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A genoux les grecs, debout les libéraux !

La démocratie s’est exprimée. C’est le second référendum pour la Grèce? Syriza incarne l’avenir. La vieille Europe n’a jamais été aussi vieille. Oxi, ça veut dire non. Non à la seule politique de l’offre, sans tenir compte de la demande, des populations, des gens.
La position géographique et géopolitique de la Grèce ne nous permet pas de nous passer de ce pays. La Grèce met l’Europe devant ses responsabilités : l’Europe est politique, elle n’est pas qu’une union bancaire, ou économique. On sauve la Grèce, ou bien on coule la Grèce ? Et on prend le risque de couler avec, à court ou moyen terme ?
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L’Allemagne, d’abord, veut préserver un euro fort. L’Allemagne est exportatrice (51% de son PIB), championne en construction mécanique, métallurgie, machines-outils, électrotechnique, et automobiles, avec des groupes très forts, et des PMI très performantes. En attendant que l’Asie acquiert leur savoir-faire, quelle que soit la valeur de l’euro, ils vendent. En Europe, aux USA, en Chine, en Inde… On peut comprendre que pour l’Allemagne, l’euro doit être le plus fort et stable possible.
Mais il n’en n’a pas toujours été ainsi : par deux fois, après la guerre, et après la chute du mur, quand l’Allemagne était qualifiée d'”homme malade de l’Europe”, l’Allemagne a sollicité la solidarité européenne.
Après guerre, en 1953, l’Allemagne avait vu sa dette allégée de 62%, un moratoire sur les intérêts de la dette et un rééchelonnement de sa dette sur 30 ans.Et le pays pouvait arrêter les remboursements si les sommes dues représentaient plus de 5% des recettes des exportations.
Après la réunification allemande, l’Europe des 15 avait accepté une forte hausse des taux d’intérêts, une dette publique augmentée de plus de 20 points dans une Europe rentrée en crise.
Michel Barnier a averti les nouveaux dirigeants grecs :

Il y a un règlement de copropriété dans la zone euro, c’est ce que tous les pays doivent comprendre. La difficulté de l’un devient le problème de tous. C’est la leçon de cette crise. Je ne crois pas que ce soit une bonne idée de dire Vous faîtes des dettes, vous faîtes des emprunts et vous ne remboursez pas. On doit toujours rembourser ses emprunts.
Michel Barnier, conseiller spécial pour la politique de défense et de sécurité auprès de la Commission européenne

C’est l’esprit de cette copropriété qui est en cause : “selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.” La Grèce semble bien noire.
Et surtout, au delà d’un poids du PIB européen presque insignifiant, on ne veut pas qu’un sauvetage de la Grèce ne serve d’exemple et ne fasse un appel d’air pour les autres nations endettées. Entre autres l’Espagne, l’Italie, le Portugal, l’Irlande et la France.
Alors on s’apprête à sacrifier la Grèce.
Le ministre des finances, Yanis Varoufakis a du mettre sa tête sous le billot, après un exercice démocratique massivement en sa faveur.
Cela ne suffit pas : il faudrait une convergence fiscale, sociale, et, disons-le, politique.
Et, disons-le encore, le nouveau gouvernement grec est de gauche, dans une Europe conservatrice et libérale. Cela semble inacceptable.
M. J-C Junker a fait campagne pour le “oui” et “nouvelle démocratie” (droite). C’est le non et Syriza qui ont fait 61% qui ont été plébiscités. Le non a du mettre sa tête sous le billot (même pas de cravate). M. Junker reste.
La troïka (Commission européenne, BCE, FMI) a mis à genoux la Grèce. Même si aujourd’hui le FMI a changé de fusil d’épaule, en demandant d’investir 61,9 milliards €, et de réduire la dette.
Mais la Grèce n’est pas l’Allemagne. Vendeurs d’olives et de soleil contre fabricants de berlines et de robots…
Les efforts grecs ont porté leurs fruits (avec un excédent primaire faible, mais qu’on aimerait bien avoir), les propositions sont là – fiscales, anti-corruption, sociales – mais pas assez libéro-orthodoxes.
Que la Grèce meure : elle a choisi la gauche, elle est faible, elle ne fait peur à personne. Pour l’exemple. Malgré son intérêt géopolitique, malgré l’Europe.
Où voulons-nous aller ? Vers l’Union Européenne Bancaire ? Ou bien vers les États Unis d’Europe ?

EPR : les responsables d’AREVA savaient. Qui d’autre ?

Le canard enchainé a révélé une note de 32 pages : elle dévoile que les responsables d’Areva avaient conduit des études sur l’acier du couvercle de la cuve de l’EPR en 2006. Ces études ont fait état des fragilités de l’acier qui compose le couvercle du réacteur en construction à Flamanville.
Ce n’est que 9 ans plus tard qu’Areva révèlera ces défauts à l’ASN. On savait en 2006, mais la loi n’obligeait pas Areva à communiquer ces résultats à l’ASN. Ce dossier a donc été caché toutes ces années.
En 2006, l’EPR était censé coûter 3,3 milliards €, et le démarrage du réacteur était prévu pour 2012 !
Le chantier a maintenant 5 ans de retard et ne démarrera probablement jamais. Il en coûte aux français 9 milliards d’euros.
Cette dissimulation est scandaleuse : les responsables d’Areva, tous les techniciens et ingénieurs – qui encore ? -, qui connaissaient la dangerosité de l’installation, ont laissé les travaux se poursuivre pendant 9 ans. 9 ans d’une litanie d’aberrations, de malfaçons et d’accidents.
Si l’ASN n’avait pas ordonné une série d’analyses sur la résistance de l’acier de la cuve, aurions-nous démarré le réacteur en connaissance de cause, et en sachant le risque d’accident ?
L’abandon envisagé en 2014 de l’EPR – pour sauver l’entreprise de cette hémorragie financière – est-elle en lien avec ces risques connus depuis des années ?
Nous apprenons de plus, par cette note, que “la technologie de fabrication retenue pour les calottes de cuve du réacteur Flamanville 3 est en régression technique par rapport à celles utilisées pour le parc en exploitation.”
Nous sommes coincés entre un parc vieillissant ruineux à rénover, dangereux à rénover, et des EPR dangereux et ruineux. A quand la transition énergétique ? L’EPR est condamné.
Maintenant, la question que pose cette note révélée à l’ASN : Qui savait ? Quels sont les responsables – décideurs de l’entreprise ou politiques – qui connaissaient ces défaillances et les ont étouffées ?
Quels sont les responsables de cette gabegie, du risque encouru par la population, de la faillite d’une entreprise soutenue par la dette française ?
Seront-ils condamnés ?

Agglomération Seine-Eure (CASE) : fin du traitement thermique des trottoirs et retour au glyphosate

Après avoir abandonné les traitements des trottoirs aux herbicides au profit de désherbage thermique moins dangereux dans cinq communes, puis deux, la CASE revient au traitement chimique, au glyphosate, un produit reconnu “cancérigène probable” (2A) par l’OMS.
La ministre de l’écologie veut donner un message pour protéger la santé des habitants :

La France doit être à l’offensive sur l’arrêt des pesticides, a déclaré la ministre. Elle doit être aussi à l’offensive sur l’arrêt des pesticides dans les jardins.
Ségolène Royal communique sur le glyphosate, reconnu « cancérigène probable » par l’OMS

Mais nous sommes en France, au pays du « faites ce que je dis, faites pas ce que je fais ! » Ce qui vaut pour les jardins des particuliers ne vaut pas pour les trottoirs qui donnent sur ces jardins.
Ne dit-on pas que la santé n’a pas de prix ? Elle en a un : le glyphosate est moins cher que le traitement alternatif.
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Plus de 6 heures pour maîtriser l’incendie de la centrale de Paluel

L’incendie s’est déclaré à 22h30 dans la nuit du jeudi 2 juillet au vendredi 3 juillet dans la salle des machines. Il aura fallu plus de 6 heures aux 71 pompiers pour en venir à bout.
Paluel
La direction de la centrale s’est voulue rassurante en expliquant qu’«il n’y aucun risque lié à de la radioactivité.»
L’incendie s’est en effet déclaré dans la salle des machines, le circuit secondaire, et non dans le circuit primaire, ce qui aurait été une autre catastrophe.
L’incendie, un feu de métal en fusion, difficile à éteindre, s’est déclaré au cours d’une opération de maintenance. Le réacteur était donc à l’arrêt. Selon le communiqué de l’ASN,

il n’y a pas eu de blessé et la situation ne présente pas d’incidence pour la sûreté nucléaire et la protection de l’environnement.
ASN

centrale_nucleaire

Nous l’avons échappé belle !
La propagation du feu a été maîtrisée, mais nous pouvons être très inquiets : ce réacteur est le premier des réacteurs à effectuer sa troisième visite décennale dans le cadre du “grand carénage”, un projet consistant à investir 55 milliards (selon EDF) ou 110 milliards € (selon la cour des comptes) pour prolonger la durée d’exploitation des centrales françaises vieillissantes.
Et dès la première intervention survient un dangereux incendie.
Le secteur nucléaire connaît déboire sur déboire ;
l’EPR de Flamanville est un fiasco industriel, accumulant les malfaçons et les milliards engloutis ;
tout comme l’est celui d’Olkilutoto en Finlande ;
Areva se retrouve en situation de quasi faillite ;
cet état de quasi faillite conduit Areva à licencier 3 000 à 4 000 employés en France d’ici trois ans (quelle sécurité dans 3 ans ?) ;
des pannes à répétition, comme à Blaye le 24 juin, où le personnel a du être évacué, et où 11 personnes ont été contaminées ;
ceci une semaine seulement après un incident similaire dans la même centrale ;
des menaces de plaintes se multiplient contre l’EPR d’EDF au Royaume-Uni ;
c’est tout ce secteur industriel est en déclin, de plus en plus dangereux et difficile à maîtriser, et révèle un gouffre financier dont la tendance ne fait qu’augmenter.
Qu’attendons-nous pour entrer vraiment dans la transition énergétique, en augmentant l’efficacité énergétique, en développant les ENR sans dangers et de plus en plus compétitifs par rapport au nucléaire ?
Plutôt que constater les incidents et accidents industriels à répétition, en attendant “la grosse”…

49.3

Le 49.3 est une brutalité,
le 49.3 est un déni de démocratie,
le 49.3 est une manière de freiner ou d’empêcher le débat parlementaire, mais il va se poursuivre ce débat parlementaire, d’une manière ou d’une autre.
François Hollande – 2006

Si le gouvernement prenait au prétexte de préoccupations d’urgence, de peur, la décision de recourir au 49.3, ce serait une violation des droits du Parlement.
[Le gouvernement] avait déjà fait passer le contrat nouvelle embauche par voie d’ordonnance. S’il s’aventurait à faire passer le contrat de première embauche par le 49.3, il ajouterait au mépris du dialogue social dont il a fait preuve, la violation du débat parlementaire
François Hollande – février 2006

Et puis ensuite il y a un vote. Je n’ai pas à présupposer qu’il serait tellement difficile qu’il conviendrait d’utiliser des méthodes contraignantes.
François Hollande – janvier 2015 sur la loi Macron

Bilan des courses ?
Des atteintes au droit de l’environnement en usant d’ordonnances qui contournent le débat public, l’usage des 49.3 répétés pour imposer la loi liberticide sur le renseignement et la loi fourre-tout Macron (300 articles non débattus quand même), applaudie par le Medef qui estime en outre que le “49.3 est un bon choix”.
49.3 :

  • Brutalité,
  • déni de démocratie,
  • violation du débat parlementaire,
  • mépris du dialogue social,
  • mépris de la parole donnée.

Indignons-nous contre les violences policières, et trouvons de vraies solutions pour les réfugiés.

Ils viennent d’Érythrée, un pays où règne la peur et la terreur, ils viennent du Soudan, un pays ravagé par la guerre civile, ils fuient les massacres de masse, les viols de masse, le “nettoyage” ethnique, les détentions arbitraires, la torture, la famine.
Ils ont marché des mois ou des années pour chercher à trouver un lieu où échapper à la mort, ils ont traversé les déserts et les mers au péril de leurs vies, franchi frontière après frontière, ils sont arrivés à Paris, au pays des droits de l’homme et du citoyen, en route vers le Royaume-Uni.
Ils sont venus pour survivre, dans la misère, mais survivre.
Quel accueil pour ceux qui ont survécu à l’exil forcé ? L’indignité !
Ils ont souffert, sont marqués, ils ont déjà souffert tant et tant, ont dormi sur les routes, sur des ponts, sous les ponts, sans soins, sans manger, sans boire, sans sanitaires, avec juste l’espoir d’un peu de paix, d’un peu de repos, l’espoir d’un tout petit peu d’espoir.
Ce sont des enfants, des jeunes, des femmes, des hommes. Ils ne sont pas des animaux.
Et même des animaux seraient mieux traités, mieux protégés, sans coups de matraques, sans lacrymos.
Ces violences, contre les réfugiés, contre les associatifs et élus présents, contre les riverains venus prêter main forte – pas de quartier ! -, les CRS les commettent, mais aux ordres de la préfecture, aux ordres du ministère et du gouvernement.
Certes, on ne peut pas laisser perdurer des occupations sur la voie publique, en totale insalubrité, sans les équipements adéquats. Aussi faut-il des occupations légales, des lieux d’accueil pour ces réfugiés qui ne peuvent pas rentrer dans un pays où ils seraient tués. C’est le droit d’asile, ce sont nos valeurs, nous en sommes fiers, et c’est surtout une obligation de l’État français, du fait des lois françaises et des traités internationaux.
À quoi servent ces violences ?
La théorie de l’invisibilité, que Mediapart nous explique, c’est que pour parer au plus pressé, les pouvoirs publics cassent les regroupements, quittes à les voir se reformer un peu plus loin, un peu plus tard, en dispersant les migrants, dans un grand déchaînement de violence qui impressionnera sûrement les migrants.
Circulez, il n’y a rien à voir.
Mais cela casse aussi le travail des associations, et cela met en danger les personnes migrantes, que l’on cherche à isoler. Les associatifs sont des bénévoles, qui mettent toutes leurs forces pour aider un État qui n’a plus les moyens d’assurer cette mission, pour aider ces services pour la logistique, l’aide humanitaire, l’assistance aux droits, et même tenter d’assurer une hygiène et l’accès à l’eau et la nourriture.
Ce devrait être le rôle de l’État. Mais si on devait faire quelque chose, ce serait bien de rendre le retour, et même simplement le droit de rester chez soi possibles. Il n’y a guère de richesses à défendre là-bas, aussi les États démocratiques et riches sont-ils sûrement moins pressés d’agir.
Il faut mettre la communauté internationale autour de la table pour solutionner les problèmes de ces pays en guerre civile, apporter des solutions de développement et remplacer les juntes militaires qui forcent les populations à l’exil.
Faute de quoi, les milliers de migrants s’ajouteront aux milliers de migrants.
On ne pourra pas les tabasser sans cesse, car ils préfèreront toujours la violence et la souffrance à la mort.
D’urgence, il faut un lieu d’accueil, où les services de l’État et les collectivités locales s’associeront aux associations et ONG pour trouver des solutions pérennes. Et arrêter de tabasser ces membres d’associations (et autres élus), et habitants, témoins de ce déferlement de violence, qui sont là pour aider l’État à assurer ces missions obligatoires.
Du fait de l’indignation nationale et juste contre ces exactions, Anne Hidalgo, maire de Paris, semble s’engager à développer ce lieu d’accueil, c’est une première et bonne chose.
Mais faute d’organiser la possibilité aux populations de continuer d’habiter dans leurs pays d’origine, nous sommes condamnés à voir les corps des migrants s’amonceler sur nos côtes et les survivants être tabassés, emprisonnés en camps, ou pire, sur nos territoires.
Ils sont réfugiés politiques, économiques, climatiques. Les solutions doivent être politiques, économiques et climatiques, et rien ne se règle à coups de matraques ou de lacrymos. Ce sont les victimes qui sont matraquées.
Il est encore temps d’agir, nationalement, d’abord, et internationalement, et de mettre fin à cette indignité commise en notre nom.

Incapables d’apporter des solutions aux français, le gouvernement multiplie les atteintes à la vie privée et aux libertés

Arguant de la lutte contre le terrorisme suite à l’attentat contre Charlie, justifiant l’espionnage – dite intelligence – économique, le gouvernement s’apprête à mettre en place une loi sur le renseignement préparée de longue date, en procédure accélérée.
“Mais enfin écoutez face à la menace que nous connaissons, dans le monde particulièrement trouble dans lequel nous vivons, menaces terroristes, drames migratoires en Méditerranée, défis climatiques, défis économiques, un pays comme le nôtre qui en plus s’est construit à travers un État fort mais qui garantie les libertés, doit se donner les moyens de lutter notamment contre le terrorisme. C’est quoi ce débat sur les libertés ?, s’était insurgé Manuel Valls.
1 – lutter contre la terreur en espionnant tous les suspects (tout le monde).
Le 1er ministre a ajouté : “Je n’ai pas peur de ce débat, au contraire, puisque c’est la liberté que les terroristes ont voulu atteindre, mais là nous avons un cadre qui nous permet de donner plus de moyens à nos services de renseignements tout en garantissant nos libertés.”
Le gouvernement, l’Élysée, les entreprises françaises, et aussi les citoyens français sont espionnés. L’affaire de l’espionnage allemand pour le compte de la NSA n’a semble-t-il pas ému les dirigeants français plus que ça. Sans doute, un prêté pour un rendu.
Mais que diable aller espionner les messages les plus secrets et les plus intimes de toute la population, au travers d’une surveillance massive, à l’instar de ce qui se fait la NSA qui espionne les citoyens américains comme le reste du monde ?
Tout sera traqué : mails, conversations téléphoniques, déplacements, cercles de connaissances, vie privée et professionnelle, intime – qui couche avec qui ? – médicale, politique, syndicale…
Ouf pour eux, les parlementaires qui votent la loi en seront exclus. Mais quasiment tous les français seront suspects. On ne se méfie jamais assez de son prochain !
Bernard Cazeneuve, le front tout plissé et l’air grave, admet qu’il y aura atteinte à la vie privée, mais pas aux libertés fondamentales, qui sont de pouvoir aller et venir.
Nous risquons, en prime, de voir s’enfuir nombre d’entreprises des TIC hors de France, et de voir de plus en plus de citoyens se tourner vers les dispositifs d’anonymisation (TOR, P2P, proxys, PGP…, VPN, etc).
Au lieu d’une aiguille dans une meule de foin, nous la chercherons dans un champ de meules…
2 – supprimer les manifestations en interdisant les manifestants :
Las ! Les proctologues de nos pensées intimes ont décidé de pouvoir revenir sur ces libertés fondamentales, justement, en limitant la liberté de manifester, en introduisant un dispositif interdisant à un ou plusieurs individus de manifester.
Les proctologues de nos pensées intimes ont décidé de pouvoir revenir sur nos libertés fondamentales: aller et venir, et manifester...
C’est à la suite de la mort de Rémi Fraisse que les écologistes ont obtenu une commission d’enquête parlementaire, que présidait Noël Mamère. Et selon Mediapart, le rapporteur PS Popelin a réussi à imposer une vision plus sécuritaire, suivi par le PS, l’UMP, et l’UDI.
La droite, en quelque sorte…
Manifester, même pacifiquement, même pour les libertés et nos droits est dangereux désormais.
Pour Noël Mamère, “il y aurait dès lors un contrôle a priori et systématique de toutes les manifestations, ce qui entraînerait une restriction manifestement disproportionnée du droit de manifester.”
Du point de vue des autorités, c’est plus sûrement la seule présence des manifestants qui est responsable de leur propre mort : Rémi Fraisse serait mort parce qu’il se trouvait sans autorisation pile-poil sous une grenade offensive.
3 – la hausse du chômage est due au nombre de chômeurs. Supprimons-les !
La préoccupation première des français, c’est la lutte contre le chômage. Les gouvernements PS et UMP (RPR, UDF) successifs ont été incapable de trouver une solution contre le chômage. La nouvelle solution pourrait être de réduire le chômage… administrativement.
C’est une chose en passe d’être accomplie, grâce à la création de 200 postes de surveillants pour contrôler que les 5,6 millions de chômeurs sont bien occupés à trouver un emploi.
Au fait, qu’en est-il de la promesse de créer 1 million d’emplois du Medef, et de celle de l’inversion de la courbe du chômage (ou de la baisse tendancielle de l’augmentation du nombre de chômeurs) ?
Il suffirait que ces contrôleurs aient accès à nos données et nos métadonnées pour prouver que les demandeurs d’emploi ne travaillent pas à plein temps à chercher leur emploi perdu. Pire, il s’écrivent des conneries entre amis, en pleine journée, se téléphonent, et même passent du temps sur internet sur d’autres sites que pôle emploi. Va-t-on les désinscrire ?
Toutes ces lois sont liberticides, inégalitaires, et fratricides.
Face à la dérive inquiétante de ces néo-cons, agitant la peur, la xénophobie et la suspicion pour s’assurer l’alternance du pouvoir au motif de sécurité nationale, c’est la langue de bois, la menace de la terreur, le mode accusatoire contre les plus démunis, le sourcil froncé, le ton bravache et accusatoire, le poing levé et la mâchoire en avant qu’il conviendrait de limiter. Pas interdire, juste se contrôler.
Le rôle de l’État, c’est de protéger les citoyens, pas les espionner. Libérer, pas contraindre ni empêcher.
Apprendre, comprendre, inventer, vivre, laisser vivre et vivre ensemble.
4 – les français votent de moins en moins pour le PS ou l’UMP : doit-on interdire le vote à certains votants ou empêcher des candidatures ?
Peut-être à l’étude ?.. Déjà, le non-cumul des mandats a du plomb dans l’aile.
Sinon, dirigeants au pouvoir ou s’apprêtant à l’être, vous n’aviez pas évoqué des priorités ?
  • défi climatique,
  • guerre et terrorisme,
  • défi économique,
  • drames migratoires…
Ce à quoi j’ajoute quelques “petits” oublis :
  • chômage et emploi,
  • éducation, formation, conditions de travail, retraite,
  • réforme fiscale, disparition des services publics,
  • pic pétrolier,
  • pollution, santé, transports,
  • risque nucléaire, déchets,
  • démographie,
  • disparition des insectes pollinisateurs, de la paysannerie, etc, etc.
Ah oui, c’est pour après 2017, quand on aura voté pour vous, vous n’aviez pas le temps pour cette fois-ci.
Mais promis, dès 2017, celui qui sera président…

Une catastrophe peu naturelle aux Etats-Unis : OGM et néonicotinoïdes ont décimé les colonies d’abeilles

Entre 2014 et 2015, les apiculteurs américains ont perdu, en moyenne, 42,1% de leurs colonies d’abeilles. Dans les États où l’on cultive les OGM et où l’on utilise les pesticides néonicotinoïdes, les pertes atteignent 60% !
Fait nouveau : les pertes sont supérieures en été qu’en hiver. Un comble !
Une véritable catastrophe, qui va montrer au reste du monde ce qu’est un pays qui choisit de tuer ses pollinisateurs pour favoriser le productivisme des grandes cultures, et les OGM et les pesticides.
Imaginez un monde sans fleurs, sans légumes et sans fruits… Les USA sont le laboratoire des OGM et des gaz de schistes.
Merci José Bové et tous les faucheurs et défenseurs de nos sols, nos sous-sols et de notre eau potable.
corn-belt
Tant que la cupidité continue, la lutte continue….

Contournement Est de Rouen : un gentil rêve ou un très méchant cauchemar ?

Ou bien le rêve des uns est-il le cauchemar des autres ? Rions-en tant qu’on le peut…

Les mensonges de l’État, d’EDF et d’Areva sur le nucléaire

L’enquête de Spécial Investigation (canal+) est un document implacable, à charge contre l’État, EDF et Areva.
Deux accidents nucléaires ont failli mener la France à la catastrophe, évitée par deux fois de justesse. En 1969, et en 1980, les 2 réacteurs ont dû s’arrêter en urgence parce que leurs cœurs sont entrés en fusion.
“Aucun danger, tant pour les populations environnantes que pour les travailleurs de la centrale”, affirme EDF à l’époque.
Ces deux accidents majeurs ont été classés par l’autorité de sureté nucléaire de l’époque comme incidents divers sans conséquences après vérifications.
Pas de conséquences, ces 5 années passées à écouler le plutonium fondu dans la Loire ? Les fleuves ne servent donc pas qu’à refroidir ces énormes chaudières, mais aussi à écouler le plutonium usé, en toute illégalité.
Le document que vous allez voir est d’autant plus accablant que le PDG d’EDF d’alors, Marcel Boîteux, qui a dirigé EDF de 1967 à 1987 avoue face caméra. Les aveux d’Areva ne sont pas moins inquiétants.
Non seulement ces grands satrape jouent avec le feu, mais ils jouent aussi avec les mots, préférant parler de “relâchement (*)” plutôt que de “fuite” de radionucléides, en affirmant ensuite que les déchets sont recyclables, si l’on dispose de la technologie qui permettra peut-être de le faire au siècle prochain, et enfin en renommant “stockage de déchets” en “entreposage” (de longue durée, sinon définitif).
Ils mentent, mais ils le font pour notre” bien”. Comme dit Marcel Boîteux, après une comparaison entre accidents nucléaires et accidents de voitures : “En cas d’accident, il se passe quelquefois des choses qui sont illégales quand on est conscients.” Il ajoute l’avoir fait avec l’accord des pouvoirs publics, et nous dit qu’ils ont caché ces informations pour ne pas voir s’enfuir tout une population affolée avec tous les accidents de voiture et tout ce qui va avec.
A vous de voir si un (des) accident(s) nucléaire est comparable à un (ou des) accident(s) de voitures ?
“Il faut être responsables dans ces cas là”, dit l’ex-PDG d’EDF, avant de confier qu’il ne savait pas où mettre ce plutonium (hormis dans la Loire, illégalement et en secret), et qu’ils ne l’ont pas fait pour le plaisir…
D’autres mensonges sont révélés au public, sur la quantité de déchets nucléaires, ou sur le prix du nucléaire. Comme nous le constatons aujourd’hui, c’est un système en quasi faillite et dont le coût ne cesse de croître, de croître, comme croît l’amoncellement de déchets mortels, qui seront radioactifs durant des milliards d’années.
L’uranium issu de la fission, 95% des déchets, sont considérés comme matières “recyclables”, et seulement 1% des déchets – le plutonium – peut être recyclé en partie, dans le MOX (inintéressant économiquement), ou dans les bombes atomiques.
Face à ces mensonges assénés “pour ne pas affoler les populations environnantes”, pouvez-vous continuer de croire les propos de ces bonimenteurs ?

Un reportage civique, pédagogique, et totalement effrayant !
(*) relâchement, une définition Larousse : Ralentissement ou négligence dans l’accomplissement d’une action, l’exercice d’une activité“.

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