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L’entreprise PALLIO rachetée par 2 distributeurs français

L'entreprise PALLIO rachetée par 2 distributeurs français

L’entreprise a été rachetée par deux distributeurs français. Avec 24 magasins, l’enseigne Pallio pourra proposer de nouvelles marques, et l’entreprise espère pouvoir ouvrir au moins deux boutiques par an, et pour commencer, à Rouen, où Pallio n’exiete plus. A noter que certaines de ces boutiques changeront d’enseigne pour s’appeler « Shoe Mark» .
Ce rachat passe par de nouvelles pertes d’emplois : l’entreprise qui comptait encore 105 salariés avant rachat, n’en compte plus que 87. Sur le site de Saint-Pierre du Vauvray, il restera 10 employés sur les 18 qui y travaillaient encore.
Nous souhaitons bonne chance et longue vie à Pallio.

Les grévistes de l’entrepôt Pallio de Saint-Pierre du Vauvray s’expliquent…

Salvador, Didier, Cypriaque, Rosa-Marie et Mauricette expliquent leurs revendications

C’est par une matinée d’été bien grise que nous avons rencontré les cinq grèvistes de l’entrepôt «Pallio» à Saint-Pierre du Vauvray. Le désespoir causé par les licenciements économiques était palpable.

Salvador Da Silva, Didier Moulin, Cyriaque Prevost, Rosa-Marie Buarte et Mauricette Bucket ont passé toute leur vie dans l’entrepôt de l’usine Labelle, maintenant Pallio.

Pour toutes ces personnes, la nouvelle est tombée comme un coup de massue le 17 juin 2009 : licenciement économique !

« Nous ne comprenons pas », nous dit Rosa-Marie, « il y a 6 mois, on nous a demandé de faire des heures supplémentaires, le soir et le samedi. Et là on nous licencie, alors qu’il y a 6 mois de travail dans cet entrepôt ! »

Effectivement, il reste 80.000 paires de chaussures dans l’entrepôt de Saint-Pierre du Vauvray. Qu’il faudra trier, ranger, emballer et qu’il faudra préparer pour les commandes.

« Ce que nous voulons c’est finir notre travail correctement ! », nous assure Mauricette.

C’est le sentiment que l’on a quand on les rencontre. Tous les cinq sont d’une grande gentillesse. Il ne manifestent aucune colère, qui serait pourtant compréhensible. Pour défendre leur travail, ils se sont mis en grève. Pour qu’on les laisse finir leur mission. Mais Ils se sentent trahis et incompris. Tous ont passé leur vie dans cette entreprise, et ils connaissent les difficultés du secteur d’activité. Chacun et chacune sait que le licenciement est inéluctable. Mais ils ne comprennent pas pourquoi ce stock énorme de chaussures serait envoyé pour être traité ailleurs, alors qu’ils ne demandent qu’à le faire.

C’est une question de conscience professionnelle et d’honneur. Il veulent tous quitter l’entreprise lorsque cette ultime mission sera finie. Tout sera rangé, proprement, dans l’entrepôt comme dans leur vie. En leur volant ce dernier travail, c’est leur vie qu’on leur vole. [...]

L’entrepôt Pallio en grève (ex-Labelle), 13 personnes licenciées à Saint-Pierre du Vauvray

pallio

Treize salariés sont licenciés sur le site de l’ancienne entreprise Labelle, dont tous ceux travaillant à l’entrepôt.

«Ça fait quarante-trois ans que je passe ce portail, montre Salvador Dasilva. A nous cinq, nous avons plus de deux cents ans d’ancienneté. »

Malheureusement, toutes ces années passées chez le fabricant de chaussures Labelle, puis chez Pallio, le repreneur, n’empêchent pas le licenciement des cinq personnes travaillant à l’entrepôt de Saint-Pierre- du-Vauvray. Huit personnes des services administratifs perdent également leur emploi.

La nouvelle n’a évidemment pas été bien accueillie et les cinq salariés de l’entrepôt sont en grève depuis jeudi dernier. Pas question pour eux de cautionner une décision qu’ils ne comprennent pas. « On a demandé à faire quatre mois de plus. Les magasins vont recevoir fin août la collection hiver. On voulait que le travail soit fait correctement, mais la direction nous a refusé ces quatre mois supplémentaires », regrette Rosa Duarte, qui compte trente-trois ans d’ancienneté.

L’annonce de leur licenciement leur a été faite le 17 juin, en comité d’entreprise et confirmée le 24 juin. La procédure de licenciement est lancée et les lettres devraient arriver dans leur boîte aux lettres demain ou après demain. [...]

sources : B.R., www.paris-normandie.fr, photo : D.R.

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