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Batho coulée par le chef de l’Etat : torpillée pour outrecuidance ou sabordée par les lobbies ?

Pour Bernard Cazeneuve, fervent défenseur du nucléaire et ministre délégué au Budget, “[Delphine Batho] a pris la décision à un moment donné de ne pas poursuivre sa mission en raison d’un désaccord qu’elle a exprimé“. Circulez, y a rien à voir.
Le lynchage médiatique de Delphine Batho peut commencer. Elle a beau mordre, il y a des chances qu’elle prenne la patée, et même qu’elle finisse en patée.
Ministre isolée, qui n’a que le bac pour tout diplôme (rendez-vous compte ! Et elle prétendait vouloir conduire des arbitrages avec des énarques et autres polytechniciens…), fragile politiquement et fragile parce que femme et femme isolée, elle aurait été plus militante que politique, incapable de se créer des réseaux, présentée, une fois virée, comme inefficace et austère dans son ministère… Sans compter qu’elle ne serait là que par la volonté de Ségolène Royal, de qui elle aurait tout appris, y compris la stratégie de la victimisation, et malheureusement pour la pauvre ministre, celle-ci n’a même pas su garder ce seul soutien, s’étant fachée avec sa mentore.
Reste quand même la seconde fois qu’une ministre du sérail socialiste prend en main les manettes de ce ministère, et en responsabilité, se laisse imprégner par l’évidence écologique
Par deux fois, les lobbies pétroliers sont mis en cause.
Par deux fois, l’éjection est publique mais se fait à distance : l’une en plein sommet international RIO+20, et l’autre, en direct des questions au gouvernement, reçoit un SMS face aux caméras. C’est cinglant et lapidaire.


Erreur de casting, la deuxième femme ministre qui saute au ministère de l’écologie en à peine plus d’un an…

On peut aussi s’étonner du parallèle fait entre son limogeage, qui n’a fait l’objet d’aucun commentaire ni d’aucun remerciement du gouvernement, et la démission de M. Cahuzac saluée par François Hollande : “Je remercie Jérôme Cahuzac pour l’action qu’il a conduite depuis mai 2012 comme ministre du Budget pour le redressement des comptes de la France. Il l’a fait avec talent et compétence.”
Ou encore Bruno Leroux, président du groupe socialiste à l’assemblée, et défenseur aussi de la recherche sur le gaz de schiste, qui “[voulait] dire notre amitié à Jérome Cahuzac dans l’épreuve qu’il traverse. Il a été un grand ministre qui a rétabli la situation financière du pays et oeuvré à l’intérêt général”, et qui, à propos madame Batho, estime que “La responsabilité c’est d’assumer ses propres erreurs, pas de l’imputer à la ligne politique du gouvernement”.
Mais qui nous rassure en affirmant : “les décisions en matière de transition énergétique que le gouvernement va prendre, démentiront ce qu’a dit Mme Batho”.
On peut lire ici les réactions des ténors de la politique saluant la compétence et la dignité de l’ancien ministre du budget, et par comparaison (qui n’est pas raison), on peut lire les réactions en chaîne qui ont suivi l’éviction sans tambours ni trompettes de l’ex-ministre de l’écologie, et surtout sa conférence de presse.
Une erreur de casting, donc ? Qui a choisi madame Batho pour remplacer Nicole Bricq, sortie, elle aussi, du ministère de l’écologie en juin 2012, en plein sommet RIO+20, lorsqu’elle s’est opposée à Shell et Victorin Lurel sur le dossier des forages de pétrole non conventionnel au large de la Guyane ?
Quelques jours après que madame Bricq fut débarquée, on apprenait que les permis d’exploration étaient confirmés, avec une nouvelle répartition des royalties entre Shell, l’Etat et les collectivités locales.
Pour des forages qui n’ont pas rapporté les 600 millions de barils de brut, au final. Soit dit en passant. Vides. Pas d’hydrocarbures. Mais il fallait bien essayer, même au risque de saccager un des éco-systèmes les plus riches de la planète…
Donc on mute madame Bricq, on limoge madame Batho, parce qu’elle a prononcé un mot de travers : “mauvais”. C’est un mauvais budget, a-t-elle dit. et au lieu de se taire et de rentrer gentiment dans le rang, elle fait une conférence de presse.
Est-ce une erreur de casting à l’origine, avec une ministre nommée au ministère de l’écologie, alors qu’avant cela, elle était porte-parole de François Hollande, spécialisée dans la sécurité ?
Ou bien ses prises de positions sur le nucléaire et le gaz de schiste, lorsqu’elle s’opposait sur la fracturation hydraulique à Laurence Parisot, patronne du MEDEF jusqu’au 3 juillet, et à Arnaud Montebourg, pour qui la France est l’Arabie Saoudite du gaz de schiste rendent la ministre incompatible avec la politique énergétique du gouvernement ?
Répondant dans une matinale à Jean-Michel Aphatie, qui pose la question : “Dans le projet de dépense que [lui] présente le gouvernement, on remarque que votre budget, celui de l’écologie, décroche la palme du plus fort recul, moins 7% de crédits pour ce qui concerne votre ministère, Delphine Batho. François Hollande disant en septembre qu’il ferait de la France la nation de l’excellence gouvernementale [il voulait dire "environnementale"], ça ne sera pas le cas, pourquoi ?”
Delphine Batho répond : “D’abord c’est un peu vite dit que ce ne sera pas le cas, mais c’est vrai que c’est un mauvais budget, et moi je souhaite que dans les jours qui viennent, nous puissions faire la démonstration qu’effectivement la volonté de faire de la France la nation de l’excellence environnementale, la transition énergétique, ne sont pas des variables d’ajustement, et certes il y a des coupes et des restrictions budgétaires, mais il y a aussi d’autres moyens qui vont être mobilisés au travers de la fiscalité environnementale, ou au travers des investissements d’avenir. Je pense que c’est absolument nécessaire. Pourquoi ? Parce qu’on est à un moment où les français doutent, ou on peut le dire, parce qu’il faut dire les choses telles qu’elles sont, il y a une déception à l’égard du gouvernement, il y a un doute sur notre volonté de changement. Or, cette question de l’écologie, de la transformation de notre modèle de développement économique, elle est cruciale par rapport à la volonté de changer la société française. Et je pense que dans le moment actuel, quand tout va mal, les français ont besoin d’espoir, ils ont besoin de perspectives d’avenir. Et donc c’est un chantier très important dans ce quinquennat.”
Pas de quoi casser trois pattes à un canard, on est bien loin des saillies d’Arnaud Montebourg disant à François Hollande : “Tu as nommé un élu local à la tête du gouvernement ! [...] C’est l’aviation qui mitraille ses fantassins !”, ou au premier ministre Et après ça, tu fais chier la terre entière avec ton aéroport de Notre-Dame-des-Landes, dont tout le monde se fout ! Tu gères la France comme le conseil municipal de Nantes !
Il est surprenant alors que ce soit à l’endroit de Delphine Batho qu’Harlem Désir ait communiqué : “Je regrette et je condamne des propos qui n’ont pas lieu d’être vis-à-vis du Premier ministre et qui ne sont pas acceptables”.
Il me semble qu’on est là surtout dans la forme. Un simple recadrage des propos par le premier ministre, et deux ou trois ministres minorant la sortie et réaffirmant la cohésion et la vision du gouvernement aurait sans soute pu éviter cette nouvelle crise gouvernementale.
Sauf s’il y a eu volonté de se séparer d’une jeune ministre trop arc-boutée sur des principes allant à l’encontre du redressement productif, faisant obstacle aux rêves d’un rêve d’Eldorado sulfureux, et dont le partage du pactole (butin ?) permettrait entre autres, de remettre les comptes de la nation dans le vert. Ce qui vaut pour Delphine Batho vaut pour les autres, dit Laurent Fabius. Voilà des ministres présents et à venir qui sont prévenus.
Même si M. Juppé estime “[qu']on ne négocie pas son budget sur les ondes de la radio”, les matinales des radios, les revues de plateaux TV, internet, tweeter, servent en grande partie aux politiques à se justifier, expliquer pourquoi la politique conduite est la seule en mesure de sauver la France et les français, et pourquoi ils sont incontournable, sinon providentiels. Plus rarement providentielles.
Delphine Batho a aussi parlé de déception des français. Certes ce n’est pas l’exercice guindé du message habituel, mais je ne vois pas là crime de lèse majesté. Plutôt l’usage d’une parole de vérité, d’un constat partagé par tous, un peu de frais au pays de la langue de bois.
[Langue de bois ? "Ce que je n’accepte pas, c’est le tournant de la rigueur qui ne dit pas son nom", dit Delphine Batho. Ce à quoi répond Bernard Cazeneuve :"Il n'y a pas de tournant de la rigueur." C'est quoi, la droite ligne de la rigueur ?]


Mis en cause : les lobbies pétroliers, plus discrètement, le lobbie nucléaire, et directement visé, Vallourec et la directrice de cabinet de François Hollande.

Ce qui va choquer le monde politique et celui des affaires, c’est la mise en cause des lobbies par l’ex-ministre. Et elle cite l’entreprise Vallourec, leader mondial dans la fabrication de tubes servant à l’exploitation de gaz de schiste.
Le magazine Challenge nous apprenait que lors d’un voyage de presse financé par l’entreprise, le patron de Vallourec, Philippe Crouzet, avait annoncé que “le problème Batho était en passe d’être réglé.
Lire l’article de Challenge du 3 juillet : Le limogeage de Delphine Batho était dans les tuyaux
“Le mois dernier, lors d’un voyage aux Etats-Unis, le président du directoire de Vallourec, Philippe Crouzet, avait dit devant l’état-major américain de son groupe, qu’elle était “un vrai désastre”. Philippe Crouzet, qui est aussi l’époux de Sylvie Hubac, directrice de cabinet de François Hollande, avait ajouté que le problème Batho était en passe d’être réglé, car son influence au gouvernement allait désormais décroître. Un propos prémonitoire qui montre que cela faisait belle lurette que la ministre de l’Ecologie n’était plus en odeur de sainteté auprès des proches du président.” (Challenge, par Nicolas Stiel)
Comment savait-il ? Tout le monde a appris dans la foulée que la femme du patron de Vallourec est directrice de cabinet du président François Hollande.
Le patron de Vallourec a démenti aussitôt : “Philippe Crouzet, président du directoire de Vallourec, n’a jamais fait aucun commentaire sur un éventuel départ du gouvernement de Delphine Batho, ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie”.
@rrêt sur images fait le point sur ce OFF d’un voyage de presse au Etats-Unis, où six médias ont été invités par Vallourec, dont cinq français : l’AFP, Challenge, les Echos, le Figaro et le Monde.
Dans ce point sur les coulisses de ce OFF, le journaliste du Monde et celui de Challenge n’aurait pas entendu la même chose :
Le Monde : pour le journaliste du monde, “Il a été critique envers elle, mais c’était les critiques d’un président d’un groupe qui fait des affaires aux Etats-Unis grâce au gaz de schiste, il n’a jamais dit que Batho était sur un siège ejectable”.
Challenge : Alors que pour Nicolas Stiel, toujours selon @si, ne renie pas ses propos, et il ajouteIl a dit que son périmètre allait être réduit, qu’elle allait avoir moins d’influence et qu’elle serait recadrée. J’estime qu’il a été très imprudent en disant cela”.
Enfin @si a interrogé un troisième journaliste qui était présent, et qui a souhaité rester anonyme : “A aucun moment il n’a dit qu’elle allait tomber, je n’ai vraiment pas entendu ça. Mais il a dit que la gestion dont il se plaignait était remontée [asi : Remontée jusqu'où ?] Il ne l’a pas dit, c’était sous-entendu mais selon lui, il y avait eu une prise de conscience que sa gestion posait problème en haut lieu
Hum, alors ? La gestion [de la ministre] dont [le patron de Vallourec] se plaignait est-elle remontée à l’Elysée ? Sous-entendu, par le truchement de la femme du patron de Vallourec ?
Savait-il que le problème était en passe d’être réglé ? Ou bien, comme semble le dire Philippe Crouzet, il n’a jamais parlé d’un éventuel départ de l’ex-ministre ?
En tous cas, d’autres industriels prennent le soin de dire que leur entreprise n’a pas demandé la tête de Delphine Batho :
Ainsi, c’est le cas du PDG de Total, Christophe de Margerie, qui se veut rassurant sur le lobbying. En tout cas, pas lui. “Quant à des lobbies qui seraient intervenus, en tout cas moi pas. Parler de lobby pour faire partir un ministre, ça me paraît vraiment probablement déplacé, et surtout inexistant”.


Des syndicats patronaux opposés à opinion des français sur les dossiers des gaz de schiste, du nucléaire, des OGM, de la biodiversité, des transports…

Ce qui n’empêche pas les patrons de donner leurs avis sur les sujets de l’écologie :
Pierre Gattaz, nouveau patron du Medef, s’exprime sur le limogeage de Batho et les gaz de schiste au Grand Jury RTL du 7 juillet 2013. (Crédit : Le Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI)
Pierre Gattaz s’exprime sur le la fiscalité écologique et le nucléaire au Grand Jury RTL du 7 juillet 2013. (Crédit : Le Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI)
Pour Pierre Gattaz, et donc pour le MEDEF :
  • Oui au gaz de schiste. il faut passer à l’étape 1. (puis les étapes 2, 3, et 4). “Il faut faire confiance dans la science, les technologies, la recherche [...] Il est bien évident que si nous devons polluer massivement l’environnement il ne faudra surtout pas le faire”
  • Non à la fiscalité écologique, c’est non. “On est submergés par les taxes. Il faut être sérieux à un moment.”
  • Oui au nucléaire. Il ne faut pas fermer Fessenheim.
Des avis bien tranchés, qui ne sont pas forcément ceux de la majorité de la population. Les entreprises doivent participer au débat, bien entendu. Mais le lobbying doit-il accompagner, ou co-conduire une politique qui concerne d’abord l’intérêt général et toute la population ? C’est la population qui a mis ce gouvernement en place. Et la population souhaite majoritairement sortir du nucléaire, ne pas procéder à l’exploitation des gas de schiste dont on constate les dégâts, et refuse les OGM.
Y a-t-il eu intervention, le patron de Vallourec savait-il que la gestion dont il se plaignait était remontée en haut lieu, et a-t-il su qu’il y avait eu une prise de conscience que sa gestion posait problème en haut lieu ? Y a-t-il conflits d’intérêts ?
Je souhaite bonne chance au nouveau ministre, Philippe Martin, en souhaitant que la ligne gouvernementale sera claire sur le gaz de schiste autant que sur le nucléaire, l’efficacité énergétique et la rénovation des logements, la sauvegarde de la biodiversité. Et sur la gestion du débat sur la transition énergétique. Les ministres étant désormais prévenus qu’au nom de la cohérence gouvernementale, la sanction sera immédiate, il serait judicieux de ne pas demander la relance de l’exploration, en l’état actuel de la technologie, à laquelle le président s’est toujours dit opposé ?
Arnaud Montebourg pourra-t-il continuer de dire (ce qui m’a bien fait rigoler) : “Et après ça, tu fais chier la terre entière avec ton aéroport de Notre-Dame-des-Landes, dont tout le monde se fout ! Tu gères la France comme le conseil municipal de Nantes !” ?

Election du Conseil de Développement durable (CDD) à la CASE. Un CDD citoyen, des candidats élus par les politiques.

Merci au président de la Communauté d’Agglomération Seine-Eure, ainsi qu’à Mesdames et Messieurs les Conseillers Communautaires,
Ils nous ont élu(e)s.
Laetitia et moi avons été invités à nous inscrire dans une démarche participative au conseil de Développement Durable.
Nous nous sommes rendus à la réunion du 27 mai à 18h30, et nous avons adhéré à cette volonté de participer à ce qui nous semble être un pas vers la démocratie participative, à l’échelle du territoire.
Il restait à valider cette seconde liste de candidats.
Les règles n’avaient pas été clairement annoncées lors de cette réunion.
Après la demande de deux délégués communautaires, Jean Carré, maire de Pîtres, et Alain Loëb, maire de Saint-Pierre du Vauvray, de supprimer certains noms de la liste, elles le sont un peu mieux désormais.
Le maire de Pîtres souhaitait que l’ancien maire de Pîtres, René Dréan, soit invalidé, et de son côté, Alain Loëb a demandé à ce que 2 personnes ne puissent siéger dans les groupes de travail : Laetitia Sanchez et moi-même.
Ce qu’il advint :
Un élu, même simple conseiller municipal, ne peut pas participer au Conseil de Développement durable. C’est la société civile qui est représentée au CDD.
En conséquence, Laetitia Sanchez, conseillère municipale à Saint-Pierre du Vauvray, ne peut siéger au CDD. Son nom a été éliminé de la liste.
La Secrétaire Régionale EELV qui participait au groupe de travail environnement, aux côtés de 5 collègues et du président du groupe de travail ne cautionnera donc pas les travaux de ce groupe.
Pour les deux autres cas, c’est à dire Monsieur Dréan et moi-même, n’étant ni l’un, ni l’autre, élus, il a été procédé à une élection de la liste. A bulletin secret…
Les délégués communautaires pouvaient rayer les noms des candidats qu’ils voulaient voir partir. Seuls les candidats qui obtenaient la majorité des voix étaient validés par le Conseil.
Tout le monde serait donc élu, sauf ceux qui ne seraient pas validés à la majorité absolue.
M. Loëb a expliqué pourquoi il fallait m’invalider :
Ainsi, il y aurait un procès entre lui et moi.
C’est tout simplement faux. Il n’y en n’a pas, et il n’y en n’a jamais eu.
Il n’a jamais pu porter plainte contre moi, et je n’ai jamais voulu porter plainte contre lui.
C’est du pipeau.
Son second argument est que je me serais substitué à lui. Ceci qui est encore tout aussi faux.
Il fait référence à une réunion sur le PEDT, le Projet EDucatif Territorial, l’application de la loi de refondation de l’école. Cette réunion s‘est faite à l’initiative de la directrice de l’école maternelle.
Il y avait eu une première réunion début février, réunissant les enseignants et les parents d’élèves des 2 écoles de la commune, ainsi que la municipalité.
La municipalité avait décidé que ce serait elle qui contacterait les associations pour savoir si elles souhaitaient et pouvaient participer à ce PEDT.
Ca, c’était début février.
A la seconde réunion prévue, qui a eu lieu mi-mai, aucune présentation n’a été faite par le maire sur la volonté et la capacité des associations et bénévoles à participer à ce PEDT.
Parce que c’est un sujet important, parce qu’il y a encore beaucoup de travail à réaliser avant de déposer le pré-projet en fin d’année, notre directrice d’école a donc reconduit cette réunion, en invitant le maire et le conseil municipal, les enseignants, les parents et aussi les associations.
Et elle m’a chargé de contacter les associations qui travaillent au quotidien avec les enfants. Ce que j’ai fait.
Et la réunion a eu lieu, avec des enseignants, des parents, des élus, et aussi la CASE qui était représentée, ainsi que l’Education Nationale et l’USEP. Et cette réunion a été productive et nous avons avancé. Et tout le monde est resté autour de la table jusqu’à la fin.
Toutes les associations invitées n’étaient pas présentes, mais tous les responsables qui y étaient ont été ravis d’y participer. Et ont été là pour dire que oui, les associations avaient envie de participer à ce PEDT, et que oui, elles avaient la capacité de le faire.
Et pas que les associations : Linda Lamot était présente comme bénévole. Elle travaillé comme ATSEM. Et en dehors de ses heures, elle assurait déjà du bénévolat à l’école.
Lorsque la mairie a mis fin a son contrat, elle a continué son bénévolat, durant le temps scolaire.
La mairie a voulu y mettre fin, mais il s’agissait du temps scolaire, et non périscolaire. La compétence et la responsabilité revenaient donc à l’éducation nationale.
C’est ahurissant. On ne se débarrasse pas des bénévoles dont le travail est apprécié des enfants, des parents et des enseignants ! Bé-né-vole.
Elle a donc continué. Et elle est venue dire qu’elle voulait encore continuer son action bénévole auprès des enfants. 4 jours par semaine en 2014, une semaine sur deux.
Comment peut-on faire autrement que de l’en féliciter, et de s’en féliciter.
Je ne me suis pas substitué au maire, et je ne suis pas à sa place.
Et, au contraire de se substituer à lui, nous avons cherché, au niveau de la commune, à réunir tous les acteurs de ce projet. Y compris la mairie.
Nous avons bien vu qu’on a beau être unanimement d’accord, enseignants et parents d‘élèves élus, si les autres acteurs ne sont pas présents autour de la table, ça ne sert à rien.
Il ne s’agissait pas de prendre la place de la mairie. Il s’agissait bien au contraire de dire qu’elle doit prendre part à ce projet, aux côtés des autres acteurs : enseignants, familles et volontaires de la société civile et du monde associatif.
Bien sûr, nous sommes venus avec des diagnostics et des propositions. Je crois qu’on ne peut pas attendre que quelqu’un le fasse à notre place, ni d’attendre que les autres l’aient fait.
C’est aussi notre rôle d’acteurs de terrain. C’était d’ailleurs le message qui est passé par l’intermédiaire de M. Leconte pour la CASE.
Aidez-vous, la CASE vous aidera, en somme…
Je pense, c’est un avis personnel, que les élus locaux peuvent trouver un intérêt à avoir face à eux des enseignants impliqués, des parents d’élèves impliqués, comme élus des parents, membres d’associations, comme l’association de parents d’élèves ou autres, et qui acceptent de prendre des responsabilités. Et un tissu local constitué d’associations et de bénévoles qui souhaitent y être associés.
Il me semble, peut-être me trompé-je, que cette loi de refondation de l’école, et notamment le temps éducatif de ce PEDT, est un projet de co-construction et de coéducation où tout reste à inventer et à mettre en place.
Ca, c’était ce dont j’étais accusé par mon maire. Bigre.
Et ça, c’est au niveau local. Au niveau de la commune, en attendant que le périmètre soit accepté par tous pour le PEDT.
Qu’est-ce qui se passe au niveau de l’agglomération ?
L’agglomération exerce déjà de nombreuses compétences à la place des communes-membres : propreté publique, transport, eau et assainissement, voirie, aménagement de l’espace et urbanisme, habitat, politique de la ville, développement économique, tourisme, environnement et milieux naturels, coopération décentralisée, et Agenda 21.
A ces compétences s’ajoutent petite enfance-jeunesse et aide aux personnes âgées, mais seulement pour les communes de Seine-Bord qui ont rallié la CASE.
Les délégués communautaires et les services ont pour but, dans leurs instances ou les services, de développer le territoire de façon équilibrée sur toute l’agglomération et sur les compétences exercées par l’agglo.
Tout ça, c’est en théorie. Parce que la construction et la cohésion politique de la CASE relève encore du village gaulois qu’évoquait M. Martin lors du vote sur le pôle métropolitain. Un “subtil” équilibre entre les représentations territoriales, et les compétences propres de chacun…
Le Conseil de Développement Durable (CDD), c’est autre chose. Il se définit comme une instance de réflexion et de débat, une force de proposition capable d’apporter un avis aux élus sur les projets structurants du territoire.
Il n’est composé que de citoyens volontaires, sans aucun pouvoir décisionnaire, sans indemnités. Il n’a qu’un rôle consultatif et n’a vocation qu’à apporter une vision de la société civile organisée.
Les avis apportés aux élus portent sur énergie-climat, environnement, mobilité-transports, économie-emploi-formation, et dernièrement, rythmes scolaires, pour apporter un point de vue territorial sur les effets de la loi de refondation de l’école et les moyens et les outils que la CASE peut contribuer à apporter dans l’agglomération.
C’est dans ce dernier groupe de travail que j’ai voulu m’inscrire.
Qu’est-ce que j’y apporte ? Une certaine forme de diversité. Je suis le seul parent d’élèves élu, et, je crois, le seul parent à avoir des enfants dans le primaire dans ce petit groupe.
Et pour travailler sur le PEDT au niveau local, c’est l’occasion là encore de reporter des expériences locales, les atouts, les lacunes, les difficultés, et de raisonner à une échelle plus large.
Nous voulons réfléchir d’une part à la meilleure façon d’organiser les temps de l’enfants, et comment articuler tous ces temps (temps scolaire, périscolaire, extrascolaire ou associatif, temps éducatif avec la refondation de l’école, transports, temps familial, temps libre,…), à la meilleure façon d’organiser la journée, la semaine et l’année pour l’enfant,
Et d’autre part proposer des outils pour construire un PEDT respectueux des rythmes de l’enfant en s’appuyant sur les ressources du territoire.
Ce n’est pas la petite musique que j’ai entendue lors du vote. Il fallait plutôt éliminer des « ennemis » politiques, voire les potentiels rivaux.
Et oui, quand je vois la presse et les paparazzis nous traquer au sortir de nos réunions, je me doute que cela doit faire peur aux élus. Quelle notoriété nous acquérons.
C’est même étonnant qu’il n’y ait pas plus de volontaires à se bousculer au portillon.
Au final, sur les 86 délégués communautaires qui ont voté, 36 ont voté sans rayer un seul nom (même pas peur !).
Ensuite chacun a pu rayer un ou plusieurs noms, et parmi la grosse douzaine de candidat(e)s, toutes et tous ont été plus ou moins égratigné(e)s.
J’ai été rayé 40 fois, mais je ne suis pas le pire ennemi. L’ancien maire de Pîtres a été rayé 41 fois. Sur 86 votes, il passe quand même.
La liste : Anne-Marie Ashbrook (54 voix), Arnaud Binard (46 voix), Séverine Bonnet (72 voix), Alice et Jean-Pierre Cobert (52 et 51 voix), René Dréan (45 voix), Gilles Fraudin (71 voix), Leila Garnier (71 voix), Alain Goussault (71 voix), Hubert Labrouche (73 voix) , Florence Lambert (69 voix), Alain Michel (73 voix), Marianne Rolot (68 voix).
Tous les membres de cette liste ont donc été validés. Sauf Laetitia qui a été retoquée parce qu’elle est conseillère municipale.
Nous pouvons donc nous coller sereinement au travail désormais.
Ah, petite anecdote :
Cette réunion était publique. J’étais assis au fond de la salle, en train d’écrire sur mon ordinateur portable, lorsque le maire de Saint-Pierre du Vauvray et ses adjoints sont arrivés.
Sans me dire un mot, sans que je ne dise un mot, Alain Loëb a donné une violente claque sur l’écran de mon ordinateur en passant devant moi. Mon ordinateur était bien calé sur mes genoux, il n’est pas tombé. Cela n’a fait que rabattre l’écran.
Comme ça, une lubie !
Et devant plusieurs témoins en fond de salle.
Mesdames et messieurs les élus, vous indigneriez-vous si un citoyen venait à claquer l’écran de votre portable, de votre tablette ou que sais-je encore ?
A l’opposé, est-ce un comportement normal, est-ce que ce sont des pratiques habituelles ou dignes des élus et délégués communautaires de la CASE lorsqu’ils n’aiment pas les citoyens ?
Alain Loëb a donné une violente claque sur l’écran de mon ordinateur en passant devant moi.

A l’eau ? Nan, mais à l’eau, quoi ! Merci à ceux qui ont réparé…

Je remercie RFF, son exploitant Nexity, et la CASE pour la vitesse de réaction de leurs services aujourd’hui.
Alors que l’eau coulait sans interruption depuis plus d’un mois, il a suffi de quelques bonnes volontés pour donner un coup d’accélérateur, faire cesser la gabegie, et rendre le trottoir aux piétons.

Pour rappel, ça fait quoi 1 mois de fuite continue ?

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Un ami riverain a fait une petite expérience avec une bouteille coupée pour comptabiliser à la louche le débit. Il a compté 1 litre d’eau toutes les 4 secondes. Juste en la mettant dans le caniveau. Soit au minimum 700 m3 d’eau potable avec le comptage d’une bouteille dans le caniveau. Evidemment c’est beaucoup plus : la bouteille ronde dans le caniveau – l’eau passait encore à côté -, mais aussi les infiltrations, combien cela représente-t-il ?
Question annexe, mais pas accessoire : qui paie ?
Que l’on soit usager SNCF, contribuable pour ce qui est de RFF, de la CASE ou de la commune, la facture sera adressée aux citoyens. Nous payons tous.
On paye quoi ? Une dette écologique et financière pour ce qui est de l’eau potable déversée -et payée – et traitée. Combien ? Pas lourd pour un budget de la CASE, et même de la commune : quelques milliers d’euros. On peut se le permettre, peut-être ?
Non. Il n’y a pas à tortiller, on paie. Et on nous demande de faire des économies, des sacrifices, tout ça.
En plus, le trottoir était interdit aux piétons durant un mois, là où il y a le passage piéton. En termes d’image pour la commune, c’était la loose.
En termes de confort des clients pour la Teurgoule et la gare, idem.
Pour finir, un trou dans le trottoir – eh oui, un mois sous un flot continu… – qu’il faudra réparer.
Et à nous, on ferait la morale sur l’utilisation de l’eau à notre domicile quand on la jette – et qu’on la paie – pour la jeter dans le caniveau quand c’est public ?
Non.
Aussi, je remercie aujourd’hui les personnes qui ont agi – rapidement – pour mettre fin à ça. M. Gallois, de RFF, M. Potez de Nexity, l’exploitant de RFF, et madame Lacaze de la CASE (ça s’invente pas, et qui n’était pas au courant, pas plus que Veolia). En 2 jours. Et la SNCF aussi.
En quelques coups de téléphone, quelques mails et quelques clichés et une vidéo, ENFIN, l’eau a arrêté de couler.
Merci à vous. C’est un déficit d’information qui est à l’origine de ce non-sens.
Et une répartition des responsabilités compliquée. Selon la responsabilité, c’est qui qui paie ? Au final nous, quoi qu’il advienne.
C’est fait. Je ne remercie pas la municipalité qui apparemment n’a encore rien foutu.
Ah oui :-) Merci aux riverains qui veillent.
“Madame
On ne vous a pas attendu, nous avions fait le nécessaire.” (que du bla-bla-bla)
Enfin, c’est fait, mais pas par la municipalité. Merci à tous les autres. Merci encore.
Zut. On peut pas juste aimer un peu notre village et s’en occuper un peu svp ? Merci…
Ce n’est pas velléitaire, ça ?

Eau potable déversée par m3, trottoirs délaissés en zone commerciale, terrains de sport à l’abandon, et autres gabegies…

Depuis 15 jours, l’eau potable coule à flot dans les caniveaux.
C’est la rupture d’une canalisation ou d’un robinet dans un bâtiment de la SNCF qui en est la cause. La mairie en a été prévenue.
Constatant au bout de 15 jours que la fuite n’est toujours pas stoppée, Laetitia, conseillère municipale, envoie un courriel au maire le dimanche 12 mai. Courriel avec formule de politesse et tout ça.
La réponse arrive le lendemain, 13 mai, à 12h00. Lapidaire.
“Madame
On ne vous a pas attendu, nous avions fait le nécessaire.”
Le mardi 14 mai, à 8h20, Laetitia croise une agent(e) de la SNCF qui prend des photos de la fuite. Laetitia lui pose donc la question.
Cette dame avait reçu un mail la veille, le 13 mai.
Espérons que la réparation sera faite dans la journée. Il suffit de regarder la vidéo.
Et si c’était utile de rappeler au maire ses responsabilités tous comptes faits ?
L’eau potable de la SNCF, comme le traitement des eaux pluviales, ce sont les citoyens qui la payent, hein ? Qu’on ne fasse pas un traitement social de l’eau, c’est une chose. Qu’on laisse les habitants payer cette irresponsabilité, c’en est une autre.
Cultive-t-on les chardons en plein centre-bourg ?
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En plein centre bourg, au milieu de la zone commerciale – celle que l’on devait, promesses à l’appui, mettre en valeur – on cultive les chardons.
Bravo pour l’intérêt porté à la biodiversité ! Mais est-ce bien l’endroit ?
Les chardons n’ont pas poussé en deux jours pour atteindre cette hauteur. La responsabilité de qui cette fois ? La faute du propriétaire du magasin, ou la faute du propriétaire des trottoirs ?
Non, mais sans blague.
La zone commerciale, c’est une rue. Une.
Les trottoirs sont déjà de la pitié à emprunter. Des trous, des bosses, des revêtements divers et variés, un revêtement refait à vieux en même temps que l’éclairage. “il nous a fallu du courage et bla-bla-bla…” Faudrait peut-être avoir le courage de retrousser 2 ou 3 manches ?
Peut-être peut-on continuer de discourir sur l’irresponsabilité d’untel ou untel. Peut-être peut-on faire rêver les gens avec des projets à deux francs.
Peut-être est-il temps d’engager un débat sur le plan de déplacement dans la commune, dans l’intérêt des habitants en premier, et des commerçants ensuite. Dans un intérêt commun bien partagé. Un débat public.
Enfin, une bonne nouvelle : je suis sûr que ce petit billet sonne le glas de la culture de chardons sur un trottoir si riquiqui. On parie ?
La municipalité partage avec Churchill le secret de sa longévité : “no sport !”
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Une promesse municipale, mais une promesse engagée en 2008 n’engage pas grand chose : refaire le terrain de sport. Un dossier réalisé par Jérôme – avec la réfection des berges -, mais que le maire n’a pas voulu déposer. Juste déposer.
“Irréaliste”, avait-il dit. Et bien, constatons donc la triste réalité d’aujourd’hui.
Le terrain de sport est une misère. Le sport à Saint-Pierre, c’est le foot – ok, pas de problème, et encore !.. C’est Bruce, Jean-Luc et moi qui avions repeint les vestiaires avec l’entraîneur. Le judo, on a vu, le tennis, le basket, c’est ça. Photos à l’appui.
On n’est pas menacé par le sable pour la désertification, mais par l’herbe qui envahit jusqu’au panneau de basket.
Cinq ans de longue dégradation… A ne rien voir, ne rien faire…
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Beau comme Bowie, un message nous arrive de l’espace

C’est un astronaute canadien, Chris Hadfield, qui a réalisé le premier clip en provenance de l’espace. Le bougre avait réussi à faire passer sa guitare dans ses bagages, et il nous fait le remake de la chanson de Bowie, dont celui-ci aura rêvé : directement de la station spatialle internationale ISS… Splendide !
Le prochain clip de l’espace sera-t-il aussi un remake de Bowie ? “Life on Mars” ?
Space Oddity
Ground control to major Tom
Ground control to major Tom
Take your protein pills and put your helmet on
(Ten) Ground control (Nine) to major Tom (Eight)
(Seven, six) Commencing countdown (Five), engines on (Four)
(Three, two) Check ignition (One) and may gods (Blastoff) love be with you
This is ground control to major Tom, you’ve really made the grade
And the papers want to know whose shirts you wear
Now it’s time to leave the capsule if you dare
This is major Tom to ground control, I’m stepping through the door
And I’m floating in a most peculiar way
And the stars look very different today
Here am I sitting in a tin can far above the world
Planet Earth is blue and there’s nothing I can do
Though I’m past one hundred thousand miles, I’m feeling very still
And I think my spaceship knows which way to go
Tell my wife I love her very much, she knows
Ground control to major Tom, your circuits dead, there’s something wrong
Can you hear me, major Tom?
Can you hear me, major Tom?
Can you hear me, major Tom?
Can you…
Here am I sitting in my tin can far above the Moon
Planet Earth is blue and there’s nothing I can do
traduction française
Contrôle à terre à Major Tom
Contrôle à terre à Major Tom
Prends tes cachets protéiniques et mets ton casque
Dix, neuf, huit, sept, six, cinq, quatre, trois, deux, un, décollage
Tour de controle à Major Tom
Le compte à rebours commence, les moteurs sont allumés
Verifie la mise à feu et que Dieu soit avec toi
Ici Tour de controle à Major Tom, tu l’as vraiment fait
Et les journaux veulent savoir a qui sont les vetements que tu portes
Maintenant il est temps de quitter la capsule si tu l’oses
Ici Major Tom à Tour de controle
Je franchis la porte du sas
Je flotte vraiment très bizarrement
Et les étoiles ont l’air très différent aujourd’hui
Ici
Suis-Je bien assis dans une boîte de conserve ?
Loin au-dessus du monde
La planète Terre est bleue
Et il n’y a rien que Je puisse faire
Bien que j’ai dépassé cent cinquante mille kilomètres
Je me sens immobile
Et mon vaisseau sait sûrement quelle route prendre
Dis à ma femme que Je l’aime énormément, elle le sait
Contrôle à terre à Major Tom
Ton circuit est mort, quelque chose ne va pas
Peux-tu m’entendre, Major Tom ?
Peux-tu m’entendre, Major Tom ?
Peux-tu m’entendre, Major Tom ?
Peux-tu entendre…
Ici, suis-Je bien assis dans une boîte de conserve loin au-dessus de la lune ?
La planète Terre est bleue
Et il n’y a rien que Je puisse faire
A quand “life on Mars” ?

Le budget voté à Saint-Pierre du Vauvray à 1 seule voix. «Tu prends une photo en 2008, tu reprends une photo du village en 2012, on a fait quoi ? Voilà. C’est tout.» (Jorge Pinto)

Le vote du budget de la commune, le compte administratif comme le budget primitif – c’est à dire les prévisions pour l’année à venir.
Je ne vais pas trahir le suspens en disant que le budget administratif a été voté par 6 voix contre 4, et le budget primitif 2013 par 6 voix contre 5. Une voix.
Ce conseil aura été, encore une fois, assez agressif. Différemment de d’habitude. Peut-être du fait du passage de Jorge Pinto à l’opposition ? La majorité se réduit comme peau de chagrin ? Les adjoints, habituellement moins loquaces, viennent l’épauler dans son registre pour faire feu de concert. Les conseillers en face gardent leur calme.
Vous trouverez l’intégrale de ce conseil en vidéo. Sauf une partie à huis-clos, qui concerne encore une fois, la politique en matière de gestion du personnel.
C’est parti.
Les principaux sujets abordés au cours de ce conseil sont :
  • la gestion du personnel – raison pour laquelle Jorge Pinto a démissionné de sa fonction de 1er adjoint -, et une demande de Jorge pour instaurer une mutuelle ;
  • le budget lui-même, avec un delta entre les dépenses prévues et les dépenses effectivement réalisées assez énorme (27,65 % soit 219.000 euros), et les sommes que la mairie thésaurise année après année ;
  • les subventions aux associations – budget affecté en baisse pour les associations – avec 2000 € non affectés ;
  • un projet ou pas d’école, on ne sait toujours pas – et ce n’est pas ce conseil qui va nous éclairer, c’est plutôt non. Enfin oui. Puis non… -, et le contrat d’agglomération sur les friches Labelle ;
  • enfin, la question de la politique municipale sera posée. Que Jorge Pinto résumera en une phrase : «Tu prends une photo en 2008, tu reprends une photo du village en 2012, on a fait quoi ? Voilà. C’est tout.» ;
  • Des micro-sujets aussi, mais qui font fortement réagir la majorité : l’augmentation des indemnités des adjoints – qu’ils justifient en donnant les chiffres cumulés des indemnités de Laetitia, Jérôme et Benoît (!) -, l’augmentation du budget fêtes et cérémonies, une petite leçon de comptabilité que nous infligent le maire et son second adjoint sur un point technique comptable, etc.

L’important : Du sauvetage de l’Europe

● Un moment très court, qui pourrait être assez rigolo : comment Saint-Pierre du Vauvray va sauver l’Europe de la faillite, et donner des leçons au gouvernement en ne suivant pas sa politique de hausse d’impôts. A déguster sans modération…
La politique actuelle du gouvernement, c’est le désendettement, et c’est le désendettement aussi de l’Europe, je te signale. C’est quand même quelque chose d’important. Et comment se passe le désendettement ? En augmentant les impôts des gens. C’est cette situation là que tu nous souhaites. C’est ça que tu veux qu’on fasse ? [haussant le ton, NdR] C’est ça que tu veux que les citoyens de Saint-Pierre supportent ? Bah, si. Si, si. C’est ce que tu es en train de dire. Et c’est ce que disait aussi ton collègue en disant en gardant juste 6000 euros. Et bah, quand il y a un pépin, on est obligés d’augmenter les impôts pour réparer ce pépin là. C’est ça que tu veux pour les Saint-Pierrois ? Et bah, c’est beau. C’est une belle gestion que tu nous parles”, dit Pascal Schwartz sur un mode indigné, et quelque peu théâtral.
Sauf que. La commune continue de collecter un impôt qui augmente mécaniquement année après année, et la municipalité aligne tous les ans des prévisionnels de dépenses plus importants que la réalité pour le justifier.
La municipalité avait prévu 792.000 € de dépenses. Et levé l’impôt en conséquence. En réalité, elle n’a dépensé que 573.000 €, cela fait quand même 219.000 € de différence. Une erreur de 27,65 %.
Ce n’est pas une paille, cette erreur sur un tel budget : 219.000 € – 27,65 % – sur de l’argent public… “Et bah, c’est beau. C’est une belle gestion qu’ils nous parlent”.
La cagnotte de la commune, ce sont donc nos impôts qui viennent la gonfler artificiellement chaque année. On peut se planter une fois. On ne peut pas se planter tous les ans ?
Sauf que. La commune n’a pas investi cet argent pour développer la commune, améliorer la vie de tous les jours pour les usagers, n’a pas investi pour améliorer la vitrine commerciale, comme cela était une promesse de campagne.
Sauf que. Lorsque Pascal Schwartz dit que Benoit a demandé de ne garder que 6000 € – pour la commune, s’entend -, c’est un mensonge. C’est lui même qui pose la question à Benoît à propos de la gestion du théâtre qu’il dirige. Et à propos de son théâtre, Benoît explique que la différence entre le budget prévisionnel et le budget réalisé, c’est 6000 à 7000 € qui lui restent en caisse. Comparaison n’est pas raison, mais utiliser ces propos, de façon à faire croire qu’il parle de la commune, c’est une manipulation grossière, avec des grosses ficelles. C’est encore un mensonge, et, encore une fois, c’est filmé.

Des ficelles et des noeuds

● Une question de Benoît sur les 219.000 € de différence entre le budget primitif 2012 et ce qui a été effectivement dépensé.
M. Schwartz interprète les propos de Benoît : “[...] Et c’est ce que disait aussi ton collègue en disant en gardant juste 6000 euros. Et bah, quand il y a un pépin, on est obligés d’augmenter les impôts pour réparer ce pépin là. C’est ça que tu veux pour les Saint-Pierrois ? Et bah, c’est beau. [...]“
On vérifie ?
Dans ton théâtre, tu fais bien un budget prévisionnel. Des fois tu ne dépense pas tout, il t’en reste ?”, interroge le second adjoint.
Benoît : “Non, c’est de l’argent public, je fais en sorte d’avoir un budget équilibré. J’ai un prévisionnel que je présente à mes élus, et je tiens à le respecter.”
M. Schwartz : “Donc tu dépenses tout ce que t’as.”
Benoît : Sur un budget un peu inférieur au vôtre, à la fin de l’année, c’est 6000 euros qui me restent, 7000 euros.”
Alain Loëb : “Oui mais c’est différent.”
Benoît :”je sais pas, ce n’est pas moi qui fais la comparaison.
M. Schwartz : “Ouais.”
Alain Loëb : Y a pas à faire la comparaison, parce que là…”
Benoît : Je suis bien d’accord. Ce n’est pas moi qui l’ai faite.
Alors, pas grosses les ficelles ? Des filins. Des cordes. Il en pleut.
Et Monsieur La Roche nous explique que les 145.000 €, c’est un pourcentage aussi. Bah oui. Presque 20% du budget.
M. Schwartz explique : “Pour les citoyens, c’est quand même bien d’avoir de l’argent… Si demain, on doit refaire la toiture de la mairie, ou autre.”
Il avait déjà expliqué : “Demain, si la toiture de la mairie s’envole, ou quelque chose comme ça, et qu’on soit pas assurés [...]“
Je ne peux que recommander d’assurer la toiture de la mairie, qui semble beaucoup les préoccuper, si ce n’est fait.
Pour les citoyens, c’est quand même bien d’avoir de l’argent. Je reprends la pensée de M. Schwartz. Si nous avons nous-mêmes des projets pour améliorer notre vie ou notre environnement, et que la municipalité, comme on le voit thésaurise nos impôts sans améliorer notre cadre de vie, nos équipements, nos trottoirs, – tu prends une photo en 2008, tu prends une photo en 2012… – alors il faut baisser les taux d’imposition.
Mais la mairie n’a pas vocation à se substituer à une banque pour les citoyens, pas plus que les citoyens n’ont vocation à être les assureurs de la mairie. Il y a des assurances pour ça.
Le matelas que la mairie se constitue, c’est l’argent des habitants. La mairie n’est pas une banque.
Rappel pour le second adjoint qui parle de taylorisation à propos des impôts prélevés sans qu’il n’y ait d’investissement en contrepartie.
taylorisation
nf (économie) application de la théorie de W. Taylor, le taylorisme, méthode de rationalisation du travail industriel qui se caractérise par une étude des gestes nécessaires au travail, une rémunération en principe stimulante et une spécialisation poussée à l’extrême (division du travail, travail à la chaîne…).
thésaurisation
nf fait d’amasser de l’argent sans le réinvestir.
source : dictionnaire.reverso.net

Du bilan de cinq ans

● Allez, next. La réponse du berger à la bergère : Jorge Pinto, ex-1er adjoint, parle de la politique municipale.
«Tu prends une photo en 2008, tu reprends une photo du village en 2012, on a fait quoi ? Voilà. C’est tout.» (Jorge Pinto)
“No comment” de ma part, tout est dit.

Jorge Pinto demande si une mutuelle pourrait être envisagée, sans se rendre compte que le toit de la mairie risque de s’envoler à tout moment

58.000 € de dépenses imprévues prévues au budget (Eh, encore une fois le toit de la mairie !) et mutuelle pour les agents (non prévue au budget, elle)
Il y avait 145.000 € d’excédent au cas où la toiture de la mairie s’envolerait.
“Pour les citoyens, c’est quand même bien d’avoir de l’argent… Si demain, on doit refaire la toiture de la mairie, ou autre.” (Pascal Schwartz)
Il avait déjà dit :“Demain, si la toiture de la mairie s’envole, ou quelque chose comme ça, et qu’on soit pas assurés [...]“
Et maintenant : “Je l’ai dit tout à l’heure, si demain, la toiture de la mairie est à changer. Ca peut aussi servir à des animations ponctuelles.”
58.000 euros sont prévus au budget en dépenses imprévues. Et… tindin ! M. Schwartz nous repasse le plat (si je puis dire pour un toit). De nouveau, j’entends M. Schwartz dire que c’est au cas où demain, il faudrait refaire la toiture de la mairie. D’abord 145.000 € au cas où il faudrait changer la toiture de la mairie, et puis là, 58.000 € au cas où demain, il faudrait refaire la toiture de la mairie, ça pose question ?
Est-ce pour se moquer de nous ? Ou bien ont-ils une véritable hantise pour la toiture de la mairie qu’ils imaginent s’envoler ?
1 – il est urgent de faire assurer la toiture, et de réfléchir au vrai prix d’une toiture. Assurez la toiture. Vite !
2 – Des animations ponctuelles ? 58.000 € d’animations ponctuelles ? J’ai déjà entendu dans ce budget qu’on prévoyait déjà plus large pour les fêtes et cérémonies, 5.400 euros de plus, et qu’il y avait 2.000 € budgetés sur les associations pour de besoins “imprévus”, là encore, mais pour des actions “en partenariat” avec la mairie. On va inviter Johnny ?
Autre sujet, Jorge Pinto pose une question sur le personnel : le budget baisse pour les employés, et augmente pour les adjoints, Jorge propose donc une mutuelle pour les employés.
Selon Alain Loëb, la loi est sans doute pas votée, parce que j’aurais reçu les documents par le centre de gestion, et caetera.”
Voici un document qui permet d’avoir les informations sur cette loi et sa mise en oeuvre pour les collectivités. Cela peut-être utile pour une municipalité qui souhaiterait s’engager dans cette démarche.
Jérôme explique donc que c’est un moyen de fidéliser les salariés – mais est-ce bien la politique de la municipalité ? – et d’avoir du personnel qui se sente mieux – 24.000 € d’arrêt maladie, l’augmentation du personnel précaire, et derrière ça, la baisse de qualité de service qui va de pair…
“Est-ce que vous vous préoccupez du traitement des salaires et du traitements social de vos salariés”, demande Jorge.
Silence de la municipalité… puis c’est un show sur l’augmentation des adjoints que l’on va décrypter dans le chapitre qui suit.
Sur la question, pas de réponse. Ou plutôt, ça n’a pas été étudié. Donc ce n’est pas au budget. Donc non.

Des indemnités des adjoints

Je vous propose deux moments assez… “pittoresques”, ou Jorge Pinto regrette que l’on pense d’abord à augmenter les indemnités des adjoints avant de songer à cotiser à une mutuelle pour les agent(e)s de la commune.
“C’est faux. C’est faux”, s’indigne la 1ère adjointe Juliette Kaaouche. “C’est archi-faux. C’est pas dicible. C’est horrible. C’est faux.” Et quelques instants plus tard… indemnités des adjoints… Et l’augmentation au budget des indemnités adjoints est effectivement votée.
● Allez, en images… Je vous invite vivement à regarder, ça dure moins de 5 minutes et c’est assez drôle.
On décrypte la séquence ? Jorge dit : “On a augmenté les adjoints, il faut peut-être faire aussi des choses pour les salariés.” Techniquement, les adjoints ne sont pas encore augmentés, un vote sera nécessaire pour valider cette proposition inscrite au budget primitif. Mais on se place là dans le contexte justement du budget primitif 2013. Ce dont parle Jorge. Comme il ne propose pas de faire quelque chose immédiatement pour les salariés, mais de l’inscrire, là encore, au budget.
Alors, c’est faux, archi-faux, indicible et horrible ?
Les chiffres : 1006 euros d’augmentation, et aussi des indemnités à se partager entre 3, et non plus 4 adjoints, c’est une augmentation. Ce n’est pas ça qui va plomber les comptes de la commune, on comprend bien, mais ce n’est pas la peine d’en faire une tonne.
Simplement, au lieu de dire simplement, oui, c’est une idée pas bête, Jorge, étudions la, on a le droit à une litanie – préparée à l’avance – des indemnités, en cumulé, des 3 adjoints de 2008 jusqu’à leur démission pour une, et leur éviction pour les autres. Comment comprendre un cumul si on ne connait pas la durée ? Et uniquement celles des trois. Pas celles des adjoints depuis, et surtout pas celles du maire non plus. Un parti pris ? Noooon !!!
Ne peut-on au moins évoquer leurs indemnités en mensuel ? C’est beaucoup plus clair pour tout le monde. C’est d’ailleurs ce que je vais faire pour la suite.
Personnellement, j’aurais préféré que les trois adjoints actuels, MMes Schwartz, La Roche et Kaaouche, justifient la hausse de leurs indemnités à eux en expliquant les raisons de cette augmentation. Sont-ils passé à temps partiel ? La charge de travail a-t-elle augmenté ? Des frais supplémentaires ?
Et même s’il n’y a ni temps partiel, ni augmentation des frais ou de charge de travail, il suffit d’expliquer. Je passe X fois par semaine à la mairie, nous faisons telles réunions d’où il sont sortis tels résultats. La première adjointe pouvait nous expliquer, si c’est le cas, qu’elle va, ou sinon qu’elle a l’intention d’aller, défendre notre commune plus souvent à la CASE, la Région, au Conseil Général. Sur quels dossiers ils travaillent. Sur le fait qu’elle a décidé de plus communiquer – communiquer tout court – sur ce qui doit ou peut être fait pour la commune, son développement, et pour les habitants ? Ce sont des choses qu’on pourrait comprendre.
Rappeler le cumul des indemnités des conseillers version 2008 – qui étaient, eux, très présents – est un peu court, dirait Cyrano. La première adjointe aurait peut-être pu aussi rappeler le total cumulé des indemnités du maire depuis 2008, ce qui aurait pu être croquignolet ?
Je fais donc une petite pause en 2008 pour expliquer les chiffres que l’on a entendus. Je vais prendre le cas de Laetitia, que je connais bien.
Lorsqu’elle s’est engagée auprès de la population pour être adjointe, ce n’était pas pour disposer d’un revenu d’appoint. Pour le faire, Laetitia a décidé de prendre un temps partiel.
Un temps partiel, c’était -323 euros par mois sur le salaire. L’indemnité de fonction 444,41 €.
Entre la perte de salaire nécessaire pour remplir correctement sa fonction et l’indemnité, cela lui laissait encore 121,41 € d’appoint par rapport à son précédent salaire.
Il y avait aussi la caisse des élus, qu’Alain Loëb avait promis aux conseillers municipaux lorsqu’ils sont entrés sur la liste.
Cette “caisse noire”, décidée par le maire, était abondée par le maire et les adjoints pour rétribuer des conseillers de la main à la main.
Benoît s’était prononcé clairement contre cette pratique, parce qu’elle était illégale, et qu’on ne commence pas un mandat par une pratique illégale. Il y avait d’autres façons de faire.
Jérôme n’était pas chaud non plus, pour les mêmes motifs, et Laetitia l’a accepté puisque le maire l’avait promis, et qu’il faut bien tenir ses promesses.
Laetitia et Benoît abondaient de 40 € par mois.
Alain Loëb abondait de 60 € par mois. Les 20 € de plus étaient “justifiés” par le fait qu’il touchait, en mairie et à la CASE, trois fois plus que les adjoints. Et Jérôme 70 euros par mois, puisqu’il avait aussi une indemnité de la CASE.
Voici, ci-dessous, les comptes de cette caisse des élus. Le document est signé du maire, quand il a reprit sa part en liquide.
[gview file="http://www.saintpierre-express.fr/wp-content/uploads/2013/04/caisse-des-elus.pdf"]
Cette caisse noire a donc permis de rétribuer des conseillers, de leurs payer des bons d’essence sur les indemnités des adjoints. Dont Claude La Roche et Murielle Pionnier, pas la peine de venir dire qu’on ne savait pas.
Retirons donc cette cotisation mensuelle…
Donc cela faisait 121,41 € / mois – 40 € = 81,41 € par mois.
Laetitia n’a jamais demandé de remboursements de frais.
Je pourrais dire la même chose pour Jérôme, puisque celui-ci s’est mis aussi à temps partiel.
Je ne sais pas si aujourd’hui les adjoints partagent leurs indemnités.
Je ne pense pas que les adjoints aujourd’hui ont aussi opté pour un temps partiel pour accomplir au mieux leurs fonctions. Peut-être me trompé-je ?
je pense que c’est plus clair en mensuel en mensuel et en euros, non ? Et quand on s’engage pour la commune et qu’on a 80 euros par mois, j’appelle ça un engagement.
On a deux visions différentes de ce qu’est une indemnité :
  • Pour les uns, ils s’agit de se donner les moyens de remplir sa mission, notamment en prenant un temps partiel pour le consacrer à la commune. Et je ne parle même pas de la caisse noire.
  • Pour les autres, ils y ont droit parce que regardez, ce qu’ils ont touché.
    Bah, oui. Regardez. Au final, ils ont touché moins pour eux-mêmes. Pour faire moins ou pour faire plus ?
Deux façons de faire sur la forme, et aussi 2 façons de faire sur le fond. On va parler de fêtes et d’augmentation du budget pour une fête en juillet. 6000 € d’augmentation prévus au budget pour ça.
Laetitia en 2008 était 1ère adjointe et chargée de la vie du village. Donc des fêtes et de la communication entre autres.
Des fêtes du village, il y en a eu en 2008 :
  • La kermesse (avec l’aide des enseignants et des parents) qui a été suivie d’un grand repas canadien / concert jazz qui a fait esplanade comble – tout le monde était ravi. Merci aussi à Benoît – ;
  • la Saint-Foutin, – réussite encore. Une fête re-inventée, qui a re-disparu depuis.
  • La Saint-Jean et la fête du quartier des Longchamps, que Laetitia a organisée conjointement avec Eric et les habitants du quartier (MMes Lasgi et Lux entre autres) et qui avait là encore été un grand moment de partage et de fête.
  • Et puis le premier marché de Noël, qui, contrairement aux autres fêtes, perdure encore aujourd’hui.
  • Et puis il y avait eu ce superbe concert que Benoît nous a offert à l’église.
  • La fête de la peinture et de l’eau avait aussi été spécialement réussie cette année-là. Rendons à César ce qui lui appartient, cette fête est initiée et financée par le Conseil Général et la CASE.
Six grandes fêtes en 9 mois, pour un budget global 10 fois inférieur au budget prévu pour une seule fête début juillet 2013.
Le maire pense que si la fête avait été ratée il y a deux ans, c’était faute d’un budget, même s’il était déjà conséquent, jugé insuffisant à son avis.
Il n’y a pas de secret : La fête au village, c’est la fête, avec l’unique but de se faire plaisir tous ensemble. Sans politique, ni promotion ou revalorisation de son image.
Une fête réussie, c’est la fête pour tous les Saint-Pierrois, pas la fête de saint-pierre pour tous ;-D
Pour qu’il y ait du monde aux fêtes, il faut communiquer, et donner envie de venir.
Donc Laetitia a communiqué : il y eu le journal trimestriel de la mairie, que Laetitia faisait seule. Un par saison. Printemps, été, automne, mais sa fonction n’a pas survécu à l’hiver.
Et puis il y a eu le site internet. Il a vraiment été très bien. A l’époque.
Et puis il y a eu un véritable travail pour coordonner les associations, sans jamais vouloir s’immiscer dans leur gestion ; et l’union commerciale, qu’il a suffi de réunir pour la remettre en place. Ré-instaurer le dialogue. Laisser parler. Valoriser les idées et les initiatives.
Il suffit parfois de faciliter les choses et de promouvoir les actions. Rendre possible et pas rendre obligatoire ou interdire. Choisir l’un contre l’autre, monter l’un contre l’autre, s’immiscer dans la gestion des associations, voilà qui ne peut que décourager les bonnes volontés.
Nous en reparlerons plus loin, sur les subventions aux assos.
Et puis il y a eu les projets. Evidemment, les friches Labelle étaient déjà là. Mais il y avait des choses à faire tout de suite, importantes, et urgentes : développer le périscolaire, et Benoît s’est fait évincer et exclure pour avoir commencé ce travail. Regardez où nous en sommes. Pénible. Alors que nous en aurions tant besoin pour la réforme des rythmes scolaires qui arrive l’an prochain.
Et puis il y avait l’aménagement des berges ; et le projet de Jérôme a été enterré parce que le maire, M. Loëb, n’a pas souhaité que cela fut. On n’a rien gagné en ne le faisant pas.
Sans blague, sans parler même des berges, ça ne vous fait pas pitié de voir l’état de décrépitude du terrain de basket et des courts de tennis ? Un minimum d’entretien, un filet neuf, des raquettes et quelques balles en location à la mairie, ça n’aurait pas coûté bien cher, et cela faisait une activité pour les jeunes comme les moins jeunes. Ce n’était pas là encore une promesse en 2008, ça ?
Alors, que les adjoints prennent leurs 300 et quelques euros, ce n’est pas ça qui mettra les comptes de la commune en danger.
Ce qui compte, c’est ce que je vois autour de moi. Une friche à ne savoir qu’en faire, une friche qui fut là depuis toujours pour eux, ancrée, dans le territoire comme dans les esprits, inébranlable, et qui pourtant branle sous le poids des ans. Et un village en friche aussi. Là est le danger : ne rien faire.
Je ne vais pas reparler de l’opposition , ils ont pris leurs responsabilités. Mais regardez : Jorge en a eu marre, a ouvert les yeux, et a préféré l’opposition à une fonction où on l’obligeait à être complice. Il a fait preuve de beaucoup de courage pour dénoncer ce dont il a été le malencontreux témoin. Et les autres ?
Nadine regrette 2008 – aussi elle s’abstient de voter -, Chantal Clément-Santiago renonce. En tous cas, elle n’était pas là et… elle n’a pas donné son pouvoir cette fois. Eric avait déjà renoncé.
Et pourtant. Loin de se poser des questions, le maire et ses adjoints accusent, et ils s’indignent. Toujours la faute aux autres…
Il y a des gens qui ont envie de bouger. De moins en moins apparemment. Pas la peine de couper l’herbe sous le pied, sinon, on se plante, le village, la commune, tous ensemble. Et on se plante.

De l’école

● Allez, next, un autre morceau d’anthologie : Y a t-il, ou n’y a t-il pas, un projet concret de nouvelle école ? Deux moments de la même séance municipale, à quelques minutes d’intervalle. Je sens qu’on va encore bien rigoler…
Faut-il changer les huisseries de l’école. Evidemment, il y a besoin. En maternelle, il y a 2 cm de jour, et l’été on s’en fout. Mais les hivers sont longs et rudes !
Pour ce qui est de l’école élémentaire, la différence de température entre les classes du haut et celles atteignait près de 10°. Après l’installation d’un chauffage d’appoint, la différence n’est plus que de quelques degrés. Mais cela justifie largement l’investissement, pour des raisons d’économie de chauffage, et de confort et de santé pour les enfants.
Dire, par contre, que ces bâtiments – des salles de classes – ont vocation à changer de destinée destination, c’est aller vite en besogne. Pas facile de revendre une école. Une école c’est tout de même une configuration un tantinet particulière. Mais pourquoi pas, faisons leur grâce de cette possibilité ?
Mais en une phrase, on passe de la revente de l’école à l’utilisation des locaux dont on aurait besoin. Euh ? On s’en servirait pour quelle utilisation ?
Pascal Schwartz : “Et les bâtiments, s’ils sont revendus derrière, ils seront mieux revendus s’ils sont bien isolés” (Ecole à vendre, donc).
Alain Loëb poursuit, s’adressant à Jérôme : “Mais même sans ça, on aura besoin, vous savez que l’on aura besoin de locaux. Pour notre activité. Donc vous l’avez dit qu’on allait manquer de locaux. Justement, ça servira. Vous inquiétez pas.” (école plus à vendre, donc).
Ben si, je m’inquiète. Ils disent vouloir construire une nouvelle école un peu plus loin, puis revendre l’ancienne école, tellement elle sera bien isolée, puis on ne la revend plus, on utilise les locaux pour nos activités, je ne sais pas lesquelles. Tout cela m’a l’air bien brouillon et confus.
Le terrain, très bien placé, pourrait aussi servir à d’autres projets ; c’est du foncier qui pourrait financer d’autres projets, mais cette possibilité n’est pas évoquée.
Cette école ne verrait pas le jour dans les 3-4 ans, mais on croit entendre plutôt cinq. Et patatras, tout ça s’effondre encore dans la suite du débat.
Quelques instants plus tard, quand on évoque investissement et cohérence territoriale, on entend : “De quoi ? J’ai pas parlé d’école au niveau de la rue Gourdon.” “C’est un projet…” Et le maire de ne pas répondre à une question claire et nette de Jérôme : “Est-ce que vous avez décidé, dans les années qui viennent, de construire une école rue Gourdon, au fond, sur l’ex-propriété Lacarrière ?”
Après un long silence (qui en dit long aussi), le maire rétorque : “Je suis pas là pour me faire interroger par monsieur Bourlet de la Vallée en permanence.”
Non, mais sans rire, peut-on savoir où on va ?
Il ne répond pas qu’à Jérôme Bourlet. Il répond en public à une question en séance de conseil municipal.
La municipalité ne publie rien sur le blog sur une “vision” qu’elle pourrait avoir de l’avenir et du développement de Saint-Pierre du Vauvray. Pas plus de journal municipal. Leur bilan tient en 1 paragraphe très court sur une page intérieure – que peu ont vue – d’un agenda distribué dans les boîtes aux lettres
C’est quoi ce projet, du vent ?
Parce que, s’il y a projet de nouvelle école, la rénovation à plus de 400.000 € d’une salle des fêtes fort mal placée + une nouvelle école, encore plus mal placée, vient en concurrence directe avec une rénovation complète, et cette fois-ci, de façon peut-être plus cohérente et harmonieuse, avec un nouveau projet qui unirait les services aux habitants en un lieu unique. Je rappelle que l’architecte, M. Manniere, avait expliqué que le projet de rénovation urbaine à Léry, ce n’était pas 400.000 euros, mais 1,9 million. Pas pareil (voir ici). Alors pas pareil, d’accord, mais une nouvelle école plus une rénovation à 400.000 €, ça fait combien ? Moins pareil ? Plus ?
Et je rappelle aussi que pendant la présentation de l’étude urbaine, l’architecte urbain avait estimé que ça, c’était une bonne idée – envisagée un temps -, de rassembler les services en centre-ville, sur les friches. Mais qu’on lui a donné des consignes pour mettre cette école… rue Gourdon.
Pas la peine, donc, de dire que c’est écrit en long, en large et en travers sur les blogs (je traduis : “saintpierre-express”, quoi), ça n’y est pas. A mon grand dam, nous n’avons toujours pas l’ombre de la queue du début d’une réponse. C’est fou comme c’est flou.
J’ai bien peur que la municipalité ne se soit laissée entraîner par son propre discours sur une école rue Gourdon. A force de dire tout et n’importe quoi dans la perspective 2014, on arrive à s’auto-convaincre.
Et j’ai bien peur aussi que, dans le cas de la salle des fêtes, à partir d’un projet initial d’isolation thermique, la municipalité ne se soit laissée entraîner dans un projet proposé par la CASE et les architectes. Et qu’au lieu de défendre les points de vue des habitants et des utilisateurs, elle n’en soit venue à défendre bec et ongles un projet dont nous n’avons pas besoin. Ce que me disait Claude La Roche, lorsque je lui ai posé la question du pourquoi il s’était abstenu, et avait ensuite voté pour, qu’il était d’accord à 50%. D’accord pour l’isolation, le reste…
Nos élus locaux sont là pour défendre les intérêts des locaux, et répondre à leurs besoins, peut-être contre l’avis de l’agglo, mais c’est ça aussi être sur le terrain, avec la connaissance du terrain et de ce qu’on y fait. Sinon, il n’y aurait pas besoin d’élus locaux, l’agglo suffirait.
L’autre sujet de Jérôme, c’est ce que nous avions appris après le bureau de la CASE du 5 mars que le contrat d’agglomération sur les friches Labelle n’avait pas avancé, et que la CASE devait recontacter les élus.
Le contrat d’agglomération, dont on peut voir la fiche action ici, en bas de page, concerne Saint-Pierre, et aussi Saint-Etienne qui jouxte la zone. Le Vauvray, dans son ensemble, c’est 3% de la population. Le budget de ce contrat d’agglomération affecté à ce projet, c’est 0,17% de l’ensemble du contrat d’agglomération. 120.000 euros sur les 72 millions € du global.
C’est un projet marqué dans les priorités du SCoT, comme de l’EPF-N.
Que de temps perdu déjà !
Les dotations de l’Etat baissent de 2013 à 2015, de 4,5 milliards d’euros en cumulé. C’est -2,5% en euros constants.
On attend quoi ?
Tous les élus, commune et agglo, et tous les Saint-Pierrois savent que notre petite commune n’est pas qu’une petite commune isolée, mais la commune centrale d’un pôle secondaire dans l’agglomération. Nous savons tous l’importance que revêt la réhabilitation de ces friches pour la commune, pour les communes voisines, et aussi pour l’agglomération. Elle devrait déjà être commencée, et on peinerait à obtenir l’étude de l’EPF-N prévue au contrat d’agglomération ?
La frilosité ou l’incapacité de la municipalité à monter ce dossier fait assez peur. On attend d’entendre : “trop tard, il n’y a plus de financement, il fallait le faire avant” ?
Nul doute qu’après cette interpellation de Jérôme, le maire fera en sorte de corriger ce hiatus avec les services de la CASE. A suivre.

Le “degré zéro” en politique

“Encore des mots, toujours des mots, les mêmes mots, rien que des mots [...]“ (Dalida)
“Le compte de gestion qu’on a voté la dernière fois, c’est tout simplement le fait que les dépenses sont dans les règles”, dit Jérôme.
Le maire répond en partant dans une diatribe : “En début de mandat il a fait une audite un audit, qu’on avait déjà fait par une personne extérieure, et quand il est arrivé il en a refait une un. Donc il suit quand même les collectivités, il est là pour nous conseiller et nous dire si on fait bien ou pas bien. Il est pas là uniquement pour aligner des chiffres. C’est vraiment rendre la tâche des élus et pis des fonctionnaires au degré zéro. Nan, je peux pas être d’accord là-dessus.
Et hop ! Il avait dit quoi Jérôme au fait ?
Ah oui, en gros, que Le rôle du représentant de l’Etat est, en application de la loi, de contrôler les comptes administratifs tant en ce qui concerne les dépenses et recettes réalisées que les restes à réaliser. La sincérité des opérations réalisées ne pouvant s’établir que par comparaison entre le compte administratif et le compte de gestion.
Mais au fait, ça veut dire quoi “degré zéro” ?
C’est un peu compliqué. Selon wikipedia, c’est un théorie linguistique selon laquelle une opposition signifiante peut être « neutralisée » par un troisième terme appelé « degré zéro »
Mais bon, c’est de la littérature. (Barthes qui explique “l’étranger” de Camus). Mais si ça pouvait marcher aussi en politique ?
Et si on pouvait neutraliser une opposition signifiante rien que par le terme “degré zéro” ?..
[...] des mots magiques, des mots tactiques qui sonnent faux. Oui, tellement faux… Allez, la suite.

Le budget primitif 2013 (budget prévisionnel pour l’année qui vient). Ressources humaines et huis-clos.

● 1 – Le budget “fêtes et cérémonies” en forte augmentation, des frais d’actes et de contentieux également en hausse, un ratio personnel titulaire/contractuel et intérimaire inquiétant, et… huis-clos.
Tout d’abord, le ratio personnel titulaire / personnel non titulaire.
Nous savons combien il est important dans une mairie – et surtout d’une petite commune comme la nôtre – d’avoir du personnel qui connaît bien les habitants, et que les habitants connaissent bien.
Jérôme indique que le budget du personnel non titulaire est triplé, alors qu’au contraire que le budget alloué au personnel titulaire diminue.
Mais on ne parle pas des orientations sur le personnel à Saint-Pierre du Vauvray. C’est chasse gardée du maire.
Le second adjoint M. Schwartz dit alors : “Nan, nan, mais si vous parlez du personnel, on passe au huis-clos”.
Ce que confirme dans la foulée Alain Loëb : On va passer au huis-clos, on parle pas du personnel, M. Bourlet. La question que vous posez, la question… Alors on va faire un huis-clos. Je fais un huis-clos. Mais vous me posez une question. Huis-clos ! (avec le geste ouste dehors)
Après s’être encore offusqué du fait que Jérôme pose une question (“Je suis obligé, il me pose une question, il me pose une question.”)
Après avoir imposé le silence aux conseillers, il veut justifier le huis-clos : “Parce que j’ai une question qui est posée et qui concerne pourquoi on a tel volant de… on a une telle diminution en titulaires et en non-titulaires, y a des raisons. Il y a des choses qui touchent au personnel municipal, je ne veux pas en parler en public, donc je fais un huis-clos pendant 5 mn, et je donne une explication.” “C’est trop fort”, dit Jérôme. “Si, si, si, si. C’est pas vous qui faites… qui animez les débats. Je fais voter le huis-clos.”
Mais sur cette question d’orientation de la gestion du personnel municipal, y avait-il obligation de faire un huis-clos ?
La question est pleinement justifiée : pourquoi en arrive-t-on à remplacer des personnes formées par du personnel intérimaire recruté au Pôle-emploi ou dans une agence ? Et pourquoi ne choisit-on pas du personnel du Centre de Gestion, dont la mission est de gérer les ressources humaines placées auprès des Collectivités Locales ?
Comment échapper à la question de Jorge Pinto, alors qu’il a démissionné de sa fonction de 1er adjoint pour pouvoir la poser ?
On ne peut que s’interroger lorsque le premier adjoint nous raconte que ce qui s’est passé est inacceptable, en évoquant la gestion du personnel. Qu’il démissionne pour cette raison. Il trouve des femmes en pleurs, alors qu’elles devraient simplement être contentes de travailler. Il cherche à savoir pourquoi, et les motifs que Jorge nous donne pour expliquer que la municipalité a choisi de ne pas proroger le contrat dans les conditions promises sont pour le moins légers :
  • Inviter TOUS les conseillers au goûter des anciens, et donc, ô crime de lèse-majesté, inviter également Jérôme et Laetitia. En voilà une faute ! Bigre, ils y sont allés en plus.
    Pour d’aucuns, cela relève peut-être de la plus haute faute. Mais. Mais elle n’a fait que remplir correctement son boulot.
  • N’avoir pas ouvert la mairie à 14 heures, alors que la mairie n’ouvre qu’à 15 heures, mais que le maire arrive sous la pluie… à 14 heures ?
    Mon dieu, il fut mouillé. Eh ? Lors du dernier conseil, n’avons-nous pas été foutus dehors, tous les cinq, sous la pluie, au motif de ce huis-clos ? On survit sous la pluie. On vit moins bien au chômage.
  • Quoi d’autre ? Le maire est donc allé dénigrer les compétences du personnel au domicile même de l’ex-1er adjoint. Et en séance de conseil municipal, le maire s’est exprimé publiquement pour dire “j’ai des choses très graves. Si j’ai pris cette décision, j’avais des justificatifs que vous avez pas voulu entendre.”
Tout cela va très loin.
Je vous renvoie à la dernière vidéo, le vote du budget, où M. Pinto cite les paroles de M. Schwartz, prononcées devant témoins : “le travail qu’a fait la secrétaire, c’est de la merde.”
Pressé de confirmer ou d’infirmer ces propos, l’adjoint répond : “c’est une cour de récréation ou quoi ?”
Une cour de récréation ? Derrière toutes ces paroles, il y a des situations, et surtout, il y a des personnes. Et tout cela génère du désordre et de la souffrance.
Un désordre et une souffrance qu’il faudra réparer.
Alors la commune dans tout ça ? Certes, nous faisons des économies sur le poste du personnel. Mais à quel prix ?
La commune n’a rien à gagner à perdre des personnes qui ont appris à connaître les affaires du village, les gens, les associations, tout le fonctionnement de la commune.
La commune n’a rien à gagner à embaucher des personnes en intérim, qu’on ne pourra pas envoyer en formation pour accomplir toujours mieux leur mission. On ne forme pas du personnel intérimaire.
Nous n’avons rien à gagner à ce renouvellement permanent. Peut-être feront nous des économies, mais nous perdons en qualité de service !
Pourtant, la municipalité semblait tout à fait satisfaite des secrétaires – c’est Jorge qui nous le dit, il participait aux évaluations -, et soudainement, elle fait volte-face, critique, dénigre. Avec pour résultat une secrétaire qui a du chercher un emploi ailleurs, et une autre en maladie. Et la démission du 1er adjoint.
On en arrive à une situation ubuesque : le personnel de la marie, c’est aujourd’hui une personne retraitée qui a été re-embauchée, et du personnel intérimaire. Est-ce une situation durable ? J’ai entendu le message sur le transfert de compétences de personnes retraitées, mais vers qui ce transfert de compétences ? des intérimaires qui tournent ?
24.000 € d’arrêts maladie, ai-je entendu lors de ce conseil, et 20.000 € de provision pour risques sur la gestion du personnel. C’est presque 20% des charges de personnel cette année.
Je dirais bien “next”, mais à re-écouter et relire tous ces propos, revoir les vidéos, une pause m’est sincèrement nécessaire…

Associations

CCAS et subventions allouées aux associations
Sur le CCAS – l’aide sociale -, ça va être très rapide. 0. Euh 1000. Mais le solde du compte est positif. Pourquoi ? Parce qu’il n’y en n’a pas. Les fonds du CCAS n’ont été utilisés que pour le partenariat avec le moulin d’Andé. On a la chance, donc, d’être dans une commune où il n’existe pas de difficulté sociale.
Subventions aux associations : (je vous mets le tableau en PDF un peu plus bas)
Benoît rappelle que la municipalité s’était engagée à ce que le montant des demandes soit indiqué dans le document. De façon toujours aussi sympathique, M. Schwartz lui répond “Bah, c’est marqué leur demande, elle est là. Faut savoir lire ça.” Plus loin, après une manipulation sur le tableau excel, “Voilà. On a bien mis les demandes.”, puis admet qu’elles ne sont pas dans le document fourni.
Globalement, les associations ont reçu les subventions qu’elles avaient demandé. Seules quelques-unes n’ont pas vu leurs demandes se réaliser :
  • Les arts martiaux ont demandé 660, ils avaient eu 300 € en 2012, ils auront 350 €.
  • Le JVI (judo) a demandé 650 €, ils avait eu 400 € en 2012, ils auront 500 €.
  • L’Apure a demandé 180 €, ils avaient eu 150 € en 2012, ils auront 50 €.
Penchons-nous sur ces subventions qui ne sont pas accordées, et les motifs qui sont donnés pour ne pas les accorder. En réponse à une question de Benoît, c’est d’abord le cas de l’APURE qui est tranché :
“Pourquoi, sur des montants aussi peu importants, par rapport aux aides diverses et aux dépenses imprévues,,” demande Benoît Geneau, “on ne donne pas ce qu’ils demandent aux gens du judo, ou les arts martiaux, ou l’Apure ? Pour des montants comme ça, quest-ce qui fait que…”

le cas de l’APURE

Alain Loëb : “L’Apure, l’Apure, c’est que l’Apure a plus de 6000 en compte en banque.”
Claude La Roche : Ils ont un compte en banque !
Ils ont 6000 en banque, renchérit Juliette Kaaouche, 1ère adjointe.
Alain Loëb : “Donc, à un moment donné, ça pose problème, les associations...”
Pascal Schwartz : “Comme vous disiez tout à l’heure, faut qu’ils utilisent leurs fonds, quoi !”
Claude La Roche : Ils trésorisent. (geste à l’appui. Y a pas le même geste pour la thésaurisation de la municipalité ?)
Alain Loëb : “Donc à un moment donné, les associations, logiquement, à la Préfecture, ils peuvent avoir un fonds de roulement, mais…
Juliette Kaaouche : La comptabilité doit être à zéro pour les associations, à la fin. Ils doivent dépenser.”
Alain Loëb : “Sauf un fonds de roulement s’ils justifient qu’ils ont du personnel et caetera…”
Pascal Schwartz : “Voilà.”
L’APURE serait riche, ne dépenserait pas tous ses fonds, l’association n’a pas besoin de subventions. Et encore, la municipalité a été bien gentille d’octroyer 50 €.
On pourra sourire à l’affirmation de la 1ère adjointe, quand elle dit que la comptabilité des associations doit être à zéro à la fin. Qu’elles doivent tout dépenser.
Ou aux propos du 3ème adjoint Claude La Roche, lorsqu’il confirme que l’APURE a effectivement un compte en banque. Et qu’ils “trésorisent”.
Sourire encore à l’apparente candeur de M. Loëb lorsque qu’il ajoute qu’une association peut avoir un “fonds de roulement”, “s’ils justifient qu’ils ont du personnel“.
Difficile de croire que des élus, amenés qui plus est à subventionner des associations, soient si incompétents qu’ils ne sachent qu’une association dite “loi 1901″, c’est-à-dire à but non lucratif, peut réaliser un bénéfice ou excédent d’exploitation qu’elle pourra affecter à la réalisation de son objet. Certes, il ne peut pas y avoir partage de bénéfices entre les membres, et donc il ne peut y avoir d’enrichissement personnel des membres. Ce qui n’est manifestement pas le cas pour l’APURE.
Si l’on écarte cette hypothèse, que reste-t-il ?
C’est le fait de thésauriser (pas “trésoriser”, hein ?) tout en continuant de bénéficier de subventions qui est jugé, là, comme critère d’attribution.
Je ne peux faire que le parallèle avec la gestion de la commune, qui continuent d’engranger nos impôts, qu’ils thésaurisent. Et ce n’est pas 6000 qu’ils ont en banque. Ces 6000 qu’ils reprochaient à Benoît, à qui il ne reste que 6000 € par rapport au prévisionnel de son théâtre, et que dans l’autre sens, ils reprochent à l’APURE.
Cette gestion privée de l’association justifie à leurs yeux de ne pas lui donner de l’argent public. Qu’en est-il ?
  • L’association demande de l’argent public (150 €), pour une incontestable mission de service public, réalisée autour d’actions de communication et aussi d’actions de terrain sur la vie du fleuve et de ses usagers – mariniers, habitants, promeneurs, pêcheurs, plaisanciers, touristes…
  • L’association a 6000 € en banque, elle thésaurise donc. Son budget n’est pas en équilibre, puisque l’APURE bénéficiaire.
  • En conséquence, la demande de l’association ne sera pas honorée.
Voyons maintenant les principes appliqués à la gestion de l’argent public par la municipalité :
  • Ils conservent un taux d’imposition qui fait que nos impôts augmentent automatiquement année après année. Dans le même temps, les prévisionnels de dépenses sont systématiquement surévalués. Et même, les dépenses baissent. Pas d’investissement, personnel en berne…
  • Ils thésaurisent tout cet argent inutilisé en banque.
Pour la municipalité, pour eux-mêmes, ceci est de la bonne gestion. Pour les autres, c’est du gaspillage d’argent public. Allez comprendre…
De plus, peut-être du fait des 50 € accordés, l’APURE se voit refuser la salle des fêtes plus d’une fois par an. Ca fait partie des critères, apparemment. Il eût mieux valu pour eux ne pas toucher ces cinquante euros, pour pouvoir disposer de la salle une seconde fois au moins.
La question est simple, le principe d’égalité, qui n’est pas qu’un principe moral, mais est un principe légal, est-il respecté ?

Le cas du JVI (Judo Vauvray Incarville)

Pascal Schwartz : “Y avait une question sur le judo et les arts martiaux, c’est ça ?”
“Le judo, le budget global quand on regarde au détail, ils ont besoin de 1000 € de subventions. Nous on donne déjà 500 – toutes communes confondues – dans leur budget. Nous on donne déjà 500, on donne déjà la moitié du budget. Les autres communes vont abonder également, et à mon avis, il va avoir même plus que les 1000 € qu’il a besoin.”
Jérôme va alors parler pour distinguer les cas des deux associations qui ont des salariés, l’IMA (notre “école” de musique) et le judo, des autres associations.
Il faut fidéliser les professeurs qui viennent à Saint-Pierre pour des courtes durées, car leur mission de service public est très largement reconnue. Pour IMA comme pour le judo.
Aussitôt, Murielle Pionnier va opposer le traitement du judo de l’association “Saint-Pierre pour tous”.
Jérôme : “Il y a plusieurs associations. Là je suis content, je m’aperçois que vous avez augmenté la subvention de l’IMA, c’est très bien.”
Murielle Pionnier : “On a diminué Saint-Pierre pour tous.”
Alain Loëb : “Pour quelle raison on a fait une demande inférieure ?”
Murielle Pionnier : “Parce que, comme on organise la foire à tout, on estime qu’on devrait avoir un peu de bénéfice, donc ça devrait [équilibrer ?] les comptes.”
On entendra à plusieurs reprises madame Pionnier opposer le judo à “Saint-Pierre pour tous”.
Madame Pionnier se trompe d’abord sur le nombre d’adhérents du judo sur Saint-Pierre : “par rapport à une asso où il y a 50 adhérents, là y a 7 adhérents”.
Puis elle nous dit que si les subventions étaient faites au prorata du nombre d’adhérents, “il y a des associations [geste du pouce pointé vers le bas, NdR] pour qui ça baisserait énormément.”
Alors il ne faut pas se tromper. Les chiffres, les assos les donnent à la mairie pour la demande de subventions
Sept, c’est les adhérents du karaté à Saint-Pierre, peut-être. Juste pour le judo, ils sont 136 adhérents au total sur les 3 communes, dont 72 rien que sur Incarville (dont des Saint-Pierrois, vraisemblablement du au fait qu’Incarville dispose d’un vrai dojo, là-bas).
Saint-Pierre, ce sont 18 adhérents, pour le judo cette fois, et Saint-Etienne 12.
Et puis il y a les gamins des communes environnantes. Et c’est tout l’intérêt d’être un pôle secondaire que d’attirer les populations des communes aux alentours. C’est aussi ce qui fait marcher nos commerces.
Lorsque Jérôme parle des deux associations qui salarient des personnes, des personnes motivées pour venir quelques heures, cela rend un service indispensable aux habitants.
Les assos sont à pied d’oeuvre le lundi, le mardi, le mercredi, le jeudi et le vendredi, le samedi, certains dimanche, et parfois, pendant les vacances. Saint-Pierre serait un désert sans elles.
Aussi, j’ai un peu de mal à entendre madame Pionnier dire – à plusieurs reprises – à Jérôme et l’opposition qu’ils prêchent pour leur paroisse avec le judo, la paroisse de la majorité étant “Saint-Pierre pour tous”. Le JVI n’a jamais été une association à but politique, c’est une association sportive. Sportive.
Pas un membre de l’opposition ou de leur famille n’est au bureau du JVI. On parle bien de l’intérêt public local.
2000 € ont été mises au budget en aides diverses, selon délibérations du conseil, pour des actions en partenariat avec la mairie.
Je ne sais pas qui bénéficiera de ces aides diverses, et ce que représenteront des actions en partenariat avec la mairie. L’intérêt du monde associatif est peut-être moins de soutenir la mairie que d’oeuvrer pour les habitants.
Mais qu’importe. Il eût été plus malin à mon avis de répondre aux demandes, qui ont été motivées je pense, et de prendre 590 euros sur les 2000 non affectés. 1 – ces 590 €, c’est 0,0007 % du budget, 40 centimes par habitant et par an. 2 – J’ai l’impression du coup qu’il y a des associations “amies”, et d’autres…

Voilà ci-dessous la liste des subventions accordées :
[gview file="http://www.saintpierre-express.fr/wp-content/uploads/2013/04/subventions-aux-associations.pdf"]

Le coma trépassé de l’EAV

Dernier point concernant les associations : la disparition ou la “mise en sommeil” de l’EAV.
Lorsque Jérôme dit : “Elle avait un rôle important cette association”, Alain Loëb répond “non”.
Le maire vient à parler des carences de l’EAV, et du fait que le judo n’y était pas présent. (Ou comment tacler 2 associations pour le prix d’une).
Jérôme rappelle que le maire avait demandé que Sophie, la femme de Jérôme, soit démissionnée. “Vous êtes das la polémique”, répond Alain Loëb.
Juliette Kaaouche : “La présidente a démissionné, elle a démissionné, il y a personne qui s’est représenté pour la présidence de l’APURE [EAV, NdR]. Un point, c’est tout. Y a pas de polémique à faire là-dessus.”
Oui. Sauf que. Ce n’est pas que la présidente qui a démissionné. C’est tout le bureau. Parce que la majorité municipale était sur-représentée au sein de l’EAV. Parce que les ressources étaient taries. Faute de moyens, faute de liberté, faute de concertation, et parce que la mairie souhaitait récupérer des initiatives pour elle ou pour “Saint-Pierre pour tous”, comme le marché de Noël, la mort de l’EAV était annoncée.
Ca servait à quoi l’EAV ?
A pallier les lacunes de la mairie.
On a assité là à un débat sur les subventions aux associations. Quelle pauvreté. J’ai eu l’impression d’assister à un débat les économies à réaliser sur les associations. Mais nullement à un débat sur la richesse que le monde associatif apporte à notre commune.
Qui fait quoi, quand, comment, pourquoi, pour qui et comment y accéder ?
Quel est est le calendrier des manifestations dans la commune ?
Qui coordonne les actions de chacune des associations ?
Quels sont les moyens peut-on fournir et répartir entre elles ?
A quoi servent ces associations ? Quand se réunissent-elles ? A qui profitent-elles ?
Comment garantir l’égalité de traitement entre les associations ?
Et il suffit de voir comment est jugée l’action des associations et comment sont accordées les subventions – quelqu’un a compris les critères d’attribution – pour constater que l’information est tout à fait insuffisante, qu’il n’y a pas de calendrier des manifestations, qu’il n’y a pas de lecture même hebdomadaire de qui fait quoi et où, on ne connaît pas les critères d’attribution… On apprend le 10 avril qu’une fête du village est prévue 3 mois après, et on ne sait même pas quel jour, ce qui est prévu, à part qu’on budgète 6000 euros pour on ne sait pas quoi ? C’est le bordel.
Je ne parle pas des annulations de cours de gymnastique de danse, ou de perturbation des cours de judo que j’ai pu constater, parce qu’on cale à la même heure d’autre événements – en prévenant au dernier moment – dans la même salle.
C’est cela que l’EAV était sensé pallier. Il ne devrait pas y avoir besoin de coordination, mais devant tant de lacunes, on se retrouve avec rien pour compenser. Personne pour coordonner.
La mairie octroie subventions, salle, barnums, tables, chaises et demi-barrils pour les barbecues. Merci vos seigneuries.
A propos du budget “fêtes et cérémonies”, Jérôme demande si 77% d’augmentation, cela ne paraît pas être une idée pré-électorale ? “Non.” “Non.” Il va y avoir une fête au village. Elle se déroulera le 1er week-end de juillet ou le 30 juin. “Comme d’habitude”, ajoute Claude La Roche.
C’est vrai qu’on a des habitudes qu’on avait oublié qu’on avait. Il y avait bien la “Saint-Pierre”, il y a une quinzaine d’années peut-être. Mais la dernière fête de village que j’ai vu date de 2008 : à l’occasion de la kermesse, les adjoints de l’époque avaient organisé un repas canadien, avec un concert dans le cadre du festival du caméléon, et cette fête avait fait esplanade comble à la mairie. Ca n’avait certes rien coûté (merci Benoît pour l’organisation), et c’était néanmoins une très belle réussite, car tous les âges étaient présents et mêlés, et il y avait foule.
Et il y avait les autres fêtes, dont j’ai parlé plus haut : la Saint-Jean, aux Longchamps, la Saint-Foutin , le premier marché de Noël, les concerts, et j’attends de retrouver une fête de l’eau aussi géniale qu’en 2008. Et des fêtes qui rebondissent : de l’école à la kermesse, à la fête des habitants…
Alors, oui à une fête du village. Sans considération de coût – ça peut ne pas être cher et être de grande qualité, on l’a vu – la municipalité pourrait demander conseil à Benoît Geneau ? Il n’est pas pour rien non plus dans la réussite de la kermesse et du repas canadien en 2008 et du 1er marché de Noël. Sûrement une des personne les plus compétentes du village pour aider à ce genre de manifestations. Entre autres, sans doutes…
Pas de secret, je l’ai dit déjà : Inviter le village. Inviter tout le monde. A faire la fête. Vérifier que tout va bien, que tout est ok pour tout le monde, qu’il ne manque rien, et que ça plait. Le beau temps, c’est la cerise sur le gateau, mais de juin à septembre, ce serait la faute à pas de chance.
6000 €euros pour une seule fête, c’est 10 fois le budget de toutes les fêtes de 2008. Mais bon, je dis que ça.

Anecdote… pas docte

● Suivant, une petite leçon de comptabilité donnée par Pascal Schwartz : “la 6226, c’est les honoraires de la DDE. On n’en a plus. à titre d’info.” nous dit Pascal Schwartz dans un haussement de sourcil.
On avait eu une leçon de gestion, pour justifier les près de 30% d’erreur entre le prévisionnel et le réalisé, et désormais c’est une leçon de comptabilité qui nous est donnée : “la 6226, c’est les honoraires de la DDE. On n’en a plus. à titre d’info.”.
Hum, voilà un compte bien spécialisé… Spécialement dédié à la DDE.
Selon le Plan Comptable Général, le compte 6226, ce sont les honoraires. Pas honoraires DDE, honoraires. C’est-à-dire les sommes versées à des membres de professions libérales (Notaires, avocats, conseillers juridiques, experts comptables…).
Soit c’est une erreur, soit c’est une décision de ventiler les frais d’avocats dans d’autres comptes de cette classe. Quelles peuvent en être les raisons ?
Alain Loëb dit qu’ils seront obligés peut-être de faire une délibération modificative. Il semble que cela soit nécessaire. Pas seulement pour affecter de nouvelles sommes. Aussi parce que les honoraires d’avocats, c’est au compte 6226 qu’on doit les affecter.
“Non, on a des frais d’actes. On a aussi des frais d’avocats, mais bon. On sera peut-être obligés à un moment donné de faire une délibération modificative. Mais quand on a repris du terrain, on avait eu des frais d’actes. [...] C’est des comptes budgétaires. Si on les met comme ça, c’est que ça doit être comme ça.” (Alain Loëb)
Peut-être devraient-ils quand même poser la question au commissaire aux comptes ?

Dézingage !

Alain Loëb va dézinguer, de son poste de tir de maire, son opposition.
Nadine Morel explique qu’elle s’abstient de voter, qu’elle ne viendra plus au conseil, et qu’elle ne donnera plus sa voix. Elle ne comprend pas comment d’une équipe qui marchait si bien en 2008, on ait pu en arriver à ça. (ben, la faute aux autres !)
Il va reprocher à Jorge et Laetitia leurs démissions. “C’est quand même pas moi qui ai fait démissionner des gens au bout de 8 mois, et un autre au bout de 6 mois, j’ai travaillé pendant 4 ans avec Bernard, j’ai jamais eu de problèmes, hein, mais des gens qui démissionnent comme ça, sans que je sois informé, pasqu’on leur faisait pas leurs quatre volontés, je suis désolé, quand Jorge y dit qu’on n’a rien fait dans la commune, d’ailleurs on va lister ce qu’on a fait dans la commune. Et même l’histoire des friches Labelle, je l’ai fait inscrite. Et si ça a été inscrit, c’est parce que je participais aux commissions, j’étais dans cette commission là, le contrat de plan. Ca a été inscrit. C’est vrai qu’aujourd’hui y a des contraintes budgétaires, et des nouvelles personnes à la CASE qui a repris le dossier. C’est sûr après ce qu’on m’a dit, je vais solliciter GRATUITEMENT, demain on a un conseil communautaire, je poserai la question au président et je vais faire un courrier officiel pour me rassurer que, avant 2013, que on peut pas perdre des fonds de la Région et de… du… nan, c’est euh… comment on appelle ça l’organisme… (un organisme, répond P. Schwartz) l’organisme… l’EPF-N, si on veut pas perdre ces fonds-là, et des fonds de l’Etat, c’est sûr faut que ça démarre en 2013. Et la CASE, et dans ce cas là sur plusieurs projets. Si ils engagent pas le contrat, mais là pour l’instant, je me suis intéressé, j’espère que ça va suivre. Mais tu sais (s’adressant à Nadine) faut pas crier au loup en permanence. Aujourd’hui, on a quand même des gens qui ont été pendant cinq ans dans une opposition systématique. Et même quand ils perdent un procès, ils sont capables de nier le procès qu’ils perdent, alors c’est grave, c’est, c’est intolérable !”
A. Loëb s’en prend à Benoît : “Oui, oui, soyez plus présent au conseil, et comme ça vous pourrez…”. Puis : “Oui, vous avez plutôt envie de vos intérêts personnels”.
intérêt personnel (n.m.)
1.attitude qui consiste à tirer le meilleur parti des circonstances en transigeant si besoin avec les principes.
intérêt personnel (n.)
1.tendance à ne voir le monde qu’en fonction de soi-même.
2.tendance à n’agir qu’en son propre intérêt, au détriment d’autrui.
Qui de Benoît ou de A. Loëb a “plutôt envie de [ses] intérêts personnels” ?
Lorsque M. Loëb demande à Benoît d’être plus présent au conseil, peut-être faut-il regarder du côté de sa propre majorité. Je ne vois pas Pascal Jedeau. J’aime bien Pascal, mais c’est vrai que je suis “souvent” présent aux conseils, et que je n’ai guère l’occasion de l’y rencontrer. Il était ici la voix qui a fait la différence. Il y a des différences d’appréciation sur la présence ou non de conseillers, selon qu’on est de majorité ou d’opposition ?
Sur le laïus sur le procès perdu, et sur le fait qu’il est grave et intolérable de nier un procès qu’ils auraient perdu, je vais donc expliquer de nouveau.
Le maire et ses adjoints n’apprécient pas ce blog. Soit. Ben en même temps ils disent qu’ils ne le lisent pas. Ca devrait pas les gêner.
ils n’aiment pas le blog, ils ont des sous pour entamer des procédures. Et peut-être pas assez à faire par ailleurs.
J’ai déjà mis toutes les pièces ici. C’est une histoire de fou. 1 – Ca ne concerne pas les élus d’opposition, c’est à moi qu’il s’en est pris. 2 – il n’y a pas eu de procès. Ils ont dépensé – combien ? 3000 euros avec les honoraires d’avocat ? – pour faire appel au système de résolution de litige de l’Afnic : Syreli. Le blogueur a perdu contre la mairie parce que, notamment, on avait effectivement changé le nom de notre association. Et que c’est une mairie etc.
Non seulement il n’y a pas eu de procès, mais le réglement du Syreli précise : “Le Requérant certifie, qu’à sa connaissance, aucune procédure judiciaire ou extrajudiciaire sur le nom de domaine objet du litige, n’est en cours au moment où il formule sa demande.” Alors dire “Et même quand ils perdent un procès, ils sont capables de nier le procès qu’ils perdent, alors c’est grave, c’est, c’est intolérable !”, c’est idiot.
Enfin, au milieu de ce galimatias, quelques faits : la “promesse” de suivre le dossier des friches Labelle. Je rappelle que les financeurs sont l’EPFN (41.250 €), la Région Haute-Normandie (18.750 €) et la Communauté d’agglomération Seine-Eure (60.000 €), mais pas l’Etat.
Le maire, ayant rencontré le président de l’agglo le lendemain, et ayant envoyé un courrier officiel, on doit déjà avoir relancé cette étude.
Je vous la redonne ci-dessous :

Voilà un petit tour brossé du conseil municipal consacré au budget 2013. Qu’en penser ?

Il a été voté par 6 voix contre 5, et une abstention. Autrement dit, la moitié des conseillers municipaux n’est pas d’accord avec la politique de la municipalité. Je ne parle pas d’orientations car je ne sais pas où on va.
Jorge a très bien résumé les cinq ans de politique municipale : «Tu prends une photo en 2008, tu reprends une photo du village en 2012, on a fait quoi ? Voilà. C’est tout.»
27,65 % d’erreurs dans les prévisionnels de dépenses, voilà aussi qui laisse songeur. 219.000 euros. Belle plantade, ce qui n’empêche pas de laisser nos impôts augmenter. “Pour les citoyens, c’est quand même bien d’avoir de l’argent”… sur le compte de la mairie. Ca nous fait de belles jambes, et il faut, parce que ça nous refait pas les trottoirs, ni le court de tennis, ni quoique ce soit d’autre. Ni même une mutuelle pour les agents, d’ailleurs.
C’est l’autre point qu’on “découvre” au cours de cette séance : Alors que Jorge Pinto ne cesse de dénoncer le comportement du maire envers certains personnels municipaux – il a démissionné de sa fonction de 1er adjoint pour ça -, on s’aperçoit que le personnel titulaire diminue pendant que le budget du personnel non titulaire est triplé. Des économies dans les dépenses donc, mais on s’aperçoit en plus, qu’on ne fait pas appel à du personnel du Centre de Gestion, mais que la municipalité s’adresse à une agence d’intérim.
Pas très durable comme gestion des ressources humaines. Peut-être pour éviter de les stagiairiser, le stage pouvant être un ascenseur vers la sortie ?
On a eu le droit au jeu de “y a une école, y a plus d’école”. Une école, un projet ou du vent. Peut-être pour un future campagne municipale ? Genre, “je vous promet la lune, la richesse, le retour de l’être aimé et une école”… avant d’entendre à nouveau : “de quoi ? J’ai jamais parlé de nouvelle école.”
Et enfin, ce contrat d’agglomération qui concerne la friche Labelle, vous le trouverez en bas de cette page, on a vu que le maire ne poussait pas ce dossier. D’ailleurs, il ne semblait pas en savoir plus que ça. Alors y a-t-il volonté de ne pas pousser le dossier, ou bien simplement, ce dossier n’a pas été poussé… bah, simplement comme de nombreuses autre choses, parce que c’est trop compliqué, ou que ça demandait de faire trop de choses, que sais-je encore ?
Ca pourrait être la fin, mais comme Alain Loëb et ses adjoints me reprochent de ne pas mettre l’intégrale du conseil. Je dis “et ses adjoints”, parce que, bien qu’interpellé et traité à de multiple reprises “d’homme de main”, je ne vais pas parler parler de son “gang”. Nous n’avons pas gardé les cochons ensemble, me semble-t-il. Je mets l’intégrale quand je le peux, et là, je le peux (sauf le huis-clos). Vous trouverez tout, dans l’ordre, en page 2. Bon courage…

Conseil municipal : 404.000 € pour la salle des fêtes

C’est le sujet le plus important de ce conseil municipal. 404.000 euros d’investissement, c’est LE projet , non pas de l’année, mais de toute la mandature.
Seulement, d’une simple rénovation et d’un projet d’isolation thermique, le projet a pris de l’ampleur pour atteindre une somme qui a poussé des conseillers de la majorité même à s’abstenir lors du conseil du 16 octobre 2012. Ils sont rentrés dans le rang aujourd’hui.
Où est le problème, c’est chouette d’avoir une salle des fêtes refaite à neuf, non ? Oui mais.
Ce projet vise à rénover une salle des fêtes, que l’on sait inadaptée aux besoins d’aujourd’hui, et encore plus aux besoins de demain, en retrouvant les mêmes défauts que la salle d’aujourd’hui.
  • une forme d’amphithéâtre, en trapèze. Dans l’absolu, pour des spectacles, cela a pu sembler une bonne idée. Mais en pratique, on n’a pas besoin de ça. D’autant que la salle génère du brouhaha, et qu’on entend plus les bruits de la salle du haut que le son sur scène. De toute façon, la scène serait retirée pour y mettre… une cuisine.
  • La salle est divisée en deux parties, la salle Bourvil en haut et la salle en bas. Il n’y a pas de séparation puisque les deux escaliers à demi-révolution qui lient les deux pièces sont ouverts.
    En conséquence, il n’y a pas que le bruit qui passe, mais toute la chaleur monte également. En conséquence, pour chauffer le bas, il faut d’abord chauffer le haut.
  • La salle est utilisée essentiellement par les associations. Mais elle est tout autant inadaptée à la pratique sportive qu’à celle de la musique.
  • - Sa forme même n’est pas adaptée : là où le rectangle permet d’utiliser tout l’espace et de l’optimiser, cette forme ne permet pas d’accueillir un public autour de la pratique sportive.
    - Au-delà de la forme de la pièce, d’énormes piliers coupent cet espace. Il suffit d’aller voir le judo, où les responsables sont obligés de ceinturer ces piliers avec des tapis et des mousses pour protéger les sportifs.
    - Il n’y a pas de vestiaires. Il faut donc aller se changer dans les toilettes. Ce qui n’est pas forcément agréable.
    Les associations sportives ne peuvent recevoir aucun autre club pour une manifestation en commun ou une compétition. Parce qu’il n’y a pas de vestiaires, et parce qu’on ne peut accueillir le public.

  • Doit-on de nouveau s’expliquer sur sa localisation ? Mal placée, au bas des immeubles ; et aussi d’un escalier assez peu PMR (Personnes à Mobilité Réduite = accès handicapé), avec peu de solutions de parking, et un niveau sonore dont il sera discuté au cours de ce conseil, sans grande surprise, tant pis pour les voisins.
  • Les subventions, et notamment les subventions du Conseil Général, qu’on sembalit nous promettre ne sont pas au rendez-vous !
  • Enfin, ce choix condamnera l’alternative qui serait de créer un nouvel espace pour accueillir, dans les meilleures conditions, toutes les activités. Cet endroit, il pourrait exister. En plein coeur de ville. Et centraliser – avec accès piétons, vélos et autos et parkings – les activités pour la vie associative, culturelle et sportive, et aussi les fêtes et les cérémonies. Cet endroit a été pointé en 2008, mais c’est resté lettre morte pour la municipalité actuelle : les friches Labelle.
Mais je vous en reparlerai plus tard. Nous irons voir les (contre-)exemples fournis par le maire et l’architecte pour expliquer pourquoi il faudrait soit-disant conserver l’état actuel, ou presque. Quand Lery (c’est le contre-exemple, un projet sur lequel M. Mannière a été maître d’oeuvre – 1.900.000 €, mais financé à près de 80%) qui rassemble école, cuisine mutualisée, salle polyvalente, salle de sport, terrain de sport, en un même endroit, relié par des passerelles. Alors oui, des travaux qui ont coûté 1.900.000 € (subventionnés à 80%), mais la rénovation de la salle des fêtes coûtera 400.000 euros, et combien coûtera la nouvelle école dont parle le maire ?
Alors, avant de rentrer dans les détails du projet, un petit tour par le conseil, en vidéo, où l’on constate ce que vaut la parole du maire.
Allez, “fact-checking” :
Le maire s’est engagé, “vous pouvez filmer”, disait-il, et ce n’était que mensonges. Mensonges envers les conseillers d’opposition, et mensonges envers les habitants.
Et voici, en 2 parties car c’est très long, l’intégralité de cette délibération :
Comme je le rappelais lors d’un billet précédent, la délibération se fera sans document, à part la feuille que je vous joins ci-dessous. C’est illégal, et surtout, ce n’est pas normal. En guise de document, des questions réponses à l’architecte. La loi est belle, mais qu’en reste-t-il après qu’on l’ait foulée…
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Un seul document, et quel document, leur sera proposé pour soi-disant apprécier le sens, la portée et la validité de ces projets. Vous pouvez cliquer sur les images sur la gauche pour les consulter.
L’article L. 2121-13 du Code Général des Collectivités Territoriales établit que tout membre du Conseil Municipal a le droit, dans le cadre de sa fonction, d’être informé des affaires de la commune qui font l’objet d’une délibération.
Cette information doit être assurée dans des conditions permettant aux Conseillers Municipaux de remplir normalement leur mandat.
Les pièces à communiquer sont non seulement les projets de délibérations, mais également tous les documents nécessaires pour apprécier le sens, la portée et la validité de ces projets, notamment les études financières, techniques, l’impact des projets, les rapports juridiques et administratifs indispensables (Conseil d’Etat, 29 juin 1990, commune de Guitrancourt c/Mallet et autres).
Ainsi, en ce qui concerne les contrats pour lesquels le Conseil est appelé à donner au Maire l’autorisation de signer, c’est le texte complet du contrat qui doit être soumis aux Conseillers (Conseil d’Etat, 27 octobre 1989, de Peretti c/Commune de Sarlat).
Les Conseillers Municipaux n’ont pas le droit d’intervenir dans l’administration de la commune et ne peuvent obtenir directement des services municipaux la communication de renseignements ou documents préparatoires. Il appartient donc au Maire de définir les conditions dans lesquelles ces informations doivent leur être fournies, mais il ne peut porter atteinte à leurs droits et prérogatives (Conseil d’Etat, 9 novembre 1973, commune de Pointe-à-Pitre).
Ce droit à l’information ne peut être refusé à des Conseillers Municipaux qui refusent de participer à certaines commissions municipales (Conseil d’Etat, 29 juin 1990, commune de Guitrancourt c/Mallet et autres).
Les délibérations adoptées par le Conseil Municipal n’ont de valeur juridique que si les Conseillers ont reçu une information complète. Dans le cas contraire, le juge prononce l’annulation des décisions incriminées.
Ce billet sera mis à jour très rapidement.


conseil municipal du 27 mars : compte-rendu controversé et fact-checking vidéo

Avant d’attaquer les choses sérieuses du conseil municipal – les délibérations -, attardons nous un instant sur le compte-rendu de la séance précédente, celle du 12 décembre 2012.
Le directeur adjoint des services de la CASE est venu en personne nous présenter le rapport d’activité de la CASE. Aprs cette présentation, il invitera le conseil municipal à poser des questions, et le rapport d’exercice 2011 du service cycle de l’eau – pôle eau et assainissement à fait l’objet de beaucoup de questions.
Mais c’est bien le compte-rendu de cette séance publique de conseil municipal qui est bien controversé.
Le maire, Alain Loëb, écrit dans son compte-rendu : “Monsieur le Maire informe monsieur Régis PETIT qu’un élu a contesté les choix de la CASE sur les contrats d’affermage estimant qu’ils étaient illégaux. Un flot de questions de Monsieur Bourlet de la Vallée sera fait sur cette allégation.”
Bien entendu, c’est faux. Et la vidéo de l’intégralité de cette présentation est des questions/réponses est disponible ici et là.
Tout d’abord, ce n’est pas Jérôme Bourlet qui affirme ou pose la question d’une éventuelle illégalité des contrats d’affermage. C’est bien Alain Loëb. Et ensuite, ses questions, si elles sont nombreuses ne sont en rien basées sur ce postulat.
Je vous propose un “fact-checking” en vidéo, où l’on entend par deux fois Alain Loëb poser cette question.
Ce que demande Jérôme, par contre, c’est qu’étant donné qu’il y a des lois qui sont passées, qu’il y a un arrêt “Olivet”, c’est qu’en 2015, on ne reste pas dans l’administratif, et que le choix concernant l’eau et l’assainissement soit porté sur le champ politique. C’est ici, à la minute 24.
Je vous laisse regarder le vote du compte-rendu, suivi de la vidéo de vérification de ce compte-rendu. Une petite chose : la délibération ne portait pas sur “un avis sur le fonctionnement de la CASE”, comme le dit le maire, mais sur “l’approbation du rapport d’activité de la CASE 2011″.
Regardez la vidéo, à partir de la 13ème minute. Que dit Jorge Pinto, alors 1er adjoint et secrétaire de séance de ce conseil : “Je suis en train de vous dire que vous maintenez. Vous êtes un menteur, voilà. Et là on a la preuve.
“Ta preuve”, répond Mme Kaaouche. Et oui, elle n’a pas regardé la vidéo. Et qui plus est, elle n’était même pas présente à ce conseil. Le plus cocasse, c’est qu’elle vote pour approuver ce compte-rendu, alors qu’elle n’était pas présente et qu’elle refuse de regarder “ce blog”.
Alors… petite vérification de qui a dit quoi. Fact-checking” :
C’est donc bien Alain Loëb qui pose la question de l’illégalité des contrats d’affermage. Pas Jérôme Bourlet. Vous pouvez bien sûr regarder l’intégralité du sujet concernant le cycle de l’eau, eau et assainissement. C’est ici.
J’ai aussi ajouté les passages ou M. Petit explique pourquoi il n’y a pas illégalité : il y a un avant-loi Sapin et un après. Et il y a un avant-arrêt ”Olivet” et il y aura un après.
Un second point contesté dans ce compte-rendu. Nous lisons :
“Monsieur Schwartz fait un parallèle avec les emplois fictifs, nos salariés ne sont pas des emplois fictifs. Monsieur Bourlet de la Vallée illustre cet argument par le poste d’un cadre de la CASE qui a un salaire convenable et dont les missions ne sont pas justifiées.
Il interpellera avec véhémence Monsieur le Maire pour le défier de poser la question au Président de la CASE.
Monsieur le Maire lui fait remarquer qu’il a autre chose à faire que de colporter de telles allégations.
Monsieur Bourlet de la Vallée demande à consulter les différentes fiches de postes.
Monsieur le Maire lui répond que ça n’est pas une obligation et que lors des recrutements les profil de poste sont connus des services.”
Je n’étais pas là, j’ai pris congé de la séance avant la fin. Aussi ne puis-je témoigner ni en vidéo, ni par moi-même de ce qui a réellement été dit.
Aussi, ai-je interrogé à ce sujet Jorge Pinto, Jérôme Bourlet, Laetitia Sanchez et Pierre Denis qui étaient présents. Selon chacun d’eux, lorsque M. Bourlet parle de l’emploi du responsable de la relation avec les élus à la CASE, pour dire que son poste est un poste politique plutôt qu’administratif, la séance était terminée. Close. C’est en ramassant les documents, au moment de partir, et après que la séance ait été levée que Jérôme Bourlet a tenu les propos qu’il rappelle encore.
Bien sûr qu’il a eu tort de rebondir sur les propos de M. Schwartz qui demandait (pas de vidéo, donc mais de mémoire des élus :”Vas-y [ou "tant que tu y es"], dis que ce sont des emplois fictifs !”. Il parlait des postes de secrétaires, où Jérôme regrettait que l’on emploie des personnes à la retraite à la place de renouveler les emplois vacants. Mais ne parlait pas d’emplois fictifs.)
Alors, si les témoignages des conseillers qui m’ont parlé sont exacts, et je n’ai pas de raisons de ne pas les croire, puisqu’ils corroborent ce que j’ai filmé dans un premier temps, et je rappelle que Jorge Pinto était secrétaire de séance et premier adjoint à ce moment, que la municipalité a déjà montré dans le passé que les compte-rendus contredisaient ce qui figure pourtant dans la vidéo mise à disposition du public., le compte-rendu est mensonger.
J’attend que les personnes présentes attestent ou contestent l’une ou l’autre version. J’ai les témoignages de Jérôme BOURLET, Pierre DENIS, Laetitia SANCHEZ, et Jorge PINTO, dont la version contredit celle défendue par Alain LOËB, Pascal SCHWARTZ et Claude LA ROCHE.
Accessoirement Juliette KAAOUCHE et Murielle PIONNIER, mais elles n’étaient pas présentes lors du conseil cité. Donc, bon.
Pascal JEDEAU et Chantal SANTIAGO étaient présents, eux à ce conseil. Je suis impatient d’entendre leurs versions.
Alors pourquoi ces mensonges ? Le but visé est-il que messieurs Martin et Taconet viennent tirer les oreilles de l’opposition à Saint-Pierre ? Sincèrement, je ne vois pas où cela va mener le conseil municipal. Mais cela ne relève pas la dignité de celui-ci.
Est-ce grave de mentir ? A qui ment-on ? C’est bien là la question. Le conseil municipal représente les habitants. Le compte-rendu est le document par lequel les conseillers rendent compte de leurs débats, leurs décisions, leurs actions.
Les représentants des habitants mentent aux autres représentants des mêmes habitants, et face caméra, aux habitants, les yeux dans les yeux. Et affiché sur les affichages municipaux. Est-ce si grave, dans ces jours où à tous niveaux, on ment aux gens en les regardant dans les yeux ?
Faut-il que je revienne sur les propos de m. Loëb, me traitant à plusieurs reprises d’homme de main ? Ou sur ses menaces de poursuites, ou ses courriers obscurs ?
Allez, bonjour chez vous !


Conseil municipal du 27 mars 2013 : l’ex-premier adjoint Jorge Pinto explique les raisons de sa démission

Il y a eu conseil municipal le 27 mars 2013.
Ce fut un long, et aussi un conseil très dur, peu respectueux. Je le diffuserai dans son intégralité, cependant découpé en morceaux, par l’exceptionnelle longueur de ce conseil : près de 3 heures et demie.
Lors de ce conseil, le point le plus important, et le plus long aussi (environ une heure et demi), a été le vote de la délibération sur l’attribution de la mission de maîtrise d’oeuvre relative aux travaux de réhabilitation de la salle des fêtes de Saint-Pierre du Vauvray, pour un montant de 404 073,74 €.
Ce qui est étonnant dans cette délibération, c’est que pour un tel montant, les conseillers municipaux n’ont aucun document pour fonder leur décision et voter en conséquence.
Le maire dit au début de la délibération : “Vous avez reçu les documents.”
Bien sûr, un compte rendu (contesté) ainsi que le registre des délibérations de la séance de conseil municipal du 12 décembre 2012, ainsi que la convocation au conseil de ce mercredi 27 mars 2013.
Dans celle-ci, on peut lire : 1. CASE : Mission de maîtrise d’oeuvre relative aux travaux de réhabilitation et d’extension de la salle polyvalente.
C’est tout ? C’est tout.
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Sur place, nous le verrons lorsque je mettrai la vidéo de cette délibération en ligne, un – et un seul – document leur sera proposé pour soit-disant apprécier le sens, la portée et la validité de ces projets. Vous pouvez cliquer sur les images sur la gauche pour les consulter.
L’article L. 2121-13 du Code Général des Collectivités Territoriales établit que tout membre du Conseil Municipal a le droit, dans le cadre de sa fonction, d’être informé des affaires de la commune qui font l’objet d’une délibération.
Cette information doit être assurée dans des conditions permettant aux Conseillers Municipaux de remplir normalement leur mandat.
Les pièces à communiquer sont non seulement les projets de délibérations, mais également tous les documents nécessaires pour apprécier le sens, la portée et la validité de ces projets, notamment les études financières, techniques, l’impact des projets, les rapports juridiques et administratifs indispensables (Conseil d’Etat, 29 juin 1990, commune de Guitrancourt c/Mallet et autres).
Ainsi, en ce qui concerne les contrats pour lesquels le Conseil et appelé à donner au Maire l’autorisation de signer, c’est le texte complet du contrat qui doit être soumis aux Conseillers (Conseil d’Etat, 27 octobre 1989, de Peretti c/Commune de Sarlat).
Les Conseillers Municipaux n’ont pas le droit d’intervenir dans l’administration de la commune et ne peuvent obtenir directement des services municipaux la communication de renseignements ou documents préparatoires. Il appartient donc au Maire de définir les conditions dans lesquelles ces informations doivent leur être fournies, mais il ne peut porter atteinte à leurs droits et prérogatives (Conseil d’Etat, 9 novembre 1973, commune de Pointe-à-Pitre).
Ce droit à l’information ne peut être refusé à des Conseillers Municipaux qui refusent de participer à certaines commissions municipales (Conseil d’Etat, 29 juin 1990, commune de Guitrancourt c/Mallet et autres).
Les délibérations adoptées par le Conseil Municipal n’ont de valeur juridique que si les Conseillers ont reçu une information complète. Dans le cas contraire, le juge prononce l’annulation des décisions incriminées.
Or, qu’a dit et promis le maire pour convaincre les conseillers lors du conseil municipal du 16 octobre 2012 ? “Pour faire une demande de subventions, on fait très large au départ, et puis il faut qu’on fasse une demande de subventions pour voir la crédibilité du dossier, s’il peut se réaliser. On fera après un appel d’offres.”
“Sur cette question là, je m’engage à vous tenir informés. Il y aura une commission d’appel d’offres, et à chaque étape des informations qu’on aura : l’appel d’offres, l’ouverture et le truc, on fera une réunion, je demanderai à ce qu’il y ait une réunion, on verra comment on pourra faire avec la CASE, et tous les élus seront conviés pour éventuellement que chaque architecte présente son projet. Pas chaque architecte, mais on va voir comment ça se fait.
Mais au moins l’appel d’offres, qu’on en discute. Des critères déjà. On mettra des critères, je vous présenterai des critères que je veux pas faire tout seul. Y a des techniciens qui savent proposer des critères, et on en discutera. et je vous tiendrai informés. Ca c’est clair. Je vais pas m’engager, je vais pas engager la commune dans une impasse.”
Et bien, il n’y a pas eu de réunion. Tout du moins les conseillers n’ont pas été conviés à une réunion, et même pas l’ex-premier adjoint, inscrit à la commission pourtant, qui a appris son existence par hasard. Y figuraient Alain Loëb et Claude Laroche…
Que dit Alain Loëb le 27 mars 2013 :
“Vous avez reçu les documents [faux, NdR]. On a fait un appel d’offres [les conseillers n'ont pas été conviés à cette commission d'appels d'offres, ni avertis ou informés de celui-ci, contrairement aux engagements pris, NdR]. Aujourd’hui vous êtes [invités ?] à voter pour commande publique – marchés publics – mission de maîtrise d’oeuvre relative aux travaux de réhabilitation et d’extension de la salle polyvalente de Saint-Pierre du Vauvray – procédure adaptée – attribution – autorisation.”
Quand Laetitia rappelle les engagements pris,le maire répondra : “Vu votre comportement en permanence depuis 2008, on est filmés, on est harcelés, par beaucoup de choses [...]“
Outre que le maire ment lorsqu’il dit “on est harcelés” – en tant que maire, il connaît bien la signification juridique du harcèlement -, il a pris ces engagements devant la caméra le 16 octobre 2012. En connaissance du fait que la séance publique du conseil municipale était filmée. Et en connaissance du “comportement” – que je juge moi exemplaire – des conseillers. Il leur avait donc menti ce jour-là. Il y avait eu 5 abstentions ce jour-là, et un vote contre.
Je reviendrai plus en détails plus tard sur ce sujet. Pourquoi ?
Le maire n’a pas tenu ses engagements pris pour tenir informés les conseillers.
Et il reste que ce 27 mars, pour voter l’attribution du marché, tous les documents nécessaires pour apprécier le sens, la portée et la validité de ce projet, notamment les études financières, techniques, l’impact des projets, les rapports juridiques et administratifs indispensables n’ont pas été fournis aux conseillers. Encore une fois : Pourquoi ?
Les conseillers municipaux, sensés être les représentants des habitants, n’ont eu le droit qu’à un rapport oral, souvent sous la forme de questions/réponses.
En tant qu’habitant, cela ne me suffit pas. Alors, pour des conseillers qui représentent ici tous les habitants, comment – sans documents fournis ni à l’avance ni sur place, sans informations et sans avoir été avertis de réunions qui se seraient déroulées on ne sait quand et donc sans y avoir participé – pourraient-ils avoir connaissance des éléments suffisants pour faire les bons choix.
Je n’ai rien, pas plus que les conseillers : pas de débats publics, ou de propositions auxquelles je pourrais contribuer, comme chacun d’entre nous. Pas de documents, pas de procès-verbal, pas de plan, de plan financier et je n’ai même pas accès aux offres concurrentes.
Je suis habitant, citoyen, contribuable, je ne suis pas qu’une simple carte bleue pour payer un projet que je ne connais pas. Démocratie entendé-je ? Pas démocratie participative, quand même ? Ben je serais conseiller sans documents, je commencerais à m’interroger sur la suite des événements…
Mais avant cela, à tout seigneur, tout honneur, c’est à Jorge Pinto, ex-premier adjoint, d’expliquer les raisons de sa démission à ses collègues.
Jorge Pinto m’a donné le document de son allocution, comme à chaque membre du conseil ou du public qui l’acceptait, et a souhaité que je le diffuse sur ce blog. C’est chose faite :
rapport-du-registre
Jorge Pinto a insisté sur sa loyauté envers le maire, dans son rôle de conseiller, et celui de 1er adjoint.
Il rappelle son ras-le-bol de voir sans cesse l’opposition harcelée. Mais il dit que ce n’est pas pour autant qu’il rejoint l’opposition.
C’est le traitement du personnel de secrétariat de mairie qui a emporté la décision de Jorge Pinto. Il dénonce les problèmes que le maire rencontrait avec son personnel ; la gestion autocratique du personnel par le maire ; et aussi les méthodes de fonctionnement de la municipalité : le maire, Alain Loëb, qui passe au domicile du futur ex-premier adjoint pour dénigrer les compétences des secrétaires sans donner d’arguments solides.
Un maire qui juge que la secrétaire a fauté parce qu’elle a envoyé une invitation à tous les conseillers municipaux pour le banquet des anciens.
“Tous”, cela veut dire aussi à l’opposition. Et Jérôme et Laetitia s’y sont rendus, avec le plaisir en plus de partager un bon moment avec des amis. Quelle faute, nom d’une pipe !
Le maire répondra à Jorge : “S’il n’y avait que ça !” (C’est donc bien une faute que de faire correctement son travail ?)
L’autre faute que relève Jorge est que la mairie était fermée à 14h alors que la mairie n’ouvre qu’à 15h. Seulement, le maire est arrivé à 14h et il pleuvait. Bisque rage !
Au nom de ce que j’imagine être la protection fonctionnelle, le huis clos sera prononcé.
Pourtant, celui que j’entends dénoncer le personnel, c’est bien Alain Loëb. Outre la phrase du dessus (“s’il n’y avait que ça !”), il dira à propos de la personne que défend Jorge : “Moi, je n’ai pas à m’exprimer sur le personnel. J’ai des choses très graves, si j’ai pris cette décision, j’avais des justificatifs que vous avez pas voulu entendre, je vous ai convoqué, vous avez refusé, c’est pour ça que je pense…, rien…, je suis désolé.”
Avec de tels défenseurs de la protection fonctionnelle, est-il besoin de faire sortir ceux qui pourraient y contrevenir ? Il y avait moi, qui suis interpellé pour sortir illico, et menacé de poursuites si je mets ces images en ligne, et… la soeur du maire.
Il y a les bons, et il y a les méchants. Jorge Pinto est passé du côté des lamentables – pour Alain Loëb. Ne t’inquiète pas, c’est un honneur pour d’aucuns ;-)

Rond-point sur la RD 6015 : le Préfet engage “une enquête parcellaire” pour déterminer tes parcelles à exproprier et identifier leurs propriétaires

Ecoparc II, le Parc d’Activités de 80 hectares continue à Heudebouville. C’est visible pour tous ceux qui passent devant.
Récemment encore, ce sont les Transports VEYNAT, leader français du transport de liquides alimentaires, qui ont choisi de s’implanter sur ECOPARC II. Après l’acquisition d’une parcelle de 7000m², la construction de leur bâtiment de 1100m² débutera en Avril 2013.
D’autres entreprises de logistique s’installent : ITM (la logistique des mousquetaires de la distribution), Gazelay pour son client Fresenius, qui feront le stockage et la logistique de produits pharmaceutiques sur 25.000 m², et Gazelay a d’ores et déjà obtenu un permis de construire pour une plate-forme de 36.000 m², extensible à 48.000 m² pour un autre client à venir.
Le site est remarquablement implanté, à 100 km de Paris et 30 km de Rouen, mais... la complétude de l'autoroute n'est pas au rendez-vous
Le site est remarquablement implanté, à 100 km de Paris et 30 km de Rouen, mais… la complétude de l’autoroute n’étant pas au rendez-vous, le flux de camions qui ira vers l’ouest, Rouen, Le Havre, Caen ou autre, devra d’abord emprunter les départementales.
On l’aura compris, le flux de camions passant par Heudebouville – Vironvay – Saint-Pierre du Vauvray risque d’exploser au fur et à mesure qu’Ecoparc se déploiera.
Le rond-point d’Heudebouville est terminé, Il est donc temps que le Conseil Général réalise le rond-point sur la départementale 6015. Cela devrait être fait pour le second semestre 2013.
Pour cela, au vu de la déclaration d’utilité publique et à la demande de l’expropriant, le Préfet engage “une enquête parcellaire” pour déterminer les parcelles à exproprier et identifier leurs propriétaires. La notification de cette enquête est déposée à la mairie de la commune de Saint-Pierre et envoyée aux propriétaires connus.
Ces derniers sont tenus de compléter le questionnaire joint au Courrier notifié et de faire connaître, le cas échéant, le nom des locataires, fermiers et bénéficiaires de divers droits (habitation, usage, servitudes). Les autres intéressés se doivent de faire valoir leurs droits auprès de l’exploitant, à défaut de quoi ils seront déchus de toute indemnité.
Le commissaire-enquêteur diligenté pour réaliser cette enquête parcellaire sera présent en mairie de Saint-Pierre du Vauvray le 10 mai 2013.
Cette enquête a été publiée et affichée par la mairie.
[gview file="http://www.saintpierre-express.fr/wp-content/uploads/2013/03/RD-6015-avant-projet.pdf"]
Si vous voulez plus de détails sur les plans et projets pour ce rond-point, vous pouvez consulter les annexes ci-dessous :
[gview file="http://www.saintpierre-express.fr/wp-content/uploads/2013/03/annexes_3_6_7_8.pdf"]
[gview file="http://www.saintpierre-express.fr/wp-content/uploads/2013/03/annexe9.pdf"]
A noter que la vitesse sera réduite à 70 km/h des deux côtés de cet ouvrage sur la départementale afin de réduire l’insécurité.
Je dois dire que je regrette vivement que cette complétude de l’autoroute ne soit pas encore au rendez-vous.
Elle permettrait aux poids-lourds d’éviter de traverser la commune pour aller et venir de et vers l’ouest.
La municipalité, qui avait refusé de réaliser ce voeu, souhaitera-t-elle le réaliser, au moment où l’on voit les plate-formes logistiques prendre de l’ampleur sur le site Ecoparc II ?


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