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La commission Energie d’#EELV publie une note d’information suite aux déclarations de M. Henri Proglio dans un article du Parisien le 9 novembre 2011

Les déclarations de M. Proglio dans l’interview publiée le 9 novembre 2011 dans Le Parisien appellent des réponses détaillées. Le patron d’EDF n’hésite pas à déformer la réalité et à manipuler les chiffres pour défendre une énergie à l’agonie. Le débat sur l’avenir énergétique de la France mérite mieux que cela.

1. Concernant les emplois et le nucléaire

M. Proglio agite la crainte de la perte d’emploi par des mensonges objectivement indéfendables. C’est la transition énergétique avec sortie du nucléaire qui est source d’emplois (+ 500 000 emplois nets au moins), pas l’inverse.
Le Parisien titre : « Sortie du nucléaire : ‘un million d’emplois mis en péril’ selon le PDG d’EDF ».
M. Proglio affirme en effet :
« une telle décision [sortir du nucléaire, ndlr] menacerait 400.000 emplois directs et indirects de la filière nucléaire, 500.000 emplois dans les entreprises actuellement localisées en France et très gourmandes en énergie, comme l’aluminium, qui risquerait de partir à l’étranger. Il faut y ajouter 100.000 emplois futurs provenant du développement du nucléaire mondial à partir de la France. Au total, 1 million d’emplois seraient mis en péril et cela coûterait entre 0,5 et 1 point de PIB. Rien de tout cela n’est inimaginable. »
M. Proglio annonce 1 million d’emplois perdus, en mélangeant emplois nucléaires directs, indirects et induits, emplois industriels, hypothétiques emplois futurs pour le développement à l’étranger.
1.1. Emplois nucléaires directs, indirects et induits
D’après une étude du cabinet PriceWaterhouse réalisé pour AREVA, voici la structure de l’emploi relative au nucléaire en France :
Emplois directs (Activité spécialisée dans le nucléaire) 125.000
Emplois indirects (Sous-traitants) 114.000
Emplois induits (Dépenses des employés du nucléaire (directs et indirects) créant une fraction d'emploi) 171.000
Total 410.000
  • en France, 239 000 personnes sont employées directement et indirectement dans la filière nucléaire (qui représente 75% de la production d’électricité) ;
  • en Allemagne, les énergies renouvelables électriques représentent déjà aujourd’hui 370.000 emplois directs et indirects (pour une part de 20% de la production d’électricité).
Production 2010 (GWh) Emplois Ratio Emploi/GWh
Nucléaire France 428 000 239 000 0.6
Renouvelables Allemagne 103 000 370 000 3.6
M. Proglio trouve une potentielle destruction de « 500 000 emplois » à cause d’une augmentation du prix de l’énergie.
De manière plus générale, la transition énergétique (avec sortie progressive du nucléaire et des énergies fossiles) créera bien plus d’emplois qu’elle n’en détruirait (cf. infra). Les difficultés de reconversion des employés du nucléaire sont également réduites pour deux raisons :
Il ne s’agit en aucun cas de « tuer » la filière nucléaire. Même en cas de sortie, celle-ci aura encore pour longtemps besoin de nombreux emplois qualifiés, que ce soit pour l’exploitation et la maintenance ou encore pour le développement d’un pôle d’excellence en matière de gestion des déchets et de démantèlement des réacteurs. Cette excellence, d’ailleurs, sera prisée au niveau international tant l’expertise manque crucialement.
Au-delà des chiffres, il faut s’interroger sur la nature des emplois du nucléaire.
La transition énergétique créerait de manière nette au minimum plus de 500 000 emplois d’ici 2020 :
  • de l’ordre de 300 000 emplois dans la rénovation du bâti (hypothèse de 900 000 logements rénovés par an en 2020) ;
  • au moins 300 000 emplois dans les énergies renouvelables (en 2020 : 40% d’électricité renouvelable et 40% de chaleur renouvelable) .

2. Sur le « coût » des scénarios électriques

M. Proglio affirme qu’« En France, cela [la sortie du nucléaire, ndlr] impliquerait aussi un investissement de 400 milliards d’euros pour remplacer le parc existant par des moyens de production alternatifs, ce qui se traduirait par un doublement de la facture d’électricité. »
2.1. Investissements
toutes les études prospectives – y compris celles pilotées par le lobby nucléaire – montrent qu’il faudra investir à peu près autant pour le maintien que pour la sortie du nucléaire. Selon les études, la différence entre les deux cas de figure varie peu dans un sens ou dans l’autre (+ ou - 25%). En revanche, l’incertitude liée au coût du nucléaire est bien plus importante que l’incertitude liée aux EnR, sans évoquer le risque d’un accident majeur et les dégâts humains, matériels et environnementaux associés.

3. Les émissions de gaz à effet de serre et la sortie du nucléaire

La sortie du nucléaire de l’Allemagne (ou de la France) va-t-elle conduire à une augmentation des émissions de gaz à effet de serre ? M. Proglio affirme « D’abord, cela augmenterait probablement de 50% les émissions de gaz à effet de serre à cause de l’utilisation du charbon, du gaz et du pétrole pour remplacer le nucléaire. C’est ce que fait l’Allemagne. »

4. L'EPR de Flamanville

Le coût actuel estimé de l’EPR a été revu à la hausse, pour un total de 6 Mds€ aujourd’hui, dont environ 3 Mds€ resteraient à dépenser. On remarquera que M. Proglio ne s’engage pas à ce qu’il n’y ait pas de nouvelle augmentation et ne donne aucun élément chiffré sur cette question.

5. Fukushima


6. Compétitivité du nucléaire et des énergies renouvelables


7. Prolongation des centrales


8. Risque de black-out et indépendance énergétique


CONCLUSION

EELV demande que le débat relatif à l’avenir énergétique de la France soit enfin mené : d’autres stratégies que celle des écologistes peuvent être envisagées et débattues.
En revanche, il est impossible de construire un échange démocratique serein et éclairé dès lors que l’une des parties s’autorise à manipuler les données.
EELV appelle la presse à jouer son rôle de vérification des faits afin de permettre l’émergence d’une discussion constructive sur l’avenir énergétique, environnemental, économique et social de la France et de l’Europe.

Un incendie spectaculaire dans la centrale nucléaire du Tricastin, sans victimes, et sans conséquence radiologique pour l’environnement

Un incendie spectaculaire dans la centrale nucléaire du Tricastin sans victime et sans conséquence radiologique pour l'environnement.
L'incendie s'est déclenché vers 15H00 pour une raison inconnue. Il "s'est déroulé dans la partie non nucléaire des installations et n'a aucune conséquence radiologique sur l'environnement et la population", a précisé EDF dans un communiqué.
L'incendie a été maitrisé, et il n'y a pas eu de victimes.
Heureusement, l'unité de production N°1 était en arrêt pour sa maintenance annuelle.

Fukushima, gros coup de gueule d’un expatrié français

No comment !

De la révolution écologique, à l’évolution des consciences, à l’écologie politique, ou comment sortir du nucléaire ?

L'écologie, à 40 ans, enfin la majorité ?
"Un printemps de cerisiers en pleurs". A la façon d'un haïku japonais, l'image de mon ami Louis-Marie résume ces révolutions qui marquent l'actualité. Il y a l'espoir dans les révolutions démocratiques arabes. Et dans le même temps la dévastation s'abattait sur le Japon.
Nous avons tous vu ces images terribles du tsunami qui a tout emporté, hommes, animaux, arbres, autos, baâteaux et bâtiments. Nous avons vu la terre bouger, et toutes nos pensées se sont tournées vers nos amis japonais. Et puis il y a eu Fukushima. A la désolation et la dévastation, s'est ajouté cette sinistre catastrophe. Et tous les yeux du monde se sont tournés vers Fukushima.
Il y a avant Fukushima. Et il y a un après Fukushima.
Depuis 40 ans, des écologistes combattent le nucléaire. La sortie du nucléaire civil a été décidée dès 1978 en Autriche qui, dans sa constitution, interdit l'utilisation de l'énergie nucléaire. 25 ans après Tchernobyl, la crise nucléaire de Fukushima amène plusieurs pays de la communauté internationale à remettre en question leur politique nucléaire. Le 23 mars dernier, Angela Merkel, la chancelière allemande a déclaré : la crise nucléaire au Japon "est un événement qui bouleverse le monde et va le changer. Et c'est pourquoi je pense qu'il est juste d'observer une pause de réflexion." Sa conclusion : "Plus tôt on sortira de l'énergie nucléaire, mieux ce sera."
En France, c'est l'omerta qui règne sur le nucléaire depuis 40 ans. Les citoyens ont toujours été écartés du débat, simple consommateurs d'une électricité qui, de toutes façons, augmente, augmentera, et l'entrepreneur français, comme son principal actionnaire, l'Etat, fera tout pour mettre le prix du courant de monsieur toulemonde au prix du marché européen. Le risque en plus, et la facture, salée, qui nous sera adressée lorsque nous démantèlerons les centrales en plus. Ou pire, l'accident contre lequel nous ne sommes pas, ou si peu, assuré.
Si l'augmentation demandée par EDF, entre 7% et 11% des tarifs réglementés, n'a pas eu lieu, il y a fort à parier que celle-ci reviendra sur le tapis après certaine élection.
La France présente la particularité de présenter une rente nucléaire : l'essentiel du parc nucléaire, financé par l'effort collectif de tous les français, est désormais amorti.
La loi NOME programme la disparition des tarifs vert et jaune pour les entreprises. Les professionnels dont le compteur présente une puissance souscrite supérieure à 36 kVA devront aller s'alimenter sur le marché.
Comment être compétitif par rapport à une filière électronucléaire ? EDF sera contraint de céder 25% de sa production d'énergie, soit soit 100 TWh, à ses concurrents privés (GDF Suez, Poweo, Direct Energie, Alpiq, Altergaz, Enel, E.ON, Gaz de Paris, Vattenfall). Ces derniers espèrent pouvoir récupérer près du tiers de ménages dans leurs portefeuilles. Ils estiment que la fixation du prix auquel sera vendu le nucléaire historique est "un débat politique qui ne doit pas provoquer un rejet de la loi NOME dans son ensemble."
Les opérateurs privés vont donc récupérer à moindre coût 25% de l'électricité produite par l'électricien français, sans l'obligation de procéder au provisionnement des démantèlements à venir, ou des investissements qui garantiront la meilleure qualité de service possible, avec une sécurité maximum.
Un amendement qui vise la production d'énergie alternative, éolienne et photovoltaïque, a été adopté grâce au sénateur Poniatowski : les frais de branchement des nouveaux producteurs d'électricité se feront à leur frais, et non plus à ceux d'ERDF. Les énergies renouvelables coûteront donc plus cher !
L'énergie, et l'énergie électrique en France, est considérée comme un produit comme un autre, soumis à la concurrence et aux lois du marché. Ce n'est pas l'intérêt général qui guide la filière, mais l'offre et la demande. Dans cette perspective, il n'est pas rentable d'organiser l'abondance, qui fait baisser les prix. Nous ouvrons le marché à la concurrence, et c'est cette ouverture à la concurrence qui va nous conduire mécaniquement à une hausse des prix !
Certains n'hésitent pas à parler de hold-up, en obligeant EDF à revendre 25% de son électricité à des intermédiaires qui la paieront au prix du nucléaire, et qui la revendront à des clients qui la paieront au prix du charbon, cette fois. Alors que ce sont eux-mêmes qui en ont réalisé l'investissement.
Dormez braves gens, on s'occupe de tout ! Denis Baupin, adjoint écologiste au maire de Paris, dénonce "l'aveuglement scientiste" des politiques à l'égard du nucléaire.
Claude Allègre en est la parfaite illustration. On connaissait ses positions sur le réchauffement climatique, réfutées par un rapport de l'Académie des Sciences en octobre 2010.
C'est lui encore qui, le 17 mars dernier, déclarait sur RTL : « il n’y a pas pour l’instant au Japon de catastrophe nucléaire. », qualifiant "d’indécent" le débat ouvert en France sur le maintien ou non du nucléaire. Il précisait : "sans donner de leçon à qui que ce soit, nos centrales françaises sont beaucoup plus évoluées que les centrales japonaises". "Aucun pays n’a autant de compétence que la France en matière de nucléaire." Depuis son passage en radio où il annonçait qu'il n'y avait pas de catastrophe nucléaire, l'évaluation de la gravité de la catastrophe est passé au niveau 7, soit celui de Tchernobyl.
Et à la question de Jean-Michel Apathie : "est-ce que les intérêts économiques n'ont pas primé dans les implantations des centrales sur les nécessité de sécurité ?", on note la réponse de M. Allègre : "Les nécessités économiques et même plus les nécessités militaires priment toujours sur tout le reste. C'est une constatation."
Dans un tout autre registre, Alain de Halleux nous interpelle en parlant de son excellent, et terrifiant, documentaire qui nous plonge au cœur d'une industrie électronucléaire qui rend l'information confuse, minimise les risques, mais se gargarise de sa maîtrise technologie. Et nous assure que le risque est calculé, et accepté. Nous en somme tous responsables, car en acceptant le risque, nous devrons aller nous-mêmes liquider nos centrales lorsqu'un accident majeur se produira.
Ce reportage, RAS Nucléaire, rien à signaler est disponible dans son intégralité sur Arte.
Claude Allègre invité le 17 avril à l'émission c/politique, sur France 5 :
Claude Allègre se dit aujourd'hui écologiste, mais un "vrai écologiste", pas celui du retour aux cavernes, celui de sa fondation "écologie d'avenir". Militant de la voiture électrique, d'un mix écologique incluant le charbon de la capture du CO2, et surtout l'humanité fonctionnera à l'hydrogène dans 20 à 30 ans. L'ancien ministre socialiste s'est encore montré un très docte professeur lors de l'émission c/politique sur France 5, dimanche soir, pour nous expliquer que nous somme peureux en Europe, par ignorance. Alors qu'on n'est pas peureux en Chine. Pour lui, "il faut arrêter de fantasmer sur cette chose-là". Fukushima n'est pas une catastrophe, c'est au plus un accident grave. Les rejets en mer ? peccadille ! Les accidents de Saint-Laurent des Eaux (en 1969 et en 1980), avec une fusion partielle du cœur du réacteur, et à Blaye en 1999. Dues à des erreurs humaines ? Comme l'erreur de ne pas avoir su prévoir une inondation qui dépasserait la digue ?..)
"Non je ne crois pas" [qu'il y aura un accident nucléaire en France], assure Allègre. Et d'abord parce que c'est public, et non privé. Donc sous le contrôle de l'Etat.
Et bien pas pour longtemps, car Areva souhaite se coter en bourse, dès juin 2011. L'Etat ne sera plus alors le décideur, mais restera la garantie en cas de problème. Pour mediapart, il ne s'agirait que d'un portage déguisé. Enfin EDF est privatisé, et la loi NOME va l'obliger à revendre 25% de sa production au privé.
Allègre se montre donc défenseur du nucléaire, et aussi de l'exploitation du gaz de schiste. Sous conditions bien sûr... "Je ne trouve pas bien de courir derrière les écologistes", affirme-t-il. "Le socialisme ne peut renier sa croyance dans le progrès, progrès scientifique, et progrès humain qui va avec". "Le centre c'est l'homme, ce ne peut pas être la planète", ajoute-t-il. "Toute déviance par rapport à ça, ce n'est pas socialiste".
La réponse du lobby nucléaire s'appuie... [lire la suite]

Chernobyl Days : 25 jours d’actions internationales du 2 au 26 avril 2011 – Fukushima, Tchernobyl, plus jamais ça !

26 avril 1986 - 26 avril 2011 : 25 ans de mensonge de l’industrie nucléaire, de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et des autorités. Fukushima, Tchernobyl, plus jamais ça ! Changeons d’ère, Sortons du nucléaire.
Dans le cadre du 25ème anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, "Sortir du nucléaire 27 ", association affiliée au Réseau pour sortir du nucléaire, organise des actions tout au long du mois d'avril.
samedi 2 avril à Bernay :
de 9h à 10h présence sur le marché avec un tract, puis discussion autour d'une animation organisée par le groupe de Bernay.
samedi 9 avril :
présence sur les marchés de Louviers et d'Evreux, avec un tract, sensibilisation, discussion, information aux passants.
mercredi 13 avril :
salle Jules Janin à Evreux, à 20h, soirée-débat organisée autour de deux thèmes : d'une part la question de la transposition possible d'un accident en France, et la question de la sortie possible et nécessaire du nucléaire. Ce moment de présentation sera suivi d'une discussion avec le public. D'autre part une information sur l'association "Enfants de Tchernobyl" et la diffusion d'un diaporama. La discussion avec la salle se fera au fur et à mesure de la diffusion des diapos.
jeudi 21 avril :
à Vernon, salle Philippe Auguste, à 20h30. Diffusion du diaporama sur les enfants de Tchernobyl. Discussion avec le public.
mardi 26 avril :
rassemblement à Evreux, place Mandel, devant la Poste, à 17h30. Puis déambulation jusqu'à la gare, avec les portraits des travailleurs qui sont intervenus aussitôt dans la centrale de Tchernobyl, les liquidateurs, qui ont sacrifié leur vie pour sauver celle des autres. Tout au long du parcours nous lirons des passages pour leur rendre hommage, et ne pas oublier. Arrivée à la gare vers 18h30. Distribution de tracts.

Manifestation “Sortir du Nucléaire” à Louviers (27400) le mercredi 16 mars 2011 à partir de 18h (parvis de l’Eglise)

A l'appel de Jean-Claude Mary pour SDN27, venez nombreux manifester à Louviers en faveur de la sortie du nucléaire.
Dans un communiqué du 12 mars, Europe Ecologie Les Verts a apporté "tout son soutien aux victimes du séisme et du tsunami qui ont dévasté les côtes du nord est du Japon. Nous sommes toutes et tous sous le choc de l’accident nucléaire en cours qui vient dramatiquement aggraver la situation.
Le Japon est un pays extrêmement bien préparé au risque sismique et nucléaire mais l’accident majeur qui le frappe aujourd’hui nous rappelle qu’il est impossible de garantir un risque zéro.
Cet accident souligne la gravité du manquement à la sûreté sur les 34 réacteurs français, pour lesquels l'ASN a déclaré le 7 février un incident avec cette phrase particulièrement inquiétante : « En situation accidentelle, pour certaines tailles de brèche du circuit primaire principal, l’injection de sécurité à haute pression pourrait ne pas permettre de refroidir suffisamment le cœur du réacteur. » Les défaillances des groupes électrogènes de secours relevées quelques semaines après sont aussi préoccupantes."
Laure Leforestier a déjà cité dans son billet "Fuck Fuck Fuck U Shima" le tweet de Cécile Duflot samedi 12 mars : "pense aux regards narquois des gens "sérieux" lors des débats sur le nucléaire. Suis bouleversée. On voudrait tellement avoir tort."
EELV demande que les leçons de l’accident de Fuckushima soient immédiatement tirées et que les réacteurs français pour lesquels le système d’injection de sécurité est incertain soient arrêtés par principe de précaution et responsabilité.
Hier, l'euro-députée Michèle Rivasi, auteur de la tribune "Nucléaire : le Japon a joué à l'apprenti sorcier. Et la France ?" dans Rue 89, a demandé l'arrêt immédiat de la centrale de Fessenheim en Alsace, construite sur une faille sismique, vieillissante et peu fiable.
En Allemagne, la décision de prolonger de plusieurs années la durée de vie des centrales nucléaires allemandes, prise l'an dernier par le gouvernement d'Angela Merkel, va être suspendue à la suite de l'accident nucléaire survenu au Japon.
Dans un sondage du Parisien le 12 mars, à la question : "Avez-vous confiance en la sécurité des centrales nucléaire françaises ?" 62.6 % des 4961 votants ont répondu NON.
Suivez heure par heure les informations sur #Fukushima sur le site de Greenpeace.

Augmentation de 3% du prix de l’électricité en France. On accuse le photovoltaïque d’avoir la rage…

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Depuis le début de la semaine, l'augmentation de 3% du prix de l'électricité en France - sauf pour les industriels bénéficiant d'un plafonnement de la contribution au service public de l'électricité (CSPE) - est commentée dans les médias officiels comme la contrepartie du développement de l'énergie solaire.
A la mi-août les tarifs avaient déjà augmenté de 3,4%. Pour cette seconde augmentation en moins de 6 mois, l'alibi est trouvé : c'est l'énergie renouvelable qui est pointée du doigt.
Alors que les malheurs qui fondent sur l'EPR ne sont pas mis en cause par ces médias.
Retour sur une séquence qui plombe l'électricien français et la filière nucléaire à l'exportation...
Depuis le début de la semaine, on justifie l’augmentation de 3% du prix du KwH consommé par le soutien à la production de l’électricité photovoltaïque.
Avant de faire porter le chapeau ce mode de production, il serait bon de faire un tour dans les comptes de la société EDF.
En France, le chiffre d’affaires d'EDF en France s’élève à 18,9 milliards d’euros au premier trimestre 2010, en croissance de 3,2% par rapport au 1er semestre 2009.
Le chiffre d’affaires réalisé hors de France s’élève à 18,6 milliards d’€ au premier trimestre 2010, en croissance de 12,7%, et de 0,9% en organique. Il représente 49,6% du chiffre d’affaires du Groupe, contre 47,4% au 1er semestre 2009.
l'EBIT (*) du Groupe s’élève à 5,3 milliards d’euros, soit une baisse de 22%.
Cette baisse est due pour l’essentiel à la prise en compte d’une provision pour risques de 1,1 milliard d’€ liée aux activités du Groupe aux Etats-Unis. En effet, de nouveaux éléments ou perspectives ont été pris en compte au 30 juin 2010 : la prise de risque se confirme avec l’annonce faite par Constellation Energy - le partenaire américain d’EDF - ce dimanche 11 octobre : le groupe se retire du projet CC3, une centrale EPR de 1.600 MW dans l'Etat du Maryland.
Le groupe américain souhaitait de plus exercer l'option de vente de 2 milliards de $ d'actifs conventionnels à EDF. Cette option avait été conclue entre les 2 parties en 2008 dans le but de consolider le partenaire américain en cas de nouvelle crise des liquidités. L'option consistant à recourir à un partenaire américain est une obligation légale, afin de réaliser ce projet CC3 au sein d'un groupe : la loi américaine empêche une société étrangère d'opérer seule une centrale nucléaire.
Au terme d'habiles négociations de la part d'EDF, la rupture ne lui coûtera « que » 250 millions de $. Et EDF ne passera pas de provisions complémentaires à celles de 1,1 milliard d'€ passées l'an dernier.
Pour plus d'information lire :
Sur challenge
sur le site des Echos
Alors souvenez-vous bien du chiffre de 1.1 milliard d’€.
Prenons maintenant la consommation intérieure électrique annuelle, soit 486 Twh (486 milliards de KwH).
Le coût moyen de l’achat du KwH est de 0.11€ soit une rentrée financière annuelle de 53 milliards d’€. Minorons par le prix des heures creuses soit 50 milliards d'€.
Une augmentation de 3% correspond donc à un gain de 1.5 milliard d’€ (souvenez –vous du chiffre précédent). Alors maintenant quel lien avec le photovoltaïque ? D’après le grenelle de l’environnement, il faudra 1% de la part de production photovoltaïque en 2020 - soit à consommation constante 4.8 milliard de KwH .
Donc au tarif de rachat constant de 0.60 d’euro (quelle que soit l’installation et là il y a des questions à se poser...), on trouvera 2.8 milliard d’€ pour l’année 2020.
En 2010, on peut se dire que l’on part pour 2011, sur un objectif de 50% de la production finale soit un coût d’achat pour EDF de 1.4 milliard d’€ (**). Et voilà le tour est joué : les spécialistes de la com' devront dire « il faut 1.5 milliard d’€ pour le photovoltaïque ! » à la place de « il faut 1.5 milliard d’euro pour les prises de risques sur le nucléaire aux Etats-Unis ! » .
Les prises de risques pour l'exportation de la filière nucléaire à l'étranger et le sous-investissement chronique dans les réseaux - qui provoque une hausse du coût du transport et de la distribution - ne sont pas mis en cause : le gouvernement préfère accuser le renouvelable. Ce n'est plus un chapeau que portent l'écologie et le photovoltaïque, c'est un sombrero !
Ce qui m’irrite le plus c’est que l’actionnaire principal d’EDF est l’état à 84.5% . Il me semble qu’aucun service n’a jugé bon de se poser cette question. A moins que la doctrine sarkosienne du moment « l’écologie ça suffit » soit devenue la ligne de conduite officielle .

* Le résultat opérationnel (ou EBIT) est quasi équivalent au résultat d'exploitation dans le système comptable français. C'est le solde entre les produits d'exploitation, et les charges : coûts des ventes, frais administratifs et commerciaux… Ce résultat est donc mesuré avant éléments financiers, charges exceptionnelles et impôt sur les bénéfices. Il ne prend en compte que des charges, des consommations externes, des achats, ou les frais de personnel).
** En réalité, le solaire en France ne représente que 880 MW/h, soit 0.01% de la production électrique française.

Quelle semaine pour le nucléaire français !

Quelle  semaine pour le nucléaire Français ! ©Reuters

La question de la transparence de l’information est bien loin. Comme vous avez pu le voir cette semaine, la notion de déchets n’est pas la même pour tout le monde. C’est ainsi que, sous prétexte qu’un jour une partie de ces « restes de combustion » sera utilisée, que l’on retrouve du plutonium de retraitement français laissé en dépôt à Tomsk-7 (Russie) dans un site à ciel ouvert. Vous me direz loin des yeux...

Mais ces restes, on ne dit pas déchets, mais matières valorisables qui ne seront peut-être pas valorisées, traversent l’Europe...

Sans passer très loin de chez nous (ligne Paris – le Havre), ils prennent le bateau. Mais qui, d’EDF ou d’Areva, a effectué une réelle enquête d’impact et de risque lors de ces transports ? clic-clic pour lire la suite

le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) vient de déclarer à l'Autorité de sureté nucléaire (ASN) qu'il s'était trompé !

Mais cette même semaine le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) vient de déclarer à l'Autorité de sureté nucléaire (ASN) qu'il s'était trompé dans l'évaluation des quantités de plutonium présentes dans son Atelier de technologie plutonium (ATPu), en cours de démantèlement à Cadarache dans les Bouches-du-Rhône (cette fois c’est des restes de plutonium américain, vous savez « loin des yeux.. »). Cet « incident » est d'une extrême gravité... clic-clic pour en savoir plus

A voir ce soir sur Arte : Déchets, le cauchemar du nucléaire (mardi 13 octobre 2009 à 20h45)

Le retraitement des combustibles nucléaires opéré à l’usine de la Hague est peu efficace, et produit des substances radioactives qui sont ensuite acheminées, par voie de chemin de fer, en Russie.
A Tomsk-7, en Sibérie, une toute petite partie de ces substances seront enrichies, alors que le reste sera stocké à ciel ouvert dans des piscines.
Les élus de la Douma (le Parlement Russe) sont confrontés au manque de transparence de cette industrie.
Les matières du nucléaire français sont soit-disant recyclables à 96%, et pourtant 2,5% d’entre elles seulement seraient recyclées ! clic-clic pour accéder à la suite

Manifestation anti-EPR à Dieppe le 29 juin : Europe Ecologie, Verts, Greenpeace, collectif Anti-EPR, Alternatifs et forces de gauche réunis pour dire “Non à l’EPR !”

Une ambiance festive et chaleureuse régnait sur le front de mer à Dieppe dimanche 29 juin 2009. Même le drapeau triangulaire était vert ! Sous un soleil de plomb, plusieurs centaines de manifestants de tous âges et de tous horizons s'étaient réunis pour dire NON à l'EPR et aux déchets radioactifs produits par l'énergie nucléaire. Qu'en feront nos enfants ? Les politiques éludent la question.

Economique, le nucléaire ? Créateur d'emplois, le nucléaire ? Le document suivant prouve le contraire et montre que des alternatives au nucléaire sont possibles, rentables et créatrices de nombreux emplois.

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