abstentions sur 84 délégués, et la nouvelle compétence est votée. Lire ici
Les travaux de la nouvelle piscine devraient démarrer d’ici 1 an 1/2, pour une ouverture prévue en septembre 2013. C’est la communauté d’agglomération qui financera cet équipement pour un budget de 18 millions d’€.
la Région Haute-Normandie et le Département de l’Eure s’engageront financièrement sur la construction de cet équipement.
Un autre investissement a été prévu : une piscine verra aussi le jour à Pont-de-l’Arche.

Fin des 24 heures motonautiques de Rouen

Fin des 24 heures motonautiques de Rouen

Suite à la mort d’un gendarme de la brigade fluviale, la course a été arrêtée. L’acident s’est produit à 6h20.
L’embarcation des gendarmes, chargée de la sécurité du passage des péniches, à été percutée par le bâteau d’un concurrent. Un gendarme a été blessé et souffre de contusions multiples, tandis que son collègue est malheureusement décédé.
Il a été aussitôt mis fin à la course et tous les concurrents ont regagné les berges.
Mais cet accident va rouvrir le débat sur l’existence même de cette course, qui se déroule au plein coeur de la ville.
Estimée comme dangereuse et extrêmement bruyante par de très nombreux riverains, cet accident risque de remettre en cause l’existence même de cette manifestation. Est-ce la fin des 24 heures de Rouen ?

Le 1er mai, l’UMP défile pour fêter le travail

On rêve… L’UMP qui qui défile pour fêter le travail. Mais pas seulement le 1er mai, c’est toute l’année, comme l’indique leur slogan : “Certains ne parlent du travail que le 1er Mai, l’UMP le défend toute l’année ! “.
Le 1er mai, l'UMP défile pour fêter le travail
C’est Bakchich qui dévoile l’info, et lève le voile sur l’identité des manifestants : il s’agit d’une photo de l’agence américaine Getty Images, qui avait déjà fourni les clips de campagne des régionales à l’UMP.
C’est donc un montage photoshop qui a permis de trouver des manifestants UMP qui défilent pour la défense du travail. Espérons juste qu’en 2012, il y aura encore de vrais travailleurs, et qu’on n’aura pas besoin de les photoshoper !
Bonne fête du travail à tous, et profitez du beau temps !

Jadot et Allègre débattent. Allègrement…

C’était le 31 mars à 8h40 sur France Inter (ça date un peu, mais c’est ça de louper les infos…).
Allègre se débat, s’emporte, peste et tape du poing sur la table.
Heureusement, la table est solide ! Heureusement que les arguments n’étaient pas posés sur la table aussi, ils eussent volé en éclats…
Allez, bon week-end à tous, et profitez bien du réchauffement printanier :)

Holcim-Sovrac se lâche, et les odeurs pestilentielles envahissent de nouveau Saint-Pierre

Usine Holcim de Canon City

Les habitants de Saint-Pierre du Vauvray l’auront senti : un vent pestilentiel s’est installé dans notre commune. Il s’agit de l’entreprise Holcim, qui n’avait plus fait beaucoup parler de lui depuis les travaux entrepris en 2005 ans pour empêcher ces particules et odeurs nauséabondes de ruiner la tranquillité et la santé des riverains. C’est le grand retour des nuisances industrielles dans notre petit bourg rural.
Cela fait 3 nuits aujourd’hui que l’entreprise HOLCIM (ex SOVRAC) empuantit notre commune. Cela commence le soir, vers 23 heures, persiste la nuit durant, et loin de s’estomper au matin, cette odeur insupportable continue de nous empoisonner la vie, en extérieur, comme à l’intérieur des maisons, où elle semble s’accrocher durablement à chaque vêtement, rideau ou meuble.
Avec Jérôme Bourlet, élu de la commune, Conseiller Régional, et Président du SCoT, nous nous sommes rendus le vendredi 23 avril de bon matin dans les locaux de l’entreprise afin d’obtenir des explications.
En l’absence des dirigeants, nous avons été reçus par les secrétaires et un technicien.
C’est donc lui qui nous a expliqué la raison de ces nuisances : des usines du groupe étant momentanément fermées, l’usine de Saint-Pierre du Vauvray a accepté de traiter une citerne qui devait être traitée ailleurs. De l’eau nous explique le technicien. Ils ont procédé au dépotage et au stockage de cette “eau”, et le personnel constatant l’odeur, la décision a été prise de remettre le liquide nauséabond dans la citerne et de la renvoyer.
Mais voilà, la citerne de l’usine (et non du camion), équipée d’un capteur de COV, en avait conservé la puanteur. Et les conditions climatiques ont du jouer, selon le technicien, entraînant le dépôt des particules odorantes sur les habitations Saint-Pierroises.
Mais voilà encore, le soir même : patatras ! A 23 h, la puanteur envahit de nouveau nos rues et nos jardins. Pas de taux d’humidité particulièrement préoccupant, il faisait plutôt bon, l’air était sec, le vent était faible, mais les odeurs reviennent. Comme les autres soirs.
Cela pue donc du soir au matin, puis cela s’estompe dans le courant de la matinée. Dès que l’odeur a disparu, il nous faut à notre tour aérer nos maisons qu’imprègne le tenace remugle.
Nous avons entendu les explications de l’employé d’Holcim. Mais j’avoue ne toujours pas comprendre pourquoi, si la citerne de l’usine est bien équipée d’un capteur de COV et si l’incinération fonctionne en continu – comme le demande l’arrêté préfectoral -, les odeurs persistent à se déclarer dans la soirée et la nuit durant.
Constatant également le stockage à l’air libre de “bigs bags”, on peut aussi se demander si ceux-ci ne participent pas aux émanations ?
Nous avons contacté la DREAL (ex DRIRE et Diren) pour les alerter de cette situation préoccupante. Une main courante a été déposée en mairie de Saint-Pierre du Vauvray, et et nous avons appris que d’autres habitants de la commune ont également contacté la DREAL et la mairie par téléphone pour les avertir de la pollution…

Incroyable ! Mélanchon met les pieds dans le plat : pour le calcul des retraites des fonctionnaires, on ne peut pas remonter plus loin que 6 mois

C’est en allant me promener sur l’excellentissime @rrêt sur images que j’apprend la nouvelle. Jean-Luc Mélanchon terrasse Aphatie pendant son interview sur RTL. J’étais passé totalement à côté de l’info…

Cela se passe à 5min30 de l’interview.
Apathie pose sa question :
“Les retraites des fonctionnaires sont calculées aujourd’hui sur les 6 derniers mois, celles des salariés du secteur privé sur les 25 dernières années. Ceci peut-il rester en l’état Jean-Luc Mélanchon ?
Le sourire de Jean-Luc Mélanchon en dit long, il attendait avec impatience cette question. Il sourit, s’apprête à dégainer son information, il vise… “Mais bien sûr que ça peut rester en l’état.
Apathie répond : “c’est inégalitaire.”
Mélanchon : “Non ce n’est pas inégalitaire.”
Mais c’est quelques instants plus tard, lorsque le journaliste demande si on ne pourrait pas calculer la retraite des fonctionnaires sur les 10 dernières années que Mélanchon abat sa carte :
“il y a une chose qu’il faut que vous sachiez, M. Apathie. C’est impossible. Vous savez pourquoi ?” “Non”, répond Apathie. “Parce rien n’a été saisi informatiquement, si bien qu’on ne peut pas remonter au-delà de 6 mois. Vous savez pourquoi ? Parce que comme c’était la règle des 6 mois, personne n’a pensé à le faire !” […] “Les services publics sont sauvés par les manques d’équipements informatiques du service public, j’ai pas fini de rigoler…”
On imagine la mine abattue de M. Apathie…
Le lendemain, Eric Woerth réfute en bloc :
Tout ça est complètement faux, vous croyez que l’administration française ne peut pas reconstituer la carrière d’un fonctionnaire ? J’ai été ministre du budget, je suis toujours ministre de la fonction publique et j’ai créé sur le plan des retraites un organisme centralisé qui monte en charge et qui sera l’interlocuteur unique pour les carrières des fonctionnaires. Quand vous regardez dans les ministères, il n’y a pas de problème pour reconstituer la carrière d’un fonctionnaire, donc c’est vraiment pas le sujet
@si enquête…
Tout d’abord, comment peut-on être dans l’incapacité de retracer les carrières des fonctionnaires, alors qu’il a été possible de passer la méthode de calcul des retraites du secteur privé des 10 dernières années au 25 dernières années ? La réponse est simple : La réforme à été votée en 1993, mais n’est entrée que pleinement en vigueur qu’en 2008. Allonger la période de calcul de 15 ans aura donc pris 15 ans.
Qui a raison alors, Eric Woerth ou Mélanchon ?
Henri Sterdyniak, économiste à l’OFCE, estime que la vérité situe plutôt entre les deux. Le salaire des fonctionnaires est composé d’un traitement indiciel et de primes. Elle représentent en moyenne 20% du revenu, mais ce chiffre varie de 5 à 60% selon les fonctionnaires. L’Etat conserve bien-sûr les traitements indiciaires, mais ne conserve pas obligatoirement les primes. Si on voulait intégrer les primes, ce serait impossible dans la quasi totalité des cas. Si on veut prendre le temps de faire une réforme équitable, ce sera au mieux pour septembre 2011.
Septembre 2011, c’est à dire en pleine campagne présidentielle. Mélanchon n’a pas fini de rigoler…

Budget 2010 de la commune de Saint-Pierre du Vauvray

Le 1er avril s’est tenu le conseil municipal de Saint-Pierre du Vauvray, portant sur le budget. Un nouveau conseil municipal a eu lieu le 15 avril pour revoter ce budget suite à une erreur repérée par le Receveur Municipal, M. Beaujard, dans le calcul des taux des trois taxes. Ce dernier conseil a eu lieu à huis-clos, après un vote majoritaire du conseil municipal.
C’est une commune en bonne santé financière que l’on retrouve en 2010. Une commune que M. Beaujard qualifie de pas du tout endettée. Certes, la capacité d’auto-financement est faible, mais les comptes restent dans le vert : l’excédent de fonctionnement de clôture est de 213.000,12 €, quand le déficit d’investissement reste de 89.398,07 €.
La différence entre la capacité d’autofinancement (67.000 €) et le remboursement de la dette (45.000 €) laisse une marge de manoeuvre de 22.000 € pour investir (la CAF nette). C’est une marge de manoeuvre qui n’est pas énorme, mais qui a le mérite d’exister. Et bien sûr, par son faible taux d’endettement, la commune conserve une capacité à contracter un emprunt.
Félicitaions donc à l’équipe municipale.
Ce conseil municipal aborde donc la présentation des comptes 2009, et la proposition du budget pour l’année 2010.
La présentation du projet de budget municipal, et à fortiori son vote, c’est aussi la présentation de la politique municipale qui y est inscrite en filigrane.
Bien sûr, nous savons tous que la CASE a une place de plus en plus prépondérante dans la gestion des affaires communales. Environnement, urbanisme, transports, entretien, collecte des déchets, assainissement, environnement, les responsabilités de la communauté d’agglomérations sont larges, et prennent de plus en plus d’importance.
Pourtant, la gestion des communes, même des très petites communes, reste d’une importance capitale. Clic-clic pour agrandir le rôle de la commune…
Avant de rentrer dans le débat sur le budget, il est peut-être utile de préciser les rôles de chacun :
Le rôle des élus est bien défini dans les communes. Le maire, Alain Loëb, et son 1er adjoint, Bernard Houssaye, représentent la municipalité. Le maire, Alain Loëb, a été, rappelons-le, élu à l’unanimité par le conseil municipal.
Le maire peut déléguer une partie de ses compétences à des adjoints ou conseillers délégués.
Le rôle des conseillers municipaux est de discuter et de voter, pour accepter ou refuser les délibérations, sur les projets qui leur sont soumis, au cours de séances du conseil municipal qui sont publiques.
Le débat qui concerne le budget est un des plus importants de l’année. C’est ce budget qui prévoit les recettes et les dépenses, en accord avec les priorités de la politique municipale. C’est un budget prévisionnel, qui pourra faire l’objet de décisions modificatives.
Ce budget engage la commune, et donc les habitants, contribuables, les employés communaux, et tous les partenaires de la commune.
Et les débats en vidéos donc…

Comptes de gestion 2009

Tout d’abord, ce sont les comptes de gestion de l’année 2009 qui sont étudiés. M. Damien Beaujard, Receveur Municipal, présente les comptes.
Quelques chiffres-clés :
  • Excédent de fonctionnement sur l’exercice : 67.720,73 €
  • Déficit d’investissement sur l’exercice : 81.601,93 €
Il faut tenir compte en fin d’exercice des résultats antérieurs :
Pour les déficits d’investissement :
  • Déficit d’investissement sur l’exercice au 31 décembre 2008 : 7.796,14 €
  • Le résultat de clôture au 31 décembre 2009 est donc pour le déficit d’investissement de : 89.398,07 €
Pour les excédents de fonctionnement :
  • Excédent de fonctionnement sur l’exercice : 67.720,73 €
  • A cet excédent il faut rajouter l’excédent antérieur : 145.279,39 €
  • L’excédent de fonctionnement de clôture est donc de 213.000,12 € au 31 décembre 2009

Débats sur la transparence…

Jérôme évoque les votes sur les dépenses. Les dépenses sont présentées par chapitres, et non par opérations. Pour Alain Loëb, Jérôme a eu toute la transparence voulue. M. Bourlet “ferait son jeu de claquettes comme d’habitude”, puisqu’il est filmé (!).
Jérôme évoque alors le Val-au-Queu, pour lequel une opération de 40.000 € a été reportée en 2010, et donc l’investissement qui a été voté sur ce chapitre est parti ailleurs. Le maire évoque alors d’autres opérations comme l’informatique qui ont été votées.
Pour Jérôme, quand le conseil a fait des décisions comme l’informatique, il a été procédé à des décisions modificatives. Pour Alain Loëb, le reste a été de l’entretien, de la maintenance et des réparations. Le maire passe au vote concernant l’approbation des comptes 2009…
Une abstention sur ce vote.

Qui est pour ? Pour 2009.

Après un exposé de la situation, Alain Loëb propose de procéder au vote pour 2009.
1 abstention et 3 votes contre. Selon le maire, les 4 conseillers considèrent que les comptes ne sont pas corrects. Manifestement, il s’agit plutôt d’un déficit d’informations. Le maire juge qu’ils ont eu toutes les explications en large et en travers…
Quelques chiffres-clés:
  • Capacité d’auto-financement (CAF) d’environ 67.000 € pour la commune, soit environ 50 € par habitant
    La moyenne départementale est de 100 € par hab. C’est une capacité d’auto-financement moyenne.
  • Le remboursement de la dette est d’environ 45.000 €. La CAF nette est donc de 22.000 €.
  • L’encours de la dette est de 182.000 € environ, soit 134 € par habitant de la commune.
    La moyenne départementale est de 369 €, la moyenne régionale 348 €.
    La commune est en fin de désendettement.
  • On compare la dette (182.000 €) avec la capacité d’auto-financement (67.000 €).
    Si la commune voulait se désendetter complètement, il faudrait consacrer 2,5 années de CAF, ce qui est un bon ratio : la moyenne départementale est de 3,5.
    La commune n’est pas du tout endettée.

Le maire remercie les collègues qui le soutiennent, et ceux qui participent au fonctionnement de la commune.

Le maire remercie ceux qui le soutiennent, ceux qui participent à la vie de la commune, et juge inacceptables les attaques permanentes sur le fonctionnement. Pour Jérôme ce ne sont pas les actions, mais la façon dont c’est fait. Ils ont été élus sur une façon de fonctionner. Pendant la 1ère année, les choses étaient débattues en commissions.
Le maire est désolé, ce n’est pas la commission financière qui gère la commune. Au début, ils se sont beaucoup réunis parce qu’ils venaient d’arriver, mais ne vont pas se réunir tous les jours.
On passe au budget 2010.
Pierre Denis revient sur le rôle des élus, et les débats, de façon posée, et sans polémique…

Proposition de budget 2010.

M. Damien Beaujard présente dans le détail les propositions de budget…

Enveloppe globale pour les associations et CCAS

Des question sont posées sur les subventions accordées aux associations, qui sont présentées sous la forme d’une enveloppe globale. Une réunion spécifique aura lieu pour voter ligne par ligne les budgets accordés aux associations.
Le budget du CCAS a été amputé de 40% dans le prévisionnel 2010. Benoît en demande la raison.
Pour le maire, la raison en est que la municipalité n’a pas consommé sont budget. Ca ne sert à rien de voter une somme qu’on ne va pas consommer.
Benoît s’interroge sur le fait que le CCAS n’est pas sollicité dans cette période de crise et de difficulté financière. Pour Alain Loëb, c’est le département qui est sollicité, les communes ne sont sollicitées qu’à la marge.
Jérôme pose la question sur les 2 postes d’adjoints prévus au budget. Ne vaut-il pas mieux, dans la forme, voter d’abord les délégations ? Le maire pense qu’il vaut mieux avoir d’abord une somme pour pouvoir donner les délégations. Ce n’est pas M. Bourlet qui va désigner les délégations et les adjoints…

Proposition de budget 2010, en fonctionnement et en investissement

Questions sur les imputations

Jérôme s’interroge sur l’imputation de sommes. Ayant voté pour l’achat d'”autres terrains EPFN”, il apprend qu’on y a affecté des achats de peinture et de chauffe-eau. “Et en même temps, le remplacement des projecteurs du tunnel, qui ont été réclamés par un… des habitants de Saint-Pierre”, ajoute Pascal Schwartz [NdR : j’avais effectivement envoyé des mails pour que la municipalité nettoie les morceaux de verre brisés, dangereux pour les passants. souvenez-vous]
Jérôme ne reproche pas les dépenses, mais l’imputation. Pour le maire, ça peut être une erreur d’imputation.

Hausse des bases

[NdR : A mon tour de faire un erratum : le titre de la vidéo devrait être “hausse des bases”, et non “erreurs d’imputation”, titre précédent. Excusez cette erreur.]
Chiffres-clés :
[NdR : les taux ont été corrigés lors d’une séance du conseil municipal du 15 avril. Nous donnons les nouveaux taux, qui ne correspondent pas à ceux que l’on entend dans la vidéo, qui ont été votés ce jour. Sur proposition du maire, ce dernier conseil a eu lieu à huis-clos.]
  • La hausse des taux sera de 1,5 %
  • La taxe d’habitation passe de 9,49% à 9,63% en 2010 (et non 9,59 comme entendu dans la vidéo)
  • La taxe foncière (bâti) passe de 13,77% à 13,98% (et non 13,91%)
  • La taxe foncière (non bâti) passe de 83,40% à 84,65% (et non 84,25%)
Le maire justifie cette augmentation car la municipalité équilibre tout juste le budget, et qu’on a des bases faibles.
Benoît ouvre le débat. Il ne vote pas le budget, ni l’augmentation de taxes, pour plusieurs raisons :
  • Il n’a pas de visibilité des projets nouveaux,
  • On baisse le budget du CCAS, sous prétexte qu’il n’y en n’a pas besoin, mais à son avis parce qu’il ne fonctionne pas,
  • Il n’a pas l’impression que les commerces soient défendus,
  • Il ne veut pas voter des taxes pour justifier des dépenses de fonctionnement
Le maire répond en invoquant les travaux d’enfouissement des lignes qui vont améliorer l’image de marque du centre-bourg, et concernant le CCAS, le maire indique qu’il va aider les familles pour que les enfants partent en voyage scolaire.
Voir la suite dans la vidéo ci-dessus…

Où l’on reparle des bords de Seine…

Saint-Pierre du Vauvray a reçu le label Ville Seine. Jérôme avait déposé un projet pour l’obtention de ce label. Il est heureux que ce projet ait reçu une récompense. Le projet concernait la mise en valeur touristique du village et l’aménagement des berges de la Seine.
Il semblerait que la CASE ait voté une ligne budgétaire. Mais ne toutes façons, la commune ne financera pas le reste.

Vote de l’augmentation…

L’augmentation de 1,5 % est votée.
Le maire et M. Schwartz parlent d’orchestration et d’un moment filmé qui n’est pas très… démocratique.
[NdR : au contraire, je juge ce moment comme un moment très démocratique. J’invite même le maire à reprendre ces vidéos sur le blog de la mairie, s’il le souhaite. Et les commentaires sont ouverts sur ce blog si les élus veulent y participer. Les habitants de Saint-Pierre du Vauvray peuvent, par ce compte-rendu vidéo, participer à la vie citoyenne de la commune. Je m’en étais déjà expliqué ici.]
Après quelques échanges houleux entre Alain Loëb et Jérôme Bourlet, le budget primitif est voté.
C’est enfin à Pierre Denis de s’exprimer sur le travaux de la commission jeunesse-éducation.

La séance est levée.

CASE : Patrick Madroux, rapporteur des budgets, propose de dégager une enveloppe pour les petites communes. Les maires des petites communes ne sont pas entrés dans le débat…

CASE : Patrick Madroux, rapporteur des budgets de la CASE, propose de dégager une enveloppe pour les petites communes. Les maires des petites communes ne sont pas entrées dans le débat. source:paris-normandie

Lors d’une séance du conseil d’agglomération, et en l’absence de Franck Martin, c’est Patrick Madroux qui s’y colle pour présenter le budget principal et les budgets annexes de la CASE.
Selon le Paris-Normandie, les délégués n’ont apporté aucun commentaire à la lecture des chiffres et à leur vote.
Patrick Madroux a aussi voulu faire une suggestion aux délégués. « La Case participe à hauteur de 20 M€ pour les programmes Anru (renouvellement urbain, Ndlr du PN) de Louviers et de Val-De-Reuil. Je propose que l’on dégage aussi une enveloppe pour les petites communes. » Dans la salle, les sourires en forme d’acquiescement ont percé.
Pour le vice-président de la CASE, Patrice Yung, qui présidait cette séance :« Il n’y a pas de parallèle à faire. L’Anru concerne des zones urbaines. »
Etant données les positions des élus de notre commune, on pouvait croire que le débat serait ouvert : Si Bernard Leroy, du Vaudreuil, a estimé que le « débat méritait d’être posé ». il a ajouté « [qu’] il existe des communes où il y a de vrais besoins de réaménagement. Je pense à Léry qui a des logements qui auraient besoin d’être réhabilités. A Saint-Pierre-Du-Vauvray, qui doit refaire son cœur de village. »
Mais selon le Paris-Normandie, les maires des petites communes ne sont pas entrés dans le débat. Et le budget principal de la Case a été adopté à l’unanimité.

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