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Un artiste explose à Saint-Pierre du Vauvray

Duchamp-Villon ressuscité !
le portrait officiel de Laetitia Sanchez, candidate écologiste aux législatives de la 4ème circonscription, et aussi conseillère municipale à Saint-Pierre, est orné une moustache. Sur les panneaux d’affichage officiels à Saint-Pierre du Vauvray.
La moustache est assortie d’une vague forme oblongue, pas très grande, accompagnée de noyaux de cerises faisant office de roubignoles.
Une signature en quelque sorte.
Cela m’a fait penser que l’artiste est plutôt du genre masculin.
Et c’est un récidiviste : les affiches des cantonales de 2011 – Laetitia Sanchez n’était que suppléante alors – avaient été ornées des mêmes symboles.
Un nouveau Duchamp-Villon est peut-être né à Saint-Pierre.


Mais peut-être n’est-ce aussi qu’une façon de dévaloriser une candidate et des idées en imposant sa p’tite quéquette sur une affiche, bardée d’une moustache signifiant : je hais les femmes et je suis un âne honni, mousse. D’autres références surgissent alors, de gainsbarre aux mouvements sociaux et aux actions des anonymous.
Seulement c’est pas les moustaches des anonymous qui sont dessinées. L’explication est bancale, d’autant que la candidate ne reflète pas l’image du pouvoir.
La vérité est sans doute ailleurs, agent Scully. Et si ce n’était qu’une saillie d’un adulte fréquentant les bacs à sable de la politique pour tenter de diffuser sa rage, sa connerie et son sexisme ?


Lu sur le Paris-Normandie : «Nos solutions pour la 4ème circonscription»

René Bodineau et Laetitia Sanchez interviewés par le Paris-Normandie - crédit photo: S. Fillastre
“Les Verts (EELV) sont là parce qu’« il faut irriguer la société avec nos idées, développer nos thèmes qui constituent aussi une réponse à la crise sociale et environnementale », explique celle qui occupe le poste de secrétaire régionale.”
“Elle est persuadée aussi que les propositions d’EELV constituent « une réponse au Front National qui a profité du désarroi des populations dans les zones rurales ».”
“Elles offrent des solutions pour les transports, pour favoriser les circuits agricoles courts, gages d’une bonne alimentation, pour promouvoir les énergies renouvelables et des bâtiments performants sur le plan thermique. Tout cela est porteur « d’emplois locaux non délocalisables », assure encore Laëtitia Sanchez qui voit dans nos campagnes une population repliée sur elle-même qu’il est urgent de « remettre ensemble » [...]“ (source : Paris-Normandie)
L’article du Paris-Normandie parle ensuite des thèmes plus locaux abordés la candidate EELV, comme la LNPN, et des sujets qui sont débattues au cours des réunions publiques.


Conseil municipal de Saint-Pierre du Vauvray du 3 mai. Alain Loëb avait jugé ses adjoints dès 2008. Il refuse depuis de travailler avec ces personnes. Jorge Pinto lit un discours expliquant que le conseil ne leur a servi que de tremplin pour se lancer dans la politique.

La séance commence avec le traditionnel vote sur le compte-rendu du précédent conseil.
Je vous ai mis deux vidéos à gauche. Le vote du compte-rendu de conseil, et le vote du compte administratif juste en dessous.
Il y aura des abstentions pour émettre des réserves quant à la façon dont s’est déroulé le vote du budget : des documents n’ont pas été remis avant le conseil, comme d’habitude. Après avoir voté à l’unanimité le compte de gestion 2011, on passe au vote du compte administratif 2011.
Habituellement, le document est au moins remis au début du conseil, le document est projeté, et le commissaire aux compte liste les détails de ce compte administratif. Lorsque les conseillers d’opposition ont demandé le détail de ces comptes, il leur est répondu qu’il y a eu une réunion le lundi précédent. Lors de cette réunion, cependant, le compte administratif n’a pas été remis.
Règles de vote(source : Direction Générale des Collectivités Locales) : Lorsque le compte administratif du maire est débattu, le conseil municipal désigne un président ; le maire peut assister à la discussion (même s’il n’est plus en fonction) mais il doit se retirer au moment du vote du compte.
Outre qu’il est difficile de débattre sans disposer des documents, ce n’est pas au maire de présider les débats. Ce qu’il a fait. Ne se retirant et ne désignant le président de séance que pour procéder au vote… prévu pour être expéditif. Ecoutant derrière la porte, le maire reviendra pour s’exprimer et influer sur le déroulement du vote : “J’ai posé la question tout à l’heure, en tant que président de séance, s’il y avait des questions à poser, sinon on aurait pas passé au vote, non ? Qu’est-ce que c’est que ces façons de poser les questions après, quand on dit qu’on va voter. Soit que vous les posez avant et puis on s’explique, et le président et le maire est présent, mais on n’attend pas que…”
Jorge Pinto propose de voter, et de transmettre le document après le vote ! On demande à des élus à qui l’on ne fait pas confiance de faire un vote de confiance.
Le document de 50 pages leur sera finalement remis en un exemplaire et ils auront quelques minutes pour le lire avant le vote.
Voilà pour la transparence pour les élus comme pour les citoyens lors de cette grand messe démocratique qu’est le vote du budget. les élus doivent voter, il sauront plus tard sur quoi ! Comme je rappelais précédemment, le maire peut assister à la discussion, mais il ne peut plus être président de séance, c’est bien le seul moment, ce serait bien de le respecter. Je ne sais pas trop si c’est règlementaire que le maire, qui donne la présidence au seul moment du vote et décide de sortir de la salle, a le droit d’écouter aux portes et de rentrer de son propre chef pour intervenir devant les conseillers. En tous cas, c’est comme ça que ça se passe à Saint-Pierre.
Et cela explique grandement les réserves de l’opposition quand à ce vote.
La première délibération concerne les travaux de renforcement et d’enfouissement des réseaux : la distribution publique, l’éclairage public et France Telecom.
La première question de Laetitia Sanchez porte sur les fourreaux capables d’héberger dans l’avenir la fibre optique.
Pour rappel, le plan de la Région (276) est de connecter par fibre optique 70 % de la population en 2025.
Le plan de l’Etat dans le cadre du volet numérique pour le grand emprunt était plus ambitieux, puisqu’il visait une couverture intégrale du territoire français en FTTH (Fiber to the home) pour remplacer le vieillissant réseau téléphonique commuté (et donc l’ADSL). Notre bonne vieille prise téléphonique pourrait donc disparaître pour être remplacée par la fibre, dans tous les foyers.
L’investissement initialement prévu était de 30 milliards, laissant aux opérateurs l’investissement sur les zones les plus denses, les plus rentables, et permettant, en s’appuyant sur les schémas directeurs territoriaux d’aménagement numérique (SDTAN, à l’instar des SCoTs pour la cohérence territoriale), de préparer l’infrastructure réseau de l’avenir.
Avec la fibre, il s’agit de ne pas rater un virage technologique, comme nous l’avions fait à l’échelle le pays en loupant le virage de l’internet parce que nous disposions de notre minitel national.
Pour Franck Martin, l’aménagement numérique du territoire est primordial pour l’égalité d’accès de nos concitoyens aux services publics qui, de plus en plus, sont « en ligne » [NdR : j’ajouterais aux services publics… et privés, bien plus nombreux et utilisés par nos concitoyens]. “Mais c’est aussi un enjeu pour l’emploi ! Si nous voulons que les entreprises continuent à irriguer l’ensemble des territoires dits périphériques ou ruraux, il faut qu’elles puissent avoir accès aux dernières technologies nécessitant des connexions de Très Haut Débit”, ajoute Franck Martin.
Pour Nathalie Kosciusko-Morizet, il faut déclencher un effet de levier pour stimuler l’investissement privé et éviter une nouvelle fracture numérique.
Les schémas directeurs se mettent en place dans notre région (276) et dans le département.
Pour que l’installation de la fibre optique soit financièrement possible, il faut profiter de tous les travaux de voirie ou d’enfouissement et installer fourreaux et chambres de tirage qui permettront une installation aisée et économique lors du déploiement.
Nous reviendrons plus tard sur le sujet, en attendant, lisons ce qu’écrit Franck Martin, président de la CASE « Oui, dans toutes nos opérations d’aménagement (voirie, eau, assainissement), il faudra anticiper et prévoir les équipements nécessaires au passage ultérieur de la fibre (fourreaux, chambres de tirage. C’est déjà le cas, dans la plupart des opérations où la CASE est maître d’ouvrage.(source le blog de Franck Martin).
Saint-Pierre du Vauvray, commune de la CASE, va-t-elle donc profiter des travaux d’enfouissement des réseaux pour faire passer les fourreaux et installer les chambres de tirage ? C’est une question qui a déjà été posée lors des travaux de la grande rue, sans réponse claire. Laetitia Sanchez la repose à l’occasion des travaux dans la rue Gourdon (la rue des écoles) ?
En images…
“Non. Pour l’instant ce n’est pas prévu”. Alain Loëb, maire, pense que si France Telecom a prévu de faire de la fibre, c’est France Telecom qui aura prévu de faire des reserves (?). Pour l’instant il y a une demande de SFR de mettre une baie, nous dit-il, et il pense que ce n’est pas une municipalité qui aura la main-mise sur la fibre optique.
C’est un discours, c’est un discours, madame Sanchez, c’est un discours que vous avez, parce que je pense que les services publics qui traitent ces dossiers là, ils savent à quell endroit ils vont mettre de la fibre ou pas.”
Lorsque Laetitia évoque la fracture numérique, il revient sur la baie SFR, ce qui n’a rien à voir avec la question de se préparer pour pouvoir accueillir dans l’avenir la fibre optique.
Alain Loëb n’est pas que maire de Saint-Pierre du Vauvray, il est aussi rapporteur à l’urbanisme à la CASE. Il ne devrait donc pas pouvoir ignorer que la CASE souhaite anticiper et prévoir les équipements nécessaires au passage ultérieur de la fibre ?
Jérôme rappelle qu’il a participé, comme Conseiller Régional, aux différentes réunions sur les projets d’implantation de la fibre en Haute-Normandie, et que l’incitation est faite aux collectivités de penser, lors des travaux d’enfouissement, à cette opportunité d’avenir.
Pour Alain Loëb, “la fibre optique arrive là, et en général, la fibre optique ils l’amènent pas chez les particuliers. Ils l’amènent sur les têtes de centrales.”
“Vous êtes ingénieur en telecom ?”, demande-t-il à Laetitia Sanchez, “moi je suis pas ingénieur en telecom, j’ai posé la question aux techniciens des centraux.”
A Jérôme cette fois : “On est Conseiller Régional, on est pas ingénieur en telecom, hein.”
Sur les travaux finis ou pas finis, et beaucoup de s’esclaffer lorsque Laetitia, parlant pourtant bien des telecom, demande quand ils vont commencer, “ils sont faits, ils sont faits, ils sont pas finis, ils sont pas finis, je vous donnerai les explications, puisque vous posez la question, ils sont pas finis parce que France Telecom dit qu’ils ont plus de sous pour faire ces travaux-là, et ils attendant une autre enveloppe pour nous effacer nos poteaux de telecom. C’est ça le service public”, poursuit-il, “on l’a en partie détruit, et bah voilà, ce que je suis un peu étonné, c’est que pour des petits travaux on puisse pas nous effacer nos réseaux telecom et qu’on retire les poteaux. Je suis très désolé mais on fera le changement en son temps. Pour que ça s’améliore ces systèmes là, mais je trouve ça anormal pour qu’à force de relancer pour les poteaux, Tournedos est dans le meme cas que nous, elle m’a donné les coordonnées des gens à contacter, mais ils disent nous on n’a pas de sous. Alors que ce sont des enveloppes qui sont ridicules pour une commune comme nous. Donc ils vont faire ça en septembre.”
Je reviens un instant sur le discours sur la disparition du service public, que le maire déplore autant qu’il se félicite de l’arrivée de la concurrence SFR pour ressouder la fracture numérique. Là on est dans le discours. Je ne reviendrai même pas sur le gouvernement qui a commencé la privatisation de france Telecom.
Pour la fibre, toutefois, ce ne sera pas un seul opérateur qui sera amené à proposer ses services. SFR, Bouygues, Orange, Free et tous les opérateurs pourront faire leurs offres et prendre les marchés. Ils ne semblent pas très pressés de le faire, pour diverses raisons, parmi les dernières ne figurant pas les bénéfices qui sont fait actuellemnt sur l’accès à la boucle locale, ou les profits générés par l’ADSL qui est amorti. Pourquoi se précipiter à proposer un service que les particuliers ne veulent pas forcément payer plus cher que l’adsl tant que la saturation du réseau n’est pas encore là ? Lorsque ce sera le cas, les consommateurs seront alors prêts à payer plus cher.
Mais ce n’est pas là le rôle des collectivités et du gouvernement. Les élus aux responsabilités sont là pour préparer le futur et les infrastructures dont les citoyens auront besoin.
Le temps du printemps du téléphone est révolu, point n’est besoin de se morfondre dans la nostalgie d’une époque où un unique opérateur créait et installait le réseau. Cette vision passéiste d’Alain Loëb pour qui c’est à l’opérateur historique de faire les travaux, pour qui la fibre n‘a pas vocation à rentrer dans les foyers, pour qui c’est à France Telecom de se préoccuper de ce qui ne le concerne plus en tant que société privée, n’est pas à la mesure des enjeux de demain.
Acceptons le monde d’aujourd’hui dans sa réalité, avec ses acteurs multiples, des enjeux de compétitivité plus prégnants que par le passé, et c’est désormais aux collectivités de prendre en main leur destin et d’appuyer sur les boutons. Personne ne le fera à leur place. Les opérateurs s’installeront sur le territoire si la possibilité leur est donnée.
C’est donc à eux, aux élus en responsabilité, qu’il convient de préserver et préparer l’avenir du territoire.
Comme rapporteur à l’urbanisme, Alain Loëb ne peut ignorer que c’est désormais une directive, ou tout au moins une direction de la CASE que de se préparer.
Sans cette mise à disposition des fourreaux sur le territoire, les opérateurs ne viendront simplement pas. On peut le regretter si on veut, mais c’est comme ça. C’est le monde réel.
J’attends le rapport de du SDAN27, pour l’instant il ne s’agirait encore que de 23 km de cable, du raccordement des zones d’activité et du dégroupage de 3 centraux via une délégation de service public accordée en affermage pour 12 ans à Euraseine, filiale de SFR. Ce n’est pas là non plus à la hauteur des enjeux. Mais il feront mieux, pour l’intérêt général, j’en suis persuadé.
Si on veut plus, pour les citoyens et pour l’emploi, il ne faut pas se boucher les yeux et les oreilles en rebouchant – fort mal au demeurant – les trous.
Après ce petit accrochage sur les compétences réseaux de chacun, la question sera reposée quant à l’extinction de l’éclairage public.
Il y a eu investissement d’une horloge astronomique au début du mandat. Jérôme demande s’il y a eu des comparatifs entre ce qu’il y avait comme gain en éteignant la nuit, en ayant ce nouvel investissement.
Alain Loëb le dit : “je pense que la révolution qu’on fait va nous permettre de retrouver la meme capacité d’énergie, parce que vous savez très bien, et vous l’avez reconnu, que c’est l’abonnement qui coûte le plus cher. Et c’est pour ça qu’en effet, la réduction est très faible. C’est pas vous qui présidez la séance, pour l’instant, je vous redonne pas la parole, j’ai donné des chiffres, on a déjà délibéré sur ces travaux-là, vous avez déjà fait ce discours-là, je sais que vous êtes filmés, vous avez fait venir la presse, donc moi ça me dérange pas, simplement ce débat on l’a déjà eu. Il est récurrent avec vous […]”. Plus loin : “Faites, vous avez tous les éléments, vous dîtes que vous êtes très amis avec tous les gens de France Telecom, ou de la Poste…
Le maire répondra que Jérôme a déjà fait cette étude en début de mandat.
Alain Loëb : “Moi, je vous empêche pas de parler, je vous ai donné la parole, mais à un moment donné, le président, le maire, est le président de la séance, quand vous êtes au Conseil Régional, à un moment on vous dit, Monsieur Bourlet, arrêtez vous êtes trop long, là je vous dit, arrêtez, vous êtes trop long, on a compris votre question, c’est pas en répétant que vous allez me convaincre, donc aujourd’hui, on a enregistré ce que vous avez demandé, voilà. Et aujourd’hui je vous redonne pas la parole, je fais voter.”
Grâce à l’intervention de Pierre, Jérôme Bourlet pourra formuler sa question, floue selon le maire. Il dit d’abord “on a compris votre question”, puis après, il admet “la question, c’est… qu’est-ce qu’il veut comme calcul ? euh… je sais pas, parce que c’est un peu flou ce qu’il nous raconte.”
Elle sera prise en compte, après reformulation avec la précision demandée. Nous attendons donc la réponse. Il s’y est engagé. Cochon qui s’en dédit ! Mais bon, il y a déjà tant de choses sur lesquelles il s’était engagé dans le passé, et sur lesquelles on a fait des croix…
Vous vous êtes pour l’économie d’énergie absolue, on pourrait arrêter de respirer. [NdR : on n’en demande pas tant, monsieur le maire] “Je pense qu’il y a des habitants qui ne sont pas d’accord pour qu’on coupe l’éclairage.”
Soit ! Il serait peut-être utile d’organiser un débat public en conviant les habitants ? A force de trop penser, il n’y a guère d’actions…
Laetitia Sanchez évoque les communes euroises labellisées «Villes et villages étoilés». L’Eure est le département le plus récompensé avec 25 communes labellisées.
J’ai une pensée émue pour les habitants de ces 25 communes qui vivent en apnée toute la nuit.
Sur l’étude réalisée par Jérôme en début de mandat, peut-être est-ce nécessaire de la réactualiser : les coûts énergétiques depuis ont un tantinet augmenté, et surtout, il n’y a pas eu d’étude comparative avec ces nouvelles ampoules révolutionnaires.
La question, déjà posée lors des travaux sur l’éclairage public de la grande rue, trouve ici sa réponse. Nous étions dans le noir, nous voici éclairés : ce sont donc des ampoules à régulation. Elles baissent en intensité, consommant 30% de moins, au bout d’un “certain temps” d’utilisation.
C’est semble-t-il une révolution par rapport aux lampes d’éclairage public à décharge, avec ballasts électroniques.
Cela ne règle toutefois pas les éclairages publics autres que dans les rues Gourdon et Grande rue, et cela ne résoud en rien les nuisances dues à la pollution lumineuse. Et aussi, si elles consomment moins, combien de lampadaires ont été ajoutées – ou supprimés – sur une même distance ? Cela fait aussi partie des économies.
D’autre part, les réponses appellant toujours questions : quel est le surcoût de ces ampoules, est-ce que l’incidence des modifications dans deux rues seulement allègera la facture ?
Quelle est au final l’économie réalisée ? Et quid de toutes ces lampes au sodium qui inondent le reste du bourg ? Cela n’est en rien une réponse à la pollution lumineuse, ni à la consommation des éclairages publics hormis ces deux rues.
Y a-t-il possibilité de régler différemment les réseaux de ces deux rues de celui du reste du village ? Peut-on réfléchir autrement ?
Je vous laisse découvrir second étage de le notre bolide spatial en cliquant sur les numéros de pages en haut ou en bas à droite…

Les projets du pôle métropolitain CREA-CASE : contournement Est relancé, plateforme logistique à Pitres-Le Manoir (sans les rails) et démocratie participative en berne

Souvenez-vous, c’était en avril dernier : Franck Martin, Président de la Communauté d’Agglomération Seine Eure, écartait ses prétendus opposants – les écologistes et… le maire de Val de Reuil – en leur refusant d’être représentés au sein du nouveau pôle métropolitain. Les uns et les autres auraient pourtant pu apporter des points de vue enrichissants sur les thèmes abordés.
Lundi 14 mai 2012 avait lieu la première séance du pôle métropolitain, à Louviers. A l’ordre du jour, l’adoption du budget du pôle, soit 55.700€, permettra de réaliser des études pour les futurs travaux qui seront, eux, beaucoup plus coûteux.
Trois axes avaient été évoqués pour le pôle métropolitain : Le tourisme, l’économie, le transport.
Le tourisme est évoqué, en parlant d’établir une carte touristique du pôle métropolitain. Nul doute qu’elle sera utile aux nombreux touristes qui viennent visiter la Normandie.
Côté économie, ce sont les plateformes logistiques qui sont mises en avant. Côté CREA, c’est le développement de Seine Sud qui se poursuit, côté CASE, il s’agit de la plateforme Pîtres-Le Manoir. Il ne faudra pas oublier de rayer ces deux communes de la carte touristique du pôle métropolitain !
Les écologistes ne sont pas contre les plateformes multimodales, quand elles ont un sens économique, et qu’elles respectent les habitants, l’environnement, et la biodiversité. Nous ne pouvons pas adhérer non plus à une vision non concertée du territoire, la plateforme bimodale (Seine – camions) ne pouvant que s’inscrire dans une vision globale de l’aménagement de la Seine et du “Grand Paris”. Les perspectives de développement se basent sur les besoins qui ont été estimés en 2009 à 225 hectares d’entrepôts et 500 hectares de zones logistiques. Or le foncier est rare autour de la Seine. Et il est cher. Aussi, la plateforme de Pîtres-Le manoir pourrait représenter une opportunité pour créer ces zones, fort peu créatrices d’emplois, et dévastatrices en terme d’environnement.
Il n’y a pas pour l’instant de projet global de l’aménagement de la Seine, du Havre à Paris. Aussi on cherche les places libres, et on développe des projets locaux, sans concertation, avec l’espoir de montrer un visage dynamique.
Et puis ce projet sous-tend un autre projet cher à Laurent Fabius depuis des décennies maintenant : l’ex-rocade-est, retoquée, devenue l’ex-contournement-est, et qui s’appelle désormais la liaison CASE-Rouen. Du bonneteau auto-routier. C’est à dire, à l’instar de la sud 3 qui a désengorgé l’accès Sud et ouest de Rouen, avec le sixième franchissement, une (auto)route qui viendra dégager cette fois l’accès nord et est de Rouen. Puisque l’accès sud-ouest s’appelle la sud 3, je propose de lui offrir un nom plus poétique et complémentaire de la sud trois. Nord dans l’âme, nord aux trousses, ou nord subie.
Elle sera subie, cette (auto)route. D’abord par la dévastation du territoire, et aussi par l’afflux massif de camions. L’entrepreneur le plus riche du territoire deviendra peut-être celui qui pensera à installer des stations de lavage automatique de poids-lourds. Et tous les habitants de la CASE seront concernés. Pas comme travailleurs, comme riverains : sécurité, bruit, pollution, sans parler de nos boucles qui sont parmis les plus belles de la Seine.
Ceci sans vision globale, ni du “Grand Paris”, ni des besoins logistiques nationaux et européens.
D’autres projets sont à l’étude : la LNPN, une vision non partagée par beaucoup d’acteurs, les déplacements vers les universités – ô combien d’accord, les universités, et aussi la culture, les hôpitaux, le divertissement, le travail, enfin une régionalisation et une vision du territoire par ses habitants -, la liaison CASE-Elbeuf, des plateformes de co-voiturage…
Laurent Fabius l’a dit : “Un vaste programme qu’il faudra peut-être resserrer.”
Les plateformes de co-voiturage seront peut-être conservées, tant elles coûteront peu cher, avec un impact significatif en matière de communication.
Ce que j’aimerais pour ma communauté d’agglomération :
  • Ne pas mettre la charrue avant les boeufs en installant une plateforme bimodale, avant que le plan du “Grand Paris” et de l’aménagement – ainsi que de la protection – de toute la Seine ne soient établis.
  • Il faut une transition écologique de l’industrie. Le cas de M Real, un site visité par tous les candidats à la présidentielle – ou leurs ministres de l’époque -, sauf Marine Le Pen, est un cas d’école. De par sa haute performance dans plusieurs secteurs d’avenir (recyclage du papier, chaudière biomasse, production de pelets pour le chauffage à partir des déchets) et sa situation idéale en bord de fleuve – permettant le transport du papier et des pelets par péniches – ce site doit absolument conserver sa vocation industrielle et les emplois qui vont avec. Les projets logistiques ne peuvent pas remplacer de vrais projets de maintien industriel comme celui-là, dans des filières et pour des emplois durables.
  • La loi dite “Petroplus” votée le 29 février dernier, pour éviter le détournement d’actifs par un groupe défaillant. Les amendements nécessaires, que tout le monde savait qu’ils allaient être rejetés par l’UMP, peuvent enfin, avec la nouvelle majorité, être de nouveau proposés. Il faut éviter l’évasion de l’activité et des emplois. Il faut rendre obligatoire pour un groupe défaillant l’examen des propositions de reprises qui lui sont soumises, et l’obliger à céder le site si l’une des offres proposées reçoit la validation du tribunal de commerce et un avis positif des instances représentatives du personnel. Il n’y aura plus d’obstacle après les législatives pour ne pas proposer ces amendements, si la volonté existait lorsque l’UMP avait la majorité. Pour M-Real, c’est plus qu’urgent, pour les plans sociaux à venir, c’est indispensable.
  • J’aimerais que les populations soient prises en considération : des débats publics doivent être organisés avant d’engager des chantiers de l’ampleur de “l’axe Case-Rouen” (le contournement est) ou de plateformes logistiques qui vont amener des milliers de camions en plus sur les routes. Nous proposons que les débats ne soient pas enterrés dans un pôle métropolitain non représentatif, ni de la population qui n’en a pas élu les membres, ni du territoire (Val de Reuil en est absent), ni de l’ensemble des partis politiques.
    Les habitants, premiers concernés, ne sont pas écoutés. Personne à Pîtres ne peut rêver d’un village coupé en deux, de passer de la campagne à la zone industrielle, et de voir les camions envahir le territoire. Ces projets sont portés par les Chambres de Commerce et d’Industrie (CCI), mais les conseilleurs ne sont pas les payeurs. Les entreprises de logistiques n’apportant aucune valeur ajoutée, elles ne paient pas de Cotisation à la Valeur Ajoutée des Entreprises (CVAE).
    Les habitants paieront donc avec la taxe d’habitation. Ils paieront l’entretien des routes défoncées par les camions, et ils subiront les pollutions, les risques, et les nuisances.
    Les habitants et élus de Val-de-Reuil sont écartés du pôle métropolitain. Comme le sont ceux de la communauté de communes Seine Bord, premiers impactés par les projets en cours. Oui, les conseilleurs ne sont pas les payeurs.
Les transports pour les décennies que couvrent les investissements doivent être réfléchis. Le train, transport du passé, du présent, de l’avenir doit être envisagé sans main-mise ni tabou, dans une perspective de développement heureux du territoire et de déplacements pour tous les habitants. Messieurs (j’aimerais dite “Mesdames Messieurs”, mais il y a loin de la coupe aux lèvres…), bien du travail nous attend, en amont jusqu’en aval : commençons par faire le travail en amont. Pour un développement tenable et durable du territoire, et le bonheur des habitants.
Aujourd’hui, la nomination d’une écologiste, Cécile Duflot, au Ministère de l’Egalité des Territoires apporte l’espoir de ce développement qui réconcilie les territoires. Dimanche, elle déclarait dans le JDD : “Aujourd’hui, on ne peut pas séparer la question écologique de la question sociale, c’est le sens du ministère de l’Égalité des territoires. Je serai la ministre des villes et des campagnes, qui va travailler sur la réponse à donner à un prix de l’essence qui atteint bientôt 2 euros le litre, agir contre les inégalités et pour le retour des services publics dans les zones rurales et dans les quartiers.”
Elle aura aussi en charge l’aménagement du Grand Paris et de “l’axe Seine” : ce fut le thème de son déplacement de février dernier en Normandie, sur la colline des Deux Amants, où elle a défendu la vision d’un développement respectueux des hommes dans leur environnement, qui concilie le respect du patrimoine naturel et d’une industrie vivante. A la confluence de la Seine et de l’Andelle, avec en arrière plan l’usine M-Real, elle twittait ainsi : “Les écologistes défendent la préservation des violettes des éboulis calcaire ET une industrie vivante.”


Des militants politiques hors la loi. Selon Jean-Charles Houel, “il serait bon que les supportrices de Bayrou soient moins péremptoires et plus modestes.”

“La loi interdit toute propagande en faveur de qui que ce soit après vendredi minuit”, explique Jean-Charles. “[Cette règle] s’applique presque [à] tous puisque des supporters de François Bayrou tenaient un stand sur le marché de Louviers ce matin. Comme je leur indiquais l’illégalité de leur démarche, les deux jeunes femmes Bayrouristes ont contesté ce point et m’ont invité à consulter le code électoral ce que j’ai fait aussitôt”, ajoute-t-il.
Jean-Charles Houel a encore raison lorsqu’il dit : “Le code électoral (chapitre propagande) est sans aucune ambiguïté.”
Dans le code électoral, que l’on peut consulter ICI, l’article L. 49 est explicite.
Article L. 49
A partir de la veille du scrutin à zéro heure, il est interdit de distribuer ou faire distribuer des bulletins, circulaires et autres documents.
A partir de la veille du scrutin à zéro heure, il est également interdit de diffuser ou de faire diffuser par tout moyen de communication au public par voie électronique tout message ayant le caractère de propagande électorale.
Jean-Charles conclut donc : “Il serait bon que des militants politiques se renseignent plus avant plutôt que de se trouver hors la loi. Il serait bon aussi que les supportrices de Bayrou soient moins péremptoires et plus modestes.”
Je lui ai relaté le cas de Saint-Pierre du Vauvray, où des affiches électorales EELV ont été collées à 23h55 le vendedi 20 avril, et elles ont tenu le samedi jusqu’en fin de matinée. Mais le commentaire a du rester bloqué dans le tuyau.
Dans l’après-midi, sur les 4 affiches, 3 ont été recouvertes par des affiches de François Hollande. Il restait néanmoins une affiche d’Eva Joly. J’ai signalé le fait au PS 27, par le biais du formulaire de contact de leur site.
Dimanche matin, c’est un nouveau changement d’affiches qui a eu lieu : les affiches de François Hollande sont arrachées, ainsi que les affiches d’Eva qui étaient dessous, et ce sont des affiches du front de gauche qui viennent recouvrir le panneau. Tout le panneau, cette fois.
Je ne vais pas demander au PS, ni au front de gauche d’avoir plus de modestie et moins de péremption, force est de constater que dans l’enthousiasme de la campagne, des militants de plusieurs partis n’ont pas respecté le code. Pas les écolos, sauf preuve du contraire.
On pourrait aussi dire que le billet de JCH le samedi 21 avril est quelque part, un appel à ne pas voter Bayrou ? ;)
Bon, je ne vais pas épiloguer là-dessus, les élections sont passées. J’espère juste que cela sera profitable pour les élections à venir, et j’espère sincèrement qu’il y aura un peu plus de respect mutuel entre des candidats sensés jouer dans la même équipe.


Le 22 avril, c’est le Sarkozy-day : cela risque d’être un gros “Dégage !”, à la française… par les urnes !

Nicolas Sarkozy a été un non-sujet pour moi durant toute sa mandature, tout couvert qu’il était par la presse, la télé, les billets des blogueurs, chacun de ses mots et de ses gestes faisant l’objet d’un couverture médiatique telle qu’on n’avait jamais connu ça en France. Tellement couvert, que tout ajout de commentaire de ma part aurait été superfétatoire.
C’est pourtant l’heure d’écrire un billet, car le sujet risque d’être décalé dès lundi matin…
C’est un rejet massif du président-candidat auquel on assiste en ce moment. Rejet de la rue, celle qui ne commande pas, rejet des électeurs qui ont cru, rejet du peuple. Et tout l’entourage assiste au naufrage de sa campagne, le château s’écroule autour de son candidat “naturel” à quelques jours du scrutin. Le candidat le dit : “Cette campagne de 2012 est ma dernière”. C’est le chant du cygne de la carrière politique de Sarkozy. Cette dramatisation du débat politique autour de lui-même et de son image, qui est une sorte de référendum, “votez pour moi, sinon je disparais”, a-t-elle une chance de fonctionner ?
Rien n’est moins sûr. Le sort de cette élection semble bel et bien plié, les cartons se préparent…
Les élections pas encore passées que les premiers règlements de comptes font déjà la délectation de la blogosphère : Chantal Jouanno qui avoue des opposition violentes avec le président, tant au ministère de la santé et des sports qu’à l’écologie.
“Il m’avait alors trainée dans la boue”, dira-t-elle. Sur les sujets qui l’opposent au président, “les plus violents ont été sur les questions écologiques. Tout le monde le sait c’est de notoriété publique”
Les rangs serrés de ce qui reste de la majorité crient au scandale. “Coup de poignard”, défaut de loyauté, comportement incompréhensible.
Le fait qu’une seule sénatrice UMP avouant ses oppositions passées avec le président fasse souffler un tel vent de panique au sein de toute la majorité en dit long sur le climat qui pèse à l’UMP.
Mais ce “coup de poignard” n’est pas la seule défection dans la majorité : Martin Hirsch et Fadéla Amara apportent leur soutien à François Hollande. Et les noms d’oiseaux fusent là encore : “Ni pute, ni soumise… mais un peu quand même”, dit le chef de cabinet adjoint de Nadine Morano, avant de s’excuser. Christine Boutin twitte “Fadela, tu me fais honte.” “Quels opportunistes”, a dit Rama Yade, avant d’ajouter “ce qu’ils font est dégueulasse.”
Pendant ce temps, des députés UMP fustigent l’équipe de campagne de leur candidat, mais cela n’est rien à côté du clan Chirac qui vient à Vincennes soutenir leur candidat : François Hollande !
Il y a encore peu, Nicolas Sarkozy était prêt à se réconcilier avec Dominique de Villepin au nom de l’unité nationale.
Camouflet de l’ex-premier ministre, le clan villepiniste affiche un soutien sans faille au candidat socialiste en choisissant de voter utile dès le premier tour pour François Hollande.
Corinne Lepage, ex-ministre de droite, rejoint Hollande, et Bayrou, qui aurait pu être pressenti comme possible premier ministre du de l’ex-futur gouvernement Sarkozy de l’après 2012 a répondu :“L’idée que je pourrais me prêter à ce genre de manoeuvre est une idée de gens qui ignorent absolument quel est mon parcours politique et au fond, je vais employer un grand mot, ma vérité personnelle”.
Six anciens ministres, donc, rejoignent le camp Hollande. D’Eric Besson, point de salut à gauche : François Hollande lui prédit d’ores et déjà un triste destin. “Vous savez, un destin de traître, ça vous suit toute votre vie. Vous portez l’étiquette jusqu’au bout !”, a dit le candidat socialiste du transfuge du PS.
Six anciens ministres du gouvernement, ce n’est pas encore l’exode, mais ça commence à ressembler à une agence de voyage…
Cela signifie également que l’UMP se droitise encore. C’est le PS et le candidat Hollande qui fait figure désormais d’union nationale. Lorsque Marine Le Pen évoque le vote utile aujourd’hui, elle en appelle aux électeurs de l’UMP, en envisageant un 21 avril à l’envers, évoquant la déconfiture du parti aujourd’hui majoritaire.
Il ne reste plus à Nicolas Sarkozy qu’à agiter le chiffon rouge de l’hégémonie du PS, qui sera majoritaire à tous les échelons de nos institutions dans le cas d’une victoire probable du candidat Hollande. Et d’hésiter entre les conseils d’Henri Guaino pour aller chercher les électeurs au centre, et ceux de Patrick Buisson pour aller chasser sur les terres du FN. A l’extrême droite, les votes des électeurs risquent d’être très disputés.
Claude Guéant, lui, n’envisage pas l’hypothèse de la défaite (sic !). On ne peut envisager une seconde que cet homme de confiance de Sarkozy n’ait pas un peu le sens du vent. Sarkozy qui sent la vague doit tourner le dos à la plage ? Il reste que dans l’hypothèse réfutée de cette défaite, Claude Guéant estime qu’il serait impératif de renforcer l’unité du parti. La tâche ne sera pas mince !
En attendant la réponse de Bayrou dans l’entre deux tours, cet arc républicain qui ira peut-être du centre au front de gauche ne donnera pas lieu à un gouvernement d’union nationale, Hollande ayant déjà annoncé que la victoire, qui risque d’être écrasante, sera socialiste. Au delà des mots, la réalité sera sûrement plus nuancée.
Oui, la gouvernance entière du pays sera entre les mains du PS : gouvernement, Sénat, régions, départements et les communes les plus importantes seront sous contrôle d’un même parti. Reste l’Assemblée Nationale à conquérir après l’élection présidentielle.
L’effet quasiment mécanique induit par le calendrier législatif introduit par Jospin donne la victoire jusqu’à lors au gouvernement élu la majorité absolue au vainqueur. Est-ce une situation souhaitable, pour le parti vainqueur même ?
On ne peut se faire le chantre de la 6ème République et concentrer entre les mêmes mains tous les pouvoirs. Au-delà de cela, le gouvernement prend un bail de cinq ans. Dix si tout va bien pour eux. Il faudra des années pour résoudre la crise de notre pays, la crise européenne et adapter notre société aux nouvelles conditions du monde. Un monde ou l’épuisement des ressources nous conduit de plus en plus à vivre la pénurie. Le PS prendra-t-il le risque de décevoir seul les espoirs des électeurs qui vont compter sur les vainqueurs pour les sortir de leurs soucis du quotidien : précarité, chômage, pauvreté, logement, dette, augmentation des matières premières, santé, inégalité territoriale, inégalité selon l’âge… Et il faudra répondre à des exigences au niveau de l’Etat et de l’Europe pour ne serait-ce que respecter les promesses. Proposer le changement, ce n’est pas seulement proposer de changer les personnes en place. Les enjeux sont énormes. Redresser la France, rétablir la justice, redonner de l’espoir aux nouvelles générations, rétablir une République exemplaire et redonner une place prépondérante à la France dans le monde, sans partager les responsabilités ?

Quelles sont les causes du désamour, voire la détestation, du peuple français envers son président de la République ?

D’abord, il y a le style. Résolument moderne, à l’image d’une icône américaine, Nicolas Sarkozy a effacé l’image d’un autre temps de “roi fainéant” qu’a pu représenter Chirac pour la plupart des français.
Mais, même avec cette image de roi fainéant, même avec un nombre conséquent de gamelles accrochées à ses basques, Jacques Chirac a pour lui une petite part de compréhension ou d’amitié, de reconnaissance presque familiale de nombre de français. En gros, on sait ce qu’il traîne – ces affaires qui font pschiiit, et auquel il peut échapper, avec la compréhension de tous, du fait de son état médical. Le côté “tête de veau”, qui boit sa bière sans se préoccuper de l’image publique, super-menteur mais on le sait, les français l’admettent.
Pourquoi ne l’admet-on pas de Sarkozy ? A mon idée, mais c’est la mienne propre, c’est que Chirac est un être plein et entier, gonflé d’ambition au début de sa carrière politique, il l’a terminée en cherchant la reconnaissance des gens. Peut-être même voulait-il laisser une empreinte dans le coeur des gens. Et Chirac était un être entier, même s’il est ou était complexe.
Sarkozy, lui, donne une image beaucoup plus complexe, voire schizophrénique. La différence tient à ce que le président s’est entouré de proches conseillers, dans lesquels il a une entière confiance.
Nicolas Sarkozy change donc de comportement selon qu’il est lui-même, qu’il suit les conseils de Guaino, de Buisson, de Guéant, et plus récemment de Carla, son épouse. Ou d’autres encore. On se retrouve avec un langage changeant, des attitudes et des décisions changeantes.
Cela vaut pour la forme : du “ta gueule pauv’ con” ou “descend si t’es un homme”, aux formes plus élaborées de langage, où la France est une civilisation à part entière, bonne colonisatrice, qui apporte la bonne parole à des peuples sans Histoire.
Cela vaut sur la fond : je pense avant tout au Grenelle de l’environnement, ou tout un peuple a suivi le débat, avec des désaccords, certes, mais un moment où Borloo est devenu le chouchou des français, où l’attention de la planète s’est tournée vers l’Europe, et la France. Jusqu’à ce que… “l’environnement, ça commence à bien faire !” C’en était donc terminé de l’attention de l’international sur la France, du consensus global autour des sujets majeurs sur les avenirs possibles de la planète, ce sera comme les lobbies le demandent, du pognon à court terme et aucune solution pour les générations futures.
Mais si on regarde depuis le début de la mandature, nous avons eu la proposition d’une France de propriétaires. C’était la proposition majeure de du candidat Sarkozy en 2007, celle qui a fait voter des électeurs confiants, confiants dans les subprimes. Dont ils ne connaissaient pas l’existence encore, ni les effets dévastateurs ensuite. Ils payent encore.
Il y a eu la promesse de la croissance, mais celle-ci s’est effondrée. En bonne partie pour raison de subprimes, mais pas seulement. Bilan aujourd’hui, 1 million de chômeurs en plus. Bien sûr, il y a la crise, mais celle-ci est durable, et la croissance que le candidat allait chercher avec les dents, elle n’est pas là. Et il y a peu de chances qu’elle revienne, au moins avant de nombreuses années.
Il y a bien sûr l’ISF et le bouclier fiscal auquel tout le monde pense dès que l’on pense à l’UMP. Objectif affiché, faire rentrer les riches en France. A ce que je sache, les tennismen, les footballeurs qui jouent en équipe de France, ils sont bien français là, n’ont pas regagné leurs pénates fiscales. Des entrepreneurs cependant sont rentrés, pour être plus efficaces et s’éviter des transports fastidieux. Mais on voit bien que pour la droite comme pour la gauche, le bouclier fiscal est plié, comme l’est le sort des élections d’après-demain.
Pourtant, pour faire revenir les riches, la solution n’est pas seulement à l’échelle du pays, elle est à l’échelle européenne. Mais de construction européenne, point de salut. La construction s’est arrêtée, pire, c’est la déconstruction et du détricotage qui a été fait. La crise des pays du sud, sans aucune péréquation, a permis aux spéculateurs d’attaquer les pays européens les uns après les autres, et c’est toute l’Europe, l’euro, les banques européennes qui se retrouvent sous l’épée de Damoclès.
Pas plus d’Europe pour la défense, où le choix du bouclier de l’OTAN a fait capoter toute volonté de bâtir une défense européenne et une politique extérieure européenne.
Sur le fond, comme sur la forme, les corps intermédiaires, et principalement les syndicats, ont été la cible du candidat. Mais pas seulement les syndicats, car aux manifestations monstres qui ont eu lieu, le gouvernement a répondu que ce n’était pas la rue qui gouvernait. Point, pas de négociation et pas d’écoute même. Des victoires comme celles-ci sont annonciatrices de celle d’aujourd’hui. A des électeurs à qui il avait promis de travailler plus pour gagner plus, et les mêmes électeurs qui avaient adhéré à cette promesse sont les déçus d’aujourd’hui. Ils ne gagnent pas plus, mais beaucoup ne travaillent simplement plus.
Sarkozy, candidat du pouvoir d’achat, n’a pas permis d’augmenter ce pouvoir d’achat. Par contre la dette du pays a explosé. Comme les dettes des Etats occidentaux, reconnaissons-le. Faute à la crise ? On peut continuer sur les promesses non tenues. Sur le logement, catastrophique, le plan banlieues, oublié, le chômage devait être inférieur à 5%, selon les promesses. La crise a bon dos, il n’a cessé de progresser. Catastrophe ! Et sur les jeunes, les femmes et les seniors. “S’il ne parvenait pas à réduire le chômage, ils diraient : j’ai échoué, et c’est aux français d’en tirer les conséquences.” Dont acte.
L’union méditerranéenne avec ses partenaires de l’époque, Bouteflika, Ben Ali, Moubarak, El Assad a tourné au bain de sang, et l’image de ministres qui sont en voyage d’affaires. Lors de la révolte tunisienne, l’image de la France qui se tait, d’abord, puis condamnait du bout des lèvres la répression, et proposait une aide policière à l’ancien dictateur n’a pas aidé à faire briller la France à l’international. Que dire de l’image de Michelle Alliot-Marie utilisant le jet personnel d’un membre du clan Ben Ali pour aller régler des affaires privées alors que le printemps arabe avait commencé. «Comme des millions de Français, je vais en Tunisie. Voilà tout !» Khadafi campant dans les jardins de l’Elysée a laissé un goût très amer dans les mémoires des français, et dans leur image.
Et puis, c’est un style, qui se voulait plus moderne, à l’américaine, lunettes de soleil, bling-bling, goût de l’argent et du pouvoir qui passe mal chez nos concitoyens. La rolex à ouette mille euros, air pizza one, les meetings en ville qui les vident de leurs habitants pour les remplacer par des militants UMP. Des symboles avec l’augmentation des indemnités présidentielles, les yachts, les vacances en Egypte, et surtout, l’hyper-président qui colle à l’actualité au point de se déplacer pour être là dans chaque coin de France où un drame se produit. Les caméras omniprésentes, les journalistes embarqués, les services d’ordre omniprésents, tout cela les français en ont marre. Un peu, c’est moderne, trop, tout le temps, sans pause, les français n’ont peut-être pas besoin de vivre les émotions, parfois sincères, d’un président qui doit aussi avoir une vision. C’est là que le bât blesse, peut-être la vision n’a pas été présente, ou pas partagée. Des fois oui, comme le grenelle de l’environnement, mais pour tuer dans l’oeuf cette vision enfin partagée. Dommage. Cela aurait été un acte de grand homme d’Etat. Mais non. Tout ce travail arrêté en une seule phrase.
C’est plié, l’UMP fait les cartons. Que reste-t-il à Nicolas Sarkozy pour faire rêver le peuple et espérer un nouveau mandat, outre le report massif des voix des électeurs de debout la France ? Il a promis de «réunir les conditions pour que la France organise les Trente Glorieuses du XXIeme siècle.» Les trente glorieuses, pas moins. Nous serons beaux, riches et intelligents, heureux pour les trente ans à venir… On pourrait peut-être éviter d’infantiliser les électeurs avec des promesses intenables.
Il y a un proverbe qui dit : “Trompez moi une fois, honte à vous. Trompez-moi deux fois, alors honte à moi.”
Cela vaudra pour tout le monde. Comptons déjà les absentéistes de dimanche comme les mécontents de lundi, et considérons déjà que le parti socialiste devra faire preuve de responsabilité, non pas en attendant une croissance dans les deux ans à venir, mais en changeant notre monde. Ce ne sont pas que les femmes et les hommes que nous devons changer. C’est notre société, c’est notre avenir.
Ils ne pourront y arriver seuls. Les citoyens doivent adhérer et collaborer au changement. Les écologistes doivent enfin participer au débat et aux décisions, tout comme le font d’autres partenaires, comme ces corps intermédiaires honnis, dont les syndicats (MEDEF y compris), ONG, et il faut urgemment tirer les leçons du passé pour ne pas reproduire les mêmes erreurs. Ce n’est pas qu’un style qu’attendent nos concitoyens, c’est une promesse d’avenir tenable. Une promesse tenue.
Après-demain, votez comme vous voulez, mais notre avenir est entre nos mains.


Alain a perdu sa petite chienne épagneul breton de 7 ans. Il cherche une nouvelle amie pour l’accompagner dans ses promenades.

Alain a perdu sa petite épagneule de 7 ans. Il cherche une nouvelle amie, une petite chienne épagneule breton de 7 ans pour l'accompagner dans ses promenades.
Alain est retraité, et c’est un retraité très actif, en pleine santé, jovial et amical.
Il avait une petite épagneule de 7 ans qui l’accompagnait dans toutes ses pérégrinations, dans ses promenades, qui l’accompagnait lorsqu’il va s’occuper de ses moutons.
Un matin, sa toutoune est partie faire sa promenade matinale, comme tous les matins, dans les champs voisins. Et elle n’est pas rentrée.
Je vous laisse imaginer l’inquiétude d’Alain et de sa femme, ne voyant pas revenir leur petite chienne. Et l’inquiétude a grandi au fil du temps qui s’écoulait. Et la tristesse les envahissait, imaginant le pire.
Au fil des jours, les espoirs de la retrouver s’amenuisaient, mais heureusement, ni la fourrière, ni les services d’équarissage, ni la gendarmerie n’ont donné de mauvaise nouvelle. On peut donc croire que la chienne, parfaitement formée à la chasse, a été ramassée par un chasseur, et qu’elle vit une nouvelle vie, une vie de chienne de chasse.
Alain, lui, ne pratique plus la chasse, mais il continue de se promener, et les promenades sont bien solitaires sans sa compagne canine.
A son âge, Alain ne veut pas reprendre un jeune chiot, malgré qu’il soit en pleine forme, et que j’espère bien qu’il saura continuer à éclairer notre village de toute son énergie et sa joie de vivre. Mais prudent, Alain voudrait bien récupérer une petite compagne, si possible épagneule, et si possible de 6,7 ou 8 ans.
Pour ça, il pense que si une personne est obligée de se séparer de sa chienne, une personne âgée ou une famille qui déménage et ne peut pas emmener sa chienne, alors, il reste la possibilité de rendre tout le monde heureux. La petite chienne sera très bien traitée, très entourée, choyée, et fera des promenades dans les champs et les bois.
Il s’agit là d’un cadeau que tout le monde doit se faire, Alain n’aura pas les moyens de s’acheter un chien. Mais il aura les moyens de l’entretenir et de l’aimer.
Si vous avez dans votre entourage, parmi vos connaissances, appris la séparation inévitable d’une petite épagneule d’avec son maître ou sa maîtresse, un don de l’animal pourra soulager la tristesse de tout le monde.
Toute proposition commerciale s’abstenir !
Si vous connaissez la personne et l’animal dans le besoin, vous pouvez nous contacter en écrivant à stpierre.express@gmail.com Nous transmettrons.
Vous pouvez aussi téléphoner à ce numéro, mais attention, en journée s’il vous plaît :

Alain a perdu sa petite épagneule de 7 ans. Il cherche une nouvelle amie, une petite chienne épagneule breton de 7 ans pour l'accompagner dans ses promenades.

Merci


Portrait de campagne d’une militante écologiste dans Madame Figaro

Un portrait de Laetitia Sanchez, secrétaire régionale d’Europe Écologie-Les Verts en Haute-Normandie, par Madame figaro.  Crédit photo : Photo DR
“Il y a encore deux ans, elle n’était qu’une sympathisante écolo. Aujourd’hui, Laetitia Sanchez est secrétaire régionale d’Europe Écologie-Les Verts en Haute-Normandie. Cette professeure de français de 39 ans, qui a toujours voté vert et croit en l’émergence d’un monde plus juste, met son optimisme au profit du parti pour combattre des sondages en berne.”
C’est ainsi que commence l’article consacré à la candidate écolo de la 4ème circonscription de l’Eure, secrétaire régionale EELV.
Je vous invite à lire ce portait, où Laetitia décrit le parcours qui l’a conduit à se présenter à la candidature aux élections législatives, et à accepter d’assumer ses responsabilités au sein du mouvement écologiste.
“Elle commence par le petit bain : suppléante aux élections cantonales. Puis, la secrétaire régionale d’EELV en Haute-Normandie quitte son poste et Laetitia est sollicitée pour prendre sa place”, cite le magazine. Une vingtaine de mois après avoir payé sa première cotisation, elle est donc élue : « J’ai d’abord été très surprise, mais les Verts sont plutôt favorables aux nouvelles têtes. » Son engagement consiste surtout en un travail de coordination. Quand Eva Joly vient en Seine-Maritime, c’est elle l’interlocutrice. Elle vient la chercher à la gare, fixe l’heure de la rencontre avec les syndicats d’une usine en grève, comme ce fut le cas en janvier, à Pétroplus. « Cécile Duflot est venue un jour où j’avais six heures de cours. J’ai dû les rattraper la semaine suivante ! »

Mon optimisme, c’est ce qui me motive

Mon rôle, c’est de remotiver les gens. Le discours que je tiens aux militants correspond à ma philosophie de vie. Mon optimisme, c’est ce qui me motive. » Si elle prépare déjà les élections législatives, elle dit ne pas y penser encore : « On ne va pas renoncer au 22 avril parce qu’on a de mauvais sondages. » Laetitia Sanchez est persuadée que le monde est dans une période charnière et qu’il faut se tenir prêt : « Il faut que des gens soient là pour porter d’autres valeurs. Et pour cela, il faut garder ses convictions bien ancrées. »
Je vous invite à lire l’intégralité de l’interview ici : http://madame.lefigaro.fr/societe/faut-recreer-collectif-100412-227853


Pôle métropolitain CREA-CASE : les représentants de la CASE ont été nommés, la réprésentation ne représente pas la communauté d’agglomération !

Aujourd’hui, c’est un jour spécial, c’est Pâques. On va pouvoir aller trouver les oeufs dans les jardins, croquer tout crus les petits lapins qui se cachent dans les fourrés, et on va voir les cloches voler en escadrille. Si, si. Levez le nez, et avec un peu de chance… Joyeuses Pâques.
Mais je ne suis pas venu pour vous parler des cloches de Pâques, je voulais vous parler de la représentation de la CASE au pôle métropolitain.
Les représentants de la CASE au pôle métropolitain CREA-CASE ont donc été nommés.
Marc-Antoine Jamet, maire de Val-de-Reuil ayant été écarté de la liste des délégués pour opposition, les élus de Val-de-Reuil ont boycotté cette élection.
Voici donc la liste des délégués de la CASE (roulements de tambour…) :
Commission développement économique :

Andé (1)
  • Jean Legoff
La Haye-Malherbe (2)
  • Olivier Desplats
  • Jean-François Laborde-Padie
  • Mathieu Traisnel
Léry (1)
  • Jacky Gasnier
  • Chantale Picard
  • Roger Leblond
Poses (1)
  • Didier Piednoël
  • Eric Jammet
Saint-Pierre du Vauvray (2)
    • Alain Loëb
    • Pascal Schwartz
    • Véronique Brethiez-Julia
    Commission tourisme :

    Andé (1)
    • Denise Vard
    Léry (1)
    • Dominique Douche
    • Pauline Blasquez
    • Isabelle Momplay
    • Marie-Hélène Gateau
    • Jacques Hue
    • Marie-Christine Calmon
    • Véronique Bertrand (Klepal)
    Saint-Pierre du Vauvray (1)
    • Claude Laroche
    • Agnès Halbout
    • Lauris Oberkampf de Dabrun
    • Sylvianne Loret
    Commission transports en commun :

    Andé (1)
    • Lionel Legrix
    • Paul Emaer
    Léry (1)
    • Jean-François Petit
    • Pauline Blasquez
    • Edwige Laquerrière
    • Dominique Hébert/li>
    Poses (1)
    • Thierry Jimonet
    • Eric Jammet
    Saint-Pierre du Vauvray (1)
      • Alain Loëb
      Surville (1)
      • Alain Renaux
      La Vacherie (1)
      • Jean-Claude Courant
      • Eric Bordet
      Un pôle métroplitain qui évacue Val-de-Reuil de l’agglo, c’est une farce ?
      Franck Martin avait prévenu : “la CASE est une structure un peu originale dans le domaine puisqu’effectivement, elle ressemble peut-être plus à un village gaulois. Il n’y a pas de structuration entre une majorité et une minorité, il n’y a pas de structuration politique à proprement parler, dans les instances de la CASE, c’est un “subtil” équilibre entre les représentations territoriales, et les compétences propres de chacun. Il fallait garder une place au chaud pour une représentation ultérieure de l’agglomération Seine-Bord, dans l’hypothèse d’un mariage heureux fin 2013.”
      Il l’avait dit : “La CASE fera comme d’habitude, fera entre ceux qui sont intéressés, ceux qui ont une compétence particulière, ceux qui souhaitent s’investir parce qu’il sont dans la commission de développement économique, la commission tourisme,…”
      Val-de-Reuil, 2ème ville de la CASE en population et 1ère en terme économique, la ville qui héberge la gare SNCF, centrale donc en termes de transports, une ville qui possède des centres sportifs et de loisirs, des théâtres, salles de concerts, cinéma, des écoles, collèges et lycées, un pôle de compétitivité dont on connaît tous l’importance, quatre des plus grands data-centers de France, et j’en passe.
      Marc-Antoine Jamet a été éliminé. Cela nous conduit à cette situation ubuesque : Saint-Pierre du Vauvray a 4 délégations, deux au développement économique, une au tourisme et Alain Loëb aux transports en commun. Aucune délégation pour Val-de-Reuil ?! Pour les transports en commun, nous avons d’un côté un maire qui a présenté ici son PDU, qui pose la question de la nécessité d’une navette entre la gare de Val-de-Reuil et Saint-Pierre du Vauvray, lorsque la CASE proposait cette navette. D’un autre côté, le maire de Val-de-Reuil, présent lors du débat public de la LNPN, qui se bat pour sa gare et ses transports en commun. On peut-être d’accord sur de nombreux points avec Jamet, en désaccord sur d’autres, mais force est de constater que c’est une personne, et à priori, une équipe, qui connaît le sujet, qui a la connaissance des dossiers, et une vision pour sa ville et sa région en matière de transports en commun et qui a des arguments solides. On accepte dans la commission le maire de la Vacherie, qui s’opposera de toutes ses forces à ce qu’on étudie même une ligne Rouen-Evreux, mais pas de Jamet, capable pourtant d’échanger des arguments avec Guillaume Pepy, et de présenter une vision cohérente de transports pour le territoire.
      On élimine donc une commune qui est une cheville ouvrière de la communauté d’agglo, on élimine des acteurs écologistes qui déplaisent, mais capables, eux, de présenter un cahier d’acteur lors du débat sur la LNPN, de proposer un nouveau scénario qui sera retenu par RFF comme alternative sensée, et qui militent pour les transports en commun, pour présenter face à la CREA des délégués dont d’aucuns ne jurent que dans le déplacement individuel en automobile.
      On marche juste sur la tête. En face, au moins, côté CREA, ils sont capables de présenter des délégations représentatives des partis et des débats politiques, même si, au final, numériquement et par jeux d’alliances, c’est Fabius qui commande. Et même si je continue de penser qu’il ne s’agit là que d’une feuille supplémentaire ajoutées au mille-feuilles, contrairement à ce que dit Laurent Fabius.
      A la CASE, non, c’est… le fait du prince. Le pôle devait apporter soi-disant de la souplesse. En éliminant une Val-de-Reuil, qui est une des jambes de notre communauté d’agglo, et écartant des personnes compétentes et représentatives, ce n’est plus de la souplesse : c’est l’enterrement de 1ère classe du débat politique et d’un développement équilibré du territoire.
      Verra-t-on la CREA et Laurent Fabius aborder des dossiers avec la CASE comme si de rien n’était ? Ce n’est plus un pôle, c’est une farce !


      Penly, les incendies ont été éteints, tout comme la communication. EDF nous doit plus que la lumière ?

      “Le 5 avril 2012, à 12h20, une alarme incendie s’est déclenchée suite à un dégagement de fumée dans un local situé dans le bâtiment réacteur de l’unité de production n°2 de la centrale nucléaire de Penly. Les systèmes de sécurité se sont enclenchés normalement et le réacteur s’est arrêté automatiquement. Il n’y a pas de blessés et les installations sont en sécurité.”
      EDF nous doit plus que la lumière. Mais déjà, la lumière, ce serait pas mal.
      Selon une dépêche AFP, la CLI (commission locale d’information) a été prévenue, tout comme l’ASN, la préfecture et la sous-préfecture :
      “Le 5 avril 2012, à 12h20, une alarme incendie s’est déclenchée suite à un dégagement de fumée dans un local situé dans le bâtiment réacteur de l’unité de production n°2 de la centrale nucléaire de Penly. Les systèmes de sécurité se sont enclenchés normalement et le réacteur s’est arrêté automatiquement. Il n’y a pas de blessés et les installations sont en sécurité”
      Une alarme incendie, un dégagement de fumée, des système de sécurité qui s’enclenchent normalement, et un réacteur qui s’arrête automatiquement. Tout va bien donc, rien que de très normal… A tous les alarmistes qui pourrait arguer qu’il n’y a pas de fumée sans feu, on nous précisera :
      “Le président de la CLI, Serge Boulanger, a précisé à l’AFP avoir été informé en début d’après-midi par EDF “d’un dégagement de fumée au niveau d’une pompe d’alimentation d’eau qui se serait mise à fumer suite à un manquement d’huile, au niveau de l’enceinte du réacteur 2″. Selon ces informations, “il y aurait eu de la fumée mais pas de flammes”, a ajouté Serge Boulanger.”
      Nous pouvions être rassurés… Pas de flamme, donc juste une pompe mal entretenue qui aurait un peu manqué d’huile. Tout est sous contrôle.
      Comme on peut être rassurés par le maire de Penly, Jean-Pierre Cacheux qui à 17h11 nous faisait un point presse sur BFMTV. Son expertise nous permet de savoir que ces dégagements de fumée ne représentaient aucun danger et qu’il n’y avait pas de conséquences sur l’environnement.
      Cet avis catégorique n’est pas forcément partagé par tous, et je ne sait pas si l’expertise de la CRIIRAD (Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité) vaut celle du maire de Penly, cependant on peut toujours écouter Bruno Chareyron, Responsable du laboratoire de la CRIIRAD, ça ne mange pas de pain :
      Ainsi l’avis de la CRIIRAD est un peu plus nuancé et un peu moins optimiste que celui de messieurs Boulanger et Cacheux. Entre deux, nous avions toutefois appris que contrairement aux premières informations, deux incendies avaient bien eu lieu dans le bâtiment même du réacteur n°2 de Penly, mais avaient été maîtrisés. Les incendies sont donc sous contrôle, tout comme la communication du service de communication EDF.
      Rien à voir avec avec le service de communication d’EDF, reprenons notre souffle en visionnant ce petit diverstissement :
      Après ce petit moment de détente, revenons à nos moutons. Nous disions donc que tout est normal.
      Les systèmes de sécurité se sont arrêtés normalement, le réacteur s’est arrêté normalement, il n’y a donc que deux petits incendies dans le bâtiment du réacteur qui pourraient sembler un peu anormaux. Pour la CRIIRAD, un dysfonctionnement sur une pompe du circuit primaire du réacteur, avec projection d’huile, perte d’huile et incendies nucléaire est potentiellement grave. Et cela pose la question des causes. Est-ce un problème de maintenance ? Un problème de fabrication ? C’est un problème de sûreté. Outre les risques d’irradiation qui pourraient exister pour les intervenants, la CRIIRAD nous parle des conséquences sur l’environnement avec des fuites d’eau radio-active qui a été de 2 m3/h, en s’atténuant au fil du refroidissement du réacteur.
      Bruno Chareyron pose la question de la capacité des bacs de confinement. Combien de temps aurait-ils pu contenir ces fuites, si elles avaient duré plus longtemps ? Les eaux radio-actives devront être traitées avant d’être rejetées en mer. Dire que cela n’aura aucune conséquence, sur l’environnement est un peu rapide pour lui, mais il nous parle de choses compliquées, évoquant le tritium qui ne peut être filtré, l’iode, ou encore les gaz rares.
      Le discours d’EDF est lui beaucoup plus simple et compréhensible, en un mot, limpide : Il n’y a pas de conséquences sur l’environnement. Pas de danger, pas de conséquence, c’est un incendie incident mineur. Circulez, y a rien à voir.
      Les réactions n’ont pas été vives chez les candidats à l’élection présidentielle, qui avaient presque tous autre chose à faire que de discuter de ce problème de sécurité nationale. Comme l’a rappelé Eva Joly, “Un joint défaillant, une flaque d’huile et un départ de feu dans le bâtiment d’un réacteur nucléaire ne peuvent être considérés comme anodins. Nous parlons de nucléaire là, pas de la chaudière du gymnase du coin.” “A peine l’incident de Penly maîtrisé, on apprend qu’un capteur défaillant a provoqué l’arrêt du réacteur N.2 de Saint Laurent”, dans le Loir-et-Cher”, a-t-elle ajouté.
      L’autre candidat qui s’est distingué du mutisme de ses concurrents est François Hollande. Interrogé dans la matinale il répondra : “C’est un incident, je n’utilise pas un incident pour défendre un point de vue.”
      Certes il a été classé comme un incident par l’ASN, et les incendies ont été maîtrisés. Mais nous savons tous bien qu’en matière de technologie nucléaire, ce qui n’est qu’un incident au départ peut tourner à la catastrophe, et il est déraisonnable pour chaque citoyen, et à fortiori, ceux qui les représentent, de ne pas se poser les vraies questions sur la sûreté nucléaire.
      Rappelons-nous de la catastrophe de Fukushima. Rappelons-nous avec quelle désinvolture les messages les plus rassurants avaient été envoyés aux populations.
      Aujourd’hui on sait que le gouvernement japonais avait envisagé le pire : la fin de Tokyo ! Qu’importe, il a fallu nier jusqu’au bout, rassurer à tout prix, nier l’évidence et le risque jusqu’à expliquer que la situation était sous contrôle alors que le monde entier était en train de regarder le réacteur n°2 exploser devant nos yeux effarés. Nous avons tous dit plus jamais ça !
      Et bien, la mémoire humaine est bien volatile, car voici que l’on nous reparle d’incident, que cela ne change rien, qu’il n’y a rien à analyser, rien à voir, circulez et votez pour moi.
      Il ne nous reste qu’à espérer que nous ne subirons pas de catastrophe. Et que le service de communication ne viendrait pas nous dire à ce moment là que le réacteur a explosé normalement, et que la situation est sous contrôle, vous pouvez rester chez vous, mais pensez à vous munir d’un masque en papier par prudence.
      On a le choix. Encore...
      Bref, on a encore le choix. Mais total désintérêt ou autocensure sur le sujet, l’encéphalogramme plat de la blogosphère de gauche sur le sujet ne remplit pas d’optimisme quant au débat public et aux solutions à trouver.
      Allez ! Le sujet n’est pas léger, léger, aussi, je vous propose un petit divertissement sur la technologie spatiale appliquée. N’y voyez aucune malice.


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