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Des millions de personnes ont manifesté pour la liberté. Vive la liberté !

Des millions de personnes ont manifesté pour la liberté. Vive la liberté!
Après la douleur, après la sidération, la fierté. Les français se sont levés, depuis le début du massacre, pour dire “OUI” à la tolérance, “OUI” au partage, et “OUI, OUI” à la liberté. “Oui” à la paix.
Je suis vert, je suis blanc, je suis noir, je suis jaune, je suis arabe, je suis homme et je suis femme, je suis athée, je suis musulman, je suis juif, chrétien, bouddhiste, je doute, je suis policier, je suis caricaturiste et intellectuel, je suis journaliste, je suis Charlie. Nous sommes tous Charlie. Merci à nous tous.
Y a-t-il eu récupération politique? On s’en fout comme d’une guigne, aujourd’hui. La parole appartenait au peuple.
Ils n’avaient pourtant pas l’air rassurés, tous ces dirigeants internationaux, réunis là, dans la rue. Et même s’il y avait des forces de police et autres tireurs d’élite. Mais ils ont fait le job. A eux de mettre en acte demain les mots d’aujourd’hui. Pour défendre les libertés. Pour gagner la paix.
Et puis, dès qu’ils ont libéré le terrain, ce sont les foules de citoyens qui se sont donnés rendez-vous pour se rencontrer.
Nous avons chanté que nous allons vivre dans la dignité et en liberté, pas dans la peur, pas dans la honte. Nous sommes tous debout, nous sommes tous ensemble, et nous disons que c’est possible de vivre ensemble, en paix.
Merci à tous et à chacun pour ce moment de partage, de confiance et d’espoir. Gardons les précieusement.
Charlie est mort. Vive Charlie !
Vive la liberté ! Vive l’égalité ! Vive la fraternité !

Des connards, des barbares tentent d’assassiner la liberté d’expression. Ils ont tué Charlie.

On peut mourir pour écrire, pour mettre en images. Des criminels ont exécuté Charlie Hebdo. Je suis Charlie Hebdo. Nous sommes tous Charlie Hebdo.
Des dessinateurs, des journalistes, des membres du personnel et des policiers ont été exécutés. Par des humains armés de haine et d’armes de guerre.
C’est un choc. Le peuple se lève.
Je suis Charlie. Nous sommes Charlie. Et si nous avons peur de tant de barbarie, de stupidité et de violence, nous sommes debout. Debout face à la haine et au meurtre.
Les criminels s’en sont pris à la liberté, à la gauche, à l’écologie, aux idées, aux Français et à l’humanité.
Wolinski, Cabu, Charb, Tignous, Bernard Maris ont été tués pour leurs idées, et les autres pour accompagner ces idées, ces images, la laïcité, la liberté de penser et de vivre. Les autres parce qu’ils croyaient le rendre possible.
J’ai un vide et une douleur en moi.
Enfoirés ! On reste debout, sans haine, et il faut tout reconstruire, et interdire les armes de guerre. Salops.
Des connards, des barbares tentent d'assassiner la liberté d'expression. Ils ont tué Charlie.

Contournement Est de Rouen, l’A28-A13, l’autoroute pour les nuls

Contournement Est de Rouen, l'A28-A13, l'autoroute pour les nuls
Plus de la moitié des députés socialistes ont demandé à ce que l’Etat rachète les concessions autoroutières.. L’envolée des prix des péages et la rentabilité exceptionnelle des concessions ont poussé à faire pression sur les concessionnaires.
Cela, deux mois après que l’Autorité de la concurrence ait dénoncé la rentabilité exceptionnelle des sociétés concessionnaires d’autoroutes « historiques » assimilable à une rente, qui doit être davantage régulée en faveur de l’Etat et des usagers. L’Autorité de la concurrence estime une rentabilité de 20 à 24%.
Pour le PDG de Vinci autoroutes, Pierre Coppey, “l’Autorité de la concurrence confond le résultat net comptable annuel avec le taux de retour sur investissement”. “[…] à la fin vous rendez l’actif, vous remboursez vos obligataires, vos actionnaires et il ne reste rien. On se demanderait presque pourquoi il s’accrochent tant à leurs concessions tant il n’y a plus rien à la fin.
Manuel Valls a donc décidé qu’une remise à plat totale des concessions était nécessaire parce qu’il en va de l’intérêt de l’État. Encore faut-il trouver les 15 à 20 milliards € nécessaires.
Plutôt que tenter de faire pression à postériori sur les sociétés concessionnaires, ne vaut-il pas mieux commencer par éviter d’investir dans de ruineux ouvrages qu’on offre en concession pour des durées qui dépassent l’entendement.
Ce serait le cas du contournement Est de Rouen. La ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, doit décider de lancer ou non l’enquête publique sur cette autoroute.
Madame Royal avait jugé qu’il n’est « pas réaliste de mettre 900 millons d’Euros dans 60 kilomètres » (à propos de l’A831 en Poitou-Charentes). Il faut se rendre compte qu’il est encore moins réaliste de dépenser au minimum 1,05 milliard € pour 41 kilomètres.
Avant de reproduire les mêmes erreurs, d’engager la collectivité sur une dette colossale, il faudrait surtout évaluer l’intérêt général d’un tel ouvrage, et comprendre les raisons du rejet massif de la population impactée, des associations, des écologistes. Je doute que le dossier présenté au ministère reflète les chiffres erronés ou approximatifs qui ont été rectifiés tout au long de la concertation, sans que les organisateurs ne tiennent compte des corrections lors des réunions suivantes. Les conclusions du maître d’ouvrage tiennent en deux opinions répétées à l’envi : “nous pensons que c’est utile et nécessaire”.
A l’Assemblée on s’offusque, on souhaite racheter les concessions ; au niveau des barons et marquis locaux, c’est une tout autre chanson : on veut faire financer les autoroutes par les contribuables pour les donner en concession pour des décennies. Un fiasco environnemental et un fiasco financier prévisibles.
L’autoroute “Jeanne d’Arc” !
Tous ces grands élus, qui ont pour la plupart évité d’affronter le public sur le terrain, disent avoir entendu les opposants au projet. Les vidéos sont en ligne et en attestent. Et les mêmes barons et marquis nous disent avoir surtout entendu ceux qui ne se sont pas exprimés et qui sont pour. Parce que quand on est pour, on ne le dit pas.
La réalité est plus cruelle :
  • Il y a les opposants, nombreux et têtus : ils luttent pour leur environnement, contre la dette à venir, contre le péage, contre la pollution, pour la sécurité et la santé, pour la préservation des terres et des cultures, la sauvegarde des paysages et le développement des alternatives moins coûteuses et plus ancrées ;
  • il y a les CCI & Co, le Medef, les transporteurs, le BTP, et les élus qui suivent leurs avis, ils sont pour, peu nombreux, et très intéressés ;
  • et puis il y a l’immense majorité des gens qui s’en foutent comme d’une guigne, et qui trouvent plutôt con de mettre un péage aux abords de la ville, parce que la plupart fera tout pour l’éviter.
  • Les élus qui entendent les voix comme Jeanne d’Arc devraient tendre l’oreille : C’est pour la plupart plutôt oui sans péage, non avec péage, et surtout aucun impôt supplémentaire.
Face à la surdité, on a réalisé des séquences thématiques filmées au cours des débats, sur le péage, la finalité de l’ouvrage – qui dit finalité, dit conséquences sur le trafic, la pollution, et aussi qui paye pour quoi. On va parler des terres agricoles et forêts détruites définitivement, sans compensation.
Et puis on va s’amuser 5 minutes en entendant les promoteurs du projet nous expliquer que l’autoroute va servir à construire du transport collectif, des bus, du vélo… Il ne manquerait que la marathon, mais l’ouvrage ne fera “que” 41 km. Un marathon, c’est 42,195 km. Trop dommage.
Avant de faire un petit tour de ces contradictions, pour discerner qui ment à qui, je vous invite à découvrir ces moments édifiants.
C’est juste après cette petite chanson comique !
“Niquons la planète” (HK et les saltimbanks) : chanson comique !

Tous, tous, tous, ils n’en n’ont que pour l’axe Calais-Bayonne. De l’Espagne à Bayonne, puis de Bayonne à Orléans, en ramassant pas mal de blé au passage, puis direction Anvers et Rotterdam pour écouler les légumes espagnols à travers l’Europe.
Nous sommes de grands benêts, tout juste bons à payer pour le Medef, les Chambres de commerce, les routiers qui militent pour que cette autoroute passe à proximité de leurs entreprises, comme à Charleval par exemple.
Les dirigeants politiques de droite, et surtout du PS, tous défilent pour nous démontrer que l’A28-A13 est une autoroute que les locaux vont financer pour faire défiler les transporteurs routiers internationaux pour aller de Calais à Bayonne, voire de Gibraltar à Stockholm, rien de moins !
Là est le hic : faire payer les locaux pour attirer des transports internationaux qui ne feront que passer, dont nous n’aurons qu’à assumer les pollutions, les coûts et les dangers.
Tous, tous, tous, tous les partisans nous disent que c’est un nouvel axe Calais-Bayonne, sans évoquer l’échec patent de l’A28 qui est l’axe Calais-Bayonne que les mêmes réclamaient il y a 20 ans.
Vous ne trouverez pas dans ces motifs l’idée qu’on aille de Calais à Bayonne
dit le maître d’ouvrage, Patrick Berg pour la Dreal.

Le maître d’ouvrage, la Dreal, et son représentant, Patrick Berg, nient qu’il s’agit d’un nouvel axe pour le transport routier international. Il préfère parler d’amélioration du cadre de vie de l’agglomération rouennaise – 600 ha de terres agricoles et de forêts détruites, des paysages abîmés -, le désenclavement de la vallée de l’Andelle et le développement économique.
Le développement économique de qui ?
L’axe Calais-Bayonne est l’argument économique des partisans de l’autoroute, les CCI, les entreprises logistiques.
L’autoroute A28 a été présentée comme l’axe Calais-Bayonne en 2003. Ça a été un échec.
En 2014, l’A28-A13 est présentée comme l’axe Calais-Bayonne. Ce sera un échec.
Le maître d’ouvrage réfute qu’il s’agira d’un “aspirateur à camions”, ce serait juste une ruineuse privatisation du réseau routier, à nos frais, et à notre santé.
90% du trafic de transit passe aujourd’hui sur l’axe est-ouest. Paris – Le Havre. L’A13 représente 77% de ce trafic. Les promoteurs nous ont vendu le fait qu’on allait détourner 85% du trafic de transit sur l’axe nord-sud, qui ne sont pas les destinations des transporteurs aujourd’hui. C’est absurde, ils vont au Havre, ou à Paris.
On peut changer les routes, détourner les flux, mais pas changer les destinations.
Personne n’est assez sot pour croire que les transporteurs qui vont au Havre pourront être déroutés par le nord, en payant plus de péages.
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Selon l’étude fournie par le maître d’ouvrage et CEREMA, c’est précisément 90% du trafic de transit qui va aujourd’hui à l’ouest, sur un axe est-ouest. Et non du nord au sud. Quand on clique sur l’image sur le côté on peut voir le trafic nord-sud qui passe à l’Est aujourd’hui (en orange, c’est 0,36% du trafic de l’agglomération), celui qui va au nord ouest (en vert, c’est encore moins), et celui qui va à l’ouest, c’est la quasi totalité, qu’on voit en bleu. C’est le port, c’est la mer. C’est Paris-le Havre.
On peut tenter de dévier du trafic routier international vers l’agglomération rouennaise, ce serait du trafic supplémentaire, avec son supplément de pollution, de dangers, de bouchons, au frais des contribuables et usagers locaux.
Mais on ne peut pas dévier les trafic de transit actuel sur un axe nord-sud, situé à l’Est qui plus est.
Sur les flux, on a tout entendu. Tout et son contraire, et les chiffres faux ou erronés ont continué à être ressassés, rabâchés.
Il n’y a pas de trafic à l’Est ! On va juste faire payer les habitants pour pouvoir faire passer sur notre territoire des camions polonais qui vont amener à Anvers des marchandises espagnoles. Cassant au passage des paysages uniques au monde dans l’intérêt de quelques uns.
Ah ! L’emploi ! C’est au nom de l’emploi qu’on fait des autoroutes. Les bilans faits de toutes les autoroutes font le même constat implacable : les autoroutes ne permettent pas de créer d’emplois, elles parviennent juste à les déplacer, pour réinstaller les zones d’activité près des échangeurs. Parfois de seulement quelques kilomètres.
Ils finiront néanmoins par l’admettre.
Mais on a eu l’occasion de se poiler en entendant les “décideurs” (qui ne sont pas les payeurs) expliquer que l’autoroute permettra de développer les transports en commun, les transports alternatifs, les bus en sites propres, le vélo. Youpi !
Beaucoup ont eu l’impression d’être pris pour des imbéciles pour justifier l’autoroute au motif du développement des transports collectifs.
S’ils voulaient vraiment développer les transports pour tous, pourquoi ne pas investir directement ans les transports collectifs et les modes doux ?
Nous sommes bien nigauds.
Il ne suffit pas de ressentir la dette à venir dans nos impôts et nos impôts locaux : l’autoroute sera aussi financée par le péage et la rente de la concession.
Ce sera 85% de trafic d’échange, entre CASE, CREA, et plateaux Est qui paieront, selon le maître d’ouvrage. Bref, les habitants.
Mais, mais, mais… ce sera tellement cher, que les collectivités locales sont invitées à acheter au concessionnaire une remise pour leurs “ressortissants”.
Pas de subventions d’équilibre obligatoire, donc, mais la possibilité de payer supplémentairement pour rendre le péage supportable aux usagers d’une commune ou d’une agglomération.
L’autoroute, c’est un service public. Comme la Sécurité Sociale, a-t-on entendu à Rouen.
On va détruire des terres sans compensation.
La Safer rachète des terrains depuis 10 ans aux agriculteurs qui vont partir en retraite. Et 600 ha de terres et de bois vont être détruits par l’autoroute.
Et ces 600 hectares, c’est seulement l’emprise de l’autoroute. Cela ne comprend pas les zones d’activité à venir, les zones marchandes et pavillonnaires. Tout cela s’ajoute au 97 hectares qui disparaissent tous les ans de la CREA : nous n’avons pas besoin de manger, au pire, les polonais nous amèneront les denrées espagnoles.
Et c’est la campagne au bord de la ville qui va être détruite. Champs, forêts, chemins, mares, vont être transformées en autoroute et en zone urbanisée.
Au milieu de tant de véhicules, il va être de plus en plus dur de cultiver, se promener, trouver du calme et du beau. Des camions à la place.
On prévoit de multiplier le trafic routier par plus de 15 !
Dans une concertation, ce que l’on dit n’a que la valeur du souffle. En face, beaucoup de vent.
La négociation se fera dans les urnes, et on comptera d’abord l’abstention.
Et puis la résistance, il y en aura. Ils sont habitués. D’ailleurs le projet a 40 ans, et il ne verrait jour que dans 15 ans (sauf…).
Je souhaite évidemment une solution négociée, non violente, mais nous faisons face à l’autisme politique et aux intérêts économiques bien entendus.
La négociation, c’est “on va le faire” (et vivre malheureux comme des imbéciles), ou bien c’est “Non à l’autoroute”, et merci Valérie de ce témoignage.
On ne vit pas tous dans les beaux quartiers, avec des belles voitures et une gold card. On ne prend pas tous nos vacances dans les îles. On aime bien vivre dans notre région, sans faire flamber la dette, sans augmenter la pollution, les maladies, les décès. On se moque d’améliorer les marges de de la SAPN et de la SANEF.
Vivons bien. Si possible, vivons heureux. Et allons travailler ou faire nos courses sans se faire racketter.
La bêtise et la mauvaise foi ne sont pas menacées d’extinction.
Je vais revenir un instant sur la sottise énoncée par le conseiller général de Boos et néanmoins maire NC-UDI de Franqueville-Saint-Pierre, qui nous dit que la violette de Rouen n’existe pas.
La violette existe, évidemment, et heureusement, il reste des gens pour la préserver.
Ce que ça nous dit aussi, c’est que les élus du territoire connaissent bien mal leur environnement. J’espère que M. Leroy pourra le découvrir, à l’occasion de la retraite de son mandat de conseiller général, très bientôt. Dès qu’on rencontre la violette, on en tombe amoureux. Peut-être fera-t-il cette rencontre. Peut-être pas, tant pis.
Et puis ce que ça nous dit, c’est qu’on est prêt à dire n’importe quoi, à présenter n’importe quel argument fallacieux, pour défendre des intérêts financiers.
Tout élu sait que la violette existe. C’est une des missions de l’élu de protéger la biodiversité, en conformité avec la loi. Pas de nier la réalité.
Bref, droite ou PS, même combat. Les alternatives existent pourtant, sans être obligés de faire supporter la dette aux générations futures. Il faut finir le contournement ouest. Et ils y a les transports collectifs, les liaisons ferroviaires.
Et si l’on veut transporter le blé en toute sécurité, sans pollution, sans bouchons, sans danger, pourquoi ne pas réhabiliter la ligne ferroviaire Rouen-Orléans. Ce pourrait être, là, une priorité nationale. Non ce tronçon autoroutier ruineux et inutile.
Les arguments environnementaux, de trafic – basés sur les études des services de l’équipement qu’a du fournir le maître d’ouvrage -, l’état des finances publiques, les usagers, la préservation des terres agricoles, les arguments sur la pollution et la santé ont été dévoyés. Pour conclure que c’est utile, nécessaire et bon pour l’emploi.
Le débat public et la démocratie méritent mieux. Il n’y aura pas les emplois, il n’y a pas de trafic à l’Est de Rouen, le Calais-Bayonne est un mirage trop de fois utilisé, mais nous aurions la dette, la charge, et les destructions de la nature, de l’agriculture, des paysages et des ressources en eau.
Si la ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, veut peser sur les sociétés concessionnaires, qu’elle commence par ne pas faire cadeau de cette privatisation, ni d’une concession qui va détruire notre territoire et nous obliger, obliger tous les habitants, sur plus de cinquante ans.
Madame Royal, est-il possible de dire enfin non à ce projet qui a plus de 40 ans et ne correspond en rien aux besoins d’aujourd’hui ?
Votre réponse est très attendue.

Bonus-malus pour les particules fines et les dioxydes d’azote : les socialistes s’abstiennent, la loi est rejetée.

Bonus-malus pour les particules fines
Ce n’était pas une taxe “punitive”, comme les appelle la ministre Ségolène Royal, mais d’une proposition visant à intégrer dans le dispositif bonus-malus du Grenelle les émissions de polluants atmosphériques que sont les dioxydes d’azote et les particules fines et ultrafines.
Cette loi a été proposée par le groupe écologiste, présentée par Aline Archimbaud, amendée par le groupe communiste républicain et citoyen et défendu par Chantal Jouanno et M. Canevet pour le groupe centriste.
Nous ne faisons pas là de l’écologie punitive. C’est l’absence d’écologie qui est punitive pour ceux qui sont les plus exposés aux émissions de polluants du trafic routier et pour le scandale sanitaire que nous vivons
Aline Archimbaud

L’OMS a jeté un pavé dans la mare en publiant un communiqué qui nous alerte sur les 7 millions de décès prématurés liés à la pollution de l’air chaque année. C’est un décès sur huit.
On ne meurt pas de pollution, mais la pollution fait mourir prématurément de maladie cardio-vasculaire, d’AVC, de cancer. On est atteint d’infections aigües des voies respiratoires, de bronchopneumopathies chroniques obstructives.
En France, le nombre de morts prématurées dues aux particules est estimé entre 15 000 (Institut National de Veille Sanitaire) et 42 000 (commission européenne). Il ne s’agit pas de décès dus directement à la pollution, mais la pollution réduit l’espérance de vie à 30 ans de 3,6 à 7,5 mois, selon les endroits où l’on vit.
Ces estimations prennent en compte l’ensemble des particules fines. Celles-ci comprennent toutes les pollutions industrielles, le chauffage, et l’agriculture. Mais c’est en ville que le rôle du diesel est prépondérant, par la concentration des émissions.
3 millions de franciliens subissent des conséquences sur leur santé et leur espérance de vie à 30 ans. Les seuils ne devraient pas pouvoir être dépassés plus de 35 jours par an. Elles les dépassent plus de 200 jours.
Parmi les 12 millions de citadins menacés par le diesel, nous pouvons éviter 2 900 morts prématurées / an en modifiant nos comportements, et grâce à des politiques publiques volontaristes.
Des politiques volontaristes et non punitives.
Il serait injuste de punir des consommateurs dont on a fait tout ce qu’on pouvait pour leur vendre le diesel, en tournant notre industrie automobile vers le tout-diesel. La fiscalité promue par les transporteurs routiers, le secteur industriel automobile français – Peugeot a été un des précurseur de la technologie, avec la 403 – et les pétroliers qui voyaient là l’occasion de vendre un “sous-produit” du pétrole (réputé non-cancérigène jusqu’en 2012), et surtout un carburant plus abondant par rapport à l’essence, à une époque ou le diesel représentait moins de 10% du marché.
La fiscalité sur les carburants, c’est que l’essence est taxée à 61 %, alors que le diesel – qui coûte plus cher – coûte moins cher à la pompe parce qu’il n’est taxé qu’à 50 %.
Pourquoi cette disparité ?
Aujourd’hui, la part du diesel en France est de 72,9 %.
Et nous nous trouvons dans la situation opposée aujourd’hui : nous sommes exportateurs d’essence. Un essence que nous revendions aux américains.
Et, du fait que le diesel émet moins de CO2 que l’essence, il participe à réduire la taxe carbone des pays. C’est la raison pour laquelle la Chine augmente son parc diesel. Moins de CO2 = moins de taxe carbone. Mais nuit gravement à la santé des habitants.
Santé publique et économies pour les usagers.
Nous avons besoin de nous orienter vers des modes de transports plus sobres, plus propres, moins onéreux, et moins polluants. Sans parler du coût de la santé publique.
La loi proposait de réformer le système de bonus-malus actuel qui favorise l’achat de voitures diesel au détriment de l’essence, en favorisant l’acquisition de véhicules propres, en produisant des autos moins polluantes, et en donnant aux constructeurs le temps de s’adapter aux nouvelles lois du marché mondial.
Le temps d’adapter nos usages : co-voiturage, intermodalité, transports publics, auto-partage, télétravail, et tous ces nouveaux usages qui vont permettre aux usagers de ménager leur bourse et leur santé. Et plus de cinq ans pour le mettre en place. Au boulot, certes ! Mais ça laisse 5 ans quand même.
Que vaut la santé publique, la santé et la vie des gens, quand on peut préserver les marchés, même momentanément, du numéro 1 mondial du diesel, et aussi préserver la paix avec des transporteurs routiers pour qui on supprime l’écotaxe dès la menace d’une manifestation, et les profits des pétroliers, pour des parlementaires lobbytomisés des orteils jusqu’au plafond, si possible doré ?
De la droite, on s’attendait au vote contre. Au moins, à droite, il y a eu Chantal Jouanno et Michel Canevet pour défendre la loi.
Le parti socialisme s’est abstenu comme un seul bloc, un roc, un mur. Unité : 111 abstentions, 1 vote contre. Main dans la main avec le gouvernement.
Le groupe communiste a voté pour, tous les sénateurs. Pourtant, ils connaissent les problèmes d’emplois dans l’industrie automobile et pétrolière. Et pour arriver à une mutation de l’industrie du diesel sans douleur, ils ont demandé 2 ans de plus, jusqu’en 2020, en accord avec les écologistes.
Les radicaux, 12 abstentions, 1 contre. Il faut bien se maintenir en place.
La loi a été rejetée.
Les gens vont rester avec la pollution. Parce qu’il ne faut rien faire. Nous sommes toujours en 1983, et la croissance va revenir.
Et tout ça au moment où Hollande découvre les vertus de l’écologie (“[il] n’y aurait pas cru il y a encore 2 ou 3 ans”, dixit lui-même – nous, on a cessé d’y croire, à sa conversion). Mince ! Et au moment où le ministre Macron va enfouir les déchets nucléaires à Bure, pour faire revenir la croissance. Déchets nucléaires = croissance !
Il est parti le socialisme. Loin, loin… Bon voyage : 2ème étoile à droite, et tout droit jusqu’au matin.

Areva au bord du gouffre, l’Etat paiera

logo-areva
694 milliards de pertes pour 9 milliards de chiffre d’affaires, un chiffre qui va augmenter d’ici la fin de l’année. 9 ans de retard sur la livraison de l’EPR finlandais, et la livraison de l’EPR français de Flamanville est repoussée d’un an de plus. L’EPR a viré au fiasco industriel, et l’entreprise publique (à 88%) y laissera plusieurs milliards €. Uramin a viré au scandale d’Etat, après nous avoir coûté 1,8 Md €.
Le groupe a suspendu l’ensemble des perspectives financières qu’il s’était fixées pour l’exercice 2015 et 2016, et ne garantit plus l’objectif d’un cash-flow “proche de l’équilibre”.
« Si Areva était une société privée, elle aurait déposé son bilan » Areva a cédé 10 milliards € d’actifs en 3 ans, sa dette est de 4,7 Mds € pour seulement 4 mds € de fonds propres. L’action, qui a perdu près de la moitié de sa valeur depuis le 1er janvier, a décroché en bourse après ces annonces.
Depuis 2008, l’action a perdu près de 90% de sa valeur.
Areva est au bord du gouffre. Pour continuer cette fuite en avant, l’Etat, les contribuables et les salariés de l’entreprise vont devoir payer les échecs de la filière. Il faudrait 2 milliards et plusieurs milliers de licenciements pour renflouer l’entreprise, si c’est possible.
L’avenir de l’entreprise publique est en jeu. Au delà du sort même de l’entreprise, c’est toute la politique énergétique de la France qui est en cause.
L’EPR est un énorme ratage industriel. En 2011 déjà, mediapart nous avertissait : “le bilan de la folle gestion d’Areva ne pouvait plus être tu.” Mais la gestion calamiteuse de l’entreprise, l’impasse économique de la filière nucléaire, sa dangerosité, l’impossible gestion des déchets, qui sont un danger pour les milliers d’années à venir, auraient dû contraindre les dirigeants politiques à changer radicalement notre politique énergétique.
Au lieu de ça, malgré les alertes sur la folie de l’EPR qui nous coûte notre capacité à changer notre avenir, les milliards d’argent public qui s’évanouissent en fumée donnent le tournis.
Qu’est-ce qu’on fait : stop ou encore ? La raison conduit à dire stop ! La folie viendrait nous dire de nous acharner à persévérer dans le désastre.
Malgré cet aléa de chantier, EDF réaffirme son engagement dans le nouveau nucléaire en France, en Chine et au Royaume-Uni.

Le report d’une année supplémentaire de la mise en fonction, en 2017, de l’EPR de Flamanville vient contrecarrer la fermeture de la centrale de Fessenheim.
En effet, il faudrait que l’Etat, qui a financé entièrement le programme nucléaire, indemnise l’opérateur EDF, désormais privé, de plus de 4 milliards €. Des milliards, et encore des milliards, toujours plus de milliards. L’indemniser pour la rentabilité annuelle de 200 millions/an jusqu’en 2040. La centrale aurait alors 62 ans. On est tombés sur la tête.
Addendum : le report de la mise en fonction de l’EPR en 2017 risque d’avoir des conséquences juridiques fâcheuses. Le décret n°2007-534 du 10 avril 2007 autorisant la création de l’installation nucléaire de base dénommée Flamanville 3, comportant un réacteur nucléaire de type EPR, sur le site de Flamanville (Manche) oblige l’opérateur à réaliser le 1er chargement du combustible avant le 11 avril 2017. Faute de quoi, le projet devra faire l’objet d’un nouveau débat public, suivi d’une nouvelle enquête publique. Tout cela risque de prendre des années.

Manuel Valls, Jean-Marie Le Guen et consorts sont sur un bateau : “barre à droite toute !”

Sur la défensive, mais aussi pour des raisons tactiques, le premier ministre et le secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement, accusent la dérive “gauchiste” des écologistes et leur irresponsabilité.
Après M. Le Guen, c’est Manuel Valls qui prend Cécile Duflot pour cible, torpillant ainsi tous les écologistes.
Le jour où Duflot a choisi de quitter le gouvernement, elle a perdu tout sens des responsabilités et elle est partie en vrille. Elle est retombée dans la maladie infantile de l’écologie : le gauchisme.

Il est vrai qu’on ne pourra pas accuser Manuel Valls de dérive gauchiste. C’est même tout le contraire qui se produit.
Le rapprochement avec les centristes et François Bayrou lui permet de s’isoler des dissidents de la gauche du PS, ces dangereux frondeurs qui s’opposent à la réorientation du parti socialiste, ou quel que soit le nom dont il souhaiterait l’affubler pour assumer la réorientation libérale. (une idée en passant : “Sociale Démocratie Française”. Pas mal, non ?)
Exit le surmoi marxisme, donc. Que nous dit ce brave homme ?
Il faut en finir avec la gauche passéiste, celle qui s’attache à un passé révolu et nostalgique, hantée par le surmoi marxiste et par le souvenir des Trente Glorieuses. La seule question qui vaille, c’est comment orienter la modernité pour accélérer l’émancipation des individus.
Manuel Valls

Emancipation des individus, ou enrichissement des uns, même du fait de leurs mérites, au détriment des autres, est une chose. Manuel Valls se revendique pragmatique :
[…] l’idéologie a conduit à des désastres mais la gauche que je porte garde un idéal : l’émancipation de chacun. Elle est pragmatique, réformiste et républicaine.

Réformiste, le mot est lâché, rabâché, ressassé et usé jusqu’à la corde. Bienvenue à Léon Blum et Jaurès, et en même temps, adieu à leurs aspirations. La réforme et le progrès social devaient se faire parallèlement à l’évolution du capitalisme, avant de changer absolument, jusqu’au régime même de la propriété.
C’est la réforme, elle même, est mise en cause. On adapte les institutions, l’État et nos lois pour promouvoir notre marché dans la mondialisation. On ne cherche plus à contrôler et adapter les marchés à nos lois, nos usages, notre culture et notre histoire.
Selon le 1er ministre, le socialisme est une vision passéiste de notre avenir ? Bienvenue dans le pragmatisme politique. Que reste-t-il de l’héritage socialiste ? L’ordre ! C’est Clemenceau qui est mis à contribution :
j’ai mis du temps à admettre que j’aurais plus facilement applaudi le Tigre que le fondateur de l’Humanité, maintenant j’assume.

Mais l’ordre, ce n’est pas que donner et répondre aux ordres. Nous avons une armée, mais nous ne sommes pas une armée, ni tous des soldats.
L’ordre est aussi de gauche. Protéger les faibles, et pas seulement les puissants. Protéger la nature, pas seulement le béton et la gabegie. Partager et propager la culture. La gauche, c’est la justice pour tous et le bien commun. Et l’ordre, c’est aussi une part de désordre, la capacité à organiser le désordre pour trouver des solutions : cela s’appelle le débat. Le débat, c’est la raison.
Le premier ministre fait le choix de la droite. Il le fait pour le PS et pour les militants socialites. Et il le fait contre celui des français contre nombre de français de gauche, ils sont très nombreux, qui ont voté socialiste au moment du second tour par choix philosophique, par choix de vie et d’avenir.
La gauche n’appartient pas au PS, monsieur le 1er ministre Elle appartient aux français, et à tous les citoyens du monde. C’est la lutte contre l’esclavage, la lutte pour les droits de chacun, la lutte pour des valeurs, c’est la lutte pour la vie. Pas la vôtre et comment vous la gagnez. On s’en fout pas totalement, mais on ne se fait pas trop de soucis.
Je me fais du souci pour mes congénères, mes amis, mes enfants, à vouloir les abandonner dans un monde cynique, sans buts et sans avenir.
La gauche, ce ne sont pas les élites sensées représenter le peuple. C’est le peuple.
Mal représenté, à mon avis.
Faites-vous élire si vous le pouvez, ce sera sans moi la prochaine fois. Salut citoyen.

François Hollande rate sa prestation à la télé mais se cramponne

François Hollande rate sa prestation à la télé mais se cramponne
Près de 8 millions de français ont écouté le président de la République.
Ils ont cherché le sens, cherché les préoccupations et les réponses du pouvoir à toutes les questions auxquelles nous sommes, ou allons être, confronté-e-s.
En chute perpétuelle dans les sondages, François Hollande a cherché a se montrer empathique, mais la sauce ne prend pas. Ce n’est pas sur son image qu’il en est à 12%. C’est sur le bilan, les promesses non tenues, le reniement et le revirement.
Il était attendu sur le chômage, la justice sociale, l’éducation, l’économie, l’environnement, les méthodes de gouvernance et la rénovation de nos institutions, l’Europe, la politique internationale, la finance, la fiscalité, le climat, et les perspectives d’avenir, la guerre, le terrorisme, la bouffe et la santé.
La plupart des français se moquent de ses histoires de coeur, pour rester poli. Quand les présidents qui ont incarné la Vème République l’ont fait en incarnant le pouvoir et la France, ils l’ont fait avec intégrité. Le général De Gaulle payait les factures d’électricité de ses appartements à l’Elysée, et ses repas donnés à titre privé. Et il avait renoncé à ses retraites de militaire comme de Président de la République.
Nous étions, à l’époque, bien loin du bling-bling de Sarkozy, de la dépravation du candidat Strauss-Kahn, du financement des partis, du financement des campagnes que tous les français payent – tous les français payent pour Bygmalion, pas seulement les militants -, ou des ministres et politiques en place qui jurent aux Français, droit dans les yeux, qu’ils n’ont pas d’argent dans les paradis bancaires et fiscaux, et qui se font prendre la main dans le pot de miel.
Les français peuvent avoir le sentiment que cette 5ème République se roule dans la fange au lieu de s’attaquer à leurs conditions de vie et à leurs perspectives d’avenir.
Les questions de vie privée, ça se balaie d’un revers de main.
Ce que nous voulons, c’est de la transparence dans la gestion de l’argent public, les attributions de marchés publics, les emplois publics, et la gestion des affaires publiques.
La démocratie commence par la connaissance des choses publiques. C’est ça qui nous permettra de faire des choix politiques raisonnés basés sur des arguments, et plus sur des mots, des paroles et des promesses.
C’est sur les promesses du candidat Hollande qui n’ont pas été réalisées que j’aurais voulu qu’il s’explique, et sur ce que les dirigeants allaient faire dans la seconde période de son mandat.
C’est ça la politique : pourquoi et comment nous en sommes arrivés là. Comment et pourquoi nous pouvons choisir d’avoir un avenir. Si possible partagé, c’est le lot de la démocratie.
Le président et le meurtre de Rémi Fraisse : “Une tragédie pour la famille et un drame pour le pays”, nous a-t-il dit. Le président Hollande a promis la vérité et les résultats de l’enquête devront être délivrés d’ici 8 jours.
Le président n’a pas dit la vérité quand il a annoncé que les grenades offensives dites F1 n’avaient jamais tué jusque là. Rémi est le deuxième militant écologiste qui a été tué par une grenade offensive. 300 grenades lacrymos ont été lancées le jour du meurtre, et 30 grenades offensives. 30 de ces grenades tueuses d’écolos.
Nous attendons les résultats de l’enquête. De manière non violente. Puisque le gouvernement en appelle à la responsabilité, nous attendons tous que toutes les responsabilités soient assumées.
Le président et le chômage : 40 Mds € d’aides aux entreprises, soit près de 12 000 € par chômeur, vont ou ont été versées, sans contreparties. Et ça ne marche pas.
L’ennemi n’est plus la finance une fois l’élection passée. Le gouvernement est “pro-business”. L’ennemi a gagné, sans combat, sans coup férir, en un jour.
Pro-business et aussi pro-banques et produits dérivés : le gouvernement socialiste a réussi à déjouer l’Europe en empêchant la taxe sur les transactions financières. Le gouvernement français, pour préserver les intérêts des principales banques françaises, notamment sur les fameux produits dérivés qui auraient pu être taxés à 0,01% (vous avez bien lu).
Et ce n’est pas tout : aujourd’hui, ce sont les Etats et les contribuables qui garantissent les actifs des banques. les cinq plus grosses banques françaises contrôlent des actifs consolidés qui pèsent plus de 300% du PIB de la France. La faillite de l’une entraînerait la faillite du pays. L’Europe retenu la création d’un fonds de sauvetage des banques, abondé par une taxe sur les banques afin de garantir une éventuelle défaillance. Le gouvernement français s’y est opposé.
Mais ce n’est pas tout : Michel Sapin a reconnu que les services de Bercy travailleraient sur la déductibilité des sommes versées à un tel fonds de sauvetage européen.
Les contribuables et l’Etat français resteront donc les garants des banques.
Alors, les socialistes ? Ennemis ou valets de la finance, contre l’intérêt des contribuables et des français ?
Le président n’a plus qu’à espérer que “la roue tourne”. Sinon, il ne pourra pas se représenter en 2017. En attendant, il se “cramponne”. Il n’a plus qu’à espérer qu’une banque, une de ces “too big to fail”, ne se trouve pas mise en défaut.
Les sujets d’avenir : pas de hausse d’impôts, c’est LA promesse de la deuxième moitié du quinquennat. Cela signifie aussi qu’il n’y aura pas de fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG, qu’on va adoucir le sort des riches, qu’on va gentiment privatiser pour trouver du cash, et avoir la paix des possédants. Va-t-on augmenter la TVA ? Les collectivités locales vont-t-elles être acculées à augmenter les impôts locaux ? Il n’est pas pour demain, le grand soir fiscal.
Réforme des institutions : M. Hollande a été incapable d’expliquer la décentralisation et le rôle des régions, incapable d’expliquer la nécessité de supprimer l’échelon inutile du département coincé entre l’intercommunalité et la région.
Le président a expliqué que la promesse de procéder à la réforme vers la proportionnelle était caduque. Fin.
Nous devrions pourtant en finir avec le clientélisme, la corruption, la fraude, le cumul des mandats et l’appropriation des pouvoirs et des décisions. Ce ne sera pas pour ce mandat. Ce ne seront pas une mesure ni des lois socialistes.
Le programme jusqu’en 2017 : Du foot. C’est d’abord l’euro 2016.
Puis le président souhaite les jeux olympiques à Paris en 2024. Rappelons-nous que ce sont précisément les jeux olympiques qui ont plongé la Grèce dans la crise de la dette en 2004. Les équipement réalisés alors sont pour beaucoup en ruines, comme l’est l’économie.
Et en 2025, il veut que la France organise une exposition universelle. “ On a besoin de grands événements, on a besoin de se projeter.” Incapables de réduire la dette, allons-nous nous lancer dans des dépenses titanesques ?
M. Hollande aura eu une phrase sur l’exposition de “l’excellence environnementale” de la France, en citant la conférence sur le climat, en 2015 à Paris.
Le GIEC a prévenu, c’est maintenant qu’il faut agir si l’on veut sauver la planète. Les dirigeants des pays du monde entier, scientifiques, ONG, mais aussi lobbyistes et industriels, vont se rencontrer et négocier pour tenter de sauver ce qu’on peut sauver de notre monde.
Face à cet enjeu – majeur, existentiel, de vie ou de mort -, la conférence ne peut pas être une grande expo faire-valoir de la France, avec des grands posters. Ce ne peut pas être une simple phrase glissant la conférence sur le climat au milieu des manifestations sportives et autres événements à la gloire de Paris.
La peu contraignante loi de transition énergétique manque d’ambition, les lois sur le logement sont détricotées, l’énergie, on change rien, à part reparler de saccager les sous-sols pour le gaz de schiste, le gouvernement ne s’en sort pas du nucléaire, la France est une foire aux grands projets inutiles et imposés, et on continue de privatiser les routes, et maintenant les barrages hydroélectriques. Il va être bien difficile d’aller faire les beaux lors de la conférence sur le climat l’an prochain.
Les socialistes seront-ils les fossoyeurs de l’écologie et de la planète ?
Des pains et des jeux. C’est bien tout l’espoir que le Président et son gouvernement nous laissent à l’issue de ce show pathétique.
Je n’attends pas d’enquête sur le suicide du socialisme et le naufrage de la cinquième République.
On attend les résultats de l’enquête sur le meurtre de Rémi Fraisse. L’Etat et ses dirigeants doivent savoir prendre leurs responsabilités.
Il faut savoir se décramponner, parfois.
les-gardes-mobiles-chargent

Une bien belle réalisation, et belle prouesse de la part des auteurs. “Knock Knock”, du groupe Brunettes Shoot Blondes

Pour le plaisir !
C’est une boite de prod vidéo, syt-x, qui a créé cette jolie animation. Chapeau pour la réalisation.

Sivens, zone défendue par Rémi Fraisse et ses amis

hommage à Rémi Fraisse
Les écologistes et la jeunesse éprouvent beaucoup de tristesse pour Rémi Fraisse et ses proches.
Rémi a été tué par les autorités parce qu’il défendait ses valeurs, qu’il défendait la nature et qu’il s’opposait à un projet jugé médiocre par l’État même qui le met en place.
Décrit comme un jeune homme doux, tolérant, honnête et non violent, Rémi fait partie de nos amis. Tous les copains sont bouleversés, attristés, en colère.
Les écologistes ont prévenu des tensions et des débordements de violence qui se manifestent à notre encontre dès qu’on cherche à protéger l’environnement. Nous avons prévenu pour Sivens.
Nous sommes abasourdis par le déchainement de violence autoritariste qui a conduit à ce décès.
Ce sont des jeunes gens qui revendiquent leur droit à hériter d’un monde sans saccages supplémentaires. Rémi a manifesté contre un projet que même ses promoteurs jugent médiocre. Il n’a usé d’aucune violence, et il est mort.
Comment peut-on décider de déployer un tel déferlement de violence, au risque de tuer ?
Nous sommes tous concernés. Nous, nos enfants, tous les gens, jeunes et moins jeunes, que nous connaissons. Serons-nous responsables de la mort de nos enfants si nous les emmenons à nos côtés lorsque nous irons défendre les retraites, l’école, l’emploi, la qualité de vie ou la sauvegarde de l’environnement ?
Le premier ministre en a appelé à la responsabilité de chacun dans son expression. Autrement dit : taisez-vous !
J’en appelle, moi, à la responsabilité de chacun dans ses actes.
La responsabilité, c’est d’abord la recherche de la vérité et de la chaîne de responsabilités.
La responsabilité, c’est pour le moins de présenter des excuses à la famille et aux proches de la victime pour la mort de Rémi Fraisse, et pour toutes les blessures et souffrances infligées aux proches et aux autres.
La responsabilité, c’est d’assumer les responsabilités que les politiques ont choisi d’assumer : vous vous êtes plantés, vous avez tué un innocent, vous assumez.
Il faut arrêter ce projet que vous jugez mauvais, il faut renaturaliser la zone détruite, en l’honneur de tous. Renaturalisez la zone, et, s’il vous plait, baptisez-la « Rémi Fraisse », en hommage à son courage, sa bonne volonté, et à son innocence.
Et taisez-vous au lieu de vous justifier à chercher des poux là où il n’y a que bon cœur et intelligence. Cessez vos violences.
Adieu Rémi. Tu as mon amitié posthume.
Qui fait régner la terreur ? De qui vient la violence ?
Ce sont nos jeunes qu’on assassine.

Un chantier de débroussaillage pour sauvegarder la violette de Rouen

Julien Dufresne, du Conservatoire des Espaces Naturels de Haute-Normandie (CRENHN), conduisait l’équipe de bénévoles venue aider à débroussailler les coteaux qui surplombent la Seine. Objectif : la sauvegarde de la violette de Rouen.

Crédit : France 3 Haute-Normandie, un reportage de Jean-Luc Drouin et Olivier Flavien
des moutons pour sauver la violette
Quelle chance de se retrouver dans un paysage d’une telle beauté, en belle compagnie, pour aller découvrir et aider à la sauvegarde de la violette de Rouen.
La violette de Rouen, de son petit nom viola hispida Lam. (viola rothomagensis), est une fleur de 18-20 mm qui vit sur les coteaux crayeux de la Seine. Elle n’est présente nulle part ailleurs au monde.
L’espèce est menacée d’extinction par les nouveaux usages de l’homme. C’est une fleur pionnière, qui vit dans les cailloux, supporte des conditions très rudes, chaleur très forte ou, au contraire, froid intense, mais qui a du mal a supporter la concurrence des autres espèces. Les pierriers, ces éboulis crayeux, offrent l’abri idéal à cette petite violette.
Le déclin du pastoralisme est la cause première de la disparition de cette espèce unique. Lorsque les moutons paissaient encore dans les coteaux, ce sont eux qui garantissaient les conditions de la survie des espèces pionnières. Les élevages ovins ont largement disparu dans notre région. Sur les coteaux, avec les difficultés d’accès et le dénivelé très important, l’élevage a totalement disparu.
Le CREN-HN s’est donné pour mission de restaurer les espaces naturels de notre région. Entre autres missions, le conservatoire s’occupe de préserver et entretenir les coteaux. Ils y font paitre chèvres et moutons, afin de sauver la violette de Rouen et la biscutelle de Neustrie.
Mais avant de faire venir sur les lieux une trentaine de moutons, ainsi qu’une quinzaine de caprins, il faut impérativement débroussailler le terrain.
C’est pour cela que nous nous sommes retrouvés le samedi 25 octobre, pour passer un très agréable moment de partage et de découverte, et, ainsi, aider à sauver la violette et la biscutelle.
Merci à Julien ainsi qu’à tous les participants à ce chantier pour ce très agréable moment.
le conseil général de l'Eure et l'Etat financent la salle des fêtes
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