Archives de 2011

Une avalanche de buts pour l’équipe de football des débutants d3 de Saint-Pierre du Vauvray

Avec un seul but encaissé en 5 matches, l'équipe des petits débutants de Saint-Pierre a fait subir une pluie de buts à leurs valeureux adversaires. Après avoir concédé un match nul (0-0), c'est quatre victoires conquises haut la main, jusqu'à 5-0 !
Mais bien sûr tout cela s'est passé dans la bonne humeur, dans une atmosphère de partage et d'amitié, tant avec les membres de l'équipe que les footballeurs (et footballeuses) des autres équipes.
La manifestation s'est déroulée dans la salle Léo Langrange, à Val de Reuil. Quelques images :
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Bravo à toutes et tous, bravo et merci à tous les entraîneurs et au personnel d'encadrement, et merci à la mairie de Val de Reuil pour la mise à disposition de la salle.
Ne boudons pas notre plaisir : Bravo aux petits Saint-Pierrois !

Voeux du maire de Saint-Pierre du Vauvray pour 2011 : pas de plagiat, mais un peu d’hommages…

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Le bulletin municipal annuel de la commune de Saint-Pierre du Vauvray est sorti, accompagné des voeux du maire, d'une rubrique "au fil des réunions du conseil", d'une autre "au fil de la commune", d'informations utiles (conseil ERDF !), de l'annuaire des assos, des commerces (très utiles pour les deux derniers)...
Après les voeux de Jérôme, c'est donc le maire qui tient à nous souhaiter une bonne année. Je le lis, cela nous concerne tous en tant que citoyens. Et je souris un peu, du fait d'un style, disons, décousu ;)
Une simple recherche sur Google nous indique d'où vient ce style un peu alambiqué : En cliquant sur la photo, vous aurez, en jaune les emprunts (les partages ?), ou hommages que rend notre maire à ses pairs :
L’entrée dans une nouvelle année est un moment privilégié où se dessinent et s’expriment des vœux et des projets. Cela va de l’écolier qui promet de bien faire ses leçons ou de bien se tenir à la cantine, des familles qui envisagent de s’agrandir ou de déménager, des entreprises qui parient sur un développement… et les communes qui annoncent les réalisations envisagées dans l’année.
Distré (Saint-Pierre du Vauvray) ne dérogera pas à la tradition, et j’aurai plaisir lors de la cérémonie des vœux à vous exposer nos ambitions pour 2011, toujours dans l’esprit que notre village demeure une cité rurale et accueillante.
C'est ensuite à Roger CAIZERGUES, maire de Lavérune, une commune proche de Montpellier, que le maire emprunte le chapitre suivant :
Lavérune est aussi bien implanté dans le présent : Ses habitants ont l'occasion de se rencontrer dans de multiples manifestations soutenues par la municipalité et les associations dont les réalisations nombreuses facilitent l'accueil et l'intégration d'une population jeune.
c'est un village où il fait bon vivre, où toutes les énergies se conjuguent pour dynamiser la vie locale, où les Lavérunoises et Lavérunois ont encore le privilège de pouvoir communiquer entre eux et avec les autres.
2011 se profile à l’horizon, et nous voilà déjà à l’orée d’une nouvelle décennie. Que nous réserve l’avenir de ces dix prochaines années ? Certainement quelques réponses concrètes sur la qualité de notre environnement, et peut-être, espérons-le, plus de partage entre les hommes.
Pour les questions proches de votre quotidien, sachez que la réforme des collectivités locales réduit la marge de manœuvre des élus locaux.
C’est pourtant nous, qui sommes le lien direct et légitime de vos préoccupations en tant que grands parents, parents ou enfants résidents d’une commune. En cette période de crise, où l’avenir de certains financements par l’État est de plus en plus incertain, nous devons plus que jamais rassembler nos efforts.
Certains travaux sont en cours de finalisation, des marchés publics viennent d’être passés et nous verrons très prochainement des nouveaux chantiers commencer.
[...] Le 14 janvier à 18h salle Eugène Lacroix, est la date qui a été choisie, afin que l’équipe municipale et moi-même vous présentions les vœux autour d’un apéritif dînatoire.
Nous serions heureux de voir un maximum d’entre vous venir à notre rencontre afin de préserver ce lien social indispensable à notre société.
Je m’adresse aux nouveaux arrivants, vous souhaitant la bienvenue, vous invitant tout naturellement à participer aux vœux du 14 janvier et si cela n’a pas été fait à vous faire connaître à l’accueil de la mairie. Nous souhaiterions vous rencontrer avec les présidents des associations de notre village afin de mieux vous connaître le……..dans la salle de la mairie.
Le recensement de la population de notre village va se dérouler du 20 janvier 2011 au 19 février. Je souhaiterais que vous acceptiez de recevoir les agents qui viendront se présenter à votre domicile afin de recueillir les renseignements nécessaires. Ce recensement est très important pour l’évolution de notre collectivité et sa gestion. Par avance soyez-en remerciés. [ndr : même les dates correspondent !!! ]
"Au nom de la municipalité, je souhaite que la nouvelle année déborde de bonheur et de prospérité et que tous les voeux formulés deviennent réalité"
Fascinant, n'est-ce pas, cette proximité en un maire et ses pairs ;)
Bref, il reste tout de même la moitié de la page, pour décrire à la fois les actions menées par la communes (et surtout la CASE et le SIEGE), et tacler les premiers adjoints, ceux qui ont permis l'élection du maire, et qui ont tenté de faire appliquer le programme électoral. Naïfs ! La détermination de la mairie n'est pas entamée, et le maire nous demande notre confiance.
Pourtant, la confiance se méritant, le débat promis sur la cantine de l'école de Saint-Pierre du Vauvray n'a pas eu lieu. Et déjà dans ce bulletin, on peut lire que la classe "libérée" a été remise en état en vue d'y mettre en place un seul service de cantine. Je ne reviens pas sur le débat (enfin...), je me suis déjà exprimé sur le sujet ici.
Un autre débat a lieu au sein de l'équipe municipale (enfin, un question répétée et déboutée, ou remise en cause, ou reportée, depuis près de 2 ans. Là c'est reporté au mois de juin. Alors qu'en mai dernier, il avait été convenu d'ouvrir le débat avec les parents, avant le mois de janvier, jugé plus propice au changement de tarif). Donc en juin, la municipalité reportera à décembre après en avoir discuté avec les parents, ce qui ne sera pas fait, et on retombe dans la boucle temporelle, et en 2012, et la marmotte...
Cela dit, c'est intéressant : suite à la question posée sur le quotient familial, je lis dans le bulletin que les conseillers (tous ?) rappellent qu'une assistante sociale sociale se tient à la disposition des familles en difficulté, ainsi que le CCAS (dont le budget a fondu de 40% parce qu'il n'est pas utilisé. Encore faut-il communiquer, écouter, comprendre, et accorder les crédits. Je ne suis évidemment pas de ceux qui ont accès à ces dossiers).
Je lis aussi que l'instauration d'un quotient famiilal permettrait d'aider les familles à faible revenu aux dépens (ne prend pas de d) des familles plus aisées. Pas aux dépens ! Mais par solidarité, nous "facilitons l'accueil et l'intégration", "nous privilégions la communication entre tous", "nous devons plus que jamais rassembler nos efforts", "pour la réussite collective pour cette communauté qui nous est chère", non ?
Quant à la fuite des parents du fait qu'ils paieraient trop chers, soyons sérieux : les tarifs des enfants hors-commune sont si chers que cela ne représente guère de risque de désertification. Tant que le service est à la hauteur des ambitions des parents pour leurs enfants.
Bref, tout cela est fort sympathique, mais nécessite des ajustements. Vastes débats à venir (et nous y reviendrons), c'est le sens de l'ouverture qui se fera en 2011, si j'ai bien compris le voeux.
En attendant, et à titre personnel, je vous souhaite la meilleure année possible, avec le plus de bonheur possible, des amis pour festoyer et se soutenir, et dans les moments difficiles, des épaules pour s'épancher. Je vous souhaite la prospérité, et de surtout, ne pas vous appauvrir. Bonne année.

Bonne année à toutes et tous

Bonne année, de la part de Jérôme Bourlet
En cette période de vœux, je vous souhaite à toutes et tous, une année de bonheur et de réussite. Je vous souhaite aussi la prospérité et une capacité d'indignation intacte. Prospérité et indignation seront au centre de tous les propos.
Est-ce que la notion de croissance est toujours pertinente pour qu'une société prospère ?
Notre indignation est ravivée, elle, par la transparence que nous apportent les nouvelles technologies de l’information et de communication. Elles nous montrent ô combien l'intérêt particulier passe avant celui de la collectivité.
2010 était l'année mondiale de la biodiversité. 2011 sera l’année internationale de la forêt. J'espère que nous saurons bien mieux protéger les forêts dans le monde que nous n’avons su le faire pour la biodiversité !
J’ai reçu une carte de vœux de la chambre d'agriculture. Celle-ci parle enfin des agricultures. Je ne peux que me réjouir. Il y a donc bien une volonté croissante des agriculteurs de modifier leurs pratiques. Mais cette volonté reste incomprise par le gouvernement, puisque la loi de finance 2011 voit le crédit d'impôt accordé aux exploitants se convertissant au bio divisé par deux…
Le gouvernement gèle pendant trois mois tous les projets d'installation de panneaux photovoltaïques d'une puissance supérieure à 3 kWc. Après les dispositions scandaleusement restrictives adoptées pour limiter le nombre d'installations éoliennes lors de la loi dite « Grenelle II », le gouvernement s'attaque à la filière photovoltaïque, en dépit des engagements pris lors du vote de la loi dite « Grenelle 1 » pour développer les énergies renouvelables en France.
Je m’indigne.
J’entends ici et là qu’il faut freiner l'importation de panneaux solaires fabriqués en Chine. C’est absurde. Cela relève d'une régulation globale du commerce mondial. Et surtout, c'est la politique excessivement attentiste et restrictive des gouvernements successifs depuis 2002 qui a empêché la France de se doter d'une véritable filière industrielle.
Ce gel décrété est donc d'autant plus absurde qu'il empêche l'émergence de cette filière : des milliers d'emplois sont mis en danger et les investissements sont bloqués. Et cela empêche de créer beaucoup d’autres emplois dans la production et l'installation. Ce sont les projets des petites et moyennes entreprises qui sont menacés, plus que ceux des grandes.
Les collectivités locales, qui portent des projets d'intérêt général en utilisant des toitures existantes de bâtiments publics, voient également leurs efforts anéantis.
Des projets tout proches d'aboutir ne peuvent être lancés. Et les nouvelles règles qui vont sortir après ce moratoire de trois mois pourraient rendre ces projets impossibles à rentabiliser.
En 2011, les combats écologistes seront nombreux et pleins d'avenir. Nous nous battrons pour la sobriété et l’efficacité énergétiques, pour un développement maîtrisé et sûr des énergies renouvelables. C’est un impératif pour sortir de l’ancien monde, celui des énergies nucléaire et fossiles toujours plus chères, plus rares et plus polluantes.
Alors oui en 2011, il est urgent de se mobiliser pour un autre monde.
En 2011, notre territoire verra le renouvellement de notre conseiller général. La candidature d'Alexis Fraisse est une bonne nouvelle. Il apporte sa fraicheur et sa compétence à un moment où il faudra faire des choix. Voter pour lui, et sa suppléante Laetitia Sanchez, sera pour les habitants et habitantes de notre canton une preuve supplémentaire de notre volonté de changement.
En ce début d'année je n'ai qu'un conseil à donner : Ne soyons pas spectateurs de notre avenir. Agissons !
A toutes celles et ceux qui veulent transformer cette société, pour la rendre plus humaine et plus respectueuse de l’environnement, accomplissons ensemble ce chemin nécessaire, pour que nos enfants ne puissent pas nous dire « Tu savais et pourtant tu n’as rien fait ». Construisons ensemble l’espoir de notre territoire.
Bonnes année à toutes et tous, je vous souhaite santé, bonheur, et prospérité.
Jérôme Bourlet de la Vallée
Conseiller régional
Président du scot Seine Eure - Forêt de Bord
Conseiller municipal de Saint Pierre du Vauvray
Père de trois enfants

16000 postes supprimés dans l’Education Nationale en 2011, dont plus de 350 postes supprimés dans la seule Académie de Rouen

Depuis la décision de Claude Allègre, Ministre de l'Education Nationale et visionnaire écologiste, de "dégraisser le mammouth", l'école a connu une longue litanie de chiffres révisant à la baisse les ambitions de notre école.
De 2002 à 2007, les effectifs ont été revus à la baisse de 23.200 postes. Mais depuis, nous assistons à une accélération de la cadence : en 2007, c'est 8.700 postes supprimés, en 2008, 11.200 suppressions, en 2009, on passe à 13.500 suppressions de postes, et en 2010 c'est déjà 16.000 suppressions de postes...
Et là, on remet le couvert pour 16.000 nouvelles suppressions !
Les chiffres donnent le tournis : près de 66.000 postes ont disparu depuis 2007. Mais si jusqu'à présent, on justifiait ces réductions par des baisses d'effectifs, cette année les effectifs sont à la hausse : on attend 8.900 nouveaux élèves dans le primaire, et 48.500 élèves dans le secondaire.
Pour accueillir ces 57.400 nouveaux élèves, on supprimera 8.967 postes dans le primaire, et 5.400 postes seront supprimés dans le secondaire, dont 4.800 enseignants. Un poste par élève dans le primaire, et un poste pour 10 nouveaux élèves dans le secondaire.
Si la liste des suppressions de postes d'enseignants par département n'a pas encore été dévoilée, une liste par académie a tout de même été communiquée :
16000 postes supprimés dans l'Education Nationale en 2011, source : Ministère de l'Education Nationale
Luc Chatel, lors de sa prise de fonctions au Ministère de l'Education Nationale, avait estimé que "ce ministère, c'est aussi le ministère de l'avenir. Un pays qui croit dans l'avenir, c'est un pays qui investit dans l'éducation de ses enfants".
Le même ministre, en mai 2010, cherchait à quantifier "les marges de manoeuvre" locales sur la période 2011-2013 (source : le Monde). Et les académies ont été chargées de réfléchir aux leviers possibles, en indiquant des pistes : augmentation de la taille des classes, réduction de la scolarisation des petits, meilleure organisation des remplacements, et suppression de postes d'assistants. Selon le ministre : "La question des moyens n'est pas la réponse aux problèmes de l'éducation nationale aujourd'hui".
Si pour Luc Chatel, "il y a de la marge", c'est aux inspecteurs et aux recteurs qu'incomberont la tâche de couper les postes. Avec en contrepartie, une prime allant de 15.000 € à 22.000 €, en fonction de la réalisation de leurs objectifs (source Ouest-France).
mediane-niveau-de-vie-thumbcarte-chomage-thumbbassins-d'emplois-mutations-economiques-thumbcarte-elections-municipales-2008-thumb
Il peut être intéressant de superposer les cartes du territoire : Si l'on compare les académies les plus concernées par les coupes, avec d'autres cartes (source Insee), concernant le niveau de vie médian, par département, les chiffres du chômage, ou les zones à forte pression démographiques et touchées par les mutations économiques, les parents des élèves de certaines académies ont de quoi s'interroger : Les académies les plus touchées par les réductions de postes sont aussi celles qui sont le plus touchées par la pression démographique et les mutations économiques. Elles pourraient sembler au profane les cibles essentielles pour investir dans l'éducation et la formation.
Si l'on prend l'académie de Lille, une académie où le nombre d'élèves va s'accroître, cette zone est une des plus concernées par les mutations économiques. C'est en outre une des zones les plus durement touchées par le chômage, et où le niveau de vie médian est l'un des plus faibles. Et c'est une des zones les plus concernées par les coupes, avec 806 suppressions de postes.
Selon le Monde, la France consacre déjà 15% de moyens de moins que la moyenne des pays de l'OCDE dans l'enseignement primaire. Et face à l'argumentaire ministériel qui met sur le dos des "surnombres accumulés et des enseignants qui ne sont pas devant les élèves" les coupes en 2011, ce sont bel et bien des enseignants qui assurent aujourd'hui l'enseignement qui seront concernés. Des classes seront donc fermées dans le premier degré. (source : le Monde).
Si la question des moyens n'est pas une réponse aux problèmes de l'éducation nationale d'aujourd'hui, qu'en est-il au niveau des résultats ?
Tout d'abord, les résultats des évaluations nationales des acquis sont communiqués sur le site de l'éducation nationale, par académie, et par département. On peut constater que les académies qui subissent les plus grosses coupes peuvent aussi des académies avec des élèves en difficulté, et des moyennes par académie ou par département inférieures à la moyenne nationale.
Le critère des résultats ou celui des efforts à fournir n'a sans doute pas été prépondérant dans le choix des coupes. Parierait-on là sur l'excellence plus que sur l'universalité de l'enseignement ?
Une autre évaluation est tombée cette année : le rapport d'enquête PISA :
PISA est un programme international pour le suivi des acquis des élèves, qui évalue tous les 3 ans les acquis des élèves de moins de 15 ans dans 65 pays de l'OCDE.
On peut bien sûr mettre à caution un tel programme, qui vise à unifier des acquis parfois différents d'un pays à l'autre, voire d'une culture à l'autre. Avec précaution, l'évaluation ne porte que sur la compréhension de l'écrit, la culture mathématique, et la culture scientifique. Si mathématiques et science peuvent sembler des critères parfaitement objectifs, la compréhension de l'écrit est sûrement plus difficilement quantifiable, car elle enveloppe une culture générale et une littérature qui diffèrent entre les pays évalués. Ne sont pas abordés l'histoire, l'apprentissage de la citoyenneté, l'apprentissage de l'Art et de l'histoire de l'Art, l'autonomie, la philosophie ou l'éthique. On évalue des compétences cognitives, et pas des savoir-faire ou des méthodes permettant à l'élève d'apprendre à investiguer, et découvrir... En une phrase, des auteurs de l'enquête : " L'enquête Pisa cherche à évaluer la capacité des jeunes à utiliser leurs connaissances et compétences pour relever le défi du monde réel".
Ces précautions étant prises, on peut dire cependant que ce n'est pas très éloigné des méthodes de comparaison entre les académies françaises, qui pour les évaluations porte sur le français et les mathématiques pour le premier degré. (lire ici la page du site de l'éducation nationale consacrée à l'évaluation globale du système éducatif).
Que nous apprend l'enquête PISA ? La France baisse encore dans les classements. Les précédents résultats, en 2006, et donc après une première vague de suppressions de postes, avaient montré une détérioration de la situation du système scolaire français.
En 2009, les résultats font apparaître un système éducatif dans la moyenne, en légère baisse. Mais si on peut tirer quelque chose des résultats de cette enquête, ce ne sont pas seulement les comparatifs entre pays, mais l'évolution de notre propre système éducatif.
L’écart se creuse entre les très bons et les très mauvais élèves. Les élèves moyens sont de moins en moins nombreux.
[...] En « compréhension de l’écrit », la proportion de jeunes en grande difficulté scolaire et qui ont peu de chance d’aller jusqu’au bac, est passée de 15 à 20 % entre 2000 et 2009.
[...] Les performances en maths ont également diminué de façon inquiétante depuis 2000. La France passe du groupe des pays forts à celui des pays dans la moyenne. S’il y a 10 ans, elle était au-dessus de l’Allemagne, la Pologne et le Portugal, elle est aujourd’hui au même niveau.
[...] Il ne faut pas chercher forcément à copier un modèle d’éducation [...] En revanche, tous ceux qui réussissent bien sont ceux qui luttent contre l’échec scolaire. Cela passe par un enseignement en petit groupe en Finlande, du soutien aux Pays-Bas. En France, on a choisi de faire redoubler les élèves. Ce n’est pas une bonne solution.
[...] L’accès à l’éducation le plus tôt possible favorise les résultats à 15 ans.
Pour améliorer notre classement, Luc Chatel a annoncé la présentation d'un plan Sciences en janvier 2011 pour "inspirer les élèves".
Pour lutter contre l'échec scolaire, Luc Chatel préconise "les mesures en cours ou à venir destinées à améliorer la situation" : "refonte des programmes du primaire, plan illettrisme, aide et accompagnement personnalisés de l’école au lycée, programme CLAIR, autonomie des établissements,..."
Je doute que l'on puisse favoriser une aide et un accompagnement personnalisés, de l'école au lycée, en supprimant, en masse, les enseignants et les classes. Tout ceci pourrait ne figurer que voeux pieux, destinés à faire avaler une pilule amère à la fois en qualité d'enseignement qu'en qualité de vie pour les élèves (les fermetures de classes auront des répercussions sur le nombre d'élèves en classe, et sur les transports, et l'allongement de la journée scolaire, transports compris, qui en découlera).
Je vous laisse lire les conclusions de Philippe Meirieu sur l'enquête PISA, des conclusions bien plus intelligentes que ce que je viens de vous en dire, avec une approche de "l'éducation basée sur la culture, et pas seulement les compétences, de l'émancipation, et pas seulement de l'évaluation, de la solidarité et pas de la concurrence effrénée. [il] milite pour une école qui apprenne à penser".
Le risque que nous encourrons, en ne se référant qu'à ces seuls indicateurs (l'enquête PISA), c'est que nous serons capables de transformer notre école en boîte à Pisa, comme nous avions transformé le lycée en boîte à bac.
Et le ministère aura beau jeu d'adapter notre système pour lui donner les moyens de s'adapter à ces critères pour justifier une véritable casse de tout notre système éducatif. Le système éducatif, l'école, c'est le présent. C'est l'avenir aussi. Nous avons notre identité propre, et nous revendiquons une identité commune, basée sur les valeurs que nous apprenons, pas seulement des compétences, et nous savons tous que nous sommes un peuple, que nous avons une particularité, une vocation, une ambition, un langage, une culture, remaniée sans cesse, et des différences que nous défendons tous ensemble, et que nous partageons ensuite.
Nos enfants sont sous notre responsabilité, et nous sommes confrontés à notre responsabilité.
Je rappelle les paroles du ministre, Luc Chatel : "Un pays qui croit dans l'avenir, c'est un pays qui investit dans l'éducation de ses enfants".
A peine nés, ils sont endettés. C'est une dette qu'ils n'ont pas contractée. Au moins doivent-ils profiter ce que nos prédécesseurs ont construit pour nous : l'école. Doivent-ils payer pour ce qu'ils n'ont pas fait, et payer encore dans le futur pour ce qu'ils n'auront pas eu ? D'autant que nous comptons leur demander de nous assumer après.
Stop à la casse, offrons un avenir à nos enfants.

samedi 22 janvier 2011 à 14h30 (Evreux, Rouen) : “L’éducation est notre avenir”

L'éducation est notre avenir
Les principales organisations représentatives du monde éducatif, réunies au sein du collectif "L'éducation est notre avenir", ont annoncé une journée nationale de mobilisations le samedi 22 janvier - au moment de l’élaboration de la carte scolaire -, pour protester contre le budget 2011 de l'Education nationale.
Ce collectif, composé des principales fédérations syndicales d'enseignants (FSU, Unsa Education, Sgen-CFDT), de la FCPE, des lycéens de l'UNL et la Fidl, des étudiants de l'Unef et des mouvements pédagogiques, a envoyé une lettre aux présidents des groupes parlementaires de l'Assemblée nationale et du Sénat, où le projet de budget 2011 est actuellement en discussion.
Le collectif a décidé d’envoyer une adresse à chaque groupe parlementaire dans laquelle il rappelle « la suppression de 60 000 emplois de personnels enseignants et non enseignants » entre 2008 et 2010. Cette adresse en détaille les conséquences « directes » : « suppression des emplois de stagiaires, augmentation du nombre d’heures supplémentaires, baisse du nombre des remplaçants, baisse des crédits pédagogiques, baisse des moyens de formation continue, diminution des moyens accordés aux associations complémentaires et aux mouvements pédagogiques, suppression d’emplois administratifs, réduction drastique des financements affectés au financement des emplois aidés (EVS) ». Le collectif demande aux députés d’agir « lors du débat et du vote du budget pour signifier au gouvernement les conséquences d’un quatrième budget dégradé ». « Il en va de la responsabilité des représentants de la Nation de donner à l’Ecole les moyens de répondre aux défis à relever pour l’avenir de notre pays ». J.J.Hazan président de la FCPE.
"Ensemble, refusons les fermetures de classes, la disparition des RASED, les suppressions de places en maternelle, la baisse des dotations des collèges et lycées, le manque d’ambition du plan Licence à l’université, les réductions de postes et d’options, les hausses d’effectifs dans les classes… Exigeons une véritable formation professionnelle des enseignants sans laquelle les écarts entre élèves vont continuer à se creuser !
Aujourd’hui plus que jamais, notre pays a besoin d’un système éducatif qui s’attaque réellement aux inégalités scolaires et traite la situation des élèves en grande difficulté. D’autres choix pour la réussite de tous les jeunes sont nécessaires afin que l’École remplisse les objectifs d’une École démocratique et ambitieuse." (extrait du communiqué de presse du collectif "un pays, une école, notre avenir" le 16 décembre 2010)

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